Résultats : 8715 texte(s)
Détail
Liste
7901
s. p.
AVERTISSEMENT.
Début :
LE Bureau du Mercure est chez M. LUTTON, Avocat, Greffier Commis [...]
Mots clefs :
Greffier, Commis, Libraires des provinces ou des pays étrangers, Poste, Volume, Format, Table générale
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texteReconnaissance textuelle : AVERTISSEMENT.
AVERTISSEMENT.
LE Bureau du Mercure eft chez M.
LUTTON , Avocat , Greffier Commis
au Greffe Civil du Parlement , Commis
au recouvrement du Mercure , rue Sainte
Anne , Butte Saint Roch , à côté du
Sellier du Roi.
C'est à lui que l'on prie d'adreſſer ,
francs de port , les paquets & lettres ,
pour remettre , quant à la partie littéraire
, à M. DE LA PLACE , Auteur
du Mercure.
Le prix de chaque volume eft de 36
fols,mais l'on ne payera d'avance , en
s'abonnant ,que 24 livres pour ſeize volumes
, à raison de 30 fols pièce.
Les personnes de province auſquelles
on enverra le Mercure par la poste .
payeront pour ſeize volumes 32 livres
d'avance en s'abonnant , & elles les recevront
francs de port.
Celles qui auront des occafions pour
lefaire venir , ou qui prendront lesfrais
du port fur leur compte , ne payeront
comme à Paris , qu'à raiſon de 30 fols
par volum . c'est-à- dire 24 livres d'avance,
en s'abonnant pour ſeize volumes.
Les Libraires des provinces on des
Aij
pays étrangers , qui voudrontfaire venir
le Mercure , écriront à l'adreſſe cideffus.
Onfupplie les perſonnes des provinces
d'envoyer par la poſte , en payant
le droit , leurs ordres , afin que le payement
en ſoit fait d'avance au Bureau.
Les paquets qui neferont pas affranchis
, refteront au rebut.
On_prie les perſonnes qui envoyent
des Livres , Estampes & Musique à annoncer
, d'en marquer le prix.
Le Nouveau Choix de Pièces tirées
des Mercures & autres Journaux , par
M. DE LA PLACE , ſe trouve auffi au
Bureau duMercure. Le format , le nombre
de volumes & les conditions font
les mêmes pour une année. Il y en a jufqu'à
préſent quatre - vingt-douze volumes.
Une Table générale , rangée par
ordre des Matières , ſe trouveà la findu
ſoixante- douziéme .
LE Bureau du Mercure eft chez M.
LUTTON , Avocat , Greffier Commis
au Greffe Civil du Parlement , Commis
au recouvrement du Mercure , rue Sainte
Anne , Butte Saint Roch , à côté du
Sellier du Roi.
C'est à lui que l'on prie d'adreſſer ,
francs de port , les paquets & lettres ,
pour remettre , quant à la partie littéraire
, à M. DE LA PLACE , Auteur
du Mercure.
Le prix de chaque volume eft de 36
fols,mais l'on ne payera d'avance , en
s'abonnant ,que 24 livres pour ſeize volumes
, à raison de 30 fols pièce.
Les personnes de province auſquelles
on enverra le Mercure par la poste .
payeront pour ſeize volumes 32 livres
d'avance en s'abonnant , & elles les recevront
francs de port.
Celles qui auront des occafions pour
lefaire venir , ou qui prendront lesfrais
du port fur leur compte , ne payeront
comme à Paris , qu'à raiſon de 30 fols
par volum . c'est-à- dire 24 livres d'avance,
en s'abonnant pour ſeize volumes.
Les Libraires des provinces on des
Aij
pays étrangers , qui voudrontfaire venir
le Mercure , écriront à l'adreſſe cideffus.
Onfupplie les perſonnes des provinces
d'envoyer par la poſte , en payant
le droit , leurs ordres , afin que le payement
en ſoit fait d'avance au Bureau.
Les paquets qui neferont pas affranchis
, refteront au rebut.
On_prie les perſonnes qui envoyent
des Livres , Estampes & Musique à annoncer
, d'en marquer le prix.
Le Nouveau Choix de Pièces tirées
des Mercures & autres Journaux , par
M. DE LA PLACE , ſe trouve auffi au
Bureau duMercure. Le format , le nombre
de volumes & les conditions font
les mêmes pour une année. Il y en a jufqu'à
préſent quatre - vingt-douze volumes.
Une Table générale , rangée par
ordre des Matières , ſe trouveà la findu
ſoixante- douziéme .
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Résumé : AVERTISSEMENT.
Le document est un avertissement relatif à la distribution et à l'abonnement au 'Mercure'. Le bureau du Mercure se trouve chez M. Lutton, avocat et greffier au Parlement, rue Sainte Anne, Butte Saint Roch. Les abonnés doivent envoyer leurs paquets et lettres à cette adresse. Le prix de chaque volume est de 36 sols, tandis qu'un abonnement pour seize volumes coûte 24 livres à Paris. Pour les provinciaux, le coût est de 32 livres avec livraison gratuite, ou 24 livres si les frais de port sont pris en charge par l'acheteur. Les libraires des provinces et des pays étrangers doivent contacter le bureau pour recevoir le Mercure. Les commandes des provinces doivent être envoyées par la poste avec paiement anticipé, les paquets non affranchis étant rejetés. Les expéditeurs de livres, estampes ou musique doivent indiquer le prix. Le 'Nouveau Choix de Pièces tirées des Mercures' par M. De La Place est également disponible aux mêmes conditions. Une table générale des matières est incluse à la fin du soixante-douzième volume.
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7902
p. 232-233
AVIS.
Début :
Le sieur Onfroy, Distillateur du Roi, tenant le grand Caffé à la descente [...]
Mots clefs :
Distillateur, Bon goût, Verres, Liqueur, Vinaigre, Fruits, Bouteilles
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texteReconnaissance textuelle : AVIS.
AVIS.
Le ſieur ONFROY , Diſtillateur du Roi , tenant
le grand Caffé à la defcente de la Place du
Pont S. Michel à Paris , toujours diſtingué dans
fon Art& toujours occupé à l'étendre par de nouvelles
compoſitions qui réuniſſent à la falubrité
la délicateſſe du goût, vient de compoſer pluſeurs
fortes de Sorbers rafraichiſſans dont l'uſage
eſt très-facile. Il n'en faut qu'environ une once
dans undemi-ſeptier d'eau que l'on battra dans
deux verres , & ce mélange produira une liqueur
fraîche très agréable. Ces nouveaux Sorbecs font
tirés des aigres des Végétaux ou des fruits acides
de vinaigre ; il y en a de ſept fortes , quatreau vimaigre&
trois aux fruits. Le premier eſt
au vinai
JUIN. 1763. 233
gre ſeul ; le ſecond auſſi au vinaigre réuni avec
les fucs d'orange & de bigarade; le troiſiéme au
jus de cédra ; le quatriéme eſt un mélange de vinaigre
& de fuc de citron . Les trois autres ſont au
ſuc d'orange & de bigarade , au jus de cédra &
àcelui de citron , tous diverſement combinés :
ces derniers , indépendament de l'uſage qu'on en
fera en boiffons , ſont encore très- propres à faire
desglaces ; il ne faudra que les mêler féparément
avec moitié d'eau de riviére & glacer ſuivant la
méthode ordinaire , on aura d'excellentes glaces.
Le prix de ces Sorbecs elt de 6 liv. la bouteille de
pinte ; on en trouvera des demies-bouteilles &
des quarts de bouteille ; ils ſe conſerveront trèslongtemps
ſans aucune altération ; il ſufira d'avoir
attention de ne pas les mettre dans un endroit
trop humide. Le ſieur ONFROY donnera dans la
ſaiſon les ſorbecs des fruits rouges. Il continue
dediſtribuer avec un ſuccès qui ne ſedément pas,
les Liqueurs de table qu'il a portées à un degré de
perfection généralement reconnu ; le Chocolat travaillé
à lafaçon de Rome ; ſa liqueur ſpiritueuse
pour les dents , qui en calme ſur le champ toutes
les douleurs & ſans retour , les blanchit & guérit
encore ou prévient toutes les incommodités de
la bouche ; fes Eaux de Lavande ſimples & compliquées
qui effacent les boutons du viſage ſans
faire craindre aucune ſuite ; la véritable Eau de
Cologne de Jean -Antoine Farina qu'on ne trouve
à Paris que chez lui au prix de 36 ſols la bouteille ,
&une excellente Eau de Luce de ſa compoſition ,
qui ſe vend 3 liv. le flacon.
Le ſieur ONFROY , Diſtillateur du Roi , tenant
le grand Caffé à la defcente de la Place du
Pont S. Michel à Paris , toujours diſtingué dans
fon Art& toujours occupé à l'étendre par de nouvelles
compoſitions qui réuniſſent à la falubrité
la délicateſſe du goût, vient de compoſer pluſeurs
fortes de Sorbers rafraichiſſans dont l'uſage
eſt très-facile. Il n'en faut qu'environ une once
dans undemi-ſeptier d'eau que l'on battra dans
deux verres , & ce mélange produira une liqueur
fraîche très agréable. Ces nouveaux Sorbecs font
tirés des aigres des Végétaux ou des fruits acides
de vinaigre ; il y en a de ſept fortes , quatreau vimaigre&
trois aux fruits. Le premier eſt
au vinai
JUIN. 1763. 233
gre ſeul ; le ſecond auſſi au vinaigre réuni avec
les fucs d'orange & de bigarade; le troiſiéme au
jus de cédra ; le quatriéme eſt un mélange de vinaigre
& de fuc de citron . Les trois autres ſont au
ſuc d'orange & de bigarade , au jus de cédra &
àcelui de citron , tous diverſement combinés :
ces derniers , indépendament de l'uſage qu'on en
fera en boiffons , ſont encore très- propres à faire
desglaces ; il ne faudra que les mêler féparément
avec moitié d'eau de riviére & glacer ſuivant la
méthode ordinaire , on aura d'excellentes glaces.
Le prix de ces Sorbecs elt de 6 liv. la bouteille de
pinte ; on en trouvera des demies-bouteilles &
des quarts de bouteille ; ils ſe conſerveront trèslongtemps
ſans aucune altération ; il ſufira d'avoir
attention de ne pas les mettre dans un endroit
trop humide. Le ſieur ONFROY donnera dans la
ſaiſon les ſorbecs des fruits rouges. Il continue
dediſtribuer avec un ſuccès qui ne ſedément pas,
les Liqueurs de table qu'il a portées à un degré de
perfection généralement reconnu ; le Chocolat travaillé
à lafaçon de Rome ; ſa liqueur ſpiritueuse
pour les dents , qui en calme ſur le champ toutes
les douleurs & ſans retour , les blanchit & guérit
encore ou prévient toutes les incommodités de
la bouche ; fes Eaux de Lavande ſimples & compliquées
qui effacent les boutons du viſage ſans
faire craindre aucune ſuite ; la véritable Eau de
Cologne de Jean -Antoine Farina qu'on ne trouve
à Paris que chez lui au prix de 36 ſols la bouteille ,
&une excellente Eau de Luce de ſa compoſition ,
qui ſe vend 3 liv. le flacon.
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Résumé : AVIS.
L'avis concerne le sieur Onfroy, distillateur du Roi et propriétaire du grand Café à la descente de la Place du Pont Saint-Michel à Paris. Onfroy est reconnu pour ses compositions innovantes alliant salubrité et délicatesse. Il a récemment créé des sorbets rafraîchissants, faciles à préparer en dissolvant une once dans un demi-septier d'eau battue dans deux verres. Ces sorbets sont élaborés à partir d'acides végétaux, de fruits et de vinaigre, et existent en sept versions au vinaigre et quatre aux fruits. Les sorbets au vinaigre incluent des variations avec des jus d'orange, de bigarade, de cédrat et de citron. Les sorbets aux fruits offrent des combinaisons similaires. Ils peuvent également être utilisés pour préparer des glaces en les mélangeant avec de l'eau de rivière. Le prix des sorbets est de 6 livres la bouteille de pinte, avec des demi-bouteilles et des quarts de bouteille disponibles. Ils se conservent longtemps à condition de ne pas être placés dans un endroit humide. Onfroy prévoit de proposer des sorbets aux fruits rouges en saison. Il continue de distribuer diverses liqueurs de table, du chocolat à la romaine, une liqueur spiritueuse pour les dents, des eaux de lavande, de l'Eau de Cologne de Jean-Antoine Farina, et une Eau de Luce.
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7903
p. 234
APPROBATION.
Début :
J'ai lu, par ordre de Monseigneur le Chancelier, le Mercure de Juin 1763, [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
APPROBATION.
J'ai lu , par ordre de Monſeigneur le Chancelier ,
le Mercure de Juin 1763 , & je n'y ai rien trouvé
qui puiſſe en empêcher l'impreſſion. A Paris ,
ce 31 Mai 1763. GUIROY .
J'ai lu , par ordre de Monſeigneur le Chancelier ,
le Mercure de Juin 1763 , & je n'y ai rien trouvé
qui puiſſe en empêcher l'impreſſion. A Paris ,
ce 31 Mai 1763. GUIROY .
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7904
p. 234-236
TABLE DES ARTICLES.
Début :
Piéces Fugitives en Vers et en Prose. Article Premier. Epitre à M. le Comte André [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TABLE DES ARTICLES.
TABLE DES ARTICLES.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE.
ARTICLE PREMIER .
EPITRE à M. le Comte André Petrovitſch
de Schouvalow , Chambellan de Sa Majeſté
l'Impératrice de toutes les Ruſſies. P.s
VERS ſur la Statue Equeſtre du Ror .
INSCRIPTION , pour mettre au bas de la
Statue du Roi .
A PHILIS , Stances .
VERS ſur la mort de M. Pefſfelier.
A M. de *** ,qui demandoit à l'Auteur ,
ÉPITAPHE ſur la mort de la Princeſſe Radſagénéalogie.
fiville.
Sur la mort de M. de Marivaux .
Le Ruſſe détrompé , Anecdote Philofophi-
9
10
ibid.
II
12
14
ibid.
que. 13
ODs à Son excellence Mgr de la Roche-
Aymon. 30
VERS adreſſés à Mile Dubois , de la Comédie
Françoiſe .
34
LETTRE à M. De la Place.
35
LETTRE de Madame la Marquiſe de ** à
une de ſes amies, fur l'Amour & l'Amitié. 36
VERS, à Mlie Maisonneuve , Actrice nouvelle,
qui a été formée par Mile Gauffin ,
&qui débute dans ſes Rôles. 47
JUIN. 1763 . 235
A M. Philippe , Cenſeur Royal. 49
HOROSCOPE de l'Enfant de M. Philidor . 50
ENIGMES . 51 & 12
LOGOGRYPHES . 52 & 53
CHANSON .
53
ART. II . NOUVELLES LITTÉRAIRES .
HISTOIRE du divorce d'Henri VIII. Roi
d'Angleterre avec Catherine d' Arragon .
Par M. l'Abbé Raynal .
LETTRE à l'Auteur du Mercure , fur le
Traité abrégé de Phyſique à l'uſage des
Ecoliers . Par M. de Saintignon .
THEATRE & OEuvres diverſes de M Paliſfot
de Montenoy.
54
68
85
LETTRE , au ſujet du Dictionnaire de Commerce
de Savary .
Le Nouvel Abailard , ou Lettres d'un Singe
au Docteur Abadolfs , traduites de l'Allemand.
95
ANNONCES de Livres .
104
い
106 & fuiv.
ARTICLE III . SCIENCES ET BELLES- LETTRES.
ACADÉMIES .
SÉANCE publique de l'Académie des Sciences
, Arts & Belles- Lettres de DIJON .
MATHÉMATIQUES .
SOLUTION du Problême inféré dans le ſecond
Mercure d'Avril 1763 .
114
MEDECINE .
LETTRE à l'Auteur du Mercure
134
au ſujet
135
136
143
d'un reméde contre l'HY DROPISIE .
SECONDE Lettre en réponſe aux Obſervations
ſur l'Hiſtoire de la MÉDECINE .
COURS public de BOTANIQUÉ .
236 MERCURE DE FRANCE.
ART. IV . BEAUX - ARTS .
ARTS UTILES.
CHIRURGIE.
REMEDE fondant de M. Jacquet .
LETTRE du Frère Cofime a l'Auteur du Mercure.
MÉMOIRE ſur une queſtion Anatomique:
149
150
relative à la Jurisprudence . Par M. Louis . 158
HÔPITAL de M. le Maréchal Duc de Biron . 161
COPIE de la Lettre de M. Leriche à Mgr le
Duc de Choiseul.
COPIE de la Lettre de M. Bernier à Mgr le
Ducde Choiseul.
ARTS AGRÉABLES.
PELNTURE .
LETTRE de M. G..... ſur les Deſcendans de
164
166
Charlesle Brun 172
MUSIQUE. 174
GRAVURE. 180
ÉCRITURE . 281
ART. V. SPECTACLES
SPECTACLES de la Cour . 182
SPECTACLES de Paris. 183
COMÉDIE Françoiſe. 189
COMÉDIE Italienne.
195
CONCERTS Spirituels. 196
PIECES de Théâtre de M. Paliſſot de Montenoy.
200
ART. VI. Cérémonies & Fêtes publiques.
ART. VII . Suite des Nouvelles Polit. de Mai. 211
210
ART. VIII . Economie & Commerce. 230
-AVIS.
2.32
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE.
ARTICLE PREMIER .
EPITRE à M. le Comte André Petrovitſch
de Schouvalow , Chambellan de Sa Majeſté
l'Impératrice de toutes les Ruſſies. P.s
VERS ſur la Statue Equeſtre du Ror .
INSCRIPTION , pour mettre au bas de la
Statue du Roi .
A PHILIS , Stances .
VERS ſur la mort de M. Pefſfelier.
A M. de *** ,qui demandoit à l'Auteur ,
ÉPITAPHE ſur la mort de la Princeſſe Radſagénéalogie.
fiville.
Sur la mort de M. de Marivaux .
Le Ruſſe détrompé , Anecdote Philofophi-
9
10
ibid.
II
12
14
ibid.
que. 13
ODs à Son excellence Mgr de la Roche-
Aymon. 30
VERS adreſſés à Mile Dubois , de la Comédie
Françoiſe .
34
LETTRE à M. De la Place.
35
LETTRE de Madame la Marquiſe de ** à
une de ſes amies, fur l'Amour & l'Amitié. 36
VERS, à Mlie Maisonneuve , Actrice nouvelle,
qui a été formée par Mile Gauffin ,
&qui débute dans ſes Rôles. 47
JUIN. 1763 . 235
A M. Philippe , Cenſeur Royal. 49
HOROSCOPE de l'Enfant de M. Philidor . 50
ENIGMES . 51 & 12
LOGOGRYPHES . 52 & 53
CHANSON .
53
ART. II . NOUVELLES LITTÉRAIRES .
HISTOIRE du divorce d'Henri VIII. Roi
d'Angleterre avec Catherine d' Arragon .
Par M. l'Abbé Raynal .
LETTRE à l'Auteur du Mercure , fur le
Traité abrégé de Phyſique à l'uſage des
Ecoliers . Par M. de Saintignon .
THEATRE & OEuvres diverſes de M Paliſfot
de Montenoy.
54
68
85
LETTRE , au ſujet du Dictionnaire de Commerce
de Savary .
Le Nouvel Abailard , ou Lettres d'un Singe
au Docteur Abadolfs , traduites de l'Allemand.
95
ANNONCES de Livres .
104
い
106 & fuiv.
ARTICLE III . SCIENCES ET BELLES- LETTRES.
ACADÉMIES .
SÉANCE publique de l'Académie des Sciences
, Arts & Belles- Lettres de DIJON .
MATHÉMATIQUES .
SOLUTION du Problême inféré dans le ſecond
Mercure d'Avril 1763 .
114
MEDECINE .
LETTRE à l'Auteur du Mercure
134
au ſujet
135
136
143
d'un reméde contre l'HY DROPISIE .
SECONDE Lettre en réponſe aux Obſervations
ſur l'Hiſtoire de la MÉDECINE .
COURS public de BOTANIQUÉ .
236 MERCURE DE FRANCE.
ART. IV . BEAUX - ARTS .
ARTS UTILES.
CHIRURGIE.
REMEDE fondant de M. Jacquet .
LETTRE du Frère Cofime a l'Auteur du Mercure.
MÉMOIRE ſur une queſtion Anatomique:
149
150
relative à la Jurisprudence . Par M. Louis . 158
HÔPITAL de M. le Maréchal Duc de Biron . 161
COPIE de la Lettre de M. Leriche à Mgr le
Duc de Choiseul.
COPIE de la Lettre de M. Bernier à Mgr le
Ducde Choiseul.
ARTS AGRÉABLES.
PELNTURE .
LETTRE de M. G..... ſur les Deſcendans de
164
166
Charlesle Brun 172
MUSIQUE. 174
GRAVURE. 180
ÉCRITURE . 281
ART. V. SPECTACLES
SPECTACLES de la Cour . 182
SPECTACLES de Paris. 183
COMÉDIE Françoiſe. 189
COMÉDIE Italienne.
195
CONCERTS Spirituels. 196
PIECES de Théâtre de M. Paliſſot de Montenoy.
200
ART. VI. Cérémonies & Fêtes publiques.
ART. VII . Suite des Nouvelles Polit. de Mai. 211
210
ART. VIII . Economie & Commerce. 230
-AVIS.
2.32
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Résumé : TABLE DES ARTICLES.
Le document présente une table des articles d'une publication structurée en huit sections. La première, 'Pièces fugitives en vers et en prose,' inclut des poèmes, des lettres dédiées à des personnalités comme le Comte André Petrovitch de Schouvalow, le Roi, et la Princesse Radzivilleville, ainsi que des épitaphes et des anecdotes. La deuxième section, 'Nouvelles littéraires,' contient des œuvres historiques et littéraires, telles qu'une histoire du divorce d'Henri VIII par l'Abbé Raynal, des lettres critiques sur des traités de physique et de commerce, et des annonces de livres. La troisième section, 'Sciences et Belles-Lettres,' couvre des activités académiques, des solutions mathématiques, des lettres sur des sujets médicaux, et des cours de botanique. La quatrième section, 'Beaux-Arts,' est divisée en arts utiles et arts agréables, incluant des remèdes chirurgicaux, des mémoires anatomiques, et des arts comme la peinture et la musique. La cinquième section, 'Spectacles,' détaille les spectacles de la cour, les spectacles parisiens, les comédies française et italienne, et les concerts spirituels. Les sections six à huit traitent des cérémonies et fêtes publiques, des nouvelles politiques de mai, et de l'économie et du commerce.
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7905
p. 236
« De l'Imprimerie de Sebastien Jorry, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...] »
Début :
De l'Imprimerie de Sebastien Jorry, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « De l'Imprimerie de Sebastien Jorry, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...] »
De l'Imprimerie de SEBASTIEN JORRY ,
rue & vis-à-vis la Comédie Françoiſe.
rue & vis-à-vis la Comédie Françoiſe.
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7906
s. p.
AVERTISSEMENT.
Début :
LE Bureau du Mercure est chez M. LUTTON, Avocat, Greffier Commis [...]
Mots clefs :
Greffier, Commis, Libraires des provinces ou des pays étrangers, Poste, Volume, Format, Table générale
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVERTISSEMENT.
AVERTISSEMENT.
LE Bureau du Mercure eft chez M.
LUTTON , Avocat , Greffier Commis
au Greffe Civil du Parlement Commis
au recouvrement du Mercure , rue Sainte
Anne , Butte Saint Roch à côté du
Sellier di Roi..
,
C'est à lui que l'on prie d'adreffer ,
francs de port , les paquets & lettres
pour remettre , quant à la partie littéraire
, à M. DE LA PLACE , Auteur
du Mercure.
Le prix de chaque volume eft de 36·
fols , mais l'on ne payera d'avance , en
s'abonnant , que 24 livres pour feize volumes
, à raifon de 30 fols piece.
Les perfonnes de province aufquelles
on enverra le Mercure par la pofte
payeront pour feize volumes 32 livres
d'avance en s'abonnant , & elles les recevront
francs de port.
Celles qui auront des occafions pour
le faire venir , ou qui prendront les frais
du port fur leur compte , ne payeront
comme à Paris , qu'à raifon de 30 fols
parvolum. c'est-à- dire 24 livres d'avance.
en s'abonnant pour feize volumes.
Les Libraires des provinces ou des
A ij
pays étrangers , qui voudront faire venir
le Mercure écriront à l'adreſſe cideffus.
>
On fupplie les perfonnes des provinces
d'envoyer par la pofte , en payant
le droit , leurs ordres , afin que le payement
enfoit fait d'avance au Bureau.
Les paquets quineferont pas affranchis
, refteront au rebut.
On prie les perfonnes qui envoyent
des Livres , Eftampes & Mufique à annoncer,
d'en marquer le prix..
Le Nouveau Choix de Pieces tirées
des Mercures & autres Journaux , par
M. DE LA PLACE , fe trouve auffi au
Bureau du Mercure . Le format , le nombre
de volumes & les conditions font
les mêmes pour une année . Il y en a jufqu'à
préfent quatre - vingt-treize volu
mes. Une Table générale , rangée par
ordre des Matières , fe trouve à la fin du
foixante-douzième.
LE Bureau du Mercure eft chez M.
LUTTON , Avocat , Greffier Commis
au Greffe Civil du Parlement Commis
au recouvrement du Mercure , rue Sainte
Anne , Butte Saint Roch à côté du
Sellier di Roi..
,
C'est à lui que l'on prie d'adreffer ,
francs de port , les paquets & lettres
pour remettre , quant à la partie littéraire
, à M. DE LA PLACE , Auteur
du Mercure.
Le prix de chaque volume eft de 36·
fols , mais l'on ne payera d'avance , en
s'abonnant , que 24 livres pour feize volumes
, à raifon de 30 fols piece.
Les perfonnes de province aufquelles
on enverra le Mercure par la pofte
payeront pour feize volumes 32 livres
d'avance en s'abonnant , & elles les recevront
francs de port.
Celles qui auront des occafions pour
le faire venir , ou qui prendront les frais
du port fur leur compte , ne payeront
comme à Paris , qu'à raifon de 30 fols
parvolum. c'est-à- dire 24 livres d'avance.
en s'abonnant pour feize volumes.
Les Libraires des provinces ou des
A ij
pays étrangers , qui voudront faire venir
le Mercure écriront à l'adreſſe cideffus.
>
On fupplie les perfonnes des provinces
d'envoyer par la pofte , en payant
le droit , leurs ordres , afin que le payement
enfoit fait d'avance au Bureau.
Les paquets quineferont pas affranchis
, refteront au rebut.
On prie les perfonnes qui envoyent
des Livres , Eftampes & Mufique à annoncer,
d'en marquer le prix..
Le Nouveau Choix de Pieces tirées
des Mercures & autres Journaux , par
M. DE LA PLACE , fe trouve auffi au
Bureau du Mercure . Le format , le nombre
de volumes & les conditions font
les mêmes pour une année . Il y en a jufqu'à
préfent quatre - vingt-treize volu
mes. Une Table générale , rangée par
ordre des Matières , fe trouve à la fin du
foixante-douzième.
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Résumé : AVERTISSEMENT.
Le document est un avertissement concernant la distribution du 'Mercure', une publication périodique. Le Bureau du Mercure est situé chez M. Lutton, avocat et greffier, rue Sainte Anne, Butte Saint Roch. Les abonnés doivent envoyer leurs paquets et lettres à cette adresse. Le prix de chaque volume est de 36 sols. Les abonnements pour douze volumes coûtent 24 livres à Paris et 32 livres pour les personnes en province souhaitant recevoir le Mercure par la poste, avec port gratuit. Les personnes disposant de moyens de transport ou acceptant de payer les frais de port paient également 24 livres pour douze volumes. Les libraires des provinces ou des pays étrangers doivent écrire à l'adresse indiquée pour obtenir le Mercure. Les commandes des provinces doivent être envoyées par la poste avec paiement à l'avance. Les paquets non affranchis seront rejetés. Les expéditeurs de livres, estampes et musique doivent indiquer le prix de ces articles. Le 'Nouveau Choix de Pièces tirées des Mercures & autres Journaux' par M. de La Place est également disponible au Bureau du Mercure, avec les mêmes conditions de format et de nombre de volumes. À ce jour, il existe quatre-vingt-treize volumes, et une table générale des matières se trouve à la fin du soixante-douzième volume.
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7907
p. 217
AVIS
Début :
Le sieur Belleille a trouvé le secret de faire de la Limonade séche aussi bonne [...]
Mots clefs :
Limonade, Citron, Sirop
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS
AVIS
Le fieur BзLLEILLE a trouvé le fecret de faire
de la Limonade féche aufli bonne que fi le citron
venoit d'être preflé . Cette Limonade peut fe
porter partout , & le conferve . Elle eft fort com -
mode pour ceux qui font à la campagne & pour
les voyageurs & tous autres . Elle eft très-faine &
rafraîchillante , beaucoup meilleure que le firop
de Limon, Elle fe vend chez la veuve Belleville
Marchande Limonadière , rue du petit Carreau
aux Armes de France ..
Il y a des flacons à 3 liv, & à 6 liv.
Le fieur BзLLEILLE a trouvé le fecret de faire
de la Limonade féche aufli bonne que fi le citron
venoit d'être preflé . Cette Limonade peut fe
porter partout , & le conferve . Elle eft fort com -
mode pour ceux qui font à la campagne & pour
les voyageurs & tous autres . Elle eft très-faine &
rafraîchillante , beaucoup meilleure que le firop
de Limon, Elle fe vend chez la veuve Belleville
Marchande Limonadière , rue du petit Carreau
aux Armes de France ..
Il y a des flacons à 3 liv, & à 6 liv.
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Résumé : AVIS
Le sieur Belleville a élaboré une limonade de qualité exceptionnelle, comparable au citron fraîchement pressé. Cette limonade, fine et rafraîchissante, se conserve bien et est pratique pour les résidents à la campagne et les voyageurs. Elle est disponible chez la veuve Belleville, rue du Petit Carreau aux Armes de France, en flacons de 3 et 6 livres.
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7908
p. 217-218
« Le Sr Roussel donne avis au Public qu'il a trouvé un secret pour les Glandes [...] »
Début :
Le Sr Roussel donne avis au Public qu'il a trouvé un secret pour les Glandes [...]
Mots clefs :
Glandes, Goutte, Rhumatisme, Maux de gorges, Pommade, Guérison
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texteReconnaissance textuelle : « Le Sr Roussel donne avis au Public qu'il a trouvé un secret pour les Glandes [...] »
Le Sr ROUSSEL donne avis au Public qu'il
trouvé un fecret pour les Glandes , la Goutte ,
Rhumatifmes & Maux de Gorge. C'est une Pommade
que
l'on applique extérieurement ; il faut
un papier brouillard , une compreffe & une bande
pardellus.
Sa demeure eft rue Jean-de- Lépine , près la
Grêve , chez M. Dumont , au Saint- Efprit.
Noms & demeures de quelques - unes des Perfonnes .
qui ont été guéries .
GLANDE S.
YO
M. de Gomicour , Commiffaire des Chevaux-
Légers de la Gardes, des Glandes au col..
La Fille- de-Chambre de Madame Poriquet ,
Procureur au Grand - Confeil , rue Baillet .
Mlle Toutain , qui en avoit vingt à la poitrine
, depuis fept ans , rue Quincampoix , vis -à- vis
la Porte de Loriens.
Madame le Prince , Fruitiere , au Marché S.
Germain.
M. Davenne , rue S. Martin , vis- à -vis S. Nicolas
des Champs .
I. Vol. K
218 MERCURE DE FRANCE.
Madame Chopin , rue de Varenne , vis - à-vis
l'Hôtel de M. de Biron .
La Fille du fieur Flechy , vis - à-vis S. François
de Sales , à Iffy.
GOUTTE S.
M. Toutain , Maître Eventaillifte , rue Quincampois
, vis-à-vis la Porte de Loriens .
Comtois , Cocher de M. le Lieutenant de Roi
aux Invalides ,
Le nommé Pereau , garçon à M. Martin , à la
Compagnie des Indes.
M. Robert , Entrepreneur de la Menuiserie des
Invalides.
Parce reméde on eft foulagé dans le quart d'heure.
trouvé un fecret pour les Glandes , la Goutte ,
Rhumatifmes & Maux de Gorge. C'est une Pommade
que
l'on applique extérieurement ; il faut
un papier brouillard , une compreffe & une bande
pardellus.
Sa demeure eft rue Jean-de- Lépine , près la
Grêve , chez M. Dumont , au Saint- Efprit.
Noms & demeures de quelques - unes des Perfonnes .
qui ont été guéries .
GLANDE S.
YO
M. de Gomicour , Commiffaire des Chevaux-
Légers de la Gardes, des Glandes au col..
La Fille- de-Chambre de Madame Poriquet ,
Procureur au Grand - Confeil , rue Baillet .
