Résultats : 4090 texte(s)
Accéder à la liste des types de textes ou des types de paratextes.
Détail
Liste
951
p. 6-9
EXTRAIT d'une autre Lettre de Sarragosse du 24. Juillet.
Début :
Monsieur de Vendosme ayant esté informé qu'un Corps de [...]
Mots clefs :
Saragosse, Troupes, Royaume
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT d'une autre Lettre de Sarragosse du 24. Juillet.
EXTRAIT
d'une autre Lettre de
Sarragosse du 14.Juillet.
Monsieur de Vendosme
ayantestéinformé qu'un Corps
de Rebelles de Catalans e
autres refugiez à Barcelone , devoit s'y embarquerpouraller
faire une descente dans le
Royaume de Valence afin de
tâcherd'y exciter unerevolte,
il depescha un Courier à Don
Francisco Gaetano Lieutenant
General quiy conmmande ,
pour l'avertir de se tenir sur
sesgardes.Ces rebelless'attendaient
que dés qu'ils parois
troient
3
ils seroient joints
parplus de cinq cens Bandits
Mec lesquels ils aboient eit
correspondance ; mais ils ne
sçavoient pas qu'ils avoient
déjà estépresque tous tuez
, ou
pendus, en forte qu'ilsfurent
tres surpris lors qu'ayant debarqué
a l'embouchure dit
JCucarj au lieu d'y estre joints
par d'autresRebelles,ils furent
iwueftis par des sujets fidelles,
de maniere qu'ils furent tour
tUez on pris.Trois freres de la
MaisonIbanez se sont distinguez
dans cette actionainsi
qu'ils avoient déja fait en
plusieurs autres. Ils promettent
de maintenir le Royaume en
paix avec les troupes qui y
sont, & le Regiment qu'ils
levent.
Les Troupes de Catalogne
occupent toujours les mesmes
postis. On a construit desfours
à Puel-Pech afin de pouvoir
leurfournirplus promptement
le pain.
On a eu la confirmation des
troubles qui font à Barçeloney
où l'Archiduc a fait rentrer
deux RégimentsAllemanspoursa
d'une autre Lettre de
Sarragosse du 14.Juillet.
Monsieur de Vendosme
ayantestéinformé qu'un Corps
de Rebelles de Catalans e
autres refugiez à Barcelone , devoit s'y embarquerpouraller
faire une descente dans le
Royaume de Valence afin de
tâcherd'y exciter unerevolte,
il depescha un Courier à Don
Francisco Gaetano Lieutenant
General quiy conmmande ,
pour l'avertir de se tenir sur
sesgardes.Ces rebelless'attendaient
que dés qu'ils parois
troient
3
ils seroient joints
parplus de cinq cens Bandits
Mec lesquels ils aboient eit
correspondance ; mais ils ne
sçavoient pas qu'ils avoient
déjà estépresque tous tuez
, ou
pendus, en forte qu'ilsfurent
tres surpris lors qu'ayant debarqué
a l'embouchure dit
JCucarj au lieu d'y estre joints
par d'autresRebelles,ils furent
iwueftis par des sujets fidelles,
de maniere qu'ils furent tour
tUez on pris.Trois freres de la
MaisonIbanez se sont distinguez
dans cette actionainsi
qu'ils avoient déja fait en
plusieurs autres. Ils promettent
de maintenir le Royaume en
paix avec les troupes qui y
sont, & le Regiment qu'ils
levent.
Les Troupes de Catalogne
occupent toujours les mesmes
postis. On a construit desfours
à Puel-Pech afin de pouvoir
leurfournirplus promptement
le pain.
On a eu la confirmation des
troubles qui font à Barçeloney
où l'Archiduc a fait rentrer
deux RégimentsAllemanspoursa
Fermer
Résumé : EXTRAIT d'une autre Lettre de Sarragosse du 24. Juillet.
Le 14 juillet à Sarragosse, des informations ont révélé que des rebelles catalans et des réfugiés de Barcelone prévoyaient de débarquer dans le Royaume de Valence pour déclencher une révolte. Monsieur de Vendosme a alerté Don Francisco Gaetano, Lieutenant Général. Les rebelles attendaient des renforts de plus de cinq cents bandits, ignorant que la plupart avaient été tués ou pendus. À leur débarquement à l'embouchure du Júcar, ils ont été attaqués par des sujets fidèles et subirent des pertes. Trois frères de la Maison Ibanez se sont illustrés dans cette action. Ils ont promis de maintenir la paix avec les troupes présentes et celles qu'ils lèvent. Les troupes catalanes occupent toujours les mêmes positions. Des fours ont été construits à Puel-Pech pour approvisionner plus rapidement les troupes en pain. Les troubles à Barcelone ont été confirmés, avec l'arrivée de deux régiments allemands pour la sécurité de l'Archiduc.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
952
p. 9-10
« Il y a des Lettres de Salamanque qui portent que [...] »
Début :
Il y a des Lettres de Salamanque qui portent que [...]
