Résultats : 8715 texte(s)
Détail
Liste
7851
p. 82
AUTRE.
Début :
Fuyez loin de mes yeux, Héraclites austères, [...]
Mots clefs :
Gaieté
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texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE .
FUYEZ UYEZ loin de mes yeux , Héraclites auftères ,
Philofophes quinteux , Rêveurs atrabilaires ,
Qui tenez compte ouvert de chagrins & d'ennuis,
Vous pour qui Lachefis ne file que des nuits ;
Qu'Amour , Ris , Plaifirs , Jeux autour de moi
fans ceffe
S'accordent pour narguer votre fombre fageffe.
Payez des Partiſans dont vous ferez loués ,
Car chez moi c'eſt gratis que vous ferez hués ,
Qu'à Caraccioli , ce Morrel vraiment fagé ,
Chacun vienne à l'envi préſenter ſon hommage ;
Que .... me tenez-vous ! non è je vais donc m'expliquer.
Jevous offre fix piéds aifés à difféquer.
Premierement une riviere
Qui traverſe le Portugal ;
Une Saiſon ; un faquin d'Animal
Que la Fontaine appella Plagiaire.
Le tuyau fur lequel l'oeillet vient fe percher ;
Ce qui chez nous croît à toute heure ,
Si bien qu'enfin il faut que l'on en meure. '
Voilà tout , cher Lecteur , c'eft à toi de chercher.
Par le même.
FUYEZ UYEZ loin de mes yeux , Héraclites auftères ,
Philofophes quinteux , Rêveurs atrabilaires ,
Qui tenez compte ouvert de chagrins & d'ennuis,
Vous pour qui Lachefis ne file que des nuits ;
Qu'Amour , Ris , Plaifirs , Jeux autour de moi
fans ceffe
S'accordent pour narguer votre fombre fageffe.
Payez des Partiſans dont vous ferez loués ,
Car chez moi c'eſt gratis que vous ferez hués ,
Qu'à Caraccioli , ce Morrel vraiment fagé ,
Chacun vienne à l'envi préſenter ſon hommage ;
Que .... me tenez-vous ! non è je vais donc m'expliquer.
Jevous offre fix piéds aifés à difféquer.
Premierement une riviere
Qui traverſe le Portugal ;
Une Saiſon ; un faquin d'Animal
Que la Fontaine appella Plagiaire.
Le tuyau fur lequel l'oeillet vient fe percher ;
Ce qui chez nous croît à toute heure ,
Si bien qu'enfin il faut que l'on en meure. '
Voilà tout , cher Lecteur , c'eft à toi de chercher.
Par le même.
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7852
p. 83
AUTRE.
Début :
Ami Lecteur, plains-moi : quand je suis toute entière, [...]
Mots clefs :
Brosse
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texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE .
AMI Lecteur , plains-moi : quand je fuis toute
entière ,
L'on ne me voit jamais que mordre la pouffière.
Voions fi fupprimant une lettre à mon nom
Je n'aurai pas une autre chance ...
Mais c'eft encor pis ; quel guignon !
Je n'en ai pas plus d'importance.
Par le même.
AMI Lecteur , plains-moi : quand je fuis toute
entière ,
L'on ne me voit jamais que mordre la pouffière.
Voions fi fupprimant une lettre à mon nom
Je n'aurai pas une autre chance ...
Mais c'eft encor pis ; quel guignon !
Je n'en ai pas plus d'importance.
Par le même.
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7853
p. 186
DE GENÉVE, le 23 Juin.
Début :
Le Conseil de cette République vient de condamner, après un examen, l'Ouvrage du sieur [...]
Mots clefs :
Genève, Conseil
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texteReconnaissance textuelle : DE GENÉVE, le 23 Juin.
De GENÉVE , le 23 Juin.
Le Confeil de cette République vient de condamner
, après un examen , l'Ouvrage du fieur
Rouffeau fur l'Education . Ce Livre a été lacéré &
brûlé ; & défenſe a été faite aux Libraires & Imprimeurs
de le débiter.
Le Confeil de cette République vient de condamner
, après un examen , l'Ouvrage du fieur
Rouffeau fur l'Education . Ce Livre a été lacéré &
brûlé ; & défenſe a été faite aux Libraires & Imprimeurs
de le débiter.
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7854
p. 56-57
ENIGME.
Début :
Quoique le Maître à qui je suis [...]
Mots clefs :
Hôpital
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texteReconnaissance textuelle : ENIGME.
ENIGME.
Quoiqua le Maître à qui je ſuis
Paffe en grandeur toute puiſſance ,
C'eſt toujours avec répugnance
Que ceux qu'à me chercher le malheur a réduits ,
Me font témoin de leur ſouffrance .
Ce qui devroit contribuer
OCTOBRE. 1762.. 57
A rendre leur peine finie ,
C'eſt qu'ils font jour & nuit engrande compagnie,
Que rarement on voit diminuer.
Mais ce n'eſt pas comme en certaines fêtes ,
Oùplus on eſt & plus on rit.
Ceux pour qui j'ai des faveurs toujours prêtes
Auroient , s'ils étoient ſeuls , moins de trouble en
l'eſprit.
Par moi de grands ſecours s'obtiennent ;
Et quoique le ſéjour ait dequoi dégouter ,
Et que plufieurs avec joie en reviennent ,
Il en eſt beaucoup qui s'y tiennent ,
Juſqu'à ce qu'on mette ordre à les faire emporter,
Quoiqua le Maître à qui je ſuis
Paffe en grandeur toute puiſſance ,
C'eſt toujours avec répugnance
Que ceux qu'à me chercher le malheur a réduits ,
Me font témoin de leur ſouffrance .
Ce qui devroit contribuer
OCTOBRE. 1762.. 57
A rendre leur peine finie ,
C'eſt qu'ils font jour & nuit engrande compagnie,
Que rarement on voit diminuer.
Mais ce n'eſt pas comme en certaines fêtes ,
Oùplus on eſt & plus on rit.
Ceux pour qui j'ai des faveurs toujours prêtes
Auroient , s'ils étoient ſeuls , moins de trouble en
l'eſprit.
Par moi de grands ſecours s'obtiennent ;
Et quoique le ſéjour ait dequoi dégouter ,
Et que plufieurs avec joie en reviennent ,
Il en eſt beaucoup qui s'y tiennent ,
Juſqu'à ce qu'on mette ordre à les faire emporter,
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7855
p. 57-58
AUTRE.
Début :
De mon canal étroit la source peu rapide, [...]
Mots clefs :
Plume
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texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTR E.
mon canal étroit la ſource peu rapide,
Vient couler lentement ſans murmure & fans
bruit:
J'arroſe en ſerpentant ma plaine trop arides
Mais auſſi de mon cours je vois naître le fruit.
Dans un petit détroit je vais prendre ma ſource ,
Puis le long de mes bords je viens perdre mes
eaux :
i
Apeine ai-je entrepris mon agréable courſe
Que j'annonce aux Mortels les projets les plus
beaux.
Cv
58 MERCURE DE FRANCE .
Je laiſſe à mon plaiſir ſur mes charmans rivages ,
Cequi fort de mon ſein connu de toutes parts :
On admire en tous lieux mes précieux ouvrages
Qui ſeuls , par leur beauté ſoutiennent les beaux
Arts.
Par B. J. B. BAUDARD , de Bordeaux .
mon canal étroit la ſource peu rapide,
Vient couler lentement ſans murmure & fans
bruit:
J'arroſe en ſerpentant ma plaine trop arides
Mais auſſi de mon cours je vois naître le fruit.
Dans un petit détroit je vais prendre ma ſource ,
Puis le long de mes bords je viens perdre mes
eaux :
i
Apeine ai-je entrepris mon agréable courſe
Que j'annonce aux Mortels les projets les plus
beaux.
Cv
58 MERCURE DE FRANCE .
Je laiſſe à mon plaiſir ſur mes charmans rivages ,
Cequi fort de mon ſein connu de toutes parts :
On admire en tous lieux mes précieux ouvrages
Qui ſeuls , par leur beauté ſoutiennent les beaux
Arts.
Par B. J. B. BAUDARD , de Bordeaux .
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7856
p. 58-59
LOGOGRYPHE.
Début :
A la frivolité je dois mon éxistence ; [...]
Mots clefs :
Cabriolet
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texteReconnaissance textuelle : LOGOGRYPHE.
LOGOGRYPHE.
ALa frivolitéje dois mon éxiſtence ;
Je parois chez les uns avec magnificence ;
Chez d'autres plus uni , je ſers également.
Ametrouver , Lecteur,veux-tu perdreun moment?
Trois de mes pieds ſur l'eau vont t'offrir un paſlage
;
Je t'offre encore un jeu jadis fort en uſage ,
Et qu'au Cours de la Reine on pratique l'Eté;
Autre jeu plus nouveau par les femmes fêté ;
Un très-beau Fleuve en France ; un autre en Italie
;
Un légume fort bon , ſurtout en Picardie ;
Unſpectacled'hyver ; un fruit délicieux
Qui peut-être à préſent ſe trouve ſous tes yeux ;
Deux Vieillards vertueux connus dans l'Ecriture ;
Le premier vêtement qu'on doit à la Nature ;
L'appui de l'honnête homme & le frein du méchant
;
OCTOBRE. 1762 . 59
Un Oiſeau dont le prix ne gît pas dans le chant ;
Ce que ſouvent en vain on cherche en Loterie ;
Un ſéjour aquatique ; un accès de furie.
Je pourrois bien , Lecteur , te mener encor loin ;
Mais j'arrête tout court & te laiſſe en chemin.
ALa frivolitéje dois mon éxiſtence ;
Je parois chez les uns avec magnificence ;
Chez d'autres plus uni , je ſers également.
Ametrouver , Lecteur,veux-tu perdreun moment?
Trois de mes pieds ſur l'eau vont t'offrir un paſlage
;
Je t'offre encore un jeu jadis fort en uſage ,
Et qu'au Cours de la Reine on pratique l'Eté;
Autre jeu plus nouveau par les femmes fêté ;
Un très-beau Fleuve en France ; un autre en Italie
;
Un légume fort bon , ſurtout en Picardie ;
Unſpectacled'hyver ; un fruit délicieux
Qui peut-être à préſent ſe trouve ſous tes yeux ;
Deux Vieillards vertueux connus dans l'Ecriture ;
Le premier vêtement qu'on doit à la Nature ;
L'appui de l'honnête homme & le frein du méchant
;
OCTOBRE. 1762 . 59
Un Oiſeau dont le prix ne gît pas dans le chant ;
Ce que ſouvent en vain on cherche en Loterie ;
Un ſéjour aquatique ; un accès de furie.
Je pourrois bien , Lecteur , te mener encor loin ;
Mais j'arrête tout court & te laiſſe en chemin.
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7857
p. 59-60
AUTRE.
Début :
Lecteur, je suis un Etre [...]
Mots clefs :
Logogriphe
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texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE.
LECTEUR , je ſuis un Etre
Difficile à connoître ;
Jeſuis mystérieux ,
Etrange en ma nature ,
Trompeur & captieux :
En changeant ſa ſtructure ,
か
Je ſçais te préſenter ſous des traits différens ,
Un objet quel qu'il ſoit & t'en cacher le ſens ;
J'ai fçu plus d'une fois laſſer ta patience :
Dix pieds compoſent mon éſſence ;
Je change à tout moment &de forme & de nom:
Tantôt je me produis en ce fils d'Apollon ,
Qui par les doux accords de ſa touchante lyrė ,
Attendrir tous les Dieux du ténébreux Empire ;
Je compoſe tantôt ce métal précieux ,
Idole de l'avare & l'objet de les voeux ,
Qui ſauva Danaé de la fureur d'Acrife ,
Etqui ſeul nous conduit àbout d'une entrepriſe.
Tu trouveras en moi
A
C vj
60 MERCURE DE FRANCE.
Le Père de ce Roi ,
De ce vaillant Héros ſi vanté dans l'Hiſtoire ,
Qu'accompagna toujours le Dieu de la Victoire ,
Et qu'enleva la parque en la fleur de ſes ans.
Je t'offre encor l'Ere des Muſulmans ;
Une Ville de Flandre , un Fleuve d'Italie ,
Une Rivière en France , une autre en Westphalie ,
Le nom de ces Oiſeaux qui furent autrefois
Prop ces aux Romains , funeſtes aux Gaulois ;
Un mot qui ſert à marquer la ſurpriſe ;
Un Pontife Romain , un grand Saint de l'Egliſe ;
Ce qui toujours reſte au fonddu tonneau ;
Un Pays en Afie ; une eſpéce de marbre ;
Une Place au Spectacle , une Naïade ,un Arbre ;
Un Sol de tous côtés environné par l'eau ;
Une Plante , une Mer , une Arme meurtrière ;
Un Poëte fameux ſorti de l'Angleterre.
Mais c'eſt aſſez , Lecteur , embrouiller tes eſprits
Dans ce cahos confus , devines qui je ſuis.
Par L. S. de la Martinique.
LECTEUR , je ſuis un Etre
Difficile à connoître ;
Jeſuis mystérieux ,
Etrange en ma nature ,
Trompeur & captieux :
En changeant ſa ſtructure ,
か
Je ſçais te préſenter ſous des traits différens ,
Un objet quel qu'il ſoit & t'en cacher le ſens ;
J'ai fçu plus d'une fois laſſer ta patience :
Dix pieds compoſent mon éſſence ;
Je change à tout moment &de forme & de nom:
Tantôt je me produis en ce fils d'Apollon ,
Qui par les doux accords de ſa touchante lyrė ,
Attendrir tous les Dieux du ténébreux Empire ;
Je compoſe tantôt ce métal précieux ,
Idole de l'avare & l'objet de les voeux ,
Qui ſauva Danaé de la fureur d'Acrife ,
Etqui ſeul nous conduit àbout d'une entrepriſe.
Tu trouveras en moi
A
C vj
60 MERCURE DE FRANCE.
Le Père de ce Roi ,
De ce vaillant Héros ſi vanté dans l'Hiſtoire ,
Qu'accompagna toujours le Dieu de la Victoire ,
Et qu'enleva la parque en la fleur de ſes ans.
Je t'offre encor l'Ere des Muſulmans ;
Une Ville de Flandre , un Fleuve d'Italie ,
Une Rivière en France , une autre en Westphalie ,
Le nom de ces Oiſeaux qui furent autrefois
Prop ces aux Romains , funeſtes aux Gaulois ;
Un mot qui ſert à marquer la ſurpriſe ;
Un Pontife Romain , un grand Saint de l'Egliſe ;
Ce qui toujours reſte au fonddu tonneau ;
Un Pays en Afie ; une eſpéce de marbre ;
Une Place au Spectacle , une Naïade ,un Arbre ;
Un Sol de tous côtés environné par l'eau ;
Une Plante , une Mer , une Arme meurtrière ;
Un Poëte fameux ſorti de l'Angleterre.
Mais c'eſt aſſez , Lecteur , embrouiller tes eſprits
Dans ce cahos confus , devines qui je ſuis.
Par L. S. de la Martinique.
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7858
p. 108-109
« LETTRE à M. D***, sur le Livre intitulé Emile, ou l'Education, par [...] »
Début :
LETTRE à M. D***, sur le Livre intitulé Emile, ou l'Education, par [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « LETTRE à M. D***, sur le Livre intitulé Emile, ou l'Education, par [...] »
LETTRE à M. D *** , fur le Livre
intitulé Emile , ou l'Education , par
Jean- Jacques Rousseau , Citoyen de Ge-
:
1
OCTOBRE. 1762 . 109
nève. Brochure in-8° . & in- 12. à Amfterdam
1762. Et ſetrouve à Paris , chez
Grangé , Imprimeur - Libraire , rue de
la Parcheminerie.
intitulé Emile , ou l'Education , par
Jean- Jacques Rousseau , Citoyen de Ge-
:
1
OCTOBRE. 1762 . 109
nève. Brochure in-8° . & in- 12. à Amfterdam
1762. Et ſetrouve à Paris , chez
Grangé , Imprimeur - Libraire , rue de
la Parcheminerie.
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7859
s. p.
AVERTISSEMENT.
Début :
LE Bureau du Mercure est chez M. LUTTON, Avocat, Greffier Commis [...]
Mots clefs :
Greffier, Commis, Libraires des provinces ou des pays étrangers, Poste, Table générale
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVERTISSEMENT.
AVERTISSEMENT.
,
LE Bureau du Mercure eft chez M.
LUTTON , Avocat , Greffier Commis
au Greffe Civil du Parlement , Commis
au recouvrement du Mercure , rue Sainte
Anne , Butte Saint Roch à côté du
Sellier du Roi.
C'eft à lui que l'on prie d'adreffer ,
francs de port , les paquets & lettres ,
pour remettre , quant à la partie littéraire
, à M. DE LA PLACE , Auteur
du Mercure.
Le prix de chaque volume eft de 36
fols , mais l'on ne payera d'avance , en
s'abonnant , que 24 livres pour feize volumes
, à raifon de 30 fols piece.
Les perfonnes de province aufquelles
on enverra le Mercure par la poste ,
payeront pour feize volumes 32 livres
d'avance en s'abonnant , & elles les recevront
francs de port.
Celles qui auront des occafions pour
le faire venir , ou qui prendront les frais
du port fur leur compte , ne payeront
comme à Paris , qu'à raifon de 30 fols
parvolum. c'est-à dire 24 livres d'avance,
en s'abonnant pour feize volumes.
Les Libraires des provinces ou des
A ij
pays étrangers , qui voudront faire ve-·
nir le Mercure , écriront à l'adreſſe cideffus.
On fupplie les perfonnes des provinces
d'envoyer par la pofte , en payant
le droit , leurs ordres , afin que le payement
en foit fait d'avance au Bureau.
Les paquets qui neferont pas affranchis
, refteront au rebut.
On prie les perfonnes qui envoyent
des Livres , Eftampes & Mufique à annoncer,
d'en marquer le prix,
Le Nouveau Choix de Piéces tirées
des Mercures & autres Journaux , par
M. DE LA PLACE , fe trouve auffi au
Bureau du Mercure . Le format , le nombre
de volumes & les conditions font
les mêmes pour une année . Il y en a juſqu'à
préfent quatre-vingt-cinq volumes.
Une Table générale , rangée par
ordre des Matières , fe trouve à la fin du
foixante-douxiéme.
,
LE Bureau du Mercure eft chez M.
LUTTON , Avocat , Greffier Commis
au Greffe Civil du Parlement , Commis
au recouvrement du Mercure , rue Sainte
Anne , Butte Saint Roch à côté du
Sellier du Roi.
C'eft à lui que l'on prie d'adreffer ,
francs de port , les paquets & lettres ,
pour remettre , quant à la partie littéraire
, à M. DE LA PLACE , Auteur
du Mercure.
Le prix de chaque volume eft de 36
fols , mais l'on ne payera d'avance , en
s'abonnant , que 24 livres pour feize volumes
, à raifon de 30 fols piece.
Les perfonnes de province aufquelles
on enverra le Mercure par la poste ,
payeront pour feize volumes 32 livres
d'avance en s'abonnant , & elles les recevront
francs de port.
Celles qui auront des occafions pour
le faire venir , ou qui prendront les frais
du port fur leur compte , ne payeront
comme à Paris , qu'à raifon de 30 fols
parvolum. c'est-à dire 24 livres d'avance,
en s'abonnant pour feize volumes.
Les Libraires des provinces ou des
A ij
pays étrangers , qui voudront faire ve-·
nir le Mercure , écriront à l'adreſſe cideffus.
On fupplie les perfonnes des provinces
d'envoyer par la pofte , en payant
le droit , leurs ordres , afin que le payement
en foit fait d'avance au Bureau.
Les paquets qui neferont pas affranchis
, refteront au rebut.
On prie les perfonnes qui envoyent
des Livres , Eftampes & Mufique à annoncer,
d'en marquer le prix,
Le Nouveau Choix de Piéces tirées
des Mercures & autres Journaux , par
M. DE LA PLACE , fe trouve auffi au
Bureau du Mercure . Le format , le nombre
de volumes & les conditions font
les mêmes pour une année . Il y en a juſqu'à
préfent quatre-vingt-cinq volumes.
Une Table générale , rangée par
ordre des Matières , fe trouve à la fin du
foixante-douxiéme.
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Résumé : AVERTISSEMENT.
Le document est un avertissement concernant la distribution et l'abonnement au Mercure, une publication. Le Bureau du Mercure est situé chez M. LUTTON, Avocat et Greffier Commis au Greffe Civil du Parlement, rue Sainte Anne, Butte Saint Roch. Les abonnés doivent adresser leurs paquets et lettres à M. LUTTON, qui les transmettra à M. DE LA PLACE, l'auteur du Mercure. Le prix de chaque volume est de 36 sols, mais les abonnements pour douze volumes coûtent 24 livres à Paris. Les personnes de province payent 32 livres d'avance pour recevoir les volumes francs de port. Ceux qui préfèrent prendre en charge les frais de port paient également 24 livres d'avance. Les libraires des provinces ou des pays étrangers doivent écrire au Bureau pour recevoir le Mercure. Les personnes des provinces sont priées d'envoyer leurs ordres par la poste en payant le droit. Les paquets non affranchis seront rejetés. Les envois de livres, estampes et musique doivent indiquer le prix. Le Nouveau Choix de Pièces tirées des Mercures et autres Journaux par M. DE LA PLACE est également disponible au Bureau du Mercure, avec les mêmes conditions que le Mercure. Il existe actuellement quatre-vingt-cinq volumes, et une Table générale par ordre des Matières se trouve à la fin du soixante-douzième volume.
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7860
s. p.
AVIS.
Début :
On trouvera le Mercure dans les Villes nommées ci- après. ABbeville, chez L. Voyez [...]
Mots clefs :
Villes, Libraire
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS.
A VIS.
On trouvera le Mercure dans les Villes
nommées ci- après.
A Bbeville , chez L. Voyez
Amiens , chez François , & Godard.
Angers , chez Jahier.
Arras , chez Nicolas , & Laureau.
Auxerre , chez Fournier.
Bâle en Suiffe , à la Poſte.
Beauvais , chez Deffaint.
Berlin , chez Jean Neaulme , Libraire François.
Blois , chez Maſſon .
Bordeaux , chez Chappuis l'aîné , à la nouvelle
Bourſe , Place royale ; les freres Labottiere
Place du Palais ; L. G. Labottiere , rue Saint
Pierre , vis- à -vis le puits de la Samaritaine , &
à la Pofte.
Breft , chez Malaffis.
Bruxelles , chez Pierre Vaffe , & J.Vendenberghen.
Caen , chez Manouri.
Calais , chez Gilles Née , fur la grande Place.
Châlons en Champagne , chez Bricquet.
Charleville , chez Thezin.
Chartres , chez Feſtil & Goblin.
Coppenhague , chez Chevalier , Libraire François .
Dijon , à la Pofte , chez Mailly , & Coignard de la
Pinelle.
Falaife , chez Piftel - Préfontaine.
Fribourg en Suiffe , chez Charles de Boffe."
La Rochelle , chez Saluin & Chaboiceau - grandmaiſon
Liege , chez Bourguignon .
Lyon , à la Pofte , chez J. Deville .
I. Vol. A iij
Marſeille , chez Sibier , Moffy , Royer , Jayne fils .
Meaux , chez Charles.
Moulins chez la veuve Faure.
Nancy, chez Babin
Nantes , chez la veuve Vatard .
Nifmes , chez Gaude .
Noyon , chez Bonvalet.
Orléans , chez Rofeau de Monteau.
Poitiers , chez Faulcon l'aîné , & Felix Faulcon .
Rennes , chez Vatar , à la Science , Vatar , Julien
- Charles Vatar , & Garnier & Compagnie ,
Joanet Vatar , & Jacques Vatar .
Rheims , chez Godard & Cazin.
Rouen , chez Hérault , & Fouques,
Saint- Malo , chez Hovius.
Senlis , chez Desroques.
Soiffons , chez Courtois.
Strasbourg , chez Dulfecker.
Touloufe , chez Robert.
Tours , chez Lambert , & Billaut.
Troyes , chez Bouillerot.
Verlailles , chez Fournier.
Vitry-le-François , chez Seneuze.
On trouvera le Mercure dans les Villes
nommées ci- après.
A Bbeville , chez L. Voyez
Amiens , chez François , & Godard.
Angers , chez Jahier.
Arras , chez Nicolas , & Laureau.
Auxerre , chez Fournier.
Bâle en Suiffe , à la Poſte.
Beauvais , chez Deffaint.
Berlin , chez Jean Neaulme , Libraire François.
Blois , chez Maſſon .
Bordeaux , chez Chappuis l'aîné , à la nouvelle
Bourſe , Place royale ; les freres Labottiere
Place du Palais ; L. G. Labottiere , rue Saint
Pierre , vis- à -vis le puits de la Samaritaine , &
à la Pofte.
Breft , chez Malaffis.
Bruxelles , chez Pierre Vaffe , & J.Vendenberghen.
Caen , chez Manouri.
Calais , chez Gilles Née , fur la grande Place.
Châlons en Champagne , chez Bricquet.
Charleville , chez Thezin.
Chartres , chez Feſtil & Goblin.
Coppenhague , chez Chevalier , Libraire François .
Dijon , à la Pofte , chez Mailly , & Coignard de la
Pinelle.
Falaife , chez Piftel - Préfontaine.
Fribourg en Suiffe , chez Charles de Boffe."
La Rochelle , chez Saluin & Chaboiceau - grandmaiſon
Liege , chez Bourguignon .
Lyon , à la Pofte , chez J. Deville .
I. Vol. A iij
Marſeille , chez Sibier , Moffy , Royer , Jayne fils .
Meaux , chez Charles.
Moulins chez la veuve Faure.
Nancy, chez Babin
Nantes , chez la veuve Vatard .
Nifmes , chez Gaude .
Noyon , chez Bonvalet.
Orléans , chez Rofeau de Monteau.
Poitiers , chez Faulcon l'aîné , & Felix Faulcon .
Rennes , chez Vatar , à la Science , Vatar , Julien
- Charles Vatar , & Garnier & Compagnie ,
Joanet Vatar , & Jacques Vatar .
Rheims , chez Godard & Cazin.
Rouen , chez Hérault , & Fouques,
Saint- Malo , chez Hovius.
Senlis , chez Desroques.
Soiffons , chez Courtois.
Strasbourg , chez Dulfecker.
Touloufe , chez Robert.
Tours , chez Lambert , & Billaut.
Troyes , chez Bouillerot.
Verlailles , chez Fournier.
Vitry-le-François , chez Seneuze.
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Résumé : AVIS.
Le document énumère les villes où le Mercure peut être acheté, ainsi que les noms des libraires ou des lieux de vente dans chaque ville. Les villes mentionnées sont Abbeville, Amiens, Angers, Arras, Auxerre, Bâle, Beauvais, Berlin, Blois, Bordeaux, Brest, Bruxelles, Caen, Calais, Châlons-en-Champagne, Charleville, Chartres, Copenhague, Dijon, Falaise, Fribourg, La Rochelle, Liège, Lyon, Marseille, Meaux, Moulins, Nancy, Nantes, Nîmes, Noyon, Orléans, Poitiers, Rennes, Reims, Rouen, Saint-Malo, Senlis, Soissons, Strasbourg, Toulouse, Tours, Troyes, Versailles et Vitry-le-François. Pour chaque ville, le document précise le nom du libraire ou le lieu exact où le Mercure est disponible.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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7861
p. 214
APPROBATION.
Début :
J'ai lu, par ordre de Monseigneur le Chancelier, le premier volume du Mercure de Janvier 1763, [...]
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texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
APPROBATIO N.
J'ai lu , par ordre de Monfeigneur le Chancelier , 'AI
le premier volume du Mercure de Janvier 1763 ,
& je n'y ai rientrouvé qui puiffe en empêcher
l'impreffion. A Paris , ce 31 Décembre 1762.
GUIROY .
J'ai lu , par ordre de Monfeigneur le Chancelier , 'AI
le premier volume du Mercure de Janvier 1763 ,
& je n'y ai rientrouvé qui puiffe en empêcher
l'impreffion. A Paris , ce 31 Décembre 1762.
GUIROY .
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7862
p. 214-216
TABLE DES ARTICLES.
Début :
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE. ARTICLE PREMIER. EPITRE [...]
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texteReconnaissance textuelle : TABLE DES ARTICLES.
TABLE DES ARTICLES.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE.
EPITRE
ARTICLE PREMIER.
PITRE au Mercure .
DIALOGUE entre l'Amour & l'Auteur,
Page 7
13
VERS à Madame A..... pour le jour de fa fête. 14
VERS à Mlle de Grifs .
ibid.
JANVIER. 1763. 215
Opi fur la Paix.
LES Quiproquo , Nouvelle.
VERS à Mlle Arnould , fur le rôle de Pfy--
ché qu'elle a chanté devant le Roi à Fontainebleau.
PSYCHE Vendangeufe , Fable.
LES Voeux d'un Citoyen .
LE TEMPS , Ode .
VERS à S. A. S. Mgr le Prince de Condé.
CONSEILS d'un Homme de 80 ans , à une
Demoiselle de neuf ans.
A Mile Dumefnil , fur la penfion dont S. M.
l'a gratifiée.
EXTRAIT d'une Lettre écrite par M. Louis
Beranger , Officier.
TRADUCTION libre des Etrènnes d'un vieux
Gaulois.
15
19
43
44
46
47
fi
52:
61
6.24
ENIGMES .
LOGOGRYPHES.
66
69 &70
70 &71
720. CHANSON.
ART. II. NOUVELLES LITTÉRAIRES.
DISSERTATION de M. de Saintfoix , au fujet
de la Statue Equeftre d'un de nos
Rois qui eft dans l'Eglife de Notre-
Dame de Paris .
›
ESSAI hiftorique fur Abraham Duquesne ,
Lieutenant Général des Armées Navales
de France.
LA Religion vengée , pour l'année 1763 .
MEMOIRES pour fervir à l'Hiftoire de la
Mailon de BRANDEBOURG.
LETTRES de Mlle de Juffy à Mlle de ***,
ETRENNES aux Dames , avec le Calendrier
de l'année 1763 .
PRINCIPES
de certitude , ou Effai fur la Lo
gique.
"
73
80
109
III
112
II
216 MERCURE DE FRANCE.
DISSERTATION fur l'ufage de boire à la
glace , par M. D. D. Licentié en Droit. 116
ANNONCES de Livres.
118 &fuiv.
ARTICLE III . SCIENCES ET BELLES-LETTRES.
GEOMETRI E.
ART. IV. BEAUX - ARTS.
ARTS UTILES.
ARCHITECTURE.
PRIX proposé par l'Académie Royale de
Chirurgie , pour l'année 1764.
ARTS AGRÉABLES.
GRAVURE.
EDITION des Contes de la Fontaine.
126
134
135
LETTRE à M. D...
MUSIQUE.
ART. V. SPECTACLES .
AVERTISSEMENT.
SPECTACLES du Ror à Choifi.
SPECTACLES de la Cour à Versailles.
SPECTACLES DE PARIS.
OPÉRA.
COMÉDIE Françoiſe .
COMÉDIE Italienne.
CONCERT Spirituel .
SUITE des Nouv . Polit . de Décembre.
MORTS.
ART. VIII . Economie & Commerce.
138
147
148
ISS
159
160
162
175
183
185
201
213
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE.
EPITRE
ARTICLE PREMIER.
PITRE au Mercure .
DIALOGUE entre l'Amour & l'Auteur,
Page 7
13
VERS à Madame A..... pour le jour de fa fête. 14
VERS à Mlle de Grifs .
ibid.
JANVIER. 1763. 215
Opi fur la Paix.
LES Quiproquo , Nouvelle.
VERS à Mlle Arnould , fur le rôle de Pfy--
ché qu'elle a chanté devant le Roi à Fontainebleau.
PSYCHE Vendangeufe , Fable.
LES Voeux d'un Citoyen .
LE TEMPS , Ode .
VERS à S. A. S. Mgr le Prince de Condé.
CONSEILS d'un Homme de 80 ans , à une
Demoiselle de neuf ans.
A Mile Dumefnil , fur la penfion dont S. M.
l'a gratifiée.
EXTRAIT d'une Lettre écrite par M. Louis
Beranger , Officier.
TRADUCTION libre des Etrènnes d'un vieux
Gaulois.
15
19
43
44
46
47
fi
52:
61
6.24
ENIGMES .
LOGOGRYPHES.
66
69 &70
70 &71
720. CHANSON.
ART. II. NOUVELLES LITTÉRAIRES.
DISSERTATION de M. de Saintfoix , au fujet
de la Statue Equeftre d'un de nos
Rois qui eft dans l'Eglife de Notre-
Dame de Paris .
›
ESSAI hiftorique fur Abraham Duquesne ,
Lieutenant Général des Armées Navales
de France.
LA Religion vengée , pour l'année 1763 .
MEMOIRES pour fervir à l'Hiftoire de la
Mailon de BRANDEBOURG.
LETTRES de Mlle de Juffy à Mlle de ***,
ETRENNES aux Dames , avec le Calendrier
de l'année 1763 .
PRINCIPES
de certitude , ou Effai fur la Lo
gique.
"
73
80
109
III
112
II
216 MERCURE DE FRANCE.
DISSERTATION fur l'ufage de boire à la
glace , par M. D. D. Licentié en Droit. 116
ANNONCES de Livres.
118 &fuiv.
ARTICLE III . SCIENCES ET BELLES-LETTRES.
GEOMETRI E.
ART. IV. BEAUX - ARTS.
ARTS UTILES.
ARCHITECTURE.
PRIX proposé par l'Académie Royale de
Chirurgie , pour l'année 1764.
ARTS AGRÉABLES.
GRAVURE.
EDITION des Contes de la Fontaine.
126
134
135
LETTRE à M. D...
MUSIQUE.
ART. V. SPECTACLES .
AVERTISSEMENT.
SPECTACLES du Ror à Choifi.
SPECTACLES de la Cour à Versailles.
SPECTACLES DE PARIS.
OPÉRA.
COMÉDIE Françoiſe .
COMÉDIE Italienne.
CONCERT Spirituel .
SUITE des Nouv . Polit . de Décembre.
MORTS.
ART. VIII . Economie & Commerce.
138
147
148
ISS
159
160
162
175
183
185
201
213
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Résumé : TABLE DES ARTICLES.
Le document présente une table des articles d'une publication, structurée en plusieurs sections. La première, 'Pièces fugitives en vers et en prose', inclut des poèmes, lettres, fables, odes et conseils adressés à diverses personnalités. La section 'Nouvelles littéraires' contient des dissertations, essais historiques, mémoires et lettres, notamment sur la statue équestre d'un roi à Notre-Dame de Paris et sur Abraham Duquesne. D'autres articles traitent de la religion, de l'histoire de la Maison de Brandebourg et de principes de logique. La section 'Sciences et Belles-Lettres' aborde la géométrie et l'architecture. La section 'Beaux-Arts' inclut la gravure et la musique. La section 'Spectacles' détaille les spectacles du Roi, de la Cour et de Paris, incluant l'opéra, la comédie française et italienne, et les concerts spirituels. Le document se termine par des annonces de livres et des avis de décès.
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7863
p. 216
« De l'Imprimerie de SEBASTIEN JORRY, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...] »
Début :
De l'Imprimerie de SEBASTIEN JORRY, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « De l'Imprimerie de SEBASTIEN JORRY, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...] »
De l'Imprimerie de SEBASTIEN JORRY ,
rue & vis-à-vis la Comédie Françoiſe.
rue & vis-à-vis la Comédie Françoiſe.
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7864
s. p.
AVERTISSEMENT.
Début :
LE Bureau du Mercure eft chez M. LUTTON, Avocat, Greffier Commis [...]
Mots clefs :
Greffier, Commis, Libraires des provinces ou des pays étrangers, Poste, Table générale
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVERTISSEMENT.
AVERTISSEMENT.
LE Bureau du Mercure eft chez M.
LUTTON , Avocat , Greffier Commis
au Greffe Civil du Parlement Commis
au recouvrement du Mercure , rue Sainte
Anne , Butte Saint Roch à côté du
Sellier du Roi.
2
C'est à lui que l'on prie d'adreffer ,
francs de port, les paquets & lettres
pour remettre , quant à la partie littéraire
, à M. DE LA PLACE , Auteur
du Mercure.
Le prix de chaque volume eft de 36
fols , mais l'on ne payera d'avance , en
s'abonnant , que 24 livres pour feize volumes
, à raifon de 30 fols piece.
Les perfonnes de province aufquelles
on enverra le Mercure par la pofte ,
payeront pour feize volumes 32 livres
d'avance en s'abonnant , & elles les re--
cevront francs de port.
Celles qui auront des occafions pour
le faire venir, ou qui prendront les frais
du port fur leur compte , ne payeront
comme à Paris , qu'à raifon de 30 fols
parvolum, c'est-à- dire 24 livres d'avance,
en s'abonnant pour feize volumes.
Les Libraires des provinces ou des
A ij
pays étrangers , qui voudront faire venir
le Mercure , écriront à l'adreſſe cideffus.
On fupplie les perfonnes des provinces
d'envoyer par la pofte , en payanı
le droit , leurs ordres , afin que le payement
en foit fait d'avance au Bureau.
Les paquets qui neferont pas affranchis
, refteront au rebut.
On prie les perfonnes qui envoyent
des Livres , Eftampes & Mufique à annoncer,
d'en marquer le prix,
Le Nouveau Choix de Piéces tirées
des Mercures & autres Journaux , par
M, DE LA PLACE , fe trouve auffi au
Bureau du Mercure. Le format , le nombre
de volumes & les conditions font
les mêmes pour une année. Il y en a juf
qu'à préfent quatre - vingt - fix yolumes.
Une Table générale , rangée par
ordre des Matières , fe trouve à la fin du
foixante- douxiémę,
LE Bureau du Mercure eft chez M.
LUTTON , Avocat , Greffier Commis
au Greffe Civil du Parlement Commis
au recouvrement du Mercure , rue Sainte
Anne , Butte Saint Roch à côté du
Sellier du Roi.
2
C'est à lui que l'on prie d'adreffer ,
francs de port, les paquets & lettres
pour remettre , quant à la partie littéraire
, à M. DE LA PLACE , Auteur
du Mercure.
Le prix de chaque volume eft de 36
fols , mais l'on ne payera d'avance , en
s'abonnant , que 24 livres pour feize volumes
, à raifon de 30 fols piece.
Les perfonnes de province aufquelles
on enverra le Mercure par la pofte ,
payeront pour feize volumes 32 livres
d'avance en s'abonnant , & elles les re--
cevront francs de port.
Celles qui auront des occafions pour
le faire venir, ou qui prendront les frais
du port fur leur compte , ne payeront
comme à Paris , qu'à raifon de 30 fols
parvolum, c'est-à- dire 24 livres d'avance,
en s'abonnant pour feize volumes.
Les Libraires des provinces ou des
A ij
pays étrangers , qui voudront faire venir
le Mercure , écriront à l'adreſſe cideffus.
On fupplie les perfonnes des provinces
d'envoyer par la pofte , en payanı
le droit , leurs ordres , afin que le payement
en foit fait d'avance au Bureau.
Les paquets qui neferont pas affranchis
, refteront au rebut.
On prie les perfonnes qui envoyent
des Livres , Eftampes & Mufique à annoncer,
d'en marquer le prix,
Le Nouveau Choix de Piéces tirées
des Mercures & autres Journaux , par
M, DE LA PLACE , fe trouve auffi au
Bureau du Mercure. Le format , le nombre
de volumes & les conditions font
les mêmes pour une année. Il y en a juf
qu'à préfent quatre - vingt - fix yolumes.
Une Table générale , rangée par
ordre des Matières , fe trouve à la fin du
foixante- douxiémę,
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Résumé : AVERTISSEMENT.