Mlle Toutain , qui en avoit vingt à la poitrine
, depuis fept ans , rue Quincampoix , vis -à- vis
la Porte de Loriens.
Madame le Prince , Fruitiere , au Marché S.
Germain.
M. Davenne , rue S. Martin , vis- à -vis S. Nicolas
des Champs .
I. Vol. K
218 MERCURE DE FRANCE.
Madame Chopin , rue de Varenne , vis - à-vis
l'Hôtel de M. de Biron .
La Fille du fieur Flechy , vis - à-vis S. François
de Sales , à Iffy.
GOUTTE S.
M. Toutain , Maître Eventaillifte , rue Quincampois
, vis-à-vis la Porte de Loriens .
Comtois , Cocher de M. le Lieutenant de Roi
aux Invalides ,
Le nommé Pereau , garçon à M. Martin , à la
Compagnie des Indes.
M. Robert , Entrepreneur de la Menuiserie des
Invalides.
Parce reméde on eft foulagé dans le quart d'heure.
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Résumé : « Le Sr Roussel donne avis au Public qu'il a trouvé un secret pour les Glandes [...] »
Le Sr ROUSSEL révèle au public un secret pour traiter les glandes, la goutte, les rhumatismes et les maux de gorge. Ce remède consiste en une pommade appliquée extérieurement, nécessitant un papier brouillard, une compresse et une bande pardellus. Le Sr ROUSSEL réside rue Jean-de-Lépine, près la Grève, chez M. Dumont, au Saint-Efprit. Plusieurs personnes ont été guéries grâce à ce remède. Parmi elles, M. de Gomicour, commissaire des Chevaux-Légers de la Garde, souffrant de glandes au cou ; la fille de chambre de Madame Poriquet, procureur au Grand-Conseil, rue Baillet ; Mlle Toutain, ayant vingt glandes à la poitrine depuis sept ans, rue Quincampoix ; Madame le Prince, fruitière au Marché Saint-Germain ; M. Davenne, rue Saint-Martin ; Madame Chopin, rue de Varenne ; et la fille du sieur Flechy, à Issy. Pour la goutte, les personnes guéries incluent M. Toutain, maître éventailliste, rue Quincampoix ; Comtois, cocher de M. le Lieutenant du Roi aux Invalides ; le nommé Pereau, garçon à M. Martin, à la Compagnie des Indes ; et M. Robert, entrepreneur de la menuiserie des Invalides. Le soulagement est rapide, intervenant dans le quart d'heure suivant l'application du remède.
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7909
p. 218
APPROBATION.
Début :
J'ai lu, par ordre de Monseigneur le Chancelier ; le premier volume du Mercure de [...]
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texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
APPROBATION.
3
'AI lu , par ordre de Mónfeigneur le Chancelier
le premier volume du Mercure de Juillet , 1763
& je n'y ai rien trouvé qui puiſſe en empêcher
l'impreffion A Paris, ce go Juin 17611
GUIROY ,
3
'AI lu , par ordre de Mónfeigneur le Chancelier
le premier volume du Mercure de Juillet , 1763
& je n'y ai rien trouvé qui puiſſe en empêcher
l'impreffion A Paris, ce go Juin 17611
GUIROY ,
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7910
p. 218-220
TABLE DES ARTICLES.
Début :
Piéces Fugitives en Vers et en Prose. Article Premier. L'Humeur, Ode Page 5 [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TABLE DES ARTICLES.
TABLE DES ARTICLES.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE】I
ARTICLE PREMIER .
L'HUMEUR , Qde,
प
Pages
INSCRIPTION pour mettre au bas de la Statue
du Roi.
QUATRAIN,fur la Statue équeftre de LOUIS XV.11
A Madame De ***.
EPIGRAMME."""
ibid.
JUILLET. 1763 . 219
DIALOGUE entre Périclès un Grec mo-
2
derne & un Ruffe.
MADRIGAL .
13
21
EPITRE à Mlle D..:
STANCES irrégulières adreffées par Madame
P.... âgée de 70 ans , au Chevalier de
M ***fon ami qui en avoit 80.
EPITRE à Mlle A ***
VERS de D .... à ſa Maîtreſſe.
BELGA abeuntis Lutetia Hendecafyllabi
AZAKIA , Anecdote Huronne .
VERS fur la convalefcence de Madame la
Comteffe de Brionne.
ibid.
24
26
29
ibid.
30
47
48
LE Jugement de Pâris , par Mlle A....
âgée de 17 ans.
EXTRAIT de quelques Lettres de Mde la
Comteffe de Grignan , du Chevalier de
& Grignan , du Marquis de Sévigné , & de
M. de Buffy- Rabutin , Evêque de Luçon. 55
LETTRE du Marquis de Sévigné à fa mère.
EXTRAITS de Lettres de M. l'Evêque de
Luçon à Madame de Grignan.
ENIGMES.
LOGOGRYPHES.
CHANSON.
.66
73
77 &78
78879
$79.
ART. II . NOUVELLES LITTÉRAIRES .
LETTRE de M. Marmontel , à M. De la
Place , Auteur du Mercure.
"
DICTIONNAIRE portatif hiftorique & Littéraire
des Théâtres ; par M. de Léris .
ANNONCES de Livres.
80
103
ΤΟ
104 &fuiv.
ARTICLE III . SCIENCES ET BELLES LETTRES.
ACADÉMIE S.
SEANCE publique de la Société Littéraire
d'ARRAs, III
220 MERCURE DE FRANCE .
SUJETS propofés par l'Académie Royale
des Sciences & Beaux -Arts , établie à l'Au . 128
SLANCE publique de la Société Littéraire de
CHAALONS- SUR- MARNE...
MEDECINE .
EXTRAIT du Recueil des Lettres de Milady
Mary Worthley Montagute.
ART. IV . BEAUX ARTS . -
ARTS UTILES.
CHIRURGIE .
DISSERTATION fur le Lithotome caché ,
ARTS AGRÉABLES.
PEINTURE . P
LETTRE d'une nouvelle Société , à M. De
la Place , Auteur du Mercure de France.
GRAVURE.
129
139
144 }
15%
Avis fur le Recueil d'Eftampes gravées
d'après les plus beaux Tableaux & Deffeins
des principaux Peintres des Ecoles
Romaine & Vénitienne qui font en France
, dans le Cabinet du Roi & dans d'autres
Cabinets , par les foins de M. Crozat. 159
ART. V SPECTACLES. A
SPECTACLES de la Cour à Choify.
ANALYSE d'Ifmène & d'Ifménias , Opéra ,
SPECTACLES de l'aris.
COMÉDIE Françoife .
COMÉDIE Italienne.
CONCERT Spirituel.
5163
167
18
187
208
209
211
217
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE】I
ARTICLE PREMIER .
L'HUMEUR , Qde,
प
Pages
INSCRIPTION pour mettre au bas de la Statue
du Roi.
QUATRAIN,fur la Statue équeftre de LOUIS XV.11
A Madame De ***.
EPIGRAMME."""
ibid.
JUILLET. 1763 . 219
DIALOGUE entre Périclès un Grec mo-
2
derne & un Ruffe.
MADRIGAL .
13
21
EPITRE à Mlle D..:
STANCES irrégulières adreffées par Madame
P.... âgée de 70 ans , au Chevalier de
M ***fon ami qui en avoit 80.
EPITRE à Mlle A ***
VERS de D .... à ſa Maîtreſſe.
BELGA abeuntis Lutetia Hendecafyllabi
AZAKIA , Anecdote Huronne .
VERS fur la convalefcence de Madame la
Comteffe de Brionne.
ibid.
24
26
29
ibid.
30
47
48
LE Jugement de Pâris , par Mlle A....
âgée de 17 ans.
EXTRAIT de quelques Lettres de Mde la
Comteffe de Grignan , du Chevalier de
& Grignan , du Marquis de Sévigné , & de
M. de Buffy- Rabutin , Evêque de Luçon. 55
LETTRE du Marquis de Sévigné à fa mère.
EXTRAITS de Lettres de M. l'Evêque de
Luçon à Madame de Grignan.
ENIGMES.
LOGOGRYPHES.
CHANSON.
.66
73
77 &78
78879
$79.
ART. II . NOUVELLES LITTÉRAIRES .
LETTRE de M. Marmontel , à M. De la
Place , Auteur du Mercure.
"
DICTIONNAIRE portatif hiftorique & Littéraire
des Théâtres ; par M. de Léris .
ANNONCES de Livres.
80
103
ΤΟ
104 &fuiv.
ARTICLE III . SCIENCES ET BELLES LETTRES.
ACADÉMIE S.
SEANCE publique de la Société Littéraire
d'ARRAs, III
220 MERCURE DE FRANCE .
SUJETS propofés par l'Académie Royale
des Sciences & Beaux -Arts , établie à l'Au . 128
SLANCE publique de la Société Littéraire de
CHAALONS- SUR- MARNE...
MEDECINE .
EXTRAIT du Recueil des Lettres de Milady
Mary Worthley Montagute.
ART. IV . BEAUX ARTS . -
ARTS UTILES.
CHIRURGIE .
DISSERTATION fur le Lithotome caché ,
ARTS AGRÉABLES.
PEINTURE . P
LETTRE d'une nouvelle Société , à M. De
la Place , Auteur du Mercure de France.
GRAVURE.
129
139
144 }
15%
Avis fur le Recueil d'Eftampes gravées
d'après les plus beaux Tableaux & Deffeins
des principaux Peintres des Ecoles
Romaine & Vénitienne qui font en France
, dans le Cabinet du Roi & dans d'autres
Cabinets , par les foins de M. Crozat. 159
ART. V SPECTACLES. A
SPECTACLES de la Cour à Choify.
ANALYSE d'Ifmène & d'Ifménias , Opéra ,
SPECTACLES de l'aris.
COMÉDIE Françoife .
COMÉDIE Italienne.
CONCERT Spirituel.
5163
167
18
187
208
209
211
217
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Résumé : TABLE DES ARTICLES.
Le document présente une table des articles d'une publication structurée en cinq sections principales. Le premier article, 'Pièces fugitives en vers et en prose', rassemble divers poèmes et lettres, incluant des inscriptions, des quatrains, des épigrammes, des épîtres, des stances, des madrigaux, ainsi que des extraits de lettres de personnalités telles que la Comtesse de Grignan, le Chevalier de Sévigné et l'Évêque de Luçon. Le deuxième article, 'Nouvelles littéraires', contient une lettre de Marmontel, un dictionnaire historique et littéraire des théâtres, et des annonces de livres. Le troisième article, 'Sciences et Belles Lettres', mentionne des séances de sociétés littéraires, des sujets proposés par l'Académie Royale des Sciences, et des extraits de lettres sur la médecine. Le quatrième article, 'Beaux Arts', aborde les arts utiles comme la chirurgie, les arts agréables tels que la peinture et la gravure, et inclut une lettre d'une nouvelle société. Enfin, le cinquième article, 'Spectacles', décrit les spectacles de la cour, les spectacles parisiens, les comédies française et italienne, et les concerts spirituels.
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7911
p. 220
« De l'Imprimerie de Sebastien Jorry, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...] »
Début :
De l'Imprimerie de Sebastien Jorry, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « De l'Imprimerie de Sebastien Jorry, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...] »
De l'Imprimerie de SEBASTIEN JORRY
rue & vis - à-vis la Comédie Françoiſe .
rue & vis - à-vis la Comédie Françoiſe .
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7912
p. 3-4
AVERTISSEMENT.
Début :
LE Bureau du Mercure est chez M. LUTTON, Avocat, Greffier Commis [...]
Mots clefs :
Greffier, Commis, Libraires des provinces ou des pays étrangers, Poste, Volume, Format, Table générale
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVERTISSEMENT.
AVERTISSEMENT.
>
LE Bureau du Mercure eft chez M.
LUTTON Avocat , Greffier Commis
au Greffe Civil du Parlement , Commis
au recouvrement du Mercure , rue Sainte
Anne , Butte Saint Roch , à côté du
Sellier du Roi .
C'est à lui que l'on prie d'adreffer ,
francs de port , les paquets & lettres
-pour remettre , quant à la partie littéraire
, à M. DE LA PLACE , Auteur
du Mercure.
Le prix de chaque volume eft de 36
fols , mais l'on ne payera d'avance , en
s'abonnant , que 24 livres pour feize volumes
, à raifon de 30 fols piéce.
Les perfonnes de province aufquelles
on enverra le Mercure par la pofte ,
payeront pour feize volumes 32 livres
d'avance en s'abonnant , & elles les recevront
francs de port.
Celles qui auront des occafions pour
le faire venir , ou qui prendront les frais
du port fur leur compte , ne payeront
comme à Paris , qu'à raifon de 30 fols
parvolum. c'est-à- dire 24 livres d'avance,
en s'abonnant pour feize volumes.
Les Libraires des provinces ou des
A ij
pays étrangers , qui voudront faire venir
le Mercure , écriront à l'adreſſe cideffus.
On fupplie les perfonnes des provin
ces d'envoyer par la pofte , en payanı
le droit , leurs ordres , afin que le payement
en foit fait d'avance au Bureau.
Les paquets qui neferont pas affran
chis , refteront au rebut.
On prie les perfonnes qui envoyent
des Livres , Eftampes & Mufique à annoncer,
d'en marquer le prix.
Le Nouveau Choix de Piéces tirées
des Mercures & autres Journaux , par
M. DE LA PLACE , fe trouve auffi au
Bureau du Mercure. Le format , le nom → .
bre de volumes & les conditions font
les mêmes pour une année . Il y en a jufqu'à
préfent quatre-vingt- quatorze volumes.
Une Table générale , rangée par
ordre des Matières , fe trouve à la fin du.
foixante-douzième .
>
LE Bureau du Mercure eft chez M.
LUTTON Avocat , Greffier Commis
au Greffe Civil du Parlement , Commis
au recouvrement du Mercure , rue Sainte
Anne , Butte Saint Roch , à côté du
Sellier du Roi .
C'est à lui que l'on prie d'adreffer ,
francs de port , les paquets & lettres
-pour remettre , quant à la partie littéraire
, à M. DE LA PLACE , Auteur
du Mercure.
Le prix de chaque volume eft de 36
fols , mais l'on ne payera d'avance , en
s'abonnant , que 24 livres pour feize volumes
, à raifon de 30 fols piéce.
Les perfonnes de province aufquelles
on enverra le Mercure par la pofte ,
payeront pour feize volumes 32 livres
d'avance en s'abonnant , & elles les recevront
francs de port.
Celles qui auront des occafions pour
le faire venir , ou qui prendront les frais
du port fur leur compte , ne payeront
comme à Paris , qu'à raifon de 30 fols
parvolum. c'est-à- dire 24 livres d'avance,
en s'abonnant pour feize volumes.
Les Libraires des provinces ou des
A ij
pays étrangers , qui voudront faire venir
le Mercure , écriront à l'adreſſe cideffus.
On fupplie les perfonnes des provin
ces d'envoyer par la pofte , en payanı
le droit , leurs ordres , afin que le payement
en foit fait d'avance au Bureau.
Les paquets qui neferont pas affran
chis , refteront au rebut.
On prie les perfonnes qui envoyent
des Livres , Eftampes & Mufique à annoncer,
d'en marquer le prix.
Le Nouveau Choix de Piéces tirées
des Mercures & autres Journaux , par
M. DE LA PLACE , fe trouve auffi au
Bureau du Mercure. Le format , le nom → .
bre de volumes & les conditions font
les mêmes pour une année . Il y en a jufqu'à
préfent quatre-vingt- quatorze volumes.
Une Table générale , rangée par
ordre des Matières , fe trouve à la fin du.
foixante-douzième .
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Résumé : AVERTISSEMENT.
Le document traite de la distribution et de l'abonnement au 'Mercure', une publication périodique. Le Bureau du Mercure se trouve chez M. Lutton, avocat et greffier au Parlement, rue Sainte Anne, Butte Saint Roch. Les abonnés doivent envoyer leurs paquets et lettres à cette adresse, avec les frais de port payés. Le prix d'un volume est de 36 sols, tandis qu'un abonnement pour douze volumes coûte 24 livres à Paris. Pour les provinciaux, le coût est de 32 livres avec livraison gratuite, ou 24 livres si les frais de port sont pris en charge par l'abonné. Les libraires des provinces ou des pays étrangers doivent contacter le bureau pour recevoir le Mercure. Les commandes provinciales doivent être envoyées par la poste avec paiement à l'avance, et les paquets non affranchis seront rejetés. Les expéditeurs de livres, estampes et musique doivent indiquer le prix de ces articles. De plus, le 'Nouveau Choix de Pièces tirées des Mercures & autres Journaux' par M. de La Place est disponible au Bureau du Mercure, avec les mêmes conditions de format et de prix, totalisant actuellement quatre-vingt-quatorze volumes. Une table générale des matières est disponible à la fin du soixante-douzième volume.
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7913
p. 211
AVIS.
Début :
Le Sieur Debure, seul fabriquant de Papier dans la ville de Troyes en Champagne, [...]
Mots clefs :
Papier, Troyes, Couleurs, Commerce
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS.
AVIS.
LE Sieur DEBURE , feul fabriquant de Papier
dans la Ville de Troyes en Champagne , eft parvenu
après quantité d'épreuves réitérées & de
dépenfes , à fabriquer du Papier auffi beau que
celui de Hollande , tant en blanc , qu'en bleu ,
bon teint , brun ,violet , rouge; & autres couleurs ,
Il a eu l'honneur d'en préfenter au Miniftre qui a
le département du Commerce. On ne fçauroit
donner trop d'éloges au hieur Debure . Sa découverte
fournit une reffource confidérable à notre
Commerce , puifqu'elle va faire ceffer l'obligation
où nous étions d'avoir recours à l'Etranger
pour nous procurer ces fortes de Papiers,
Les Perfonnes qui fouhaiteront s'en procurer ,
font prices de s'adreffer directement au fieur Débure
qui leur en fera bonne compofition.
LE Sieur DEBURE , feul fabriquant de Papier
dans la Ville de Troyes en Champagne , eft parvenu
après quantité d'épreuves réitérées & de
dépenfes , à fabriquer du Papier auffi beau que
celui de Hollande , tant en blanc , qu'en bleu ,
bon teint , brun ,violet , rouge; & autres couleurs ,
Il a eu l'honneur d'en préfenter au Miniftre qui a
le département du Commerce. On ne fçauroit
donner trop d'éloges au hieur Debure . Sa découverte
fournit une reffource confidérable à notre
Commerce , puifqu'elle va faire ceffer l'obligation
où nous étions d'avoir recours à l'Etranger
pour nous procurer ces fortes de Papiers,
Les Perfonnes qui fouhaiteront s'en procurer ,
font prices de s'adreffer directement au fieur Débure
qui leur en fera bonne compofition.
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Résumé : AVIS.
L'avis concerne le Sieur Debure, fabricant de papier à Troyes. Après plusieurs expériences, il a produit du papier de qualité comparable à celui de Hollande, disponible en diverses couleurs. Le ministre du Commerce a salué cette innovation, qui élimine la nécessité d'importer ces types de papier. Le papier est disponible directement auprès de Debure.
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7914
p. 211-212
« Le Sieur Maille, habile Distillateur dont nous annonçons de temps en temps [...] »
Début :
Le Sieur Maille, habile Distillateur dont nous annonçons de temps en temps [...]
Mots clefs :
Distillateur, Compositions, Vinaigre, Succès, Vente, Goût, Hygiène dentaire, Ulcères, Caries, Boutons
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Le Sieur Maille, habile Distillateur dont nous annonçons de temps en temps [...] »
Le Sieur MAILLE , habile Diſtillateur dont nous
annonçons de temps en temps quelques nouvelles
compofitions , avertit les perfonnes qui partent
pour les Ifles , & qui auront envie d'emporter de
fes différens Vinaigres ,dont l'ufage eft fi néceffaire
aux Ifles , qu'elles peuvent le faire fans craindre
que le tranfport quelqu'éloigné qu'il foit , puiffe
les corrompre. Il continue avec fuccès la vente
du Courier de Cythere , liqueur nouvelle qui par
la délicateffe de fon goûr , peut paffer pour une
des meilleures qui ayent paru jufqu'à préfent , &
débite avec autant de fuccès le Ratafiat des Sultannes
& le Ċaffis blanc , qui a la propriété de
fortifier l'eftomach , & de faciliter la digeftion.
Le Vinaigre Romain , qu'il diftribue pour conferver
les dents , les blanchir , arrêter le progrès de
la Carie, en préferver les dents , faines , raffermir
112 MERCURE DE FRANCE.
dans leurs alvéoles celles qui peuvent être ébran→
lées , guérir les petits chancres & les ulceres de la
bouche , adoucir l'haleine & rafraîchir les lévres 7.
remplit conftamment toutes ces propriétes . Il débite
auffi différens Vinaigres pour guérir les dartres
farineuſes & les boutons , noircir les cheveux
roux ou blancs , ôter les taches & mafques de
couche , blanchir le vifage & empêcher les rides.
de la peau ; & le Vinaigre des quatre voleurs ,
préfervatif excellent contre tout air contagieux.
On trouve encore chez lui des liqueurs & des Eaux
d'odeurs de toute eſpéce , & deux cens fortes de
Vinaigres , foit pour l'ufage de la table , foit pour
celui du bain & de la toilette. Pour le Courrier de
Cythere & les autres liqueurs , il faut s'adreffer à
fon Magafin à Sèvre près de Paris , route de Verfailles;
& pour les Vinaigres en fa Maifon à Paris ,
rue S. André- des- Arcs, la troifiéme Porte cochere
à droite. Le prix des bouteilles de pinte de Caffis
blanc eft de 4 liv. celui du Ratafiat des Sultannesde
6 liv. & celui du Courier de Cythere de 8 liv.
les moindres bouteilles de Vinaigre pour les dents
ou autres ufages font de 3 liv . En écrivant une
lettre d'Avis au fieur Maille , ' foit à Paris , ſoit à
Sèvre , & moyennant la remiſe de l'argent par la
Pofte, le tour franc de Port , il fait exactement
tous les envois qu'on demande , avec les inftructions
néceffaires.
annonçons de temps en temps quelques nouvelles
compofitions , avertit les perfonnes qui partent
pour les Ifles , & qui auront envie d'emporter de
fes différens Vinaigres ,dont l'ufage eft fi néceffaire
aux Ifles , qu'elles peuvent le faire fans craindre
que le tranfport quelqu'éloigné qu'il foit , puiffe
les corrompre. Il continue avec fuccès la vente
du Courier de Cythere , liqueur nouvelle qui par
la délicateffe de fon goûr , peut paffer pour une
des meilleures qui ayent paru jufqu'à préfent , &
débite avec autant de fuccès le Ratafiat des Sultannes
& le Ċaffis blanc , qui a la propriété de
fortifier l'eftomach , & de faciliter la digeftion.
Le Vinaigre Romain , qu'il diftribue pour conferver
les dents , les blanchir , arrêter le progrès de
la Carie, en préferver les dents , faines , raffermir
112 MERCURE DE FRANCE.
dans leurs alvéoles celles qui peuvent être ébran→
lées , guérir les petits chancres & les ulceres de la
bouche , adoucir l'haleine & rafraîchir les lévres 7.
remplit conftamment toutes ces propriétes . Il débite
auffi différens Vinaigres pour guérir les dartres
farineuſes & les boutons , noircir les cheveux
roux ou blancs , ôter les taches & mafques de
couche , blanchir le vifage & empêcher les rides.
de la peau ; & le Vinaigre des quatre voleurs ,
préfervatif excellent contre tout air contagieux.
On trouve encore chez lui des liqueurs & des Eaux
d'odeurs de toute eſpéce , & deux cens fortes de
Vinaigres , foit pour l'ufage de la table , foit pour
celui du bain & de la toilette. Pour le Courrier de
Cythere & les autres liqueurs , il faut s'adreffer à
fon Magafin à Sèvre près de Paris , route de Verfailles;
& pour les Vinaigres en fa Maifon à Paris ,
rue S. André- des- Arcs, la troifiéme Porte cochere
à droite. Le prix des bouteilles de pinte de Caffis
blanc eft de 4 liv. celui du Ratafiat des Sultannesde
6 liv. & celui du Courier de Cythere de 8 liv.
les moindres bouteilles de Vinaigre pour les dents
ou autres ufages font de 3 liv . En écrivant une
lettre d'Avis au fieur Maille , ' foit à Paris , ſoit à
Sèvre , & moyennant la remiſe de l'argent par la
Pofte, le tour franc de Port , il fait exactement
tous les envois qu'on demande , avec les inftructions
néceffaires.
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Résumé : « Le Sieur Maille, habile Distillateur dont nous annonçons de temps en temps [...] »
Le texte décrit les produits et services du Sieur Maille, un distillateur réputé. Maille propose une gamme de vinaigres et de liqueurs, dont le Courier de Cythère, le Ratafiat des Sultannes et le Cassis blanc, connu pour ses bienfaits sur la digestion. Le Vinaigre Romain est utilisé pour la conservation des dents, le traitement des petits chancres et ulcères buccaux, et l'adoucissement de l'haleine. D'autres vinaigres sont destinés à traiter les dartres farineuses, noircir les cheveux, ôter les taches, blanchir le visage et prévenir les rides. Le Vinaigre des quatre voleurs est recommandé comme préservatif contre les airs contagieux. Maille offre également diverses liqueurs et eaux de senteur, ainsi que deux cents sortes de vinaigres pour la table, le bain et la toilette. Les produits sont disponibles à son magasin à Sèvres ou à Paris, rue Saint-André-des-Arts. Les prix varient selon les articles, et Maille assure l'envoi des commandes par la poste moyennant le paiement à l'avance.
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7915
p. 212-213
PROPRIÉTÉ & vertu d'une graisse d'Ours apprêtée pour la conservation des cheveux Par le Sieur LAVAULT.
Début :
Cette graisse d'Ours déjà connue du Public, dès le mois de Juin 1761, [...]
Mots clefs :
Graisse d'ours, Plantes, Crinière d'animal, Entretien des cheveux
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texteReconnaissance textuelle : PROPRIÉTÉ & vertu d'une graisse d'Ours apprêtée pour la conservation des cheveux Par le Sieur LAVAULT.
PROPRIÉTÉ & vertus d'une graiſſe d'Ours
apprêtéepour la confervation des cheveux
Par le Sieur LAVAULT .
Cette graiffe d'Ours déja connue du Public , dès
le mois de Juin 1761 , & annoncée dans plufieurs
feuilles périodiques , n'eft pas des parties ordinaires
de l'Animal, mais de la feule criniere mêlée
5
JUILLET. 1763. 213
avec le fuc des plantes choifies ; elle fait croître
& entretient les cheveux lorfqu'une tête commence
à le dépouiller , & lors même que les cheveux
font tombés par féchereffe , maladie ou autre
accident; cette graille les répare, excepté toutefois
les têtes complettement chauves.
Les perfonnes qui voudront ſe ſervir de cette
graiffe , en mettront dans les racines des cheveux
Leulement , après s'être peignées à fond , & un
peu de poudre pardeflus. Il fuffit de mettre de
cette graiffe deux fois par femaine.
Le lieur Lavault a des connoiffances particulieres
fur la nature des cheveux ; c'est l'étude de
toute la vie, ceux & celles qui ont fait ufage de
cette graiffe d'Ours préparée s'en font bien trouvés
& continuent toujours de s'en fſervir dans le
befoin.
Vû la facilité que le fieur Lavault a depuis la
Paix, d'avoir la graiffe d'Ours , & des fimples pour
compofer fa pommade , il donnera déformais les
Pots qu'il vendoit 3 liv . pour 2 liv. & ceux qu'il
vendoit 6 liv. pour 4 liv . lui feul en a le fecret .
On le trouve chez lui à l'entrée de la rue des
Cordeliers au Bureau de Loterie de l'Ecole Royale
Militaire , au troifiéme , du côté de la Comédie
Françoife , & au Bureau de cette Loterie dans la
même Maifon.
apprêtéepour la confervation des cheveux
Par le Sieur LAVAULT .
Cette graiffe d'Ours déja connue du Public , dès
le mois de Juin 1761 , & annoncée dans plufieurs
feuilles périodiques , n'eft pas des parties ordinaires
de l'Animal, mais de la feule criniere mêlée
5
JUILLET. 1763. 213
avec le fuc des plantes choifies ; elle fait croître
& entretient les cheveux lorfqu'une tête commence
à le dépouiller , & lors même que les cheveux
font tombés par féchereffe , maladie ou autre
accident; cette graille les répare, excepté toutefois
les têtes complettement chauves.
Les perfonnes qui voudront ſe ſervir de cette
graiffe , en mettront dans les racines des cheveux
Leulement , après s'être peignées à fond , & un
peu de poudre pardeflus. Il fuffit de mettre de
cette graiffe deux fois par femaine.
Le lieur Lavault a des connoiffances particulieres
fur la nature des cheveux ; c'est l'étude de
toute la vie, ceux & celles qui ont fait ufage de
cette graiffe d'Ours préparée s'en font bien trouvés
& continuent toujours de s'en fſervir dans le
befoin.
Vû la facilité que le fieur Lavault a depuis la
Paix, d'avoir la graiffe d'Ours , & des fimples pour
compofer fa pommade , il donnera déformais les
Pots qu'il vendoit 3 liv . pour 2 liv. & ceux qu'il
vendoit 6 liv. pour 4 liv . lui feul en a le fecret .
On le trouve chez lui à l'entrée de la rue des
Cordeliers au Bureau de Loterie de l'Ecole Royale
Militaire , au troifiéme , du côté de la Comédie
Françoife , & au Bureau de cette Loterie dans la
même Maifon.
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Résumé : PROPRIÉTÉ & vertu d'une graisse d'Ours apprêtée pour la conservation des cheveux Par le Sieur LAVAULT.
Le texte décrit une graisse d'ours préparée par le Sieur Lavault pour la conservation des cheveux. Connue depuis juin 1761 et annoncée dans plusieurs publications, cette graisse est composée de la crinière de l'ours et du suc de plantes sélectionnées. Elle favorise la croissance et l'entretien des cheveux, même en cas de chute due à la sécheresse, une maladie ou un autre accident, sauf pour les têtes complètement chauves. L'application se fait deux fois par semaine sur les racines des cheveux après un peignage minutieux, avec ajout de poudre. Grâce à ses connaissances sur la nature des cheveux, Lavault a créé cette pommade, bien accueillie par les utilisateurs. En raison de la facilité d'approvisionnement, il a réduit les prix des pots : ceux à 2 livres sont désormais à 1 livre et ceux à 6 livres à 4 livres. Lavault est joignable à l'entrée de la rue des Cordeliers au Bureau de Loterie de l'École Royale Militaire et au Bureau de cette Loterie dans la même maison.
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7916
p. 213-214
AVIS AU PUBLIC.
Début :
Le Sieur Coué qui a été annoncé dans le Mercure du mois d'Avril 1761 & Janvier 1762 seul [...]
Mots clefs :
Cuirs de Chine, Lames, Canifs, Couteaux, Cuirs, Prix
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS AU PUBLIC.
AVIS AU PUBLIC.
pa
Le Sieur Coué qui a été annoncé dans le Mer-
-cure du mois d'Avril 1761 & Janvier 1762 , feul
Auteur des véritables Cuirs de la Chine fans
reils pour repaffer toutes lames tranchantes
comme rafoirs , Canifs , Couteaux , & c , avec
lefquels Cuirs les pierres deviennent inutiles ,
l'huile étant la nourriture defdits Cuirs fait
214 MERCURE DE FRANCE .
auffi des Cuirs qui empêchent les rafoirs de grof
fir. Les applaudiffemens quil a recus & qu'il recoit
tous les jours de ces compofitions , lai ont
fait redoubler fes foins & fes attentions pour
parvenir au dernier degré de perfection dans ce
genre , & il prie les perfonnes qui douteront
de fon annonce , de venir chez lui en faire les
expériences . Cette derniere compofition' n'eft que
de deux fortes d'huiles avec lefquelles les Cuirs
font apprêtés & qui font la nourriture defdits
Cuirs.
3
Le prix des deux Phioles eft de
Le prix des Cuirs pour les rafoirs ,
Et idem ,
Ceux pour dégroffir ,
Pour les Couteaux
Pour les Canifs ,
71
3 liv.
2 liv.
3
liv.
6 liv.
1liv to f.
Iliv.
Pour les perfonnes qui defireront s'abonner
à l'année , le Sieur Coué tiendra un regiftre de
leurs noms , qualités & demenres , & il fournira
tous les ans des Cairs neufs de toutes les qualités
annoncées , en lui remettant les vieux . Ceux
qui feront coupés ou caffés feront payés au prix.
courant. I prie les perfonnes qui lui écriront
d'affranchir les Lettres.
5.Il demeuré rue S. Germain l'Auxerrois , visà-
vis l'Arche Pepin , à Paris.