Mots clefs :
Salamanque
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Il y a des Lettres de Salamanque qui portent que [...] »
Il yades Lettres deSalamanque
qui portent que
quelques détachements de
l'Armée d'Estramadures'étoient
emparez de Montenaro
& de deux autres Châteaux
prés de Bragance ou
l'on a trouvé beaucoup
d'armes & de munitions de
guerre & de bouche; que
la plus grandepartie de la
CavaleriePortugaise estoit
dans la Province de Beyra
quiest un Pays plus frais
que les autres'; & que Mr le
Marquis de Bay faisoit
Cantonner (es Troupes partic
dans l'Estramadure Se
partie dansla vieille Castille
qui portent que
quelques détachements de
l'Armée d'Estramadures'étoient
emparez de Montenaro
& de deux autres Châteaux
prés de Bragance ou
l'on a trouvé beaucoup
d'armes & de munitions de
guerre & de bouche; que
la plus grandepartie de la
CavaleriePortugaise estoit
dans la Province de Beyra
quiest un Pays plus frais
que les autres'; & que Mr le
Marquis de Bay faisoit
Cantonner (es Troupes partic
dans l'Estramadure Se
partie dansla vieille Castille
Fermer
953
p. 10-13
Lettre de Corella du 24. Juillet.
Début :
Les Miquelets ou Volontaires qui faisoient des courses jusques à [...]
Mots clefs :
Général, Troupes, Corps
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Lettre de Corella du 24. Juillet.
Lettre de Corella du 24.-
Juillet.
Les Miquelets ou Volontaires
quifaisoient des courses
jusques à cinq ou six lieues
dtIcy
, ont enfin estécontraints
d'abandonner la Plaine & de
si retirer dans les Montagnes
, le Regiment de Courtebonne
en a surpris un Corpshqoumi
ms'eéstoit joint à deux cens.
de Troupes reglées.
dans la ville dyArens, 0* qui
étoient commandez par le General
Shovel. Ily en a eu un
grand nombre de tue:{ & de
pris,& ce General s'estsauvé
dans le Chasteau avec environ
quatre-vingt hommes; on les A
investi
y
Monsieur le Marquis
d'Arpajonestparti de Balaguer
avec un Corps de Troupes
Françoises pour faire le siége
de ce Chasteau, celles quisont
venües duLampourdan font
en quartier entre les deux
Noguera&la Cinca
J
excepté
deux Bataillons quon a envoj.
e% à Cervera pour renforcer
le Corps que Adonjïeur
le Marquis de Valdecanasy
commande. Les ennemis ont
posté un petit Corps au col de
Monblanc e un autre au col
de Balaguer, à moitiéchemin
de Tortose à Tarragonne. On
a eu nouvelle de Barcelone que
les troubles quiy regnent ont .-
tflé causez par un Livre qui
efl contraire aux Loix e aux
Priviléges du Pays ,eque les
peuples demandent que l'Autheursoitpuni
severement, le
bruit court qu'ily est arrivé
ordre d'Angleterre d'executerle
traitéque Mo onsieur de Vmda~
me avoit arresté pour l'échange
des prisonniers
3
que le General
Staremberg n'avoitpas voulu
ratifier. Le Roy, la Racine 0*
le Prince sont en parfaite
santé. MoryÍeur de Bergbeik.
estarrivé iry
j
il a esté tresbien
reçu de leurs Majestez.
Le Roy a donnéle Gouvernement
de la Province de Guipuscoa
a Don Augustin de
Roblés cy-devant Gouverneur
de Cadi
Juillet.