Le document est un avertissement concernant la distribution et l'abonnement au Mercure, une publication périodique. Le Bureau du Mercure se trouve chez M. LUTTON, avocat et greffier, rue Sainte Anne, Butte Saint Roch. Les abonnés doivent envoyer leurs paquets et lettres à cette adresse, en spécifiant que les contenus littéraires seront remis à M. DE LA PLACE, l'auteur du Mercure. Le prix de chaque volume est de 36 sols, tandis que les abonnements pour douze volumes coûtent 24 livres à Paris. Pour les personnes en province, le coût est de 32 livres pour douze volumes, avec livraison gratuite. Ceux qui préfèrent prendre en charge les frais de port paieront également 24 livres pour douze volumes. Les libraires des provinces ou des pays étrangers doivent écrire à l'adresse indiquée pour obtenir le Mercure. Les commandes des provinces doivent être envoyées par la poste avec paiement à l'avance, les paquets non affranchis étant rejetés. Les personnes envoyant des livres, estampes ou musique doivent indiquer le prix de ces articles. Le Nouveau Choix de Pièces tirées des Mercures et autres Journaux, par M. DE LA PLACE, est également disponible au Bureau du Mercure, avec les mêmes conditions de format et de nombre de volumes pour une année. À ce jour, il existe quatre-vingt-six volumes, et une table générale des matières est disponible à la fin du soixante-douzième volume.
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7865
p. 152-157
AVIS AU PUBLIC, SUR LA PETITE POSTE. Par M. D........
Début :
LA Poste de Paris paroît plaire universellement aujourd'hui, & son succès est [...]
Mots clefs :
Lettres, Heures, Facteurs, Bureau, Boîtes, Registre
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texteReconnaissance textuelle : AVIS AU PUBLIC, SUR LA PETITE POSTE. Par M. D........
AVIS AU PUBLIC ,
SUR LA PETITE POSTE.
Par M. D ....
LA Pofte de Paris paroît plaire univerfellement
aujourd'hui , & fon fuccès eft
tel qu'il ne me reſteroit plus rien à dire
à ce fujet , fi je ne m'occupois que du
produit ; mais je ne faurois marquer trop
fouvent au Public la reconnoiffance que
j'ai de la justice qu'il veut bien rendre à
mon zèle; j'ai donc cru devoir lui préfenter
quelques réflexions qui tendent à aſfurer
de plus en plus un bon fervice.
On tient au Bureau 'général de cette
Pofte un Regiftre à deux colonnes ;
dans l'une font tranfcrites toutes les
plaintes qui y arrivent ; dans l'autre le
réfultat des recherches qu'on fait en
conféquence. Ce Regiftre prouve que
la plupart des retards ou autres fautes
dont quelques perfonnes fe plaignent
encore , ne doivent être imputés qu'à
des gens étrangers à la Pofte : en effet ,
les perfonnes qui voudront bien venir
parcourir ce Regiftre , verront qu'il ne
contient aucunes plaintes des Marchands
, & en général de tous ceux qui
JANVIER. 1763. 153
de
donnent eux-mêmes leurs Lettres aux
Facteurs , & qui les reçoivent d'eux directement.
Ainfi la plupart des plaintes
juftes , tant de ceux dont les Letrres
n'ont pas été remifes exactement , que
de ceux qui ne les ont pas reçues dans
leur temps , ne doivent point inculper
cet établiffement. On doit plutôt , comme
je l'ai déja dit , imputer ces fautes à
ceux qui font chargés de porter ces
Lettres à la Pofte ou à ceux à qui les
Facteurs font obligés de les confier . Les
timbres qui font fur chaque Lettre ont
été imaginés pour remédier à ces abus
& pour donner au Public la preuve
l'exactitude de la Pofte ; mais prefque
perfonne ne veut fe donner la peine de
les examiner. Un de ces timbres indique
le quantiéme du mois ; un autre celui
de la levée , & par conféquent l'heure
à laquelle la Lettre a été mife à la Poſte.
La premiere levée commence à fix heures
du matin, & toutes les autres d'heure-
& -demie en heure-& - demie , à un
quart d'heure ou une demie heure près ,
lorfque dans quelques-unes de ces levées
les Facteurs ont une grande quantité de
Lettres à rendre. Il faut toujours l'intervalle
d'une levée pour que l'on ait le
temps de porter les Lettres qui ne font
Gy
154 MERCURE DE FRANCE. ·
pás pour le quartier du Bureau où elles
ont été collectées , au Bureau général ,
dans lequel feul on peut les trier , c'eſtà-
dire les diftribuer par quartier , & les
envoyer aux différens Bureaux des quartiers
où elles font adreffées ainfi les
Lettres de la premiere levée , qui fe fait
de fix heures du matin à fept heures &
demie , font portées au triage dans l'intervalle
de la deuxiéme levée , qui eft de
7 heures & demie à 9 heures , & diftribuées
dans les quartiers où elles font
adreffées par les Facteurs qui font la
troifiéme levée & la feconde diftribution
, & qui commencent leurs tournées
à 9 heures du matin & la finiffent à 10
heures & demie. Les Lettres de la feconde
levée , qui font collectées dans
la tournée de 7 heures& demie à 9o heures
, font rendues à leur adreffe dans
la tournée de 10 heures & demie à midi
, & cette tournée fait la quatriéme
levée & la troifiéme diftribution ; les
autres levées & diftributions fe font
pendant toute la journée dans le même
ordre. D'aprés ce détail , & en regardant
les deux timbres dont on vient de
parler , il eft facile de voir de qui vient
la faute. Le troifiéme timbre ne fert qu'à
retrouver d'où vient une Lettre quand
JANVIER . 1763. 155:
cela eft néceffaire ; mais comme fouvent ,
la négligence de celui à qui on a confié
une Lettre pour la mettre à la Boete
fait que la date intérieure de cette Lettre
ne cadre point avec le timbre de la dáte ,
que le Bureau met exactement fur toutes
celles qui lui font apportées , il feroit
à fouhaiter que ceux qui écrivent vouluffent
bien dater leurs Lettres fur le
deffus , furtout lorfqu'on les envoye aux
Boëtes ; car toutes celles qui font remifes
aux Facteurs dans leurs tournées , par
des perfonnes fûres , & qui ont foin de
les faire mettre dans le Coffret du Facteur
en leur préfence , ne peuvent effuyer
de retards ni s'égarer , la clef du
coffret du Facteur ne fortant jamais du
Bureau auquel il eft attaché. Le nombre
de Lettres de Paris pour Paris , qui fe
trouvent journellement dans les Boetes ,
dela Grande Pofte, prouvent l'infidélité
ou le peu d'intelligence de plufieurs de
ceux par qui on envoie des Lettres aux
Boëtes. L'obligation où l'on eft d'entrer
dans les boutiques de ceux qui tiennent
dès Boëtes de la Pofte de Paris & de lesy
affranchir , met une fi grande différence
entre ces Boetes & celles de la .
Grande Pofte , qui font ouvertes dans la
rue, & où on ne paye rien , que l'on
Gvj
156 MERCURE DE FRANCE.
ne peut croire que par imbécilité feule
on puiffe s'y méprendre.
>
S'il étoit encore quelque point dans le
fervice de cette Pofte que le Public ne
trouvât pas affez éclairci , ou fur lequel il
defirât quelque changement ; les principes
& les motifs qui me conduiſent,
doivent l'affurer de l'empreffement avec
lequel je me porterai à le fatisfaire . Le
nombre de Lettres dans le commencement
de l'année eft fi confidérable
que les tournées des Facteurs font néceffairement
retardées , & que les dernieres
finiffent très-tard , ce qui fait que
beaucoup de Lettres , quoique mifes tard
à la Pofte dans ces temps-là , font néanmoins
portées le lendemain à la premiere
diftribution . Pour procurer au Public
le même avantage en Automne , où
le nombre des Lettres diminue beaucoup
, il a été arrêté qu'en tout temps la
derniere tournée pour collecter fe feroit
vers les huit heures du foir dans tous
les Quartiers qui ne font pas trop
écartés
pour y lever les Lettres que l'on voudra
qui foient rendues le matin de 7
heures & demie à 9 heures.
Toutes les perfonnes qui verroient
des Facteurs ne pas mettre les Lettres
qu'on leur donneroit dans leur coffret ,
JANVIER. 1763. 157
ou des Boëtiers qui ne les mettroient
pas dans leur boete , font priés d'en
envoyer une note au Bureau général
en l'adreffant à M. de Beauvoifin , Infpecteur
général , qui y demeure. Il eft
ordonné aux Boëtiers & aux Facteurs de
fe charger fans aucune rétribution de
ces notes , & généralement de tous les
avis qu'on voudra bien lui adreffer.
On continuera toujours de faite des
vifites , foit au commencement de l'année
, foit dans toute autre circonftance
pour tous ceux qui enverronr des cartes
de leur nom , & au bas les noms & demeures
des différentes perfonnes chez
qui ils veulent qu'elles foient portées
en payant un fol pour chaque vifite.
Avant que de rendre la carte , celui qui
fera chargé de la porter aura foin de
couper la demeure.
On ne peut recommander avec trop
d'inftance de ne mettre dans les Lettres
ni or , ni argent , ni effets précieux : on
fe chargera toujours de porter par la
Pofte les fommes & les effets que l'on
voudra , au prix & aux conditions qui
ont été déja annoncées , pourvu que
l'on les déclare , & qu'on en tire reconnoiffance
, fi cela en vaut la peine.
SUR LA PETITE POSTE.
Par M. D ....
LA Pofte de Paris paroît plaire univerfellement
aujourd'hui , & fon fuccès eft
tel qu'il ne me reſteroit plus rien à dire
à ce fujet , fi je ne m'occupois que du
produit ; mais je ne faurois marquer trop
fouvent au Public la reconnoiffance que
j'ai de la justice qu'il veut bien rendre à
mon zèle; j'ai donc cru devoir lui préfenter
quelques réflexions qui tendent à aſfurer
de plus en plus un bon fervice.
On tient au Bureau 'général de cette
Pofte un Regiftre à deux colonnes ;
dans l'une font tranfcrites toutes les
plaintes qui y arrivent ; dans l'autre le
réfultat des recherches qu'on fait en
conféquence. Ce Regiftre prouve que
la plupart des retards ou autres fautes
dont quelques perfonnes fe plaignent
encore , ne doivent être imputés qu'à
des gens étrangers à la Pofte : en effet ,
les perfonnes qui voudront bien venir
parcourir ce Regiftre , verront qu'il ne
contient aucunes plaintes des Marchands
, & en général de tous ceux qui
JANVIER. 1763. 153
de
donnent eux-mêmes leurs Lettres aux
Facteurs , & qui les reçoivent d'eux directement.
Ainfi la plupart des plaintes
juftes , tant de ceux dont les Letrres
n'ont pas été remifes exactement , que
de ceux qui ne les ont pas reçues dans
leur temps , ne doivent point inculper
cet établiffement. On doit plutôt , comme
je l'ai déja dit , imputer ces fautes à
ceux qui font chargés de porter ces
Lettres à la Pofte ou à ceux à qui les
Facteurs font obligés de les confier . Les
timbres qui font fur chaque Lettre ont
été imaginés pour remédier à ces abus
& pour donner au Public la preuve
l'exactitude de la Pofte ; mais prefque
perfonne ne veut fe donner la peine de
les examiner. Un de ces timbres indique
le quantiéme du mois ; un autre celui
de la levée , & par conféquent l'heure
à laquelle la Lettre a été mife à la Poſte.
La premiere levée commence à fix heures
du matin, & toutes les autres d'heure-
& -demie en heure-& - demie , à un
quart d'heure ou une demie heure près ,
lorfque dans quelques-unes de ces levées
les Facteurs ont une grande quantité de
Lettres à rendre. Il faut toujours l'intervalle
d'une levée pour que l'on ait le
temps de porter les Lettres qui ne font
Gy
154 MERCURE DE FRANCE. ·
pás pour le quartier du Bureau où elles
ont été collectées , au Bureau général ,
dans lequel feul on peut les trier , c'eſtà-
dire les diftribuer par quartier , & les
envoyer aux différens Bureaux des quartiers
où elles font adreffées ainfi les
Lettres de la premiere levée , qui fe fait
de fix heures du matin à fept heures &
demie , font portées au triage dans l'intervalle
de la deuxiéme levée , qui eft de
7 heures & demie à 9 heures , & diftribuées
dans les quartiers où elles font
adreffées par les Facteurs qui font la
troifiéme levée & la feconde diftribution
, & qui commencent leurs tournées
à 9 heures du matin & la finiffent à 10
heures & demie. Les Lettres de la feconde
levée , qui font collectées dans
la tournée de 7 heures& demie à 9o heures
, font rendues à leur adreffe dans
la tournée de 10 heures & demie à midi
, & cette tournée fait la quatriéme
levée & la troifiéme diftribution ; les
autres levées & diftributions fe font
pendant toute la journée dans le même
ordre. D'aprés ce détail , & en regardant
les deux timbres dont on vient de
parler , il eft facile de voir de qui vient
la faute. Le troifiéme timbre ne fert qu'à
retrouver d'où vient une Lettre quand
JANVIER . 1763. 155:
cela eft néceffaire ; mais comme fouvent ,
la négligence de celui à qui on a confié
une Lettre pour la mettre à la Boete
fait que la date intérieure de cette Lettre
ne cadre point avec le timbre de la dáte ,
que le Bureau met exactement fur toutes
celles qui lui font apportées , il feroit
à fouhaiter que ceux qui écrivent vouluffent
bien dater leurs Lettres fur le
deffus , furtout lorfqu'on les envoye aux
Boëtes ; car toutes celles qui font remifes
aux Facteurs dans leurs tournées , par
des perfonnes fûres , & qui ont foin de
les faire mettre dans le Coffret du Facteur
en leur préfence , ne peuvent effuyer
de retards ni s'égarer , la clef du
coffret du Facteur ne fortant jamais du
Bureau auquel il eft attaché. Le nombre
de Lettres de Paris pour Paris , qui fe
trouvent journellement dans les Boetes ,
dela Grande Pofte, prouvent l'infidélité
ou le peu d'intelligence de plufieurs de
ceux par qui on envoie des Lettres aux
Boëtes. L'obligation où l'on eft d'entrer
dans les boutiques de ceux qui tiennent
dès Boëtes de la Pofte de Paris & de lesy
affranchir , met une fi grande différence
entre ces Boetes & celles de la .
Grande Pofte , qui font ouvertes dans la
rue, & où on ne paye rien , que l'on
Gvj
156 MERCURE DE FRANCE.
ne peut croire que par imbécilité feule
on puiffe s'y méprendre.
>
S'il étoit encore quelque point dans le
fervice de cette Pofte que le Public ne
trouvât pas affez éclairci , ou fur lequel il
defirât quelque changement ; les principes
& les motifs qui me conduiſent,
doivent l'affurer de l'empreffement avec
lequel je me porterai à le fatisfaire . Le
nombre de Lettres dans le commencement
de l'année eft fi confidérable
que les tournées des Facteurs font néceffairement
retardées , & que les dernieres
finiffent très-tard , ce qui fait que
beaucoup de Lettres , quoique mifes tard
à la Pofte dans ces temps-là , font néanmoins
portées le lendemain à la premiere
diftribution . Pour procurer au Public
le même avantage en Automne , où
le nombre des Lettres diminue beaucoup
, il a été arrêté qu'en tout temps la
derniere tournée pour collecter fe feroit
vers les huit heures du foir dans tous
les Quartiers qui ne font pas trop
écartés
pour y lever les Lettres que l'on voudra
qui foient rendues le matin de 7
heures & demie à 9 heures.
Toutes les perfonnes qui verroient
des Facteurs ne pas mettre les Lettres
qu'on leur donneroit dans leur coffret ,
JANVIER. 1763. 157
ou des Boëtiers qui ne les mettroient
pas dans leur boete , font priés d'en
envoyer une note au Bureau général
en l'adreffant à M. de Beauvoifin , Infpecteur
général , qui y demeure. Il eft
ordonné aux Boëtiers & aux Facteurs de
fe charger fans aucune rétribution de
ces notes , & généralement de tous les
avis qu'on voudra bien lui adreffer.
On continuera toujours de faite des
vifites , foit au commencement de l'année
, foit dans toute autre circonftance
pour tous ceux qui enverronr des cartes
de leur nom , & au bas les noms & demeures
des différentes perfonnes chez
qui ils veulent qu'elles foient portées
en payant un fol pour chaque vifite.
Avant que de rendre la carte , celui qui
fera chargé de la porter aura foin de
couper la demeure.
On ne peut recommander avec trop
d'inftance de ne mettre dans les Lettres
ni or , ni argent , ni effets précieux : on
fe chargera toujours de porter par la
Pofte les fommes & les effets que l'on
voudra , au prix & aux conditions qui
ont été déja annoncées , pourvu que
l'on les déclare , & qu'on en tire reconnoiffance
, fi cela en vaut la peine.
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Résumé : AVIS AU PUBLIC, SUR LA PETITE POSTE. Par M. D........
L'avis public concernant la Petite Poste de Paris met en avant son succès et la reconnaissance de son zèle. Pour garantir un bon service, un registre est maintenu au Bureau général, où sont consignées les plaintes et les résultats des recherches. La majorité des retards ou erreurs sont attribués à des personnes extérieures à la Poste, telles que celles qui apportent les lettres au Bureau ou les destinataires. Les timbres apposés sur les lettres indiquent la date et l'heure de dépôt, facilitant ainsi l'identification des fautes. Les levées et distributions des lettres sont organisées à des intervalles précis tout au long de la journée. Il est recommandé de dater les lettres sur l'enveloppe pour éviter les retards et il est signalé l'infidélité de ceux qui utilisent les boîtes de la Grande Poste. Pour améliorer le service, il est proposé de collecter les lettres jusqu'à huit heures du soir en automne. Les citoyens sont encouragés à signaler les manquements des facteurs ou boîtiers. Enfin, il est fortement déconseillé d'envoyer des objets de valeur par la Poste, bien qu'il soit possible de les déclarer pour un transport sécurisé.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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7866
p. 158-171
SUITE des Nouvelles Politiques du I. Vol. de Janvier 1762, & des Préliminaires de la Paix.
Début :
ART. 11. La France restituera tous les pays appartenans à l'Electorat d'Hanovte, au Landgrave [...]
Mots clefs :
Électorat, Artillerie, Ratification, Préliminaires, Amirauté
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texteReconnaissance textuelle : SUITE des Nouvelles Politiques du I. Vol. de Janvier 1762, & des Préliminaires de la Paix.
SUITE des Nouvelles Politiques du
I. Vol. de Janvier 1762 , & des Préliminaires
de la Paix.
II. ART. 11. La France reftituera tous les pays appartenans
à l'Electorat d'Hanovte , au Landgrave
de Heffe ; au Duc de Brunſwick & au Comte de
la Lippe- Buckebourg , qui fe trouvent ou le trouveron't
occupés par les armes de Sa Majesté Très-
Chrétienne. Les Places de ces différens pays feront
rendues dans le même état où elles étoient quand.
la conquête en a été faite par les armes Françoifes,
& les pièces d'artillerie , qui auront eté tranfportées
ailleurs , feront remplacées par le même
nombre , de même calibre , poids & métal . Pour
ce qui eft des ôtages éxigés ou donnés pendant la
guerre jufqu'à ce jour , ils feront renvoyés fans
rançon.
Art.13. Après la ratification des préliminaires ,
la France évacuera , auffi-tôt que faire fe pourra ,
les Places de Cleves , Wefel & Gueldres , & géné
ralement tous les pays appartenans au Roi de
Pruffe , & au même tems les armées Françoife &
Britanniqué évacueront tous les pays qu'elles occupent
ou pourroient occuper pour lors en Weftphalie
, Baffe - Saxe , fur le Bas-Rhin , le Haut-
Rhin & dans tout l'Empire, & le retireront chacune
dans les Etats de leurs Souverains refpectifs ; &
Leurs Majeftés Très - Chrétienne & Britannique
s'engagent de plus & fe promettent de ne fournir
aucun fecours dans aucun genre à leurs Alliés ref
pectifs qui resteront engagés dans la guerre actuelle
en Allemagne.
JANVIER. 1763. 159
Art. 14. Les Villes d'Oftende & de Nieuport , fe
ront évacuées par les troupes de Sa Majeffé Très-
Chrétienne aufli - tôt après la fignature des préfens
préliminaires.
Art. 15. La décifion des priſes faites en tems de
paix par les Sujets de la Grande-Bretagne fur les
Efpagnols, fera remife aux Cours de Juftice de
l'Amirauté de la Grande-Bretagne , conformément
aux réglés établies parmi toutes les Nations,
de forte que la validité defdites pries entre les
Nations Elpagnole & Britannique fera décidée &
jugée felon le droit des gens & felon les Traités
dans les Cours de Juftice de la Nation qui aura
fait la capture.
Art. 16. Sa Majeſté Britanniqué fera démolir
toutes les fortifications que fes Sujets pourront
avoir érigées dans la Baye de Honduras & autres.
lieux du Territoire d'Efpagne dans cette partie du
monde quatre mois après la ratification du Traité
définitif, & Sa Majeftć Catholique ne permettra
point à l'avenir que les Sujets de Sa Majefté Britannique
, ou leurs Ouvriers , foient inquiétés ou
moleftés , fous aucun prétexte que ce foit , dans
leur occupation de couper , charger & tranfporter)
le bois de teinture ou de campêche ; & pour cet
effet ils pourront bâtir fans empêchement , & occuper
fans interruption les maifons & les magasins
qui feront néceffaires pour eux , pour leurs familles
& pour leurs effets ; & Sadite Majeſté Catholique
leur affare par cet Article l'entiére jouiffance
de ce qui eft ftipulé ci- deffus.
Art. 17. Sa Majefté Catholique fe défifté de
toute prétention qu'Elle peut avoir formée au
droit de pêcher aux environs de l'Ifle de Terre-
Neuve.
Art. 18. Le Roi de la Grande-Bretagne reftie
$ 160 MERCURE DE FRANCE.
tuera à l'Eſpagne tout ce qu'il a conquis dans l'Me
de Cuba , avec la Place de la Havane ; & cette
Place , auffi - bien que toutes les autres Places de
ladite Ifle , feront rendues dans le même état où
elles étoient quand elles ont été conquiſes par les
armes de Sa Majefté Britannique.
Art. 19. En conféquence de la reftitution ftipulée
dans l'Article précédent , Sa Majefté Catholique
céde & garantit en toute propriété à Sa Majeſté
Britannique tout ce que l'Espagne poffède fur le
Continent de l'Amérique Septentrionale à l'Eft ou
au Sud- Est , du fleuve Miffiffipi ; & Sa Majeſté
Britannique convient d'accorder aux habitans de
e pays ci- deffus cédé , la liberté de la Religion
Catholique ; en conféquence , elle donnera les
ordres les plus précis & les plus effectifs pour que
fes nouveaux Sujets Catholiques Romains puiffent
profeffer le culte de-leur Religion felon le Rit de
l'Eglife Romaine , en tant que le permettent les
loix de la Grande-Bretagne. Sa Majeſté Britannique
convient , en outre , que les habitans Elpagnols
, ou autres qui auroient été Sujets du Roi
Catholique dans ledit pays , pourront ſe retirer en
toute fureté & liberté où bon leur femblera , &
pourront vendre leurs biens , pourvu que ce foit
à des sujets de Sa Majefté Britannique , & tranfporter
leurs effets , ainfi que leurs perfonnes , fans
être gênés dans leur émigration , fous quelque
prétexte que cepuiffe être , hors celui de dettes ou
de procès criminels , le terme limité pour cette
émigration étant fixé à l'efpace de dix -huit mois à
compter du jour de la ratification du Traité définitif.
Il eft de plus ftipulé que Sa Majesté Catholique
aura la faculté de faire tranſporter tous les effets
qui peuvent luiappartenir , foit artillerie ou autres .
Art. 20. Le Roi de Portugal , Allié de Sa MaJANVIER.
1763. 161
jefté Britannique , eft fpécialement compris dans
les préfens Articles préliminaires , & Leurs Majeftes
Très-Chrétienne & Catholique s'engagent
de rétablir l'ancienne paix & amitié entr'Elles &
Sa Majefté Très - Fidèle , & elles promettent ,"
1º. Qu'il y aura une ceffation totale d'hoftilités
entre les Couronnes d'Espagne & de Portugal , &
entre les troupes Françoiles & Efpagnoles d'une
part , & les troupes Portugaifes & celles de leurs
Alliés de l'autre , immédiatement après la ratification
de ces préliminaires , & qu'il y aura une pareille
ceffation d'hoftilités entre les forces refpectives
des Rois Très-Chrétien & Catholique , d'une
part , & celle du Roi Très- Fidèle de l'autre , en
toutes les autres parties du monde , tant par terre
que par mer ; laquelle ceffation fera fixée fur les
mêmes époques , & fous les mêmes conditions ,
que celles entre la France , l'Espagne & la Grande-
Bretagne , & continuera juſqu'à la conclufion du
Traité définitif entre la France , la Grande- Bretagne
, l'Espagne & le Portugal. 2 °. Que toutes
les Places & Pays en Europe de Sa Majesté Très-
Fidèle , qui pourront avoir été con quis par les ar
mées Françoiſes & Efpagnoles , feront reftitués
dans le même état où ils étoient quand la conquête
en a été faite ; & qu'à l'égard des Colonies
Portugaifes , en Amérique ou ailleurs , s'il y étoit
arrivé quelque changement , toutes chofes feront
remiſes fur le même pied où elles étoient avant la
préfente guerre , & le Roi Très- Fidèle ſera invité
d'accéder aux préfens Articles préliminaires le
plutôt qu'il fera poffible .
Art. 21. Tous les Pays & Territoires qui pourroient
avoir été conquis dans quelque partie du
monde que ce foit , par les armes de Leurs Majeftés
Très-Chrétienne & Catholique , ainfi que
162 MERCURE DE FRANCE.
par celles de Leurs Majeftés Britannique & Très-
Fidéle , qui ne font pas compris dans les préfens
Articles , ni à titre de ceffions , ni à titre de reftitutions
, feront rendus fans difficulté & fans exiger
de compenfations.
LR
Art. XXII. Comme il eft néceffaire de défigner
une époque fixe pour les reftitutions & les éva
cuations à faire par chacune des Hautes Parties
contractantes ; il eft convenu que les troupes
Françoifes & Britanniques procéderont immé
diatement après la ratification des préliminaires
à l'évacuation des Pays qu'elles occupent dans
l'Empire ou ailleurs , conformément aux Afticles
XII & XIII . L'Ifle de Belle - Iſle ſera évacuée
fix femaines après la ratification du Traité définitif
, ou plutôt fi faire fe peut. La Guadeloupe ,
la Défirade , Marie- Galande , la Martinique &
Sainte-Lucie , trois mois après la ratification du
Traité définitif , ou plutôt fi faire le peur. La
Grande-Bretagne entrera pareillement au bour
de trois mois après la ratification du Traité définitif
, ou plutôt fi faire fe peut , en poffeffion de la
riviere & du Port de la Mobile , & de tout ce
qui doit former les limites du Territoire de la
Grande-Bretagne du côté du fleuve de Millipi ,
telles qu'elles font ſpécifiées dans l'Article VT.
L'Ife de Gorée fera évacuée par la Grande-Bretagne
trois mois après la ratification du Traité
définitif , & l'Ifle de Minorque par la France à la
même époque , ou plutôt fi faire fe peut ; & ,"
felon les conditions de l'Article IV , la France entrera
de même en poffeffion des ifles de Saint-
Pierre & de Miquelon au bout de trois mois. Les
Comptoirs aux Indes Orientales feront rendus
fix mois après la ratification du Traité définitif ,
ou pluôt , fi faire le peut. L'ifle de Cuba , avec la
JANVIER. 1763. 163
Place de la Havane , fera reftituée trois mois
après la ratification du Traité définitif , ou plurtôt
fifaire le peut. Et en même temps la Grande-
Bretagne entrera en poffeffion du pays cédé par
l'Espagne , felon l'article XIX. Toutes les Places
& Pays de Sa Majefté Très- Fidèle en Europe feront
reftitués immédiatement après la ratification
du Traité définitif ; & les Colonies Portugaifes
, qui pourront avoir été conquifes , feront
reftituées dans l'efpace de trois mois dans les
Indes Occidentales , & de fix mois dans les Indes
Orientales , après la ratification du Traité définitif
, ou plutôt fi faire fe peut. En conféquence de
quoi les ordres néceffaires feront envoyés par
chacune des Hautes Parties contractantes avec
les paffeports réciproques pour les vaiffeaux qui les
porteront immédiatement après la ratification du
Traité définitif .
?
Art. XXIII. Tous les Traités de quelque nature
que ce foit , qui exiftoient avant la préfente
guèrre , tant entre leurs Majeftés Très-Chrétienne
& Britannique , qu'entre leurs Majeftés Catholique
& Britannique auffi bien qu'entre aucu
ne des Puiffances ci- deſſus nommées , & Sa Matrès-
Fidéle , feront , comme ils le font effective
ment , renouvellés & confirmés dans tous leurs
points auxquels il n'eft pas dérogé par les pré-
Tens Articles préliminaires , nonobftant tout ce
qui pourroit avoir été ftipulé au contraire par
aucune des Hautes parties contractantes &
toutes lefdites Parties déclarent qu'elles ne permettront
pas qu'il fubfifte aucun privilége , grace
ou indulgence contraires aux Traités ci -deffus
confirmés.
Art. XXIV . Les prifonniers faits refpectivement
par les armes de Leurs Majeftés Très- Chré164
MERCURE DE FRANCE.
tienne , Catholique, Britannique , & Très - Fidèle ,
par terre & par mer ,feront rendus après la ratification
du Traité définitif , réciproquement & de
bonne foi , fans rançon , en payant les dettes
qu'ils auront contractées durant leur captivité ,
& chaque Couronne foldera refpectivement les
avances qui auront été faites pour la ſubſiſtance
& l'entretien de fes prifonniers par le Souverain
du pays où ils auront été detenus , conformément
aux reçus & états conftatés , & autres titres
authentiques qui feront fournis de part & d'autre.
•
Art. XXV. Pour prévenir tous fujets de plaintes
& de conteftations qui pourroient naître à l'occafion
des Vaiffeaux marchandiſes ou autres
effets qui feroient pris par mer ; on eft convenu
réciproquement que les Vaiffeaux , marchandifes
& effets qui feroient pris dans la Manche & dans
les Mers du Nord , après l'efpace de douze jours ,
à compter depuis la ratification des préfens Articles
préliminaires , feront de part & d'autre reftitués
réciproquement ; que le terme fera de fix
femaines pour les prifes faites depuis la Manche ,
les Mers Britanniques & les Mers du Nord , jufqu'aux
ifles Canaries inclufivement , foit dans l'Océan
, foit dans la Méditerranée ; de trois mois >
depuis lefdites Illes Canaries jufqu'à la Ligne
Equinoxiale ou l'Equateur ; enfin de fix mois audelà
de ladite Ligne Equinoxiale ou l'Equateur ,
& dans tous les autres endroits du monde fans
aucune exception , ni autre diftinction plus particulière
de temps & de lieu.
Art. XXVI . Les ratifications des préfens Articles
préliminaires feront expédiées en bonne &
due forme, & échangées dans l'efpace d'un mois ,
ou plutôt fifaire fe peut , à compter du jour de
a fignature des préfens Articles.
JANVIER. 1763. 165
En foi de quoi , Nous fouffignés , Miniftres
Plénipotentiaires de Sa Majesté Très - Chrétienne ,"
Sa Majefté Catholique & de Sa Majesté Britanrien
vertu de nos pleins pouvoirs refpetifs
, avons figné les préfens Articles prélimina
res , & y avons fait appofer le cachet de nos
que ,
armes.
Fait à Fontainebleau , le troifiéme de Novembre
mil fept cent ſoixante- deux.
CHOISEUL , LE MARQUIS BEDFORD.
DUC DE DE GRIMALDI . C. P.,S.
PRASLIN . DECLARATION fignée à Fontainebleau le 3
Novembre 1762 .
Sa Majefté Très- Chrétienne déclare qu'en accordant
l'Article XIII des préliminaires fignés
cejourd'hui , Elle n'entend pas renoncer au droit
d'acquitter fes dettes envers fes Alliés , & qu'on
ne doit pas regarder comme une infraction audit
Article les remiſes qui pourroient être faites de fa
part dans l'objet d'acquitter les arrérages qui peu .
vent être dûs pour les fubfides des années précédentes.
En foi de quoi je fouffigné Miniftre Plénipotentiaire
de Sa Majefté Très- Chrétienne , ai figné
la préſente Déclaration , & y ai fait appoſer le
cachet de mes armes.
Fait à Fontainebleau le trois de Novembre mil
fept cent foixante - deux.
Signé , CHOISEUL , Duc de Praflin.
De DANTZICK , le 10 Novembre 1762.
Le Comte Soltikow eft arrivé dans cette Ville
le-31 du mois dernier , & il en eft reparti hier
1
166 MERCURE DE FRANCE .
a
pour le rendre en France , où il va réſider en
qualité d'Envoyé Extraordinaire de la Rufie. Il
eu pendant fon féjour ici plufieurs conférences
avec le Comte de Romanzow.
Malgré toutes les précautions que l'on a prifes
dans le Dannemarck , la contagion qui attaque
les bêtes à cornes a pénétré dans la Séelande & s'y
manifeftée avec violence.
Le Chambellan de Larrey eft parti le 6 de
Coppenhague , pour le rendre en Hollande , delà
à Paris , & enſuite à Madrid , où il va réſider
en qualité d'Envoye Extraordinaire de Dannemarck.
Du Quartier Général près de GLATZ , le 18
Novembre.
Le départ du Maréchal de Daun paroît arrêté
pour le 20. Pendant fon abſence , le Général
O-Danel commandera dans tout le Pays , & il
aura fon quartier Général à Neuſtadt , près de
Nachoden en Bohême , fur les Frontiers du Com.
té de Glatz . Le Baron de Podstatsky , Lieutenant
Général , commandera en Haute- Silèfie &
en Moravie
De HAMBOURG , le 19 Novembre.
>
Le Marquis d'Havrincourt , ci-devant Ambaffadeur
de Sa Majesté Très - Chrétienne
étant arrivé dans cette Ville , le Sénat lui a
envoyé , le 13 au matin , une députation compofée
d'un Syndic & d'un Sénateur , pour le
complimenter & lui offrir le préfent auquel on
a donné le nom de vins de ville.
De DRESDE , le 22 Novembre.
On a beaucoup exagéré la perteque les Impé
JAN VIER. 1763. 167
riaux ont faite dans la derniere affairede Freyberg:
elle fe monte en tout à trois mille hommes & à
environ vingt- quatre piéces de canon . On croir
qu'il n'y a eu d'étendards & de drapeaux perdus
que ceux des régimens Hongrois de Giulai & d'Efterhafi
, qui font prefqu'entiérement détruits . Les
troupes de l'Empire le font très - bien conduites
dans cette affaire : on doit aux deux régimens
de Zollern & de Bareith le falut du Corps des
Grenadiers . Ce Corps auroit été taillé en piéces
par la Cavalerie Pruffienne , qui le chargeoit par
derriere , fi elle n'avoit et arrêtée & battue par
les deux Régimens Impériaux.
Le Corps Pruffien , qui étoit déja venu reconnoître
le Landsberg , s'en eft approché de nou
veau le 7. L'Officier qui commandoit dans les
retranchemens établis fur cette montagne , avoit
ordre de ne pas rifquer un engagement ; mais
il a différé trop long-temps de faire fa retraite ;
les Pruffiens l'ont enveloppé & fes troupes ont
été difperfées dans la forêt de Tharand , où il
avoit été obligé de fe jetter. Il a perdu environ
quatre cens hommes & quatre piéces de canon .
Les Pruffiens ont fait diverfes incurfions en Bohème
quelques uns de leurs détachemens ont pouf
fé même jufqu'à trois lieues de Prague , dont on
affure que les portes ont été fermées pendant
vingt- quatre heures ..
On fait monter à quinze ou feize mille hommes
le fecours que le Prince Henri a reçu de Siléfie.
L'Armée de l'Empire a cu auſſi un renfort
confidérable.
Le Général Loudon , qui étoit dangereuſement ,
malade à Giersdhorf , commence à fe rétablir.
Suivant les nouvelles de Siléfie , tour y eft fort
tranquille.
168 MERCURE DE FRANCE.
1
On eſpére qu'il y aura entre les deux Armées
ennemies en Saxe une tréve , comme il y en a
une entre les Armées de Siléfie.
Le Roi de Pruffe eft encore à Meiffen , & fair
abattre tous les arbres fruitiers des environs . Le
17 les Pruſſiens ont repris poſte à Fravenſtein . Le
Prince Henri eft allé prendre les quartiers d'hyver
à Chemnitz. Le Général Hulfen aura les fiens à
Freyberg.
De RATISBONNE , le 15 Novembre.
Le 10 de ce mois , le Miniftre Directorial de
Mayence a fait porter à la Dictature publique un
Decret Impérial Aulique , par lequel Sa Majeſté
Impériale notifie à l'Empire le choix qu'elle a
fait du Prince Chriftian- Charles de Stolberg ,
pour commander l'Armée d'exécution de l'Empire.
De STUTTGARD , le 18 Novembre.
La nuit du 13 au 14 de ce mois le feu a pris à
l'aîle droite du Château neuf du Duc de Wirtemberg.
Ce bâtiment venoit d'être achevé : il n'y
manquoit que quelques meubles , & le Prince
étoit à la veille de l'occuper . Tout a été confumé
par les flammes , & il n'eft refté que les murs.
C'eft une perte qu'on évalue à deux cens mille
florins.
De MADRID , le 16 Novembre.
Le Baron de Gleichen , Envoyé extraordinaire
de Sa Majefté Danoife , eut le 4 une audience
du Roi , dans laquelle il préfenta fes Lettres de
récréance , & prit congé de Sa Majesté pour aller
réfider à la Cour de France en qualité de Miniſtre
Plénipotentiaire du Roi fon Souverain.
Le
JANVIER. 1763. 169
Le 13 le Roi donna une audience particuliere
au fieur Doublet , qui doit réfider en cette Cour
avec le caractere d'Envoyé extraordinaire des
Etats Généraux des Provinces-Unies. Ce Miniſtre
préſenta fes Lettres de créance à Sa Majesté.
De ROME , le 12 Novembre.
Le Cardinal Merlini eft mort la nuit derniere
d'une goute remontée. Il vaque par - là un cinquiéme
Chapeau dans le facré Collège , en comptant
celui qui eſt réſervé à la nomination du Roi
de Portugal.
L'Abbé de Verf , Auditeur de Rote pour la
France , eft arrivé ici hier au foir , & ce matin il
a eu l'honneur d'être préſenté au Souverain Pontife
, au Cardinal Rezzonico & au Cardinal Secrétaire
d'Etat , par le Chevalier de la Houze ,
chargé des affaires du Roi auprès du Saint Siége.
圈
De GENES, le 29 Novembre.
Le petit Confeil ayant réduit , le 24 ,
le nombre
des quinze Candidats à celui de fix , le Grand-
Confeil élut , le jour fuivant , pour nouveau Doge
le fieur Rudolphe Brignolé , oncle de la Princeffe
de Monaco ; il a reçu à cette occafion les
complimens des Miniftres Etrangers & de la Nobleffe.
Un piquet , compofé de trente Grenadiers &
foixante Soldats des troupes de la République, fut
commandé , le 3 de ce mois
, pour attaquer la
Tour de Sainte Marie della Chiapella dans l'Ifle
de Corfe. Les Rebelles firent d'abord la plus vigoureuſe
réfiftance ; mais la Tour fut bientôt
emportée de vive force par les Grenadiers & la
Garniſon fut conduite à la Baſtie.
II. Vol H
170 MERCURE DE FRANCE .
Le même détachement a pris enfuite & brulé
un magaſin confidérable que les Rebelles avoient
à Tomino , & qui étoit rempli de fafcines.
Le Gouvernement a fait partir le 20 pour la
Baftie douze mille hommes , qui ont été repartis
fur différens Bâtimens.
&
On écrit de Lixourne que les Génois le font
emparés des Pays de Zifco , de Mira & de Luri ,
que les Rebelles avoient abandonné Tomino .
Suivant d'autres lettres du même endroit , du
26 de ce mois , on a appris par un Navire nouvellement
arrivé de la Baftie , qu'il y avoit eu
un combat très-vif entre un Détachement des
Troupes de la République & les Rebelles près de
Rogliani au Cap Corfe; que les Génois , après
avoir eu d'abord quelques défavantages , avoient
chargé l'Ennemi fi vigoureufement , qu'ils l'avoient
mis en fuite , & s'étoient emparés de Rogliani.