·
9714
N. B: Par l'épreuve que nombre de perfonnes
& nous-mêmes avons faite de ces ? Cuirs ,
nous ne pouvons en porter qu'un très-bon témoignage.
pa
Le Sieur Coué qui a été annoncé dans le Mer-
-cure du mois d'Avril 1761 & Janvier 1762 , feul
Auteur des véritables Cuirs de la Chine fans
reils pour repaffer toutes lames tranchantes
comme rafoirs , Canifs , Couteaux , & c , avec
lefquels Cuirs les pierres deviennent inutiles ,
l'huile étant la nourriture defdits Cuirs fait
214 MERCURE DE FRANCE .
auffi des Cuirs qui empêchent les rafoirs de grof
fir. Les applaudiffemens quil a recus & qu'il recoit
tous les jours de ces compofitions , lai ont
fait redoubler fes foins & fes attentions pour
parvenir au dernier degré de perfection dans ce
genre , & il prie les perfonnes qui douteront
de fon annonce , de venir chez lui en faire les
expériences . Cette derniere compofition' n'eft que
de deux fortes d'huiles avec lefquelles les Cuirs
font apprêtés & qui font la nourriture defdits
Cuirs.
3
Le prix des deux Phioles eft de
Le prix des Cuirs pour les rafoirs ,
Et idem ,
Ceux pour dégroffir ,
Pour les Couteaux
Pour les Canifs ,
71
3 liv.
2 liv.
3
liv.
6 liv.
1liv to f.
Iliv.
Pour les perfonnes qui defireront s'abonner
à l'année , le Sieur Coué tiendra un regiftre de
leurs noms , qualités & demenres , & il fournira
tous les ans des Cairs neufs de toutes les qualités
annoncées , en lui remettant les vieux . Ceux
qui feront coupés ou caffés feront payés au prix.
courant. I prie les perfonnes qui lui écriront
d'affranchir les Lettres.
5.Il demeuré rue S. Germain l'Auxerrois , visà-
vis l'Arche Pepin , à Paris.
·
9714
N. B: Par l'épreuve que nombre de perfonnes
& nous-mêmes avons faite de ces ? Cuirs ,
nous ne pouvons en porter qu'un très-bon témoignage.
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Résumé : AVIS AU PUBLIC.
Le Sieur Coué présente ses véritables cuirs de la Chine sans reils, conçus pour réparer les lames tranchantes telles que rasoirs, canifs et couteaux. Ces cuirs éliminent le besoin de pierres à aiguiser et incluent une huile pour les nourrir. Coué propose également des cuirs pour prévenir l'émoussement des rasoirs. Encouragé par les éloges, il invite les sceptiques à tester ses produits. Les prix varient : deux fioles coûtent 3 livres, les cuirs pour rasoirs 2 livres, pour dégrossir 3 livres, pour couteaux 6 livres, et pour canifs 1 livre 10 sols. Les abonnés annuels recevront des cuirs neufs en échange des anciens, tandis que les cuirs endommagés seront facturés au prix courant. Coué réside rue Saint-Germain l'Auxerrois, vis-à-vis l'Arche Pepin, à Paris. Plusieurs personnes, y compris les rédacteurs, attestent de l'efficacité des cuirs de Coué.
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7917
p. 215
APPROBATION.
Début :
J'ai lu, par ordre de Monseigneur le Chancelier, le second volume du [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
APPROBATION.
J'ai lu , par ordre de Monſeigneur le Chancelier ,
le fecond volume du Mercure de Juillet 1763 ,
& je n'y ai rien trouvé qui puille en empêcher
l'impreffion. A Paris , ce 15 Juillet 1763 .
GUIROY .
J'ai lu , par ordre de Monſeigneur le Chancelier ,
le fecond volume du Mercure de Juillet 1763 ,
& je n'y ai rien trouvé qui puille en empêcher
l'impreffion. A Paris , ce 15 Juillet 1763 .
GUIROY .
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7918
p. 215-216
TABLE DES ARTICLES.
Début :
Piéces Fugitives en Vers et en Prose. Article Premier. Vers sur la Statue érigée [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TABLE DES ARTICLES.
TABLE DES ARTICLES.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE
ARTICLE PREMTERIJAVUO $
VERS fur la Statue érigée à Sa Majeſté. Pag.s
ÉLOGE de l'inconftance.
LA Truye & la Lionne , Fable.
BOUQUET à Mlle .
RÉFLEXIONS fur Henri IV.
12
14
ibid.
L'ANNEE ruftique , Poëme par M. de B.... 24
VERS fur le temps qu'il a fait le jour du Feu.
IBRAHIM & Gémaille , Hiftoire Turque!
LA Méchanceté peu redoutable , Fable! A
PARODIE.
Au Temps , Ode Anacréontique.
SECOND Caractère du vrai Philoſophe.
ENIGMES .
J ...700n
CIV
31
44
LOGOGRYPHES .
CHANSON .
65
64 & 65
ibid .
ART . II. NOUVELLES LITTÉRAIRES., (
SUITE du fecond Livre de la Bhaxfale.su 68
216 MERCURE DE FRANCE.
!
EXRRAIT d'une Lettre écrite de la Fléche
à M. V *** .
DICTIONNAIRE portatif des Théâtres , par
M. de Léris.
ANNONCES de Livres.
85
୨୦
95 &fuiv.
ARTICLE III . SCIENCES ET BELLES- LETTRES.
ACADEMIES.
ASSEMBLEE publique de l'Académie Royale
des Belles- Lettres de LA ROCHELLE.
AGRICULTURE .
SEANCE publique de l'Académie Royale de
Chirurgie.
ART. IV. BEAUX - ARTS .
ARTS UTILES.
MECHANIQUE.
NOUVELLE Roue pour la Coutellerie. "
ARTS
AGRÉABLES .
GRAVURE.
ART. V.
SPECTACLES. •
ACADEMIE Royale de Mafique.
COMÉDIE
Françoiſe.
COMÉDIE Italienne.
SUITE des Nouvelles Politiques de Juin.
NOUVELLES Politiques de Juillet.
MARIAGES.
MORTS.
• AVIS.
51
99
109
116
129
133
I 34
ibid.
166
188
208
ibid.
211
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE
ARTICLE PREMTERIJAVUO $
VERS fur la Statue érigée à Sa Majeſté. Pag.s
ÉLOGE de l'inconftance.
LA Truye & la Lionne , Fable.
BOUQUET à Mlle .
RÉFLEXIONS fur Henri IV.
12
14
ibid.
L'ANNEE ruftique , Poëme par M. de B.... 24
VERS fur le temps qu'il a fait le jour du Feu.
IBRAHIM & Gémaille , Hiftoire Turque!
LA Méchanceté peu redoutable , Fable! A
PARODIE.
Au Temps , Ode Anacréontique.
SECOND Caractère du vrai Philoſophe.
ENIGMES .
J ...700n
CIV
31
44
LOGOGRYPHES .
CHANSON .
65
64 & 65
ibid .
ART . II. NOUVELLES LITTÉRAIRES., (
SUITE du fecond Livre de la Bhaxfale.su 68
216 MERCURE DE FRANCE.
!
EXRRAIT d'une Lettre écrite de la Fléche
à M. V *** .
DICTIONNAIRE portatif des Théâtres , par
M. de Léris.
ANNONCES de Livres.
85
୨୦
95 &fuiv.
ARTICLE III . SCIENCES ET BELLES- LETTRES.
ACADEMIES.
ASSEMBLEE publique de l'Académie Royale
des Belles- Lettres de LA ROCHELLE.
AGRICULTURE .
SEANCE publique de l'Académie Royale de
Chirurgie.
ART. IV. BEAUX - ARTS .
ARTS UTILES.
MECHANIQUE.
NOUVELLE Roue pour la Coutellerie. "
ARTS
AGRÉABLES .
GRAVURE.
ART. V.
SPECTACLES. •
ACADEMIE Royale de Mafique.
COMÉDIE
Françoiſe.
COMÉDIE Italienne.
SUITE des Nouvelles Politiques de Juin.
NOUVELLES Politiques de Juillet.
MARIAGES.
MORTS.
• AVIS.
51
99
109
116
129
133
I 34
ibid.
166
188
208
ibid.
211
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Résumé : TABLE DES ARTICLES.
Le document présente une table des articles d'une publication structurée en cinq sections. La première, 'Pièces fugitives en vers et en prose', inclut des poèmes, fables et réflexions, tels que des vers pour une statue de Sa Majesté, la fable 'La Truye & la Lionne', des réflexions sur Henri IV, et le poème 'L'Année rustique'. La deuxième section, 'Nouvelles littéraires', contient la suite du second livre de la 'Bhaxfale', un extrait de lettre de la Flèche à M. V***, et un dictionnaire portatif des théâtres par M. de Léris. La troisième section, 'Sciences et Belles-Lettres', mentionne des assemblées de l'Académie Royale des Belles-Lettres de La Rochelle et de l'Académie Royale de Chirurgie. La quatrième section, 'Beaux-Arts', se divise en 'Arts utiles' et 'Arts agréables', avec des mentions d'une nouvelle roue pour la coutellerie et des gravures. Enfin, la cinquième section, 'Spectacles', inclut des informations sur l'Académie Royale de Musique, des représentations de comédies françaises et italiennes, des nouvelles politiques, des annonces de mariages et de décès, et divers avis.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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7919
p. 216
« De l'Imprimerie de Sebastien Jorry, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...] »
Début :
De l'Imprimerie de Sebastien Jorry, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « De l'Imprimerie de Sebastien Jorry, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...] »
De l'Imprimerie de SEBASTIEN JORRY ,
rue & vis-à-vis la Comédie Françoiſe.
rue & vis-à-vis la Comédie Françoiſe.
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7920
p. 3-4
AVERTISSEMENT.
Début :
LE Bureau du Mercure est chez M. LUTTON, Avocat, Greffier Commis [...]
Mots clefs :
Greffier, Commis, Libraires des provinces ou des pays étrangers, Format, Poste, Volume, Table générale, Journaux
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVERTISSEMENT.
AVERTISSEMENT.
,
E Bureau du Mercure eft chez M.
LUTTON , Avocat , Greffier Commis
au Greffe Civil du Parlement Commis
au recouvrement du Mercure , rue Sainte
Anne , Butte Saint Roch , à côté du
Sellier du Roi.
C'eft à lui que l'on prie d'adreffer
francs de port , les paquets & lettres
pour remettre , quant à la partie littéraire
, à M. DE LA PLACE , Auteur
du Mercure.
Le prix de chaque volume eft de 36
fols mais l'on ne payera d'avance , en
s'abonnant , que 24 livres pour feize volumes
, à raifon de 30 fols piece.
Les perfonnes de province aufquelles
on enverra le Mercure par la pofte ,
payeront pour feize volumes 32 livres
d'avance en s'abonnant , & elles les recevront
francs de port.
Celles qui auront des occafions pour
le faire venir , ou qui prendront les frais
du port fur leur compte , ne payeront
comme à Paris , qu'à raifon de 30 fols
parvolum. c'est- à- dire 24 livres d'avance,
en s'abonnant pour feize volumes.
Les Libraires des provinces ou des
A ij
pays étrangers qui voudront faire venir
le Mercure , écriront à l'adreſſe cideſſus.
On fupplie les perfonnes des provin
ces d'envoyer par la pofte , en payant
le droit , leurs ordres , afin que le payement
en foit fait d'avance au Bureau.
Les paquets qui ne feront pas affran
chis , resteront au rebut.
On prie les perfonnes qui envoyent
des Livres , Eftampes & Mufique à and'en
marquer le prix, noncer ,
Le Nouveau Choix de Pièces tirées
des Mercures & autres Journaux , par
M. DE LA PLACE , fe trouve auffi au
Bureau du Mercure . Le format , le nombre
de volumes & les conditions font
les mêmes pour une année. Il y en a juf,
qu'à préfent quatre- vingt-quinze volumes.
Une Table générale , rangée par
ordre des Matières , fe trouve à la fin du
foixante - douziéme
,
E Bureau du Mercure eft chez M.
LUTTON , Avocat , Greffier Commis
au Greffe Civil du Parlement Commis
au recouvrement du Mercure , rue Sainte
Anne , Butte Saint Roch , à côté du
Sellier du Roi.
C'eft à lui que l'on prie d'adreffer
francs de port , les paquets & lettres
pour remettre , quant à la partie littéraire
, à M. DE LA PLACE , Auteur
du Mercure.
Le prix de chaque volume eft de 36
fols mais l'on ne payera d'avance , en
s'abonnant , que 24 livres pour feize volumes
, à raifon de 30 fols piece.
Les perfonnes de province aufquelles
on enverra le Mercure par la pofte ,
payeront pour feize volumes 32 livres
d'avance en s'abonnant , & elles les recevront
francs de port.
Celles qui auront des occafions pour
le faire venir , ou qui prendront les frais
du port fur leur compte , ne payeront
comme à Paris , qu'à raifon de 30 fols
parvolum. c'est- à- dire 24 livres d'avance,
en s'abonnant pour feize volumes.
Les Libraires des provinces ou des
A ij
pays étrangers qui voudront faire venir
le Mercure , écriront à l'adreſſe cideſſus.
On fupplie les perfonnes des provin
ces d'envoyer par la pofte , en payant
le droit , leurs ordres , afin que le payement
en foit fait d'avance au Bureau.
Les paquets qui ne feront pas affran
chis , resteront au rebut.
On prie les perfonnes qui envoyent
des Livres , Eftampes & Mufique à and'en
marquer le prix, noncer ,
Le Nouveau Choix de Pièces tirées
des Mercures & autres Journaux , par
M. DE LA PLACE , fe trouve auffi au
Bureau du Mercure . Le format , le nombre
de volumes & les conditions font
les mêmes pour une année. Il y en a juf,
qu'à préfent quatre- vingt-quinze volumes.
Une Table générale , rangée par
ordre des Matières , fe trouve à la fin du
foixante - douziéme
Fermer
7921
p. 207-210
LETTRE intéressante pour les bons Citoyens, à M. DE LA PLACE.
Début :
Monsieur, Une personne de ma connoissance que je ne puis vous nommer [...]
Mots clefs :
Éducation, Livres, Paroisse, Bienfaisance, Dons, Écoliers, Titre, Prix, Récompenses
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LETTRE intéressante pour les bons Citoyens, à M. DE LA PLACE.
LETTRE intéreſſante pour les bons
Citoyens , à M. DE LA PLACE.
MONSIEUR ,
Une perfonne de ma connoiffance que je ne puis
vous nommer , attendu qu'elle a voulu refter inconnue
à ceux même qu'elle oblige ; née dans une
Campagne éloignée des Villes , n'a eu d'autres
Maîtres pour apprendre à lire & à écrire que le
Magifter du Village. Quoiqu'elle ait affez bien profité
de tout ce que ce Maître pouvoit enfeigner ,
elle croit qu'elle auroit beaucoup mieux fait s'il y
avoit eu quelque motif d'émulation , quelques livres
, heures ou autres , donnés en prix , & auchentiquement
à ceux qui faifoient le mieux.
Cette confidération l'a portée à procurer à fes
jeunes compatriotes ce qu'elle voudroit avoir eu ,
& en conféquence elle a pris la réfolution de donner
à l'école où elle a été élevée , quatre prix par ':
an; & pour cela elle a envoyé une Caille de livres
au Curé de la Paroiffe , pour en diftribuer quatre ›
par an aux Ecoliers qui feront le mieur dans
chaque ordre , lui promettant de ne l'en pas laiffer
manquer tant qu'elle vivra , & même encore .
un nombre d'années après la mort , & elle a eu la
fatisfaction d'apprendre que ces prix font l'effet
qu'elle en attendoit.
Cet exemple , digne d'être fuivi , l'a déja été par
différentes perfonnes pieufes & très-respectables
par les qualités de leurs coeurs , il y a encore des
gens qui aiment leur patrie & leurs femblables ,
208 MERCURE DE FRANCE.
malgré l'indifférence de plufieurs : fouvent le biert
refte à faire faute d'y penfer ou d'y faire penfer les
autres. Vous vous plaiſez à publier tout ce qui peut
être utile à la fociété , & c'eſt par cette railon que
je vous envoye cette note . Il y a certainement des
ames bienfaifantes dans les Campagnes comme
dans les Villes ; -Seigneurs de Paroille , Curés ou,
habitans ailés qui imiteront ces zélés patriotes ;
plufieurs feront même fâchés de n'y avoir pas -
pensé plutôt , vu que pour très-peu de chofe on
peut produire un très-grand bien , par l'émulation
qu'on peut jetter parmi les enfans , & en
faire fortir plus de Sujets penfans & utiles.
Cette perfonne a cru que l'amour - propre des
enfans feroit bien plus piqué & l'émulation augmentée
, fi les livres mérités par leur application ,
portoient une marque diftinctive de tout autre livre,
comme ceux qu'on donne dans la plupart des
Colleges & pour cela , elle a fait faire de petits
imprimés , laiffant en blanc les noms & années à
remplir ; ils ont coûté fort peu de chofe ; on les
cole contre la couverture en dedans ; tous ces imprimés
font les mêmes , au titre près.
Ces titres font affez entendre ce qu'on demande
dés Ecoliers , pour mériter le prix : je dirai néan
moins ce qu'on exige pour le premier , por lequel
on deftine Telemaque ou l'abrégé dé l'ancien
& nouveau Teftament , ou autre plus convenable
à l'enfant , fi le Curé le juge tel ; ceux qui
ont ce bon efprit , méritent qu'on les flate davantage.
Les conditions qu'on demande pour mériter
le premier prix , peuvent accoutumer les enfans
de bonne heure à pratiquer & aimer la vertu , & les
autres bonnes qualités qu'on exige pour mériter
le prix , & ils peuvent prendre en même temps
de l'horreur ou au moins de la répugnance pour
le.vice.
1
AOUST. 1763. 209 :
On exclut de concourir pour les prix , tout en
fant qui auroit contracté la malheureuſe habitude
de mentir s'il ne s'en corrige pas.
Le premier prix intitulé de bonnes qualités , eft
deftiné pour l'enfant qui fera le plus refpectueux
peur fes pere & mere & fupérieurs , le plus vrai ,
le plus honnête , le plus doux , le plus exact à fes
devoirs; enfin pour celui qui fçaura le mieux ſe
faire aimer de tout le monde , ou qui fera paroître
les commencemens d'une plus belle âme , ou qui ..
réunira le plus de ces qualités eftimables ; on ne
donne ce prix qu'à un enfant déja un peu avancé
qui fçache lire & écrire pour avoir le tems de
mieux démêler fon caractère & fon efprit ; on ne
donne pas deux fois le prix du même titre au
même Ecolier quoiqu'en des années différentes.
Les livres que cetre perfonne a jugé a propos de
donner , font pour le premier prix.
Telemaque en un vol.
Ou l'abrégé du vieux ou nouveau Teftament.
Où l'Inftruction de la jeuneſſe de M. Gobinet.
Pour le 2 , les Confeils de la Sageffe.
Ou le Cathéchifme Hiftorique de M. Fleury.
Ou l'Inſtruction de la Jeuneſſe ci - deſſus .
Pour le troifiéme prix le Traité d'Arithmétique
de M. le Gendre ou recueil d'exemples d'écriture
ou des heures.
Enfin pour le quatrième , le Catéchiſme Hiſtori
que , le Manuel du Chrétien , ou des heures de
moindre prix , plufieurs de ces Livres en abrégé
& de moindre prix . Ainfi on peut faire du
bien à très-grand marché , & mettre un premier
& fecond prix s'il y a beaucoup d'Ecoliers.
Le Cure adjuge les prix conjointement , ou
aidé des avis du Vicaire & du Maître d'école ,
& la diftribution s'en fait dans l'Eglife un
I
210 MERCURE DE FRANCE.
Dimanche ou Fête après la Grande- Meffe větš
la fin de l'année ; on annonce en même temps
ceux de l'année prochaine , comme on avoir an
noncé ceux - la l'année d'auparavant , en exhortant
les Peres & Meres a veiller à l'affiduité de
leurs enfans , à les encourager à mériter l'hon
neur d'avoir un prix & a les rendre fenfibles à
cette diftinction.
On trouve tous les Livres ci-deſſus chez Ma
Herillant , Libraire , rue Saint Jacques.
J'ai l'honneur d'être & c.
Citoyens , à M. DE LA PLACE.
MONSIEUR ,
Une perfonne de ma connoiffance que je ne puis
vous nommer , attendu qu'elle a voulu refter inconnue
à ceux même qu'elle oblige ; née dans une
Campagne éloignée des Villes , n'a eu d'autres
Maîtres pour apprendre à lire & à écrire que le
Magifter du Village. Quoiqu'elle ait affez bien profité
de tout ce que ce Maître pouvoit enfeigner ,
elle croit qu'elle auroit beaucoup mieux fait s'il y
avoit eu quelque motif d'émulation , quelques livres
, heures ou autres , donnés en prix , & auchentiquement
à ceux qui faifoient le mieux.
Cette confidération l'a portée à procurer à fes
jeunes compatriotes ce qu'elle voudroit avoir eu ,
& en conféquence elle a pris la réfolution de donner
à l'école où elle a été élevée , quatre prix par ':
an; & pour cela elle a envoyé une Caille de livres
au Curé de la Paroiffe , pour en diftribuer quatre ›
par an aux Ecoliers qui feront le mieur dans
chaque ordre , lui promettant de ne l'en pas laiffer
manquer tant qu'elle vivra , & même encore .
un nombre d'années après la mort , & elle a eu la
fatisfaction d'apprendre que ces prix font l'effet
qu'elle en attendoit.
Cet exemple , digne d'être fuivi , l'a déja été par
différentes perfonnes pieufes & très-respectables
par les qualités de leurs coeurs , il y a encore des
gens qui aiment leur patrie & leurs femblables ,
208 MERCURE DE FRANCE.
malgré l'indifférence de plufieurs : fouvent le biert
refte à faire faute d'y penfer ou d'y faire penfer les
autres. Vous vous plaiſez à publier tout ce qui peut
être utile à la fociété , & c'eſt par cette railon que
je vous envoye cette note . Il y a certainement des
ames bienfaifantes dans les Campagnes comme
dans les Villes ; -Seigneurs de Paroille , Curés ou,
habitans ailés qui imiteront ces zélés patriotes ;
plufieurs feront même fâchés de n'y avoir pas -
pensé plutôt , vu que pour très-peu de chofe on
peut produire un très-grand bien , par l'émulation
qu'on peut jetter parmi les enfans , & en
faire fortir plus de Sujets penfans & utiles.
Cette perfonne a cru que l'amour - propre des
enfans feroit bien plus piqué & l'émulation augmentée
, fi les livres mérités par leur application ,
portoient une marque diftinctive de tout autre livre,
comme ceux qu'on donne dans la plupart des
Colleges & pour cela , elle a fait faire de petits
imprimés , laiffant en blanc les noms & années à
remplir ; ils ont coûté fort peu de chofe ; on les
cole contre la couverture en dedans ; tous ces imprimés
font les mêmes , au titre près.
Ces titres font affez entendre ce qu'on demande
dés Ecoliers , pour mériter le prix : je dirai néan
moins ce qu'on exige pour le premier , por lequel
on deftine Telemaque ou l'abrégé dé l'ancien
& nouveau Teftament , ou autre plus convenable
à l'enfant , fi le Curé le juge tel ; ceux qui
ont ce bon efprit , méritent qu'on les flate davantage.
Les conditions qu'on demande pour mériter
le premier prix , peuvent accoutumer les enfans
de bonne heure à pratiquer & aimer la vertu , & les
autres bonnes qualités qu'on exige pour mériter
le prix , & ils peuvent prendre en même temps
de l'horreur ou au moins de la répugnance pour
le.vice.
1
AOUST. 1763. 209 :
On exclut de concourir pour les prix , tout en
fant qui auroit contracté la malheureuſe habitude
de mentir s'il ne s'en corrige pas.
Le premier prix intitulé de bonnes qualités , eft
deftiné pour l'enfant qui fera le plus refpectueux
peur fes pere & mere & fupérieurs , le plus vrai ,
le plus honnête , le plus doux , le plus exact à fes
devoirs; enfin pour celui qui fçaura le mieux ſe
faire aimer de tout le monde , ou qui fera paroître
les commencemens d'une plus belle âme , ou qui ..
réunira le plus de ces qualités eftimables ; on ne
donne ce prix qu'à un enfant déja un peu avancé
qui fçache lire & écrire pour avoir le tems de
mieux démêler fon caractère & fon efprit ; on ne
donne pas deux fois le prix du même titre au
même Ecolier quoiqu'en des années différentes.
Les livres que cetre perfonne a jugé a propos de
donner , font pour le premier prix.
Telemaque en un vol.
Ou l'abrégé du vieux ou nouveau Teftament.
Où l'Inftruction de la jeuneſſe de M. Gobinet.
Pour le 2 , les Confeils de la Sageffe.
Ou le Cathéchifme Hiftorique de M. Fleury.
Ou l'Inſtruction de la Jeuneſſe ci - deſſus .
Pour le troifiéme prix le Traité d'Arithmétique
de M. le Gendre ou recueil d'exemples d'écriture
ou des heures.
Enfin pour le quatrième , le Catéchiſme Hiſtori
que , le Manuel du Chrétien , ou des heures de
moindre prix , plufieurs de ces Livres en abrégé
& de moindre prix . Ainfi on peut faire du
bien à très-grand marché , & mettre un premier
& fecond prix s'il y a beaucoup d'Ecoliers.
Le Cure adjuge les prix conjointement , ou
aidé des avis du Vicaire & du Maître d'école ,
& la diftribution s'en fait dans l'Eglife un
I
210 MERCURE DE FRANCE.
Dimanche ou Fête après la Grande- Meffe větš
la fin de l'année ; on annonce en même temps
ceux de l'année prochaine , comme on avoir an
noncé ceux - la l'année d'auparavant , en exhortant
les Peres & Meres a veiller à l'affiduité de
leurs enfans , à les encourager à mériter l'hon
neur d'avoir un prix & a les rendre fenfibles à
cette diftinction.
On trouve tous les Livres ci-deſſus chez Ma
Herillant , Libraire , rue Saint Jacques.
J'ai l'honneur d'être & c.
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Résumé : LETTRE intéressante pour les bons Citoyens, à M. DE LA PLACE.
Une lettre décrit une initiative philanthropique dans une campagne éloignée. Une personne anonyme, ayant reçu une éducation modeste, souhaite encourager les élèves méritants en leur offrant des prix. Elle décide de financer quatre prix annuels pour l'école de son village. Ces prix sont destinés aux élèves les plus performants dans chaque catégorie. La donatrice assure le financement de cette initiative jusqu'à sa mort et même au-delà. Cette initiative a déjà été imitée par d'autres personnes pieuses et respectables. Les prix visent à encourager des qualités telles que le respect, l'honnêteté et la douceur. Les livres offerts incluent des œuvres comme 'Télémaque', des abréviés de la Bible et des manuels éducatifs. Les prix sont attribués en présence de la communauté lors d'une cérémonie religieuse, et les parents sont encouragés à soutenir leurs enfants dans cette démarche. Les livres peuvent être obtenus chez un libraire nommé Ma Herillant, situé rue Saint Jacques.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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7922
p. 210
AVIS.
Début :
Par Privilége du Roi, le Public est averti que le seul dépôt [...]
Mots clefs :
Privilège, Onguent, Production, Lieux
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS.
A VI S.
Pár Privilége du Roi , le Public eft averti que lë
feul dépôt du véritable onguent du fieur Canet
Officier de la Reine , qui étoit ci - devant rue Montmartre,
eft actuellement chez le feur Butté, à l'Hôtel
de la Rochefoucault , rue de Seine, Fauxbourg,
S. Germain , à Paris.
Qn en débite auffi dans la Maiſon du feu freur
Canet, rue Balle près la petite Place a Verfailles, &
dans les principales Villes & Ports du Royaume.
DE LA ROCHE.
Pár Privilége du Roi , le Public eft averti que lë
feul dépôt du véritable onguent du fieur Canet
Officier de la Reine , qui étoit ci - devant rue Montmartre,
eft actuellement chez le feur Butté, à l'Hôtel
de la Rochefoucault , rue de Seine, Fauxbourg,
S. Germain , à Paris.
Qn en débite auffi dans la Maiſon du feu freur
Canet, rue Balle près la petite Place a Verfailles, &
dans les principales Villes & Ports du Royaume.
DE LA ROCHE.
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7923
p. 210-211
MANUFACTURE Royale de nouvelles Terres & Fayances, qui résistent au plus grand feu.
Début :
Roussel, Privilégié du Roi, Entrepreneur de cette Manufacture, y fabrique [...]
Mots clefs :
Manufacture royale, Fayance, Services de table, Batterie de cuisine, Cuivre, Argent, Motifs japonais, Fleurs, Émail, Vases
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MANUFACTURE Royale de nouvelles Terres & Fayances, qui résistent au plus grand feu.
MANUFACTURE Royale de nouvelles Terres , &.
Fayances , qui refiftent au plus grandfeu.
ROUSSEL, Privilégié du Roi , Entrepreneur de
cette Manufacture , y fabrique une Fayance qui eft
à l'épreuve du feu , concernant généralement tous
les Services de Table , & Batterie de Cuiſine , enforte
que l'on trouve chez lui tout ce qui le fait en
Cuivre & en Argent le tout dans des formes nou
velles & de très bon goût.
Il fabrique aufi de la Fayance fine blanche ;:
peinte , japonnée , en Fleurs naturelles comme à
Strasbourg.
AOUST. 1763. 211
left le feul qui poffède le fecret d'un Enrail
imitant le Bronze , & même infiniment plus brillant
, duquel il fait des Figures & Groupes pour
les Defferts , ainfi que de plus grandes , & Vales
pour les Jardins , Pots- Pourris , & autres piéces
curieufes. Le tout à très -juſte prix.
Son Magafin eft ouvert rue de Bâfroid , Fauxbourg
S. Antoine , à Paris.
Fayances , qui refiftent au plus grandfeu.
ROUSSEL, Privilégié du Roi , Entrepreneur de
cette Manufacture , y fabrique une Fayance qui eft
à l'épreuve du feu , concernant généralement tous
les Services de Table , & Batterie de Cuiſine , enforte
que l'on trouve chez lui tout ce qui le fait en
Cuivre & en Argent le tout dans des formes nou
velles & de très bon goût.
Il fabrique aufi de la Fayance fine blanche ;:
peinte , japonnée , en Fleurs naturelles comme à
Strasbourg.
AOUST. 1763. 211
left le feul qui poffède le fecret d'un Enrail
imitant le Bronze , & même infiniment plus brillant
, duquel il fait des Figures & Groupes pour
les Defferts , ainfi que de plus grandes , & Vales
pour les Jardins , Pots- Pourris , & autres piéces
curieufes. Le tout à très -juſte prix.
Son Magafin eft ouvert rue de Bâfroid , Fauxbourg
S. Antoine , à Paris.
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Résumé : MANUFACTURE Royale de nouvelles Terres & Fayances, qui résistent au plus grand feu.
La Manufacture Royale de nouvelles Terres, dirigée par Roussel, fabrique des faïences résistantes au feu pour divers usages. Elle produit également des articles en cuivre et en argent. Roussel détient le secret d'un émail imitant le bronze, utilisé pour des figures et des pièces de jardin. Les produits sont vendus à des prix justes au magasin situé rue de Bâfroid, Faubourg Saint-Antoine, à Paris.
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7924
p. 211-212
EAU DE RÉTINE, propre pour les Maladies des Yeux.
Début :
Les effets salutaires de cette Eau n'ont besoin que de l'exposé le plus simple [...]
Mots clefs :
Remède, Maladies des yeux, Fatigue occulaire, Paralysie, Soins
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EAU DE RÉTINE, propre pour les Maladies des Yeux.
EAU DE RÉTINE , propre pour les Maladies
des Yeux.
LES effers falutaires de cette Eau n'ont befoin
que de l'expofé le plus fimple , pour en accrédi
ter l'ufage. Dans tous les cas où il s'agit de remédier
a la foiblefle des yeux , elle a les fuccès
les plus heureux ; fa vertu fpiritueuſe & balſamique
eft appropriée à la nature des parties nerveufes
& tendineules , dont cet organe eft com-'
pofé ; elle les fortifie , leur donne du reffort & de
l'énergie lorfque l'oeil eft naturellement foible ,
ou qu'il eft fatigué par l'excès de la lecture , par
les veilles , par les travaux à la lumiere.
L'Eau de Rétine éteint auffi les rougeurs & les
phlogofes auxquelles les yeux font fi fujets : l'uſage
en eft fûr dans tous ces cas ; la feule attention
qu'il faille avoir eft de la tempérer avec trois
parties d'eau de Riviere lorfqu'il y a inflammation.
La vertu pénétrante de cette Eau procure une
circulation plus facile dans les vailleaux lymphatiques
de la cornée ; elle prévient les obftructions
opaques , les nébulofités , & les taies :
enfin , elle est très -propre à empêcher la paralyfie
& la goutte fereine de fe fixer . Volci comment
on doit fe fervir de cette Eau .