Les Miquelets ou Volontaires
quifaisoient des courses
jusques à cinq ou six lieues
dtIcy
, ont enfin estécontraints
d'abandonner la Plaine & de
si retirer dans les Montagnes
, le Regiment de Courtebonne
en a surpris un Corpshqoumi
ms'eéstoit joint à deux cens.
de Troupes reglées.
dans la ville dyArens, 0* qui
étoient commandez par le General
Shovel. Ily en a eu un
grand nombre de tue:{ & de
pris,& ce General s'estsauvé
dans le Chasteau avec environ
quatre-vingt hommes; on les A
investi
y
Monsieur le Marquis
d'Arpajonestparti de Balaguer
avec un Corps de Troupes
Françoises pour faire le siége
de ce Chasteau, celles quisont
venües duLampourdan font
en quartier entre les deux
Noguera&la Cinca
J
excepté
deux Bataillons quon a envoj.
e% à Cervera pour renforcer
le Corps que Adonjïeur
le Marquis de Valdecanasy
commande. Les ennemis ont
posté un petit Corps au col de
Monblanc e un autre au col
de Balaguer, à moitiéchemin
de Tortose à Tarragonne. On
a eu nouvelle de Barcelone que
les troubles quiy regnent ont .-
tflé causez par un Livre qui
efl contraire aux Loix e aux
Priviléges du Pays ,eque les
peuples demandent que l'Autheursoitpuni
severement, le
bruit court qu'ily est arrivé
ordre d'Angleterre d'executerle
traitéque Mo onsieur de Vmda~
me avoit arresté pour l'échange
des prisonniers
3
que le General
Staremberg n'avoitpas voulu
ratifier. Le Roy, la Racine 0*
le Prince sont en parfaite
santé. MoryÍeur de Bergbeik.
estarrivé iry
j
il a esté tresbien
reçu de leurs Majestez.
Le Roy a donnéle Gouvernement
de la Province de Guipuscoa
a Don Augustin de
Roblés cy-devant Gouverneur
de Cadi
Fermer
Résumé : Lettre de Corella du 24. Juillet.
Le 24 juillet, les Miquelets, ou Volontaires, ont dû se retirer dans les montagnes après des raids jusqu'à cinq ou six lieues de leur base. Le régiment de Courtebonne a surpris un groupe de Miquelets rejoints par deux cents troupes régulières commandées par le général Shovel à Arens, entraînant de nombreux tués et prisonniers. Le général Shovel s'est réfugié dans un château avec environ quatre-vingts hommes, assiégés par le marquis d'Arpajon et ses troupes françaises. Les troupes françaises de Lérida sont positionnées entre les rivières Noguera et Cinca, à l'exception de deux bataillons envoyés à Cervera pour renforcer les forces du marquis de Valdecanas. Les ennemis ont placé des troupes au col de Montblanc et au col de Balaguer, entre Tortose et Tarragone. À Barcelone, des troubles ont été causés par un livre contraire aux lois et privilèges du pays, et la population demande la punition sévère de son auteur. L'Angleterre a ordonné l'exécution d'un traité concernant l'échange de prisonniers, refusé par le général Starhemberg. Le roi, la reine et le prince sont en bonne santé. Le marquis de Bergbeik a été bien reçu par leurs Majestés. Le roi a nommé Don Augustin de Roblés, ancien gouverneur de Cadix, comme gouverneur de la province de Guipuscoa.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
954
p. 13-14
« Il y a des Lettres de Sarragosse qui portent que Monsieur [...] »
Début :
Il y a des Lettres de Sarragosse qui portent que Monsieur [...]
Mots clefs :
Saragosse
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Il y a des Lettres de Sarragosse qui portent que Monsieur [...] »
Sarragossequi
portent que Monsieur
de Vendosme ayant
attiré au service de sa Majette
Catholique un Colonel
de Miquelets, il avoit formé
une Compagnie franche
de cent hommes deserteurs
de son Regiment avec lesquels
il fait de frequentes
courses,& qu'à la premiere
qu'ila faite il a battu un
gros Parti de son propre
Regiment dont il prit un
Capitaine & vingt - cinq
hommes qu'il fit pendre.
portent que Monsieur
de Vendosme ayant
attiré au service de sa Majette
Catholique un Colonel
de Miquelets, il avoit formé
une Compagnie franche
de cent hommes deserteurs
de son Regiment avec lesquels
il fait de frequentes
courses,& qu'à la premiere
qu'ila faite il a battu un
gros Parti de son propre
Regiment dont il prit un
Capitaine & vingt - cinq
hommes qu'il fit pendre.
Fermer
955
p. 15-21
« On continue de publier en Pologne & en Saxe que [...] »
Début :
On continue de publier en Pologne & en Saxe que [...]