De TURIN , le Décembre.
Le Bailli de Breteuil , Ambaſſadeur de Malte
à Rome , eft arrivé avanthier en cette Ville ; il
a eu aujourd'hui fes audiences du Roi & de la
Famille Royale , & il compte partir inceffamment
pour fe rendre au lieu de fa réfidence.
De LONDRES , le 31 Novembre.
le 24
Le Duc de Nivernois ayant été admis ,
de ce mois , à l'Audience du Roi en qualité d'Ambaffadeur
Extraordinaire de France , adreſſa à Sa
Majefté le Difcours - ſuivant :
1
» SIRE ,
» Une réconciliation cordiale entre deux puif
fans Monarques qui font faits pour s'aimer ;
JANVIER. 1763. 171
» une union de ſyſtême durable entre deux gran .
>> des Cours que leurs intérêts bien entendus rap-
» prochent l'une de l'autre une liaifon fincére &
» folide entre deux refpectables Nations que de
« malheureux préjugés ont trop louvent diviſées,
» voilà , SIRE , l'époque brillante des premiers
» momens du régné de Votre Majesté ; & cette
» époque fera en même temps celle du bonheur
» rétabli dans les quatre Parties du Monde C'eft
» à la félicité univerfelle que le nom , la gloire
>> & les vertus de Votre Majeſté feront unis pour
» jamais dans les Faftes de l'Hiftoire , & la Pol-
» térité
Y lira avec un fentiment de refpect ce
» Traité qui entre tous les Traités portera pour
» caractère diſtinctif celui d'une bonne foi non
» équivoque & d'une folidité inébranlable . Qu'il
» me foit permis de me féliciter à vos pieds
» SIRE , du bonheur d'avoir été choiſi par le Roi
» mon Maître , pour fervir entre Votre Majeſté
» & Lui d'organe aux nobles fentimens de deux
» coeurs fidignes l'un de l'autre , & pour travail-
» ler à cet Ouvrage facré qui affure la gloire
de Votre Majeſté en faiſant le bonheur de l'hu-
« manité entiere.
ל כ
·
Le Comte d'Egremont a donné avis au Lord
Maire d'un Courier qui a apporté de Paris le 26
l'échange des ratifications des Articles préliminaires
de la Paix . Cette nouvelle a été annoncée au
Public par le canon du Parc & de la Tour.
On parle beaucoup du mariage de la Princeffe
Augufte , Soeur du Roi , avec le Prince Héréditaire
de Brunſwick , on affure que ce Prince
qui commence à ſe rétablir , ſe rendra ici avec
le Prince Ferdinand dans le mois de Janvier ou
de Février prochain.
I. Vol. de Janvier 1762 , & des Préliminaires
de la Paix.
II. ART. 11. La France reftituera tous les pays appartenans
à l'Electorat d'Hanovte , au Landgrave
de Heffe ; au Duc de Brunſwick & au Comte de
la Lippe- Buckebourg , qui fe trouvent ou le trouveron't
occupés par les armes de Sa Majesté Très-
Chrétienne. Les Places de ces différens pays feront
rendues dans le même état où elles étoient quand.
la conquête en a été faite par les armes Françoifes,
& les pièces d'artillerie , qui auront eté tranfportées
ailleurs , feront remplacées par le même
nombre , de même calibre , poids & métal . Pour
ce qui eft des ôtages éxigés ou donnés pendant la
guerre jufqu'à ce jour , ils feront renvoyés fans
rançon.
Art.13. Après la ratification des préliminaires ,
la France évacuera , auffi-tôt que faire fe pourra ,
les Places de Cleves , Wefel & Gueldres , & géné
ralement tous les pays appartenans au Roi de
Pruffe , & au même tems les armées Françoife &
Britanniqué évacueront tous les pays qu'elles occupent
ou pourroient occuper pour lors en Weftphalie
, Baffe - Saxe , fur le Bas-Rhin , le Haut-
Rhin & dans tout l'Empire, & le retireront chacune
dans les Etats de leurs Souverains refpectifs ; &
Leurs Majeftés Très - Chrétienne & Britannique
s'engagent de plus & fe promettent de ne fournir
aucun fecours dans aucun genre à leurs Alliés ref
pectifs qui resteront engagés dans la guerre actuelle
en Allemagne.
JANVIER. 1763. 159
Art. 14. Les Villes d'Oftende & de Nieuport , fe
ront évacuées par les troupes de Sa Majeffé Très-
Chrétienne aufli - tôt après la fignature des préfens
préliminaires.
Art. 15. La décifion des priſes faites en tems de
paix par les Sujets de la Grande-Bretagne fur les
Efpagnols, fera remife aux Cours de Juftice de
l'Amirauté de la Grande-Bretagne , conformément
aux réglés établies parmi toutes les Nations,
de forte que la validité defdites pries entre les
Nations Elpagnole & Britannique fera décidée &
jugée felon le droit des gens & felon les Traités
dans les Cours de Juftice de la Nation qui aura
fait la capture.
Art. 16. Sa Majeſté Britanniqué fera démolir
toutes les fortifications que fes Sujets pourront
avoir érigées dans la Baye de Honduras & autres.
lieux du Territoire d'Efpagne dans cette partie du
monde quatre mois après la ratification du Traité
définitif, & Sa Majeftć Catholique ne permettra
point à l'avenir que les Sujets de Sa Majefté Britannique
, ou leurs Ouvriers , foient inquiétés ou
moleftés , fous aucun prétexte que ce foit , dans
leur occupation de couper , charger & tranfporter)
le bois de teinture ou de campêche ; & pour cet
effet ils pourront bâtir fans empêchement , & occuper
fans interruption les maifons & les magasins
qui feront néceffaires pour eux , pour leurs familles
& pour leurs effets ; & Sadite Majeſté Catholique
leur affare par cet Article l'entiére jouiffance
de ce qui eft ftipulé ci- deffus.
Art. 17. Sa Majefté Catholique fe défifté de
toute prétention qu'Elle peut avoir formée au
droit de pêcher aux environs de l'Ifle de Terre-
Neuve.
Art. 18. Le Roi de la Grande-Bretagne reftie
$ 160 MERCURE DE FRANCE.
tuera à l'Eſpagne tout ce qu'il a conquis dans l'Me
de Cuba , avec la Place de la Havane ; & cette
Place , auffi - bien que toutes les autres Places de
ladite Ifle , feront rendues dans le même état où
elles étoient quand elles ont été conquiſes par les
armes de Sa Majefté Britannique.
Art. 19. En conféquence de la reftitution ftipulée
dans l'Article précédent , Sa Majefté Catholique
céde & garantit en toute propriété à Sa Majeſté
Britannique tout ce que l'Espagne poffède fur le
Continent de l'Amérique Septentrionale à l'Eft ou
au Sud- Est , du fleuve Miffiffipi ; & Sa Majeſté
Britannique convient d'accorder aux habitans de
e pays ci- deffus cédé , la liberté de la Religion
Catholique ; en conféquence , elle donnera les
ordres les plus précis & les plus effectifs pour que
fes nouveaux Sujets Catholiques Romains puiffent
profeffer le culte de-leur Religion felon le Rit de
l'Eglife Romaine , en tant que le permettent les
loix de la Grande-Bretagne. Sa Majeſté Britannique
convient , en outre , que les habitans Elpagnols
, ou autres qui auroient été Sujets du Roi
Catholique dans ledit pays , pourront ſe retirer en
toute fureté & liberté où bon leur femblera , &
pourront vendre leurs biens , pourvu que ce foit
à des sujets de Sa Majefté Britannique , & tranfporter
leurs effets , ainfi que leurs perfonnes , fans
être gênés dans leur émigration , fous quelque
prétexte que cepuiffe être , hors celui de dettes ou
de procès criminels , le terme limité pour cette
émigration étant fixé à l'efpace de dix -huit mois à
compter du jour de la ratification du Traité définitif.
Il eft de plus ftipulé que Sa Majesté Catholique
aura la faculté de faire tranſporter tous les effets
qui peuvent luiappartenir , foit artillerie ou autres .
Art. 20. Le Roi de Portugal , Allié de Sa MaJANVIER.
1763. 161
jefté Britannique , eft fpécialement compris dans
les préfens Articles préliminaires , & Leurs Majeftes
Très-Chrétienne & Catholique s'engagent
de rétablir l'ancienne paix & amitié entr'Elles &
Sa Majefté Très - Fidèle , & elles promettent ,"
1º. Qu'il y aura une ceffation totale d'hoftilités
entre les Couronnes d'Espagne & de Portugal , &
entre les troupes Françoiles & Efpagnoles d'une
part , & les troupes Portugaifes & celles de leurs
Alliés de l'autre , immédiatement après la ratification
de ces préliminaires , & qu'il y aura une pareille
ceffation d'hoftilités entre les forces refpectives
des Rois Très-Chrétien & Catholique , d'une
part , & celle du Roi Très- Fidèle de l'autre , en
toutes les autres parties du monde , tant par terre
que par mer ; laquelle ceffation fera fixée fur les
mêmes époques , & fous les mêmes conditions ,
que celles entre la France , l'Espagne & la Grande-
Bretagne , & continuera juſqu'à la conclufion du
Traité définitif entre la France , la Grande- Bretagne
, l'Espagne & le Portugal. 2 °. Que toutes
les Places & Pays en Europe de Sa Majesté Très-
Fidèle , qui pourront avoir été con quis par les ar
mées Françoiſes & Efpagnoles , feront reftitués
dans le même état où ils étoient quand la conquête
en a été faite ; & qu'à l'égard des Colonies
Portugaifes , en Amérique ou ailleurs , s'il y étoit
arrivé quelque changement , toutes chofes feront
remiſes fur le même pied où elles étoient avant la
préfente guerre , & le Roi Très- Fidèle ſera invité
d'accéder aux préfens Articles préliminaires le
plutôt qu'il fera poffible .
Art. 21. Tous les Pays & Territoires qui pourroient
avoir été conquis dans quelque partie du
monde que ce foit , par les armes de Leurs Majeftés
Très-Chrétienne & Catholique , ainfi que
162 MERCURE DE FRANCE.
par celles de Leurs Majeftés Britannique & Très-
Fidéle , qui ne font pas compris dans les préfens
Articles , ni à titre de ceffions , ni à titre de reftitutions
, feront rendus fans difficulté & fans exiger
de compenfations.
LR
Art. XXII. Comme il eft néceffaire de défigner
une époque fixe pour les reftitutions & les éva
cuations à faire par chacune des Hautes Parties
contractantes ; il eft convenu que les troupes
Françoifes & Britanniques procéderont immé
diatement après la ratification des préliminaires
à l'évacuation des Pays qu'elles occupent dans
l'Empire ou ailleurs , conformément aux Afticles
XII & XIII . L'Ifle de Belle - Iſle ſera évacuée
fix femaines après la ratification du Traité définitif
, ou plutôt fi faire fe peut. La Guadeloupe ,
la Défirade , Marie- Galande , la Martinique &
Sainte-Lucie , trois mois après la ratification du
Traité définitif , ou plutôt fi faire le peur. La
Grande-Bretagne entrera pareillement au bour
de trois mois après la ratification du Traité définitif
, ou plutôt fi faire fe peut , en poffeffion de la
riviere & du Port de la Mobile , & de tout ce
qui doit former les limites du Territoire de la
Grande-Bretagne du côté du fleuve de Millipi ,
telles qu'elles font ſpécifiées dans l'Article VT.
L'Ife de Gorée fera évacuée par la Grande-Bretagne
trois mois après la ratification du Traité
définitif , & l'Ifle de Minorque par la France à la
même époque , ou plutôt fi faire fe peut ; & ,"
felon les conditions de l'Article IV , la France entrera
de même en poffeffion des ifles de Saint-
Pierre & de Miquelon au bout de trois mois. Les
Comptoirs aux Indes Orientales feront rendus
fix mois après la ratification du Traité définitif ,
ou pluôt , fi faire le peut. L'ifle de Cuba , avec la
JANVIER. 1763. 163
Place de la Havane , fera reftituée trois mois
après la ratification du Traité définitif , ou plurtôt
fifaire le peut. Et en même temps la Grande-
Bretagne entrera en poffeffion du pays cédé par
l'Espagne , felon l'article XIX. Toutes les Places
& Pays de Sa Majefté Très- Fidèle en Europe feront
reftitués immédiatement après la ratification
du Traité définitif ; & les Colonies Portugaifes
, qui pourront avoir été conquifes , feront
reftituées dans l'efpace de trois mois dans les
Indes Occidentales , & de fix mois dans les Indes
Orientales , après la ratification du Traité définitif
, ou plutôt fi faire fe peut. En conféquence de
quoi les ordres néceffaires feront envoyés par
chacune des Hautes Parties contractantes avec
les paffeports réciproques pour les vaiffeaux qui les
porteront immédiatement après la ratification du
Traité définitif .
?
Art. XXIII. Tous les Traités de quelque nature
que ce foit , qui exiftoient avant la préfente
guèrre , tant entre leurs Majeftés Très-Chrétienne
& Britannique , qu'entre leurs Majeftés Catholique
& Britannique auffi bien qu'entre aucu
ne des Puiffances ci- deſſus nommées , & Sa Matrès-
Fidéle , feront , comme ils le font effective
ment , renouvellés & confirmés dans tous leurs
points auxquels il n'eft pas dérogé par les pré-
Tens Articles préliminaires , nonobftant tout ce
qui pourroit avoir été ftipulé au contraire par
aucune des Hautes parties contractantes &
toutes lefdites Parties déclarent qu'elles ne permettront
pas qu'il fubfifte aucun privilége , grace
ou indulgence contraires aux Traités ci -deffus
confirmés.
Art. XXIV . Les prifonniers faits refpectivement
par les armes de Leurs Majeftés Très- Chré164
MERCURE DE FRANCE.
tienne , Catholique, Britannique , & Très - Fidèle ,
par terre & par mer ,feront rendus après la ratification
du Traité définitif , réciproquement & de
bonne foi , fans rançon , en payant les dettes
qu'ils auront contractées durant leur captivité ,
& chaque Couronne foldera refpectivement les
avances qui auront été faites pour la ſubſiſtance
& l'entretien de fes prifonniers par le Souverain
du pays où ils auront été detenus , conformément
aux reçus & états conftatés , & autres titres
authentiques qui feront fournis de part & d'autre.
•
Art. XXV. Pour prévenir tous fujets de plaintes
& de conteftations qui pourroient naître à l'occafion
des Vaiffeaux marchandiſes ou autres
effets qui feroient pris par mer ; on eft convenu
réciproquement que les Vaiffeaux , marchandifes
& effets qui feroient pris dans la Manche & dans
les Mers du Nord , après l'efpace de douze jours ,
à compter depuis la ratification des préfens Articles
préliminaires , feront de part & d'autre reftitués
réciproquement ; que le terme fera de fix
femaines pour les prifes faites depuis la Manche ,
les Mers Britanniques & les Mers du Nord , jufqu'aux
ifles Canaries inclufivement , foit dans l'Océan
, foit dans la Méditerranée ; de trois mois >
depuis lefdites Illes Canaries jufqu'à la Ligne
Equinoxiale ou l'Equateur ; enfin de fix mois audelà
de ladite Ligne Equinoxiale ou l'Equateur ,
& dans tous les autres endroits du monde fans
aucune exception , ni autre diftinction plus particulière
de temps & de lieu.
Art. XXVI . Les ratifications des préfens Articles
préliminaires feront expédiées en bonne &
due forme, & échangées dans l'efpace d'un mois ,
ou plutôt fifaire fe peut , à compter du jour de
a fignature des préfens Articles.
JANVIER. 1763. 165
En foi de quoi , Nous fouffignés , Miniftres
Plénipotentiaires de Sa Majesté Très - Chrétienne ,"
Sa Majefté Catholique & de Sa Majesté Britanrien
vertu de nos pleins pouvoirs refpetifs
, avons figné les préfens Articles prélimina
res , & y avons fait appofer le cachet de nos
que ,
armes.
Fait à Fontainebleau , le troifiéme de Novembre
mil fept cent ſoixante- deux.
CHOISEUL , LE MARQUIS BEDFORD.
DUC DE DE GRIMALDI . C. P.,S.
PRASLIN . DECLARATION fignée à Fontainebleau le 3
Novembre 1762 .
Sa Majefté Très- Chrétienne déclare qu'en accordant
l'Article XIII des préliminaires fignés
cejourd'hui , Elle n'entend pas renoncer au droit
d'acquitter fes dettes envers fes Alliés , & qu'on
ne doit pas regarder comme une infraction audit
Article les remiſes qui pourroient être faites de fa
part dans l'objet d'acquitter les arrérages qui peu .
vent être dûs pour les fubfides des années précédentes.
En foi de quoi je fouffigné Miniftre Plénipotentiaire
de Sa Majefté Très- Chrétienne , ai figné
la préſente Déclaration , & y ai fait appoſer le
cachet de mes armes.
Fait à Fontainebleau le trois de Novembre mil
fept cent foixante - deux.
Signé , CHOISEUL , Duc de Praflin.
De DANTZICK , le 10 Novembre 1762.
Le Comte Soltikow eft arrivé dans cette Ville
le-31 du mois dernier , & il en eft reparti hier
1
166 MERCURE DE FRANCE .
a
pour le rendre en France , où il va réſider en
qualité d'Envoyé Extraordinaire de la Rufie. Il
eu pendant fon féjour ici plufieurs conférences
avec le Comte de Romanzow.
Malgré toutes les précautions que l'on a prifes
dans le Dannemarck , la contagion qui attaque
les bêtes à cornes a pénétré dans la Séelande & s'y
manifeftée avec violence.
Le Chambellan de Larrey eft parti le 6 de
Coppenhague , pour le rendre en Hollande , delà
à Paris , & enſuite à Madrid , où il va réſider
en qualité d'Envoye Extraordinaire de Dannemarck.
Du Quartier Général près de GLATZ , le 18
Novembre.
Le départ du Maréchal de Daun paroît arrêté
pour le 20. Pendant fon abſence , le Général
O-Danel commandera dans tout le Pays , & il
aura fon quartier Général à Neuſtadt , près de
Nachoden en Bohême , fur les Frontiers du Com.
té de Glatz . Le Baron de Podstatsky , Lieutenant
Général , commandera en Haute- Silèfie &
en Moravie
De HAMBOURG , le 19 Novembre.
>
Le Marquis d'Havrincourt , ci-devant Ambaffadeur
de Sa Majesté Très - Chrétienne
étant arrivé dans cette Ville , le Sénat lui a
envoyé , le 13 au matin , une députation compofée
d'un Syndic & d'un Sénateur , pour le
complimenter & lui offrir le préfent auquel on
a donné le nom de vins de ville.
De DRESDE , le 22 Novembre.
On a beaucoup exagéré la perteque les Impé
JAN VIER. 1763. 167
riaux ont faite dans la derniere affairede Freyberg:
elle fe monte en tout à trois mille hommes & à
environ vingt- quatre piéces de canon . On croir
qu'il n'y a eu d'étendards & de drapeaux perdus
que ceux des régimens Hongrois de Giulai & d'Efterhafi
, qui font prefqu'entiérement détruits . Les
troupes de l'Empire le font très - bien conduites
dans cette affaire : on doit aux deux régimens
de Zollern & de Bareith le falut du Corps des
Grenadiers . Ce Corps auroit été taillé en piéces
par la Cavalerie Pruffienne , qui le chargeoit par
derriere , fi elle n'avoit et arrêtée & battue par
les deux Régimens Impériaux.
Le Corps Pruffien , qui étoit déja venu reconnoître
le Landsberg , s'en eft approché de nou
veau le 7. L'Officier qui commandoit dans les
retranchemens établis fur cette montagne , avoit
ordre de ne pas rifquer un engagement ; mais
il a différé trop long-temps de faire fa retraite ;
les Pruffiens l'ont enveloppé & fes troupes ont
été difperfées dans la forêt de Tharand , où il
avoit été obligé de fe jetter. Il a perdu environ
quatre cens hommes & quatre piéces de canon .
Les Pruffiens ont fait diverfes incurfions en Bohème
quelques uns de leurs détachemens ont pouf
fé même jufqu'à trois lieues de Prague , dont on
affure que les portes ont été fermées pendant
vingt- quatre heures ..
On fait monter à quinze ou feize mille hommes
le fecours que le Prince Henri a reçu de Siléfie.
L'Armée de l'Empire a cu auſſi un renfort
confidérable.
Le Général Loudon , qui étoit dangereuſement ,
malade à Giersdhorf , commence à fe rétablir.
Suivant les nouvelles de Siléfie , tour y eft fort
tranquille.
168 MERCURE DE FRANCE.
1
On eſpére qu'il y aura entre les deux Armées
ennemies en Saxe une tréve , comme il y en a
une entre les Armées de Siléfie.
Le Roi de Pruffe eft encore à Meiffen , & fair
abattre tous les arbres fruitiers des environs . Le
17 les Pruſſiens ont repris poſte à Fravenſtein . Le
Prince Henri eft allé prendre les quartiers d'hyver
à Chemnitz. Le Général Hulfen aura les fiens à
Freyberg.
De RATISBONNE , le 15 Novembre.
Le 10 de ce mois , le Miniftre Directorial de
Mayence a fait porter à la Dictature publique un
Decret Impérial Aulique , par lequel Sa Majeſté
Impériale notifie à l'Empire le choix qu'elle a
fait du Prince Chriftian- Charles de Stolberg ,
pour commander l'Armée d'exécution de l'Empire.
De STUTTGARD , le 18 Novembre.
La nuit du 13 au 14 de ce mois le feu a pris à
l'aîle droite du Château neuf du Duc de Wirtemberg.
Ce bâtiment venoit d'être achevé : il n'y
manquoit que quelques meubles , & le Prince
étoit à la veille de l'occuper . Tout a été confumé
par les flammes , & il n'eft refté que les murs.
C'eft une perte qu'on évalue à deux cens mille
florins.
De MADRID , le 16 Novembre.
Le Baron de Gleichen , Envoyé extraordinaire
de Sa Majefté Danoife , eut le 4 une audience
du Roi , dans laquelle il préfenta fes Lettres de
récréance , & prit congé de Sa Majesté pour aller
réfider à la Cour de France en qualité de Miniſtre
Plénipotentiaire du Roi fon Souverain.
Le
JANVIER. 1763. 169
Le 13 le Roi donna une audience particuliere
au fieur Doublet , qui doit réfider en cette Cour
avec le caractere d'Envoyé extraordinaire des
Etats Généraux des Provinces-Unies. Ce Miniſtre
préſenta fes Lettres de créance à Sa Majesté.
De ROME , le 12 Novembre.
Le Cardinal Merlini eft mort la nuit derniere
d'une goute remontée. Il vaque par - là un cinquiéme
Chapeau dans le facré Collège , en comptant
celui qui eſt réſervé à la nomination du Roi
de Portugal.
L'Abbé de Verf , Auditeur de Rote pour la
France , eft arrivé ici hier au foir , & ce matin il
a eu l'honneur d'être préſenté au Souverain Pontife
, au Cardinal Rezzonico & au Cardinal Secrétaire
d'Etat , par le Chevalier de la Houze ,
chargé des affaires du Roi auprès du Saint Siége.
圈
De GENES, le 29 Novembre.
Le petit Confeil ayant réduit , le 24 ,
le nombre
des quinze Candidats à celui de fix , le Grand-
Confeil élut , le jour fuivant , pour nouveau Doge
le fieur Rudolphe Brignolé , oncle de la Princeffe
de Monaco ; il a reçu à cette occafion les
complimens des Miniftres Etrangers & de la Nobleffe.
Un piquet , compofé de trente Grenadiers &
foixante Soldats des troupes de la République, fut
commandé , le 3 de ce mois
, pour attaquer la
Tour de Sainte Marie della Chiapella dans l'Ifle
de Corfe. Les Rebelles firent d'abord la plus vigoureuſe
réfiftance ; mais la Tour fut bientôt
emportée de vive force par les Grenadiers & la
Garniſon fut conduite à la Baſtie.
II. Vol H
170 MERCURE DE FRANCE .
Le même détachement a pris enfuite & brulé
un magaſin confidérable que les Rebelles avoient
à Tomino , & qui étoit rempli de fafcines.
Le Gouvernement a fait partir le 20 pour la
Baftie douze mille hommes , qui ont été repartis
fur différens Bâtimens.
&
On écrit de Lixourne que les Génois le font
emparés des Pays de Zifco , de Mira & de Luri ,
que les Rebelles avoient abandonné Tomino .
Suivant d'autres lettres du même endroit , du
26 de ce mois , on a appris par un Navire nouvellement
arrivé de la Baftie , qu'il y avoit eu
un combat très-vif entre un Détachement des
Troupes de la République & les Rebelles près de
Rogliani au Cap Corfe; que les Génois , après
avoir eu d'abord quelques défavantages , avoient
chargé l'Ennemi fi vigoureufement , qu'ils l'avoient
mis en fuite , & s'étoient emparés de Rogliani.
De TURIN , le Décembre.
Le Bailli de Breteuil , Ambaſſadeur de Malte
à Rome , eft arrivé avanthier en cette Ville ; il
a eu aujourd'hui fes audiences du Roi & de la
Famille Royale , & il compte partir inceffamment
pour fe rendre au lieu de fa réfidence.
De LONDRES , le 31 Novembre.
le 24
Le Duc de Nivernois ayant été admis ,
de ce mois , à l'Audience du Roi en qualité d'Ambaffadeur
Extraordinaire de France , adreſſa à Sa
Majefté le Difcours - ſuivant :
1
» SIRE ,
» Une réconciliation cordiale entre deux puif
fans Monarques qui font faits pour s'aimer ;
JANVIER. 1763. 171
» une union de ſyſtême durable entre deux gran .
>> des Cours que leurs intérêts bien entendus rap-
» prochent l'une de l'autre une liaifon fincére &
» folide entre deux refpectables Nations que de
« malheureux préjugés ont trop louvent diviſées,
» voilà , SIRE , l'époque brillante des premiers
» momens du régné de Votre Majesté ; & cette
» époque fera en même temps celle du bonheur
» rétabli dans les quatre Parties du Monde C'eft
» à la félicité univerfelle que le nom , la gloire
>> & les vertus de Votre Majeſté feront unis pour
» jamais dans les Faftes de l'Hiftoire , & la Pol-
» térité
Y lira avec un fentiment de refpect ce
» Traité qui entre tous les Traités portera pour
» caractère diſtinctif celui d'une bonne foi non
» équivoque & d'une folidité inébranlable . Qu'il
» me foit permis de me féliciter à vos pieds
» SIRE , du bonheur d'avoir été choiſi par le Roi
» mon Maître , pour fervir entre Votre Majeſté
» & Lui d'organe aux nobles fentimens de deux
» coeurs fidignes l'un de l'autre , & pour travail-
» ler à cet Ouvrage facré qui affure la gloire
de Votre Majeſté en faiſant le bonheur de l'hu-
« manité entiere.
ל כ
·
Le Comte d'Egremont a donné avis au Lord
Maire d'un Courier qui a apporté de Paris le 26
l'échange des ratifications des Articles préliminaires
de la Paix . Cette nouvelle a été annoncée au
Public par le canon du Parc & de la Tour.
On parle beaucoup du mariage de la Princeffe
Augufte , Soeur du Roi , avec le Prince Héréditaire
de Brunſwick , on affure que ce Prince
qui commence à ſe rétablir , ſe rendra ici avec
le Prince Ferdinand dans le mois de Janvier ou
de Février prochain.
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Résumé : SUITE des Nouvelles Politiques du I. Vol. de Janvier 1762, & des Préliminaires de la Paix.
En janvier 1762, les préliminaires de paix incluent plusieurs articles clés. La France doit restituer les pays occupés appartenant à l'Électorat d'Hanovre, au Landgrave de Hesse, au Duc de Brunswick et au Comte de la Lippe-Bückeburg, ainsi que les places fortes dans leur état d'avant la conquête. Les otages seront renvoyés sans rançon. Après ratification, la France évacuera les places de Clèves, Wesel et Gueldre, ainsi que d'autres territoires occupés en Westphalie, Basse-Saxe et sur le Rhin. Les troupes françaises et britanniques se retireront dans leurs États respectifs, et les souverains s'engageront à ne pas fournir de secours à leurs alliés encore en guerre. Les villes d'Ostende et de Nieuport seront évacuées par les troupes françaises. Les prises faites en temps de paix par les sujets britanniques sur les Espagnols seront jugées par les cours de justice de l'Amirauté britannique. La Grande-Bretagne démolira les fortifications érigées dans la baie de Honduras et garantira la liberté de religion aux habitants des territoires cédés. L'Espagne restituera Cuba et la Havane, et cèdera à la Grande-Bretagne les territoires au sud-est du Mississippi. Les Portugais seront inclus dans les préliminaires, et les hostilités cesseront entre les couronnes d'Espagne et de Portugal. Tous les territoires conquis seront restitués sans compensation. Les troupes françaises et britanniques procéderont à l'évacuation des pays occupés immédiatement après la ratification des préliminaires. Les prisonniers seront rendus réciproquement et sans rançon. Les traités existants avant la guerre seront renouvelés et confirmés. Les ratifications des articles préliminaires seront échangées dans un délai d'un mois. La France déclare qu'elle n'entend pas renoncer à acquitter ses dettes envers ses alliés. En novembre et décembre 1762, plusieurs événements diplomatiques et militaires sont rapportés. Le 3 novembre, un document est signé à Fontainebleau par le Duc de Choiseul. Le Comte Soltikow arrive à Dantzick le 31 octobre et repart pour la France en tant qu'Envoyé Extraordinaire de Russie. Le Chambellan de Larrey se rend en Hollande, puis à Paris et Madrid en tant qu'Envoyé Extraordinaire du Danemark. Le Maréchal de Daun quitte son poste, laissant le Général O-Danel commander en Bohême et le Baron de Podstatsky en Silésie et Moravie. Le Marquis d'Havrincourt, ancien Ambassadeur de France, est accueilli à Hambourg par le Sénat. À Dresde, les pertes impériales lors d'une bataille sont évaluées à trois mille hommes et vingt-quatre pièces de canon. Les Prussiens effectuent des incursions en Bohême et reçoivent des renforts en Silésie. Le Roi de Prusse est à Meissen et les troupes prussiennes reprennent position à Fravenstein. À Ratisbonne, le Prince Christian-Charles de Stolberg est choisi pour commander l'Armée d'exécution de l'Empire. Un incendie détruit une aile du château du Duc de Wurtemberg à Stuttgart. À Madrid, le Baron de Gleichen devient Ministre Plénipotentiaire du Danemark en France, et le sieur Doublet est nommé Envoyé extraordinaire des Provinces-Unies. À Rome, le Cardinal Merlini décède et l'Abbé de Vers est présenté au Souverain Pontife. À Gênes, Rudolph Brignolé est élu Doge et des opérations militaires sont menées contre des rebelles. À Turin, le Bailli de Breteuil, Ambassadeur de Malte, arrive et est reçu par la famille royale. À Londres, le Duc de Nivernois est reçu en tant qu'Ambassadeur de France et annonce l'échange des ratifications des Articles préliminaires de la Paix.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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7867
p. 213
APPROBATION.
Début :
J'ai lu, par ordre de Monseigneur le Chancelier, le second volume du Mercure de Janvier 1763 [...]
Mots clefs :
Chancelier
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
AP PROBATION.
J'ai lu , par ordre de Monfeigneur le Chancelier,
le fecond volume du Mercure de Janvier 1763
& je n'y ai rien trouvé qui puiffe en empêcher
Fimpreffion. A Paris ce 15 Janvier 1763 .
GUIROY.
J'ai lu , par ordre de Monfeigneur le Chancelier,
le fecond volume du Mercure de Janvier 1763
& je n'y ai rien trouvé qui puiffe en empêcher
Fimpreffion. A Paris ce 15 Janvier 1763 .
GUIROY.
Fermer
7868
p. 214-216
TABLE DES ARTICLES.
Début :
ΟDE fur la Paix. VERS envoyés à Madame la Marquise de * p ** , avec l'Ode fur la Paix. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TABLE DES ARTICLES.
TABLE DES ARTICLES.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET IN PROSI .
ARTICLE PREMIER.
E
ΟDB fur la Paix.
VERS envoyés à Madame la Marquise de
* p ** , avec l'Ode fur la Paix.
ETRENNE à Madame de M *** .
Pages
ibid.
13
14
15
A Madame la Préfidente CH .... en lui envoyant
la clef de l'Oeuvre de S. Paul.
LE Maquignon , Fable.
SUITE des Quiproquo , Nouvelle.
INSCRIPTION pour être miſe ſur le Maufolée
de M. de Crébillon .
MORALITÉ.
VERS préfentés au Ror.
39
40
LETTRE d'une jeune Etrangère fur la coëffure
& les modes actuelles des Françoiles. 41
VERS fur le jour de l'An , à M. de B ***.
EPIGRAMME envoyée pour Etrennes à Mile
Dumonceau.
A Madame de B, ......
ESSAI fur les Deuils.
48
ibid.
1 .
49.
" •
ibid.
EPIGRAMMES fur un vieux Bibliothéquaire 56
***
PORTRAIT de Madame **
COUPLETS à Mlle *** &c.
ENIGMES.
LOGOGRYPHES.
$7
$8
60 &61
63
64
ART. II. NOUVELLES LITTÉRAIRES.
SÉANCE du Châtelet de Paris.
ALMANACH Royal , Année 1763 , contenant
JANVIER. 1763. 215
la Naiffance des Princes & Princelles de
l'Europe , Archevêques , Evêques , &c . 173
LETTRE de M. Bourgelat , à l'Auteur du
Mercure.
ANNONCES de Livres.
7.7
79 &fuiv.
ARTICLE III . SCIENCES ET BELLES- LETTRES.
MATHÉMATIQUES .
GÉOGRAPH I E.
91
23
ASTRONOMIE.
LETTRE de M. Delalande , à M. De là Place . 98
ART. IV. BEAUX - ARTS.
ARTS UTILES.
ECOLE Royale vétérinaire établie à Lyon
fous la direction de M. Bourgelat.
HORLOGERIE .
ARTS AGRÉABLES.
SUITE des Obfervations d'une Société d'Amateurs.
PEINTURE.
ACADEMIES de Peinture , de Sculpture
& autres Arts de Marſeille .
LETTRE à l'Auteur du Mercure , contenant
la defcription d'un Tableau repréſentant
les GRACES.
MUSIQUE.
LETTRE de M. Leloup , Editeur des Récréations
de Polhymnie.
GRAVURE .
SUPPLEMENT à l'Article des Sciences.
AGRICULTURE .
OBSERVATION fur un vice Effentie ! des char-
100
104
10f
113
119
127
128
116 MERCURE DE FRANCE.
SPECTACLES de la Cour à Verſailles .
rues , & Effai fur la conſtruction d'une
nouvelle. Par M. Pioger.
ART. V. SPECTACLE S.
SPECTACLES DE PARIS.
129
136
OPERA.
ΤΑΙ
COMÉDIE Françoiſe. 149
COMÉDIE Italienne.
151
Avis au Public fur la petite Pofte. 152
SUITE des Nouv. Polit. du I. Vol. Janvier. 138
MARIAGES. 180
MORTS. 181
ART. VI. Nouvelles Politiques. 182
MARIAGES . 199
MORTS.
201
ART. VIII. Economie & Commerce.
Avis divers.
210
(211
PIECES FUGITIVES EN VERS ET IN PROSI .
ARTICLE PREMIER.
E
ΟDB fur la Paix.
VERS envoyés à Madame la Marquise de
* p ** , avec l'Ode fur la Paix.
ETRENNE à Madame de M *** .
Pages
ibid.
13
14
15
A Madame la Préfidente CH .... en lui envoyant
la clef de l'Oeuvre de S. Paul.
LE Maquignon , Fable.
SUITE des Quiproquo , Nouvelle.
INSCRIPTION pour être miſe ſur le Maufolée
de M. de Crébillon .
MORALITÉ.
VERS préfentés au Ror.
39
40
LETTRE d'une jeune Etrangère fur la coëffure
& les modes actuelles des Françoiles. 41
VERS fur le jour de l'An , à M. de B ***.
EPIGRAMME envoyée pour Etrennes à Mile
Dumonceau.
A Madame de B, ......
ESSAI fur les Deuils.
48
ibid.
1 .
49.
" •
ibid.
EPIGRAMMES fur un vieux Bibliothéquaire 56
***
PORTRAIT de Madame **
COUPLETS à Mlle *** &c.
ENIGMES.
LOGOGRYPHES.
$7
$8
60 &61
63
64
ART. II. NOUVELLES LITTÉRAIRES.
SÉANCE du Châtelet de Paris.
ALMANACH Royal , Année 1763 , contenant
JANVIER. 1763. 215
la Naiffance des Princes & Princelles de
l'Europe , Archevêques , Evêques , &c . 173
LETTRE de M. Bourgelat , à l'Auteur du
Mercure.
ANNONCES de Livres.
7.7
79 &fuiv.
ARTICLE III . SCIENCES ET BELLES- LETTRES.
MATHÉMATIQUES .
GÉOGRAPH I E.
91
23
ASTRONOMIE.
LETTRE de M. Delalande , à M. De là Place . 98
ART. IV. BEAUX - ARTS.
ARTS UTILES.
ECOLE Royale vétérinaire établie à Lyon
fous la direction de M. Bourgelat.
HORLOGERIE .
ARTS AGRÉABLES.
SUITE des Obfervations d'une Société d'Amateurs.
PEINTURE.
ACADEMIES de Peinture , de Sculpture
& autres Arts de Marſeille .
LETTRE à l'Auteur du Mercure , contenant
la defcription d'un Tableau repréſentant
les GRACES.
MUSIQUE.
LETTRE de M. Leloup , Editeur des Récréations
de Polhymnie.
GRAVURE .
SUPPLEMENT à l'Article des Sciences.
AGRICULTURE .
OBSERVATION fur un vice Effentie ! des char-
100
104
10f
113
119
127
128
116 MERCURE DE FRANCE.
SPECTACLES de la Cour à Verſailles .
rues , & Effai fur la conſtruction d'une
nouvelle. Par M. Pioger.
ART. V. SPECTACLE S.
SPECTACLES DE PARIS.
129
136
OPERA.
ΤΑΙ
COMÉDIE Françoiſe. 149
COMÉDIE Italienne.
151
Avis au Public fur la petite Pofte. 152
SUITE des Nouv. Polit. du I. Vol. Janvier. 138
MARIAGES. 180
MORTS. 181
ART. VI. Nouvelles Politiques. 182
MARIAGES . 199
MORTS.
201
ART. VIII. Economie & Commerce.
Avis divers.
210
(211
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Résumé : TABLE DES ARTICLES.
Le document est une table des articles d'une publication structurée en plusieurs sections. La première section, 'Pièces fugitives en vers et en prose,' inclut des poèmes, lettres, fables, nouvelles, inscriptions, épigrammes et essais sur divers sujets comme les deuils et les modes françaises. La deuxième section, 'Nouvelles littéraires,' couvre des événements tels qu'une séance du Châtelet de Paris et des annonces de livres. La troisième section, 'Sciences et Belles-Lettres,' traite des mathématiques, de la géographie, de l'astronomie et inclut des lettres de personnalités comme M. Delalande. La quatrième section, 'Beaux-Arts,' aborde les arts utiles et agréables, avec des descriptions de tableaux et des lettres sur la musique et la gravure. La cinquième section, 'Spectacles,' détaille les spectacles de la cour à Versailles et à Paris, incluant l'opéra et la comédie française et italienne. La sixième section, 'Nouvelles politiques,' mentionne des mariages et des décès. Enfin, la huitième section, 'Économie & Commerce,' contient divers avis.
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7869
p. 216
« De l'Imprimerie de SEBASTIEN JORRY, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...] »
Début :
De l'Imprimerie de SEBASTIEN JORRY, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...]
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texteReconnaissance textuelle : « De l'Imprimerie de SEBASTIEN JORRY, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...] »
De l'Imprimerie de SEBASTIEN JORRY, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise.
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7870
s. p.
AVERTISSEMENT.
Début :
LE Bureau du Mercure est chez M. LUTTON, Avocat, Greffier Commis [...]