Il faut , plufieurs fois dans la journée , baffiner
légérement les fourcils & les paupières fupérieures
avec une petite éponge très - fine & très- nette , im212
MERCURE DE FRANCE.
bibée de cette eau pure : elle agira encore avec plus
d'éfficacité , fi l'on s'en frotte les mains , & qu'on'
les approche des yeux pour donner lieu à fa vapeur
de les pénétrer. Enfin en l'affoiblillant , comme if
a été dit , avec trois parties ou même une plus
grande quantité d'eau de riviere fuivant les cas ,
on peut imbiber des comprelles qu'on mettra far
les yeux pendant la nuit .
La Bouteille coûte 1 liv. 16 f. I
Cette Eau fe vend chez le fieur FAC10T7 , rue S.
Denis , la porte cochere vis - à-vis de la rue du petit
Lion.
des Yeux.
LES effers falutaires de cette Eau n'ont befoin
que de l'expofé le plus fimple , pour en accrédi
ter l'ufage. Dans tous les cas où il s'agit de remédier
a la foiblefle des yeux , elle a les fuccès
les plus heureux ; fa vertu fpiritueuſe & balſamique
eft appropriée à la nature des parties nerveufes
& tendineules , dont cet organe eft com-'
pofé ; elle les fortifie , leur donne du reffort & de
l'énergie lorfque l'oeil eft naturellement foible ,
ou qu'il eft fatigué par l'excès de la lecture , par
les veilles , par les travaux à la lumiere.
L'Eau de Rétine éteint auffi les rougeurs & les
phlogofes auxquelles les yeux font fi fujets : l'uſage
en eft fûr dans tous ces cas ; la feule attention
qu'il faille avoir eft de la tempérer avec trois
parties d'eau de Riviere lorfqu'il y a inflammation.
La vertu pénétrante de cette Eau procure une
circulation plus facile dans les vailleaux lymphatiques
de la cornée ; elle prévient les obftructions
opaques , les nébulofités , & les taies :
enfin , elle est très -propre à empêcher la paralyfie
& la goutte fereine de fe fixer . Volci comment
on doit fe fervir de cette Eau .
Il faut , plufieurs fois dans la journée , baffiner
légérement les fourcils & les paupières fupérieures
avec une petite éponge très - fine & très- nette , im212
MERCURE DE FRANCE.
bibée de cette eau pure : elle agira encore avec plus
d'éfficacité , fi l'on s'en frotte les mains , & qu'on'
les approche des yeux pour donner lieu à fa vapeur
de les pénétrer. Enfin en l'affoiblillant , comme if
a été dit , avec trois parties ou même une plus
grande quantité d'eau de riviere fuivant les cas ,
on peut imbiber des comprelles qu'on mettra far
les yeux pendant la nuit .
La Bouteille coûte 1 liv. 16 f. I
Cette Eau fe vend chez le fieur FAC10T7 , rue S.
Denis , la porte cochere vis - à-vis de la rue du petit
Lion.
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Résumé : EAU DE RÉTINE, propre pour les Maladies des Yeux.
Le texte décrit l'Eau de Rétine, un remède pour les maladies des yeux. Ses effets bénéfiques sont rapides et visibles. Elle renforce les yeux faibles ou fatigués par la lecture, les veilles ou les travaux à la lumière. Elle apaise également les rougeurs et les inflammations oculaires. Pour les inflammations, il est conseillé de la diluer avec trois parties d'eau de rivière. L'Eau de Rétine améliore la circulation dans les vaisseaux lymphatiques de la cornée, prévient les opacités et les taies, et évite la paralysie et la goutte séreuse. L'application se fait en badigeonnant les sourcils et les paupières supérieures avec une éponge imbibée d'Eau de Rétine. Pour une efficacité accrue, on peut se frotter les mains avec le produit et approcher les yeux de la vapeur. En cas d'inflammation, l'Eau de Rétine peut être diluée davantage et utilisée pour des compresses nocturnes. La bouteille coûte 1 livre 16 sous et est disponible chez le fournisseur FAC10T7, rue Saint-Denis, près de la rue du Petit Lion.
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7925
p. 213
APPROBATION.
Début :
J'ai lu, par ordre de Monseigneur le Chancelier, le Mercure du mois d'Août 1763, [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
APPROBATION.
J'ai lu, par ordre de Monſeigneur le Chancelier , 'AI
le Mercure du mois d'Août 1763 , & je n'y ai rien
trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion. A
Paris , ce 1 Juillet 1763 .
GUIROY.
J'ai lu, par ordre de Monſeigneur le Chancelier , 'AI
le Mercure du mois d'Août 1763 , & je n'y ai rien
trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion. A
Paris , ce 1 Juillet 1763 .
GUIROY.
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7926
p. 212-213
ANTI-SCORBUTIQUE, ou Propriété pour tous les maux de la bouche.
Début :
Peu de personnes sont exemptes de maux qui viennent sur la langue, [...]
Mots clefs :
Maux de dents, Langue, Gencives, Guérison
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ANTI-SCORBUTIQUE, ou Propriété pour tous les maux de la bouche.
ANTI-SCORBUTIQUE , ou Propriété pour tous
les maux de la bouche.
Pau de perfonnes font exemptes des maux qui
viennent fur la langue , aux gencives , au palais
Les perfonnes de cabinet par un travail ap
pliqué y font fujets , les gens de mer beaucoup
d'autres par une difpofition particulière ; les enfans
mêmes à qui les dents croiffent n'en font
pas exempts.
Un paquet feul fuffit pour une guériſon ſubite .
En vendant le paquet on joint un imprimé
qui indique la manière aifée de fe fervir de cette
propriété.
On ne peut envoyer dans la Province pour un
feul paquet
, mais fix mis dans une même enveloppe
, qui peuvent toujours le garder dans un
cas de befoin , pour foi ou pour d'autres .
Les perfonnes de Province peuvent écrire directement
au fieur Genti , en affranchiffant les
ports de lettres , en obfervant auffi d'envoyer trois -
livres pour chaque fixain de paquets , foit par la
Pofte , droit payé , ou par les caroffes publics ; ou
par telle autre occafion qu'on voudroit faifir ou
indiquer.
AOUST. 1763. 213
Ce remède fe vend chez lefieur Genti ,Marchand,
au gros Chapelet , fur le Pont Marie , à côté du
Potier d'Eraim , à Paris.
les maux de la bouche.
Pau de perfonnes font exemptes des maux qui
viennent fur la langue , aux gencives , au palais
Les perfonnes de cabinet par un travail ap
pliqué y font fujets , les gens de mer beaucoup
d'autres par une difpofition particulière ; les enfans
mêmes à qui les dents croiffent n'en font
pas exempts.
Un paquet feul fuffit pour une guériſon ſubite .
En vendant le paquet on joint un imprimé
qui indique la manière aifée de fe fervir de cette
propriété.
On ne peut envoyer dans la Province pour un
feul paquet
, mais fix mis dans une même enveloppe
, qui peuvent toujours le garder dans un
cas de befoin , pour foi ou pour d'autres .
Les perfonnes de Province peuvent écrire directement
au fieur Genti , en affranchiffant les
ports de lettres , en obfervant auffi d'envoyer trois -
livres pour chaque fixain de paquets , foit par la
Pofte , droit payé , ou par les caroffes publics ; ou
par telle autre occafion qu'on voudroit faifir ou
indiquer.
AOUST. 1763. 213
Ce remède fe vend chez lefieur Genti ,Marchand,
au gros Chapelet , fur le Pont Marie , à côté du
Potier d'Eraim , à Paris.
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Résumé : ANTI-SCORBUTIQUE, ou Propriété pour tous les maux de la bouche.
Le texte décrit un remède anti-scorbutique destiné à traiter divers maux de la bouche, affectant la langue, les gencives et le palais. Ce problème touche une large gamme de personnes, y compris celles travaillant de manière sédentaire, les marins, les enfants en période de dentition, et d'autres individus ayant une disposition particulière. Un seul paquet de ce remède est suffisant pour une guérison rapide. Chaque paquet est accompagné d'un imprimé expliquant son utilisation. Il n'est pas possible d'envoyer un seul paquet en province, mais plusieurs peuvent être envoyés ensemble dans une même enveloppe. Les habitants de la province peuvent commander directement auprès du sieur Genti, en couvrant les frais d'expédition et en envoyant trois livres pour chaque sixain de paquets. Les commandes peuvent être envoyées par la poste, par les voitures publiques, ou par tout autre moyen de leur choix. Le remède est disponible chez le sieur Genti, marchand, situé au Gros Chapelet sur le Pont Marie, à côté du Potier d'Érain, à Paris.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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7927
p. 213-215
TABLE DES ARTICLES.
Début :
Piéces Fugitives en Vers et en Prose. Article Premier. Sur la Statue Equestre du [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TABLE DES ARTICLES.
TABLE DES ARTICLES.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE.
SURIB
ARTICLE PREMIER.
UR la Statue Equeftre Du Roi.
VERS à Mlle B.
ÉPITRE à MHe D. S. P.
Pag.5
IQ
RÉPONSE à une Dlle qui demandoit à l'Auteur
quelle étoit la différence de l'amour
au mariage.
II
15
TROISIEME caractère du vrai Philofophe . ibid.
LES Amis du Siécle , Fable .
FRAGMENT d'une Lettre pour fervir de juſtification
à un ami outrage.
PORTRAIT de Madame de P **.
VERS à Madame D ***
LBS Tombeaux , Ode.
La Financier , Fable.
L'ÉTONNEMENT Iéciproque, Nouvelle Orien
tale.
19
2
22
23
ibid.
31
ibide
214 MERCURE DE FRANCE.
LETTRE à M. De là Place.
VERS fur la convalefcence de M. D. V.
DIALOGUE entre Sémiramis & Jeanne d'Arques
. 52
POUR M. le Prince de Solre. 66
ENIGMES. 67 &68
69 & 70
72
LOGOGRYPHES.
CHANSON.
ART. II. NOUVELLES LITTÉRAIRES .
REPONSE de M. de Saintfoix à M. L. C. D.
L. V.
****
•
LETTRE à M. De la Place , fur la mort de
M. de Boullioud.
REMARQUES fur le véritable fens de deux
Vers de Martial.
74
76
78
THEATRE de M. FAVAKT , ou Recueil des
Comédies , Parodies & Opéra-Comiques. 84
FAMILLES des Plantes , par M. ADANSON .
ANNONCES de Livres.
III
115 & fuiv..
ARTICLE III . SCIENCES ET BELLES LETTRES .
ACADEMIES .
PRIX proposé par l'Académie Royale des
Sciences & Belles- Lettres de PRUSSE ,
pour l'année 1763.
ELOGE hiftorique de M. LE PERE.
ART. IV. BEAUX - ARTS.
ARTS UTILES.
CHIRURGIE.
LETTRE d'un Étudiant en Chirurgie ,
M***, Chirurgien de Province..
121
126
139
AO UST. 1763. 215
ARTS AGRÉABLES.
A MM. les Conciliateurs,
147
MUSIQUE. 149
GRAVURE. 150
ART. V. SPECTACLES.
ACADÉMIE Royale de Mufique.
ISI
COMÉDIE Françoiſe . ibid.
COMÉDIE Italienne.
153
ART. VI. Monument public.
SUPPLEMENT aux Piéces Fugitives.
CÉRÉMONIES & Fêtes publiques .
354
166
175
NOUVELLES Politiques.
183
MARIAGES.
MORTS.
LETTRE intéreffante pour les bons Citoyens. 206
Avis.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE.
SURIB
ARTICLE PREMIER.
UR la Statue Equeftre Du Roi.
VERS à Mlle B.
ÉPITRE à MHe D. S. P.
Pag.5
IQ
RÉPONSE à une Dlle qui demandoit à l'Auteur
quelle étoit la différence de l'amour
au mariage.
II
15
TROISIEME caractère du vrai Philofophe . ibid.
LES Amis du Siécle , Fable .
FRAGMENT d'une Lettre pour fervir de juſtification
à un ami outrage.
PORTRAIT de Madame de P **.
VERS à Madame D ***
LBS Tombeaux , Ode.
La Financier , Fable.
L'ÉTONNEMENT Iéciproque, Nouvelle Orien
tale.
19
2
22
23
ibid.
31
ibide
214 MERCURE DE FRANCE.
LETTRE à M. De là Place.
VERS fur la convalefcence de M. D. V.
DIALOGUE entre Sémiramis & Jeanne d'Arques
. 52
POUR M. le Prince de Solre. 66
ENIGMES. 67 &68
69 & 70
72
LOGOGRYPHES.
CHANSON.
ART. II. NOUVELLES LITTÉRAIRES .
REPONSE de M. de Saintfoix à M. L. C. D.
L. V.
****
•
LETTRE à M. De la Place , fur la mort de
M. de Boullioud.
REMARQUES fur le véritable fens de deux
Vers de Martial.
74
76
78
THEATRE de M. FAVAKT , ou Recueil des
Comédies , Parodies & Opéra-Comiques. 84
FAMILLES des Plantes , par M. ADANSON .
ANNONCES de Livres.
III
115 & fuiv..
ARTICLE III . SCIENCES ET BELLES LETTRES .
ACADEMIES .
PRIX proposé par l'Académie Royale des
Sciences & Belles- Lettres de PRUSSE ,
pour l'année 1763.
ELOGE hiftorique de M. LE PERE.
ART. IV. BEAUX - ARTS.
ARTS UTILES.
CHIRURGIE.
LETTRE d'un Étudiant en Chirurgie ,
M***, Chirurgien de Province..
121
126
139
AO UST. 1763. 215
ARTS AGRÉABLES.
A MM. les Conciliateurs,
147
MUSIQUE. 149
GRAVURE. 150
ART. V. SPECTACLES.
ACADÉMIE Royale de Mufique.
ISI
COMÉDIE Françoiſe . ibid.
COMÉDIE Italienne.
153
ART. VI. Monument public.
SUPPLEMENT aux Piéces Fugitives.
CÉRÉMONIES & Fêtes publiques .
354
166
175
NOUVELLES Politiques.
183
MARIAGES.
MORTS.
LETTRE intéreffante pour les bons Citoyens. 206
Avis.
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Résumé : TABLE DES ARTICLES.
Le document présente une table des articles d'une publication, organisée en six sections. La première, 'Pièces fugitives en vers et en prose', regroupe divers poèmes, épîtres, fables, lettres et autres écrits littéraires, incluant des œuvres telles que 'Sur la Statue Équestre du Roi' et 'Les Amis du Siècle'. La deuxième section, 'Nouvelles littéraires', contient des lettres et des remarques sur des sujets littéraires, ainsi qu'une réponse de M. de Saintfoix. La troisième section, 'Sciences et Belles Lettres', mentionne des prix académiques, des éloges historiques et des annonces de livres. La quatrième section, 'Beaux-Arts', aborde les arts utiles comme la chirurgie, et les arts agréables comme la musique et la gravure. La cinquième section, 'Spectacles', liste les activités de l'Académie Royale de Musique et les représentations de comédies françaises et italiennes. Enfin, la sixième section, 'Monument public', inclut des suppléments, des cérémonies publiques, des nouvelles politiques et des avis divers.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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7928
p. 215
« De l'Imprimerie de Sebastien Jorry, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...] »
Début :
De l'Imprimerie de Sebastien Jorry, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « De l'Imprimerie de Sebastien Jorry, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...] »
De l'Imprimerie de SEBASTIEN JORRY
rue & vis- à-vis la Comédie Françoiſe.
rue & vis- à-vis la Comédie Françoiſe.
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7929
p. 3-4
AVERTISSEMENT.
Début :
LE Bureau du Mercure est chez M. LUTTON, Avocat, Greffier Commis [...]
Mots clefs :
Greffier, Commis, Libraires des provinces ou des pays étrangers, Format, Poste, Volume, Table
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVERTISSEMENT.
AVERTISSEMENT.
LE Bureau du Mercure eft chez M.
LUTTON , Avocat , Greffier Commis
au Greffe Civil du Parlement Commis
au recouvrement du Mercure , rue Sainte
Anne , Butte Saint Roch à côté du
Sellier du Roi.
>
C'eft à lui que l'on prie d'adreffer ,
francs de port , les paquets & lettres
pour remettre , quant à la partie littéraire
, à M. DE LA PLACE , Auteur
du Mercure.
Le prix de chaque volume eft de 36
fols , mais l'on ne payera d'avance , en
s'abonnant , que 24 livres pour feize volumes
, à raifon de 30 fols pièce.
Les perfonnes de province aufquelles
on enverra le Mercure par la pofte
payeront pour feize volumes 32 livres
d'avance en s'abonnant , & elles les recevront
francs de port.
Celles qui auront des occafions pour
le faire venir , ou qui prendront les frais
du port fur leur compte , ne payeront
comme à Paris , qu'à raison de 30 fols
parvolum. c'est -à- dire 24 livres d'avance,
en s'abonnant pour feize volumes.
Les Libraires des provinces ou des
A ij
pays étrangers , qui voudront faire venir
le Mercure , écriront à l'adreſſe cideffus.
On fupplie les perfonnes des provinces
d'envoyer par la pofte , en payant
le droit , leurs ordres , afin que le paye
ment enfoit fait d'avance au Bureau.
Les paquets qui neferont pas affranchis
, refteront au rebut.
On prie les perfonnes qui envoyent
des Livres , Eftampes & Mufique à an
noncer, d'en marquer le
prix
.
Le Nouveau Choix de Piéces tirées
des Mercures & autres Journaux , par
M. DE LA PLACE , fe trouve auffi au
Bureau du Mercure. Le format , le nombre
de volumes & les conditions font
les mêmes pour une année. Il y en a jufqu'à
préfent quatre - vingt - feize volumes.
Une Table générale , rangée par
ordre des Matières , fe trouve à la fin du
foixante-douziéme.
LE Bureau du Mercure eft chez M.
LUTTON , Avocat , Greffier Commis
au Greffe Civil du Parlement Commis
au recouvrement du Mercure , rue Sainte
Anne , Butte Saint Roch à côté du
Sellier du Roi.
>
C'eft à lui que l'on prie d'adreffer ,
francs de port , les paquets & lettres
pour remettre , quant à la partie littéraire
, à M. DE LA PLACE , Auteur
du Mercure.
Le prix de chaque volume eft de 36
fols , mais l'on ne payera d'avance , en
s'abonnant , que 24 livres pour feize volumes
, à raifon de 30 fols pièce.
Les perfonnes de province aufquelles
on enverra le Mercure par la pofte
payeront pour feize volumes 32 livres
d'avance en s'abonnant , & elles les recevront
francs de port.
Celles qui auront des occafions pour
le faire venir , ou qui prendront les frais
du port fur leur compte , ne payeront
comme à Paris , qu'à raison de 30 fols
parvolum. c'est -à- dire 24 livres d'avance,
en s'abonnant pour feize volumes.
Les Libraires des provinces ou des
A ij
pays étrangers , qui voudront faire venir
le Mercure , écriront à l'adreſſe cideffus.
On fupplie les perfonnes des provinces
d'envoyer par la pofte , en payant
le droit , leurs ordres , afin que le paye
ment enfoit fait d'avance au Bureau.
Les paquets qui neferont pas affranchis
, refteront au rebut.
On prie les perfonnes qui envoyent
des Livres , Eftampes & Mufique à an
noncer, d'en marquer le
prix
.
Le Nouveau Choix de Piéces tirées
des Mercures & autres Journaux , par
M. DE LA PLACE , fe trouve auffi au
Bureau du Mercure. Le format , le nombre
de volumes & les conditions font
les mêmes pour une année. Il y en a jufqu'à
préfent quatre - vingt - feize volumes.
Une Table générale , rangée par
ordre des Matières , fe trouve à la fin du
foixante-douziéme.
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7930
p. 197-206
DESCRIPTION des Tableaux exposés au Salon du Louvre, avec des Remarques. Par la Société des Amateurs.
Début :
VOILA la troisiéme fois que notre Société a occasion de s'occuper des [...]
Mots clefs :
Tableaux, Amour, Pieds, Pouce, Coloris, Grâces, Peintre, Lecteurs
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : DESCRIPTION des Tableaux exposés au Salon du Louvre, avec des Remarques. Par la Société des Amateurs.
DESCRIPTION des Tableaux expofés
au Salon du Louvre , avec des
Remarques,
Par la Société des Amateurs.
VOILA la troifiéme fois que notre
Société a occafion de s'occuper des
Tableaux expofés au Salon . Comme
nous n'avons jamais brigué lâchement
le trifte fuffrage de certains Lecteurs
qui ne cherchent dans les Ecrits publics
que ce qui peut nourrir leur fecret
penchant à déprimer le Siécle
I iij
198 MERCURE DE FRANCE.
& les Contemporains , nous ne nous
refuferons pas au plaifir d'annoncer
qu'en général , dans cette dernière
expofition la Peinture de l'École
Françoife paroît à tous les Connoiffeurs
être montée à un nouveau degré
de force & de grandeur , dans le
coloris ainfi que dans la compofition .
En confidérant ce pompeux Spectacle
de nos Arts en France , où tous les
deux ans fe renouvellent de fi abondantes
richeffes , nous oferons interroger
les fombres contempteurs de leur
âge & de leur Nation ; nous leur demanderons
dans quelle région du monde
& fous quel gouvernement on pourroit,
dans une même Ville, rencontrer ce
nombre de Talens raffemblés fourniffant
dans un auffi court efpace de temps
une pareille Collection de tous les
genres ?
*
Une émulation fi vive & fi univerfelle
dans nos Arts ne peut être que le fruit
de l'augufte protection du Souverain
& de la vigilance éclairée de celui qui eft
en même temps fur cette partie l'organe
d'un Monarque bienfaifant & le
fage difpenfateur de fes graces. (a)
( ) M. le Marquis de Marigni.
SEPTEMBRE. 1763. 199.
Les Arts , comme les Lettres , ne
peuvent s'acquitter envers leurs protecteurs
qu'en éternifant , pour ainfi dire
la mémoire le leurs bienfaits. Les monumens
des Arts ont , il faut en convenir
, des avantages pour cela , qui préfentent
d'abord quelque chofe de plus
éclatant ; mais ils font plus périffables
& bien moins étendus que ceux des
Lettres. Les unes & les autres doivent
donc fe prêter un mutuel fecours pour
un devoir auffi refpectable.
Ainfi loin de déférer au fentiment de
ceux qui croiroient que les écrivains ne
doivent point traiter de ce qui concer
-ne les Arts , il faut au contraire con
ferver, & même avec détails , dans tous
les Faftes littéraires, la gloire de leurs productions.
>
com-
D'après nos principes invariables , on
ne doit pas compter que nous foions.
jamais , dans nos obfervations
plices de la jaloufie des concurrens , de
la maligne caufticité de quelques uns
des Spectateurs , ou des fauffes façons
de voir de quelques autres : mais on ne
doit pas non plus s'attendre de notre
part , à des éloges indiftinctement prodigués
à la prévention ou même à la célébrité
des plus illuftres Artiſtes ; ainf
I iy
200 MERCURE DE FRANCE.
qu'aux prétentions fans bornes de l'amour-
propre .
Nous ferons en forte de donner une
idée auffi exacte.qu'il eft poffible de
ces précieuſes productions , à ceux de
nos Lecteurs qui ne font pas à portée de
les connoître par leurs propres yeux ; en
même temps , de guider & de fixer l'attention
de ceux qui partagent avec nous
le plaifir de ce Spectacle , fur les parties
que nous croirons qui diftinguent le
mérite de chaque ouvrage en particu
lier. Quant aux défauts réels , ( triſte
condition impofée à tout ouvrage hu
main ! ) fans les avoir indiqués par nos
obfervations , ceux qui auront vû le Salon
ne les auront que trop remarqués
eux-mêmes , & il doit être indifférent
aux autres d'en être informés par la voie
d'une critique amére. D'ailleurs il y a
toujours entre la fagacité du Lecteur
intelligent & la prudence de l'Ecrivain
moderé , un chiffre de correfpondance
qui eft fuffifamment intelligible .
Nous croyons n'avoir pas d'ordre
plus naturel à fuivre dans le compte
que nous allons rendre , que celui du
Catalogue imprimé , qui fe débite &
qui eft en même temps celui des rangs
académiques de tous les Artiftes qui
vi I
SEPTEMBRE . 1763. 201
ont contribué à enrichir cette expofition
publique .
M. CARLE VANLOO , premier Peintre
du Roi , a expofé plufieurs Tableaux.
On peut remarquer dans celui
des Grâces ( a ) enchaînées par l'Amour,
les efforts d'un grandPeintre , déja fi juftement
célébre par la beauté de fon coloris,
pour le monter(en s'exprimant felon l'art)
aun ton encore plus élevé & répondre par
là au voeu de plufieurs Connoiffeurs qui
fe plaignoient depuis quelque temps de
ce que ce ton paroiffoit en général s'être
un peu affoibli dans notre Ecole. Ce
Peintre a toujours confervé cependant
cette fraîcheur , cette fonte & cette forte
d'aménité qui caractériſent fon pinceau ,
même dans les plus fortes expreffions.
Il y a de belles maffes de lumières.
dans fon Tableau ; & l'Auteur a placé
ingénieufement un rideau qui en procu
rant d'autres belles maffes d'ombres, don
ne un effet très-piquant à fes trois figur
res , lefquelles fans ce moyen , auroient
pû devenir monotones par l'égalité des
tons dans les carnations . C'eft particu
(b) Tableau de pieds 6 pouces de haup
fur 6 pieds 3 pouces de large. Ce Tableau et
pour la Pologne.
Iv
202 MERCURE DE FRANCE.
liérement dans ces effets en Peinture,
que ceux qui ne font pas attention aur
moyens propres de cet Art, devroient
être fort circonfpects à prononcer ſu
ce qu'ils croyent être en droit de juger
par rapport aux imitations de la Nature
Entre ces trois Figures des Grâces, celle
du milieu ſe diſtingue par la beauté des
proportions & par l'élégante manièr
dont elle eft deffinée .
par
On doit fçavoir gré auffi à M. Van
loo , du moyen agréable dont il s'ef:
fervi
,, pour voiler les mains de l'Amour
même , ce que la décence ne permettoit
pas d'offrir aux yeux , en difpo
fant adroitement les guirlandes dont cet
Amour enchaîne les Graces.
J
Dans un autre Tableau du même Auteur
, de trois pieds huit pouces de largeur
fur deux pieds fept pouces de hau
teur appartenant à M. le Marquis de
Marigny , l'invention allégorique &
l'exécution pittorefque fe difputent d'a
grément. Il repréfente le Dieu Cupidon,
ou un principal Amour commandant
l'exercice militaire à une troupe d'au
tres Amours placés en ligne, & en face de
lui , vus prefque de profil par le Spec
tateur. Ils font en cuiraffe, à la françoife,
Les ailes paffant à travers & le cafque
SEPTEMBRE . 1763. 203
en tête ; ils ont des fournimens , pareils
à ceux de nos troupes , fur lefquels eft
empreinte la figure d'un coeur.Cette trou
pe eft armée de fufils la bayonnette
au bout , & l'inftant de l'exercice dans
le tableau , eft celui où l'on préfente
dles armes . Un autre troupe d'Amours
armés de fabres , vêtus & coiffés en huffards
, avance de face au Spectateur fur
" un plan inférieur & plus éloigné que la
première troupe . Derriere le principal
Amour , il y en a d'autres en différentes
attitudes & tous occupés relativement
au fujet du tableau , dont le fond orné
d'un fort joli temple , produit un afpect
riche & agréable .
"
On remarque , avec plaifir , que le
Peintre s'eft attaché à répandre fur le
Chef des Amours un éclat qui le diftingue
& en défigne très - bien la fupériorité.
A l'égard des autres , fi notre
imagination conçoit les Amours comme
des Divinités , pour ainfi dire , d'une
même famille & d'une même forte de
beauté , feroit-on en droit de leur reprocher
un peu de conformité dans les
caractères de tête ?
. On voit auffi de M. VANLOO un
Tableau ovale peint en cire , repréſentant
à mi- corps , la Veftale qui porte
1 vj
204 MERCURE DE FRANCE .
dans un crible l'eau du Tibre pour
prouver fon innocence. Cette figure
-vêtue en blanc eft d'un beau caractère
qui indique l'action merveilleuſe du
Sujet. (c )
Il y a auffi du même Auteur deux
petites Têtes peintes en cire , dont on
-ne peut trop louer l'agrément.
Loin que ce foit par refpe&t feulement
pour l'âge de M. Reftout , ancien Directeur
, c'eft par le mérite très-réel de
fes admirables ouvrages , que nous
avons été entraînés , pour ainfi dire, avec
fes Confrères & tous les Connoiffeurs,
à leur rendre un hommage qui n'eft
pas éloigné de la vénération .
Le premier de ces ouvrages , eft un
fort grand Tableau , pour le Roi , deſtiné
à être exécuté en tapifferie dans la Manufacture
des Gobelins. Il repréſente
Orphée defcendu aux enfers pour en
arracher Eurydice. Pluton & Proferpine
affis fur l'entrée d'une caverne , fermée
par de forts grillages , entre le Ténare &
les Champs Elyfées , font accompagnés
des trois Juges des Enfers. Les Parques
font groupées dans le bas. En devant
on voit Eurydice entre les mains d'un
(c) Ce Tableau eft du Cabinet de Madame
de Pompadour.
SEPTEMBRE . 1763. 20$
·
Miniftre infernal fous la forme d'un
Spectre aîlé ; Orphée eft derriere elle ,
touchant fa lyre.
Le deuxième repréfente le repas donné
par Afuerus , aux Grands de fon
Royaume. On ne fçauroit affez applaudir
à la manière ingénieufe & fça-
-vante de la compofition de ce Sujet ,
dans une forme auffi ingratte que celle
d'un demi- ceintre , évidé dans la partie
inférieure , pour l'ouverture d'une porte,
& en tout abfolument pareil à la forme
d'éventail .
Le Sujet du troifiéme , de fept pieds
fept pouces de large fur neuf pieds de
haut , eft l'évanouiffement d'Efther en
approchant du Trône dAffuerus ( d) .
On ne peut trop inviter le Public à
reconnoître dans les nouvelles productions
de ce grand Maître , des beautés
que l'on feroit peut - être fondé à dire
qui le rendent aujourd'hui prèfque fupérieur
à lui-même, dans les plus beaux
jours de fon âge, & de fes talens . On
convient généralement qu'il réunit dans
ces trois Tableaux , au plus grand degré
de perfection , ce qui a toujours caracté
rifé fon grand talent. La plus belle &
( d ) Ces deux derniers Tableaux font pour la
maifon des Feuillans , rue Saint- Honoré,
266 MÈRCURE DE FRANCE.
•
tout
la plus grande harmonie dans tous les
effets de ces Tableaux les rendent d'une
jufteffe & d'une vérité qui fatisfont également
les yeux & le jugement . Les pofitions
des plans y font fi juftes , & fi
vraies, qu'à l'aide du parfait accord dans
le coloris , tout eft diftin&t
eft à fa véritable place , & tout eft cependant
uni & , pour ainfi dire, enchaîné
enfemble, par le grand art de cette harmonie
pittorefque. En un mot ,
Peintre aura la gloire d'avoir laiffé à
notre Ecole , les modéles des plus beaux
principes de compofition & des plus
juftes effets du coloris.
T
"
ce
'N. B. Les bornes de ce Journal obligent
à remettre la fuite de cette def
cription au prochain Mercure. Mais
pour fatisfaire fur cela le jufte empreffement
des Lecteurs , on la diftribuera
, féparément en entier dans l
courant de ce mois par une Brochure
d'extraordinaire, qui fe trouvera au Bureau
du Mercure , rue Ste Anne
chez les Libraires accoutumés.
au Salon du Louvre , avec des
Remarques,
Par la Société des Amateurs.
VOILA la troifiéme fois que notre
Société a occafion de s'occuper des
Tableaux expofés au Salon . Comme
nous n'avons jamais brigué lâchement
le trifte fuffrage de certains Lecteurs
qui ne cherchent dans les Ecrits publics
que ce qui peut nourrir leur fecret
penchant à déprimer le Siécle
I iij
198 MERCURE DE FRANCE.
& les Contemporains , nous ne nous
refuferons pas au plaifir d'annoncer
qu'en général , dans cette dernière
expofition la Peinture de l'École
Françoife paroît à tous les Connoiffeurs
être montée à un nouveau degré
de force & de grandeur , dans le
coloris ainfi que dans la compofition .
En confidérant ce pompeux Spectacle
de nos Arts en France , où tous les
deux ans fe renouvellent de fi abondantes
richeffes , nous oferons interroger
les fombres contempteurs de leur
âge & de leur Nation ; nous leur demanderons
dans quelle région du monde
& fous quel gouvernement on pourroit,
dans une même Ville, rencontrer ce
nombre de Talens raffemblés fourniffant
dans un auffi court efpace de temps
une pareille Collection de tous les
genres ?