Mots clefs :
Roi, Moscovites, Lettres, Troupes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « On continue de publier en Pologne & en Saxe que [...] »
On continue de publier
en Pologne & en Saxe que
les Moscovites s'estantapprochez
de Bender le Roy
de Suede s'en estoitretiré
avec toutes les Troupes qui
yestoient pour aller au devant
du Grand Vizir;mais
çclles de Dantzick & de
Stetin au contraire , continuent
d'assurer que Sa
Majesté Suédoise les a entierement
défaits. Çtnç
nouvelle est trop importante
pour en pouvoir parler
avant d'en avoir une cnticre
confirmation.
Il y a des Lettres de
Vienne qui portent qu'il y
estoit arrivé un Officier de
la garde du Roy de Suede,
chargé de Lettres pour le
General Craffaw. Ilditque
l'Armée des Turcs, sans
compter les Tarrares ny
l'ArméequiassiegoitAfaf,
consistoit en cent soixante
mille hommes; qu'elle
estoit en marche,ayant le
Grand Vizir à sa teste; que
ce même Officier avoir apporté
à Mr SternocK Secretaire
de l'Ambassade à
Vienne, la réponse que le
Roy son Maistre fait au
Memoire qui luy a esté
presenté par Mr Jeffreys
Ministre de la Grande Bretagne;
cette réponse porte
que S. M. S. ne fera aucune
Paix avec les Moscovites
qu'en y comprenant la Porte
Ottomane ; que puisque
la convention au sujet de
la Neutralité faite à la
Haye a esté arrestée sans Cai.
connoissance ny son consentement,
que cette convention
luy estoit autant,
desavantageuse qu'elle ètoit
avantageuseàsesennemis,
Elle avoit fait déclarer
plusieurs fois par ses
Ministres, qu'Elle ne pou-,
voit ny ne vouloit y estre
tenuë ; qu'à l'égard de 1ar
Navigation &le libre commerce
de la Mer Baltique,
particulierement dans les-
Places prises par les Moscotes
,
Elle ne vouloir points
y entendre parce que cela
estoit contraire au Traité
de Commerce & à l'utage
que des Amis ont coutume
d'observer.
Les Lettres de Dresden
»)
portent que le Roy Auguste
enestoit parti en postele
26. Juillet, pour se rendre
en Pologne, après avoir
reçu un Courrier qui lu)"
avoit esté depêché
, que le
Prince Electoral son fils
estoit allé à Bareith d'où il
devoit passer à Francfort
pour assisterincognito àTElection
d'un Empereur.
D'autres Lettres disent
que le Roy de Dannemarck
assembloitsonArméedans
la Plaine de Saxc- Lavembourg
; que sa Flore avoit
enfinmisàlavoile&qu'elle
faisoit route vers la Mer
Baltique;que quelques Vaisseaux
Suedois qui croisoient
prés de Bornholm,
s'estoient retirez à Carelscroon
; que ces Vaisseaux
en avoit pris dix ou douze
Hollandois qui alloient à
Riga; mais qu'ils les avoienc
re lâchez à condition qu'ils
iroientàDantzick ou dans
quelques autres Ports qui
n'estoient pas occupez par
les Moscovites ; que les
Troupes Suedoises s'étoient
emparées du Pont de
Schwet sur l'Oder à l'entrée
de la Marche de Brandebourg
)
& qu'ellesl'avoient
rompu pour empêcher
le passage des Danois.
en Pologne & en Saxe que
les Moscovites s'estantapprochez
de Bender le Roy
de Suede s'en estoitretiré
avec toutes les Troupes qui
yestoient pour aller au devant
du Grand Vizir;mais
çclles de Dantzick & de
Stetin au contraire , continuent
d'assurer que Sa
Majesté Suédoise les a entierement
défaits. Çtnç
nouvelle est trop importante
pour en pouvoir parler
avant d'en avoir une cnticre
confirmation.
Il y a des Lettres de
Vienne qui portent qu'il y
estoit arrivé un Officier de
la garde du Roy de Suede,
chargé de Lettres pour le
General Craffaw. Ilditque
l'Armée des Turcs, sans
compter les Tarrares ny
l'ArméequiassiegoitAfaf,
consistoit en cent soixante
mille hommes; qu'elle
estoit en marche,ayant le
Grand Vizir à sa teste; que
ce même Officier avoir apporté
à Mr SternocK Secretaire
de l'Ambassade à
Vienne, la réponse que le
Roy son Maistre fait au
Memoire qui luy a esté
presenté par Mr Jeffreys
Ministre de la Grande Bretagne;
cette réponse porte
que S. M. S. ne fera aucune
Paix avec les Moscovites
qu'en y comprenant la Porte
Ottomane ; que puisque
la convention au sujet de
la Neutralité faite à la
Haye a esté arrestée sans Cai.
connoissance ny son consentement,
que cette convention
luy estoit autant,
desavantageuse qu'elle ètoit
avantageuseàsesennemis,
Elle avoit fait déclarer
plusieurs fois par ses
Ministres, qu'Elle ne pou-,
voit ny ne vouloit y estre
tenuë ; qu'à l'égard de 1ar
Navigation &le libre commerce
de la Mer Baltique,
particulierement dans les-
Places prises par les Moscotes
,
Elle ne vouloir points
y entendre parce que cela
estoit contraire au Traité
de Commerce & à l'utage
que des Amis ont coutume
d'observer.