Mots clefs :
Greffier, Commis, Libraires des provinces ou des pays étrangers, Poste, Table générale
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texteReconnaissance textuelle : AVERTISSEMENT.
AVERTISSEMENT.
LE Bureau du Mercure eft chez M.
LUTTON Avocat , Greffier Commis
au Greffe Civil du Parlement , Commis
au recouvrement du Mercure , rue Sainte
Anne, Butte Saint Roch à côté du
Sellier du Roi.
C'eft à lui que l'on prie d'adreffer ,
francs de port,
les paquets & lettres
pour remettre , quant à la partie littéraire
, à M. DE LA PLACE , Auteur
du Mercure.
Le prix de chaque volume eft de 36
fols , mais l'on ne payera d'avance , en
s'abonnant , que 24 livres pour feize vo-
Lumes , à raifon de 30 fols piéce.
Les perfonnes de province aufquelles
on enverra le Mercure par la pofte ,
payeront pour feize volumes 32 livres
d'avance en s'abonnant , & elles les recevront
francs de port.
Celles qui auront des occafions pour
le faire venir , ou qui prendront les frais
du port fur leur compte , ne payeront
comme à Paris , qu'à raifon de 30 fols
parvolum . c'est -à- dire 24 livres d'avance,
en s'abonnant pour feize volumes.
Les Libraires des provinces ou des
Aij
pays étrangers , qui voudront faire venir
le Mercure , écriront à l'adreſſe cideffus.
On fupplie les perfonnes des provinces
d'envoyer par la pofte , en payant
le droit , leurs ordres , afin quele payement
en foit fait d'avance au Bureau.
Les paquets qui neferont pas affranchis
, refteront au rebut.
On prie les perfonnes qui envoyent
des Livres , Eftampes & Mufique à annoncer,
d'en marquer le prix.
Le Nouveau Choix de Piéces tirées
des Mercures & autres Journaux , par
M. DE LA PLACE , fe trouve auffi au
Bureau du Mercure. Le format , le nombre
de volumes & les conditions font
les mêmes pour une année. Il y en a jufqu'à
préfent quatre - vingt - fept volumes.
Une Table générale , rangée par
ordre des Matières , fe trouve à la fin du
foixante- douxiéme .
LE Bureau du Mercure eft chez M.
LUTTON Avocat , Greffier Commis
au Greffe Civil du Parlement , Commis
au recouvrement du Mercure , rue Sainte
Anne, Butte Saint Roch à côté du
Sellier du Roi.
C'eft à lui que l'on prie d'adreffer ,
francs de port,
les paquets & lettres
pour remettre , quant à la partie littéraire
, à M. DE LA PLACE , Auteur
du Mercure.
Le prix de chaque volume eft de 36
fols , mais l'on ne payera d'avance , en
s'abonnant , que 24 livres pour feize vo-
Lumes , à raifon de 30 fols piéce.
Les perfonnes de province aufquelles
on enverra le Mercure par la pofte ,
payeront pour feize volumes 32 livres
d'avance en s'abonnant , & elles les recevront
francs de port.
Celles qui auront des occafions pour
le faire venir , ou qui prendront les frais
du port fur leur compte , ne payeront
comme à Paris , qu'à raifon de 30 fols
parvolum . c'est -à- dire 24 livres d'avance,
en s'abonnant pour feize volumes.
Les Libraires des provinces ou des
Aij
pays étrangers , qui voudront faire venir
le Mercure , écriront à l'adreſſe cideffus.
On fupplie les perfonnes des provinces
d'envoyer par la pofte , en payant
le droit , leurs ordres , afin quele payement
en foit fait d'avance au Bureau.
Les paquets qui neferont pas affranchis
, refteront au rebut.
On prie les perfonnes qui envoyent
des Livres , Eftampes & Mufique à annoncer,
d'en marquer le prix.
Le Nouveau Choix de Piéces tirées
des Mercures & autres Journaux , par
M. DE LA PLACE , fe trouve auffi au
Bureau du Mercure. Le format , le nombre
de volumes & les conditions font
les mêmes pour une année. Il y en a jufqu'à
préfent quatre - vingt - fept volumes.
Une Table générale , rangée par
ordre des Matières , fe trouve à la fin du
foixante- douxiéme .
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Résumé : AVERTISSEMENT.
Le document est un avertissement concernant la distribution du Mercure, une publication périodique. Le Bureau du Mercure est situé chez M. LUTTON, avocat et greffier au Parlement, rue Sainte Anne, Butte Saint Roch. Les abonnés doivent envoyer leurs paquets et lettres à cette adresse, francs de port. Les lettres littéraires doivent être remises à M. DE LA PLACE, l'auteur du Mercure. Le prix de chaque volume est de 36 sols. Les abonnements pour douze volumes coûtent 24 livres à Paris et 32 livres pour les provinces, avec livraison gratuite. Les libraires des provinces ou des pays étrangers doivent écrire à l'adresse indiquée pour recevoir le Mercure. Les personnes des provinces doivent envoyer leurs ordres par la poste en payant le droit pour que le paiement soit effectué à l'avance. Les paquets non affranchis seront rejetés. Les expéditeurs de livres, estampes et musique doivent indiquer le prix de leurs envois. Le Nouveau Choix de Pièces tirées des Mercures et autres Journaux, par M. DE LA PLACE, est également disponible au Bureau du Mercure. Ce choix est composé de quatre-vingt-sept volumes, avec une table générale des matières à la fin du soixante-douzième volume.
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7871
p. 139-140
SUPPLÉMENT à l'Article des Piéces fugitives. NOUVELLE INSCRIPTION, Pour être mise sur le Mausolée de M. DE CRÉBILLON.
Début :
O TOI, qui dans la Tombe emportes nos regrets ! [...]
Mots clefs :
Tombe, Gloire, Mémoire
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texteReconnaissance textuelle : SUPPLÉMENT à l'Article des Piéces fugitives. NOUVELLE INSCRIPTION, Pour être mise sur le Mausolée de M. DE CRÉBILLON.
SUPPLÉMENT à l'Article des Piéces
fugitives.
NOUVELLE INSCRIPTION ,
Pour être mife fur le Maufolée de M. DE CRÉ-
ΤΟΙ ,
BILLON.
qui dans la Tombe emportes nos regrets
!
La gloire te couronne au centre de la Paix.
Crébillon , Ecrivain ſublime ,
Ta mémoire à nos coeurs devient chère à jamais.
De ton Roi, de tous les Français ,
Ces marbres immortels te confacrent l'eftime.
1
140 MERCURE DE FRANCE.
HUNC Tumulum juffu Ludovici XV
Generofiffimi Artium renumeratoris ,
Pofuit
MARCHIO DE MARIGNY,
Regalium Præfectus Edificiorum ,
Anno Reparatæ Salutis ....Die... Menfis ....
Quam Mirantes Ampliffimam ingenii
Mercedem ,
Gens acclamat Erudita ,
Studiofa virtus triumphat & accenditur ;
Invidia autem erubefcit & tacet.
BRUNET .
fugitives.
NOUVELLE INSCRIPTION ,
Pour être mife fur le Maufolée de M. DE CRÉ-
ΤΟΙ ,
BILLON.
qui dans la Tombe emportes nos regrets
!
La gloire te couronne au centre de la Paix.
Crébillon , Ecrivain ſublime ,
Ta mémoire à nos coeurs devient chère à jamais.
De ton Roi, de tous les Français ,
Ces marbres immortels te confacrent l'eftime.
1
140 MERCURE DE FRANCE.
HUNC Tumulum juffu Ludovici XV
Generofiffimi Artium renumeratoris ,
Pofuit
MARCHIO DE MARIGNY,
Regalium Præfectus Edificiorum ,
Anno Reparatæ Salutis ....Die... Menfis ....
Quam Mirantes Ampliffimam ingenii
Mercedem ,
Gens acclamat Erudita ,
Studiofa virtus triumphat & accenditur ;
Invidia autem erubefcit & tacet.
BRUNET .
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Résumé : SUPPLÉMENT à l'Article des Piéces fugitives. NOUVELLE INSCRIPTION, Pour être mise sur le Mausolée de M. DE CRÉBILLON.
Le texte est un supplément à un article sur des pièces fugitives, présentant une nouvelle inscription pour le mausolée de Crébillon. Cette inscription honore Crébillon comme un écrivain sublime, dont la mémoire est chère aux Français. Commandée par Louis XV et placée par le marquis de Marigny, elle souligne l'admiration pour le génie de Crébillon et la victoire de la vertu studieuse.
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7872
p. 140-141
A l'Auteur de la Comédie de DUPUIS & DESRONAIS.
Début :
REÇOIS, mon chère Collé, le compliment sincère [...]
Mots clefs :
Drame, Talents, Honnête homme
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texteReconnaissance textuelle : A l'Auteur de la Comédie de DUPUIS & DESRONAIS.
A l'Auteur de la Comédie de DUPUIS
& DESRONAIS.
REÇOIS , mon chère Collé , le compliment fincère
De ton ami de tous les
temps :
Ton drame a fû doublement plaire ;
Le triomphe de tes talens
Eft celui de ton caractère :
Dans ton eſprit on voit ton coeur.
FEVRIER. 1763 . 141-
pomme; L'un & l'autre aujourd'hui t'ont mérité la
Et quoiqu'en puiffe dire un Monde corrupteur ,
Ce n'eſt pas l'efprit ſeul que le Public renomme.
Il n'éprouve jamais un plaifir plus flatteur ,
Que lorsqu'en couronnant l'Auteur ,
Il couronne auffi l'honnête-homme.
& DESRONAIS.
REÇOIS , mon chère Collé , le compliment fincère
De ton ami de tous les
temps :
Ton drame a fû doublement plaire ;
Le triomphe de tes talens
Eft celui de ton caractère :
Dans ton eſprit on voit ton coeur.
FEVRIER. 1763 . 141-
pomme; L'un & l'autre aujourd'hui t'ont mérité la
Et quoiqu'en puiffe dire un Monde corrupteur ,
Ce n'eſt pas l'efprit ſeul que le Public renomme.
Il n'éprouve jamais un plaifir plus flatteur ,
Que lorsqu'en couronnant l'Auteur ,
Il couronne auffi l'honnête-homme.
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Résumé : A l'Auteur de la Comédie de DUPUIS & DESRONAIS.
En février 1763, une lettre félicite Charles Collé pour sa comédie, saluant son succès artistique et moral. Le public admire son talent et son honnêteté. Les louanges sont sincères, malgré les jugements négatifs possibles. Le public apprécie les auteurs talentueux et honnêtes.
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7873
p. 141-144
DEUXIÈME LETTRE d'une jeune Etrangére,sur les Modes actuelles des Françoifes.
Début :
Je suis fort aise, ma chère Miss, d'avoir réussi à t'amuser, & fort glorieuse [...]
Mots clefs :
Minois, Coiffure, Huppe, Négligé
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : DEUXIÈME LETTRE d'une jeune Etrangére,sur les Modes actuelles des Françoifes.
'DEUXIÈME LETTRE d'une jeune
Etrangére ,fur les Modes actuelles des
Françoifes . ( * )
JEE Je fuis
d'avoir réuffi à t'amufer , & fort glorieufe
que les François , qui voyagent
dans notre Patrie , t'ayent confirmé ce
que tu aurois pris fans cela pour un
Conte de mon imagination . Quelquesuns
de ces Meffieurs , plus délicats &
plus raifonnables que la Cohie de leurs
Compatriotes , s'étoient confiés à moi
fur le regret qu'ils avoient de ne plus
trouver autant de jolies Françoiſes ,
qu'ils en avoient vues autrefois. Je
leur fis faire attention aux énormes Hup.
pes dont je t'ai entretenue , dans ma
fort aife , ma chère Miſs ,
(*)Voyez la première Lettre , dans le fecond ,
Volume de Janvier.
142 MERCURE DE FRANCE.
précédente ; is convinrent que cette
caufe leur avoit fait perdre une infinité
de jolis minois. Cependant les Françoifes
m'y paroiffent fi attachées que ,
pour finir fur l'article de leur coëffure ,
tu fçauras qu'elles en ont imaginé une
dans le négligé , qui leur enveloppe
toute la tête , avec deux grands volets
en avant , pour laiffer à découvert le
fommet de ces têtes , afin de faire fortir
toujours la Huppe du toupet. J'ai de
la peine à te donner bien jufte l'idée de
ce Bonnet : tu n'en connoîtras jamais
tout le ridicule , à moins que je ne t'en
faffe paffer un de ce pays ; tu pourras
l'éffayer fur ta petite épagneule , quand
les vapeurs noires te tourmenteront
trop fort. En attendant , imagines- toi
deux grands ailerons de chaque côté
d'un vifage , qui excédent de ſept ou
huit grands pouces la phyfionomie &
de deux ou trois les plus grands nez de
France. Ces ailerons ne paroiffent tenir
à rien par le haut ; car , comme je te
l'ai déja dit , il faut que la Huppe ait fa
faillie franche : mais ils font attachés par
derrière à une ample bourfe de linge
qui enveloppe le volumineux amas
de cheveux dont les Françoifes font àpréfent
leur plus chère parure. On met
FEVRIER, 1763. 143
par là-deffus une efpèce de couronne
en rubans bouillonnés , qui paroît nouée
avec une rofette des mêmes rubans vers
l'extrémité postérieure du crâne ; je fuis
bien trompée fi tout cela ne s'appelle
pas fort ingénieufement un Cabriolet :
je n'ofe cependant t'en affurer , car
leurs ouvrières & marchandes de brillans
Chiffons , la plupart du temps fans
goût comme fans raifonnement , ont
la fuprême légiflation fur cette partie ,
& chaque femaine changent les noms
de ces bagatelles , pour obliger celles
qui les portent à en faire faire de nouvelles.
Cabriolet ou non , l'image , telle
que je viens de te la décrire , d'un vifage
qu'on donne à deviner dans cet enfoncement,
à-peu-près dans la proportion des
papillons que nous avons dans nos cabinets
, dont le corps eft fi petit pour
l'étendue de leurs aîles ; une tête oblongue
& applatie à l'inftar de quelques
Peuples fauvages ; voilà une Françoife
dans fon négligé coquet. Je te parlerai
une autre fois de l'habillement qui conftitue
ce même négligé. Il s'en faut bien
qu'il m'ait paru avoir les mêmes ridicules.
Je n'en fuis pas furprife , car il y
auroit en cela quelqu'ordre & quelque
conféquence ; dès-lors les Françoifes
144 MERCURE DE FRANCE.
feroient étrangères dans leur propre
Patrie. Donne-toi un peu de patience ;
quand je t'aurai fait paffer en revue
les femmes de ce Pays , nous examinerons
un peu les hommes , furtout ceux
qu'on appelle les Agréables : car le
nom de Petit-Maître commence à être
furanné , je t'en avertis , ce n'eſt plus
le mot , que pour les Ecrivains qui étudient
le monde dans leur petite chambre
obfcure , & qui le peignent d'après
les cercles bourgeois où ils ont
accès. Je t'embraffe de tout mon coeur
& c.
Etrangére ,fur les Modes actuelles des
Françoifes . ( * )
JEE Je fuis
d'avoir réuffi à t'amufer , & fort glorieufe
que les François , qui voyagent
dans notre Patrie , t'ayent confirmé ce
que tu aurois pris fans cela pour un
Conte de mon imagination . Quelquesuns
de ces Meffieurs , plus délicats &
plus raifonnables que la Cohie de leurs
Compatriotes , s'étoient confiés à moi
fur le regret qu'ils avoient de ne plus
trouver autant de jolies Françoiſes ,
qu'ils en avoient vues autrefois. Je
leur fis faire attention aux énormes Hup.
pes dont je t'ai entretenue , dans ma
fort aife , ma chère Miſs ,
(*)Voyez la première Lettre , dans le fecond ,
Volume de Janvier.
142 MERCURE DE FRANCE.
précédente ; is convinrent que cette
caufe leur avoit fait perdre une infinité
de jolis minois. Cependant les Françoifes
m'y paroiffent fi attachées que ,
pour finir fur l'article de leur coëffure ,
tu fçauras qu'elles en ont imaginé une
dans le négligé , qui leur enveloppe
toute la tête , avec deux grands volets
en avant , pour laiffer à découvert le
fommet de ces têtes , afin de faire fortir
toujours la Huppe du toupet. J'ai de
la peine à te donner bien jufte l'idée de
ce Bonnet : tu n'en connoîtras jamais
tout le ridicule , à moins que je ne t'en
faffe paffer un de ce pays ; tu pourras
l'éffayer fur ta petite épagneule , quand
les vapeurs noires te tourmenteront
trop fort. En attendant , imagines- toi
deux grands ailerons de chaque côté
d'un vifage , qui excédent de ſept ou
huit grands pouces la phyfionomie &
de deux ou trois les plus grands nez de
France. Ces ailerons ne paroiffent tenir
à rien par le haut ; car , comme je te
l'ai déja dit , il faut que la Huppe ait fa
faillie franche : mais ils font attachés par
derrière à une ample bourfe de linge
qui enveloppe le volumineux amas
de cheveux dont les Françoifes font àpréfent
leur plus chère parure. On met
FEVRIER, 1763. 143
par là-deffus une efpèce de couronne
en rubans bouillonnés , qui paroît nouée
avec une rofette des mêmes rubans vers
l'extrémité postérieure du crâne ; je fuis
bien trompée fi tout cela ne s'appelle
pas fort ingénieufement un Cabriolet :
je n'ofe cependant t'en affurer , car
leurs ouvrières & marchandes de brillans
Chiffons , la plupart du temps fans
goût comme fans raifonnement , ont
la fuprême légiflation fur cette partie ,
& chaque femaine changent les noms
de ces bagatelles , pour obliger celles
qui les portent à en faire faire de nouvelles.
Cabriolet ou non , l'image , telle
que je viens de te la décrire , d'un vifage
qu'on donne à deviner dans cet enfoncement,
à-peu-près dans la proportion des
papillons que nous avons dans nos cabinets
, dont le corps eft fi petit pour
l'étendue de leurs aîles ; une tête oblongue
& applatie à l'inftar de quelques
Peuples fauvages ; voilà une Françoife
dans fon négligé coquet. Je te parlerai
une autre fois de l'habillement qui conftitue
ce même négligé. Il s'en faut bien
qu'il m'ait paru avoir les mêmes ridicules.
Je n'en fuis pas furprife , car il y
auroit en cela quelqu'ordre & quelque
conféquence ; dès-lors les Françoifes
144 MERCURE DE FRANCE.
feroient étrangères dans leur propre
Patrie. Donne-toi un peu de patience ;
quand je t'aurai fait paffer en revue
les femmes de ce Pays , nous examinerons
un peu les hommes , furtout ceux
qu'on appelle les Agréables : car le
nom de Petit-Maître commence à être
furanné , je t'en avertis , ce n'eſt plus
le mot , que pour les Ecrivains qui étudient
le monde dans leur petite chambre
obfcure , & qui le peignent d'après
les cercles bourgeois où ils ont
accès. Je t'embraffe de tout mon coeur
& c.
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Résumé : DEUXIÈME LETTRE d'une jeune Etrangére,sur les Modes actuelles des Françoifes.
La deuxième lettre d'une jeune étrangère discute des modes actuelles des Françaises. L'auteure se réjouit que des Français ayant visité sa patrie aient validé ses observations sur les tendances françaises. Certains Français déplorent la diminution du nombre de jolies femmes, attribuant cela à la popularité des énormes coiffures appelées 'Huppe'. Malgré cela, les Françaises restent fidèles à ces coiffures et ont inventé une version négligée, le 'Cabriolet', qui couvre toute la tête sauf le sommet. Cette coiffure est décrite comme ridicule, avec de grands volets de chaque côté du visage, comparée à des papillons et à des têtes oblongues et aplaties. L'auteure prévoit de parler de l'habillement constituant ce négligé dans une prochaine lettre et d'examiner ensuite les hommes, notamment ceux appelés les 'Agréables', le terme 'Petit-Maître' étant désormais dépassé.
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7874
p. 144-146
LE CYGNE RỌI ET SES SUJETS, FABLE.
Début :
DANS un Jardin que la Nature [...]
Mots clefs :
Cygne, Canal, Nature, Printemps
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LE CYGNE RỌI ET SES SUJETS, FABLE.
LE CYGNE RỌI ET SES SUJETS ,
FABLE.
DANANSS uunn Jardin que la Nature
Du printemps de Flore embellit ,
L'art avoit d'un canal creufé le vaſte lit ,
Où d'un jet tomboit l'onde pure.
Un éffain de Cygnes brillans
Du canal arrondi blanchiffoit la furface :
Un de ces oiſeaux éclatans
Élevoit la tête avec grace:
On voyoit à fon air qu'il en étoit le Roi.
Eh !
FEVRIER. 1763. 145
-Eh ! qui méritoit mieux de l'être ?
Entouré par l'Amour il écartoit l'éffroi
Que l'esclavage traîne à la fuite d'un Maître.
Le jour de fa Fête arriva :
Chacun de fes Sujets voulut montrer fon zéle ;
On prit foin d'inventer quelque Fête nouvelle ,
Où fans être amené le plaifir fe trouva :
Ami faux adroits politiques ,
Tous au ton de l'éloge avoient monté leurs voix.
On vit alors pour la première fois
Des courtisans flatteurs être encor véridiques .
L'un lui diſoit d'un ton mélodieux :
>> Vous enchantez le voisinage
» Par la rare beauté de votre heureux plumage ,
» Et par vos fons harmonieux.
Un autre favant dans la fable :
» Du cygne de Lida vous avez le talent :
→ Vous favez comme lui tendre , coquet , galant ,
» Prodiguer la .careffe aimable.
» Sous ce plumage éblouiſſant :
>> Vous nous cachez le Maître du tonnèrre ,
( Dit un vaſſal reconnoiffant : )
» Vous êtes un Dieu fur la Tèrre ,
" Puifque vous êtes bienfaifant.
Un jeune cygne , éloigné de la foule ,
Triſte objet du mépris , des autres le rebut ,
Attendoit qu'il fût ſeul pour offrir ſon tribut.
Des flatteurs le torrent s'écoule ;
Et ce Cygne emporté par la plus vive ardeur ,
G
146 MERCURE DE FRANCE .
S'approche en agitant les aîles :
Son regard eft plus vif , fes plumes ſont plus
belles ;
Et le Dieu du Plaifir a paffé dans fon coeur.
כ כ
Si j'avois eu l'âme commune ,
( Dit- il , au cygne avec candeur )
» J'aurois pu me mêler dans la foul importune
»Dese fclaves de la grandeur :
>> Mais je cherche votre âme & non votre fortune.
» J'ai refufé mon coeur & mon hommage au
Roi :
» Je viens l'offrir au cygne aimable.
» J'accepte votre don , dit ce Maître adorable ,
» Le fentiment eft fait pour moi .
Qu'un Grand déploye une âme tendre & belle ,
Pour enchaîner les coeurs il a de fûrs attraits :
Ma fable en préfente les traits ,
Et St. A... m'a fervi de modèle .
Par M. LEGIER.
FABLE.
DANANSS uunn Jardin que la Nature
Du printemps de Flore embellit ,
L'art avoit d'un canal creufé le vaſte lit ,
Où d'un jet tomboit l'onde pure.
Un éffain de Cygnes brillans
Du canal arrondi blanchiffoit la furface :
Un de ces oiſeaux éclatans
Élevoit la tête avec grace:
On voyoit à fon air qu'il en étoit le Roi.
Eh !
FEVRIER. 1763. 145
-Eh ! qui méritoit mieux de l'être ?
Entouré par l'Amour il écartoit l'éffroi
Que l'esclavage traîne à la fuite d'un Maître.
Le jour de fa Fête arriva :
Chacun de fes Sujets voulut montrer fon zéle ;
On prit foin d'inventer quelque Fête nouvelle ,
Où fans être amené le plaifir fe trouva :
Ami faux adroits politiques ,
Tous au ton de l'éloge avoient monté leurs voix.
On vit alors pour la première fois
Des courtisans flatteurs être encor véridiques .
L'un lui diſoit d'un ton mélodieux :
>> Vous enchantez le voisinage
» Par la rare beauté de votre heureux plumage ,
» Et par vos fons harmonieux.
Un autre favant dans la fable :
» Du cygne de Lida vous avez le talent :
→ Vous favez comme lui tendre , coquet , galant ,
» Prodiguer la .careffe aimable.
» Sous ce plumage éblouiſſant :
>> Vous nous cachez le Maître du tonnèrre ,
( Dit un vaſſal reconnoiffant : )
» Vous êtes un Dieu fur la Tèrre ,
" Puifque vous êtes bienfaifant.
Un jeune cygne , éloigné de la foule ,
Triſte objet du mépris , des autres le rebut ,
Attendoit qu'il fût ſeul pour offrir ſon tribut.
Des flatteurs le torrent s'écoule ;
Et ce Cygne emporté par la plus vive ardeur ,
G
146 MERCURE DE FRANCE .
S'approche en agitant les aîles :
Son regard eft plus vif , fes plumes ſont plus
belles ;
Et le Dieu du Plaifir a paffé dans fon coeur.
כ כ
Si j'avois eu l'âme commune ,
( Dit- il , au cygne avec candeur )
» J'aurois pu me mêler dans la foul importune
»Dese fclaves de la grandeur :
>> Mais je cherche votre âme & non votre fortune.
» J'ai refufé mon coeur & mon hommage au
Roi :
» Je viens l'offrir au cygne aimable.
» J'accepte votre don , dit ce Maître adorable ,
» Le fentiment eft fait pour moi .
Qu'un Grand déploye une âme tendre & belle ,
Pour enchaîner les coeurs il a de fûrs attraits :
Ma fable en préfente les traits ,
Et St. A... m'a fervi de modèle .
Par M. LEGIER.
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Résumé : LE CYGNE RỌI ET SES SUJETS, FABLE.
La fable 'Le Cygne Roi et ses sujets' se déroule dans un jardin printanier orné d'un canal artificiel. Un groupe de cygnes y réside, parmi lesquels un cygne roi se distingue par sa grâce et son éclat. Lors de la fête en son honneur, ses sujets rivalisent de zèle pour lui rendre hommage. Des courtisans flatteurs, habituellement hypocrites, se montrent sincères dans leurs éloges, louant la beauté du plumage du cygne roi, son talent musical et sa bienveillance, le comparant même à un dieu sur terre. Un jeune cygne, méprisé par les autres, attend d'être seul pour offrir son tribut au roi. Il avoue qu'il refuse de flatter la fortune du roi mais admire son âme. Le cygne roi accepte son hommage, soulignant que le sentiment est ce qui compte le plus. La fable met en avant les attraits d'une âme tendre et belle pour captiver les cœurs, avec Saint-A... comme modèle. L'auteur de la fable est M. Legier.
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7875
p. 146-147
MADRIGAL A MADAME ***
Début :
Un jour près de ces bords fleuris, [...]
Mots clefs :
Seine, Amour
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texteReconnaissance textuelle : MADRIGAL A MADAME ***
MADRIGAL
A MADAME ***·
Un jour près de ces bords fleuris ,
Où la Seine fe mire au criſtal de ſes glaces ,
M... raffembloit les graces
Avec la fageffe & les Ris.
La plus jeune des trois , rivale de le MAURE
FEVRIER. 1763 .
147
De fon gofier brillant cadençoit les beaux fons :
L'Amour répétoit fes chanfons :
Aglaé chantoit mieux encore.
Des Bergers & des Rois le fuperbe vainqueur ,
Honteux d'être vaincu par la jeune Mortelle ,
Echappé de les yeux fe cache dans mon coeur :
Mais il y retrouvá les traits de cette Belle.
Par le même.
A MADAME ***·
Un jour près de ces bords fleuris ,
Où la Seine fe mire au criſtal de ſes glaces ,
M... raffembloit les graces
Avec la fageffe & les Ris.
La plus jeune des trois , rivale de le MAURE
FEVRIER. 1763 .
147
De fon gofier brillant cadençoit les beaux fons :
L'Amour répétoit fes chanfons :
Aglaé chantoit mieux encore.
Des Bergers & des Rois le fuperbe vainqueur ,
Honteux d'être vaincu par la jeune Mortelle ,
Echappé de les yeux fe cache dans mon coeur :
Mais il y retrouvá les traits de cette Belle.
Par le même.
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Résumé : MADRIGAL A MADAME ***
Le madrigal de février 1763 célèbre Aglaé, une jeune chanteuse talentueuse rencontrée près de la Seine. L'Amour, impressionné par sa beauté, se cache dans le cœur du poète. Ce dernier admire la grâce et le charme d'Aglaé, soulignant l'impact profond qu'elle a sur lui.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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7876
p. 147
VERS pour accompagner un Tableau de M. Amédée Vanloo, représentant différentes vertus, lesquelles vues par optique, forment le portrait ressemblant du ROI.
Début :
Des Rois & des Héros, tous les Peintres fameux, [...]
Mots clefs :
Rois, Héros, Peintres, Art
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : VERS pour accompagner un Tableau de M. Amédée Vanloo, représentant différentes vertus, lesquelles vues par optique, forment le portrait ressemblant du ROI.
VERS pour accompagner un Tableau
de M. Amédée Vanloo , repréfentant
différentes vertus , lefquelles vues par
optique , forment le portrait reffemblant
du ROI.
Dis Rois & des Héros , tous les Peintres fa- DES
meux ,
Sur la toile ont tranfmis l'image reflemblante.
Vanloo feul a peint l'âme , & fon art merveilleux
Animant les vertus , en elles nous préfente
Et les traits de Louis , & fon coeur généreux.
Par REGNAUDIN DE NASSY , fils.
de M. Amédée Vanloo , repréfentant
différentes vertus , lefquelles vues par
optique , forment le portrait reffemblant
du ROI.
Dis Rois & des Héros , tous les Peintres fa- DES
meux ,
Sur la toile ont tranfmis l'image reflemblante.
Vanloo feul a peint l'âme , & fon art merveilleux
Animant les vertus , en elles nous préfente
Et les traits de Louis , & fon coeur généreux.
Par REGNAUDIN DE NASSY , fils.
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7877
p. 211
APPROBATION.
Début :
J'ai lu, par ordre de Monseigneur le Chancelier, le Mercure de Février 1763, & je n'y ai rien [...]
Mots clefs :
Chancelier, Impression
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texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
APPROBATION.
J'ai lu , par ordre de Monſeigneur le Chancelier ,
le Mercure de Février 1763 , & je n'y ai rien
trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion. A
Paris , ce 31 Janvier 1763. GUIROY.
J'ai lu , par ordre de Monſeigneur le Chancelier ,
le Mercure de Février 1763 , & je n'y ai rien
trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion. A
Paris , ce 31 Janvier 1763. GUIROY.
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7878
p. 211-214
TABLE DES ARTICLES.
Début :
PIECES, FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE. ARTICLE PREMIER. HOTELS des deux Compagnies des Mousquetaires. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TABLE DES ARTICLES.
TABLE DES ARTICLES.
PIECES, FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE.
ARTICLE PREMIER.
HOTELS Horezs des deux Compagnies des Moufquetaires
.
LA Lotterie de l'Amour.
JUPITER & Junon.
A une Demoiſelle.
A Uranie.
Page 5
26
27
29
30
31
SUR une Dame à qui on a donné le nom
de Circé.
MAL A PROPOS, ou l'exil de la Pudeur. Poëme
allégorique.
212 MERCURE DE FRANCE .
ODE fur la Paix . Par M. le Chevalier de
Viguier.
INSCRIPTIO Ludovici XV.
CHANSON fur le mariage de Mlle d'Allencourt
, avec M. le Marquis de Noailles .
A Madame la N *** , lifant la Comédie
des Grâces .
RÉPONSE honnête d'un homme très-honnête
& c.
EPITRE à M. l'Abbé Camu , à Verſailles .
43
47
48
st
53
VERS à Madame & M. de la Belouge , Con-
Leiller au Parlement de Paris. 36
VERS à Madame la Marquife de M .... au
Bal de Verſailles. 58
ENIGMES. $9 & 60
LOGOGRYPHES. 62 & 62
GRAVURE.
63
ART. II. NOUVELLES LITTÉRAIRES.
HISTOIRE de France depuis l'établiſſement
de la Monarchie , jufqu'au régne de
Louis XIV. par M. Villaret. Tomes II
& 12.
LETTRE de M. Marin , Cenfeur Royal & de
Police.
AVERTISSEMENT au fujet du Corps complet
de l'Agriculture , du Commerce & des
Arts & Métiers de France , dédié au Roi ,
fous le titre de l'Agronomie & de l'Induf
trie , &c.
L
MÉLANGES de Phyfique & de Morale , contenant
l'Extrait de l'Homme Phyfique &
Moral , & c.
A l'Auteur du Mercure.
ANNONCES de Livres.
64
75
79
89
94
97 &fuiv.
FEVRIER. 1763 .
213
ARTICLE III. SCIENCES ET BELLES -LETTRES.
ACADÉMIE S.
EXTRAIT de la Séance publique de la Société
Littéraire de CLERMONT en Auvergne.
PROBLEME de Géométrie.
ART. IV. BEAUX - ARTS.
ARTS UTILES.
CHIRURGIE.
EXTRAIT de deux Lettres de M. Dumont fils
à M. Le Cat , Ecuyer , &c.
HORLOGE RĮ E.
ESSAI fur l'Horlogerie ; par M. Ferdinand
Berthoud , Horloger à Paris .
OBSERVATIONS fur une Opération de la
Taille .
ANATOMIE.
EXPOSITION anatomique de la ftructure du
corps humain , en vingt grandes Planches
imprimées en couleurs naturelles ,
par M. Gautier.
ARTS AGRÉABLES .
MUSIQUE.
GRAVURE.
102
113
114
119
130
136
738
139
SUPPLEMENT à l'Article des Piéces fugitives . ibid.
A l'Auteur de la Comédie de DUPUIS &
DESRONAIS.
DEUXIÈME LETTRE d'une jeune Etrangère ,
fur les Modes actuelles des Françoiſes .
LE Cygne Roi & fes Sujets, Fable.
MADRIGAL à Madame ***.
VERS pour accompagner un Tableau de
M. Amédée Vanloo , repréfentant différentes
vertus.
140
141
144
146
147
214 MERCURE DE FRANCE.
ART . V.
SPECTACLES.
SPECTACLES de la Cour à Verſailles.
148
SPECTACLES DE PARIS.
OPÉRA.
156
COMÉDIE Françoiſe. 176
COMEDIE Italienne .
178
ART. VI. Nouvelles Politiques. 179
MORTS.
192
ART. VIII. Economie & Commerce . 194
Avis divers.
PIECES, FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE.
ARTICLE PREMIER.
HOTELS Horezs des deux Compagnies des Moufquetaires
.
LA Lotterie de l'Amour.
JUPITER & Junon.
A une Demoiſelle.
A Uranie.
Page 5
26
27
29
30
31
SUR une Dame à qui on a donné le nom
de Circé.
MAL A PROPOS, ou l'exil de la Pudeur. Poëme
allégorique.
212 MERCURE DE FRANCE .
ODE fur la Paix . Par M. le Chevalier de
Viguier.
INSCRIPTIO Ludovici XV.
CHANSON fur le mariage de Mlle d'Allencourt
, avec M. le Marquis de Noailles .
A Madame la N *** , lifant la Comédie
des Grâces .
RÉPONSE honnête d'un homme très-honnête
& c.
EPITRE à M. l'Abbé Camu , à Verſailles .
43
47
48
st
53
VERS à Madame & M. de la Belouge , Con-
Leiller au Parlement de Paris. 36
VERS à Madame la Marquife de M .... au
Bal de Verſailles. 58
ENIGMES. $9 & 60
LOGOGRYPHES. 62 & 62
GRAVURE.
63
ART. II. NOUVELLES LITTÉRAIRES.
HISTOIRE de France depuis l'établiſſement
de la Monarchie , jufqu'au régne de
Louis XIV. par M. Villaret. Tomes II
& 12.
LETTRE de M. Marin , Cenfeur Royal & de
Police.
AVERTISSEMENT au fujet du Corps complet
de l'Agriculture , du Commerce & des
Arts & Métiers de France , dédié au Roi ,
fous le titre de l'Agronomie & de l'Induf
trie , &c.
L
MÉLANGES de Phyfique & de Morale , contenant
l'Extrait de l'Homme Phyfique &
Moral , & c.
A l'Auteur du Mercure.
ANNONCES de Livres.
64
75
79
89
94
97 &fuiv.
FEVRIER. 1763 .
213
ARTICLE III. SCIENCES ET BELLES -LETTRES.
ACADÉMIE S.
EXTRAIT de la Séance publique de la Société
Littéraire de CLERMONT en Auvergne.
PROBLEME de Géométrie.
ART. IV. BEAUX - ARTS.
ARTS UTILES.
CHIRURGIE.
EXTRAIT de deux Lettres de M. Dumont fils
à M. Le Cat , Ecuyer , &c.
HORLOGE RĮ E.
ESSAI fur l'Horlogerie ; par M. Ferdinand
Berthoud , Horloger à Paris .
OBSERVATIONS fur une Opération de la
Taille .
ANATOMIE.
EXPOSITION anatomique de la ftructure du
corps humain , en vingt grandes Planches
imprimées en couleurs naturelles ,
par M. Gautier.
ARTS AGRÉABLES .
MUSIQUE.
GRAVURE.
102
113
114
119
130
136
738
139
SUPPLEMENT à l'Article des Piéces fugitives . ibid.
A l'Auteur de la Comédie de DUPUIS &
DESRONAIS.
DEUXIÈME LETTRE d'une jeune Etrangère ,
fur les Modes actuelles des Françoiſes .
LE Cygne Roi & fes Sujets, Fable.
MADRIGAL à Madame ***.
VERS pour accompagner un Tableau de
M. Amédée Vanloo , repréfentant différentes
vertus.
140
141
144
146
147
214 MERCURE DE FRANCE.
ART . V.
SPECTACLES.
SPECTACLES de la Cour à Verſailles.
148
SPECTACLES DE PARIS.
OPÉRA.
156
COMÉDIE Françoiſe. 176
COMEDIE Italienne .
178
ART. VI. Nouvelles Politiques. 179
MORTS.
192
ART. VIII. Economie & Commerce . 194
Avis divers.
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Résumé : TABLE DES ARTICLES.
Le document est une table des articles du Mercure de France de février 1763. L'Article Premier présente des pièces fugitives en vers et en prose, incluant des poèmes, chansons, épîtres et énigmes, tels que 'La Lotterie de l'Amour' et 'Jupiter & Junon'. L'Article II contient des nouvelles littéraires, comme l''Histoire de France' de M. Villaret et des mélanges de physique et de morale. L'Article III traite des sciences et des belles-lettres, avec des extraits de séances académiques et des problèmes de géométrie. L'Article IV aborde les beaux-arts et les arts utiles, incluant des extraits sur la chirurgie, l'horlogerie et l'anatomie. L'Article V détaille les spectacles de la cour à Versailles et ceux de Paris, incluant l'opéra, la comédie française et la comédie italienne. Enfin, l'Article VI mentionne les nouvelles politiques, les décès récents, ainsi que l'économie et le commerce.
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7879
p. 214
« De l'Imprimerie de SEBASTIEN JORRY, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...] »
Début :
De l'Imprimerie de SEBASTIEN JORRY, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « De l'Imprimerie de SEBASTIEN JORRY, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...] »
De l'Imprimerie de SEBASTIEN JORRY ,
rue & vis- à- vis la Comédie Françoiſe.
rue & vis- à- vis la Comédie Françoiſe.
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7880
s. p.
AVERTISSEMENT.
Début :
LE Bureau du Mercure est chez M. LUTTON, Avocat, Greffier Commis [...]
Mots clefs :
Greffier, Commis, Libraires des provinces ou des pays étrangers, Poste
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texteReconnaissance textuelle : AVERTISSEMENT.
AVERTISSEMENT.
LE Bureau du Mercure eft chez M.
LUTTON , Avocat , Greffier Commis
au Greffe Civil du Parlement , Commis:
au recouvrement du Mercure , rue Sainte
Anne , Butte Saint Roch à côté du
Sellier du Roi.
C'eft à lui que l'on prie d'adreffer ,
francs de port , les paquets & lettres
pour remettre , quant à la partie litté
raire , à M. DE LA PLACE , Auteur
du Mercure.