*
Une émulation fi vive & fi univerfelle
dans nos Arts ne peut être que le fruit
de l'augufte protection du Souverain
& de la vigilance éclairée de celui qui eft
en même temps fur cette partie l'organe
d'un Monarque bienfaifant & le
fage difpenfateur de fes graces. (a)
( ) M. le Marquis de Marigni.
SEPTEMBRE. 1763. 199.
Les Arts , comme les Lettres , ne
peuvent s'acquitter envers leurs protecteurs
qu'en éternifant , pour ainfi dire
la mémoire le leurs bienfaits. Les monumens
des Arts ont , il faut en convenir
, des avantages pour cela , qui préfentent
d'abord quelque chofe de plus
éclatant ; mais ils font plus périffables
& bien moins étendus que ceux des
Lettres. Les unes & les autres doivent
donc fe prêter un mutuel fecours pour
un devoir auffi refpectable.
Ainfi loin de déférer au fentiment de
ceux qui croiroient que les écrivains ne
doivent point traiter de ce qui concer
-ne les Arts , il faut au contraire con
ferver, & même avec détails , dans tous
les Faftes littéraires, la gloire de leurs productions.
>
com-
D'après nos principes invariables , on
ne doit pas compter que nous foions.
jamais , dans nos obfervations
plices de la jaloufie des concurrens , de
la maligne caufticité de quelques uns
des Spectateurs , ou des fauffes façons
de voir de quelques autres : mais on ne
doit pas non plus s'attendre de notre
part , à des éloges indiftinctement prodigués
à la prévention ou même à la célébrité
des plus illuftres Artiſtes ; ainf
I iy
200 MERCURE DE FRANCE.
qu'aux prétentions fans bornes de l'amour-
propre .
Nous ferons en forte de donner une
idée auffi exacte.qu'il eft poffible de
ces précieuſes productions , à ceux de
nos Lecteurs qui ne font pas à portée de
les connoître par leurs propres yeux ; en
même temps , de guider & de fixer l'attention
de ceux qui partagent avec nous
le plaifir de ce Spectacle , fur les parties
que nous croirons qui diftinguent le
mérite de chaque ouvrage en particu
lier. Quant aux défauts réels , ( triſte
condition impofée à tout ouvrage hu
main ! ) fans les avoir indiqués par nos
obfervations , ceux qui auront vû le Salon
ne les auront que trop remarqués
eux-mêmes , & il doit être indifférent
aux autres d'en être informés par la voie
d'une critique amére. D'ailleurs il y a
toujours entre la fagacité du Lecteur
intelligent & la prudence de l'Ecrivain
moderé , un chiffre de correfpondance
qui eft fuffifamment intelligible .
Nous croyons n'avoir pas d'ordre
plus naturel à fuivre dans le compte
que nous allons rendre , que celui du
Catalogue imprimé , qui fe débite &
qui eft en même temps celui des rangs
académiques de tous les Artiftes qui
vi I
SEPTEMBRE . 1763. 201
ont contribué à enrichir cette expofition
publique .
M. CARLE VANLOO , premier Peintre
du Roi , a expofé plufieurs Tableaux.
On peut remarquer dans celui
des Grâces ( a ) enchaînées par l'Amour,
les efforts d'un grandPeintre , déja fi juftement
célébre par la beauté de fon coloris,
pour le monter(en s'exprimant felon l'art)
aun ton encore plus élevé & répondre par
là au voeu de plufieurs Connoiffeurs qui
fe plaignoient depuis quelque temps de
ce que ce ton paroiffoit en général s'être
un peu affoibli dans notre Ecole. Ce
Peintre a toujours confervé cependant
cette fraîcheur , cette fonte & cette forte
d'aménité qui caractériſent fon pinceau ,
même dans les plus fortes expreffions.
Il y a de belles maffes de lumières.
dans fon Tableau ; & l'Auteur a placé
ingénieufement un rideau qui en procu
rant d'autres belles maffes d'ombres, don
ne un effet très-piquant à fes trois figur
res , lefquelles fans ce moyen , auroient
pû devenir monotones par l'égalité des
tons dans les carnations . C'eft particu
(b) Tableau de pieds 6 pouces de haup
fur 6 pieds 3 pouces de large. Ce Tableau et
pour la Pologne.
Iv
202 MERCURE DE FRANCE.
liérement dans ces effets en Peinture,
que ceux qui ne font pas attention aur
moyens propres de cet Art, devroient
être fort circonfpects à prononcer ſu
ce qu'ils croyent être en droit de juger
par rapport aux imitations de la Nature
Entre ces trois Figures des Grâces, celle
du milieu ſe diſtingue par la beauté des
proportions & par l'élégante manièr
dont elle eft deffinée .
par
On doit fçavoir gré auffi à M. Van
loo , du moyen agréable dont il s'ef:
fervi
,, pour voiler les mains de l'Amour
même , ce que la décence ne permettoit
pas d'offrir aux yeux , en difpo
fant adroitement les guirlandes dont cet
Amour enchaîne les Graces.
J
Dans un autre Tableau du même Auteur
, de trois pieds huit pouces de largeur
fur deux pieds fept pouces de hau
teur appartenant à M. le Marquis de
Marigny , l'invention allégorique &
l'exécution pittorefque fe difputent d'a
grément. Il repréfente le Dieu Cupidon,
ou un principal Amour commandant
l'exercice militaire à une troupe d'au
tres Amours placés en ligne, & en face de
lui , vus prefque de profil par le Spec
tateur. Ils font en cuiraffe, à la françoife,
Les ailes paffant à travers & le cafque
SEPTEMBRE . 1763. 203
en tête ; ils ont des fournimens , pareils
à ceux de nos troupes , fur lefquels eft
empreinte la figure d'un coeur.Cette trou
pe eft armée de fufils la bayonnette
au bout , & l'inftant de l'exercice dans
le tableau , eft celui où l'on préfente
dles armes . Un autre troupe d'Amours
armés de fabres , vêtus & coiffés en huffards
, avance de face au Spectateur fur
" un plan inférieur & plus éloigné que la
première troupe . Derriere le principal
Amour , il y en a d'autres en différentes
attitudes & tous occupés relativement
au fujet du tableau , dont le fond orné
d'un fort joli temple , produit un afpect
riche & agréable .
"
On remarque , avec plaifir , que le
Peintre s'eft attaché à répandre fur le
Chef des Amours un éclat qui le diftingue
& en défigne très - bien la fupériorité.
A l'égard des autres , fi notre
imagination conçoit les Amours comme
des Divinités , pour ainfi dire , d'une
même famille & d'une même forte de
beauté , feroit-on en droit de leur reprocher
un peu de conformité dans les
caractères de tête ?
. On voit auffi de M. VANLOO un
Tableau ovale peint en cire , repréſentant
à mi- corps , la Veftale qui porte
1 vj
204 MERCURE DE FRANCE .
dans un crible l'eau du Tibre pour
prouver fon innocence. Cette figure
-vêtue en blanc eft d'un beau caractère
qui indique l'action merveilleuſe du
Sujet. (c )
Il y a auffi du même Auteur deux
petites Têtes peintes en cire , dont on
-ne peut trop louer l'agrément.
Loin que ce foit par refpe&t feulement
pour l'âge de M. Reftout , ancien Directeur
, c'eft par le mérite très-réel de
fes admirables ouvrages , que nous
avons été entraînés , pour ainfi dire, avec
fes Confrères & tous les Connoiffeurs,
à leur rendre un hommage qui n'eft
pas éloigné de la vénération .
Le premier de ces ouvrages , eft un
fort grand Tableau , pour le Roi , deſtiné
à être exécuté en tapifferie dans la Manufacture
des Gobelins. Il repréſente
Orphée defcendu aux enfers pour en
arracher Eurydice. Pluton & Proferpine
affis fur l'entrée d'une caverne , fermée
par de forts grillages , entre le Ténare &
les Champs Elyfées , font accompagnés
des trois Juges des Enfers. Les Parques
font groupées dans le bas. En devant
on voit Eurydice entre les mains d'un
(c) Ce Tableau eft du Cabinet de Madame
de Pompadour.
SEPTEMBRE . 1763. 20$
·
Miniftre infernal fous la forme d'un
Spectre aîlé ; Orphée eft derriere elle ,
touchant fa lyre.
Le deuxième repréfente le repas donné
par Afuerus , aux Grands de fon
Royaume. On ne fçauroit affez applaudir
à la manière ingénieufe & fça-
-vante de la compofition de ce Sujet ,
dans une forme auffi ingratte que celle
d'un demi- ceintre , évidé dans la partie
inférieure , pour l'ouverture d'une porte,
& en tout abfolument pareil à la forme
d'éventail .
Le Sujet du troifiéme , de fept pieds
fept pouces de large fur neuf pieds de
haut , eft l'évanouiffement d'Efther en
approchant du Trône dAffuerus ( d) .
On ne peut trop inviter le Public à
reconnoître dans les nouvelles productions
de ce grand Maître , des beautés
que l'on feroit peut - être fondé à dire
qui le rendent aujourd'hui prèfque fupérieur
à lui-même, dans les plus beaux
jours de fon âge, & de fes talens . On
convient généralement qu'il réunit dans
ces trois Tableaux , au plus grand degré
de perfection , ce qui a toujours caracté
rifé fon grand talent. La plus belle &
( d ) Ces deux derniers Tableaux font pour la
maifon des Feuillans , rue Saint- Honoré,
266 MÈRCURE DE FRANCE.
•
tout
la plus grande harmonie dans tous les
effets de ces Tableaux les rendent d'une
jufteffe & d'une vérité qui fatisfont également
les yeux & le jugement . Les pofitions
des plans y font fi juftes , & fi
vraies, qu'à l'aide du parfait accord dans
le coloris , tout eft diftin&t
eft à fa véritable place , & tout eft cependant
uni & , pour ainfi dire, enchaîné
enfemble, par le grand art de cette harmonie
pittorefque. En un mot ,
Peintre aura la gloire d'avoir laiffé à
notre Ecole , les modéles des plus beaux
principes de compofition & des plus
juftes effets du coloris.
T
"
ce
'N. B. Les bornes de ce Journal obligent
à remettre la fuite de cette def
cription au prochain Mercure. Mais
pour fatisfaire fur cela le jufte empreffement
des Lecteurs , on la diftribuera
, féparément en entier dans l
courant de ce mois par une Brochure
d'extraordinaire, qui fe trouvera au Bureau
du Mercure , rue Ste Anne
chez les Libraires accoutumés.
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7931
p. 207
AVERTISSEMENT DE M. DE VOLTAIRE.
Début :
Je suis obligé d'avertir tous ceux qui ont souscrit pour les Œuvres du Grand Corneille, que j'ai [...]
Mots clefs :
Avertissement, Tragédies, Ouvrages, Comédie
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVERTISSEMENT DE M. DE VOLTAIRE.
AVERTISSEMENT DE M. DE VOLTAIRE .
J. fuis obligé d'avertir tous ceux qui ont foufcrit
pour les OEuvres du Grand Corneille , que j'ai
rempli toute la tâche que je m'étois impofée ; que
toutes les Tragédies , ainfi que l'Arianne , & le
Comte d'Effex , de Thomas , fon frère , font imprimées
avec un Commentaire ; que ceux qui
voudront ou foufcrire , ou demander des éclaircillemens
, peuvent s'adreffer au fieur Cramer ,
Libraire à Genève.
Je faifis cette occafion pour faire fçavoir qu'on
débite continuellement à Paris , fous mon nom ,
plufieurs Ouvrages , dont , non-feulement je ne
fuis point l'Auteur , mais que même je n'ai jamais
vus.
;
J'avertis auffi qu'une Comédie , intitulée le
Droit du Seigneur , qu'on débite depuis quelques
jours , n'eft point telle que je l'ai faite qu'elle
eft entiérement défigurée ; que je n'ai fait préſent
de mes Ouvrages qu'au fieur Cramer, & qu'on ne
doit regarder comme mes Ouvrages , aucun de
ceux qui ne font pas de fon Imprimerie.
A Genève, 23 Aoust 1763 , Signé VOLTAIRE,
J. fuis obligé d'avertir tous ceux qui ont foufcrit
pour les OEuvres du Grand Corneille , que j'ai
rempli toute la tâche que je m'étois impofée ; que
toutes les Tragédies , ainfi que l'Arianne , & le
Comte d'Effex , de Thomas , fon frère , font imprimées
avec un Commentaire ; que ceux qui
voudront ou foufcrire , ou demander des éclaircillemens
, peuvent s'adreffer au fieur Cramer ,
Libraire à Genève.
Je faifis cette occafion pour faire fçavoir qu'on
débite continuellement à Paris , fous mon nom ,
plufieurs Ouvrages , dont , non-feulement je ne
fuis point l'Auteur , mais que même je n'ai jamais
vus.
;
J'avertis auffi qu'une Comédie , intitulée le
Droit du Seigneur , qu'on débite depuis quelques
jours , n'eft point telle que je l'ai faite qu'elle
eft entiérement défigurée ; que je n'ai fait préſent
de mes Ouvrages qu'au fieur Cramer, & qu'on ne
doit regarder comme mes Ouvrages , aucun de
ceux qui ne font pas de fon Imprimerie.
A Genève, 23 Aoust 1763 , Signé VOLTAIRE,
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7932
p. 212
« La suite des Nouvelles Politiques au Mercure prochain. [...] »
Début :
La suite des Nouvelles Politiques au Mercure prochain. [...]
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texteReconnaissance textuelle : « La suite des Nouvelles Politiques au Mercure prochain. [...] »
La fuite des Nouvelles Politiques au Mercure
prochain.
prochain.
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7933
p. 212
ERRATA.
Début :
Dans le Mercure du mois d'Août dernier, page 75, ligne 20 & suivantes, [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ERRATA.
ERRATA.
Dans le Mercure du mois d'Août dernier , page
75 , ligne 20 & fuivantes , lifez Renée de Rieux
que Henri III voulut époufer , étoit niéce de Claude
de Rieux qui avoit épouse le 13 Décembre 1529 >
Sufanne de Bourbon , fille unique de Louis de
Bourbon , Prince de la Rochefuryon , & de Louiſe
de Bourbon Montpenfier.
Dans le Mercure du mois d'Août dernier , page
75 , ligne 20 & fuivantes , lifez Renée de Rieux
que Henri III voulut époufer , étoit niéce de Claude
de Rieux qui avoit épouse le 13 Décembre 1529 >
Sufanne de Bourbon , fille unique de Louis de
Bourbon , Prince de la Rochefuryon , & de Louiſe
de Bourbon Montpenfier.
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7934
p. 213
APPROBATION.
Début :
J'ai lu, par ordre de Monseigneur le Chancelier, le Mercure du mois de [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
APPROBATIO N.
'ai lu , par ordre de Monfeigneur le Chancelier,
le Mercure du mois de Septembre 1763 , & je n'y
ai rien trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion.
A Paris , ce 31 Août 1763 .
GUIROY.
'ai lu , par ordre de Monfeigneur le Chancelier,
le Mercure du mois de Septembre 1763 , & je n'y
ai rien trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion.
A Paris , ce 31 Août 1763 .
GUIROY.
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7935
p. 213-216
TABLE DES ARTICLES.
Début :
Piéces Fugitives en Vers et en Prose. Article Premier. Epitre à M. le Comte [...]
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texteReconnaissance textuelle : TABLE DES ARTICLES.
TABLE DES ARTICLES.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE.
EPITR
ARTICLE PREMIER.
PITRE à M. le Comte Maurice de Bruhll,
Gentilhomme de la Chambre du Roi de
Pologne , &c .
VERS préfentés à Madame la Comteffe
d'Elm....
COUPLETS à Mlle D * L **.
AVERTISSEMENT.
LE TÉLÉMAQUE , Poëme.
La Coup d'oeil .
ÉPITRE à M. Davefne.
LETTRE à Madame de....
À une feule perfonne.
CONTE Moral.
ÉPITRE à Madame la Marquife D....
Pag.S
LES trois Amis & les trois Frères , Conte Moral.
VERS AU Roi.
Le Bouton de Rofe & la Tulipe , Fable.
ΤΟ
II
12
20
22
24
33
34
35
39
ST
ibid.
114 MERCURE DE FRANCE.
EPIGRAMMES.
EPITAPHE d'un Pédant.
VERS de M. D *** fur la mort de fa
foeur.
PLAISANTERIES Angloiſes.
VERS fur le Portrait de Madame de C ***.
LE Loup & la Brebis , Fable,
VERS contre l'Infidélité.
ÉNIGMES.
LOGOGRYPHES.
CHANSON.
$3
ibid.
54
57
ibid.
58
62 & 63
63 & 64
66
ART . II. NOUVELLES LITTERAIRES.
LETTRE à l'Auteur du Mercure,
LE Confolateur , par M. de S. Suplix.
DISCOURS fur le bonheur des Gens de Lettres.
DISCOURS prononcé dans l'Acad. Royale
des Sciences & Belles- Lettres de Nanci ,
par M. l'Abbé Coyer.
DISCOURS qui a remporté le Prix d'Eloquence
, par M. Bellicard.
L'INTEREST d'un Ouvrage , Difcours prononcé
par M ***
II
81
82
87
87
90
92
95
RECUEIL des Ouvrages qui ont remporté le
Prix à l'Académie des Jeux Floraux , par
M. le Chevalier de la Tremblaye.
POEME aux Anglois à l'occaſion de la Paix
univerfelle ; par M. Peyraud de Beaufol. 97
ANALYSE raifonnée de la Sageffe de Charton.
LES deux Talens , Comédie en deux Actes,
par M. de Baftide,
HORATII Carmina nitori fuo reftituta .
T.Ciceronis , Orator & Dialogi de Oratore
, ad ufam Collegiorum Univerfitatis
Parifienfis.
୨୨
ΙΟΙ
102
103
SEPTEMBRE . 1763 .
215
ANNONCES de Livres."
105 &fuiv.
ARTICLE III.SCIENCES ET BELLES- LETTRES.
ACADÉMIE S.
SUITE de l'Eloge hiftorique de M. le Pere.
LETTRE de M. Bourgelat , &c. à l'Auteur du
Mercure.
LETTRE de M. Borel , à M. Bourgelat.
LETTRE en réponte , de M. Bourgelat à M.
Borel.
ANATOMIE LÉGAL
LETTRE de M. Louis , Profeffeur Royal de
Chirurgie , à M. De la Place , Auteur du
Mercure de France .
ART. IV, BEAUX - ARTS.
ARTS UTILES.
AVIS de la Société des Conciliateurs , fur
le Mémoire de M. de Parcieux, pour con
duire l'Eau de l'Yvette à Paris.
CHIRURGIE.
LETTRE à l'Auteur du Mercure.
ARTS AGRÉABLES.
ART. V. SPECTACLES.
GRAVURE.
ACADÉMIE Royale de Mufique .
COMÉDIE Françoife .
COMÉDIE Italienne .
113
122
124
138
ISO
159
166
171
179
ibid.
CONCERT Spirituel.
SPECTACLES de la Cour à Compiègne,
ART. VI Monumens Publics .
180
187
188
i 190
216 MERCURE DE FRANCE.
DESCRIPTION des Tableaux expofés au Salon
du Louvre.
AVERTISSEMENT de M. de Voltaire
ART. VII. Nouvelles Politiques.
197
207
208
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE.
EPITR
ARTICLE PREMIER.
PITRE à M. le Comte Maurice de Bruhll,
Gentilhomme de la Chambre du Roi de
Pologne , &c .
VERS préfentés à Madame la Comteffe
d'Elm....
COUPLETS à Mlle D * L **.
AVERTISSEMENT.
LE TÉLÉMAQUE , Poëme.
La Coup d'oeil .
ÉPITRE à M. Davefne.
LETTRE à Madame de....
À une feule perfonne.
CONTE Moral.
ÉPITRE à Madame la Marquife D....
Pag.S
LES trois Amis & les trois Frères , Conte Moral.
VERS AU Roi.
Le Bouton de Rofe & la Tulipe , Fable.
ΤΟ
II
12
20
22
24
33
34
35
39
ST
ibid.
114 MERCURE DE FRANCE.
EPIGRAMMES.
EPITAPHE d'un Pédant.
VERS de M. D *** fur la mort de fa
foeur.
PLAISANTERIES Angloiſes.
VERS fur le Portrait de Madame de C ***.
LE Loup & la Brebis , Fable,
VERS contre l'Infidélité.
ÉNIGMES.
LOGOGRYPHES.
CHANSON.
$3
ibid.
54
57
ibid.
58
62 & 63
63 & 64
66
ART . II. NOUVELLES LITTERAIRES.
LETTRE à l'Auteur du Mercure,
LE Confolateur , par M. de S. Suplix.
DISCOURS fur le bonheur des Gens de Lettres.
DISCOURS prononcé dans l'Acad. Royale
des Sciences & Belles- Lettres de Nanci ,
par M. l'Abbé Coyer.
DISCOURS qui a remporté le Prix d'Eloquence
, par M. Bellicard.
L'INTEREST d'un Ouvrage , Difcours prononcé
par M ***
II
81
82
87
87
90
92
95
RECUEIL des Ouvrages qui ont remporté le
Prix à l'Académie des Jeux Floraux , par
M. le Chevalier de la Tremblaye.
POEME aux Anglois à l'occaſion de la Paix
univerfelle ; par M. Peyraud de Beaufol. 97
ANALYSE raifonnée de la Sageffe de Charton.
LES deux Talens , Comédie en deux Actes,
par M. de Baftide,
HORATII Carmina nitori fuo reftituta .
T.Ciceronis , Orator & Dialogi de Oratore
, ad ufam Collegiorum Univerfitatis
Parifienfis.
୨୨
ΙΟΙ
102
103
SEPTEMBRE . 1763 .
215
ANNONCES de Livres."
105 &fuiv.
ARTICLE III.SCIENCES ET BELLES- LETTRES.
ACADÉMIE S.
SUITE de l'Eloge hiftorique de M. le Pere.
LETTRE de M. Bourgelat , &c. à l'Auteur du
Mercure.
LETTRE de M. Borel , à M. Bourgelat.
LETTRE en réponte , de M. Bourgelat à M.
Borel.
ANATOMIE LÉGAL
LETTRE de M. Louis , Profeffeur Royal de
Chirurgie , à M. De la Place , Auteur du
Mercure de France .
ART. IV, BEAUX - ARTS.
ARTS UTILES.
AVIS de la Société des Conciliateurs , fur
le Mémoire de M. de Parcieux, pour con
duire l'Eau de l'Yvette à Paris.
CHIRURGIE.
LETTRE à l'Auteur du Mercure.
ARTS AGRÉABLES.
ART. V. SPECTACLES.
GRAVURE.
ACADÉMIE Royale de Mufique .
COMÉDIE Françoife .
COMÉDIE Italienne .
113
122
124
138
ISO
159
166
171
179
ibid.
CONCERT Spirituel.
SPECTACLES de la Cour à Compiègne,
ART. VI Monumens Publics .
180
187
188
i 190
216 MERCURE DE FRANCE.
DESCRIPTION des Tableaux expofés au Salon
du Louvre.
AVERTISSEMENT de M. de Voltaire
ART. VII. Nouvelles Politiques.
197
207
208
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Résumé : TABLE DES ARTICLES.
Le document présente la table des articles du Mercure de France, un périodique littéraire et scientifique du XVIIIe siècle. Il est organisé en plusieurs sections, incluant des pièces fugitives en vers et en prose, des nouvelles littéraires, des sciences et belles-lettres, des beaux-arts, des spectacles, des monuments publics et des nouvelles politiques. L'article premier contient divers poèmes et épîtres dédiés à des personnalités notables, tels que le Comte Maurice de Bruhll, Madame la Comtesse d'Elm, et Madame la Marquise D. Il inclut également des fables, des contes moraux et des épigrammes, ainsi que des œuvres comme 'Le Télémaque' et 'Le Bouton de Rose et la Tulipe'. L'article II traite des nouvelles littéraires, avec des lettres et des discours, notamment un discours sur le bonheur des gens de lettres par l'Abbé Coyer et un poème sur la paix universelle par M. Peyraud de Beaufol. L'article III se concentre sur les sciences et les belles-lettres, avec des lettres échangées entre académiciens et des éloges historiques. L'article IV aborde les beaux-arts, divisés en arts utiles et arts agréables. L'article V détaille les spectacles, incluant des gravures, des concerts spirituels et des spectacles de la cour. L'article VI décrit les monuments publics et l'article VII présente les nouvelles politiques. Le document se conclut par une description des tableaux exposés au Salon du Louvre et un avertissement de M. de Voltaire.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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7936
p. 216
« De l'Imprimerie de Sebastien Jorry, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...] »
Début :
De l'Imprimerie de Sebastien Jorry, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « De l'Imprimerie de Sebastien Jorry, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...] »
De l'Imprimerie de SEBASTIEN JORRY
rue & vis-à-vis la Comédie Françoife,
rue & vis-à-vis la Comédie Françoife,
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7937
p. 3-4
AVERTISSEMENT.
Début :
LE Bureau du Mercure est chez M. LUTTON, Avocat, Greffier Commis [...]
Mots clefs :
Greffier, Commis, Libraires des provinces ou des pays étrangers, Format, Poste, Volume, Table
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVERTISSEMENT.
AVERTISSEMENT.
LE Bureau du Mercure eft chez M.
LUTTON , Avocat , Greffier Commis
au Greffe Civil du Parlement , Commis
au recouvrement du Mercure , rue Sainte
Anne , Butte Saint Roch à côté du
Sellier du Roi.
,
>
C'eft à lui que l'on prie d'adreſſer ,
francs de port , les
paquets
& lettres
pour remettre , quant à la partie littéraire
, à M. DE LA PLACE , Auteur
du Mercure.
Le prix de chaque volume eft de 36
fols , mais l'on ne payera d'avance , en
s'abonnant ,, qquuee 2244livres pourfeize volumes
, à raifon de 30 fols piéce.
Les perfonnes de province aufquelles
on enverra le Mercure par la pofte
payeront pour feize volumes 32 livres
d'avance en s'abonnant , & elles les recevront
francs de port.
Celles qui auront des occafions pour
le faire venir , ou qui prendront les frais
du port fur leur compte , ne payeront
comme à Paris , qu'à raifon de 30 fols
parvolum. c'est- à - dire 24 livres d'avance,
en s'abonnant pour feize volumes.
Les Libraires des provinces ou des
A ij
pays étrangers , qui voudront faire venir
le Mercure , écriront à l'adreffe cideffus.
On Supplie les perfonnes des provin
ces d'envoyer par la pofte , en payant
le droit , leurs ordres , afin que le payement
en foit fait d'avance au Bureau.
Les paquets qui neferont pas affranchis
, refteront au rebut.
On prie les
perfonnes qui envoyent
des Livres , Eftampes & Mufique à annoncer,
d'en marquer le prix.
Le Nouveau Choix de Piéces tirées
des Mercures & autres Journaux , par
M. DE LA PLACE , fe trouve auffi au
Bureau du Mercure. Le format , le nombre
de volumes & les conditions font
les mêmes pour une année. Il y en a juf
qu'à préfent quatre - vingt-dix- fept volumes.
Une Table générale , rangée par
ordre des Matières , fe trouve à la fin du
foixante- douziéme.
LE Bureau du Mercure eft chez M.
LUTTON , Avocat , Greffier Commis
au Greffe Civil du Parlement , Commis
au recouvrement du Mercure , rue Sainte
Anne , Butte Saint Roch à côté du
Sellier du Roi.
,
>
C'eft à lui que l'on prie d'adreſſer ,
francs de port , les
paquets
& lettres
pour remettre , quant à la partie littéraire
, à M. DE LA PLACE , Auteur
du Mercure.
Le prix de chaque volume eft de 36
fols , mais l'on ne payera d'avance , en
s'abonnant ,, qquuee 2244livres pourfeize volumes
, à raifon de 30 fols piéce.
Les perfonnes de province aufquelles
on enverra le Mercure par la pofte
payeront pour feize volumes 32 livres
d'avance en s'abonnant , & elles les recevront
francs de port.
Celles qui auront des occafions pour
le faire venir , ou qui prendront les frais
du port fur leur compte , ne payeront
comme à Paris , qu'à raifon de 30 fols
parvolum. c'est- à - dire 24 livres d'avance,
en s'abonnant pour feize volumes.
Les Libraires des provinces ou des
A ij
pays étrangers , qui voudront faire venir
le Mercure , écriront à l'adreffe cideffus.
On Supplie les perfonnes des provin
ces d'envoyer par la pofte , en payant
le droit , leurs ordres , afin que le payement
en foit fait d'avance au Bureau.
Les paquets qui neferont pas affranchis
, refteront au rebut.
On prie les
perfonnes qui envoyent
des Livres , Eftampes & Mufique à annoncer,
d'en marquer le prix.
Le Nouveau Choix de Piéces tirées
des Mercures & autres Journaux , par
M. DE LA PLACE , fe trouve auffi au
Bureau du Mercure. Le format , le nombre
de volumes & les conditions font
les mêmes pour une année. Il y en a juf
qu'à préfent quatre - vingt-dix- fept volumes.
Une Table générale , rangée par
ordre des Matières , fe trouve à la fin du
foixante- douziéme.
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7938
p. 210-211
AVIS. LETTRE de Madame *** à M. d'H.****
Début :
Je suis malheureusement intéressée, Monsieur, dans le sort d'une amie qui a perdu [...]
Mots clefs :
Toilette, Dame, Coffre, Nécessaire, Bijoux, Diamant, Perte, Recherches
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS. LETTRE de Madame *** à M. d'H.****
A VI S.
LETTRE de Madame *** à M. d'H. ****
Je fuis malheureulement intéreffée , Mon
feur,, dans le fort d'une amie qui a perdu à
Verfailles , le premier de Juillet , un Néceſſaire
enforme de Caffette d'anpied & demi en quarré ,
demi-pied de hauteur , qui contient toutes les
chofes néceffaires à la toilette d'une femme , &
une petite Boete de bois qui renferme deux plaques
de braffelets entourés de diamans , un petit
coeur & le petit noeud de diamans ; une paire de
boucles d'oreilles de cocques de perles entourées de
diamans , & cinq bagues ; fçavoir , une turquoiſe
& un diamant jaune , taillé en coeur, la couronne
& les deux châtons de brillans blancs , une
chaîne de Carats blancs , une de trois émeraudes
entourées de Carats blancs & jaunes & montés en
coeur ; une formant un petit noeud de brillans
blancs , & le tour de la bague de même , & pour
deviſe dans l'anneau pour celui - ci point d'Aléxandre.
Cette Caffette contient auffi un portrait
très-précieux pour moi: Mon amie a cru fatisfaire
à toutes les recherchés , & fait offrir vingtcinq
louis à ceux qui pourront lui donner des
nouvelles , & des renfeignemens fûrs de ces effets.
Elle a été oubliée par des Domestiques dans la
cour du grand Commun , à Verſailles , au bas de
OCTOBRE . 1763. 211
l'efcalier de la chambre aux deniers. Mon amie
a négligé , felon moi , une choſe très- eſſentielle ,
& pour laquelle je vous prie de me permettre de
reclamer votre amitié pour engager M. de la
Place à inférer ma Lettre dans le premier Mercure
, & à la renouveller dans ceux qui fuivront
pendant deux ou trois mois , pour qu'on puifle
être informé en Province de cet accident. Cette
Caffette auroit pu y paffer fans être volée , ayant
éte laiffée à Versailles la veille du départ du Roi
pour Compiegne : elle a pu être confondue dans
tous les bagages dont la Cour du Grand Commun
étoit pleine. C'eſt un avis falutaire à donner à ceux
qui pourroient avoir des lumiè res fur ce fajet ; ils
auront la bonté d'écrire à M. l'Eempereur, Orfévre
Jouaillier , cour du Palais , à Paris :il comptera
la fomme promife fans queftions ni informations
des gens qui ne voudront être ni connus ni cités,
J'ai l'honneur d'être , & c.
LETTRE de Madame *** à M. d'H. ****
Je fuis malheureulement intéreffée , Mon
feur,, dans le fort d'une amie qui a perdu à
Verfailles , le premier de Juillet , un Néceſſaire
enforme de Caffette d'anpied & demi en quarré ,
demi-pied de hauteur , qui contient toutes les
chofes néceffaires à la toilette d'une femme , &
une petite Boete de bois qui renferme deux plaques
de braffelets entourés de diamans , un petit
coeur & le petit noeud de diamans ; une paire de
boucles d'oreilles de cocques de perles entourées de
diamans , & cinq bagues ; fçavoir , une turquoiſe
& un diamant jaune , taillé en coeur, la couronne
& les deux châtons de brillans blancs , une
chaîne de Carats blancs , une de trois émeraudes
entourées de Carats blancs & jaunes & montés en
coeur ; une formant un petit noeud de brillans
blancs , & le tour de la bague de même , & pour
deviſe dans l'anneau pour celui - ci point d'Aléxandre.