Les Lettres de Dresden
»)
portent que le Roy Auguste
enestoit parti en postele
26. Juillet, pour se rendre
en Pologne, après avoir
reçu un Courrier qui lu)"
avoit esté depêché
, que le
Prince Electoral son fils
estoit allé à Bareith d'où il
devoit passer à Francfort
pour assisterincognito àTElection
d'un Empereur.
D'autres Lettres disent
que le Roy de Dannemarck
assembloitsonArméedans
la Plaine de Saxc- Lavembourg
; que sa Flore avoit
enfinmisàlavoile&qu'elle
faisoit route vers la Mer
Baltique;que quelques Vaisseaux
Suedois qui croisoient
prés de Bornholm,
s'estoient retirez à Carelscroon
; que ces Vaisseaux
en avoit pris dix ou douze
Hollandois qui alloient à
Riga; mais qu'ils les avoienc
re lâchez à condition qu'ils
iroientàDantzick ou dans
quelques autres Ports qui
n'estoient pas occupez par
les Moscovites ; que les
Troupes Suedoises s'étoient
emparées du Pont de
Schwet sur l'Oder à l'entrée
de la Marche de Brandebourg
)
& qu'ellesl'avoient
rompu pour empêcher
le passage des Danois.
Fermer
Résumé : « On continue de publier en Pologne & en Saxe que [...] »
Le texte présente des informations contradictoires sur les mouvements des troupes suédoises. En Pologne et en Saxe, il est rapporté que le roi de Suède s'est retiré de Bender pour affronter le Grand Vizir, tandis que des nouvelles de Dantzick et de Stetin affirment une défaite des forces suédoises. La véracité de ces informations reste incertaine. Des lettres de Vienne mentionnent l'arrivée d'un officier suédois portant des lettres pour le général Craffaw. Cet officier indique que l'armée turque, excluant les Tatares et celle assiégeant Afaf, compte cent soixante mille hommes et est en marche sous le commandement du Grand Vizir. L'officier a également apporté une réponse du roi de Suède au ministre britannique Jeffreys, refusant la paix avec les Moscovites sans la Porte Ottomane et contestant la convention de neutralité de La Haye. Le roi rejette aussi toute discussion sur la navigation libre en mer Baltique. Des lettres de Dresde rapportent que le roi Auguste est parti pour la Pologne le 26 juillet. Son fils, le prince électoral, s'est rendu à Bareith avant de se diriger vers Francfort pour l'élection d'un empereur. Par ailleurs, le roi de Danemark rassemble son armée en Saxe-Lavembourg et sa flotte navigue vers la mer Baltique. Les troupes suédoises ont détruit le pont de Schwet sur l'Oder pour empêcher le passage des Danois.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
956
p. 21-22
EXTRAIT d'une Lettre du Fort-Loüis du 3. Aoust.
Début :
Les Baillages de Landau, de Spire, & de Gumersheim sont [...]
Mots clefs :
Fort-Louis
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT d'une Lettre du Fort-Loüis du 3. Aoust.
EXT RA IT
d'une Lettre du Fort-Loüis
du 3. Aoust.
LesBaillages de Landau
o a* de Spire, & de Gumersheim
sont à contribution. Mr le
Maréchal à'Harcourt tfi allé
avec douze cens chevaux reconnoistre
le terrain au-delà
du Rhin poury marquer un
Camp
y ce qui inquiete fort
les ennemisquisont toujours
dans leurs mesmes postes, il rfi
parti de Strasbourg un gros
train d'artillerie & une
grande quantitéde munitions
deguerre, &-on aretirétoutes
les Troupes qu'on avoit mises
dans les Chasteaux des environs
de Landau.
d'une Lettre du Fort-Loüis
du 3. Aoust.