Le prix de chaque volume eft de 36
fols , mais l'on ne payera d'avance , en
s'abonnant , que 24 livres pour feize volumes
, à raifon de 30 fols piece.
Les perfonnes de province aufquelles
on enverra le Mercure par la pofte
payeront pour feize volumes 32 livres
d'avance en s'abonnant , & elles les recevront
francs de port.
Celles qui auront des occafions pour
le faire venir , ou qui prendront les frais
du port fur leur compte , ne payeront
comme à Paris , qu'à raifon de 30 fols
parvolum. c'est-à-dire 24 livres d'avance,
en s'abonnant pour feize volumes.
Les Libraires des provinces ou des
A ÿ
pays étrangers , qui voudront faire venir
le Mercure , écriront à l'adreſſe cideffus.
On Supplie les perfonnes des provinces
d'envoyer par la pofte , en payant
le droit , leurs ordres , afin que le payement
en foit fait d'avance au Bureau.
Les paquets qui neferont pas affran
chis , refteront au rebut.
On prie les perfonnes qui envoyent
des Livres , Eftampes & Mufique à an- .
noncer, d'en marquer le prix.
Le Nouveau Choix de Pieces tirees
des Mercures & autres Journaux , par
M. DE LA PLACE , fe trouve auffi au
Bureau du Mercure. Le format , le nombre
de volumes & les conditions font
les mêmes pour une année. Il y en a juf
qu'à préfent quatre - vingt -huit volumes
. Une Table générale , rangée par
ordre des Matières , fe trouve à la fin du
foixante- douxième .
LE Bureau du Mercure eft chez M.
LUTTON , Avocat , Greffier Commis
au Greffe Civil du Parlement , Commis:
au recouvrement du Mercure , rue Sainte
Anne , Butte Saint Roch à côté du
Sellier du Roi.
C'eft à lui que l'on prie d'adreffer ,
francs de port , les paquets & lettres
pour remettre , quant à la partie litté
raire , à M. DE LA PLACE , Auteur
du Mercure.
Le prix de chaque volume eft de 36
fols , mais l'on ne payera d'avance , en
s'abonnant , que 24 livres pour feize volumes
, à raifon de 30 fols piece.
Les perfonnes de province aufquelles
on enverra le Mercure par la pofte
payeront pour feize volumes 32 livres
d'avance en s'abonnant , & elles les recevront
francs de port.
Celles qui auront des occafions pour
le faire venir , ou qui prendront les frais
du port fur leur compte , ne payeront
comme à Paris , qu'à raifon de 30 fols
parvolum. c'est-à-dire 24 livres d'avance,
en s'abonnant pour feize volumes.
Les Libraires des provinces ou des
A ÿ
pays étrangers , qui voudront faire venir
le Mercure , écriront à l'adreſſe cideffus.
On Supplie les perfonnes des provinces
d'envoyer par la pofte , en payant
le droit , leurs ordres , afin que le payement
en foit fait d'avance au Bureau.
Les paquets qui neferont pas affran
chis , refteront au rebut.
On prie les perfonnes qui envoyent
des Livres , Eftampes & Mufique à an- .
noncer, d'en marquer le prix.
Le Nouveau Choix de Pieces tirees
des Mercures & autres Journaux , par
M. DE LA PLACE , fe trouve auffi au
Bureau du Mercure. Le format , le nombre
de volumes & les conditions font
les mêmes pour une année. Il y en a juf
qu'à préfent quatre - vingt -huit volumes
. Une Table générale , rangée par
ordre des Matières , fe trouve à la fin du
foixante- douxième .
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Résumé : AVERTISSEMENT.
Le document est un avertissement concernant la distribution du Mercure, une publication périodique. Le Bureau du Mercure est situé chez M. LUTTON, avocat et greffier au Parlement, rue Sainte Anne, Butte Saint Roch. Les abonnés doivent adresser leurs paquets et lettres à M. LUTTON, qui les transmettra à M. DE LA PLACE, l'auteur du Mercure. Le prix de chaque volume est de 36 sols, mais les abonnements pour douze volumes coûtent 24 livres à Paris. Les personnes de province payent 32 livres d'avance pour recevoir les volumes francs de port, ou 24 livres si elles prennent en charge les frais de port. Les libraires des provinces ou des pays étrangers doivent écrire au Bureau pour obtenir le Mercure. Les personnes des provinces sont priées d'envoyer leurs ordres par la poste en payant le droit afin que le paiement soit effectué d'avance. Les paquets non affranchis seront rejetés. Les expéditeurs de livres, estampes et musique doivent indiquer le prix des articles. Le Nouveau Choix de Pièces tirées des Mercures et autres Journaux par M. DE LA PLACE est également disponible au Bureau du Mercure, avec les mêmes conditions que le Mercure. À ce jour, il existe quatre-vingt-huit volumes, et une table générale des matières est disponible à la fin du soixante-quatorzième volume.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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7881
p. 149-173
SUPPLÉMENT à l'Article des Piéces fugitives. SUITE de la Traduction de MAL-A-PROPOS, ou L'EXIL DE LA PUDEUR, Poëme Grec. QUATRIEME CHANT.
Début :
LA nuit, si chère à l'Amour & que ce Dieu embellit souvent de ses charmes [...]
Mots clefs :
Amour, Pudeur, Hymen, Volupté, Sirènes, Époux, Muses
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : SUPPLÉMENT à l'Article des Piéces fugitives. SUITE de la Traduction de MAL-A-PROPOS, ou L'EXIL DE LA PUDEUR, Poëme Grec. QUATRIEME CHANT.
SUPPLÉMENT à l'Article des Piéces
fugitives.
SUITE de la Traduction de MAL-APROPOS
, ou L'EXIL DE LA Py-
DEUR , Poëme Grec.
QUATRIEME CHANT.
LAA nuit , fi chère à l'Amour & que
ce Dieu embellit fouvent de fes chat-
Gij
150 MERCURE (DE FRANCE.
.
mes , impatiente de fe rendre à Pa
phos , avoit preffé le Soleil de lui faire
place. Non qu'elle eût violé les loix
immuables de fon cours ; mais elle
avoit étendu les bords de fon voile
de telle forte , qu'à peine Phabus touchoit
à l'humide empire , que fes
derniers rayons avoient été abforbés.
Une quantité prodigieufe de flambeaux
avoient fait un jour nouveau ;
& ce jour est le vrai jour de Paphos.
A la lueur de ces Aftres factices , on
vit reparoître les Immortels Époux ; &
chacun deux fe rendit dans des cabinets
différens. Leur cour fe partagea
pour affifter à leur toilette. L'Hymen
vifita alternativement l'une & l'autre
lui-même avoit appellé la Galanterie ;
il l'introduifit , à celle de l'Amour , &
les Grâces fe déroboient tour-à-tour
pour y paffer quelques inftans . La
toilette , de l'Amour n'eft pas longue ;
il vola à celle de fa Pfyche , dans l'infant
que par les mains de la Pudeur
elle achevoit de prendre une feconde
robe nuptiale d'un tiffu d'argent le plus
éclatant , que les Arts avoient parfemé
des tréfors de l'Orient. Les Grâces
émpreffées autour d'elle , fe difpu
toient le prix du goût ; & chacune en
MARS. 1763. ISL
particulier s'applaudiffoit des ornemens
la Beauté rend fi faciles à placer
& auxquels elle prête tant d'agréque
ment .
Les toilettes étant finies , & les époux
encore plus parés de leurs charmes ,
que des ornemens qu'on y avoit ajoutés ,
au milieu des lumières cachées dans
les feuilles & dans les fleurs , de manière
que les unes & les autres paroiffoient
produire la clarté ; cette troupe
charmante traverfa les jardins pour
retourner au Palais principal. Au -devant
, étoit dreffé un trône de brillans ,
plus éclatans que le Soleil , fous un
Pavillon de la plus riche pourpre de
Tyr , rayonnée d'or & de diamans . Des
guirlandes de fleurs artificiellement
imitées par les pierres les plus précieuſes
, en renouoient les pentes , &
étoient foutenues par de jeunes zéphirs ,
dont les aîles tranfparentes & orientées
, s'accordoient harmonieuſement
avec les couleurs du Pavillon . C'eftlà
, que l'Amour & Pfyché fe placerent
pour voir la troupe agile des Plaiſirs &
des Amours fe jouer alternativement ,
fur un canal de l'onde , & du feu
que Vulcain avoit préparé pour le ter-
Giv
152 MERCURE DE FRANCE.
rible Dieu de la Guèrre. Tantôt l'air
embrafé offroit un fpectacle dont la vue.
avoit peine à foutenir l'éclat & à fuivre
la variété des fcènes. Tantôt , par
des machines que les Arts avoient fournies
, l'Onde pouffée en jets à perte
de vue , étoit recueillie en l'air dans des
vâfes portés par les enfans aîlés qui ,
en la réverfant , lui donnoient mille
formes différentes ; la lumière étoit
telle dans ces fêtes , qu'elle prêtoit
aux eaux l'apparence du criftal en fufion.
A ces jeux en fuccédoient d'autres
qui préfentoient l'image paffagère &
paifible des ravages & des embraſemens
qui , trop fouvent parmi les
Mortels ne font qu'un jeu du Maître
charmant , qu'on amufoit alors ,
tour -à - tour le Tyran & le Dieu du
monde. Quelquefois on appercevoit
des traits de flâme , pénétrer , fans s'éteindre
, la profondeur des Ondes &
en faire fortir les froides Déïtés fur des
Conques galantes. Les Amours , qui
avoient lancé ces traits ,, menoient en
triomphe ces Dieux des eaux enchaînés .
Tout ce que les armes de l'Amour avoient
fait de conquêtes remarquables dans
l'Empire de Neptune étoit rappellé
par des répréſentations animées. Chaque
,
,
MAR S. 1763. 153
partie de ces jeux , fi l'on vouloit les
bien peindre , fuffiroit à un Poëme
entier.
Plus puiffant au Parnaffe que le Dieu
même qui y régne , l'Amour avoit appellé
les Mufes , & les Mufes s'étoient
empreffées à fignaler leur zéle ,, par les
plus agréables effets de leurs talens . C'eft
à leurs foins qu'on devoit les preftiges
qui avoient figuré dejà les amours de
quelques Déités des eaux. Mais leur
chef- d'oeuvre en ce genre étoit préparé
dans l'intérieur du Palais ; on s'y
rendit donc , pour jouir d'un nouveau
fpectacle qui ne cédoit a aucun de
ceux qu'on venoit de voir , mais dont
mon foible ftyle (a) ne pourra donner
qu'un trait aride & fans coloris.
CINQUI É ME CHANT.
Dans une des Salles les plus vaſtes
du Palais , étoit difpofé un Théâtre
d'un genre & d'une forme dont notre
Grèce ne fourniroit que d'imparfaits
modéles toute la Cour de Paphos fe
raffembla dans ce lieu .
La Scéne n'étoit pas vifible aux Spec-
(a) On fait que les Anciens nommoient ainf
le poinçon avec lequel ils écrivoient fur les Tablettes
enduites de cire.
G v
$4 MERCURE DE FRANCE.
ateurs , lorfqu'ils entrerent pour fe
placer ; on auroit eu peine à la foupconner;
on n'y voyoit qu'un fuperbeAm
phitéâtre. Mais à peine les deux Fpoux.
y furent entrés , que la partie qui féparoit
la fcène difparut. On apperçut alors
un nouvel univers renfermé dans l'enceinte
de ce lieu ; des cieux , des mers ,
des campagnes , le terrible féjour des
enfers , & des Palais céleftes. La Nature
& l'Art magique , par leurs efforts réunis
, auroient peine à produire les prodiges
qu'offroit cette merveilleufe Scène.
Les Mufes s'étoient métamorphofées
fous diverfes formes , pour repréfenter
elles-mêmes les perfonnages d'un Drame
, dicté par Apollon , & qui retraçoit
en action les amours , les tourmens
& la félicité fuprême de la tendre Pfyché.
Cette repréſentation , qui n'étoit
point l'effet des Mafques groffiers en
ufage fur nos Théâtres ( b ) , étoit fi
fidéle , que Pfyché fut étonnée
fuite un peu inquiette de la Mufe qui
la repréfentoit : elle furprit les yeux de
l'Amour fouvent prêts à s'y méprendre
tant étoit parfaite l'illufion de la métaen-
(b) Sur les théâtres des Anciens les Acteurs
fe fervoient de mafques pour repréſenter les per
fonnages de leur Rôle.
MARS. 1763. 155
morphofe. Plus puiffante encore étoit
celle des accens qui renouvelloient
dans l'âme de Pfyché les fentimens
qu'elle avoit éprouvés . Ces accens
étoient dans un mode , & les vers dans
une mefure qui nous font encore inconnus.
Les chants , mariés à l'harmonie
de l'Orchestre , étoient apparemment
le langage même des Dieux pour
lefquels ce Spectacle étoit préparé. L'Amour
fourit à la vue de la Mufe qui
avoit emprunté fa figure ; il fe tourna
vers Pfyché pour confulter fon impreffion
; mais celle-ci , en portant fes
beaux yeux fur les fiens , lui dit , je
croirois voir l'Amour fur cette fcène
phantaftique , fi l'Amour n'étoit à mes
côtés ; mais on ne peut jamais fe méprendre
à la fiction , que quand il ne
daigne pas fe montrer lui-même.
A l'endroit du Drame qui rappelloit
les tourmens de la jeune Pfyché ; au
terrible afpect des enfers , repréfentés
très-vivement , & fur- tout à l'impitoyable
menace de lui ravir la beauté ; cette
tendre amante , par un mouvement involontaire
, fe précipita dans les bras .
de fon époux. Il en fut allarmé ; il
favoit mauvais gré aux Mufes du choix
de ces images douloureuſes , pour une
G vj
156 MERCURE DE FRANCE.
fete confacrée aux plus doux plaifirs.
Eh ! non , non , s'écria Pfyché , que
ne puis -je , tous les inftans de ma vie
immortelle , avoir un fouvenir auſſi vif
des maux que j'ai foufferts pour vous.
On ne jouit bien des délices de l'amour
que par la mémoire des peines qu'elles
ont coutées. L'Amour cependant fit
dire aux Mufes par le Dieu du goût que
l'on fixoit trop long- temps l'attention
fur de fi funeftes tableaux . Auffi-tôt on
en vit fuccéder de plus riants : la clémence
de Vénus & la félicité des deux
amans en étoient l'objet. C'est alors que
Terpficore , par des danfes voluptueufes
& gayes , vint effacer l'impreffion pathétique
que fes foeurs avoient procurée .
SIXIÈME CHANT .
Un autre Sujet tout différent occupa le
théâtre . La fatyre s'en étoit emparé. La
Scène ne repréfentoit plus qu'une vaſte
mer. On vit fur fa furface s'élever plufieurs
Syrenes , dont les figures féduiſantes
étoient auffi variées que leurs enchantemens
. Sans quitter l'humide fein de l'onde,
où plonge toujours la partie de leurs
corps , qui ne tient plus à l'humaine ſtruc-
&ture, elles formoient par des entrelacemens&
des bondiffemens fur les flots, des
efpèces de danfes , au fon de leurs chants
MARS. 1763. 157
,
mélodieux. Le tout refpiroit une volupté
fi dangereufe , que la plupart
des fpectateurs mêmes malgré la
force de leur divine exiftence en
étoient prèfque entraînés ; mais la plaifanterie
du Spectacle , qui furvint , fit
bientôt diſtraction à ce léger penchant
On apperçut des Barques fur cet
océan elles étoient , la plûpart , galamment
ornées , & paroiffoient chargées
de perfonnages qui repréfentoient
les principaux états de l'humanité. Ces
Barques n'avançoient pas toutes enfemble
on les voyoit d'abord dans le
lointain ; on remarquoit les mouvemens
oppofés qui fe paffoient entre des Nautoniers
expérimentés & des Paffagers
imprudens , qui les contraignoient à fe
détourner de leur route. Quelques Syrènes
fe détachoient pour aller au-devant
des Barques & fe faire voir de plus
près. Dès que les Barques en approchoient
, les artificieufes Syrènes , fe
replongeant dans l'onde , en reffortoient
à des diſtances éloignées. C'eſt ainfi
qu'elles attiroient , par ces feintes refuites
, les Paffagers jufques dans certains
efpaces , où étoient cachés fous les
flots des filets plus déliés que les cheveux
de leurs blondes treffes , mais plus
158 MERCURE DE FRANCE.
infrangibles que l'acier de LEMNOS.On
diftinguoit dans ces diverfes Barques de
fuperbes Archontes , de graves Aréopagites
, des héros de Mars , des difciples
de la Philofophie , enfin tous les
Ördres de la République , jufqu'à
d'auftères Sacrificateurs : chacun d'eux
difputoit avec foi-même quelques momens
; mais chacun d'eux veilloit l'inf
tant où les patrons des barques détournoient
la vue , afin de fauter plus librement
dans ces flots empoifonnés , à
l'aide des mains perfides que leurs tendoient
les Syrènes . D'autres fembloient
s'y laiffer gliffer mollement , & comme
par diftraction , croyant apparemment
par-là fe dérober leur propre foibleffe
& s'épargner le reproche de leur chûte.A
peine ces divers perfonnages tomboient
en la puiffance des Monftres charmans
qui les avoient furpris , qu'ils étoient
enchaînés de fleurs. Les Syrènes en
avoient qui étoient enchantées pour chaquefens
en particulier ; de forte que ces
victimes fe trouvoient arrêtées dans toutes
les parties de leur être. Ainfi que
certains animaux carnaciers fe jouent
quelque temps de leur proie avant que
de la dévorer telles ces femmes infidieufes
, faifoient en cent façons des
MARS. 1763. 159
jouets de leurs Captifs ; & par les formes
les plus ridicules qu'elles leur faifoient
prendre , elles les expofoient au
rire des Spectateurs , avant que de les
précipiter dans les abîmes de cet océan,
Les jeunes étourdis de notre Grèce nefurent
pas les moins amufans des per
fonnages de cette comique Pantomime..
Les Syrènes les faifoient tourner avec
une rapidité incroyable autour d'elles :
elles avoient pour cela des fouets de
toutes les paffions , qui leur donnoient
à chaque inftant des impulfions contraires.
Elles changeoient enfuite ces
Etres en différentes efpèces d'animaux ;
elles s'amufoient de leur babillage en
perroquets ; elles leur faifoient répéter
à-peu-près ce qu'ils auroient dit fous
leur forme naturelle ; elles les faifoient.
voler , comme des Etourneaux &
retomber dans la mer , où ils difparoiffoient
pour quelques momens. Enfuite ,
fous la forme de petits chiens , elles les
dreffoient fur le champ à plufieurs exercices
plus comiques les uns que les autres
; puis elles finiffoient par les tranfformér
en dogues furieux , dont les
rauques aboyemens étoient fuivis de
combats dévorans , qui fe terminoient
au gré du caprice de leurs cruelles maîtreffes
.
,
160 MERCURE DE FRANCE.
De toutes ces Pantomimes , dont
Momus avoit concerté les fcènes , il n'y
en eut point de plus piquante que la
dernière. On vit approcher une Barque
plus confidérable que les précédentes ;
les flammes ou banderoles étoient de
pourpre de Tyr & de tiffus de l'or le
plus pur. A mefure que ce bâtiment ,
chargé d'un nombreux cortége , approchoit
des fpectateurs , on y découvroit
de nouveaux ornemens. Le Chef fe
diftinguoit fur tous les autres par l'éclat
des plus riches étoffes & des pierreries
dont il étoit couvert. On voyait,
au mouvement perpétuel de fes mains ,
qu'il répandoit avec profufion toutes
fortes de richeffes aux Syrènes du fecond
ordre qui bondiffoient autour de
fa Barque , mais dont les charmes n'étoient
pas affez puiffans pour arrêter un
Dieu , car c'étoit le Dieu Plutus que
repréſentoit ce phantaftique perfonnage.
Il étoit alors en querelle avec l'Amour ,
& n'avoit point été appellé à ces fêtes.
Les Mufes , fouvent piquées des avances
humiliantes qu'elles font à ce Dieu
& du dédain dont il les reçoit ,
avoient faifi cette occafion de vengeance.
On reconnoiffoit Plutus nonfeulement
à fa fplendeur , mais à une
MARS. 1763.
161
certaine pâleur livide , qu'il porte luimême
fur le vifage , & qu'il communique
à fes favoris , abforbés dans le
foin d'accumuler & de conferver les
tréfors qu'il leur confie. Trois des principales
Syrènes attendoient cette précieufe
proie avec une nonchalance affectée
, qui leur en afſuroit davantage
la conquête . Elles formerent alors des
concerts fi touchans ; elles prirent des
attitudes fi enchantereffes , que l'âme
d'aucun Mortel n'eût pu foutenir , fi
l'on ofoit le dire , le poids délicieux
de cette volupté. L'âme du Dieu des
Richeffes ne fut pas inacceffible. Les
Syrènes avoient ajouté à leurs enchantemens
ordinaires le charme d'un parfum
plus fort que celui qu'on offre aux
autres Dieux , & dont l'yvreffe eft inévitable.
Plutus reçut en apparence
l'hommage des trois Syrènes , qui ne
faifoient que prêter à fa vanité un léger
tribut dont il alloit les dédommager
par celui de toutes fes poffeffions . Les
Syrènes éleverent les bras vers lui ; il
s'inclina pour recevoir leurs embraffemens.
Bientôt elles l'eurent enlevé de
fon bord , & la Barque avec tout le
cortége difparut au milieu de la troupe
des autres Syrènes. Les principales Ac
162 MERCURE DE FRANCE ,
au moien
trices de ce jeu foutinrent quelque
temps Plutus fur leurs bras , puis , par
un badinage enjoué , elles le plongerent
dans les eaux enchantées. C'eft alors
qu'on ne peut compter toutes les tranfformations
burleſques par lefquelles on
le fit paffer. La dernière amufa particu→
liérement la Cour du Dieu de Paphos .
On vit reparoître la tête de Plutus
fur la fuperficie de l'eau . Les trois
Syrènes , alternativement
d'un petit foufflet dont elles lui avoient
pofé le tuyau dans la bouche , gonflé
rent cette tête au point que toute fa
forme difparut , pour faire place à un
globe que l'air feul rempliffoit. Les Syrènes
alors s'écartérent ; & fe rejettant
en l'air l'une à l'autre ce globe de vent ,
elles donnerent le Spectacle riant d'un
exercice très-agréable jufqu'à ce que
ces jeux ayant affez duré , les Syrènes
fe plongerent avec leur proie au fond
de l'Océan. La Scène fe referma fubitement
telle qu'elle avoit été avant le
Spectacle , & toute la cour des deux
époux les fuivit à la Salle du Banquet .
SEPTIE ME CHANT.
Je ne décrirai point le lieu délicieux
& brillant deftiné au Banquet des DiMARS.
1763.
163
·
vinités de Paphos. Je ne ferai point
l'énumération des mets exquis dont
Comus avoit dirigé la compofition &
l'ordre des fervices. Lorfque les Dieux
habitent la Tèrre , ils fe plaifent à ufer
de la nourriture des Mortels , ainfi que
des autres plaifirs que leur bonté fouveraine
a attachés à chacun de nos
fens. Ce qui eft plus important à mon
Sujet ce font les rangs des principaux
convives ; l'Hymen avoit de droit le
premier il étoit placé entre les deux
Epoux. Ce fut lui qui pofa fur leurs
têtes les couronnes en ufage dans les
feftins.
Chaque affemblée , chaque événe
ment tant foit peu folemnef, fait naître
dans les cours fublunaires une multitude
de conteftations. Les Cours Céleftes
n'en font pas plus exemptes. Cependant
celle de l'Amour dans fes fêtes
particulières eft très-facile fur l'étiquette
; mais l'Hymen préfidoit à celleci
& l'Hymen , ( Tyran jufques dans
les Plaifirs , ) eft le premier qui ait introduit
les graves minucies du cérémonial.
Plus cérémonienfe que toute autre
& plus délicate fur les frivoles honla
Pudeur reclama en cette occafion
la place que la Volupté vouloit
neurs ,
1
#
164 MERCURE DE FRANCE.
occuper auprès de Pfyché. Toujours
fière par humeur autant que par étar ,
fouvent querelleufe par orgueil pour
des prérogatives qu'elle céderoit par
goût , cette majeftueufe Pudeur implora
l'autorité de l'Hymen , & l'Hymen
prononça en fa faveur. Pour confoler
la Volupté , l'Amour la fit mertre à fes
côtés. L'Amour déféroit encore aux
droits des premiers jours de l'Hymen,
O Hymen de combien d'années d'outrages
& d'affronts tu payes fouvent
les vaines déférences que tu éxiges
dans tes jours de Fêtes folemnelles ! La
place de Bacchus étoit marquée à la
droite de l'Amour, Ainfi la Volupté ne
fe crut point déplacée d'être entre eux.
Comus de l'autre côté fe rencontroit
près de la Pudeur. La vénérable Matrone
vit cet arrangement avec quelque
complaifance ; car de tous les Dieux
qui compofoient cette Cour , le délectable
Comus étoit celui avec lequel elle
fe permet un peu plus de familiarité.
Les Mufes étoient à la même table , &
Momus avec elles. Les Grâces avoient
refufé galamment de prendre place
pour fe réferver le plaifir de fervir les
nouveaux Époux. Des Bacchantes choifies
environnoient le lit de Bacchus.
MARS. 1763. 165
Chaque convive avoit un des demi-
Dieux de cette Cour, attaché au foin de
prévenir fes moindres defirs. Quelques
jeunes filles & quelques jeunes garçons
de Paphos , confacrés au temple , étoient
admis au même office.
D'autres tables raffembloient le refte
de la Cour , & la Gayeté , voltigeoit
alternativement des unes aux autres ;
tandis que dans l'intervalle des fervices ,
les Mufes faifoient entendre leurs concerts.
Bacchus ne contribuoit pas peu à
l'agrément de ce Banquet. Après les
premières coupes du nectar céleste , il
propofa le nectar de la Tèrre ; on en
avoit apporté de toutes les régions du
Monde. Ce fut la première fois que
dans une Ile de la Gréce on goûta
d'un vin recueilli dans les climats barbares
des Gaules. Bacchus l'avoit fait
réferver pour cette fête ; il voulut que
la Gayeté fe chargeât feule de le verfer.
Cette liqueur petillante comme elle , en
étoit l'image. Il en fit préfenter par
l'Amour à la belle Pfyché , dans une
coupe du plus pur criftal ; la févère
Pudeur crut qu'il étoit des fonctions de
fa charge d'examiner ce breuvage inconnu
, & voulut arrêter la main de la
jeune Epoufe prête à porter la coupe
166 MERCURE DE FRANCE.
té
par
fur fes lévres : mais celle-ci , en regar
dant avec une douce ingénuité la févère
Matrône , but la coupe fans héfiter ;
puis s'adreffant à elle , lui dit : O ! refpectable
Pudeur ; ce qui m'eft préfenl'Amour
ne peut m'être fufpect
& ne doit pas vous allarmer , puifque
l'Hymen ne s'y oppofe pas. L'Amour
paya du regard le plus tendre ce que
venoit de dire Pfyché , & l'Hymen luimême
ne put refufer d'y foufcrire, Bacchus
fit alors un figne à Comus , &
tous deux de concert engagerent la
Pudeur à vuider plufieurs coupes de la
même liqueur , à l'ombre de fon voile
qu'elle avoit rabaiffé, La Gayeté derrière
elle ,, en éclatoit de rire , & Momus
avec les Mufes préparoit déja des chanfons
à ce fujet. Mais ce filtre n'eut qu'un
effet momentané. La Pudeur en devint
un peu moins trifte , fans oublier les
entrepriſes que projettoit fon indifcret
orgueil , au milieu de la galanterie de
ces Fêtes.
HUITIEME CHANT.
la
Malgré l'impatience de l'A
joie & le plaifir prolongerent le feſtin
jufques affez avant dans la nuit . Enfuite
les époux pafferent chacun dans leurs
appartemens particuliers , où ils furent
MARS. 1763. 167
conduits en pompe , au fon de divers
inftrumens , & au bruit des acclamations
univerfelles ; après quoi on les
laiffa en liberté. La chambre dans laquelle
devoient fe réunir les deux époux
avoit à - peu - près la forme d'un tem,
ple. Sous une rotonde , la Volupté
y avoit fait préparer le lit nuptial. Il
étoit fermé d'une double enceinte de
baluftres , fur laquelle bruloient des
parfums céleftes , dans des caffolettes
d'or. Un double pavillon couvroit les
deux Enceintes. La lampe fatale , qui
avoit tant caufé de larmes à Pfyché ,
& qui fut cependant la fource de fa
félicité , avoit été fufpendue par la Volupté
au ciel du pavillon intérieur , avec
un tel artifice , que fans en apperce→
voir la flamme , fa lumière réfléchie
éclairoit le lit d'un jour fi doux & fi
voluptueux , que cet aftre nouveau du
myftère faifoit craindre le retour de
l'aftre brillant qui anime & féconde
l'univers.
L'Amour paffa le premier dans cette
chambre : il étoit précédé d'une troupe
d'enfans ailés , portans devant lui leurs
flambeaux allumés. Le fien étoit entre
les mains de la Volupté. Elle entra feule
avec l'Amour dans l'enceinte intérieu168
MERCURE DE FRANCE
re. La troupe badine des enfans de Cythère
fe difperfa dans les avenues . Pfyche
, pour fe rendre en ce lieu myſtéétoit
foutenue par l'Hymen
d'une main , & de l'autre par la Pudeur.
rieux ,
Il paroiffoit que tout alloit fe paffer
dans l'ordre antique & confacré par
l'ufage , fuivant lequel la Pudeur conduifoit
l'Epoufe jufques à la chambre
nuptiale , retiroit les voiles qui la couvroient
, l'attendoit le lendemain pour
les lui rendre & ne la pas quitter pendant
le refte du jour. On avança donc
jufques à la première enceinte fous le
grand pavillon extérieur. Le Mystère ,
éxact & fidele , gardoit l'entrée du fecend
, dont il tenoit les rideaux fermés.
Les Graces attendoient que la Pudeur
enlevât les voiles qui enveloppoient la
belle Pfyché , pour la porter dans leurs
bras fur le lit nuptial. La Pudeur au
contraire s'avança impérieufement pour
pénétrer dans la dernière enceinte
malgré les efforts du Myftère , qui en
défendoit l'entrée. L'Amour reclama
avec impétuofité contre la violence
qu'on éxerçoit dans l'aſyle facré de ſon
fanctuaire. L'Hymen dont la main
pefante brife fouvent l'édifice dont il
>
veut
MARS. 1763. 169
eut pofer les fondemens , l'Hymen
prétendit que ce fanctuaire étoit le fien ,
& que lui feul devant y donner des
loix , il vouloit que la Pudeur y préfidât.
Il menaçoit de fufpendre la fin de l'hymenée
, & de remener fur le champ
-Pfyché dans l'Olympe , attendre la décifion
des Dieux affemblés. Ce n'étoit pas
la première fois que l'Hymen avoit commencé
par intimider l'Amour : ce n'étoit
pas la première fois que ce dernier avoit
fini par s'en venger cruellement. Il fe
réferva cette reffource , & feignit encore
de céder pour cette fois. La Pudeur
encouragée par ce premier triomphe
porta fes prétentions jufqu'à vouloir
paffer la nuit dans la dernière enceinte ,
où la Volupté feule avoit le droit de
veiller. La Volupté , affez douce naturellement
, devint furieufe & fe récria
contre cette entreprife. Il fut réglé que
la Pudeur veilleroit dans la première
'enceinte , affez près néanmoins pourque
la nouvelle Epoufe put toujours entendre
fa voix. La cruelle gouvernante
en abufa tellement , qu'elle ne ceffoit
de l'appeller & de lui répéter des leçons
déplacées , fur lefquelles ni les reproches
impatiens de l'Amour , ni les cris de la
Volupté , ne pouvoient impofer filence.
H
170 MERCURE DE FRANCE.
Les Grâces craintives s'étoient difper
fées au premier bruit de la querelle ,
& les ordres de l'Amour même auroient
eu peine à les rappeller.
'Enfin cette nuit de trouble & d'allarmes
fit place au jour. L'opiniâtre Matrone
reconduifit Pfyché à fon appartement.
Trop nouvelle Déeffe pour connoître
toutes les prérogatives de fon
état , Pfyché flottoit entre la foumiffion
que la févère Pudeur exigeoit
d'elle , & la douleur amère d'affliger
L'Amour. De nouvelles fêtes embellirent
cette feconde journée : ce qui l'embellit
encore plus , fut la préfence de Vénus,
qui vint vifiter les époux. Son fils fe
plaignit à elle de la tyrannie que l'Hymen
& la Pudeur entreprenoient d'exercer
fur lui-même , jufques au centre de
fon empire & de celui de fa mère. La
Déeffe , fenfible aux plaintes de fon
fils , lui promit que dès que les fêtes
préparées par Terpficore , pour l'entrée
de la nuit fuivante , auroient pris fin ,
elle remonteroit à la cour célefte faire
parler leurs communs droits , contre les
ennemis fecrets qu'ils avoient appellés
eux-mêmes dans leurs états . Diffimulez
, dit- elle , mon fils , paroiffez toujours
obéir , c'eft le plus für moyen que
摆
MAR S. 1763. 171
'Amour & la Volupté puiffent prendre
pour détruire le pouvoir de l'Hymen
& de la Pudeur.
La feconde foirée fut plus prolongée
encore que la première. Les amuſemens
de Therpficore ayant occupé long-temps
une cour charmante , qui fe livroit au
plaifir dans l'ignorance des fecrets chagrins
qui en agitoient les chefs. Vénus
en retournant à l'Olympe , feignit de
quitter PAPHOS pour quelque temps.
La pudique Matrone en conçut l'espoir
d'un nouveau triomphe ; car la préfence
de Vénus étoit contraire à fes projets.
Dès la nuit fuivante , après le cérémonial
de la veille , elle avoit repris fa
place ordinaire ; mais n'ayant pû fe
défendre d'un léger fommeil , qu'avoit
peut-être occafionné l'exercice , quoiqu'affez
froid , de quelques danfes qu'elle
s'étoit permife , elle fe réveilla tout-àcoup
; & dans le dépit de la négligence
qu'elle fe reprochoit , elle voulut la réparer
avec éclat. Elle ouvrit , ou plutôt
déchira les rideaux de l'enceinte facrée.
Le Mystère alla chercher fa retraite dans
ceux du lit des Epoux , & la Volupté
indignée quitta la place. L'Amour en
ce moment ufa de cette perfide douceur
qu'il fait fi bien employer quelque-
Hij
172 MERCURE DE FRANCE .
fois , & ne fit à fon ennemie que de
tendres plaintes qui encouragerent
encore fa fermeté.
,
Cependant la Volupté éplorée avoit
répandu l'allarme dans l'intérieur du Palais
: elle gémiffoit avec les Grâces du
fort de leur maître , lorfqu'une lumière
céleste annonça le retour de Vénus.
Elles rentrerent avec elle dans la chambre
de l'Amour. A fon afpe&t , la Pudeur
troublée voulut fe retirer. Arrêtez.
, dit Vénus
, arrêtez
, imprudente
maîtreffe
, pour écouter
l'ordre
fuprême
des
Dieux
. Si je vous euffe trouvé
dans les
bornes
prefcrites
à votre
emploi
, mon
pouvoir
étoit
limité
, j'étois
contrainte
à foutenir
le vôtre
jufques
dans mon
propre
empire
mais vous
avez
paffé
ces bornes
immuables
, votre
injufte
ufurpation
vous
foumet
à mon fils & à
moi , c'eft à lui que les Dieux
ont déféré
le droit de prononcer
. La Pudeur
,
rougiffant
de colère
& de confufion
, fe
retira
pour
aller attendre
fon arrêt : il
ne fut pas différé
. Après
avoir confulté
un moment
avec
fa mère
, l'Amour
fit
déclarer
à la vénérable
Pudeur
, par la
bouche
même
de fon ennemie
( la Volupté
) , qu'elle
eût à quitter
fon empire
pour n'y jamais
reparoître
: c'étoit
l'exiMARS.
1763. 173
ler de la terre. Quelle région habitée
n'eft pas l'empire de l'Amour ?
Ainfi , pour avoir voulu MAL-APROPOS
ufurper des droits que l'Amour
ne devoit pas céder , la Pudeur en perdit
que l'Hymen même ne put lui rendre :
& l'Amour de fon côté perdit l'avantage
flatteur de la victoire , dans prèfque
toutes fes conquêtes. Perfonne n'y gagna
; la Volupté elle - même s'ennuya
bientôt de fes triomphes , & fe trouva
fatiguée de l'exercice d'un pouvoir fans
bornes & jamais contredit .
Depuis cette fatale époque , quelques
foins qu'ayent pris les Dieux pour réconcilier
la Pudeur avec l'Amour , il
veut toujours l'exiler des lieux où il
donne des loix , & la Pudeur ne fait
prèfque jamais lui céder ou fe défendre
que MAL- A- PROPOS.
» Toi feule , fage & tendre Delphire!
> toi feule as pû donner afyle à ces deux
» ennemis dans une paix inaltérable .
» C'eſt ce bienfait des Dieux qu'a voulu
» confacrer ma Mufe. Plus cette faveur
deviendra rare dans les fiécles futurs
plus on admirera ta gloire & le
bonheur de ton amant.
Par M. D L. G.
fugitives.
SUITE de la Traduction de MAL-APROPOS
, ou L'EXIL DE LA Py-
DEUR , Poëme Grec.
QUATRIEME CHANT.
LAA nuit , fi chère à l'Amour & que
ce Dieu embellit fouvent de fes chat-
Gij
150 MERCURE (DE FRANCE.
.
mes , impatiente de fe rendre à Pa
phos , avoit preffé le Soleil de lui faire
place. Non qu'elle eût violé les loix
immuables de fon cours ; mais elle
avoit étendu les bords de fon voile
de telle forte , qu'à peine Phabus touchoit
à l'humide empire , que fes
derniers rayons avoient été abforbés.
Une quantité prodigieufe de flambeaux
avoient fait un jour nouveau ;
& ce jour est le vrai jour de Paphos.
A la lueur de ces Aftres factices , on
vit reparoître les Immortels Époux ; &
chacun deux fe rendit dans des cabinets
différens. Leur cour fe partagea
pour affifter à leur toilette. L'Hymen
vifita alternativement l'une & l'autre
lui-même avoit appellé la Galanterie ;
il l'introduifit , à celle de l'Amour , &
les Grâces fe déroboient tour-à-tour
pour y paffer quelques inftans . La
toilette , de l'Amour n'eft pas longue ;
il vola à celle de fa Pfyche , dans l'infant
que par les mains de la Pudeur
elle achevoit de prendre une feconde
robe nuptiale d'un tiffu d'argent le plus
éclatant , que les Arts avoient parfemé
des tréfors de l'Orient. Les Grâces
émpreffées autour d'elle , fe difpu
toient le prix du goût ; & chacune en
MARS. 1763. ISL
particulier s'applaudiffoit des ornemens
la Beauté rend fi faciles à placer
& auxquels elle prête tant d'agréque
ment .
Les toilettes étant finies , & les époux
encore plus parés de leurs charmes ,
que des ornemens qu'on y avoit ajoutés ,
au milieu des lumières cachées dans
les feuilles & dans les fleurs , de manière
que les unes & les autres paroiffoient
produire la clarté ; cette troupe
charmante traverfa les jardins pour
retourner au Palais principal. Au -devant
, étoit dreffé un trône de brillans ,
plus éclatans que le Soleil , fous un
Pavillon de la plus riche pourpre de
Tyr , rayonnée d'or & de diamans . Des
guirlandes de fleurs artificiellement
imitées par les pierres les plus précieuſes
, en renouoient les pentes , &
étoient foutenues par de jeunes zéphirs ,
dont les aîles tranfparentes & orientées
, s'accordoient harmonieuſement
avec les couleurs du Pavillon . C'eftlà
, que l'Amour & Pfyché fe placerent
pour voir la troupe agile des Plaiſirs &
des Amours fe jouer alternativement ,
fur un canal de l'onde , & du feu
que Vulcain avoit préparé pour le ter-
Giv
152 MERCURE DE FRANCE.
rible Dieu de la Guèrre. Tantôt l'air
embrafé offroit un fpectacle dont la vue.
avoit peine à foutenir l'éclat & à fuivre
la variété des fcènes. Tantôt , par
des machines que les Arts avoient fournies
, l'Onde pouffée en jets à perte
de vue , étoit recueillie en l'air dans des
vâfes portés par les enfans aîlés qui ,
en la réverfant , lui donnoient mille
formes différentes ; la lumière étoit
telle dans ces fêtes , qu'elle prêtoit
aux eaux l'apparence du criftal en fufion.