Cette Caffette contient auffi un portrait
très-précieux pour moi: Mon amie a cru fatisfaire
à toutes les recherchés , & fait offrir vingtcinq
louis à ceux qui pourront lui donner des
nouvelles , & des renfeignemens fûrs de ces effets.
Elle a été oubliée par des Domestiques dans la
cour du grand Commun , à Verſailles , au bas de
OCTOBRE . 1763. 211
l'efcalier de la chambre aux deniers. Mon amie
a négligé , felon moi , une choſe très- eſſentielle ,
& pour laquelle je vous prie de me permettre de
reclamer votre amitié pour engager M. de la
Place à inférer ma Lettre dans le premier Mercure
, & à la renouveller dans ceux qui fuivront
pendant deux ou trois mois , pour qu'on puifle
être informé en Province de cet accident. Cette
Caffette auroit pu y paffer fans être volée , ayant
éte laiffée à Versailles la veille du départ du Roi
pour Compiegne : elle a pu être confondue dans
tous les bagages dont la Cour du Grand Commun
étoit pleine. C'eſt un avis falutaire à donner à ceux
qui pourroient avoir des lumiè res fur ce fajet ; ils
auront la bonté d'écrire à M. l'Eempereur, Orfévre
Jouaillier , cour du Palais , à Paris :il comptera
la fomme promife fans queftions ni informations
des gens qui ne voudront être ni connus ni cités,
J'ai l'honneur d'être , & c.
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Résumé : AVIS. LETTRE de Madame *** à M. d'H.****
Madame *** adresse une lettre à M. d'H. **** pour signaler la perte d'un nécessaire en forme de cassette à Versailles le 1er juillet. La cassette, mesurant un pied et demi en carré et demi-pied de hauteur, contient divers objets de toilette et des bijoux précieux, dont deux plaques de bracelets entourées de diamants, un petit cœur et un petit nœud de diamants, une paire de boucles d'oreilles en perles entourées de diamants, et cinq bagues. Parmi ces bagues, une turquoise, un diamant jaune taillé en cœur, une chaîne de carats blancs, une bague avec trois émeraudes entourées de carats blancs et jaunes, et une bague formant un nœud de brillants blancs. La cassette inclut également un portrait très précieux. Madame *** offre une récompense de vingt-cinq louis pour toute information sur la cassette et ses contenus. La cassette a été oubliée par des domestiques dans la cour du grand Commun à Versailles, près de l'escalier de la chambre aux deniers. L'expéditrice demande à M. d'H. **** d'intercéder auprès de M. de la Place pour publier cette lettre dans le Mercure afin d'informer la province. Toute personne ayant des informations est invitée à écrire à M. l'Eempereur, orfèvre joaillier, cour du Palais, à Paris, où la récompense sera versée sans questions ni informations sur l'identité des informateurs.
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7939
p. 211
« Le Roi a accordé aux sieurs de Montbruel & Ferrand, le deux Juin dernier, [...] »
Début :
Le Roi a accordé aux sieurs de Montbruel & Ferrand, le deux Juin dernier, [...]
Mots clefs :
Roi, Lettres patentes, Privilèges, Seine, Épuration, Santé
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texteReconnaissance textuelle : « Le Roi a accordé aux sieurs de Montbruel & Ferrand, le deux Juin dernier, [...] »
Le Roi a accordé aux fieurs de Montbruel &
Ferrand , le deux Juin dernier , des Lettres - Patentes
, portant Privilége exclufif de vingt années ,
enregistrées au Parlement le deux du préfent
mois de Septembre , pour établir fur la Rivière
de Seine , au Port- à- l'Anglois , à huit cens toifes
au- deffus de la jonction de la Marne à la Seine ,
un ou plufieurs Bateaux propres à l'épurement &
filtration des eaux , qu'ils fe propofent de fournir
aux Habitans qui voudront en faire ufage pour
leur confommation de bouche . Ce projet , fi important
au bien de l'humanité & à la fanté des
Citoyens , va être inceffamment exécuté dans
toutes les vues.
Ferrand , le deux Juin dernier , des Lettres - Patentes
, portant Privilége exclufif de vingt années ,
enregistrées au Parlement le deux du préfent
mois de Septembre , pour établir fur la Rivière
de Seine , au Port- à- l'Anglois , à huit cens toifes
au- deffus de la jonction de la Marne à la Seine ,
un ou plufieurs Bateaux propres à l'épurement &
filtration des eaux , qu'ils fe propofent de fournir
aux Habitans qui voudront en faire ufage pour
leur confommation de bouche . Ce projet , fi important
au bien de l'humanité & à la fanté des
Citoyens , va être inceffamment exécuté dans
toutes les vues.
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Résumé : « Le Roi a accordé aux sieurs de Montbruel & Ferrand, le deux Juin dernier, [...] »
Le Roi a accordé aux sieurs de Montbruel et Ferrand un privilège exclusif de vingt ans pour établir des bateaux d'épuration des eaux sur la Seine, au Port-à-l'Anglois. Les Lettres Patentes ont été enregistrées au Parlement le 2 septembre. Ce projet vise à fournir des eaux filtrées aux habitants pour leur consommation.
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7940
p. 212
« Le Sr Peronnet fait une Cire épilatoire pour dégarnir les sourcils qui sont [...] »
Début :
Le Sr Peronnet fait une Cire épilatoire pour dégarnir les sourcils qui sont [...]
Mots clefs :
Cire, Épilation, Sourcils, Bras, Mains
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texteReconnaissance textuelle : « Le Sr Peronnet fait une Cire épilatoire pour dégarnir les sourcils qui sont [...] »
Le Sr Peronnet fait une Cire ' épilatoire pour
dégarnir les fourc is qui font trop couverts , pour
dégarnir te front , les joues , les bras & les mains
qui font chargées de poil.
Il a établi fon Bureau chez le Sr Malivoire ,
Marchand Parfumeur , rue Bardubec , près la
rue S. Merry .
Le prix eft de 3 & 6 livres la douzaine.
Il donne la manière de s'en fervir par écrit.
dégarnir les fourc is qui font trop couverts , pour
dégarnir te front , les joues , les bras & les mains
qui font chargées de poil.
Il a établi fon Bureau chez le Sr Malivoire ,
Marchand Parfumeur , rue Bardubec , près la
rue S. Merry .
Le prix eft de 3 & 6 livres la douzaine.
Il donne la manière de s'en fervir par écrit.
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7941
p. 212
« Le Sr Savoye, Valet de Chambre de M. le Bailli de Fleury, donne avis au Public [...] »
Début :
Le Sr Savoye, Valet de Chambre de M. le Bailli de Fleury, donne avis au Public [...]
Mots clefs :
Malte, Eau de fleur d'Orange, Diabolo, Naples
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texteReconnaissance textuelle : « Le Sr Savoye, Valet de Chambre de M. le Bailli de Fleury, donne avis au Public [...] »
Le Sr Savoye , Valet de Chambre de M. le
Bailli de Fleury , donne avis au Public qu'il a
reçu de Malte de l'eau de fleur d'orange double
faite avec la fleur d'oranger bigarrade , ce qui
rend cette eau d'une très bonne qualité. Il la
vend 6 livres la bouteille de pinte . Il demeure
* rue de la Ville - l'Evêque , Fauxbourg S. Honoré ,
au 'No. 9.
Il vend auffi des Diabolo de Naples ,, à 3 liv.
l'once. On peut lui écrire par la petite Pofte ,
il fe charge de l'envoi.
Bailli de Fleury , donne avis au Public qu'il a
reçu de Malte de l'eau de fleur d'orange double
faite avec la fleur d'oranger bigarrade , ce qui
rend cette eau d'une très bonne qualité. Il la
vend 6 livres la bouteille de pinte . Il demeure
* rue de la Ville - l'Evêque , Fauxbourg S. Honoré ,
au 'No. 9.
Il vend auffi des Diabolo de Naples ,, à 3 liv.
l'once. On peut lui écrire par la petite Pofte ,
il fe charge de l'envoi.
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7942
p. 212
« Le Sr Roussel donne avis au Public qu'il a trouvé le véritable [...] »
Début :
Le Sr Roussel donne avis au Public qu'il a trouvé le véritable [...]
Mots clefs :
Topique, Pieds, Guérison
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texteReconnaissance textuelle : « Le Sr Roussel donne avis au Public qu'il a trouvé le véritable [...] »
Le Sr Rouffel donne avis au 'Public qu'il a
'trouvé le véritable Topique pour les cors des
pieds. Plufieurs perfonnes de diftinction ont été
guéries radicalement par l'Auteur,
Sa demeure eft rue Jean- de- l'Epine , chez M.
Dumont au Saint- Efprit ? , près de la Grêve.
'trouvé le véritable Topique pour les cors des
pieds. Plufieurs perfonnes de diftinction ont été
guéries radicalement par l'Auteur,
Sa demeure eft rue Jean- de- l'Epine , chez M.
Dumont au Saint- Efprit ? , près de la Grêve.
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7943
p. 212-214
« L'aîné, Marchand Potier d'étain, demeurant à Paris, rue S. Denis [...] »
Début :
L'aîné, Marchand Potier d'étain, demeurant à Paris, rue S. Denis [...]
Mots clefs :
Marchand, Étain, Cafetières, Café, Substance, Teinture
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texteReconnaissance textuelle : « L'aîné, Marchand Potier d'étain, demeurant à Paris, rue S. Denis [...] »
L'aîné , Marchand Potier d'étain , demeurant
à Paris , rue S. Denis , entre la Fontaine du Ponceau
& le grand Cerf , compofe un Etain de
Bis-Muth , & de Malaque , dont la qualité eft
auffi parfaite & auffi faine que celle de l'argent.
Les Médecins de Paris en ont fait plufieurs épreu-
& l'ont approuvé. Il fait , avec cette comves
•
OCTOBRE . 1763. 213
pofition , des Catteriéres , appellées Diligences ,
qui fervent à faire le Caffé par infufion .
Ces nouvelles Diligences font plus folides que
celles qui le font en Fer-blanc.; elles font exemp
tes de la rouille & de toutes les altérations auxquelles
le Fer- blanc eft fujet , & elles ne font
fufceptibles ni de mauvais goût ni de mauvaiſes .
odeurs.
L'expérience a appris que le Caffé en bouillane
per par l'évaporation , une partie de fes fucs
& de les efprits , & c'est par une économie de délicateffe
que tout le monde , après avoir été con
vaincu que le Café ait par infusion eft plus ,
clair , plus parfumé & plus agréable au goût
que celui qui eft fait par ébullition , s'eft mis aujour'hui
dans l'ufage de le faire préparer par infufion.
Le Sr l'Ainé , dans la vue d'être utile au
Public , s'eft appliqué à perfectionner les nouvelles
Diligences qu'il annonce. Elles font fabriquées
de façon qu'elles confervent toute la qualité ,
tous les efprits , & tout le parfum du Caffé & que
l'infufion qui s'y fait exprime fi parfaitement la
fubitance & même la teinture , que l'eau que
l'on feroit bouillir fur le marc après l'infuſion
n'en prendroit prèfque pas le goût , & ne teindroit
le linge que très-légèrement .
" •
Le Caffé que l'on fait par infuſion avec cess
nouvelles Diligences , n'en confomme pas une
plus grande quantité que celui qui le fait par.
ébullition , c'eft toujours une cuillerée comble pour .
chaque taffe , & à mesure égale le Caffé fait
par infufion eft plus fort que celui qui eft fair
par ébullition.
:
On peut facilement fatisfaire fa délicateffe &
fon goût. Ces nouvelles Diligences fervent auffi à
faire infuter le Thé , & toute autre chofe que
l'on voudra.
214 MERCURE
DE FRANCE.
Il en a été vendu une quantité confidérable pour
les ifles.
à Paris , rue S. Denis , entre la Fontaine du Ponceau
& le grand Cerf , compofe un Etain de
Bis-Muth , & de Malaque , dont la qualité eft
auffi parfaite & auffi faine que celle de l'argent.
Les Médecins de Paris en ont fait plufieurs épreu-
& l'ont approuvé. Il fait , avec cette comves
•
OCTOBRE . 1763. 213
pofition , des Catteriéres , appellées Diligences ,
qui fervent à faire le Caffé par infufion .
Ces nouvelles Diligences font plus folides que
celles qui le font en Fer-blanc.; elles font exemp
tes de la rouille & de toutes les altérations auxquelles
le Fer- blanc eft fujet , & elles ne font
fufceptibles ni de mauvais goût ni de mauvaiſes .
odeurs.
L'expérience a appris que le Caffé en bouillane
per par l'évaporation , une partie de fes fucs
& de les efprits , & c'est par une économie de délicateffe
que tout le monde , après avoir été con
vaincu que le Café ait par infusion eft plus ,
clair , plus parfumé & plus agréable au goût
que celui qui eft fait par ébullition , s'eft mis aujour'hui
dans l'ufage de le faire préparer par infufion.
Le Sr l'Ainé , dans la vue d'être utile au
Public , s'eft appliqué à perfectionner les nouvelles
Diligences qu'il annonce. Elles font fabriquées
de façon qu'elles confervent toute la qualité ,
tous les efprits , & tout le parfum du Caffé & que
l'infufion qui s'y fait exprime fi parfaitement la
fubitance & même la teinture , que l'eau que
l'on feroit bouillir fur le marc après l'infuſion
n'en prendroit prèfque pas le goût , & ne teindroit
le linge que très-légèrement .
" •
Le Caffé que l'on fait par infuſion avec cess
nouvelles Diligences , n'en confomme pas une
plus grande quantité que celui qui le fait par.
ébullition , c'eft toujours une cuillerée comble pour .
chaque taffe , & à mesure égale le Caffé fait
par infufion eft plus fort que celui qui eft fair
par ébullition.
:
On peut facilement fatisfaire fa délicateffe &
fon goût. Ces nouvelles Diligences fervent auffi à
faire infuter le Thé , & toute autre chofe que
l'on voudra.
214 MERCURE
DE FRANCE.
Il en a été vendu une quantité confidérable pour
les ifles.
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Résumé : « L'aîné, Marchand Potier d'étain, demeurant à Paris, rue S. Denis [...] »
Le document décrit un produit innovant conçu par Marchand Potier d'étain, résidant à Paris, rue Saint-Denis. Cet alliage, composé d'étain, de bismuth et de malachite, a été approuvé par les médecins de Paris pour sa qualité similaire à celle de l'argent. Marchand propose des 'Diligences', des ustensiles pour préparer le café par infusion. Ces Diligences sont plus solides et résistantes à la rouille que celles en fer-blanc. Elles conservent mieux les arômes et les saveurs du café, évitant ainsi la perte de substances volatiles lors de l'ébullition. Elles permettent également de préparer le thé et d'autres infusions. Le café préparé avec ces Diligences est plus fort et nécessite la même quantité de café que la méthode d'ébullition. Une quantité notable de ces Diligences a été vendue, notamment pour les îles.
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7944
p. 214
APPROBATION.
Début :
J'ai lu, par ordre de Monseigneur le Chancelier, le Mercure du premier volume [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
APPROBATION
.
J'ai lu , par ordre de Monſeigneur le Chancelier ,
le Mercure du premier volume d'Octobre 1763 ,
& je n'y ai rien trouvé qui puiffe en empêcher
l'impreffion. A Paris , ce 30 Septembre 1763 .
GUIROY.
.
J'ai lu , par ordre de Monſeigneur le Chancelier ,
le Mercure du premier volume d'Octobre 1763 ,
& je n'y ai rien trouvé qui puiffe en empêcher
l'impreffion. A Paris , ce 30 Septembre 1763 .
GUIROY.
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7945
p. 214
« L'Elixir connu sous le nom d'Huile de Vénus, du Sr de Sigogne, neveu du feu [...] »
Début :
L'Elixir connu sous le nom d'Huile de Vénus, du Sr de Sigogne, neveu du feu [...]
Mots clefs :
Élixir, Huile de Vénus
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « L'Elixir connu sous le nom d'Huile de Vénus, du Sr de Sigogne, neveu du feu [...] »
L'Elixir connu fous le nom d'Huile de Vénus ,
du. Sr de Sigogne , neveu du feu Sr de Sigogne,
Médecin des Cent-Suiffes du Roi , fe débite tou
jours avec fuccès , rue de Perpignan en la Cité.
du. Sr de Sigogne , neveu du feu Sr de Sigogne,
Médecin des Cent-Suiffes du Roi , fe débite tou
jours avec fuccès , rue de Perpignan en la Cité.
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7946
p. 214-216
TABLE DES ARTICLES.
Début :
Piéces Fugitives en Vers et en Prose. Article Premier. L'Anniversaire de M. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TABLE DES ARTICLES.
TABLE DES ARTICLES.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE,
ARTICLE PREMIER.
L'ANNIVERSAIRE de M. de Crébillon, Ode. Pag.s
EPIGRAMMES fur la Torche funébre & le
flambeau nuptial .
II
'AUTRE , fur une Vieille amoureuſe.
'AUTRE , à Iris.
IMITATION de Pétrone.
ALEXANDRE & Apelle , Apologue.
VERS fur le Portrait du Roi expofé au Sal-
- lon.
MÉMOIRE
fur Belle- iſle.
12
ibid.
13
14
IS
ibid.
EPITRE à Mlle Dangeville , fur fa retraite . 4
A M. Thomas.
28
OCTOBRE. 1763. 215
L'AMOUR Filial , Conte Moral.
VERS fur la convalefcence de M. le Préfident
Hénault.
VERS d'une Dame à ſon époux.
A mon Oncle M. de C...
CLEOMIR & Dalia , Nouvelle Gauloife.
ÉNIGMES.
LOGOGRYPHES.
CHANSON .
29
34
33
34
35
72 &73
74 & 78
75.
ART. II. NOUVELLES LITTÉRAIRES.
PolsIES facrées & Philofophiques , tirées des
Livres Saints , par M. le Franc de Pompignan.
Extrait.
ABREGE Chronologique de l'Hiftoire de
France de M. le Préfident Hénault,
€
LETTRE à l'Auteur du Mercure.
ANNONCES de Livres .
76
92
99
103 &fuiv,
ARTICLE III. SCIENCES ET BELLES- LETTRES.
ACADEMIES.
PRIX de Poefie pour l'Année M. DCC .
LXIV .
PRIX propofé par l'Académie des Sciences,
Belles - Lettres , & Arts de Lyon.
PROGRAMME de l'Académie des Belles- Lettres
de Marſeille.
PROGRAMME des Prix de l'Académie Royale
des Sciences , des Belles - Lettres & des
Arts de Rouen.
SUITE de la Lettre en réponſe de M , Bourgelat
à M. Boret,
RÉPONSE de M. Borel à M. Bourgelat.
RÉPONSE de M. Bourgelat à M. Borel.
III
IIA
•
113.
119
124
136
141
216 MERCURE DE FRANCE.
ART. IV . BEAUX - ARTS.
ARTS UTILES.
ABREGE des propriétés des Miroirs concaves
, des Loupes à eau , & autres Ouvra→
ges , &c
MÉDECINE.
REMARQUES fur le Traité de la Jurifprudence
de la Médecine en France ; pår
M. Verdier.
ARTS AGRÉABLES.
GRAVURE.
MUSIQUE.
SUITE de la Defcription des Tableaux expofés
au Sallon du Louvre.
ART. V. SPECTACLES,
ACADEMIE Royale de Mufique.
COMÉDIE Françoife.
COMÉDIE Italienne.
CONCERT Spirituel.
SUITE des Nouvelles Politiques du mois de
Septembre.
AVIS.
160
173
180
ibid.
182
193
194
198
201
ibid.
210
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE,
ARTICLE PREMIER.
L'ANNIVERSAIRE de M. de Crébillon, Ode. Pag.s
EPIGRAMMES fur la Torche funébre & le
flambeau nuptial .
II
'AUTRE , fur une Vieille amoureuſe.
'AUTRE , à Iris.
IMITATION de Pétrone.
ALEXANDRE & Apelle , Apologue.
VERS fur le Portrait du Roi expofé au Sal-
- lon.
MÉMOIRE
fur Belle- iſle.
12
ibid.
13
14
IS
ibid.
EPITRE à Mlle Dangeville , fur fa retraite . 4
A M. Thomas.
28
OCTOBRE. 1763. 215
L'AMOUR Filial , Conte Moral.
VERS fur la convalefcence de M. le Préfident
Hénault.
VERS d'une Dame à ſon époux.
A mon Oncle M. de C...
CLEOMIR & Dalia , Nouvelle Gauloife.
ÉNIGMES.
LOGOGRYPHES.
CHANSON .
29
34
33
34
35
72 &73
74 & 78
75.
ART. II. NOUVELLES LITTÉRAIRES.
PolsIES facrées & Philofophiques , tirées des
Livres Saints , par M. le Franc de Pompignan.
Extrait.
ABREGE Chronologique de l'Hiftoire de
France de M. le Préfident Hénault,
€
LETTRE à l'Auteur du Mercure.
ANNONCES de Livres .
76
92
99
103 &fuiv,
ARTICLE III. SCIENCES ET BELLES- LETTRES.
ACADEMIES.
PRIX de Poefie pour l'Année M. DCC .
LXIV .
PRIX propofé par l'Académie des Sciences,
Belles - Lettres , & Arts de Lyon.
PROGRAMME de l'Académie des Belles- Lettres
de Marſeille.
PROGRAMME des Prix de l'Académie Royale
des Sciences , des Belles - Lettres & des
Arts de Rouen.
SUITE de la Lettre en réponſe de M , Bourgelat
à M. Boret,
RÉPONSE de M. Borel à M. Bourgelat.
RÉPONSE de M. Bourgelat à M. Borel.
III
IIA
•
113.
119
124
136
141
216 MERCURE DE FRANCE.
ART. IV . BEAUX - ARTS.
ARTS UTILES.
ABREGE des propriétés des Miroirs concaves
, des Loupes à eau , & autres Ouvra→
ges , &c
MÉDECINE.
REMARQUES fur le Traité de la Jurifprudence
de la Médecine en France ; pår
M. Verdier.
ARTS AGRÉABLES.
GRAVURE.
MUSIQUE.
SUITE de la Defcription des Tableaux expofés
au Sallon du Louvre.
ART. V. SPECTACLES,
ACADEMIE Royale de Mufique.
COMÉDIE Françoife.
COMÉDIE Italienne.
CONCERT Spirituel.
SUITE des Nouvelles Politiques du mois de
Septembre.
AVIS.
160
173
180
ibid.
182
193
194
198
201
ibid.
210
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Résumé : TABLE DES ARTICLES.
Le document présente la table des articles du Mercure de France d'octobre 1763, structurée en cinq articles principaux. L'Article Premier liste des pièces fugitives en vers et en prose, incluant des odes, épigrammes, et contes moraux. Parmi les œuvres notables, on trouve 'L'Anniversaire de M. de Crébillon' et une épître à Mlle Dangeville. L'Article II traite des nouvelles littéraires, avec des extraits des Livres Saints par M. le Franc de Pompignan et un abrégé chronologique de l'histoire de France par M. le Président Hénault. L'Article III aborde les sciences et les belles-lettres, mentionnant les prix de poésie des académies de Lyon, Marseille, et Rouen, ainsi que des lettres échangées entre M. Bourgelat et M. Borel. L'Article IV est consacré aux beaux-arts et aux arts utiles, avec des abrégés sur les propriétés des miroirs concaves et des remarques sur la jurisprudence de la médecine en France par M. Verdier. Enfin, l'Article V couvre les spectacles, incluant les représentations de l'Académie Royale de Musique, de la Comédie Française, et des concerts spirituels, ainsi que des nouvelles politiques du mois de septembre.
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7947
p. 216
« De l'Imprimerie de Sebastien Jorry, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...] »
Début :
De l'Imprimerie de Sebastien Jorry, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « De l'Imprimerie de Sebastien Jorry, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...] »
De l'Imprimerie de SEBASTIEN JORRY ,
rue & vis-à-vis la Comédie Françoife .
rue & vis-à-vis la Comédie Françoife .
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7948
p. 3-4
AVERTISSEMENT.
Début :
LE Bureau du Mercure est chez M. LUTTON, Avocat, Greffier Commis [...]
Mots clefs :
Greffier, Commis, Libraires des provinces ou des pays étrangers, Format, Poste, Volume, Table
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVERTISSEMENT.
AVERTISSEMENT.
LE
Bureau du Mercure eft chez M.
LUTTON , Avocat , Greffier
Commis
au Greffe Civil du Parlement
Commis
au recouvrement
du Mercure , rue Sainte
Anne , Butte Saint Roch à côté du
Sellier du Roi.
2
C'est à lui que l'on prie d'adreſſer ,
francs de port , les paquets & lettres
pour remettre , quant à la partie littéraire
, à M. DE LA PLACE , Auteur
du Mercure.
Le prix de chaque volume eft de 36
fols , mais l'on ne payera d'avance , en
s'abonnant , que 24 livres pour feize volumes
, à raifon de 30 fols piece.
Les perfonnes de province aufquelles
on enverra le Mercure par la pofte
payeront pour feize volumes 32 livres
d'avance en s'abonnant , & elles les recevront
francs de port.
Celles qui auront des occafions pour
le faire venir , ou qui prendront les frais
du port fur leur compte , ne payeront
comme à Paris , qu'à raison de 30 fols
parvolum, c'est-à - dire 24 livres d'avance,
en s'abonnant pour feize volumes,
Les Libraires des provinces ou des
A ij
pays étrangers , qui voudront faire venir
le Mercure , écriront à l'adreſſe cideffus.
On fupplie les perfonnes des provinces
d'envoyer par la pofte , en payanı
le droit , leurs ordres , afin que le payement
en foit fait d'avance au Bureau.
Les paquets qui neferont pas affran
chis , refteront au rebut.
On prie les perfonnes qui envoyent
des Livres , Eftampes & Mufique à an
noncer , d'en marquer le prix,
Le Nouveau Choix de Pièces tirées
des Mercures & autres Journaux , par
M. DE LA PLACE , fe trouve auffi au
Bureau du Mercure. Le format , le nombre
de volumes & les conditions font
les mêmes pour une année. Il y en a jufqu'à
préfent quatre-vingt-dix- huit volumes.
Une Table générale , rangée par
ordre des Matières , fe trouve à la fin du
foixante- douziéme.
LE
Bureau du Mercure eft chez M.
LUTTON , Avocat , Greffier
Commis
au Greffe Civil du Parlement
Commis
au recouvrement
du Mercure , rue Sainte
Anne , Butte Saint Roch à côté du
Sellier du Roi.
2
C'est à lui que l'on prie d'adreſſer ,
francs de port , les paquets & lettres
pour remettre , quant à la partie littéraire
, à M. DE LA PLACE , Auteur
du Mercure.
Le prix de chaque volume eft de 36
fols , mais l'on ne payera d'avance , en
s'abonnant , que 24 livres pour feize volumes
, à raifon de 30 fols piece.
Les perfonnes de province aufquelles
on enverra le Mercure par la pofte
payeront pour feize volumes 32 livres
d'avance en s'abonnant , & elles les recevront
francs de port.
Celles qui auront des occafions pour
le faire venir , ou qui prendront les frais
du port fur leur compte , ne payeront
comme à Paris , qu'à raison de 30 fols
parvolum, c'est-à - dire 24 livres d'avance,
en s'abonnant pour feize volumes,
Les Libraires des provinces ou des
A ij
pays étrangers , qui voudront faire venir
le Mercure , écriront à l'adreſſe cideffus.
On fupplie les perfonnes des provinces
d'envoyer par la pofte , en payanı
le droit , leurs ordres , afin que le payement
en foit fait d'avance au Bureau.
Les paquets qui neferont pas affran
chis , refteront au rebut.
On prie les perfonnes qui envoyent
des Livres , Eftampes & Mufique à an
noncer , d'en marquer le prix,
Le Nouveau Choix de Pièces tirées
des Mercures & autres Journaux , par
M. DE LA PLACE , fe trouve auffi au
Bureau du Mercure. Le format , le nombre
de volumes & les conditions font
les mêmes pour une année. Il y en a jufqu'à
préfent quatre-vingt-dix- huit volumes.
Une Table générale , rangée par
ordre des Matières , fe trouve à la fin du
foixante- douziéme.
Fermer
7949
p. 182-209
SUITE de la Description des Tableaux exposés au Sallon du Louvre.
Début :
LES fruits heureux de l'émulation qui anime nos jeunes Maîtres, sont très sensibles [...]
Mots clefs :
Tableaux, Peintre, Ouvrages, Effets, Auteur, Parties
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texteReconnaissance textuelle : SUITE de la Description des Tableaux exposés au Sallon du Louvre.
SUITE de la Defcription des Tableaux
expofés au Sallon du Louvre.
M. DE LA GRENÉE.
LES fruits heureux de l'émulation qui
anime nos jeunes Maîtres, font très -fenfibles
dans les Tableaux de M. de la
Grenée. Nous defirerions pouvoir en
donner aux Lecteurs une idée qui répondît
à ce qu'ils méritent , & à la fatisfaction
qu'ils donnent aux Connoiffeurs
. Nous croyons devoir une attention
particulière à deux Tableaux , de
même grandeur , de ce Peintre ; ils font
du nombre de ceux qui arrêtent le
OCTOBRE. 1763 . 183
plus de regards & qui réuniffent le plus
de fuffrages . L'un repréfente Sufanne
furprife aux bains par les deuxVieillards ,
& l'autre la jeune Aurore quittant la
couche du vieux Titon.
On ne pouvoit donner plus d'expre¹-
fion & une expreffion plus jufte , plus
convenable & plus caractériſtique, que
celle de la tête de Sufanne dans le premier
de ces Tableaux . On y voit le fentiment
de la furpriſe & de l'indignation ;
on peut y remarquer même un principe
d'honnêteté fupérieur à l'habitude fervile
des préjugés. Le deffein de cette
Figure eft de la meilleure manière &
d'une grande intelligence. Les Vieil
lards forment , comme on l'imagine
bien , un contrafte marqué avec la Sufanne
, & le tout eft d'un bel accord de
couleurs .
Le Tableau de l'Aurore eft encore
plus piquant & a quelque chofe de plus
fort que le précédent , non feulement,
dans les expreffions , mais encore dans
le coloris. Il eft fàcheux que l'Auteur.
ait été probablement contraint , par
une dimenfion donnée , de reftraindre
fa fcène dans un espace trop petit pour
l'étendue de fon action , pour le nombre
& pour les proportions des Perfons
nages.
184 MERCURE DE FRANCE .
On remarque encore avec plaifir
du même Auteur un Tableau de forme
ovale , que l'on a intitulé la douce Captivité
, dans lequel eft repréfenté le Bufte
d'une jeune Femme careffant un Pigeon
qu'elle tient entre fes mains . On
ne tariroit pas d'éloges fur un petit
Tableau d'une Vierge careffant l'Enfant
Jefus , fi l'on vouloit en détailler
toutes les fineffes de pinceau , de deffein
, de couleur & de compofition . Une
autre Vierge qui prépare des alimens à
fon divin Enfant , eft digne auffi de
beaucoup d'obſervations favorables. On
pourroit en dire autant de plufieurs deffeins
du même Auteur qu'il a cru devoir
expofer , & dont nous ne donnerons
pas le détail par les motifs dont
nous avons ci- devant fait mention .
M. DESHAY S.
S'il étoit permis dans un Ouvrage de
critique de fe fervir d'expreffions ou de
figures poetiques, nous dirions avec beau
coup de jufteffe , en parlant de M. Deshays
, que nous allons célébrer le Soleil
levant de l'Ecole Françoife . Ce que
l'on a vu précédemment de ce jeune,
Peintre , pouvoit être en effet confidéré
comme les premiers rayons de la gloire
OCTOBRE. 1763 . 184
dont il eft couronné à cette expofition..
C'est d'après l'admiration univerfelle du
Public , & l'on peut dire avec confiance
, d'après le fuffrage de fes plus
célébres Rivaux , qu'en lui donnant cet
éloge , nous ne faifons que marquer la
Place qu'ils lui ont affignée eux - mêmes
dans les premiers rangs de Peintres d'Hi
ftoire du plus grand genre.
(i) Le premier des Tableaux de M. Des
hays non feulement parla grandeur de fa
forme, mais par celle de la compofition
& de l'effet , offre l'augufte & myſtérieux
fpectacle du chafte mariage de la
Sainte Vierge avec Saint Jofeph. C'eft
plus qu'en Poëte , c'eft en Prophéte infpiré
que le Peintre a traité ce Sujet , fi
fimple en apparence
, & devenu fi noble
par l'élévation de fon génie. Un Grand-
Prêtre de la Loi de Moyfe eft debout &
tourné vers les Saints Époux , fur une
Eſtrade en avant d'un Autel ou d'une
Table , couverte de nappes de lin. Il a
les bras étendus , & le regard dirigé
vers une Gloire qui l'illumine. Rien de
plus expreffif & de plus divin que le
caractère de cette Tête , où fans effort
d'imagination , on lit les grands Myſté-
( i ) Ce Tableau a 19 pieds de haut fur 12
pieds de large.