LesBaillages de Landau
o a* de Spire, & de Gumersheim
sont à contribution. Mr le
Maréchal à'Harcourt tfi allé
avec douze cens chevaux reconnoistre
le terrain au-delà
du Rhin poury marquer un
Camp
y ce qui inquiete fort
les ennemisquisont toujours
dans leurs mesmes postes, il rfi
parti de Strasbourg un gros
train d'artillerie & une
grande quantitéde munitions
deguerre, &-on aretirétoutes
les Troupes qu'on avoit mises
dans les Chasteaux des environs
de Landau.
Fermer
Résumé : EXTRAIT d'une Lettre du Fort-Loüis du 3. Aoust.
Le 3 août, depuis le Fort-Louis, les baillages de Landau, Spire et Gumersheim sont sollicités pour des ressources. Le maréchal d'Harcourt a mené une reconnaissance avec 1200 chevaux au-delà du Rhin, inquiétant les ennemis. Un convoi d'artillerie et des munitions de Strasbourg ont été envoyés. Les troupes des châteaux autour de Landau ont été retirées.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
957
p. 22-26
NOUVELLES de Flandre.
Début :
La nuit du 4. au 5. Aoust les Ennemis quitterent leur [...]
Mots clefs :
Ennemis, Maréchal, Armée
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : NOUVELLES de Flandre.
NOVVELLES
de Flandre.
-
La nuit du4.au5.Aoust
les Ennemis quitterent leur
Camp de Betonsart, & décamperent
sans tambours
ny trompettes. Milord
Marlborough fit filer [Orl
Armée par derriere le Mont
saint Eloy, pendant que le
Gouverneur de Doiiay avec
un Corps de six mille hommes
estoit allé occuper le
passage de la Sensée,& aprésavoirtraversé
la Plaine de
Lens ils passerent la Scarpc
prés de Vitry, &laSensée àAubigny,& camperenc
leur droite au Ruisseau de
M~rquion leur gauche
à Thun l'Evêque. Mr le
Maréchal de Villars ayant
esté informé de la route que
les Ennemis avoient prise
Et battre , la Generale
a
&
marcha à deux heures du
matin & fit tant de diligence
avec la teste de l'Armée
qu'il arriva prés de Cambray,
oùil fie camper les
Troupes à mesure qu'elles
arriverent dans une Plaine
toute découverte à la vûë
des ennemis, qui au lieu de
venir l'attaquer, décamperent
la nuit du 6: au 7. &,-
passerent l'Escaut sur huit
Ponts
Ponts. Ils mirent leur droite
à Hapre sur la Selle, &
leur gauche à Hordain appuyée
à l'Escaut.Mrle
Maréchal de Villarss'éten-
K dit vers Cambray ,& mit
sa gauche à Vane sur laSenséeà
trois quarts de lieüe de
Bouchain, & dans cette
dispositionl'Arméeestoit
paralelle à la gauche des
ennemis. Mr de Broglio
avoir marché avec sa reserve
à Denain entre Valencicnnes
& Bouchain pour
couper aux ennemis la com- l munication avec Douay
,
& eut ordre de jetter cinq
cens Grenadiers dans cette î
derniere Place. Mr le Chevalier
de Luxembourgestoit j
entré dans la premiere avec j
deux Regimens de Dragons. vi,
Une partie des Garnisons de i.j
SaintOmer&d'Ipres devoit j
joindre l'Armée avec Mr le
Comte de Villars & Mr le
Marquis deGoë briant.
de Flandre.
-
La nuit du4.au5.Aoust
les Ennemis quitterent leur
Camp de Betonsart, & décamperent
sans tambours
ny trompettes. Milord
Marlborough fit filer [Orl
Armée par derriere le Mont
saint Eloy, pendant que le
Gouverneur de Doiiay avec
un Corps de six mille hommes
estoit allé occuper le
passage de la Sensée,& aprésavoirtraversé
la Plaine de
Lens ils passerent la Scarpc
prés de Vitry, &laSensée àAubigny,& camperenc
leur droite au Ruisseau de
M~rquion leur gauche
à Thun l'Evêque. Mr le
Maréchal de Villars ayant
esté informé de la route que
les Ennemis avoient prise
Et battre , la Generale
a
&
marcha à deux heures du
matin & fit tant de diligence
avec la teste de l'Armée
qu'il arriva prés de Cambray,
oùil fie camper les
Troupes à mesure qu'elles
arriverent dans une Plaine
toute découverte à la vûë
des ennemis, qui au lieu de
venir l'attaquer, décamperent
la nuit du 6: au 7. &,-
passerent l'Escaut sur huit
Ponts
Ponts. Ils mirent leur droite
à Hapre sur la Selle, &
leur gauche à Hordain appuyée
à l'Escaut.Mrle
Maréchal de Villarss'éten-
K dit vers Cambray ,& mit
sa gauche à Vane sur laSenséeà
trois quarts de lieüe de
Bouchain, & dans cette
dispositionl'Arméeestoit
paralelle à la gauche des
ennemis. Mr de Broglio
avoir marché avec sa reserve
à Denain entre Valencicnnes
& Bouchain pour
couper aux ennemis la com- l munication avec Douay
,
& eut ordre de jetter cinq
cens Grenadiers dans cette î
derniere Place. Mr le Chevalier
de Luxembourgestoit j
entré dans la premiere avec j
deux Regimens de Dragons. vi,
Une partie des Garnisons de i.j
SaintOmer&d'Ipres devoit j
joindre l'Armée avec Mr le
Comte de Villars & Mr le
Marquis deGoë briant.