A ces jeux en fuccédoient d'autres
qui préfentoient l'image paffagère &
paifible des ravages & des embraſemens
qui , trop fouvent parmi les
Mortels ne font qu'un jeu du Maître
charmant , qu'on amufoit alors ,
tour -à - tour le Tyran & le Dieu du
monde. Quelquefois on appercevoit
des traits de flâme , pénétrer , fans s'éteindre
, la profondeur des Ondes &
en faire fortir les froides Déïtés fur des
Conques galantes. Les Amours , qui
avoient lancé ces traits ,, menoient en
triomphe ces Dieux des eaux enchaînés .
Tout ce que les armes de l'Amour avoient
fait de conquêtes remarquables dans
l'Empire de Neptune étoit rappellé
par des répréſentations animées. Chaque
,
,
MAR S. 1763. 153
partie de ces jeux , fi l'on vouloit les
bien peindre , fuffiroit à un Poëme
entier.
Plus puiffant au Parnaffe que le Dieu
même qui y régne , l'Amour avoit appellé
les Mufes , & les Mufes s'étoient
empreffées à fignaler leur zéle ,, par les
plus agréables effets de leurs talens . C'eft
à leurs foins qu'on devoit les preftiges
qui avoient figuré dejà les amours de
quelques Déités des eaux. Mais leur
chef- d'oeuvre en ce genre étoit préparé
dans l'intérieur du Palais ; on s'y
rendit donc , pour jouir d'un nouveau
fpectacle qui ne cédoit a aucun de
ceux qu'on venoit de voir , mais dont
mon foible ftyle (a) ne pourra donner
qu'un trait aride & fans coloris.
CINQUI É ME CHANT.
Dans une des Salles les plus vaſtes
du Palais , étoit difpofé un Théâtre
d'un genre & d'une forme dont notre
Grèce ne fourniroit que d'imparfaits
modéles toute la Cour de Paphos fe
raffembla dans ce lieu .
La Scéne n'étoit pas vifible aux Spec-
(a) On fait que les Anciens nommoient ainf
le poinçon avec lequel ils écrivoient fur les Tablettes
enduites de cire.
G v
$4 MERCURE DE FRANCE.
ateurs , lorfqu'ils entrerent pour fe
placer ; on auroit eu peine à la foupconner;
on n'y voyoit qu'un fuperbeAm
phitéâtre. Mais à peine les deux Fpoux.
y furent entrés , que la partie qui féparoit
la fcène difparut. On apperçut alors
un nouvel univers renfermé dans l'enceinte
de ce lieu ; des cieux , des mers ,
des campagnes , le terrible féjour des
enfers , & des Palais céleftes. La Nature
& l'Art magique , par leurs efforts réunis
, auroient peine à produire les prodiges
qu'offroit cette merveilleufe Scène.
Les Mufes s'étoient métamorphofées
fous diverfes formes , pour repréfenter
elles-mêmes les perfonnages d'un Drame
, dicté par Apollon , & qui retraçoit
en action les amours , les tourmens
& la félicité fuprême de la tendre Pfyché.
Cette repréſentation , qui n'étoit
point l'effet des Mafques groffiers en
ufage fur nos Théâtres ( b ) , étoit fi
fidéle , que Pfyché fut étonnée
fuite un peu inquiette de la Mufe qui
la repréfentoit : elle furprit les yeux de
l'Amour fouvent prêts à s'y méprendre
tant étoit parfaite l'illufion de la métaen-
(b) Sur les théâtres des Anciens les Acteurs
fe fervoient de mafques pour repréſenter les per
fonnages de leur Rôle.
MARS. 1763. 155
morphofe. Plus puiffante encore étoit
celle des accens qui renouvelloient
dans l'âme de Pfyché les fentimens
qu'elle avoit éprouvés . Ces accens
étoient dans un mode , & les vers dans
une mefure qui nous font encore inconnus.
Les chants , mariés à l'harmonie
de l'Orchestre , étoient apparemment
le langage même des Dieux pour
lefquels ce Spectacle étoit préparé. L'Amour
fourit à la vue de la Mufe qui
avoit emprunté fa figure ; il fe tourna
vers Pfyché pour confulter fon impreffion
; mais celle-ci , en portant fes
beaux yeux fur les fiens , lui dit , je
croirois voir l'Amour fur cette fcène
phantaftique , fi l'Amour n'étoit à mes
côtés ; mais on ne peut jamais fe méprendre
à la fiction , que quand il ne
daigne pas fe montrer lui-même.
A l'endroit du Drame qui rappelloit
les tourmens de la jeune Pfyché ; au
terrible afpect des enfers , repréfentés
très-vivement , & fur- tout à l'impitoyable
menace de lui ravir la beauté ; cette
tendre amante , par un mouvement involontaire
, fe précipita dans les bras .
de fon époux. Il en fut allarmé ; il
favoit mauvais gré aux Mufes du choix
de ces images douloureuſes , pour une
G vj
156 MERCURE DE FRANCE.
fete confacrée aux plus doux plaifirs.
Eh ! non , non , s'écria Pfyché , que
ne puis -je , tous les inftans de ma vie
immortelle , avoir un fouvenir auſſi vif
des maux que j'ai foufferts pour vous.
On ne jouit bien des délices de l'amour
que par la mémoire des peines qu'elles
ont coutées. L'Amour cependant fit
dire aux Mufes par le Dieu du goût que
l'on fixoit trop long- temps l'attention
fur de fi funeftes tableaux . Auffi-tôt on
en vit fuccéder de plus riants : la clémence
de Vénus & la félicité des deux
amans en étoient l'objet. C'est alors que
Terpficore , par des danfes voluptueufes
& gayes , vint effacer l'impreffion pathétique
que fes foeurs avoient procurée .
SIXIÈME CHANT .
Un autre Sujet tout différent occupa le
théâtre . La fatyre s'en étoit emparé. La
Scène ne repréfentoit plus qu'une vaſte
mer. On vit fur fa furface s'élever plufieurs
Syrenes , dont les figures féduiſantes
étoient auffi variées que leurs enchantemens
. Sans quitter l'humide fein de l'onde,
où plonge toujours la partie de leurs
corps , qui ne tient plus à l'humaine ſtruc-
&ture, elles formoient par des entrelacemens&
des bondiffemens fur les flots, des
efpèces de danfes , au fon de leurs chants
MARS. 1763. 157
,
mélodieux. Le tout refpiroit une volupté
fi dangereufe , que la plupart
des fpectateurs mêmes malgré la
force de leur divine exiftence en
étoient prèfque entraînés ; mais la plaifanterie
du Spectacle , qui furvint , fit
bientôt diſtraction à ce léger penchant
On apperçut des Barques fur cet
océan elles étoient , la plûpart , galamment
ornées , & paroiffoient chargées
de perfonnages qui repréfentoient
les principaux états de l'humanité. Ces
Barques n'avançoient pas toutes enfemble
on les voyoit d'abord dans le
lointain ; on remarquoit les mouvemens
oppofés qui fe paffoient entre des Nautoniers
expérimentés & des Paffagers
imprudens , qui les contraignoient à fe
détourner de leur route. Quelques Syrènes
fe détachoient pour aller au-devant
des Barques & fe faire voir de plus
près. Dès que les Barques en approchoient
, les artificieufes Syrènes , fe
replongeant dans l'onde , en reffortoient
à des diſtances éloignées. C'eſt ainfi
qu'elles attiroient , par ces feintes refuites
, les Paffagers jufques dans certains
efpaces , où étoient cachés fous les
flots des filets plus déliés que les cheveux
de leurs blondes treffes , mais plus
158 MERCURE DE FRANCE.
infrangibles que l'acier de LEMNOS.On
diftinguoit dans ces diverfes Barques de
fuperbes Archontes , de graves Aréopagites
, des héros de Mars , des difciples
de la Philofophie , enfin tous les
Ördres de la République , jufqu'à
d'auftères Sacrificateurs : chacun d'eux
difputoit avec foi-même quelques momens
; mais chacun d'eux veilloit l'inf
tant où les patrons des barques détournoient
la vue , afin de fauter plus librement
dans ces flots empoifonnés , à
l'aide des mains perfides que leurs tendoient
les Syrènes . D'autres fembloient
s'y laiffer gliffer mollement , & comme
par diftraction , croyant apparemment
par-là fe dérober leur propre foibleffe
& s'épargner le reproche de leur chûte.A
peine ces divers perfonnages tomboient
en la puiffance des Monftres charmans
qui les avoient furpris , qu'ils étoient
enchaînés de fleurs. Les Syrènes en
avoient qui étoient enchantées pour chaquefens
en particulier ; de forte que ces
victimes fe trouvoient arrêtées dans toutes
les parties de leur être. Ainfi que
certains animaux carnaciers fe jouent
quelque temps de leur proie avant que
de la dévorer telles ces femmes infidieufes
, faifoient en cent façons des
MARS. 1763. 159
jouets de leurs Captifs ; & par les formes
les plus ridicules qu'elles leur faifoient
prendre , elles les expofoient au
rire des Spectateurs , avant que de les
précipiter dans les abîmes de cet océan,
Les jeunes étourdis de notre Grèce nefurent
pas les moins amufans des per
fonnages de cette comique Pantomime..
Les Syrènes les faifoient tourner avec
une rapidité incroyable autour d'elles :
elles avoient pour cela des fouets de
toutes les paffions , qui leur donnoient
à chaque inftant des impulfions contraires.
Elles changeoient enfuite ces
Etres en différentes efpèces d'animaux ;
elles s'amufoient de leur babillage en
perroquets ; elles leur faifoient répéter
à-peu-près ce qu'ils auroient dit fous
leur forme naturelle ; elles les faifoient.
voler , comme des Etourneaux &
retomber dans la mer , où ils difparoiffoient
pour quelques momens. Enfuite ,
fous la forme de petits chiens , elles les
dreffoient fur le champ à plufieurs exercices
plus comiques les uns que les autres
; puis elles finiffoient par les tranfformér
en dogues furieux , dont les
rauques aboyemens étoient fuivis de
combats dévorans , qui fe terminoient
au gré du caprice de leurs cruelles maîtreffes
.
,
160 MERCURE DE FRANCE.
De toutes ces Pantomimes , dont
Momus avoit concerté les fcènes , il n'y
en eut point de plus piquante que la
dernière. On vit approcher une Barque
plus confidérable que les précédentes ;
les flammes ou banderoles étoient de
pourpre de Tyr & de tiffus de l'or le
plus pur. A mefure que ce bâtiment ,
chargé d'un nombreux cortége , approchoit
des fpectateurs , on y découvroit
de nouveaux ornemens. Le Chef fe
diftinguoit fur tous les autres par l'éclat
des plus riches étoffes & des pierreries
dont il étoit couvert. On voyait,
au mouvement perpétuel de fes mains ,
qu'il répandoit avec profufion toutes
fortes de richeffes aux Syrènes du fecond
ordre qui bondiffoient autour de
fa Barque , mais dont les charmes n'étoient
pas affez puiffans pour arrêter un
Dieu , car c'étoit le Dieu Plutus que
repréſentoit ce phantaftique perfonnage.
Il étoit alors en querelle avec l'Amour ,
& n'avoit point été appellé à ces fêtes.
Les Mufes , fouvent piquées des avances
humiliantes qu'elles font à ce Dieu
& du dédain dont il les reçoit ,
avoient faifi cette occafion de vengeance.
On reconnoiffoit Plutus nonfeulement
à fa fplendeur , mais à une
MARS. 1763.
161
certaine pâleur livide , qu'il porte luimême
fur le vifage , & qu'il communique
à fes favoris , abforbés dans le
foin d'accumuler & de conferver les
tréfors qu'il leur confie. Trois des principales
Syrènes attendoient cette précieufe
proie avec une nonchalance affectée
, qui leur en afſuroit davantage
la conquête . Elles formerent alors des
concerts fi touchans ; elles prirent des
attitudes fi enchantereffes , que l'âme
d'aucun Mortel n'eût pu foutenir , fi
l'on ofoit le dire , le poids délicieux
de cette volupté. L'âme du Dieu des
Richeffes ne fut pas inacceffible. Les
Syrènes avoient ajouté à leurs enchantemens
ordinaires le charme d'un parfum
plus fort que celui qu'on offre aux
autres Dieux , & dont l'yvreffe eft inévitable.
Plutus reçut en apparence
l'hommage des trois Syrènes , qui ne
faifoient que prêter à fa vanité un léger
tribut dont il alloit les dédommager
par celui de toutes fes poffeffions . Les
Syrènes éleverent les bras vers lui ; il
s'inclina pour recevoir leurs embraffemens.
Bientôt elles l'eurent enlevé de
fon bord , & la Barque avec tout le
cortége difparut au milieu de la troupe
des autres Syrènes. Les principales Ac
162 MERCURE DE FRANCE ,
au moien
trices de ce jeu foutinrent quelque
temps Plutus fur leurs bras , puis , par
un badinage enjoué , elles le plongerent
dans les eaux enchantées. C'eft alors
qu'on ne peut compter toutes les tranfformations
burleſques par lefquelles on
le fit paffer. La dernière amufa particu→
liérement la Cour du Dieu de Paphos .
On vit reparoître la tête de Plutus
fur la fuperficie de l'eau . Les trois
Syrènes , alternativement
d'un petit foufflet dont elles lui avoient
pofé le tuyau dans la bouche , gonflé
rent cette tête au point que toute fa
forme difparut , pour faire place à un
globe que l'air feul rempliffoit. Les Syrènes
alors s'écartérent ; & fe rejettant
en l'air l'une à l'autre ce globe de vent ,
elles donnerent le Spectacle riant d'un
exercice très-agréable jufqu'à ce que
ces jeux ayant affez duré , les Syrènes
fe plongerent avec leur proie au fond
de l'Océan. La Scène fe referma fubitement
telle qu'elle avoit été avant le
Spectacle , & toute la cour des deux
époux les fuivit à la Salle du Banquet .
SEPTIE ME CHANT.
Je ne décrirai point le lieu délicieux
& brillant deftiné au Banquet des DiMARS.
1763.
163
·
vinités de Paphos. Je ne ferai point
l'énumération des mets exquis dont
Comus avoit dirigé la compofition &
l'ordre des fervices. Lorfque les Dieux
habitent la Tèrre , ils fe plaifent à ufer
de la nourriture des Mortels , ainfi que
des autres plaifirs que leur bonté fouveraine
a attachés à chacun de nos
fens. Ce qui eft plus important à mon
Sujet ce font les rangs des principaux
convives ; l'Hymen avoit de droit le
premier il étoit placé entre les deux
Epoux. Ce fut lui qui pofa fur leurs
têtes les couronnes en ufage dans les
feftins.
Chaque affemblée , chaque événe
ment tant foit peu folemnef, fait naître
dans les cours fublunaires une multitude
de conteftations. Les Cours Céleftes
n'en font pas plus exemptes. Cependant
celle de l'Amour dans fes fêtes
particulières eft très-facile fur l'étiquette
; mais l'Hymen préfidoit à celleci
& l'Hymen , ( Tyran jufques dans
les Plaifirs , ) eft le premier qui ait introduit
les graves minucies du cérémonial.
Plus cérémonienfe que toute autre
& plus délicate fur les frivoles honla
Pudeur reclama en cette occafion
la place que la Volupté vouloit
neurs ,
1
#
164 MERCURE DE FRANCE.
occuper auprès de Pfyché. Toujours
fière par humeur autant que par étar ,
fouvent querelleufe par orgueil pour
des prérogatives qu'elle céderoit par
goût , cette majeftueufe Pudeur implora
l'autorité de l'Hymen , & l'Hymen
prononça en fa faveur. Pour confoler
la Volupté , l'Amour la fit mertre à fes
côtés. L'Amour déféroit encore aux
droits des premiers jours de l'Hymen,
O Hymen de combien d'années d'outrages
& d'affronts tu payes fouvent
les vaines déférences que tu éxiges
dans tes jours de Fêtes folemnelles ! La
place de Bacchus étoit marquée à la
droite de l'Amour, Ainfi la Volupté ne
fe crut point déplacée d'être entre eux.
Comus de l'autre côté fe rencontroit
près de la Pudeur. La vénérable Matrone
vit cet arrangement avec quelque
complaifance ; car de tous les Dieux
qui compofoient cette Cour , le délectable
Comus étoit celui avec lequel elle
fe permet un peu plus de familiarité.
Les Mufes étoient à la même table , &
Momus avec elles. Les Grâces avoient
refufé galamment de prendre place
pour fe réferver le plaifir de fervir les
nouveaux Époux. Des Bacchantes choifies
environnoient le lit de Bacchus.
MARS. 1763. 165
Chaque convive avoit un des demi-
Dieux de cette Cour, attaché au foin de
prévenir fes moindres defirs. Quelques
jeunes filles & quelques jeunes garçons
de Paphos , confacrés au temple , étoient
admis au même office.
D'autres tables raffembloient le refte
de la Cour , & la Gayeté , voltigeoit
alternativement des unes aux autres ;
tandis que dans l'intervalle des fervices ,
les Mufes faifoient entendre leurs concerts.
Bacchus ne contribuoit pas peu à
l'agrément de ce Banquet. Après les
premières coupes du nectar céleste , il
propofa le nectar de la Tèrre ; on en
avoit apporté de toutes les régions du
Monde. Ce fut la première fois que
dans une Ile de la Gréce on goûta
d'un vin recueilli dans les climats barbares
des Gaules. Bacchus l'avoit fait
réferver pour cette fête ; il voulut que
la Gayeté fe chargeât feule de le verfer.
Cette liqueur petillante comme elle , en
étoit l'image. Il en fit préfenter par
l'Amour à la belle Pfyché , dans une
coupe du plus pur criftal ; la févère
Pudeur crut qu'il étoit des fonctions de
fa charge d'examiner ce breuvage inconnu
, & voulut arrêter la main de la
jeune Epoufe prête à porter la coupe
166 MERCURE DE FRANCE.
té
par
fur fes lévres : mais celle-ci , en regar
dant avec une douce ingénuité la févère
Matrône , but la coupe fans héfiter ;
puis s'adreffant à elle , lui dit : O ! refpectable
Pudeur ; ce qui m'eft préfenl'Amour
ne peut m'être fufpect
& ne doit pas vous allarmer , puifque
l'Hymen ne s'y oppofe pas. L'Amour
paya du regard le plus tendre ce que
venoit de dire Pfyché , & l'Hymen luimême
ne put refufer d'y foufcrire, Bacchus
fit alors un figne à Comus , &
tous deux de concert engagerent la
Pudeur à vuider plufieurs coupes de la
même liqueur , à l'ombre de fon voile
qu'elle avoit rabaiffé, La Gayeté derrière
elle ,, en éclatoit de rire , & Momus
avec les Mufes préparoit déja des chanfons
à ce fujet. Mais ce filtre n'eut qu'un
effet momentané. La Pudeur en devint
un peu moins trifte , fans oublier les
entrepriſes que projettoit fon indifcret
orgueil , au milieu de la galanterie de
ces Fêtes.
HUITIEME CHANT.
la
Malgré l'impatience de l'A
joie & le plaifir prolongerent le feſtin
jufques affez avant dans la nuit . Enfuite
les époux pafferent chacun dans leurs
appartemens particuliers , où ils furent
MARS. 1763. 167
conduits en pompe , au fon de divers
inftrumens , & au bruit des acclamations
univerfelles ; après quoi on les
laiffa en liberté. La chambre dans laquelle
devoient fe réunir les deux époux
avoit à - peu - près la forme d'un tem,
ple. Sous une rotonde , la Volupté
y avoit fait préparer le lit nuptial. Il
étoit fermé d'une double enceinte de
baluftres , fur laquelle bruloient des
parfums céleftes , dans des caffolettes
d'or. Un double pavillon couvroit les
deux Enceintes. La lampe fatale , qui
avoit tant caufé de larmes à Pfyché ,
& qui fut cependant la fource de fa
félicité , avoit été fufpendue par la Volupté
au ciel du pavillon intérieur , avec
un tel artifice , que fans en apperce→
voir la flamme , fa lumière réfléchie
éclairoit le lit d'un jour fi doux & fi
voluptueux , que cet aftre nouveau du
myftère faifoit craindre le retour de
l'aftre brillant qui anime & féconde
l'univers.
L'Amour paffa le premier dans cette
chambre : il étoit précédé d'une troupe
d'enfans ailés , portans devant lui leurs
flambeaux allumés. Le fien étoit entre
les mains de la Volupté. Elle entra feule
avec l'Amour dans l'enceinte intérieu168
MERCURE DE FRANCE
re. La troupe badine des enfans de Cythère
fe difperfa dans les avenues . Pfyche
, pour fe rendre en ce lieu myſtéétoit
foutenue par l'Hymen
d'une main , & de l'autre par la Pudeur.
rieux ,
Il paroiffoit que tout alloit fe paffer
dans l'ordre antique & confacré par
l'ufage , fuivant lequel la Pudeur conduifoit
l'Epoufe jufques à la chambre
nuptiale , retiroit les voiles qui la couvroient
, l'attendoit le lendemain pour
les lui rendre & ne la pas quitter pendant
le refte du jour. On avança donc
jufques à la première enceinte fous le
grand pavillon extérieur. Le Mystère ,
éxact & fidele , gardoit l'entrée du fecend
, dont il tenoit les rideaux fermés.
Les Graces attendoient que la Pudeur
enlevât les voiles qui enveloppoient la
belle Pfyché , pour la porter dans leurs
bras fur le lit nuptial. La Pudeur au
contraire s'avança impérieufement pour
pénétrer dans la dernière enceinte
malgré les efforts du Myftère , qui en
défendoit l'entrée. L'Amour reclama
avec impétuofité contre la violence
qu'on éxerçoit dans l'aſyle facré de ſon
fanctuaire. L'Hymen dont la main
pefante brife fouvent l'édifice dont il
>
veut
MARS. 1763. 169
eut pofer les fondemens , l'Hymen
prétendit que ce fanctuaire étoit le fien ,
& que lui feul devant y donner des
loix , il vouloit que la Pudeur y préfidât.
Il menaçoit de fufpendre la fin de l'hymenée
, & de remener fur le champ
-Pfyché dans l'Olympe , attendre la décifion
des Dieux affemblés. Ce n'étoit pas
la première fois que l'Hymen avoit commencé
par intimider l'Amour : ce n'étoit
pas la première fois que ce dernier avoit
fini par s'en venger cruellement. Il fe
réferva cette reffource , & feignit encore
de céder pour cette fois. La Pudeur
encouragée par ce premier triomphe
porta fes prétentions jufqu'à vouloir
paffer la nuit dans la dernière enceinte ,
où la Volupté feule avoit le droit de
veiller. La Volupté , affez douce naturellement
, devint furieufe & fe récria
contre cette entreprife. Il fut réglé que
la Pudeur veilleroit dans la première
'enceinte , affez près néanmoins pourque
la nouvelle Epoufe put toujours entendre
fa voix. La cruelle gouvernante
en abufa tellement , qu'elle ne ceffoit
de l'appeller & de lui répéter des leçons
déplacées , fur lefquelles ni les reproches
impatiens de l'Amour , ni les cris de la
Volupté , ne pouvoient impofer filence.
H
170 MERCURE DE FRANCE.
Les Grâces craintives s'étoient difper
fées au premier bruit de la querelle ,
& les ordres de l'Amour même auroient
eu peine à les rappeller.
'Enfin cette nuit de trouble & d'allarmes
fit place au jour. L'opiniâtre Matrone
reconduifit Pfyché à fon appartement.
Trop nouvelle Déeffe pour connoître
toutes les prérogatives de fon
état , Pfyché flottoit entre la foumiffion
que la févère Pudeur exigeoit
d'elle , & la douleur amère d'affliger
L'Amour. De nouvelles fêtes embellirent
cette feconde journée : ce qui l'embellit
encore plus , fut la préfence de Vénus,
qui vint vifiter les époux. Son fils fe
plaignit à elle de la tyrannie que l'Hymen
& la Pudeur entreprenoient d'exercer
fur lui-même , jufques au centre de
fon empire & de celui de fa mère. La
Déeffe , fenfible aux plaintes de fon
fils , lui promit que dès que les fêtes
préparées par Terpficore , pour l'entrée
de la nuit fuivante , auroient pris fin ,
elle remonteroit à la cour célefte faire
parler leurs communs droits , contre les
ennemis fecrets qu'ils avoient appellés
eux-mêmes dans leurs états . Diffimulez
, dit- elle , mon fils , paroiffez toujours
obéir , c'eft le plus für moyen que
摆
MAR S. 1763. 171
'Amour & la Volupté puiffent prendre
pour détruire le pouvoir de l'Hymen
& de la Pudeur.
La feconde foirée fut plus prolongée
encore que la première. Les amuſemens
de Therpficore ayant occupé long-temps
une cour charmante , qui fe livroit au
plaifir dans l'ignorance des fecrets chagrins
qui en agitoient les chefs. Vénus
en retournant à l'Olympe , feignit de
quitter PAPHOS pour quelque temps.
La pudique Matrone en conçut l'espoir
d'un nouveau triomphe ; car la préfence
de Vénus étoit contraire à fes projets.
Dès la nuit fuivante , après le cérémonial
de la veille , elle avoit repris fa
place ordinaire ; mais n'ayant pû fe
défendre d'un léger fommeil , qu'avoit
peut-être occafionné l'exercice , quoiqu'affez
froid , de quelques danfes qu'elle
s'étoit permife , elle fe réveilla tout-àcoup
; & dans le dépit de la négligence
qu'elle fe reprochoit , elle voulut la réparer
avec éclat. Elle ouvrit , ou plutôt
déchira les rideaux de l'enceinte facrée.
Le Mystère alla chercher fa retraite dans
ceux du lit des Epoux , & la Volupté
indignée quitta la place. L'Amour en
ce moment ufa de cette perfide douceur
qu'il fait fi bien employer quelque-
Hij
172 MERCURE DE FRANCE .
fois , & ne fit à fon ennemie que de
tendres plaintes qui encouragerent
encore fa fermeté.
,
Cependant la Volupté éplorée avoit
répandu l'allarme dans l'intérieur du Palais
: elle gémiffoit avec les Grâces du
fort de leur maître , lorfqu'une lumière
céleste annonça le retour de Vénus.
Elles rentrerent avec elle dans la chambre
de l'Amour. A fon afpe&t , la Pudeur
troublée voulut fe retirer. Arrêtez.
, dit Vénus
, arrêtez
, imprudente
maîtreffe
, pour écouter
l'ordre
fuprême
des
Dieux
. Si je vous euffe trouvé
dans les
bornes
prefcrites
à votre
emploi
, mon
pouvoir
étoit
limité
, j'étois
contrainte
à foutenir
le vôtre
jufques
dans mon
propre
empire
mais vous
avez
paffé
ces bornes
immuables
, votre
injufte
ufurpation
vous
foumet
à mon fils & à
moi , c'eft à lui que les Dieux
ont déféré
le droit de prononcer
. La Pudeur
,
rougiffant
de colère
& de confufion
, fe
retira
pour
aller attendre
fon arrêt : il
ne fut pas différé
. Après
avoir confulté
un moment
avec
fa mère
, l'Amour
fit
déclarer
à la vénérable
Pudeur
, par la
bouche
même
de fon ennemie
( la Volupté
) , qu'elle
eût à quitter
fon empire
pour n'y jamais
reparoître
: c'étoit
l'exiMARS.
1763. 173
ler de la terre. Quelle région habitée
n'eft pas l'empire de l'Amour ?
Ainfi , pour avoir voulu MAL-APROPOS
ufurper des droits que l'Amour
ne devoit pas céder , la Pudeur en perdit
que l'Hymen même ne put lui rendre :
& l'Amour de fon côté perdit l'avantage
flatteur de la victoire , dans prèfque
toutes fes conquêtes. Perfonne n'y gagna
; la Volupté elle - même s'ennuya
bientôt de fes triomphes , & fe trouva
fatiguée de l'exercice d'un pouvoir fans
bornes & jamais contredit .
Depuis cette fatale époque , quelques
foins qu'ayent pris les Dieux pour réconcilier
la Pudeur avec l'Amour , il
veut toujours l'exiler des lieux où il
donne des loix , & la Pudeur ne fait
prèfque jamais lui céder ou fe défendre
que MAL- A- PROPOS.
» Toi feule , fage & tendre Delphire!
> toi feule as pû donner afyle à ces deux
» ennemis dans une paix inaltérable .
» C'eſt ce bienfait des Dieux qu'a voulu
» confacrer ma Mufe. Plus cette faveur
deviendra rare dans les fiécles futurs
plus on admirera ta gloire & le
bonheur de ton amant.
Par M. D L. G.
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Résumé : SUPPLÉMENT à l'Article des Piéces fugitives. SUITE de la Traduction de MAL-A-PROPOS, ou L'EXIL DE LA PUDEUR, Poëme Grec. QUATRIEME CHANT.
Le texte est un supplément à un article du Mercure de France, présentant la suite de la traduction du poème grec 'Mal-Apropos, ou L'Exil de la Pydéur'. Le quatrième chant décrit une nuit à Paphos où la nuit a été prolongée artificiellement pour permettre aux Immortels Époux, l'Amour et Psyché, de se préparer. Leur toilette est assistée par l'Hymen, la Galanterie, et les Grâces. Une fois prêts, ils se rendent dans les jardins illuminés pour assister à des spectacles offerts par les Plaisirs et les Amours. Ces spectacles incluent des jeux d'eau et de feu, et des représentations des conquêtes de l'Amour. Les Muses, appelées par l'Amour, ont préparé des prestiges et des représentations animées. Dans une salle du palais, un théâtre magique montre un nouvel univers avec des cieux, des mers, et des enfers. Les Muses, métamorphosées, jouent un drame dicté par Apollon, retraçant les amours, les tourments et la félicité suprême de Psyché. Psyché est émue par la représentation et se jette dans les bras de l'Amour. Les Muses changent ensuite de scène pour montrer la clémence de Vénus et la félicité des amants, avec des danses voluptueuses de Terpsichore. Le sixième chant introduit une scène maritime avec des Sirènes qui dansent et chantent, tentant les spectateurs. Des barques représentant différents états de l'humanité naviguent sur la mer, attirées par les Sirènes. Les Sirènes capturent les passagers avec des filets et les transforment en animaux pour se divertir. La dernière pantomime montre le Dieu Plutus en querelle avec l'Amour, représenté dans une barque richement ornée. Les Muses se vengent de Plutus en le mettant en scène malgré son absence des fêtes. Le texte décrit ensuite une scène où Plutus est capturé par trois Sirènes. Ces dernières l'enlèvent et le plongent dans des eaux enchantées, où elles le transforment en un globe de vent. Après divers jeux, elles disparaissent avec leur proie au fond de l'Océan. La scène se referme, et toute la cour des époux divins suit les Sirènes vers la salle du banquet. Le banquet des divinités de Paphos est ensuite décrit. L'Hymen, placé entre les deux époux, pose des couronnes sur leurs têtes. Les convives principaux incluent l'Hymen, la Pudeur, la Volupté, l'Amour, Bacchus, et Comus. Les Grâces servent les nouveaux époux, et des Bacchantes entourent le lit de Bacchus. Bacchus propose un vin des Gaules, que Psyché boit malgré les objections de la Pudeur. Après le banquet, les époux se retirent dans leurs appartements. La chambre nuptiale est préparée avec soin, et la lampe fatale éclaire doucement le lit. La Pudeur et l'Hymen accompagnent Psyché, mais un conflit éclate entre la Pudeur et la Volupté. La Pudeur veut veiller près de Psyché, mais la Volupté s'y oppose. Finalement, la Pudeur veille dans la première enceinte, perturbant la nuit par ses leçons déplacées. Le lendemain, Vénus visite les époux et promet de soutenir l'Amour contre l'Hymen et la Pudeur. La nuit suivante, la Pudeur, après s'être endormie, ouvre les rideaux de l'enceinte sacrée, provoquant la fuite du Mystère et la colère de la Volupté. L'Amour utilise une douceur trompeuse pour apaiser la Pudeur. Le texte relate un conflit mythologique entre Vénus, la Pudeur, l'Amour et la Volupté. L'alerte est donnée au Palais lorsque Vénus revient, accompagnée des Grâces. La Pudeur, troublée, tente de se retirer, mais Vénus l'arrête pour annoncer un ordre divin. Vénus explique que la Pudeur a dépassé ses limites et doit donc être jugée par son fils, l'Amour. La Pudeur, confuse et en colère, se retire pour attendre son verdict. L'Amour, après consultation avec Vénus, déclare par l'intermédiaire de la Volupté que la Pudeur doit quitter son empire et ne jamais y revenir. Cette décision affecte tous les protagonistes : la Pudeur perd ses droits, l'Amour ne tire pas avantage de sa victoire, et même la Volupté se lasse de ses triomphes.
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7882
p. *174-174
A Mad... L. D... De......
Début :
J'AI promis à mon Roi d'être son Chevalier, [...]
Mots clefs :
Chevalier, Serment
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texteReconnaissance textuelle : A Mad... L. D... De......
A Mad... L. D ... De......
'AI promis à mon Roi d'être fon Chevalier ,
Et dès long- temps je fuis le vôtre ;
Par ce double ferment je viens de me lier.
Je fuis fûr & jamais je ne veux l'oublier ,
En fervant l'un , de plaire à l'autre.
Par unjeune Chevalier de l'Ordre de S. Louis.
'AI promis à mon Roi d'être fon Chevalier ,
Et dès long- temps je fuis le vôtre ;
Par ce double ferment je viens de me lier.
Je fuis fûr & jamais je ne veux l'oublier ,
En fervant l'un , de plaire à l'autre.
Par unjeune Chevalier de l'Ordre de S. Louis.
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7883
p. 238
APPROBATION.
Début :
J'ai lu , par ordre de Monseigneur le Chancelier, le Mercure de Mars 1763 , & je n'y ai rien [...]
Mots clefs :
Chancelier, Impression
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texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
APPROBAT 10 N.
J'ai lu , par ordre de Mónſeigneur le Chancelier, ' AI
le Mercure de Mars 1763 , & je n'y ai rien
trouvé qui puiffe en empêcher l'impreſſion. A
Paris , ce 28 Février 1763. GUIROY.
J'ai lu , par ordre de Mónſeigneur le Chancelier, ' AI
le Mercure de Mars 1763 , & je n'y ai rien
trouvé qui puiffe en empêcher l'impreſſion. A
Paris , ce 28 Février 1763. GUIROY.
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7884
p. 238-240
TABLE DES ARTICLES.
Début :
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE. ARTICLE PREMIER. L'HYVER, Poëme. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TABLE DES ARTICLES.
TABLE DES ARTICLES.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE.
ARTICLE PREMIER.
L'HYVER , Poëme. Pages
LETTRE de Mlle *** à Madame... fur
l'Emile de M. Rouffeau.
COUPLETS à l'occafion d'un Ballet des Elémens
, à une Salamandre
.
ÉPIGRAMME .
VERS fur le mariage de Mlle de Dromefnil
avec M. le Marquis de Belfunce.
ENVOI.
L'Amour & l'Hymen réconciliés , Conte Epithalamique.
VERS fur le Tableau du Ror , repréſenté
par les VERTUS .
CRISTALLIDE la Curieufe , Conte tiré des
Mille & une Nuits. I
22
23
24
25
26
35
ibid.
VERS après une grande maladie de l'Auteur. 39
ODE Anacréontique.
VERS à une jeune Demoiselle..
ibid.
40
PRÉCIS hiftorique fur la vie de Raimond Lulle . 41
VERS à M. le Chevalier de Chatelus, fur ceux
MARS. 1763.
239
qu'il a préfentés à Mgr le Prince de Condé. 45
ANGELIQUE , Anecdote.
POUR le Portrait de Mlle ....
A Son Alteffe Royale Mgr le Duc de Savoie,
en lui fouhaitant la bonne année.
VERS.
AUTRES.
ENIGMES.
LOGOGRYPHES.
47
58
19
ibid.
60
61 & 62
62 & 63
ART. II . NOUVELLES LITTÉRAIRES .
MÉTHODE de M. Keyfer pour l'adminiſtration
de fes dragées dans le traitement
des Maladies vénériennes .
DISCOURS prononcé dans l'Aca lémie Françoife
, à la réception de M. l'Abbé de
Voifenon.
LES après-foupers de la Campagne,
LETTRE fur un Poëme Latin, de M. de Maffac
, à M. de Mont.
64
71
76
77
80
88
89 & fuiv.
A l'Auteur du Mercure , fur un Plagiat.
LETTRE à M. De la Place , fur un Jetton
frappé en 1606.
ANNONCES de Livres.
ARTICLE III . SCIENCES ET BELLES -LETTRES.
ACADEMIE S.
EXTRAIT du Mémoire lu à l'Affemblée publique
de l'Académie Royale des Sciences ;
par M. de Parcieux.
GEOMETRI E.
EXTRAIT de la Séance publique de l'Académie
des Sciences , Arts & Belles - Lettres
de DIJON.
ÉCOLE Royale Vétérinaire , établie à Lyon
fous la direction de M. Bourgelat.
99
117
128
129
240 MERCURE
DE FRANCE .
ART. IV . BEAUX - ARTS.
ARTS UTILES.
CHIRURG I E.
LETTRE d'un Éléve en Chirurgie de l'Ho-
PITAL DE LA Charité , à l'Auteur du
Mercure , fur l'Opération de la Taille.
ARTS AGRÉABLES.
PEINTURE.
LETTRE de M. Delalande , de l'Académie
des Sciences , à M. De la Place.
MUSIQUE.
133
141
148 SUPPLEMENT à l'Article des Piéces fugitives
SUITE de la Traduction de Mal- à-propos
ou l'Exil de la Pudeur , Poëme Grec.
A Mad... L. D. .. De......
ART. V. SPECTACLES.
SPECTACLES de la Cour à Versailles.
SPECTACLES DE PARIS.
149
174
174
OPERA.
COMÉDIE Françoiſe.
178
181
OBSERVATIONS fur Dupuis & Des Ronais .
LETTRE de M. de Saint Foix à M****.
201
205
COMÉDIE Italienne . 208
CONCERT Spirituel.
211
ART. VI. BALS de la Cour.
212
ART. VII. Nouvelles Politiques. 235
ART. VIII . Economie & Commerce. 236
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE.
ARTICLE PREMIER.
L'HYVER , Poëme. Pages
LETTRE de Mlle *** à Madame... fur
l'Emile de M. Rouffeau.
COUPLETS à l'occafion d'un Ballet des Elémens
, à une Salamandre
.
ÉPIGRAMME .
VERS fur le mariage de Mlle de Dromefnil
avec M. le Marquis de Belfunce.
ENVOI.
L'Amour & l'Hymen réconciliés , Conte Epithalamique.
VERS fur le Tableau du Ror , repréſenté
par les VERTUS .
CRISTALLIDE la Curieufe , Conte tiré des
Mille & une Nuits. I
22
23
24
25
26
35
ibid.
VERS après une grande maladie de l'Auteur. 39
ODE Anacréontique.
VERS à une jeune Demoiselle..
ibid.
40
PRÉCIS hiftorique fur la vie de Raimond Lulle . 41
VERS à M. le Chevalier de Chatelus, fur ceux
MARS. 1763.
239
qu'il a préfentés à Mgr le Prince de Condé. 45
ANGELIQUE , Anecdote.
POUR le Portrait de Mlle ....
A Son Alteffe Royale Mgr le Duc de Savoie,
en lui fouhaitant la bonne année.
VERS.
AUTRES.
ENIGMES.
LOGOGRYPHES.
47
58
19
ibid.
60
61 & 62
62 & 63
ART. II . NOUVELLES LITTÉRAIRES .