186 MERCURE DE FRANCE.
,
res que Dieu révéle en ce moment à
fon Pontife. Il femble voir & fuivre dans
le Ciel l'ordre des merveilles que l'éter-.
nelle Providence doit opérer dans la jeune
époufe que l'on bénit . Ce n'eft point par
éxagération forcée dans le jeu des traits,
que le Peintre a donné ce fublime caractère
à la tête du Grand - Prêtre. Il a ,
pour ainfi dire imprimé , avec la plus
vive chaleur dans cet enthouſiaſme
divin , & la Majefté du Dieu qui inſpire ,
& la dignité du Ministère facré qu'éxerce
le Pontife. Autant d'intelligence
caractériſe la Figure de la Sainte Vierge.
qui reçoit aux pieds de ce Grand - Pretre
l'Anneau conjugal des mains de Saint
Jofeph. C'est tout un autre genre de
caractère , mais c'eſt la même juſteſſe
& le même fublime. Une candeur célefte
éclaire , embellit , & rend encore
plus touchante , la beauté fimple &
en même-temps très- noble ? que le
Peintre a donnée à la tête de la Vierge.
Cette grande & majeftueufe fimplicité
eft prononcée d'une manière fenfible ,
non-feulement fur la tête , mais encore
fur toutes les parties de cette belle Figure.
Le Saint Joseph a la jufte expreffion
qui lui convient & dans un genre
analogue à la grande idée que le Pein-
>
OCTOBRE. 1763. 187
tre a conçue & très -bien rendue de ce
faint Hyménée . Deux jeunes Lévites
rempliffent leurs fonctions aux pieds de
l'Autel , dans un des angles inférieurs du
Tableau.
Si le Peintre a excèllé dans l'invention
& dans ce que nous appellons la compofition
poëtique de fon Sujet , il ne
mérite pas moins d'admiration dans l'exécution
pittorefque. On doit lui pardonner
de s'être permis un peu de licence
contre l'auftère vérité du Coftume à
l'égard des vêtemens du Grand- Prêtre,
en faveur du grand & magnifique effet,
qui en réfulte. On ne peut rien voir de
mieux entendu que le jet des draperies
du fur - vêtement de ce Prêtre . L'enthoufiafime
femble y régner autant
que dans le caractère de la tête ; mais
toujours avec une fagcffe & une juſteſſe
de goût que nous ne pouvons trop louer.
Le moelleux & la force qui caractériſent
éminemment le pinceau de l'Auteur fe
font spécialement remarquer dans ce
Tableau , le choix & l'effet des étoffes ,
y font également admirables . Le fage enfemble
par lequel le Peintre a , comme
nous l'avons dit plus haut , défigné la
divine vocation de la Vierge , eft encore
, fi l'on peut dire , completté p
188 MERCURE DE FRANCE.
,
le genre & l'exécution des belles dra-`
peries de cette Figure . Leur noble fimplicité
, l'entente & la fobriété des plis
y font parfaitement analogues , & le
font fans froideur , fans féchereffe , &
fur-tout fans cette roideur fi difficile à
éviter , lorfque l'on pratique cette forte
de manière de draper. La magie du clair
obfcur & de l'effet du coloris , a été
pratiquée , à ce qu'il nous femble , avec
un fuccès étonnant dans tout ce Tableau;
nous l'avons particuliérement remarquée
fur les deux jeunes Lévites tous deux
vêtus de lin , poftés très- près l'un de l'au-'
tre , & joignant les linges qui couvrent
l'Autel. L'art des effets , dans tous ces
mêmes blancs , eft fi heureuſement employé
, que les objets & chaque partie
des objets , font d'une diftinction
fenfible , en même temps de la plus
grande vérité , & d'une grande perfection
d'accord avec les autres objets ,
dans l'enſemble du Tableau , duquel un'
des grands mérites eft la beauté de l'har
monie générale . Cette maffe que forment
les jeunes Lévites, produit encore , relativement
à d'autres effets , un avantage qui
ne nous a pas échappé . Comme elle eſt
pofée dans l'angle inférieur du Tableau
qui répond à l'angle fupérieur où eft la
-
OCTOBRE . 1763 . 189
Gloire , elle contribue admirablement
à étendre & à élargir le grand effet de
lumière qui frappe fur la partie dominante
de toute cette grande & riche compofition.
Nous aurions à faire remarquer l'éclat
de cette Gloire , les rapports ingénieux
& agréables d'effet des acceffoires avec
les parties principales , jufques dans
les fleurs dont font janchés les gradins
de l'Autel & le pavé du Temple :
mais nous ferions peut-être prolixes
fans être pour cela affez exacts . Il eft
des objets pour lefquels toute defcription
eft infuffifante : ce beau Tableau
eft de ce nombre . Qu'il nous foit permis
, avant de finir , d'adreffer un rcproche
bien fondé à notre Capitale , fur
ce qu'elle abandonne en quelque forte
, aux Temples des Provinces , des morceaux
de diftinction , tels que celui- ci
& d'autres que l'on pourroit citer , qui
devroient refter dans fon fein pour fervir
de monamens à fa fplendeur & à
la gloire de nos Arts. Il eft plus que fin
gulier que ceux auxquels eft confié l'ertretien
des Temples , faffent en Provin
ce plus d'efforts de dépenfes pour enlever
à la Capitale des productions de
prix , que l'on ne daigne en faire
les y conferver.
pour
90 MERCURE DE FRANCE.
!
>
Une Scène plus forte que la précédente
& d'un genre différent , a exercé
le pinceau de M. Deshays dans
beaucoup moins d'efpace fur la toile
mais avec autant d'étendue de génie ;
c'eft la Réfurrection du Lazare. ( k )
Le Peintre a fait plus appercevoir &
plus fentir le Dieu que l'Homme dans
le caractère de la Figure de Jefus Chrift.
Les différens mouvemens de furpriſe
de terreur & d'admiration , font ingénieufement
variés & parfaitement
prononcés fur les vifages des trois Apôtres
qui regardent fortir le Mort de fon
tombeau . Ce dernier eft frappant de
terreur, il est élevé à mi- corps dans une
efpéce de foffe , dont on a relevé les
terres & la pierre qui la couvroient.
Il est encore dans les linceuls de la mort
d'où il femble faire effort pour dégager
fes mains , ferrées dans des bandelettes
, afin de les élever vers fon Sauveur
. Rien de mieux penfé, dans ce Tableau
, que la différence dont font affectées
deux Femmes témoins du Miracle ;
T'une eft toute entière encore à l'étonnement
& à la confidération terrible de
l'événement , tandis que l'autre , profter-
( k ) Ce Tableau ne fe trouve point dans le
Livre du Sallon.
OCTOBRE . 1763. 19L
, née la face contre terre adore dans
fon âme la Divinité qui opére. Le fite ,
le ton de couleur , la fierté du deffein
quoique dans des Figures de petites proportions
, tout eft relatif , tout eft adapté
à la nature du Sujet. Nous ne pouvons
mieux nous expliquer à l'égard
de cet Ouvrage , que d'après les plus
illuftres Confrères de fon Auteur , qui
l'ont comparé aux plus belles productions
de la Foffe .
Dans le Tableau intitulé : la Chafteré
de Jofeph , ce Peintre , différent de luimême
, toujours égal & quelquefois fupérieur
aux plus grands modèles de
chaque genre , a rendu , peut - être
jufqu'au danger de la féduction , ( mais
fans indécence ) des beautés que l'ufage
voile à nos yeux . La femme de Putiphar
eft repréſentée s'élançant du lit
où elle vouloit faire entrer le chafte
Jofeph qu'elle retient encore par fes vêtemens.
Le crime & la frayeur d'une
paffion trompée dans fon efpoir , font vivement
exprimés dans les yeux & fur le
vifage de cettte coupable femme . Ce que
le linge dont elle eft couverte laiffe voir
du reste de la figure a tous les charmes ,
auxquels peut atteindre l'imitation de la
nature. Il y a des paffages de demi-teintes
192 MERCURE DE FRANCE.
dans les parties nues , & un artifice de
coloris qui produifent toutes les rondeurs
& tous les autres beaux effets du
relief naturel . Le Peintre a donné un
caractère de beauté un peu mále , mais
agréable , à fon Jofeph . L'expreffion du
fentiment de cette Figure eft délicate &
difficile à rendre , à caufe du contrafte
de la vertu qu'elle doit exprimer , avec
la perverfité trop commune dans nos
moeurs. Il nous a paru cependant de la
nobleffe dans l'air de priere & d'invocation
, avec lequel Jofeph demande au
Ciel des fecours pour lui - même contre
la féduction des fens , ou reclame la
Juftice Divine contre l'entrepriſe hardie
de la belle Criminelle.
Ce qui nous refte à dire fur ce Tableau
, c'eft qu'outre les beautés de
deffein , dont nous ne devons plus parler
, parce qu'elles font généralement
connues dans tous les Ouvrages de M.
Deshays ; fon pinceau eft comparable
pour la fraîcheur
, pour le fuave , pour
la jufteffe des effets & la richeffe des étoffes
, à ce que l'on connoît de plus beau
en ce genre des grands Maîtres d'Italie
& de nos meilleurs Coloriftes François.
(1)
( 1) Ce Tableau a 4 pieds 6 pouces fur s pieds
pouces. Nous
OCTOBRE. 1763. 193
Nous avons vu du même Peintre
un Tableau de Vierge d'un très - beau
caractère. (m) Deux autres Têtes : l'une
d'un vieillard , l'autre d'une jeune
Femme qui range avec fon éventail la
.coëffe d'un mantelet dont elle eft enveloppée
, nous ont paru , chacune dans
leur genre , mériter l'attention des Connoiffeurs.
La première a les grandes parties
de la Peinture utiles à l'étude de
cet Art , la feconde eft auffi piquante par
l'invention & le tour d'action , que par
la fraîcheur & par l'effet de la lumière.
Le foin laborieux d'étendre fes talens,
& fur-tout d'en foumettre les productions
au jugement du Public , eft remarqué
à ces expofitions , où M. Deshays
ne ceffe d'en recueillir le fruit. On
fe plaît à voir encore dans celle - ci des
Marches , des Caravanes & des Payfages
garnis d'animaux , par ce même Peintre
; nous avons entendus tous les meilleurs
Connoiffeurs & les plus habiles Artiftes
, fe réunir à comparer ces fortes de
Tableaux aux Ouvrages fi célèbres du
Bénédette. On y reconnoît la même délicateffe
de touche , la même élégance de
deffein , & les mêmes beautés de co-
-loris.
(m) Deux pieds 6 pouces , fur 2 pieds .
II. Vol. I
194 MERCURE DE FRANCE .
Nous avons eu déjà occafion de remarquer
dans ce Peintre un des plus
grands mérites qu'on puiffe avoir en
Poefie comme en Peinture ; c'eft de
prendre le ftyle exactement propre à
chaque Sujet qu'on traite. Nos Obfervations
fur les Ouvrages qu'il vient d'expofer
confirment plus que jamais cet
éloge. M. Deshays ne paroît en effet
avoir aucune manière affectée : c'eft le
Peintre de tous les genres , & il feroit
difficile de déterminer celui dans lequel
il excelle le plus . Son célèbre beau- père
a été nommé le Fontenelle de la Peinture;
nous ofons prédire que le gendre
en fera nommé le Voltaire.
M. AMEDÉE VANLOQ .
2
Toujours heureux dans la Peinture
le grand nom de Vanloo eft fort bien
foutenu cette année par M. Amédée,
On apperçoit avec fatisfaction l'avantage
qu'il a retiré de fa réfidence en
France , qui le rapproche d'une famille ,
où il trouve des modéles fi utiles : on
en voit particulièrement le fruit dans
deux Tableaux , dont l'un repréfente
une Prédication de S. Dominique devant
un Souverain Pontife , & l'autre S. Thomas
d'Aquin', compofant fes Ouvrages
OCTOBRE. 1763. 195
鬱
#
fous l'infpiration du Saint-Efprit . Il y a
dans ces deux Tableaux des beautés de
compofition & de coloris , qui peuvent
faire honneur aux talens de ce Peintre ,
& qui marquent fenfiblement d'heureux
progrès. Nous avons été embarraffés
dans l'un de ces deux Tableaux à nous
rendre raifon de quelques lumières qui
paroiffent fe croifer , comme fi elles partoient
de points oppofés. Peut - être l'Auteur
a-t-il eu pour cela des motifs dont
il est plus en état de rendre compte que
nous ; peut- être auffi nos yeux ont - ils
été trompés dans cette obfervation.
On a expofé encore de ce Peintre
deux Tableaux repréfentans des Jeux
d'enfans , & un autre l'Enfant Jéfus ,
avec un Ange qui lui montre les Attributs
de la Paffion ; Ouvrage dont le
Sujet a fans doute été exigé , & auquel
a été affujettie l'exécution.
M. CHALL E.
, & Plufieurs Tableaux d'Hiftoire
d'affez grande forme par M. Challe, prouvent
que cet Artifte travaille tonjours
avec application fur des bons principes
& dans un genre que l'on doit encoùrager.
La mort d'Hercule , Milon de
Crotone , Efther évanouie aux pieds
I ij
196 MERCURE DE FRANCE .
d'Affuerus , & une Vénus endormie .
font les Sujets qu'a traités M. Challe
dans ces Tableaux . On voit encore de
lui , quatre Deffeins d'Architecture , repréfentant
d'anciens Monumens dans
lefquels les Curieux d'antiquités trouvent
dequoi fatisfaire leur goût.
M. CHARDIN ,
C'eft avec d'autant plus de plaifir que
nous allons parler de Tableaux de fruits
& autres objets du genre de M. Chardin
, que cet illuftre Artiſte ſemble , dans
l'expofition de cette année , avoir renouvellé
toute la force de fon talent. On ne
peut voir d'effet plus piquant , plus vrai ,
plus naturel , & de touche plus fçavante
& plus artificieufe que ce que préfentent
en général les petits Ouvrages dont il
a orné le Sallon , & entr'autres un Déjeuné
qui eft la nature même des objets
qu'il a imités , & qui font offerts aux
yeux fous l'afpe& le plus attrayant.
On reconnoît & l'on doit avouer que
ce grand Peintre eft encore le Maître &
le modéle du genre qu'il a pour ainfi
dire créé. Indépendamment de ce que
M. Chardin a contribué par l'agrément de
Les Ouvrages à la décoration du Sallon
on lui doit encore un jufte tribut d'é-
?
OCTOBRE . 1763 . 197
1
loges pour l'ordre qu'il a été chargé de
mettre dans la difpofition de tant de
chefs-d'oeuvres divers. On eft convenu
généralement au premier coup - d'oeil ,
comme après un examen plus recherché ,
que jamais on n'avoit diſtribué avec
plus d'intelligence les différentes parties
de cette riche Collection , tant pour la
beauté de l'enfemble , que pour l'avan
tage particulier de chacun des morceaux
qui la compofent.
M. DE LA TOUR.
་
Les fuffrages du Public font toujours
les mêmes fur les productions du célébre
M. de la Tour. Parmi un grand
nombre de Portraits qu'il a préfentés
cette année , on y diftingue ceux de
Monfeigneur le Dauphin & de Madame
la Dauphine , ainfi que ceux de Monfeigneur
le Duc de Berry , de Monfei
gneur le Comte de Provence , du Prince
Clément , & de la Princeffe Chriftine de
Saxe. Il eft difficile d'exprimer avec quel
plaifir tout le monde eft frappé de l'étonnante
vérité des Portraits de M. le
Moine , Sculpteur du Roi , & d'un Eccléfiaftique
connu du Public , & très-confidéré
dans la Magiftrature .
I iij
198 MERCURE DE FRANCE.
M. FRANCISQUE MILLET.
M. BOIZO T.
Il y a dans deux Payfages de M.
Millet , & dans plufieurs Tableaux de
M. Boizot , des chofes qui peuvent faire
honneur à ces deux Académiciens , &
où les Connoiffeurs retrouvent toujours
quelques effets des bons principes de
notre École Francoife.
M. VENE VAULT.
-
Les Amateurs de la Miniature ,
genre dans lequel M. Vénevault s'eft
à jufte titre acquis une grande réputatation
, ont lieu d'être fatisfaits des ouvrages
de cet Artifte. Le Portrait
étant l'objet le plus ordinaire de la Miniature
, ces fortes d'ouvrages n'intéreſfent
le plus fouvent que relativement à
la connoiffance qu'on a de ceux qui y
font repréſentés . M. Vénevault a attiré
la curiofité de tout le monde , fur une
compofition dans laquelle on voit un
homme connu dans la Littérature , qui
fous fon habit ordinaire d'Abbé, fait une
lecture à une jolie Femme fa parente. Le
contrafte des deux phyfionomies , &
le mérite de l'expreffion caractéristique
ont fait chercher ce Morceau , parmi
OCTOBRE 1763. 199
les grandes & férieufes beautés qui frappent
les regards , & on l'a vu avec le
même plaifir qu'une petite Piéce agréable
après la repréfentation des grands
Drames héroïques.
M. BACHELIER.
M. Bachelier a donné des preuves de
l'étude particulière qu'il fait depuis quelques
années dans le grand genre d'Hif
toire , & des fuccès qu'il peut fe promettre
d'y obtenir ; par l'expofition d'un
Tableau qui repréfente Caïn venant de
tuer fon frere Abel : il a pris ce Sujet
dans le Poëme de M, Gefner. C'eft auffi
dans cette fource qu'il a puifé les Sujets
de plufieurs Efquifles en grifaille , dans
lefquelles on trouve généralement autant
de force de génie que d'exécution .
Ces derniers morceaux font fingulièrement
honneur aux talens de l'Artifte .
Nous n'entrerons pas en un plus grand
détail fur les beautés remarquables de
fes Ouvrages , pour éviter la prolixité
& les répétitions. Les bornes de cet
écrit nous empêchent auffi de détailler
des peintures allégoriques du même Auteur
fur l'Europe fçavante , le Pacte de
famille , & c.
I iv
200 MERCURE DE FRANCE.
M. PERRONNEAU.
Plufieurs Portraits en paftel , par M.
Perronneau , font vus avec fatisfaction ,
tant pour les vérités de reffemblance que
pour d'autres parties qui méritent l'attention
des Connoiffeurs.
M. VERNET .
Nous n'avons point d'expreffions , &
il feroit difficile d'en trouver pour rendie
toute l'admiration qu'on a donnée
aux Ouvrages expofés par M. Vernet
& pour en célébrer le rare mérite . Ils
confiftent, 1 ° . en deux grands Tableaux,
l'un repréfentant le Port de Rochefort ,
& l'autre celui de la Rochelle . Dans l'un
& dans l'autre fe trouve réuni tout ce
qu'a jamais produit & tout ce que pourra
produire le preftige de la Peinture . L'ingratitude
des Fabriques répétées & pour
ainfi dire rimées , qui fe trouvent dans.
ces Ports , eft fi ingénieufement fauvée
par l'artificieux emploi des lumières
qu'elles deviennent des beautés auxquelles
on ne peut fe refufer , & d'où
les regards ont peine à s'arracher . Chaque
objet particulier eft d'une fi éxacte
vérité , que ce n'eft point l'imitation
mais la nature même qui nous y attache ;
OCTOBRE. 1763. 201
& l'enſemble de ces objets eft fi artif
tement fondu , fi bien lié par l'art du
Peintre , que rien ne heurte la vue , &
que tout fatisfait également celle du
Connoiffeur comme celle du Vulgaire.
Le fpectateur diftingue chaque partie
de ces admirables compofitions ; il marche
dans les chemins qui y font tracés ;
il est prêt d'aller à bord avec les Marelots
; il parcourt les Atteliers , voit les
différentes manoeuvres , il converfe avec
les perfonnages dont les Figures , ingénieufement
grouppées , donnent de la
vie & du mouvement à ces chefs- d'oeuvre
de l'Art. ( n )
Quatre autres Tableaux du même
Auteur , repréfentant les quatre Parties
du Jour , (o) enrichiffent encore le Sallon .
Nous fommes réduits à la répétition des
mêmes éloges , que nous defirerions pouvoir
rendre encore plus forts , pour qu'ils
fuffent moins éloignés du mérite réel
de toutes ces productions. On admire
dans ces Tableaux comme dans les
premiers , la jufte expreffion dans les
(n) Ces Tableaux appartiennent au Roi , &
font de la fuite des Ports de France , & exécutés
par M. Vernet.
(o ) Ces Tableaux appartiennent à Monfeigneur.
le Dauphin,
I v
202 MERCURE DE FRANCE .
;
effets de chacun des différens points
du jour la parfaite analogie des tein
tes avec le ton vrai de la Nature
dans les diverfes manières dont les objets
font éclairés , & fur- tout la fublime
intelligence de la perfpective aërienne ,
que ce grand Maître poffede au moins
auffi parfaitement que Claude le Lorrain ,
en y joignant des avantages que peutêtre
n'ont pas les Ouvrages de cet illuf
tre Payfagifte. Ces quatre Tableaux ont.
un égal degré de perfection ; mais au
gré de quelques Curieux , celui qui repréfente
la Nuit , paroît le plus piquant ,
par la parfaite imitation des effets d'un
clair de Lune fur tous les objets , &
particulièrement fur les eaux.
Il y a encore plufieurs autres Ouvravrages
de ce grand Peintre qui méritent
l'attention & les fuffrages des Connoiffeurs
; dans le nombre de ces Tableaux
on remarque un Payfage , dont
le Sujet eft la Bergère des Alpes , &
deux Marines d'imagination. (p )
M. ROSLI N.
Les talens de M. Roflin pour le Portrait
, fi connus & déjà fi eftimés , pa-
(p ) Ces deux derniers Tableaux font du Cabi
net de Madame de Pompadour.
OCTOBRE. 1763. 203
toiffent être parvenus à la fupériorité
dans beaucoup de parties ; telles font
les vérités d'effet , la perfection & le
fini des détails , ainfi que l'heureux agencement
des draperies & des étoffes ; à
quoi il joint éminemment le plus beau
faire dans les têtes , les plus fidelles &
en même-temps les plus avantageufes
reffemblances ; la correction du Deffein ,
l'harmonie & enfin toutes les grandes parties
de la Peinture ; c'eft ce qu'on remarque
particulièrement dans les Portraits
de M. le Duc de Praflin , de M. le Baron
de Scheffer , d'un Abbé de Clairvault
, ainfi que dans celui de Madame
la Comteffe d'Egmont & de M. le Comte
de Kernicheuw en habit de Cérémonie
de l'Ordre de S. André de Ruffie. On
admire avec furprife , fingulièrement
dans ce dernier Portrait , la jufteffe &
l'éclat de l'imitation des étoffes très - riches
en or & en argent qui forment
l'habillement.
M. VALADE. M. DESPORTES.
Le premier de ces deux Peintres a
expofé différens Portraits en paſtel , dans
lefquels on trouve beaucoup de reffemblance
; un entr'autres qui repréfente
M. Loriot , Ingénieur méchanicien , mé-
I vj
204 MERCURE DE FRANCE.
rite l'attention particulière des Amateurs
du paſtel , en ce qu'une moitié feulement
de ce Tableau , eft fixée par le
fecret qu'a découvert M. Loriot , & que
l'onn'apperçoit aucune différence ni altération
entre la partie fixée & celle qui
ne l'eft pas. On voit quatre Tableaux
de Fruits de M. Desportes.
MADA ME VIEN.
Les charmans Ouvrages de cette Académicienne
continuent de juftifier la
rare diftinction dont elle a été honorée
par fon admiffion dans l'Académie ;
avantage qui lui feroit uniquement propre
fans l'exemple de la fameufe Demoifelle
Rofa- Alba.
M. DE MA CHY .
On ne peut donner trop d'éloges aux
Sujets que nous avons vus de M. de
Machy dans le genre d'Architecture . Ils
confiftent 1 ° . dans la repréfentation de
l'intérieur de l'Eglife projettée pour la
Paroiffe de la Magdeleine ( q ) ; ce Tableau
donne & remplit très- bien l'idée
d'un beau Temple avec de grands effets ,
( 4 ) Tableau de trois pieds quatre pouces de
large fur un pied neuf pouces de haut.
OCTOBRE. 1763. 205
très-juftes & d'un riche afpect. 2°. Le
deffous du Périftile du Louvre du côté
de la rue Fromenteau , éclairé par une
lampe. On a lieu de louer , & même
d'admirer , dans ce Tableau , & le génie
de l'invention & la vérité piquante
d'un effet fi avantageux , qu'il embellit
le local repréfenté , de manière que
ceux qui le voyent tous les jours
font furpris de la beauté qu'ils n'y
avoient pas apperçue . 3° . Deux Ta
bleaux , à gouaffe , repréfentans les ruines
de la Foire S. Germain occafionnées
par l'Incendie ; l'effet de ce fpectacle
eft vivement & fidélement exprimé . 4º.
Un autre Tableau , dont le Sujet , trèsintéreffant
de foi-même, eft rappellé avec
la plus grande vérité. C'est l'inſtant de
la Pofe de la Statue Equeftre du Roi ,
dans la nouvelle Place , lorfqu'après
l'avoir enlevée , on la defcend fur fon
Piédeftal. La plus jolie compofition , les
meilleurs effets & le goût le plus jufte
dans le genre , diftinguent ce Morceau.
On y voit , on y retrouve la multitude
qui rempliffoit la place , on croiroit en
entendre le bruit. M. de Machy nous a
encore expofé des Tableaux de Ruines
dans lefquels on reconnoît toujours les
talens qui conftituent la réputation de
cet Artiſte.
266 MERCURE DE FRANCE.
M. DROUA IS le fils.
Le pinceau de M. Drouais le fils a
rempli l'attente du Public & par le nombre
& par l'agrément de fes productions.
On fçait avec quels applaudiffemens
elles ont été vues aux précédentes
expofitions & dès le premier moment
même que cet Auteur a paru
fur
la Scène du Sallon, Théâtre auffi avanta
geux au vrai mérite des talens que dangereux
pour la médiocrité . Ceux de cePeintre
non-feulement en foutiennen toujours
l'épreuve avec honneur , mais ils y
acquiérentde nouveauxfuffrages à chaque
nouvelle repréſentation : car nous croions
qu'on peut confidérer ainfi chaque expofition
publique . La fraîcheur du pinceau
, l'éclat & le piquant des effets
qu'on peut tirer des emplois de la lumière
, font les principales qualités qui caractérisent
le talent de M. Drouais
dans l'exécution , ainfi que le choix
gracieux dans l'arrangement & dans la
pofition des objets. Ces qualités réunies
, font remarquer avec grand plaifir
tous les Tableaux & tous les Portraits
de cet Auteur. On eft principalement
frappé de celui où il a peint Monfeigneur
le COMTE D'ARTOIS & MADA- .
OCTOBRE. 1763. 207
ME jouant avec une Chévre. Ce Mor
ceau eft de la plus agréable invention ;
& malgré la hauteur où la néceffité de
l'ordre général a forcé de le placer au
Sallon , l'éclat & les grâces dont il bril
loit , ont attiré tous les regards. Nous
devons obferver néanmoins que cette
élévation où fé font trouvés placés quelques
Ouvrages du même Peintre , a pu
faire un obftacle à la diftinction qu'ils
méritoient , les objets qui y étoient repréfentés
n'étant pas faits pour être vus
d'une fi grande diſtance .
Ce que nous venons de dire à l'avan
tage de ce Tableau de M. Dronais , eft
applicable à tous les autres. On ne peut
cependant refufer des éloges particuliers
au Portrait d'un très-joli petit Garçon en
Pierrot. C'eft un morceau du genre &
à - peu-près de l'effet du petit Polifon
au Portefeuille qui a été vu précédemment
& qui a fait tant d'honneur à ce
Peintre. La petite Nourrice ainfi que
le Portrait d'une petite Fille charmante
jouant avec un chat ( deux Tableaux
ovales ) font du même mérite . On ne
peut fe faire une idée trop agréable du
piquant qu'il y a dans ce dernier Morceau.
Ceux qui en connoiffent le mo208
MERCURE DE FRANCE.
déle ( r ) doivent convenir que s'il a
prêté au talent du Peintre , celui - ci à
fon tour en a fi bien faifi la grâce & la
fineffe de caractère , que l'on ne pouvoit
mieux répondre à cet heureux
choix de la Nature . ( s )
M. VOIRIOT .
Dans plufieurs Portraits de ce Peintre
on reconnoît les fruits des bons principes
de l'Art. Le Public , non plus que
nous , ne peut juger de l'exactitude des
reffemblances dans les Portraits des Particuliers
. Mais nous y pouvons diftinguer
la bonne manière de peindre les
têtes , l'enfemble des parties , le ton vrai
& l'accord du coloris , ainfi que le meilleur
choix des attitudes , & c. En examinant
les Ouvrages de M. Voiriot fur
toutes ces conditions requifes , nous
trouverions beaucoup de chofes à dire,
favorables à fon talent.
(r) Mlle SILVESTRE , fille de M. SILVESTRE ,
Peintre du Roi de Pologne & petite - fille de feu
M. SILVESTRE , Directeur de l'Académie .
( s ) Ce Tableau eft du Cabinet de Madame de
Pompadour.
N. B. La fuite au prochain Mercure.
Les perfonnes qui auront la Brochure
OCTOBRE. 1763. 209
où la Defcription des Tableaux eft raf
femblée en entier, peuvent s'adreffer au
Bureau du Mercure , rue Ste Anne, On
leur délivrera gratis en fupplément
pour joindre à cette Brochure la Def
cription des Ouvrages de Sculpture ,qui
n'a pû être imprimée dans le même
temps .
expofés au Sallon du Louvre.
M. DE LA GRENÉE.
LES fruits heureux de l'émulation qui
anime nos jeunes Maîtres, font très -fenfibles
dans les Tableaux de M. de la
Grenée. Nous defirerions pouvoir en
donner aux Lecteurs une idée qui répondît
à ce qu'ils méritent , & à la fatisfaction
qu'ils donnent aux Connoiffeurs
. Nous croyons devoir une attention
particulière à deux Tableaux , de
même grandeur , de ce Peintre ; ils font
du nombre de ceux qui arrêtent le
OCTOBRE. 1763 . 183
plus de regards & qui réuniffent le plus
de fuffrages . L'un repréfente Sufanne
furprife aux bains par les deuxVieillards ,
& l'autre la jeune Aurore quittant la
couche du vieux Titon.
On ne pouvoit donner plus d'expre¹-
fion & une expreffion plus jufte , plus
convenable & plus caractériſtique, que
celle de la tête de Sufanne dans le premier
de ces Tableaux . On y voit le fentiment
de la furpriſe & de l'indignation ;
on peut y remarquer même un principe
d'honnêteté fupérieur à l'habitude fervile
des préjugés. Le deffein de cette
Figure eft de la meilleure manière &
d'une grande intelligence. Les Vieil
lards forment , comme on l'imagine
bien , un contrafte marqué avec la Sufanne
, & le tout eft d'un bel accord de
couleurs .
Le Tableau de l'Aurore eft encore
plus piquant & a quelque chofe de plus
fort que le précédent , non feulement,
dans les expreffions , mais encore dans
le coloris. Il eft fàcheux que l'Auteur.
ait été probablement contraint , par
une dimenfion donnée , de reftraindre
fa fcène dans un espace trop petit pour
l'étendue de fon action , pour le nombre
& pour les proportions des Perfons
nages.
184 MERCURE DE FRANCE .
On remarque encore avec plaifir
du même Auteur un Tableau de forme
ovale , que l'on a intitulé la douce Captivité
, dans lequel eft repréfenté le Bufte
d'une jeune Femme careffant un Pigeon
qu'elle tient entre fes mains . On
ne tariroit pas d'éloges fur un petit
Tableau d'une Vierge careffant l'Enfant
Jefus , fi l'on vouloit en détailler
toutes les fineffes de pinceau , de deffein
, de couleur & de compofition . Une
autre Vierge qui prépare des alimens à
fon divin Enfant , eft digne auffi de
beaucoup d'obſervations favorables. On
pourroit en dire autant de plufieurs deffeins
du même Auteur qu'il a cru devoir
expofer , & dont nous ne donnerons
pas le détail par les motifs dont
nous avons ci- devant fait mention .
M. DESHAY S.
S'il étoit permis dans un Ouvrage de
critique de fe fervir d'expreffions ou de
figures poetiques, nous dirions avec beau
coup de jufteffe , en parlant de M. Deshays
, que nous allons célébrer le Soleil
levant de l'Ecole Françoife . Ce que
l'on a vu précédemment de ce jeune,
Peintre , pouvoit être en effet confidéré
comme les premiers rayons de la gloire
OCTOBRE. 1763 . 184
dont il eft couronné à cette expofition..