Fermer
Résumé : NOUVELLES de Flandre.
Au début août, des mouvements militaires significatifs eurent lieu en Flandre. La nuit du 4 au 5 août, les ennemis quittèrent Betonsart et se déplacèrent silencieusement. Lord Marlborough dirigea son armée derrière le Mont Saint-Éloy, tandis que le gouverneur de Douai, avec six mille hommes, occupa le passage de la Sensée. Les troupes traversèrent la plaine de Lens, la Scarpe près de Vitry, et la Sensée à Aubigny, avant de camper avec leur droite au ruisseau de Marquion et leur gauche à Thun-l'Évêque. Informé de ces mouvements, le maréchal de Villars marcha avec son armée à deux heures du matin et arriva près de Cambrai. Les troupes campèrent dans une plaine découverte, visible des ennemis, qui décampèrent la nuit du 6 au 7 août et traversèrent l'Escaut sur huit ponts. Les ennemis positionnèrent leur droite à Hapre sur la Selle et leur gauche à Hordain, appuyée à l'Escaut. Le maréchal de Villars se dirigea vers Cambrai et positionna sa gauche à Vigne sur la Sensée, à trois quarts de lieue de Bouchain, rendant l'armée parallèle à la gauche des ennemis. Le comte de Broglie marcha avec sa réserve à Denain pour couper la communication des ennemis avec Douai et reçut l'ordre de placer cinq cents grenadiers à Douai. Le chevalier de Luxembourg entra dans Douai avec deux régiments de dragons. Des parties des garnisons de Saint-Omer et d'Ypres devaient rejoindre l'armée avec le comte de Villars et le marquis de Gœbriant.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
958
p. 27-33
NOUVELLES de Dauphiné.
Début :
Lettre de Grenoble du 9 Aoust. Les Armées sont en presence [...]
Mots clefs :
Savoie, Dauphiné, Duc de Savoie
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : NOUVELLES de Dauphiné.
NOUVELLES
de Dauphiné
Acere de Grenoble du 9.
Aoust.
Les Armées sont en presence
depuis quinze jours; mais
dans une inaction surprenante.
Il estassez, difficile de penetrer
es
desseins de Monsieur le
Duc de Savoye. Il a porté
lepuis quelques jours son
Camp depuis S. Piere d'Albigny
jusqu'à la plaine de
Montmeillm : son quartier
l'st au Chasteau des Marches
où ilpasseson temps à nous observer
tranquilement. EtMr
le Maréchal de Bervick
4 se retrancher , entre le Fou
Barreau & Chapareillan ; de
maniere que ce posse est absolument
hors d'insulte. Monsieur
deSissy ne l'estpas moins
au Pas de la Crotte & des
Echelles> & l'on craint peu
ou pour mieux dire point du
tout pour ces deux entrées. Il
y en auroit une autreplus ouverte
& moins bien gardée
,
du cosé de S. Geis où l'on
ç'a pûpost que des Milices.
Cependant les Houssardsn'ont
pas encore osé les attaquers ;
comme la Saison s'avance &
qu'il nous doit arriver des
Troupes de différents endroits
ily a lieu de croire que Monsieur
de Savoye se retirera
bien-tôt, d'autant plus qu'il
ne subsiste dans son Camp
qu'avec une peine & une Jé..
pense infinie. Les Convois ne
peuventvenir que par le petit
Saint Bernard dont les chemins
doivent être bien rompus àcause
des pluyes continuelles depuis
quinze jours. Sa Cavallerie
4 bien de la peine à trouver
assezdefourage dans la Savoye
pourysubsister. Le Pain vaut
dix sols la livre dans son
Camp. Le prix du Foin &
de l'Avoineaaugmenté iry;
mais les autres denrées ont
bat'fjé à cause de la grande
quantitéqu'on y en apporte.