MÉTHODE de M. Keyfer pour l'adminiſtration
de fes dragées dans le traitement
des Maladies vénériennes .
DISCOURS prononcé dans l'Aca lémie Françoife
, à la réception de M. l'Abbé de
Voifenon.
LES après-foupers de la Campagne,
LETTRE fur un Poëme Latin, de M. de Maffac
, à M. de Mont.
64
71
76
77
80
88
89 & fuiv.
A l'Auteur du Mercure , fur un Plagiat.
LETTRE à M. De la Place , fur un Jetton
frappé en 1606.
ANNONCES de Livres.
ARTICLE III . SCIENCES ET BELLES -LETTRES.
ACADEMIE S.
EXTRAIT du Mémoire lu à l'Affemblée publique
de l'Académie Royale des Sciences ;
par M. de Parcieux.
GEOMETRI E.
EXTRAIT de la Séance publique de l'Académie
des Sciences , Arts & Belles - Lettres
de DIJON.
ÉCOLE Royale Vétérinaire , établie à Lyon
fous la direction de M. Bourgelat.
99
117
128
129
240 MERCURE
DE FRANCE .
ART. IV . BEAUX - ARTS.
ARTS UTILES.
CHIRURG I E.
LETTRE d'un Éléve en Chirurgie de l'Ho-
PITAL DE LA Charité , à l'Auteur du
Mercure , fur l'Opération de la Taille.
ARTS AGRÉABLES.
PEINTURE.
LETTRE de M. Delalande , de l'Académie
des Sciences , à M. De la Place.
MUSIQUE.
133
141
148 SUPPLEMENT à l'Article des Piéces fugitives
SUITE de la Traduction de Mal- à-propos
ou l'Exil de la Pudeur , Poëme Grec.
A Mad... L. D. .. De......
ART. V. SPECTACLES.
SPECTACLES de la Cour à Versailles.
SPECTACLES DE PARIS.
149
174
174
OPERA.
COMÉDIE Françoiſe.
178
181
OBSERVATIONS fur Dupuis & Des Ronais .
LETTRE de M. de Saint Foix à M****.
201
205
COMÉDIE Italienne . 208
CONCERT Spirituel.
211
ART. VI. BALS de la Cour.
212
ART. VII. Nouvelles Politiques. 235
ART. VIII . Economie & Commerce. 236
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Résumé : TABLE DES ARTICLES.
Le document présente une table des articles d'une publication, organisée en plusieurs sections. La première, 'Pièces fugitives en vers et en prose', inclut des poèmes, des lettres, des couplets, des épigrammes, des contes et des œuvres inspirées des 'Mille et une nuits', ainsi que des énigmes et des logogriphes. La deuxième section, 'Nouvelles littéraires', contient des méthodes médicales, des discours académiques, des lettres littéraires et des annonces de livres. La troisième section, 'Sciences et Belles-Lettres', comprend des extraits de mémoires académiques et mentionne l'École Royale Vétérinaire de Lyon. La quatrième section, 'Beaux-Arts', est divisée en 'Arts utiles' et 'Arts agréables', incluant des lettres sur la chirurgie, la peinture et la musique. La cinquième section, 'Spectacles', détaille les spectacles de la cour à Versailles, les spectacles parisiens, l'opéra, la comédie française, la comédie italienne et les concerts spirituels. Les dernières sections traitent des bals de la cour, des nouvelles politiques, ainsi que de l'économie et du commerce.
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7885
p. 240
« De l'Imprimerie de SEBASTIEN JORRY, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...] »
Début :
De l'Imprimerie de SEBASTIEN JORRY, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...]
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texteReconnaissance textuelle : « De l'Imprimerie de SEBASTIEN JORRY, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...] »
De l'Imprimerie de SEBASTIEN JORRY, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise.
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7886
s. p.
AVERTISSEMENT.
Début :
LE Bureau du Mercure est chez M. LUTTON, Avocat, Greffier Commis [...]
Mots clefs :
Greffier, Commis, Libraires des provinces ou des pays étrangers, Poste
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texteReconnaissance textuelle : AVERTISSEMENT.
AVERTISSEMENT.
LE Bureau du Mercure eft chez M.
LUTTON Avocat , Greffier Commis
au Greffe Civil du Parlement , Commis
au recouvrement du Mercure , rue Sainte
Anne , Butte Saint Roch à côté du
Sellier du Roi.
,
C'est à lui
que l'on prie d'adrefer
,
francs
de port , les paquets
& lettres
,
pour remettre
, quant à la partie litté- raire , à M. DE LA PLACE
, Auteur du Mercure
.
"
Le prix de chaque volume eft de 36
fols , mais l'on ne payera d'avance , en
s'abonnant , que 24 livres pour feize volumes
, à raifon de 30 fols piéce.
Les perfonnes de province aufquelles
on enverra le Mercure par la pofte ,
payeront pour feize volumes 32 livres
d'avance en s'abonnant , & elles les recevront
francs de port. !
Celles qui auront des occafions pour
le faire venir , ou qui prendront les frais
du port fur leur compte , ne payeront
comme à Paris , qu'à raifon de 30 fols
parvolum , c'est- à- dire 24 livres d'avance,
en s'abonnant pour feize volumes.
Les Libraires des provinces ou des
A ij
pays étrangers , qui voudront faire venir
le Mercure , écriront à l'adreſſe cideffus.
On Supplie les perfonnes des provinces
d'envoyer par la pofte , en payant
le droit , leurs ordres , afin que le payement
enfoit fait d'avance au Bureau.
Les paquets qui neferont pas affranchis
, refteront au rebut.
On prie les perfonnes qui envoyent
des Livres , Eftampes & Mufique à annoncer
, d'en marquer le prix.
Le Nouveau Choix de Piéces tirées
des Mercures & autres Journaux , par
M. DE LA PLACE , fe trouve auffi au
Bureau du Mercure. Le format , le nombre
de volumes & les conditions font
les mêmes pour une année. Il y en a jufqu'à
préfent quatre - vingt -neuf volumes.
Une Table générale , rangée par
ordre des Matières , fe trouve à la fin du
foixante-douziéme.
LE Bureau du Mercure eft chez M.
LUTTON Avocat , Greffier Commis
au Greffe Civil du Parlement , Commis
au recouvrement du Mercure , rue Sainte
Anne , Butte Saint Roch à côté du
Sellier du Roi.
,
C'est à lui
que l'on prie d'adrefer
,
francs
de port , les paquets
& lettres
,
pour remettre
, quant à la partie litté- raire , à M. DE LA PLACE
, Auteur du Mercure
.
"
Le prix de chaque volume eft de 36
fols , mais l'on ne payera d'avance , en
s'abonnant , que 24 livres pour feize volumes
, à raifon de 30 fols piéce.
Les perfonnes de province aufquelles
on enverra le Mercure par la pofte ,
payeront pour feize volumes 32 livres
d'avance en s'abonnant , & elles les recevront
francs de port. !
Celles qui auront des occafions pour
le faire venir , ou qui prendront les frais
du port fur leur compte , ne payeront
comme à Paris , qu'à raifon de 30 fols
parvolum , c'est- à- dire 24 livres d'avance,
en s'abonnant pour feize volumes.
Les Libraires des provinces ou des
A ij
pays étrangers , qui voudront faire venir
le Mercure , écriront à l'adreſſe cideffus.
On Supplie les perfonnes des provinces
d'envoyer par la pofte , en payant
le droit , leurs ordres , afin que le payement
enfoit fait d'avance au Bureau.
Les paquets qui neferont pas affranchis
, refteront au rebut.
On prie les perfonnes qui envoyent
des Livres , Eftampes & Mufique à annoncer
, d'en marquer le prix.
Le Nouveau Choix de Piéces tirées
des Mercures & autres Journaux , par
M. DE LA PLACE , fe trouve auffi au
Bureau du Mercure. Le format , le nombre
de volumes & les conditions font
les mêmes pour une année. Il y en a jufqu'à
préfent quatre - vingt -neuf volumes.
Une Table générale , rangée par
ordre des Matières , fe trouve à la fin du
foixante-douziéme.
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Résumé : AVERTISSEMENT.
Le document est un avertissement concernant la distribution et l'abonnement au Mercure, une publication périodique. Le Bureau du Mercure est situé chez M. LUTTON, avocat et greffier, rue Sainte Anne, Butte Saint Roch. Les paquets et lettres doivent être adressés à M. LUTTON, qui les transmettra à M. DE LA PLACE, l'auteur du Mercure. Le prix de chaque volume est de 36 sols, mais un abonnement pour seize volumes coûte 24 livres à Paris. Pour les personnes de province, le coût est de 32 livres pour seize volumes, avec livraison gratuite. Ceux qui préfèrent prendre en charge les frais de port paieront 24 livres pour seize volumes. Les libraires des provinces ou des pays étrangers doivent écrire au Bureau pour obtenir le Mercure. Les personnes des provinces sont priées d'envoyer leurs ordres par la poste, en payant le droit à l'avance. Les paquets non affranchis seront rejetés. Les envois de livres, estampes et musique doivent indiquer le prix. Le Nouveau Choix de Pièces tirées des Mercures, également par M. DE LA PLACE, est disponible au Bureau du Mercure. Le format, le nombre de volumes et les conditions sont identiques à ceux du Mercure, avec quatre-vingt-neuf volumes publiés à ce jour. Une table générale des matières est disponible à la fin du soixante-douzième volume.
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7887
p. 208-212
GÉNÉALOGIE de la Maison de SPARRE, selon les Piéces qui sont chez M. de CLEREMBEAUT & qui ont été produites à l'Ordre de Malte.
Début :
Saprre ou Toffta, illustre & ancienne Maison de Suède, alliée de très-proche aux [...]
Mots clefs :
Famille, Maison de Sparre, Généalogie, Suède, Charge, Branche
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : GÉNÉALOGIE de la Maison de SPARRE, selon les Piéces qui sont chez M. de CLEREMBEAUT & qui ont été produites à l'Ordre de Malte.
GENEALOGIE de la Maifon de SPARRE , felon
Les Piéces quifont chez M. de CLEREMBEAUT
& qui ont étéproduites à l'Ordre de Malte.
SPARRE OU TOFFTA , illuftre & ancienne Maifon
de Suéde , alliée de très- proché aux familles
qui ont régné en Suéde foit avant ou après la révolution
arrivée dans ce Royaume lors de l'invafion
des Danois fous Chriftiern II. leur Roi. On
trouve dans les biftoires & les généalogies Suédoifes
l'an 1150 Sixten de Toffta , grand Ecuyer
du Royaume de Suéde fous le Roi Canut. Sixten
eut pour fils Nicolas Toffia , qui lui fuccéda dans
la Charge de grand Ecuyer , & épouſa Mereta,
Princelle dont l'hiftoire vante beaucoup la beau
té & la vertu ; elle étoit fille d'Eric X , Roi de
Suéde , & de Rhechiffa , fille de Waldemar , Roi
de Dannemarck . Nicolas Toffta mourut l'an 1250
& laifla de Mereta , Ambernus , qui fut Grand
Maître-d'Hôtel du Royaume & le Chef de la
Branche aînée des Toffta , qui dura peus Sixten
II. qui fut Prince du Sénat & Chef de la branche
cadette , dont la poftérité ſe perpétue encore
aujourd'hui en France dans la ligne directe ; en
Suede & autres Pays du Nord , en lignes collatérales.
On ignore avec qui Ambernus prit alliance
; fes enfans furent Nicolas II , grand maître
d'hôtel , mort en 1313 fans poftérité ; Nanne ,
Chevalier de l'éperon d'or , qui fit des voeux dans
le Monastère de Efchiltunen ; Ulphon , Chevalier
de l'éperon d'or , grand maître d'Hôtel & Sénéchal
de Néricie , qui époula Chriftine , fille de Simon
Jonas , & fut le feul qui laiffa des enfans ;
Canut , Chevalier de l'éperon d'or , mort en 1350-
fans poftérité ; Ingeburge , qui fut mariée à Hermannde
Kafflebeck. Ulphon mourut en 1345 , laif
AVRIL. 1763 . 200
fant Ingeburge mariée à Benoit , Duc d'Algoth ,
tué en Hollande , Marguerite , mariée à Stenon
Chevalier & Senateur , & Charles de Toffta , le der
nier mâle de fa branche ; il fut grand Maréchal
de Suéde & Sénéchal d'Uplande , mort en 1399%
ne laiffant de fon mariage avec Helene , fille d'Ifraël
Birgerque Marguerite , mariée en premieres
nôces à Canut Bondé. De ce mariage fortit Charles
VIII, Roi de Suede. Canut , vécut peu après lui.
Marguerite , époufa Stenon Furon , dont elle n'eût
que Brigitte ou Britte , raariée à Gustave Sture ,
Chevalier de l'éperon d'or . De ce mariage eft for
ti une autre Brigitte , qui époufa Jean Chrifliern,
Senateur du Royaume , qu'elle fit Pere de Frédé
ric de Ridboh , ou Gripsholm , qui le fut de Guftar
ve Vafa , qui chaffa les Danois de la Suede &
s'en fit déclarer Roi. Ainfi le fang de Margueritte,
"& par elle celui des Tofftas , a été uni avec celui
des Rois de Suéde jufqu'à la Reine Chriftine , la
derniere de la poftérité de Vafa, laquelle abdiqua
la couronne & fé retira à Rome où elle eft morte
fans avoir été mariée .
mort
Seconde Branche qui fubfifte encore. Sixten ,
fils de Nicolas Toffta , Prince du Sénat ,
en 1295. Son fils fut Ambern I, grand Maréchal
de Suede fous Eric & Valdemar , qui regnerent
conjointement. Ambern lailla Ears ou Laurent I ,
grand Ecuyer , mort en 1299 , quatre ans après
fon père. Son fils fut Ambern II , Chevalier de
l'éperon d'or , qui vêcur longtemps ; on ne fçait
point avec qui ces trois Seigneurs prirent allian
ce. Laurent II , eut auffi Ingeburge , mariée dans
la branche aînée des Barons de Horn à Chriftierne.
Aumine. Amborn eut pour fils Laurent II , mort ea
1373. Il laiffa d'Hélene , fille d'Haquin Lamnes ,
Prince du Sang Royal de Norvege , qu'il avoir
1
210 MERCURE DE FRANCE .
épousé , Siggéfurnommé de Agard , Grand Ecuyer,
qui laiffa Laurent III , dit de Agard ,Grand Ecuyer.
Celui- ci époufa Ingeburge , fille de Benoit Laurent,
fon parent fans doute , dont il n'eut què Sigge de
Siagard , qui fit alliance avec Chriftine , fille de
Magnus de Natoda de Giaxholm > 2 morte en
1522. Sigge mourut en 1500 , & lailla Laurent
IV fon fils , appellé de Sundbi , qui fut Chevalier
de l'éperon d'or & Maréchal de Suede fa femme
fut Brigitte ou Brilte , fille de Turon Trolle , qui
lui donna Eric de Sparre , Baron de Sundbi , Vice-
Chancelier de Suéde , & Jean Sparre de Berquara,
Président de Calmar , qui fut la tige d'une autre
branche continuée par Sigifmond Sparre Eric eft le
premier qui a porté le nom de Sparre , & qui l'a
donné à tous les defcendants de Toffta. Ce nom
veut dire poutre d'or, dont Jacques VI , Roi d'Ecoffe
& d'Angleterre , décora les armes , en recompenfe
des fervices que ce Seigneur lui avoit
rendus . Eric , eut la tête tranchée à Lingkpin , en
1600 , pour avoir embrallé le parti de Sigifmond ,
Roi de Suede & de Pologne , fon véritable Maître,
contre Charles IX , Duc de Sudermanie , qui ufurpa
la couronne fur Sigifmond , fon neveu . Eric ,
lailla de Elba , Comtelle de Brahé , fon époufe ,
morte en 1609 , Guftave , Jean , Sigifmond , ( Ces
trois-ci n'ont point laiffé de postérité ; ) Laurent
V , Pierre , Charles , qui ont laillé des enfans ; Brigitte
, Béate. Celle-ci fut mariée au Baron Eric
& n'eur qu'une fille appellé Catherine . Laurent V,
époufa Merta , fille du Comte Banaër , dont il
n'eut que Pierre , fi célébre par les grandes charges
qu'il a occupées & par les négociations où il fur
employé , dont le frere époufa la Princeffe Palarine
nié ce de la Reine Chriftine & foeur du
Roi Charles -Guftave. Son épouſe fut Ebba , fille
,
AVRIL 1763.
211
咩
de Pontus de la Gardie , originaire de France ,
grand chancelier & premier Miniftre de la Reine
Chriftine , en 1607 , & le plus opulent Seigneur de
Suede Pierre , fut Sénateur & grand Maître d'Artillerie
, Ambaffadeur extraordinaire auprès de
Charles II , Roi de la Grande Bretagne , Médiateur
au Congrès de Cologne , enfuite Ambaſſadeur
auprès de Louis XIV , à qui il rendit de
grands fervices en formant entre la Suede & la
France une union qui fubfifte encore. Louis XIV,
pour reconnoître fes fervices , lui donna des lettres
de Comte pour lui & ſes enfans à jamais , avec la
liberté d'acquérir & de poffeder en France telles
terres on charges qu'il voudroit avec les mêmes
prérogatives que fes fujets , au nombre deſquels
ce Monarque l'admettoit. Pierre de Sparre , pendant
le féjour que fon Ambaffade lui occafionna
en France , conçut le deffein de vendre tous fes
biens en Suede & de s'établir dans ce Royaume
où il méditoit d'embraffer la Religion Catholique.
Le temps de fon caractère étant expiré il retourna
en Suede. Pendant qu'il travailloit à éxécuter
fes projets la mort le furprit en 1698. It
n'eut d'Ebba la femme , morte en 1693 , que Lau
rent VI, magnus , qui après la mort de fon pere
palla en France où il entra aú ſervice avec titre de
Lieutenant Colonel dans le Regiment de Sparre ,
aujourd'hui Royal Suédois , dont Eric de Sparre ,
Amballadeur & petit fils d'Eric , étoit alors Colonel
en 1700 environ. Laurent VI , étant en 1703
en garnifon à Tournai , y époula Félicité , fille de
Sire le Vaillant, Baron de Vaudripont & de N. fille
du Baron d'Hériffen , Comte du S. Empire. Après
avoir abjuré le Luthéranifme dans la Chapelle de
l'Evêque de Tourhais ce changement de Religion
le for profcrire en Suede , oùles biens furent con212
MERCURE DE FRANCE.
fiíqués , il ſupporta conftamment ces revers ja
qu'à la mort arrivée à Paris en 1725 & fut enterré
à S. Sulpice après avoir vécu 62 ans. Il a laiffé
de Félicité le Vaillant , deux enfans mâles , Jofeph-
Ignace , Comte de Sparre , & Pierre , Comte de
Sparre , tous deux au fervice de France . Jofeph
Ignace , âgé de 52 , ans , Maréchal de Camp en
1748 & Colonel du Régiment Royal Suédois en
1742 , a époufé en 1730 Marie du Chambge , fille
de Sire du Chambge de Lieffart , premier préfident
de la Chambre des Comptes de Flandres , d'une
famille ancienne & illuftrée dans la robe , originaire
du Franc de Bruge. Leurs enfans ſont Aléxandre
Sparre , Colonel du Régiment Royal Suć
dois , Ernefte Sparre Colonel dans le même Régi
ment ; Augufte Sparre , qui eft dans l'état ecclé.
fiaftique , & Gustave Sparre , âgé de cinq ans
Chevalier de Malthe.
Tiré de Meenius Suenon , Généalogiſte Sué→
dois.
De Schinnerus , Poëte Suédois .
De Gothus & Ericus , Hiftoriens Suédois.
Des Mémoires de la Paix de Rifvick , par Dü
mont..
N. B. Cette maiſon a fourni au Roi , dans la
courant de ce fiécle , Officiers . Il y en a encore
actueliement neuf au Service de Sa Majesté.
Les Piéces quifont chez M. de CLEREMBEAUT
& qui ont étéproduites à l'Ordre de Malte.
SPARRE OU TOFFTA , illuftre & ancienne Maifon
de Suéde , alliée de très- proché aux familles
qui ont régné en Suéde foit avant ou après la révolution
arrivée dans ce Royaume lors de l'invafion
des Danois fous Chriftiern II. leur Roi. On
trouve dans les biftoires & les généalogies Suédoifes
l'an 1150 Sixten de Toffta , grand Ecuyer
du Royaume de Suéde fous le Roi Canut. Sixten
eut pour fils Nicolas Toffia , qui lui fuccéda dans
la Charge de grand Ecuyer , & épouſa Mereta,
Princelle dont l'hiftoire vante beaucoup la beau
té & la vertu ; elle étoit fille d'Eric X , Roi de
Suéde , & de Rhechiffa , fille de Waldemar , Roi
de Dannemarck . Nicolas Toffta mourut l'an 1250
& laifla de Mereta , Ambernus , qui fut Grand
Maître-d'Hôtel du Royaume & le Chef de la
Branche aînée des Toffta , qui dura peus Sixten
II. qui fut Prince du Sénat & Chef de la branche
cadette , dont la poftérité ſe perpétue encore
aujourd'hui en France dans la ligne directe ; en
Suede & autres Pays du Nord , en lignes collatérales.
On ignore avec qui Ambernus prit alliance
; fes enfans furent Nicolas II , grand maître
d'hôtel , mort en 1313 fans poftérité ; Nanne ,
Chevalier de l'éperon d'or , qui fit des voeux dans
le Monastère de Efchiltunen ; Ulphon , Chevalier
de l'éperon d'or , grand maître d'Hôtel & Sénéchal
de Néricie , qui époula Chriftine , fille de Simon
Jonas , & fut le feul qui laiffa des enfans ;
Canut , Chevalier de l'éperon d'or , mort en 1350-
fans poftérité ; Ingeburge , qui fut mariée à Hermannde
Kafflebeck. Ulphon mourut en 1345 , laif
AVRIL. 1763 . 200
fant Ingeburge mariée à Benoit , Duc d'Algoth ,
tué en Hollande , Marguerite , mariée à Stenon
Chevalier & Senateur , & Charles de Toffta , le der
nier mâle de fa branche ; il fut grand Maréchal
de Suéde & Sénéchal d'Uplande , mort en 1399%
ne laiffant de fon mariage avec Helene , fille d'Ifraël
Birgerque Marguerite , mariée en premieres
nôces à Canut Bondé. De ce mariage fortit Charles
VIII, Roi de Suede. Canut , vécut peu après lui.
Marguerite , époufa Stenon Furon , dont elle n'eût
que Brigitte ou Britte , raariée à Gustave Sture ,
Chevalier de l'éperon d'or . De ce mariage eft for
ti une autre Brigitte , qui époufa Jean Chrifliern,
Senateur du Royaume , qu'elle fit Pere de Frédé
ric de Ridboh , ou Gripsholm , qui le fut de Guftar
ve Vafa , qui chaffa les Danois de la Suede &
s'en fit déclarer Roi. Ainfi le fang de Margueritte,
"& par elle celui des Tofftas , a été uni avec celui
des Rois de Suéde jufqu'à la Reine Chriftine , la
derniere de la poftérité de Vafa, laquelle abdiqua
la couronne & fé retira à Rome où elle eft morte
fans avoir été mariée .
mort
Seconde Branche qui fubfifte encore. Sixten ,
fils de Nicolas Toffta , Prince du Sénat ,
en 1295. Son fils fut Ambern I, grand Maréchal
de Suede fous Eric & Valdemar , qui regnerent
conjointement. Ambern lailla Ears ou Laurent I ,
grand Ecuyer , mort en 1299 , quatre ans après
fon père. Son fils fut Ambern II , Chevalier de
l'éperon d'or , qui vêcur longtemps ; on ne fçait
point avec qui ces trois Seigneurs prirent allian
ce. Laurent II , eut auffi Ingeburge , mariée dans
la branche aînée des Barons de Horn à Chriftierne.
Aumine. Amborn eut pour fils Laurent II , mort ea
1373. Il laiffa d'Hélene , fille d'Haquin Lamnes ,
Prince du Sang Royal de Norvege , qu'il avoir
1
210 MERCURE DE FRANCE .
épousé , Siggéfurnommé de Agard , Grand Ecuyer,
qui laiffa Laurent III , dit de Agard ,Grand Ecuyer.
Celui- ci époufa Ingeburge , fille de Benoit Laurent,
fon parent fans doute , dont il n'eut què Sigge de
Siagard , qui fit alliance avec Chriftine , fille de
Magnus de Natoda de Giaxholm > 2 morte en
1522. Sigge mourut en 1500 , & lailla Laurent
IV fon fils , appellé de Sundbi , qui fut Chevalier
de l'éperon d'or & Maréchal de Suede fa femme
fut Brigitte ou Brilte , fille de Turon Trolle , qui
lui donna Eric de Sparre , Baron de Sundbi , Vice-
Chancelier de Suéde , & Jean Sparre de Berquara,
Président de Calmar , qui fut la tige d'une autre
branche continuée par Sigifmond Sparre Eric eft le
premier qui a porté le nom de Sparre , & qui l'a
donné à tous les defcendants de Toffta. Ce nom
veut dire poutre d'or, dont Jacques VI , Roi d'Ecoffe
& d'Angleterre , décora les armes , en recompenfe
des fervices que ce Seigneur lui avoit
rendus . Eric , eut la tête tranchée à Lingkpin , en
1600 , pour avoir embrallé le parti de Sigifmond ,
Roi de Suede & de Pologne , fon véritable Maître,
contre Charles IX , Duc de Sudermanie , qui ufurpa
la couronne fur Sigifmond , fon neveu . Eric ,
lailla de Elba , Comtelle de Brahé , fon époufe ,
morte en 1609 , Guftave , Jean , Sigifmond , ( Ces
trois-ci n'ont point laiffé de postérité ; ) Laurent
V , Pierre , Charles , qui ont laillé des enfans ; Brigitte
, Béate. Celle-ci fut mariée au Baron Eric
& n'eur qu'une fille appellé Catherine . Laurent V,
époufa Merta , fille du Comte Banaër , dont il
n'eut que Pierre , fi célébre par les grandes charges
qu'il a occupées & par les négociations où il fur
employé , dont le frere époufa la Princeffe Palarine
nié ce de la Reine Chriftine & foeur du
Roi Charles -Guftave. Son épouſe fut Ebba , fille
,
AVRIL 1763.
211
咩
de Pontus de la Gardie , originaire de France ,
grand chancelier & premier Miniftre de la Reine
Chriftine , en 1607 , & le plus opulent Seigneur de
Suede Pierre , fut Sénateur & grand Maître d'Artillerie
, Ambaffadeur extraordinaire auprès de
Charles II , Roi de la Grande Bretagne , Médiateur
au Congrès de Cologne , enfuite Ambaſſadeur
auprès de Louis XIV , à qui il rendit de
grands fervices en formant entre la Suede & la
France une union qui fubfifte encore. Louis XIV,
pour reconnoître fes fervices , lui donna des lettres
de Comte pour lui & ſes enfans à jamais , avec la
liberté d'acquérir & de poffeder en France telles
terres on charges qu'il voudroit avec les mêmes
prérogatives que fes fujets , au nombre deſquels
ce Monarque l'admettoit. Pierre de Sparre , pendant
le féjour que fon Ambaffade lui occafionna
en France , conçut le deffein de vendre tous fes
biens en Suede & de s'établir dans ce Royaume
où il méditoit d'embraffer la Religion Catholique.
Le temps de fon caractère étant expiré il retourna
en Suede. Pendant qu'il travailloit à éxécuter
fes projets la mort le furprit en 1698. It
n'eut d'Ebba la femme , morte en 1693 , que Lau
rent VI, magnus , qui après la mort de fon pere
palla en France où il entra aú ſervice avec titre de
Lieutenant Colonel dans le Regiment de Sparre ,
aujourd'hui Royal Suédois , dont Eric de Sparre ,
Amballadeur & petit fils d'Eric , étoit alors Colonel
en 1700 environ. Laurent VI , étant en 1703
en garnifon à Tournai , y époula Félicité , fille de
Sire le Vaillant, Baron de Vaudripont & de N. fille
du Baron d'Hériffen , Comte du S. Empire. Après
avoir abjuré le Luthéranifme dans la Chapelle de
l'Evêque de Tourhais ce changement de Religion
le for profcrire en Suede , oùles biens furent con212
MERCURE DE FRANCE.
fiíqués , il ſupporta conftamment ces revers ja
qu'à la mort arrivée à Paris en 1725 & fut enterré
à S. Sulpice après avoir vécu 62 ans. Il a laiffé
de Félicité le Vaillant , deux enfans mâles , Jofeph-
Ignace , Comte de Sparre , & Pierre , Comte de
Sparre , tous deux au fervice de France . Jofeph
Ignace , âgé de 52 , ans , Maréchal de Camp en
1748 & Colonel du Régiment Royal Suédois en
1742 , a époufé en 1730 Marie du Chambge , fille
de Sire du Chambge de Lieffart , premier préfident
de la Chambre des Comptes de Flandres , d'une
famille ancienne & illuftrée dans la robe , originaire
du Franc de Bruge. Leurs enfans ſont Aléxandre
Sparre , Colonel du Régiment Royal Suć
dois , Ernefte Sparre Colonel dans le même Régi
ment ; Augufte Sparre , qui eft dans l'état ecclé.
fiaftique , & Gustave Sparre , âgé de cinq ans
Chevalier de Malthe.
Tiré de Meenius Suenon , Généalogiſte Sué→
dois.
De Schinnerus , Poëte Suédois .
De Gothus & Ericus , Hiftoriens Suédois.
Des Mémoires de la Paix de Rifvick , par Dü
mont..
N. B. Cette maiſon a fourni au Roi , dans la
courant de ce fiécle , Officiers . Il y en a encore
actueliement neuf au Service de Sa Majesté.
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Résumé : GÉNÉALOGIE de la Maison de SPARRE, selon les Piéces qui sont chez M. de CLEREMBEAUT & qui ont été produites à l'Ordre de Malte.
Le texte expose la généalogie de la maison de Sparre, une famille suédoise illustre et ancienne. La famille est mentionnée dès l'an 1150 avec Sixten de Toffta, grand écuyer du Royaume de Suède sous le Roi Canut. La maison de Sparre est issue de la famille Toffta, qui a produit plusieurs personnages notables, tels que Nicolas Toffta, grand écuyer et époux de Mereta, fille du Roi Eric X de Suède. La famille a continué à prospérer avec des membres occupant des postes prestigieux comme grand maître d'hôtel, sénéchal, et maréchal de Suède. Le nom de Sparre a été adopté par Eric de Sparre, qui a reçu une décoration de Jacques VI, Roi d'Écosse et d'Angleterre. Eric de Sparre a été exécuté en 1600 pour avoir soutenu Sigismond, Roi de Suède et de Pologne, contre Charles IX. La famille a ensuite continué à servir dans des rôles diplomatiques et militaires. Pierre de Sparre, ambassadeur en France et médiateur au Congrès de Cologne, a obtenu des lettres de comte de Louis XIV et a envisagé de s'établir en France en adoptant la religion catholique. Son fils, Laurent VI, s'est établi en France et a servi dans l'armée française. La famille a continué à produire des officiers au service de la France et de la Suède, avec plusieurs membres actuels dans le service militaire. La maison de Sparre est alliée à plusieurs familles royales suédoises et a joué des rôles importants dans la politique et la noblesse suédoise.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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7888
p. 212-213
« M. Bailly le fils, Garde des Tableaux du Roi en survivance [...] »
Début :
M. Bailly le fils, Garde des Tableaux du Roi en survivance [...]
Mots clefs :
Nominations, Mariage, Marquis, Fils, Dame, Défunte, Bénédiction nuptiale
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « M. Bailly le fils, Garde des Tableaux du Roi en survivance [...] »
M. BAILLY le fils , Garde des Tableaux du
Roi en furvivance , a été reçu à l'Académie des.
Sciences le 29 Janvier , pour remplir une place
d'Aftronome.
Le 1s Mars 1763 , a été célébré le Mariage
de Mallire Louis Honoré de Montillet de, Gre
AVRIL. 1763. 213
naud , Marquis de Rougemont & autres lieux ,
premier. Enteigne de la premiére Compagnie
des Moufquetaires de la Garde du Roi , Chevalier
de l'Ordre Royale Militaire de S. Louis
Fils de Meffire Pierre Anthelme de Montiller,
Chevalier Grand- Bailly d'épée des Provinces de
Bugey , & Valmorey , & d'Henriette Victoire
de Bellecombe , avec Dame Jeanne Charlotte
Elifabeth de Chabannes Curton , Veuve de
Meffire Jean Bochart Marquis de Champigni ,
Fille de Meffire Jean Baptifte de Chabannes Curton
Chevalier Comte de Rochefort & autres lieux
& de Défunte Dame Claire Elifabeth de Roquefeuil
, & Soeur de Jacques Charle Comte
de Chabannes Marquis de Curton en Guyenne ,
& du Palais dans le Foreft , Comte de Rochefort
en Auvergne & autres lieux ; Colonel au
Corps des Grenadiers de France . La Bénédiction
Nuptiale a été donné dans l'Eglife Paroifliale
de S. Sulpice par l'Archevêque d'Aufch
Oncle du Marquis de Montillet.
Roi en furvivance , a été reçu à l'Académie des.
Sciences le 29 Janvier , pour remplir une place
d'Aftronome.
Le 1s Mars 1763 , a été célébré le Mariage
de Mallire Louis Honoré de Montillet de, Gre
AVRIL. 1763. 213
naud , Marquis de Rougemont & autres lieux ,
premier. Enteigne de la premiére Compagnie
des Moufquetaires de la Garde du Roi , Chevalier
de l'Ordre Royale Militaire de S. Louis
Fils de Meffire Pierre Anthelme de Montiller,
Chevalier Grand- Bailly d'épée des Provinces de
Bugey , & Valmorey , & d'Henriette Victoire
de Bellecombe , avec Dame Jeanne Charlotte
Elifabeth de Chabannes Curton , Veuve de
Meffire Jean Bochart Marquis de Champigni ,
Fille de Meffire Jean Baptifte de Chabannes Curton
Chevalier Comte de Rochefort & autres lieux
& de Défunte Dame Claire Elifabeth de Roquefeuil
, & Soeur de Jacques Charle Comte
de Chabannes Marquis de Curton en Guyenne ,
& du Palais dans le Foreft , Comte de Rochefort
en Auvergne & autres lieux ; Colonel au
Corps des Grenadiers de France . La Bénédiction
Nuptiale a été donné dans l'Eglife Paroifliale
de S. Sulpice par l'Archevêque d'Aufch
Oncle du Marquis de Montillet.
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Résumé : « M. Bailly le fils, Garde des Tableaux du Roi en survivance [...] »
Le texte mentionne deux événements distincts. Le 29 janvier, M. Bailly, fils, Garde des Tableaux du Roi en survivance, a été reçu à l'Académie des Sciences pour occuper une place d'astronome. Le second événement est le mariage de Louis Honoré de Montillet de Grenaud, Marquis de Rougemont, premier enseigne des Mousquetaires de la Garde du Roi et Chevalier de l'Ordre de Saint-Louis. Il est le fils de Pierre Anthelme de Montillet et de Henriette Victoire de Bellecombe. La mariée est Jeanne Charlotte Élisabeth de Chabannes Curton, veuve de Jean Bochart Marquis de Champigny, et fille de Jean Baptiste de Chabannes Curton et de la défunte Claire Élisabeth de Roquefeuil. La bénédiction nuptiale a été donnée dans l'église paroissiale de Saint-Sulpice par l'Archevêque d'Auch, oncle du Marquis de Montillet.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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7889
p. 213
APPROBATION.
Début :
J'ai lu, par ordre de Monseigneur le Chancelier, le Mercure d'Avril 1763, [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
APPROBATION.
J'ai lu , par ordre de Monſeigneur le Chancelier,
le Mercure d'Avril 1763 , & je n'y ai rien
trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion. A
Paris , ce 31 Mars 1763. GUIROY.
J'ai lu , par ordre de Monſeigneur le Chancelier,
le Mercure d'Avril 1763 , & je n'y ai rien
trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion. A
Paris , ce 31 Mars 1763. GUIROY.
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7890
p. 214-216
TABLE DES ARTICLES.
Début :
Pieces Fugitives en Vers et en Prose. Article Premier. Ode sur la Statue Équestre [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TABLE DES ARTICLES.
TABLE DES ARTICLES.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE.
ARTICLE PREMIER.
ODE DE fur la Statue Équeftre du Ror . Pages
LOUIS XV .
LE POETE Philofophe.
VERS fur un Portrait donné à Mlle Dangeville.
CONSEILS d'une Mère à fa Fille.
ABBAS & Sohry , Nouvelle Perfanne.
LES Ecoliers & le Balon , Fable.
10
ibid.
13
ibid.
14
46
STANCES fur l'incendie du Palais Epifcopal
d'Amiens , arrivé le Dimanche 19 Décembre.
EPITRE à M. G.
HOROSCOPE du premier Enfant de M. le
Marquis D. F.
A M. le Prince de Sulre , fils unique de M. le
Prince de Croy
VERS de feu M. Coffin , mis au bas d'une
Eftampe de feu M, Samuel Bernard.
Les mêmes Vers traduits en François.
DIALOGUE entre Démocrite & Moliére.
PORTRAIT de Madame C ** par M. ***,
ENIGMES.
LOGOGRYPHES.
CHANSON.
·
47
49
SI
13
54
ibid.
ss
64
65 & 66
67 & 68
ibid.
AVRIL. 1763. 215
ART. II. NOUVELLES LITTÉRAIRES .
LETTRE à l'Auteur du Mercure , fur les
Enigmes & les Logogryphes.
69
LETTRE au même fur l'Etabliſſement d'un
Bureau de Conſultations pour les Pauvres. 73
LETTRE à l'Auteur du Mercure , fur une
Infcription.
HISTOIRE Poetique , tirée des Poëtes François
; par M. l'Abbé B ….
DE LA SANTÉ , Ouvrage utile à tout le
monde ; par M. l'Abbé Jaquin.
96
97
99
TRAITÉ abrégé de Phyfique à l'ufage des Colléges;
par M. de Saintignon."
QUINZE nouvelles Cartes de l'Atlas de M.
Buy de Mornas.
ANNONCES de Livres.
103
106
109 &fuiv.
ARTICLE III . SCIENCES ET BELLES- LETTRES.
ACADEMIES.
ACADÉMIE des Sciences & Belles - Lettres de
Dijon.
SEANCE publique, de l'Académie de Befancon
pour la diftribution des Prix .
RENTREE publique de l'Académie de Befançon
, du 17 Novembre 1762 .
PRIX propofés par l'Académie des Sciences,
Belles - Lettres , & Arts de Befançon , pour
l'année 1763. "
SEANCE publique de l'Académie Royale
des Sciences & Beaux Arts de Pau,
MEDECIN E.
OBSERVATIONS fur l'Hiftoire de la Méde-
123
124
128
129
132
-cine... 133
18
216 MERCURE DE FRANCE .
LETTRE à M. De la Place , fur les Aqueducs ,
fur les grands chemins , & c.
SUPPLEMENT aux Piéces Fugitives.
COUPLETS fur l'Élévation de lá Statue du
Ror & fur la PAIX.
VERS à S. A. S. Mgr le Prince Louis de Rohan
, Coadjuteur de Strasbourg , fur fa
convalescence .
REGRETS d'un Habitant du Partèrre , ſur la
retraite de Mlle Dangeville.
VERS adreflés à M. Favart , le jour de la
première reprefentation de fa Piéce au
fujet de la Paix.
AUTRES.
ART. IV. BEAUX - ARTS.
142
148
149.
ibid.
ISO
IfI
ARTS UTILES.
G20 GRAPHIE. 154
ARTS AGRÉABLES
.
PEINTURE.
LETTRE à MM. de la Société des Amateurs
, fur le Tableau allégorique des
Vertus formant le Portrait du Roi ,
peint par M. Amédée Vanloo .
GRAVURE.
MUSIQUE.
44 ART. V. SPECTACLES..
SUITE des Spectacles de la Cour à Verſail-
SPECTACLES DE PARIS.
les.
OPÉRA .
COMÉDIE Françoiſe.
COMÉDIE Italienne.
CONCERTS Spirituels.