C'est d'après l'admiration univerfelle du
Public , & l'on peut dire avec confiance
, d'après le fuffrage de fes plus
célébres Rivaux , qu'en lui donnant cet
éloge , nous ne faifons que marquer la
Place qu'ils lui ont affignée eux - mêmes
dans les premiers rangs de Peintres d'Hi
ftoire du plus grand genre.
(i) Le premier des Tableaux de M. Des
hays non feulement parla grandeur de fa
forme, mais par celle de la compofition
& de l'effet , offre l'augufte & myſtérieux
fpectacle du chafte mariage de la
Sainte Vierge avec Saint Jofeph. C'eft
plus qu'en Poëte , c'eft en Prophéte infpiré
que le Peintre a traité ce Sujet , fi
fimple en apparence
, & devenu fi noble
par l'élévation de fon génie. Un Grand-
Prêtre de la Loi de Moyfe eft debout &
tourné vers les Saints Époux , fur une
Eſtrade en avant d'un Autel ou d'une
Table , couverte de nappes de lin. Il a
les bras étendus , & le regard dirigé
vers une Gloire qui l'illumine. Rien de
plus expreffif & de plus divin que le
caractère de cette Tête , où fans effort
d'imagination , on lit les grands Myſté-
( i ) Ce Tableau a 19 pieds de haut fur 12
pieds de large.
186 MERCURE DE FRANCE.
,
res que Dieu révéle en ce moment à
fon Pontife. Il femble voir & fuivre dans
le Ciel l'ordre des merveilles que l'éter-.
nelle Providence doit opérer dans la jeune
époufe que l'on bénit . Ce n'eft point par
éxagération forcée dans le jeu des traits,
que le Peintre a donné ce fublime caractère
à la tête du Grand - Prêtre. Il a ,
pour ainfi dire imprimé , avec la plus
vive chaleur dans cet enthouſiaſme
divin , & la Majefté du Dieu qui inſpire ,
& la dignité du Ministère facré qu'éxerce
le Pontife. Autant d'intelligence
caractériſe la Figure de la Sainte Vierge.
qui reçoit aux pieds de ce Grand - Pretre
l'Anneau conjugal des mains de Saint
Jofeph. C'est tout un autre genre de
caractère , mais c'eſt la même juſteſſe
& le même fublime. Une candeur célefte
éclaire , embellit , & rend encore
plus touchante , la beauté fimple &
en même-temps très- noble ? que le
Peintre a donnée à la tête de la Vierge.
Cette grande & majeftueufe fimplicité
eft prononcée d'une manière fenfible ,
non-feulement fur la tête , mais encore
fur toutes les parties de cette belle Figure.
Le Saint Joseph a la jufte expreffion
qui lui convient & dans un genre
analogue à la grande idée que le Pein-
>
OCTOBRE. 1763. 187
tre a conçue & très -bien rendue de ce
faint Hyménée . Deux jeunes Lévites
rempliffent leurs fonctions aux pieds de
l'Autel , dans un des angles inférieurs du
Tableau.
Si le Peintre a excèllé dans l'invention
& dans ce que nous appellons la compofition
poëtique de fon Sujet , il ne
mérite pas moins d'admiration dans l'exécution
pittorefque. On doit lui pardonner
de s'être permis un peu de licence
contre l'auftère vérité du Coftume à
l'égard des vêtemens du Grand- Prêtre,
en faveur du grand & magnifique effet,
qui en réfulte. On ne peut rien voir de
mieux entendu que le jet des draperies
du fur - vêtement de ce Prêtre . L'enthoufiafime
femble y régner autant
que dans le caractère de la tête ; mais
toujours avec une fagcffe & une juſteſſe
de goût que nous ne pouvons trop louer.
Le moelleux & la force qui caractériſent
éminemment le pinceau de l'Auteur fe
font spécialement remarquer dans ce
Tableau , le choix & l'effet des étoffes ,
y font également admirables . Le fage enfemble
par lequel le Peintre a , comme
nous l'avons dit plus haut , défigné la
divine vocation de la Vierge , eft encore
, fi l'on peut dire , completté p
188 MERCURE DE FRANCE.
,
le genre & l'exécution des belles dra-`
peries de cette Figure . Leur noble fimplicité
, l'entente & la fobriété des plis
y font parfaitement analogues , & le
font fans froideur , fans féchereffe , &
fur-tout fans cette roideur fi difficile à
éviter , lorfque l'on pratique cette forte
de manière de draper. La magie du clair
obfcur & de l'effet du coloris , a été
pratiquée , à ce qu'il nous femble , avec
un fuccès étonnant dans tout ce Tableau;
nous l'avons particuliérement remarquée
fur les deux jeunes Lévites tous deux
vêtus de lin , poftés très- près l'un de l'au-'
tre , & joignant les linges qui couvrent
l'Autel. L'art des effets , dans tous ces
mêmes blancs , eft fi heureuſement employé
, que les objets & chaque partie
des objets , font d'une diftinction
fenfible , en même temps de la plus
grande vérité , & d'une grande perfection
d'accord avec les autres objets ,
dans l'enſemble du Tableau , duquel un'
des grands mérites eft la beauté de l'har
monie générale . Cette maffe que forment
les jeunes Lévites, produit encore , relativement
à d'autres effets , un avantage qui
ne nous a pas échappé . Comme elle eſt
pofée dans l'angle inférieur du Tableau
qui répond à l'angle fupérieur où eft la
-
OCTOBRE . 1763 . 189
Gloire , elle contribue admirablement
à étendre & à élargir le grand effet de
lumière qui frappe fur la partie dominante
de toute cette grande & riche compofition.
Nous aurions à faire remarquer l'éclat
de cette Gloire , les rapports ingénieux
& agréables d'effet des acceffoires avec
les parties principales , jufques dans
les fleurs dont font janchés les gradins
de l'Autel & le pavé du Temple :
mais nous ferions peut-être prolixes
fans être pour cela affez exacts . Il eft
des objets pour lefquels toute defcription
eft infuffifante : ce beau Tableau
eft de ce nombre . Qu'il nous foit permis
, avant de finir , d'adreffer un rcproche
bien fondé à notre Capitale , fur
ce qu'elle abandonne en quelque forte
, aux Temples des Provinces , des morceaux
de diftinction , tels que celui- ci
& d'autres que l'on pourroit citer , qui
devroient refter dans fon fein pour fervir
de monamens à fa fplendeur & à
la gloire de nos Arts. Il eft plus que fin
gulier que ceux auxquels eft confié l'ertretien
des Temples , faffent en Provin
ce plus d'efforts de dépenfes pour enlever
à la Capitale des productions de
prix , que l'on ne daigne en faire
les y conferver.
pour
90 MERCURE DE FRANCE.
!
>
Une Scène plus forte que la précédente
& d'un genre différent , a exercé
le pinceau de M. Deshays dans
beaucoup moins d'efpace fur la toile
mais avec autant d'étendue de génie ;
c'eft la Réfurrection du Lazare. ( k )
Le Peintre a fait plus appercevoir &
plus fentir le Dieu que l'Homme dans
le caractère de la Figure de Jefus Chrift.
Les différens mouvemens de furpriſe
de terreur & d'admiration , font ingénieufement
variés & parfaitement
prononcés fur les vifages des trois Apôtres
qui regardent fortir le Mort de fon
tombeau . Ce dernier eft frappant de
terreur, il est élevé à mi- corps dans une
efpéce de foffe , dont on a relevé les
terres & la pierre qui la couvroient.
Il est encore dans les linceuls de la mort
d'où il femble faire effort pour dégager
fes mains , ferrées dans des bandelettes
, afin de les élever vers fon Sauveur
. Rien de mieux penfé, dans ce Tableau
, que la différence dont font affectées
deux Femmes témoins du Miracle ;
T'une eft toute entière encore à l'étonnement
& à la confidération terrible de
l'événement , tandis que l'autre , profter-
( k ) Ce Tableau ne fe trouve point dans le
Livre du Sallon.
OCTOBRE . 1763. 19L
, née la face contre terre adore dans
fon âme la Divinité qui opére. Le fite ,
le ton de couleur , la fierté du deffein
quoique dans des Figures de petites proportions
, tout eft relatif , tout eft adapté
à la nature du Sujet. Nous ne pouvons
mieux nous expliquer à l'égard
de cet Ouvrage , que d'après les plus
illuftres Confrères de fon Auteur , qui
l'ont comparé aux plus belles productions
de la Foffe .
Dans le Tableau intitulé : la Chafteré
de Jofeph , ce Peintre , différent de luimême
, toujours égal & quelquefois fupérieur
aux plus grands modèles de
chaque genre , a rendu , peut - être
jufqu'au danger de la féduction , ( mais
fans indécence ) des beautés que l'ufage
voile à nos yeux . La femme de Putiphar
eft repréſentée s'élançant du lit
où elle vouloit faire entrer le chafte
Jofeph qu'elle retient encore par fes vêtemens.
Le crime & la frayeur d'une
paffion trompée dans fon efpoir , font vivement
exprimés dans les yeux & fur le
vifage de cettte coupable femme . Ce que
le linge dont elle eft couverte laiffe voir
du reste de la figure a tous les charmes ,
auxquels peut atteindre l'imitation de la
nature. Il y a des paffages de demi-teintes
192 MERCURE DE FRANCE.
dans les parties nues , & un artifice de
coloris qui produifent toutes les rondeurs
& tous les autres beaux effets du
relief naturel . Le Peintre a donné un
caractère de beauté un peu mále , mais
agréable , à fon Jofeph . L'expreffion du
fentiment de cette Figure eft délicate &
difficile à rendre , à caufe du contrafte
de la vertu qu'elle doit exprimer , avec
la perverfité trop commune dans nos
moeurs. Il nous a paru cependant de la
nobleffe dans l'air de priere & d'invocation
, avec lequel Jofeph demande au
Ciel des fecours pour lui - même contre
la féduction des fens , ou reclame la
Juftice Divine contre l'entrepriſe hardie
de la belle Criminelle.
Ce qui nous refte à dire fur ce Tableau
, c'eft qu'outre les beautés de
deffein , dont nous ne devons plus parler
, parce qu'elles font généralement
connues dans tous les Ouvrages de M.
Deshays ; fon pinceau eft comparable
pour la fraîcheur
, pour le fuave , pour
la jufteffe des effets & la richeffe des étoffes
, à ce que l'on connoît de plus beau
en ce genre des grands Maîtres d'Italie
& de nos meilleurs Coloriftes François.
(1)
( 1) Ce Tableau a 4 pieds 6 pouces fur s pieds
pouces. Nous
OCTOBRE. 1763. 193
Nous avons vu du même Peintre
un Tableau de Vierge d'un très - beau
caractère. (m) Deux autres Têtes : l'une
d'un vieillard , l'autre d'une jeune
Femme qui range avec fon éventail la
.coëffe d'un mantelet dont elle eft enveloppée
, nous ont paru , chacune dans
leur genre , mériter l'attention des Connoiffeurs.
La première a les grandes parties
de la Peinture utiles à l'étude de
cet Art , la feconde eft auffi piquante par
l'invention & le tour d'action , que par
la fraîcheur & par l'effet de la lumière.
Le foin laborieux d'étendre fes talens,
& fur-tout d'en foumettre les productions
au jugement du Public , eft remarqué
à ces expofitions , où M. Deshays
ne ceffe d'en recueillir le fruit. On
fe plaît à voir encore dans celle - ci des
Marches , des Caravanes & des Payfages
garnis d'animaux , par ce même Peintre
; nous avons entendus tous les meilleurs
Connoiffeurs & les plus habiles Artiftes
, fe réunir à comparer ces fortes de
Tableaux aux Ouvrages fi célèbres du
Bénédette. On y reconnoît la même délicateffe
de touche , la même élégance de
deffein , & les mêmes beautés de co-
-loris.
(m) Deux pieds 6 pouces , fur 2 pieds .
II. Vol. I
194 MERCURE DE FRANCE .
Nous avons eu déjà occafion de remarquer
dans ce Peintre un des plus
grands mérites qu'on puiffe avoir en
Poefie comme en Peinture ; c'eft de
prendre le ftyle exactement propre à
chaque Sujet qu'on traite. Nos Obfervations
fur les Ouvrages qu'il vient d'expofer
confirment plus que jamais cet
éloge. M. Deshays ne paroît en effet
avoir aucune manière affectée : c'eft le
Peintre de tous les genres , & il feroit
difficile de déterminer celui dans lequel
il excelle le plus . Son célèbre beau- père
a été nommé le Fontenelle de la Peinture;
nous ofons prédire que le gendre
en fera nommé le Voltaire.
M. AMEDÉE VANLOQ .
2
Toujours heureux dans la Peinture
le grand nom de Vanloo eft fort bien
foutenu cette année par M. Amédée,
On apperçoit avec fatisfaction l'avantage
qu'il a retiré de fa réfidence en
France , qui le rapproche d'une famille ,
où il trouve des modéles fi utiles : on
en voit particulièrement le fruit dans
deux Tableaux , dont l'un repréfente
une Prédication de S. Dominique devant
un Souverain Pontife , & l'autre S. Thomas
d'Aquin', compofant fes Ouvrages
OCTOBRE. 1763. 195
鬱
#
fous l'infpiration du Saint-Efprit . Il y a
dans ces deux Tableaux des beautés de
compofition & de coloris , qui peuvent
faire honneur aux talens de ce Peintre ,
& qui marquent fenfiblement d'heureux
progrès. Nous avons été embarraffés
dans l'un de ces deux Tableaux à nous
rendre raifon de quelques lumières qui
paroiffent fe croifer , comme fi elles partoient
de points oppofés. Peut - être l'Auteur
a-t-il eu pour cela des motifs dont
il est plus en état de rendre compte que
nous ; peut- être auffi nos yeux ont - ils
été trompés dans cette obfervation.
On a expofé encore de ce Peintre
deux Tableaux repréfentans des Jeux
d'enfans , & un autre l'Enfant Jéfus ,
avec un Ange qui lui montre les Attributs
de la Paffion ; Ouvrage dont le
Sujet a fans doute été exigé , & auquel
a été affujettie l'exécution.
M. CHALL E.
, & Plufieurs Tableaux d'Hiftoire
d'affez grande forme par M. Challe, prouvent
que cet Artifte travaille tonjours
avec application fur des bons principes
& dans un genre que l'on doit encoùrager.
La mort d'Hercule , Milon de
Crotone , Efther évanouie aux pieds
I ij
196 MERCURE DE FRANCE .
d'Affuerus , & une Vénus endormie .
font les Sujets qu'a traités M. Challe
dans ces Tableaux . On voit encore de
lui , quatre Deffeins d'Architecture , repréfentant
d'anciens Monumens dans
lefquels les Curieux d'antiquités trouvent
dequoi fatisfaire leur goût.
M. CHARDIN ,
C'eft avec d'autant plus de plaifir que
nous allons parler de Tableaux de fruits
& autres objets du genre de M. Chardin
, que cet illuftre Artiſte ſemble , dans
l'expofition de cette année , avoir renouvellé
toute la force de fon talent. On ne
peut voir d'effet plus piquant , plus vrai ,
plus naturel , & de touche plus fçavante
& plus artificieufe que ce que préfentent
en général les petits Ouvrages dont il
a orné le Sallon , & entr'autres un Déjeuné
qui eft la nature même des objets
qu'il a imités , & qui font offerts aux
yeux fous l'afpe& le plus attrayant.
On reconnoît & l'on doit avouer que
ce grand Peintre eft encore le Maître &
le modéle du genre qu'il a pour ainfi
dire créé. Indépendamment de ce que
M. Chardin a contribué par l'agrément de
Les Ouvrages à la décoration du Sallon
on lui doit encore un jufte tribut d'é-
?
OCTOBRE . 1763 . 197
1
loges pour l'ordre qu'il a été chargé de
mettre dans la difpofition de tant de
chefs-d'oeuvres divers. On eft convenu
généralement au premier coup - d'oeil ,
comme après un examen plus recherché ,
que jamais on n'avoit diſtribué avec
plus d'intelligence les différentes parties
de cette riche Collection , tant pour la
beauté de l'enfemble , que pour l'avan
tage particulier de chacun des morceaux
qui la compofent.
M. DE LA TOUR.
་
Les fuffrages du Public font toujours
les mêmes fur les productions du célébre
M. de la Tour. Parmi un grand
nombre de Portraits qu'il a préfentés
cette année , on y diftingue ceux de
Monfeigneur le Dauphin & de Madame
la Dauphine , ainfi que ceux de Monfeigneur
le Duc de Berry , de Monfei
gneur le Comte de Provence , du Prince
Clément , & de la Princeffe Chriftine de
Saxe. Il eft difficile d'exprimer avec quel
plaifir tout le monde eft frappé de l'étonnante
vérité des Portraits de M. le
Moine , Sculpteur du Roi , & d'un Eccléfiaftique
connu du Public , & très-confidéré
dans la Magiftrature .
I iij
198 MERCURE DE FRANCE.
M. FRANCISQUE MILLET.
M. BOIZO T.
Il y a dans deux Payfages de M.
Millet , & dans plufieurs Tableaux de
M. Boizot , des chofes qui peuvent faire
honneur à ces deux Académiciens , &
où les Connoiffeurs retrouvent toujours
quelques effets des bons principes de
notre École Francoife.
M. VENE VAULT.
-
Les Amateurs de la Miniature ,
genre dans lequel M. Vénevault s'eft
à jufte titre acquis une grande réputatation
, ont lieu d'être fatisfaits des ouvrages
de cet Artifte. Le Portrait
étant l'objet le plus ordinaire de la Miniature
, ces fortes d'ouvrages n'intéreſfent
le plus fouvent que relativement à
la connoiffance qu'on a de ceux qui y
font repréſentés . M. Vénevault a attiré
la curiofité de tout le monde , fur une
compofition dans laquelle on voit un
homme connu dans la Littérature , qui
fous fon habit ordinaire d'Abbé, fait une
lecture à une jolie Femme fa parente. Le
contrafte des deux phyfionomies , &
le mérite de l'expreffion caractéristique
ont fait chercher ce Morceau , parmi
OCTOBRE 1763. 199
les grandes & férieufes beautés qui frappent
les regards , & on l'a vu avec le
même plaifir qu'une petite Piéce agréable
après la repréfentation des grands
Drames héroïques.
M. BACHELIER.
M. Bachelier a donné des preuves de
l'étude particulière qu'il fait depuis quelques
années dans le grand genre d'Hif
toire , & des fuccès qu'il peut fe promettre
d'y obtenir ; par l'expofition d'un
Tableau qui repréfente Caïn venant de
tuer fon frere Abel : il a pris ce Sujet
dans le Poëme de M, Gefner. C'eft auffi
dans cette fource qu'il a puifé les Sujets
de plufieurs Efquifles en grifaille , dans
lefquelles on trouve généralement autant
de force de génie que d'exécution .
Ces derniers morceaux font fingulièrement
honneur aux talens de l'Artifte .
Nous n'entrerons pas en un plus grand
détail fur les beautés remarquables de
fes Ouvrages , pour éviter la prolixité
& les répétitions. Les bornes de cet
écrit nous empêchent auffi de détailler
des peintures allégoriques du même Auteur
fur l'Europe fçavante , le Pacte de
famille , & c.
I iv
200 MERCURE DE FRANCE.
M. PERRONNEAU.
Plufieurs Portraits en paftel , par M.
Perronneau , font vus avec fatisfaction ,
tant pour les vérités de reffemblance que
pour d'autres parties qui méritent l'attention
des Connoiffeurs.
M. VERNET .
Nous n'avons point d'expreffions , &
il feroit difficile d'en trouver pour rendie
toute l'admiration qu'on a donnée
aux Ouvrages expofés par M. Vernet
& pour en célébrer le rare mérite . Ils
confiftent, 1 ° . en deux grands Tableaux,
l'un repréfentant le Port de Rochefort ,
& l'autre celui de la Rochelle . Dans l'un
& dans l'autre fe trouve réuni tout ce
qu'a jamais produit & tout ce que pourra
produire le preftige de la Peinture . L'ingratitude
des Fabriques répétées & pour
ainfi dire rimées , qui fe trouvent dans.
ces Ports , eft fi ingénieufement fauvée
par l'artificieux emploi des lumières
qu'elles deviennent des beautés auxquelles
on ne peut fe refufer , & d'où
les regards ont peine à s'arracher . Chaque
objet particulier eft d'une fi éxacte
vérité , que ce n'eft point l'imitation
mais la nature même qui nous y attache ;
OCTOBRE. 1763. 201
& l'enſemble de ces objets eft fi artif
tement fondu , fi bien lié par l'art du
Peintre , que rien ne heurte la vue , &
que tout fatisfait également celle du
Connoiffeur comme celle du Vulgaire.
Le fpectateur diftingue chaque partie
de ces admirables compofitions ; il marche
dans les chemins qui y font tracés ;
il est prêt d'aller à bord avec les Marelots
; il parcourt les Atteliers , voit les
différentes manoeuvres , il converfe avec
les perfonnages dont les Figures , ingénieufement
grouppées , donnent de la
vie & du mouvement à ces chefs- d'oeuvre
de l'Art. ( n )
Quatre autres Tableaux du même
Auteur , repréfentant les quatre Parties
du Jour , (o) enrichiffent encore le Sallon .
Nous fommes réduits à la répétition des
mêmes éloges , que nous defirerions pouvoir
rendre encore plus forts , pour qu'ils
fuffent moins éloignés du mérite réel
de toutes ces productions. On admire
dans ces Tableaux comme dans les
premiers , la jufte expreffion dans les
(n) Ces Tableaux appartiennent au Roi , &
font de la fuite des Ports de France , & exécutés
par M. Vernet.
(o ) Ces Tableaux appartiennent à Monfeigneur.
le Dauphin,
I v
202 MERCURE DE FRANCE .
;
effets de chacun des différens points
du jour la parfaite analogie des tein
tes avec le ton vrai de la Nature
dans les diverfes manières dont les objets
font éclairés , & fur- tout la fublime
intelligence de la perfpective aërienne ,
que ce grand Maître poffede au moins
auffi parfaitement que Claude le Lorrain ,
en y joignant des avantages que peutêtre
n'ont pas les Ouvrages de cet illuf
tre Payfagifte. Ces quatre Tableaux ont.
un égal degré de perfection ; mais au
gré de quelques Curieux , celui qui repréfente
la Nuit , paroît le plus piquant ,
par la parfaite imitation des effets d'un
clair de Lune fur tous les objets , &
particulièrement fur les eaux.
Il y a encore plufieurs autres Ouvravrages
de ce grand Peintre qui méritent
l'attention & les fuffrages des Connoiffeurs
; dans le nombre de ces Tableaux
on remarque un Payfage , dont
le Sujet eft la Bergère des Alpes , &
deux Marines d'imagination. (p )
M. ROSLI N.
Les talens de M. Roflin pour le Portrait
, fi connus & déjà fi eftimés , pa-
(p ) Ces deux derniers Tableaux font du Cabi
net de Madame de Pompadour.
OCTOBRE. 1763. 203
toiffent être parvenus à la fupériorité
dans beaucoup de parties ; telles font
les vérités d'effet , la perfection & le
fini des détails , ainfi que l'heureux agencement
des draperies & des étoffes ; à
quoi il joint éminemment le plus beau
faire dans les têtes , les plus fidelles &
en même-temps les plus avantageufes
reffemblances ; la correction du Deffein ,
l'harmonie & enfin toutes les grandes parties
de la Peinture ; c'eft ce qu'on remarque
particulièrement dans les Portraits
de M. le Duc de Praflin , de M. le Baron
de Scheffer , d'un Abbé de Clairvault
, ainfi que dans celui de Madame
la Comteffe d'Egmont & de M. le Comte
de Kernicheuw en habit de Cérémonie
de l'Ordre de S. André de Ruffie. On
admire avec furprife , fingulièrement
dans ce dernier Portrait , la jufteffe &
l'éclat de l'imitation des étoffes très - riches
en or & en argent qui forment
l'habillement.
M. VALADE. M. DESPORTES.
Le premier de ces deux Peintres a
expofé différens Portraits en paſtel , dans
lefquels on trouve beaucoup de reffemblance
; un entr'autres qui repréfente
M. Loriot , Ingénieur méchanicien , mé-
I vj
204 MERCURE DE FRANCE.
rite l'attention particulière des Amateurs
du paſtel , en ce qu'une moitié feulement
de ce Tableau , eft fixée par le
fecret qu'a découvert M. Loriot , & que
l'onn'apperçoit aucune différence ni altération
entre la partie fixée & celle qui
ne l'eft pas. On voit quatre Tableaux
de Fruits de M. Desportes.
MADA ME VIEN.
Les charmans Ouvrages de cette Académicienne
continuent de juftifier la
rare diftinction dont elle a été honorée
par fon admiffion dans l'Académie ;
avantage qui lui feroit uniquement propre
fans l'exemple de la fameufe Demoifelle
Rofa- Alba.
M. DE MA CHY .
On ne peut donner trop d'éloges aux
Sujets que nous avons vus de M. de
Machy dans le genre d'Architecture . Ils
confiftent 1 ° . dans la repréfentation de
l'intérieur de l'Eglife projettée pour la
Paroiffe de la Magdeleine ( q ) ; ce Tableau
donne & remplit très- bien l'idée
d'un beau Temple avec de grands effets ,
( 4 ) Tableau de trois pieds quatre pouces de
large fur un pied neuf pouces de haut.
OCTOBRE. 1763. 205
très-juftes & d'un riche afpect. 2°. Le
deffous du Périftile du Louvre du côté
de la rue Fromenteau , éclairé par une
lampe. On a lieu de louer , & même
d'admirer , dans ce Tableau , & le génie
de l'invention & la vérité piquante
d'un effet fi avantageux , qu'il embellit
le local repréfenté , de manière que
ceux qui le voyent tous les jours
font furpris de la beauté qu'ils n'y
avoient pas apperçue . 3° . Deux Ta
bleaux , à gouaffe , repréfentans les ruines
de la Foire S. Germain occafionnées
par l'Incendie ; l'effet de ce fpectacle
eft vivement & fidélement exprimé . 4º.
Un autre Tableau , dont le Sujet , trèsintéreffant
de foi-même, eft rappellé avec
la plus grande vérité. C'est l'inſtant de
la Pofe de la Statue Equeftre du Roi ,
dans la nouvelle Place , lorfqu'après
l'avoir enlevée , on la defcend fur fon
Piédeftal. La plus jolie compofition , les
meilleurs effets & le goût le plus jufte
dans le genre , diftinguent ce Morceau.
On y voit , on y retrouve la multitude
qui rempliffoit la place , on croiroit en
entendre le bruit. M. de Machy nous a
encore expofé des Tableaux de Ruines
dans lefquels on reconnoît toujours les
talens qui conftituent la réputation de
cet Artiſte.
266 MERCURE DE FRANCE.
M. DROUA IS le fils.
Le pinceau de M. Drouais le fils a
rempli l'attente du Public & par le nombre
& par l'agrément de fes productions.
On fçait avec quels applaudiffemens
elles ont été vues aux précédentes
expofitions & dès le premier moment
même que cet Auteur a paru
fur
la Scène du Sallon, Théâtre auffi avanta
geux au vrai mérite des talens que dangereux
pour la médiocrité . Ceux de cePeintre
non-feulement en foutiennen toujours
l'épreuve avec honneur , mais ils y
acquiérentde nouveauxfuffrages à chaque
nouvelle repréſentation : car nous croions
qu'on peut confidérer ainfi chaque expofition
publique . La fraîcheur du pinceau
, l'éclat & le piquant des effets
qu'on peut tirer des emplois de la lumière
, font les principales qualités qui caractérisent
le talent de M. Drouais
dans l'exécution , ainfi que le choix
gracieux dans l'arrangement & dans la
pofition des objets. Ces qualités réunies
, font remarquer avec grand plaifir
tous les Tableaux & tous les Portraits
de cet Auteur. On eft principalement
frappé de celui où il a peint Monfeigneur
le COMTE D'ARTOIS & MADA- .
OCTOBRE. 1763. 207
ME jouant avec une Chévre. Ce Mor
ceau eft de la plus agréable invention ;
& malgré la hauteur où la néceffité de
l'ordre général a forcé de le placer au
Sallon , l'éclat & les grâces dont il bril
loit , ont attiré tous les regards. Nous
devons obferver néanmoins que cette
élévation où fé font trouvés placés quelques
Ouvrages du même Peintre , a pu
faire un obftacle à la diftinction qu'ils
méritoient , les objets qui y étoient repréfentés
n'étant pas faits pour être vus
d'une fi grande diſtance .
Ce que nous venons de dire à l'avan
tage de ce Tableau de M. Dronais , eft
applicable à tous les autres. On ne peut
cependant refufer des éloges particuliers
au Portrait d'un très-joli petit Garçon en
Pierrot. C'eft un morceau du genre &
à - peu-près de l'effet du petit Polifon
au Portefeuille qui a été vu précédemment
& qui a fait tant d'honneur à ce
Peintre. La petite Nourrice ainfi que
le Portrait d'une petite Fille charmante
jouant avec un chat ( deux Tableaux
ovales ) font du même mérite . On ne
peut fe faire une idée trop agréable du
piquant qu'il y a dans ce dernier Morceau.
Ceux qui en connoiffent le mo208
MERCURE DE FRANCE.
déle ( r ) doivent convenir que s'il a
prêté au talent du Peintre , celui - ci à
fon tour en a fi bien faifi la grâce & la
fineffe de caractère , que l'on ne pouvoit
mieux répondre à cet heureux
choix de la Nature . ( s )
M. VOIRIOT .
Dans plufieurs Portraits de ce Peintre
on reconnoît les fruits des bons principes
de l'Art. Le Public , non plus que
nous , ne peut juger de l'exactitude des
reffemblances dans les Portraits des Particuliers
. Mais nous y pouvons diftinguer
la bonne manière de peindre les
têtes , l'enfemble des parties , le ton vrai
& l'accord du coloris , ainfi que le meilleur
choix des attitudes , & c. En examinant
les Ouvrages de M. Voiriot fur
toutes ces conditions requifes , nous
trouverions beaucoup de chofes à dire,
favorables à fon talent.
(r) Mlle SILVESTRE , fille de M. SILVESTRE ,
Peintre du Roi de Pologne & petite - fille de feu
M. SILVESTRE , Directeur de l'Académie .
( s ) Ce Tableau eft du Cabinet de Madame de
Pompadour.
N. B. La fuite au prochain Mercure.
Les perfonnes qui auront la Brochure
OCTOBRE. 1763. 209
où la Defcription des Tableaux eft raf
femblée en entier, peuvent s'adreffer au
Bureau du Mercure , rue Ste Anne, On
leur délivrera gratis en fupplément
pour joindre à cette Brochure la Def
cription des Ouvrages de Sculpture ,qui
n'a pû être imprimée dans le même
temps .
Fermer
7950
p. 209
LETTRE de M. MENTELLE, Professeur d'Histoire, & Inspecteur des Etudes de l'Ecole Royale Militaire, à M. DE LA PLACE.
Début :
COMME il a couru différens bruits, Monsieur, sur le sort des deux Vaisseaux [...]
Mots clefs :
Bruits, Vaisseaux, Commandant, Colonnie
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LETTRE de M. MENTELLE, Professeur d'Histoire, & Inspecteur des Etudes de l'Ecole Royale Militaire, à M. DE LA PLACE.
LETTRE de M. MENTELLE , Profeffeur
d'Hiftoire , & Infpecteur des
Etudes de l'Ecole Royale Militaire
à M. DE LA PLACE.
COMM
COMME il a couru différens bruits .
Monfieur , fur le fort des deux Vaiffeaux
qui font partis avec M. le Commandant
, pour fe rendre au lieu où va
s'établir la nouvelle Colonie , je crois
que vous voudrez bien raffurer le Public
à cet égard en plaçant dans votre
Mercure une Lettre que j'en viens de
recevoir. Elle m'eft adreffée par mon
frère , qui affurément ne cherchoit qu'à
dire la vérité , & ne s'attendoit guère
pour cette Lettre , à l'honneur duquel
je la deftine.
J'ai l'honneur d'être & c.
*A l'E, R. M. ce 18 Septembre 1763.
d'Hiftoire , & Infpecteur des
Etudes de l'Ecole Royale Militaire
à M. DE LA PLACE.
COMM
COMME il a couru différens bruits .
Monfieur , fur le fort des deux Vaiffeaux
qui font partis avec M. le Commandant
, pour fe rendre au lieu où va
s'établir la nouvelle Colonie , je crois
que vous voudrez bien raffurer le Public
à cet égard en plaçant dans votre
Mercure une Lettre que j'en viens de
recevoir. Elle m'eft adreffée par mon
frère , qui affurément ne cherchoit qu'à
dire la vérité , & ne s'attendoit guère
pour cette Lettre , à l'honneur duquel
je la deftine.
J'ai l'honneur d'être & c.
*A l'E, R. M. ce 18 Septembre 1763.
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