157
162
165
167
178
180
·192
202
ART. VI. Suite des Nouvelles Polit. de Mars. 206
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE.
ARTICLE PREMIER.
ODE DE fur la Statue Équeftre du Ror . Pages
LOUIS XV .
LE POETE Philofophe.
VERS fur un Portrait donné à Mlle Dangeville.
CONSEILS d'une Mère à fa Fille.
ABBAS & Sohry , Nouvelle Perfanne.
LES Ecoliers & le Balon , Fable.
10
ibid.
13
ibid.
14
46
STANCES fur l'incendie du Palais Epifcopal
d'Amiens , arrivé le Dimanche 19 Décembre.
EPITRE à M. G.
HOROSCOPE du premier Enfant de M. le
Marquis D. F.
A M. le Prince de Sulre , fils unique de M. le
Prince de Croy
VERS de feu M. Coffin , mis au bas d'une
Eftampe de feu M, Samuel Bernard.
Les mêmes Vers traduits en François.
DIALOGUE entre Démocrite & Moliére.
PORTRAIT de Madame C ** par M. ***,
ENIGMES.
LOGOGRYPHES.
CHANSON.
·
47
49
SI
13
54
ibid.
ss
64
65 & 66
67 & 68
ibid.
AVRIL. 1763. 215
ART. II. NOUVELLES LITTÉRAIRES .
LETTRE à l'Auteur du Mercure , fur les
Enigmes & les Logogryphes.
69
LETTRE au même fur l'Etabliſſement d'un
Bureau de Conſultations pour les Pauvres. 73
LETTRE à l'Auteur du Mercure , fur une
Infcription.
HISTOIRE Poetique , tirée des Poëtes François
; par M. l'Abbé B ….
DE LA SANTÉ , Ouvrage utile à tout le
monde ; par M. l'Abbé Jaquin.
96
97
99
TRAITÉ abrégé de Phyfique à l'ufage des Colléges;
par M. de Saintignon."
QUINZE nouvelles Cartes de l'Atlas de M.
Buy de Mornas.
ANNONCES de Livres.
103
106
109 &fuiv.
ARTICLE III . SCIENCES ET BELLES- LETTRES.
ACADEMIES.
ACADÉMIE des Sciences & Belles - Lettres de
Dijon.
SEANCE publique, de l'Académie de Befancon
pour la diftribution des Prix .
RENTREE publique de l'Académie de Befançon
, du 17 Novembre 1762 .
PRIX propofés par l'Académie des Sciences,
Belles - Lettres , & Arts de Befançon , pour
l'année 1763. "
SEANCE publique de l'Académie Royale
des Sciences & Beaux Arts de Pau,
MEDECIN E.
OBSERVATIONS fur l'Hiftoire de la Méde-
123
124
128
129
132
-cine... 133
18
216 MERCURE DE FRANCE .
LETTRE à M. De la Place , fur les Aqueducs ,
fur les grands chemins , & c.
SUPPLEMENT aux Piéces Fugitives.
COUPLETS fur l'Élévation de lá Statue du
Ror & fur la PAIX.
VERS à S. A. S. Mgr le Prince Louis de Rohan
, Coadjuteur de Strasbourg , fur fa
convalescence .
REGRETS d'un Habitant du Partèrre , ſur la
retraite de Mlle Dangeville.
VERS adreflés à M. Favart , le jour de la
première reprefentation de fa Piéce au
fujet de la Paix.
AUTRES.
ART. IV. BEAUX - ARTS.
142
148
149.
ibid.
ISO
IfI
ARTS UTILES.
G20 GRAPHIE. 154
ARTS AGRÉABLES
.
PEINTURE.
LETTRE à MM. de la Société des Amateurs
, fur le Tableau allégorique des
Vertus formant le Portrait du Roi ,
peint par M. Amédée Vanloo .
GRAVURE.
MUSIQUE.
44 ART. V. SPECTACLES..
SUITE des Spectacles de la Cour à Verſail-
SPECTACLES DE PARIS.
les.
OPÉRA .
COMÉDIE Françoiſe.
COMÉDIE Italienne.
CONCERTS Spirituels.
157
162
165
167
178
180
·192
202
ART. VI. Suite des Nouvelles Polit. de Mars. 206
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Résumé : TABLE DES ARTICLES.
Le document présente une table des articles d'une publication structurée en six sections principales. L'article I rassemble des pièces fugitives en vers et en prose, telles qu'une ode pour la statue équestre de Louis XV, des conseils d'une mère à sa fille, ainsi que divers poèmes et fables. L'article II contient des nouvelles littéraires, incluant des lettres adressées à l'auteur du Mercure, des ouvrages comme 'Histoire Poétique' et 'De la Santé', et des annonces de livres. L'article III se concentre sur les sciences et les belles-lettres, avec des informations sur les séances et les prix des académies de Dijon, Besançon et Pau, ainsi qu'une lettre sur les aqueducs et les grands chemins. L'article IV explore les beaux-arts, avec des sections dédiées à la peinture, la gravure et la musique. L'article V liste les spectacles, incluant ceux de la cour à Versailles et de Paris, tels que l'opéra, la comédie française et italienne, et les concerts spirituels. Enfin, l'article VI annonce la suite des nouvelles politiques de mars.
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7891
p. 216
« De l'Imprimerie de Sebastien Jorry. [...] »
Début :
De l'Imprimerie de Sebastien Jorry. [...]
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texteReconnaissance textuelle : « De l'Imprimerie de Sebastien Jorry. [...] »
De l'Imprimerie de SEBASTIEN JORRY.
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7892
s. p.
AVERTISSEMENT.
Début :
LE Bureau du Mercure est chez M. LUTTON, Avocat, Greffier Commis [...]
Mots clefs :
Greffier, Commis, Libraires des provinces ou des pays étrangers, Poste, Volumes, Table
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texteReconnaissance textuelle : AVERTISSEMENT.
AVERTISSEMENT.
LEE Bureau du Mercure eft chez M.
LUTTON , Avocat , Greffier Commis
au Greffe Civil du Parlement , Commis
au recouvrement du Mercure , rue Sainte
Anne , Butte Saint Roch , à côté du
Sellier du Roi.
C'eft à lui que l'on prie d'adreffer ,
francs de port , les paquets & lettres
pour remettre , quant à la partie litté
raire , à M. DE LA PLACE , Auteur
du Mercure.
Le prix de chaque volume eft de 36
fols , mais l'on ne payera d'avance , en
s'abonnant , que 24 livres pour feize volumes
, à raifon de 30 fols piéce.
Les perfonnes de province aufquelles
on enverra le Mercure par la pofte
payeront pour feize volumes 32 livres
d'avance en s'abonnant , & elles les recevront
francs de port.
Celles qui auront des occafions pour
le faire venir, ou qui prendront lesfrais
du port fur leur compte , ne payeront
comme à Paris , qu'à raifon de 30 fols
parvolum. c'eft-à-dire 24 livres d'avance,
en s'abonnant pour feize volumes.
Les Libraires des provinces ou des
A ij
pays étrangers
, qui voudront
faire ve
nir le Mercure
, écriront
à l'adreſſe
cideffus
.
On Supplie les perfonnes
des provinces
d'envoyer
par la pofte , en payant
le droit , leurs ordres , afin que le payement
en foit fait d'avance au Bureau.
Les paquets qui ne feront pas affran
chis , refteront au rebut.
On prie les perfonnes qui envoyent
des Livres , Eftampes & Mufique à annoncer
, d'en marquer le prix.
Le Nouveau
Choix de Piéces tirées
des Mercures
& autres Journaux
, par
M. DE LA PLACE , fe trouve auffi au
Bureau du Mercure. Le format , le nombre
de volumes & les conditions
font
les mêmes pour une année. Il y en a jufqu'à
préfent quatre - vingt - dix volumes.
Une Table générale , rangée par ordre des Matières , fe trouve à la fin du
foixante-douziéme.
LEE Bureau du Mercure eft chez M.
LUTTON , Avocat , Greffier Commis
au Greffe Civil du Parlement , Commis
au recouvrement du Mercure , rue Sainte
Anne , Butte Saint Roch , à côté du
Sellier du Roi.
C'eft à lui que l'on prie d'adreffer ,
francs de port , les paquets & lettres
pour remettre , quant à la partie litté
raire , à M. DE LA PLACE , Auteur
du Mercure.
Le prix de chaque volume eft de 36
fols , mais l'on ne payera d'avance , en
s'abonnant , que 24 livres pour feize volumes
, à raifon de 30 fols piéce.
Les perfonnes de province aufquelles
on enverra le Mercure par la pofte
payeront pour feize volumes 32 livres
d'avance en s'abonnant , & elles les recevront
francs de port.
Celles qui auront des occafions pour
le faire venir, ou qui prendront lesfrais
du port fur leur compte , ne payeront
comme à Paris , qu'à raifon de 30 fols
parvolum. c'eft-à-dire 24 livres d'avance,
en s'abonnant pour feize volumes.
Les Libraires des provinces ou des
A ij
pays étrangers
, qui voudront
faire ve
nir le Mercure
, écriront
à l'adreſſe
cideffus
.
On Supplie les perfonnes
des provinces
d'envoyer
par la pofte , en payant
le droit , leurs ordres , afin que le payement
en foit fait d'avance au Bureau.
Les paquets qui ne feront pas affran
chis , refteront au rebut.
On prie les perfonnes qui envoyent
des Livres , Eftampes & Mufique à annoncer
, d'en marquer le prix.
Le Nouveau
Choix de Piéces tirées
des Mercures
& autres Journaux
, par
M. DE LA PLACE , fe trouve auffi au
Bureau du Mercure. Le format , le nombre
de volumes & les conditions
font
les mêmes pour une année. Il y en a jufqu'à
préfent quatre - vingt - dix volumes.
Une Table générale , rangée par ordre des Matières , fe trouve à la fin du
foixante-douziéme.
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Résumé : AVERTISSEMENT.
Le document présente les modalités d'abonnement et de distribution du 'Mercure', une publication périodique. Les abonnés parisiens paient 24 livres pour douze volumes, soit 30 sols par volume. Les abonnés de province peuvent choisir entre 32 livres avec livraison gratuite ou 24 livres en prenant en charge les frais de port. Les libraires des provinces ou des pays étrangers doivent contacter le bureau pour recevoir le 'Mercure'. Les commandes des provinces doivent être envoyées par la poste avec les droits payés à l'avance, sinon les paquets non affranchis seront rejetés. Les expéditeurs de livres, estampes et musique doivent indiquer le prix des articles. Par ailleurs, le 'Nouveau Choix de Pièces tirées des Mercures & autres Journaux' par M. DE LA PLACE est disponible au bureau du 'Mercure'. Cette collection suit les mêmes conditions de format et de nombre de volumes pour une année, totalisant actuellement quatre-vingt-dix volumes. Une table générale des matières est incluse à la fin du soixante-douzième volume.
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7893
p. 214
APPROBATION.
Début :
J'ai lu, par ordre de Monseigneur le Chancelier, le second volume du Mercure d'Avril [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
APPROBATION.
J'ai lu ,par ordre de Monſeigneur le Chancelier ;
le fecond volume du Mercure d'Avril 1763 ,
& je n'y ai rien trouvé qui puiffe en empêcher
l'impreffion. A Paris, ce 14 Avril 1763. GUIROY.
J'ai lu ,par ordre de Monſeigneur le Chancelier ;
le fecond volume du Mercure d'Avril 1763 ,
& je n'y ai rien trouvé qui puiffe en empêcher
l'impreffion. A Paris, ce 14 Avril 1763. GUIROY.
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7894
p. 214-216
TABLE DES ARTICLE.
Début :
Piéces fugitives en Vers et en Prose. Article Premier. Sur la Paresse. [...]
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texteReconnaissance textuelle : TABLE DES ARTICLE.
TABLE DES ARTICLES.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE,
ARTICLE PREMIER .
SUR la Pareffe. Pages
JI
VERS d'un Officier Général qui étoit fur le
point d'époufer Mlle.... &c.
L'AMANT révolté converti .
ÉPIGRAMME à l'Auteur d'une mauvaiſe Epître
, &c.
JUSTIFICATION , à une Amie.
LES Mariages heureux & malheureux ,
CONTE MORAL.
VERS à Mde Riccoboni , Auteur d'Amélie ,
Roman de Fielding.
PORTRAIT allégorique à Mlle A *** .
ÉPITRE à une jeune perfonne , au fortir de
l'Abbaye de S. Cyr.
VERS adreffés à M. le Marquis de Bréhand
par les Troupes Irlandoifes & Ecoffoiles .
VERS à l'occafion des Fêtes pour le Couronnement
de Catherine II , Impératrice
de toutes les Ruffies.
12
13
ibid.
14
35
3&
39
3 3
43
44
AVRIL. 1763. 215 .
ESSAI Philofophique fur les Caractères diftinctifs
du vrai Philofophe .
VERS l'Abbé à M. de Voifenon , de l'Académie
Françoiſe.
45
61
VERS faits pour une Eftampe du Médaillon
de Mgr le Prince de Condé , envoyée chez
plufieurs Dames.
REPONSE de Madame Bl . à une déclaration
d'amour.
VERS fur le Maufolée que S. M. a ordonné
d'ériger à feu M. de Crébillon dans l'Eglife
de S. Gervais .
A Climéne ****
qui avoit demandé des vers
62
63
ibide
à l'Auteur.
ENIGMES.
LOGOGRYPHES.
64
66 & 67,
68 & 69
70 COUPLETS à mettre en chant.
ART. II. NOUVELLES LITTÉRAIRES .
LETTRE de M. le Préfident Hénault ; au fujet
de la Differtation de M. de Saintfoix,
fur la Statue Equeftre qui eft à N. D. de
Paris.
RÉPONSE de M. de Saintfoix.
ac-
HISTOIRE de Jonathan Wild le Grand , traduit
de l'Anglois de M. Fielding, Auteur
de Jofeph Andrews & de Tom Jones.
PHILOSOPHIA , ad ufum Scholarum
commodata , authore Antonio Seguy.
L'ECONOME Politique ; Projet pour enrichir
& pour perfectionner l'efpéce humaine.
Avis au Public .
ANNONCES de Livres.
73
ཀླམ79
94
103
206
115
116 & fuiv.
ARTICLE HI.SCIENCES AT BELLES-LETTRES .
RESOLUTION des deux queſtions propoſées
dans le Mercure de Janvier 1763 . 129
216 MERCURE DE FRANCE .
MÉDECINE.
SUITE des Obfervations fur l'Hiftoire de la
Médecine.
LETTRE à M. De la Place , ou Obfervations
fur l'Hiftoire de la Médecine.
LETTRE à l'Auteur du Mercure.
SUPPLÉMENT aux Piéces Fugitives.
LETTRE d'un Habitant du Palais Royal , à
M. De la Place,
ART. IV. BEAUX - ARTS.
130
133
138
MUSIQUE.
CLAVECIN vertical.
GRAVURE.
ART. V. SPECTACLES.
EXTRAIT de l'Anglois à Bordeaux.
COMPLIMENT prononcé par M. Dauberval ,
à l'ouverture du Théâtre François.
COMÉDIE Italienne.
OPERA .
SUITE des Concerts Spirituels .
141
143
148
169
173
ibid.
174
ART. VI. Suite des Nouvelles Polit. de Mars. 180
NOUVELLES Politiques d'Avril. 205
ART. VII . Economie & Commerce. 212
PRIX des Grains , Volaille & Gibier.
BEURRE & Cufs.
ibid.
213
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE,
ARTICLE PREMIER .
SUR la Pareffe. Pages
JI
VERS d'un Officier Général qui étoit fur le
point d'époufer Mlle.... &c.
L'AMANT révolté converti .
ÉPIGRAMME à l'Auteur d'une mauvaiſe Epître
, &c.
JUSTIFICATION , à une Amie.
LES Mariages heureux & malheureux ,
CONTE MORAL.
VERS à Mde Riccoboni , Auteur d'Amélie ,
Roman de Fielding.
PORTRAIT allégorique à Mlle A *** .
ÉPITRE à une jeune perfonne , au fortir de
l'Abbaye de S. Cyr.
VERS adreffés à M. le Marquis de Bréhand
par les Troupes Irlandoifes & Ecoffoiles .
VERS à l'occafion des Fêtes pour le Couronnement
de Catherine II , Impératrice
de toutes les Ruffies.
12
13
ibid.
14
35
3&
39
3 3
43
44
AVRIL. 1763. 215 .
ESSAI Philofophique fur les Caractères diftinctifs
du vrai Philofophe .
VERS l'Abbé à M. de Voifenon , de l'Académie
Françoiſe.
45
61
VERS faits pour une Eftampe du Médaillon
de Mgr le Prince de Condé , envoyée chez
plufieurs Dames.
REPONSE de Madame Bl . à une déclaration
d'amour.
VERS fur le Maufolée que S. M. a ordonné
d'ériger à feu M. de Crébillon dans l'Eglife
de S. Gervais .
A Climéne ****
qui avoit demandé des vers
62
63
ibide
à l'Auteur.
ENIGMES.
LOGOGRYPHES.
64
66 & 67,
68 & 69
70 COUPLETS à mettre en chant.
ART. II. NOUVELLES LITTÉRAIRES .
LETTRE de M. le Préfident Hénault ; au fujet
de la Differtation de M. de Saintfoix,
fur la Statue Equeftre qui eft à N. D. de
Paris.
RÉPONSE de M. de Saintfoix.
ac-
HISTOIRE de Jonathan Wild le Grand , traduit
de l'Anglois de M. Fielding, Auteur
de Jofeph Andrews & de Tom Jones.
PHILOSOPHIA , ad ufum Scholarum
commodata , authore Antonio Seguy.
L'ECONOME Politique ; Projet pour enrichir
& pour perfectionner l'efpéce humaine.
Avis au Public .
ANNONCES de Livres.
73
ཀླམ79
94
103
206
115
116 & fuiv.
ARTICLE HI.SCIENCES AT BELLES-LETTRES .
RESOLUTION des deux queſtions propoſées
dans le Mercure de Janvier 1763 . 129
216 MERCURE DE FRANCE .
MÉDECINE.
SUITE des Obfervations fur l'Hiftoire de la
Médecine.
LETTRE à M. De la Place , ou Obfervations
fur l'Hiftoire de la Médecine.
LETTRE à l'Auteur du Mercure.
SUPPLÉMENT aux Piéces Fugitives.
LETTRE d'un Habitant du Palais Royal , à
M. De la Place,
ART. IV. BEAUX - ARTS.
130
133
138
MUSIQUE.
CLAVECIN vertical.
GRAVURE.
ART. V. SPECTACLES.
EXTRAIT de l'Anglois à Bordeaux.
COMPLIMENT prononcé par M. Dauberval ,
à l'ouverture du Théâtre François.
COMÉDIE Italienne.
OPERA .
SUITE des Concerts Spirituels .
141
143
148
169
173
ibid.
174
ART. VI. Suite des Nouvelles Polit. de Mars. 180
NOUVELLES Politiques d'Avril. 205
ART. VII . Economie & Commerce. 212
PRIX des Grains , Volaille & Gibier.
BEURRE & Cufs.
ibid.
213
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Résumé : TABLE DES ARTICLE.
Le document présente une table des articles d'une publication structurée en sept sections. La première, 'Pièces fugitives en vers et en prose', comprend des poèmes, des épigrammes, des contes moraux et des épîtres dédiés à des personnalités comme Mlle Riccoboni et l'Impératrice Catherine II, ainsi que des sujets variés tels que des mariages et des portraits allégoriques. La deuxième section, 'Nouvelles littéraires', inclut des correspondances entre figures littéraires, des traductions d'œuvres anglaises comme 'Histoire de Jonathan Wild' de Fielding, et des annonces de livres. La troisième section, 'Sciences et belles-lettres', traite de résolutions de questions proposées dans le Mercure de Janvier 1763 et d'observations sur l'histoire de la médecine. La quatrième section, 'Beaux-arts', aborde la musique et la gravure. La cinquième section, 'Spectacles', contient des extraits de théâtre, des comédies italiennes, des opéras et des concerts spirituels. La sixième section, 'Suite des nouvelles politiques', présente des nouvelles politiques de mars et avril. Enfin, la septième section, 'Économie et commerce', liste les prix des grains, de la volaille, du gibier, du beurre et des œufs.
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7895
p. 216
« De l'imprimerie de Sebastien Jorry, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...] »
Début :
De l'imprimerie de Sebastien Jorry, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...]
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texteReconnaissance textuelle : « De l'imprimerie de Sebastien Jorry, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...] »
De l'Imprimerie de SEBASTIEN JORRY,
rue & vis-à-vis la Comédie Françoiſe
rue & vis-à-vis la Comédie Françoiſe
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7896
s. p.
AVERTISSEMENT.
Début :
LE Bureau du Mercure est chez M. LUTTON, Avocat, Greffier Commis [...]
Mots clefs :
Greffier, Commis, Libraires des provinces ou des pays étrangers, Poste, Volumes, Format, Table générale
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVERTISSEMENT.
AVERTISSEMENT.
LE Bureau du Mercure eft chez M.
,
"
LUTTON Avocat , Greffier Commis
au Greffe Civil du Parlement , Commis
au recouvrement du Mercure , rue Sainte
Anne , Butte Saint Roch à côté du
Sellier du Roi.
,
C'eft à lui que l'on prie d'adreffer ,
francs de port , les paquets & lettres ,
pour remettre , quant à la partie littéraire
, à M. DE LA PLACE , Auteur
du Mercure.
Le prix de chaque volume eft de 36
fols , mais l'on ne payera d'avance , en
s'abonnant , que 24 livres pour feize volumes
, à raifon de 30 fols piece.
>
Les perfonnes de province aufquelles
on enverra le Mercure par la pofte
payeront pour feize volumes 32 livres
d'avance en s'abonnant , & elles les recevront
francs de port.
Celles qui auront des occafions pour
le faire venir , ou qui prendront les frais
du port fur leur compte , ne payeront
comme à Paris , qu'à raifon de 30 fols
parvolum. c'est- à- dire 24 livres d'avance,
en s'abonnant pour feize volumes.
Les Libraires des provinces ou des
A ij
pays étrangers , qui voudront faire venir
le Mercure , écriront à l'adreſſe cideffus.
On fupplie les perfonnes des provinces
d'envoyer par la pofte , en payant
le droit , leurs ordres , afin que le payement
enfoit fait d'avance au Bureau.
Les paquets qui ne feront pas affranchis
, refteront au rebut.
On prie les perfonnes qui envoyent
des Livres , Eftampes & Mufique à annoncer,
d'en marquer le prix.
Le Nouveau Choix de Piéces tirées
des Mercures & autres Journaux , par
M. DE LA PLACE , fe trouve auffi au
Bureau du Mercure. Le format , le nombre
de volumes & les conditions font
les mêmes pour une année. Il y en a jufqu'à
préfent quatre - vingt- onze volumes.
Une Table générale , rangée par
ordre des Matières , fe trouve à la fin du
foixante- douziéme.
LE Bureau du Mercure eft chez M.
,
"
LUTTON Avocat , Greffier Commis
au Greffe Civil du Parlement , Commis
au recouvrement du Mercure , rue Sainte
Anne , Butte Saint Roch à côté du
Sellier du Roi.
,
C'eft à lui que l'on prie d'adreffer ,
francs de port , les paquets & lettres ,
pour remettre , quant à la partie littéraire
, à M. DE LA PLACE , Auteur
du Mercure.
Le prix de chaque volume eft de 36
fols , mais l'on ne payera d'avance , en
s'abonnant , que 24 livres pour feize volumes
, à raifon de 30 fols piece.
>
Les perfonnes de province aufquelles
on enverra le Mercure par la pofte
payeront pour feize volumes 32 livres
d'avance en s'abonnant , & elles les recevront
francs de port.
Celles qui auront des occafions pour
le faire venir , ou qui prendront les frais
du port fur leur compte , ne payeront
comme à Paris , qu'à raifon de 30 fols
parvolum. c'est- à- dire 24 livres d'avance,
en s'abonnant pour feize volumes.
Les Libraires des provinces ou des
A ij
pays étrangers , qui voudront faire venir
le Mercure , écriront à l'adreſſe cideffus.
On fupplie les perfonnes des provinces
d'envoyer par la pofte , en payant
le droit , leurs ordres , afin que le payement
enfoit fait d'avance au Bureau.
Les paquets qui ne feront pas affranchis
, refteront au rebut.
On prie les perfonnes qui envoyent
des Livres , Eftampes & Mufique à annoncer,
d'en marquer le prix.
Le Nouveau Choix de Piéces tirées
des Mercures & autres Journaux , par
M. DE LA PLACE , fe trouve auffi au
Bureau du Mercure. Le format , le nombre
de volumes & les conditions font
les mêmes pour une année. Il y en a jufqu'à
préfent quatre - vingt- onze volumes.
Une Table générale , rangée par
ordre des Matières , fe trouve à la fin du
foixante- douziéme.
Fermer
Résumé : AVERTISSEMENT.
Le document présente les modalités d'abonnement et de distribution du 'Mercure', une publication périodique. Les abonnés parisiens paient 24 livres pour douze volumes, soit 30 sols par volume. Les abonnés de province paient 32 livres pour douze volumes, avec livraison gratuite. Ceux disposant de leurs propres moyens de transport ou acceptant de payer les frais de port paient également 24 livres pour douze volumes. Les libraires des provinces ou pays étrangers doivent contacter le bureau pour obtenir le 'Mercure'. Les commandes des provinces doivent être envoyées par la poste avec paiement anticipé, les paquets non affranchis étant rejetés. Les envois de livres, estampes et musique doivent mentionner le prix. Par ailleurs, le 'Nouveau Choix de Pièces tirées des Mercures & autres Journaux' par M. DE LA PLACE est disponible au bureau du 'Mercure', avec les mêmes conditions de format et de nombre de volumes. Une table générale des matières est incluse à la fin du soixante-douzième volume.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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7897
p. 212-213
AVIS AU PUBLIC.
Début :
Le Sieur David, demeurant à Paris, rue & à l'Hôtel Sainte Anne, [...]
Mots clefs :
Guérison, Maux de dents, Maux de tête, Topique, Approbation, Succès, Eau spiritueuse, Douleurs, Symptômes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS AU PUBLIC.
AVIS AU PUBLIC.
Le Sieur DAVID , demeurant à Paris , rue
& à l'Hôtel Sainte Anne , Butte S. Roch , au troiféme
, continue toujours avec permiffion , approbation
, & avec fuccès , comme on l'a dit dans :
le Volume de Septembre dernier , de guérir dans
l'inftant & pour toujours , avec un nouveau fecret
& reméde , toutes fortes de maux de dents quelque
gâtées qu'elles foient , fans qu'il faille les ar
racher , ainfi que les fluxions , maux de tête , nfîgraines
& rhumes de cerveau , fans qu'il entre
rien dans la bouche ni dans le corps.
C'eft avec un topique que l'on s'applique le foir
en fe couchant , far l'artère temporal du côté de
la douleur. Il ne tient point à la peau , & ne lui
fait aucun dommage ni marque , fitôt qu'il eft
appliqué la douleur le paffe fans retour ; il procu.
re un fommeil paifible , pendant lequel il fe fait
une tranſpiration douce ; & au réveil on eft guém .
pour toujours.
On en fait prendre chez lui de toutes les Proj.
M A I. 1763. 213
vinces , y ayant guéri ainfi qu'à Paris quantité de
perfonnes de confidération , qui certaines de fon
éfficacité, en ont fait provifion par précaution , afin
d'être guéris autfitôt que le mal les furprendra . It
le donne gratis aux pauvres , & il vend chez lui
fols chaque emplâtre. 24
. Comme les maux de dents prennent à toutes
heures de la journée , & que l'on ne peut pas toujours
aller fe coucher ; afin que l'on puiffe vaquer
à fes affaires en attendant le foir , il a une eau
fpiritueufe d'une nouvelle compofition , qui eft incorruptible
, très - agréable au goût & à l'odorat ,
qui a les propriétés de faire pafler dans la minute
les douleurs de dents les plus vives , de guérir les
gencives gonflées , de faire tranſpirer les férofités ,
raffermir les dents qui branlent , & empêcher la
continuation de la carrie. Beaucoup de perfonnes
s'en fervent fans être incommodées , pour avoir
toujours les gencives & les dents faines . Il y a
des bouteilles à 24 f. à 3 1. & à 6 1. Il donne la
manière de s'en fervir ainfi que du topique.
Le Sieur DAVID , demeurant à Paris , rue
& à l'Hôtel Sainte Anne , Butte S. Roch , au troiféme
, continue toujours avec permiffion , approbation
, & avec fuccès , comme on l'a dit dans :
le Volume de Septembre dernier , de guérir dans
l'inftant & pour toujours , avec un nouveau fecret
& reméde , toutes fortes de maux de dents quelque
gâtées qu'elles foient , fans qu'il faille les ar
racher , ainfi que les fluxions , maux de tête , nfîgraines
& rhumes de cerveau , fans qu'il entre
rien dans la bouche ni dans le corps.
C'eft avec un topique que l'on s'applique le foir
en fe couchant , far l'artère temporal du côté de
la douleur. Il ne tient point à la peau , & ne lui
fait aucun dommage ni marque , fitôt qu'il eft
appliqué la douleur le paffe fans retour ; il procu.
re un fommeil paifible , pendant lequel il fe fait
une tranſpiration douce ; & au réveil on eft guém .
pour toujours.
On en fait prendre chez lui de toutes les Proj.
M A I. 1763. 213
vinces , y ayant guéri ainfi qu'à Paris quantité de
perfonnes de confidération , qui certaines de fon
éfficacité, en ont fait provifion par précaution , afin
d'être guéris autfitôt que le mal les furprendra . It
le donne gratis aux pauvres , & il vend chez lui
fols chaque emplâtre. 24
. Comme les maux de dents prennent à toutes
heures de la journée , & que l'on ne peut pas toujours
aller fe coucher ; afin que l'on puiffe vaquer
à fes affaires en attendant le foir , il a une eau
fpiritueufe d'une nouvelle compofition , qui eft incorruptible
, très - agréable au goût & à l'odorat ,
qui a les propriétés de faire pafler dans la minute
les douleurs de dents les plus vives , de guérir les
gencives gonflées , de faire tranſpirer les férofités ,
raffermir les dents qui branlent , & empêcher la
continuation de la carrie. Beaucoup de perfonnes
s'en fervent fans être incommodées , pour avoir
toujours les gencives & les dents faines . Il y a
des bouteilles à 24 f. à 3 1. & à 6 1. Il donne la
manière de s'en fervir ainfi que du topique.
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Résumé : AVIS AU PUBLIC.
L'avis public annonce que le Sieur DAVID, résidant à Paris, rue de l'Hôtel Sainte Anne, Butte S. Roch, propose un remède secret pour soigner divers maux. Ce traitement guérit instantanément et durablement les maux de dents, les fluxions, maux de tête, névralgies et rhumes de cerveau, sans intervention chirurgicale ni ingestion. Le remède consiste en un topique appliqué sur l'artère temporale du côté douloureux avant le coucher. Ce topique soulage immédiatement la douleur, permet un sommeil paisible et une guérison définitive au réveil. DAVID fournit ce remède dans toutes les provinces et à Paris, où de nombreuses personnes de renom en ont fait provision. Il offre également ce traitement gratuitement aux pauvres et vend des emplâtres à 24 francs chacun. Pour les douleurs dentaires imprévues, il propose une eau spiritueuse incorruptible, agréable au goût et à l'odorat, qui soulage instantanément les douleurs dentaires, guérit les gencives gonflées, raffermit les dents branlantes et prévient la carie. Cette eau est disponible en bouteilles de 24, 3 et 6 francs, et DAVID fournit les instructions pour son utilisation ainsi que pour le topique.
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7898
p. 214
APPROBATION.
Début :
J'ai lu, par ordre de Monseigneur le Chancelier, le Mercure de Mai 1763, [...]
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texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
APPROBATIO N.
Arlu , par ordre de Monfeigneur le Chancelier ¸«
le Mercure de Mai 1763 , & je n'y ai rien trouvé
qui puiffe en empêcher l'impreffion. A Paris ,.
ce 30 Avril 1763. GÜIROY.
Arlu , par ordre de Monfeigneur le Chancelier ¸«
le Mercure de Mai 1763 , & je n'y ai rien trouvé
qui puiffe en empêcher l'impreffion. A Paris ,.
ce 30 Avril 1763. GÜIROY.
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7899
p. 214-216
TABLE DES ARTICLES.
Début :
Piéces Fugitives en Vers et en Prose. Article Premier. Epitre d'un Curé du N. à [...]
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texteReconnaissance textuelle : TABLE DES ARTICLES.
TABLE DES ARTICLES.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE
ARTICLE PREMIER.
EPITRE d'un Curé du N. à Madame la
Marquife de S. R. à Paris.
LE MOT pour rire.
Page s
TRADUCTION . en Vers libres de la XIV .
Ode du H. Livre d'Horace. Otium , &c.
VERS pour mettre au bas du Portrait de
Madame GUIBERT,
LES Solitaires des Pyrénées , NOUVELLE
Efpagnole & Françoife.
LA Convalescence d'Euphémie.
LE Réveil champêtre
MADRIGAL.
COUPLETS à Madame ***.
VERS à M. P....
REPONSE à M. D...
DIALOGE entré Alcinous & un Financier.
ENIGMES.
LOGOGRYPHES.
12
136
16
ibid.
62
67
69
ibid.
71
ibid.
83 & 84
72
&
84
85 & 86
CHANSON.
89
MA I. 1763. 215
ART. II. NOUVELLES LITTÉRAIRES.
LETTRE à l'Auteur du Mercure , au fujet du
premier Vers de la première Olympienne
de Findare.
LETTRE de M. Marin à M. De la Place ,
fur l'Hiftoire de SALADIN , &c.
90
99
II2+
116
LETTRE fur la Paix, à M. le Comte de ***, 106
De l'Education publique.
L'ART de s'enrichir promptement par l'Agriculture
, par le freur Des Pommiers.
TRAITE hiftorique des Plantes qui croiffent
dans la Lorraine & les 3 Evêchés , par
M. P. J. Buchoz, Avocat au Parlement
de Metz.
ANNONCES de Livres .
F19
120 & fuiv.-
ARTICLE III . SCIENCES ET BELLES-LETTRES.
ACADÉMIES .
SEANCE publique de l'Académie des Sciences
& Belles- Lettres de BESIERS.
LETTRE de M. Bourgelat , Ecuyer du Roi ,
à l'Auteur du Mercure.
ÉCOLE Royale Vétérinaire. Année 1762 .
COPIE d'une Lettre de M. Chenevaz à M.
Bourgelat.
MALADIE Épidénique dans la Paroiffe de
Villeurbane en Dauphiné , & c.
LETTRE à l'Auteur du Mercure , fur la
LONGITUDE..
HORLOGERIE.
EXTRAIT des Regiftres de l'Académie Roya
le des Sciences.
128
1309
132
134
135
140
143
$16 MERCURE DE FRANCE,
ART. IV . BEAUX - ARTS.
ARTS UTILES.
CHIRURGIE .
LETTRE de M. Flurant , Chirurgien à Lyon ,
à M. Dejean , Maître en Chirurgie à Paris, 147
ARTS AGRÉABLES.
-151 MUSIQUE.
GRAVURE. 152
ART. V. SPECTACLES.
OPERA.
153
COMÉDIE Françoife.
EXTRAIT du BIENFAIT RENDU , OU LE
NEGOCIANT.
AM. Delagarde , Auteur du Mercure pour
la Partie des Spectacles.
COMÉDIE Italienne.
ART. VI . Suite des Nouvelles Polit. d'Avril. 191
157
159
185
189 .
Avis au Public
P
213
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE
ARTICLE PREMIER.
EPITRE d'un Curé du N. à Madame la
Marquife de S. R. à Paris.
LE MOT pour rire.
Page s
TRADUCTION . en Vers libres de la XIV .
Ode du H. Livre d'Horace. Otium , &c.
VERS pour mettre au bas du Portrait de
Madame GUIBERT,
LES Solitaires des Pyrénées , NOUVELLE
Efpagnole & Françoife.
LA Convalescence d'Euphémie.
LE Réveil champêtre
MADRIGAL.
COUPLETS à Madame ***.
VERS à M. P....
REPONSE à M. D...
DIALOGE entré Alcinous & un Financier.
ENIGMES.
LOGOGRYPHES.
12
136
16
ibid.
62
67
69
ibid.
71
ibid.
83 & 84
72
&
84
85 & 86
CHANSON.
89
MA I. 1763. 215
ART. II. NOUVELLES LITTÉRAIRES.
LETTRE à l'Auteur du Mercure , au fujet du
premier Vers de la première Olympienne
de Findare.
LETTRE de M. Marin à M. De la Place ,
fur l'Hiftoire de SALADIN , &c.
90
99
II2+
116
LETTRE fur la Paix, à M. le Comte de ***, 106
De l'Education publique.
L'ART de s'enrichir promptement par l'Agriculture
, par le freur Des Pommiers.
TRAITE hiftorique des Plantes qui croiffent
dans la Lorraine & les 3 Evêchés , par
M. P. J. Buchoz, Avocat au Parlement
de Metz.
ANNONCES de Livres .
F19
120 & fuiv.-
ARTICLE III . SCIENCES ET BELLES-LETTRES.
ACADÉMIES .
SEANCE publique de l'Académie des Sciences
& Belles- Lettres de BESIERS.
LETTRE de M. Bourgelat , Ecuyer du Roi ,
à l'Auteur du Mercure.
ÉCOLE Royale Vétérinaire. Année 1762 .
COPIE d'une Lettre de M. Chenevaz à M.
Bourgelat.
MALADIE Épidénique dans la Paroiffe de
Villeurbane en Dauphiné , & c.
LETTRE à l'Auteur du Mercure , fur la
LONGITUDE..
HORLOGERIE.
EXTRAIT des Regiftres de l'Académie Roya
le des Sciences.
128
1309
132
134
135
140
143
$16 MERCURE DE FRANCE,
ART. IV . BEAUX - ARTS.
ARTS UTILES.
CHIRURGIE .
LETTRE de M. Flurant , Chirurgien à Lyon ,
à M. Dejean , Maître en Chirurgie à Paris, 147
ARTS AGRÉABLES.
-151 MUSIQUE.
GRAVURE. 152
ART. V. SPECTACLES.
OPERA.
153
COMÉDIE Françoife.
EXTRAIT du BIENFAIT RENDU , OU LE
NEGOCIANT.
AM. Delagarde , Auteur du Mercure pour
la Partie des Spectacles.
COMÉDIE Italienne.
ART. VI . Suite des Nouvelles Polit. d'Avril. 191
157
159
185
189 .
Avis au Public
P
213
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Résumé : TABLE DES ARTICLES.
Le document présente une table des articles d'une publication structurée en six sections principales. Le premier article, 'Pièces fugitives en vers et en prose,' rassemble divers poèmes et textes littéraires, incluant des épîtres, des traductions de l'œuvre d'Horace, des vers dédiés à Madame Guibert, des nouvelles, des madrigaux, des couplets, des dialogues, des énigmes, des logogryphes et des chansons. Le deuxième article, 'Nouvelles littéraires,' contient des lettres sur des sujets variés tels que la poésie de Pindare, l'histoire de Saladin, l'éducation publique et l'agriculture. Le troisième article, 'Sciences et Belles-Lettres,' aborde les académies, les séances publiques, des lettres sur des sujets médicaux et scientifiques, ainsi que des extraits de registres académiques. Le quatrième article, 'Beaux-Arts,' est divisé en arts utiles et arts agréables, avec des lettres sur la chirurgie, la musique et la gravure. Le cinquième article, 'Spectacles,' couvre les opéras et les comédies françaises et italiennes. Enfin, le sixième article, 'Suite des Nouvelles Politiques d'Avril,' inclut des avis au public.
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7900
p. 216
« De l'imprimerie de Sebastien Jorry, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...] »
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De l'imprimerie de Sebastien Jorry, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...]
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texteReconnaissance textuelle : « De l'imprimerie de Sebastien Jorry, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...] »
De l'Imprimerie de SEBASTIEN JORRY,
rue & vis-à-vis la Comédie Françoiſe.
rue & vis-à-vis la Comédie Françoiſe.
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