Monsieur Ddon tfl toûjours
en Mauriennecampé sur les
bords de Arc & de l'Isere
qu'il agarnis de canon dans les
endroits guéables. Si lapluye
continuë encore quelques jours
ces deux Rivieres ne le feront
en aucun endroit pendant le
reste de l'année.Monsieur de
Àfcdavi mandequ'ilestsi
tra**quile dansson Camp qu'il
y fait jàire un Jardin. On
amena hier icy un Ingenieur
que l'on surprit en levant le
Plan du Camp de Barreau,
Nous sommes ici aussi tranquiles
que si nous étions en
temps de Paix; mais on a eu
plusieursallarmes du costé de
S. Genis e du Pont de Beauvoisincependant
les Houssards
n'ont encore osépasserla Riviere
de Guiers qui Jepafe la
Savoye du Dauphine.
D'autres Lettres portent que
Monsieur de Cadrieu t/l.
campé à l'entrée d'une gorge
par o l'on pouroit venir du
cossé de la grande Charteuse,
& tombersur Mont Fleury
> 0* que Monsieur le Maréchal
de Bervickfaisoitaccommoder
des ptjjdges qui conduisent de
son Camp à Briançon afin de
pouvoir s'y porter plus promptement
en cas de besoin, que
Monsieur le Duc de Savoye est
malade; qu'il avoit commence
à tomber des neiges au petit
S. Bernard; qu'il étoit déjà
arrivé8 Bataillons&4. Escadrons
de renfortau Campde
Barreau, que Monsieurle Duc
de Savoye marchait du côtéde
dit Col de Galibier, & que
2l<fonjieur le Maréchal de
Bervick s'avançoitpour luy
endisputer le pâjjage.
de Dauphiné
Acere de Grenoble du 9.
Aoust.
Les Armées sont en presence
depuis quinze jours; mais
dans une inaction surprenante.
Il estassez, difficile de penetrer
es
desseins de Monsieur le
Duc de Savoye. Il a porté
lepuis quelques jours son
Camp depuis S. Piere d'Albigny
jusqu'à la plaine de
Montmeillm : son quartier
l'st au Chasteau des Marches
où ilpasseson temps à nous observer
tranquilement. EtMr
le Maréchal de Bervick
4 se retrancher , entre le Fou
Barreau & Chapareillan ; de
maniere que ce posse est absolument
hors d'insulte. Monsieur
deSissy ne l'estpas moins
au Pas de la Crotte & des
Echelles> & l'on craint peu
ou pour mieux dire point du
tout pour ces deux entrées. Il
y en auroit une autreplus ouverte
& moins bien gardée
,
du cosé de S. Geis où l'on
ç'a pûpost que des Milices.
Cependant les Houssardsn'ont
pas encore osé les attaquers ;
comme la Saison s'avance &
qu'il nous doit arriver des
Troupes de différents endroits
ily a lieu de croire que Monsieur
de Savoye se retirera
bien-tôt, d'autant plus qu'il
ne subsiste dans son Camp
qu'avec une peine & une Jé..
pense infinie. Les Convois ne
peuventvenir que par le petit
Saint Bernard dont les chemins
doivent être bien rompus àcause
des pluyes continuelles depuis
quinze jours. Sa Cavallerie
4 bien de la peine à trouver
assezdefourage dans la Savoye
pourysubsister. Le Pain vaut
dix sols la livre dans son
Camp. Le prix du Foin &
de l'Avoineaaugmenté iry;
mais les autres denrées ont
bat'fjé à cause de la grande
quantitéqu'on y en apporte.
Monsieur Ddon tfl toûjours
en Mauriennecampé sur les
bords de Arc & de l'Isere
qu'il agarnis de canon dans les
endroits guéables. Si lapluye
continuë encore quelques jours
ces deux Rivieres ne le feront
en aucun endroit pendant le
reste de l'année.Monsieur de
Àfcdavi mandequ'ilestsi
tra**quile dansson Camp qu'il
y fait jàire un Jardin. On
amena hier icy un Ingenieur
que l'on surprit en levant le
Plan du Camp de Barreau,
Nous sommes ici aussi tranquiles
que si nous étions en
temps de Paix; mais on a eu
plusieursallarmes du costé de
S. Genis e du Pont de Beauvoisincependant
les Houssards
n'ont encore osépasserla Riviere
de Guiers qui Jepafe la
Savoye du Dauphine.
D'autres Lettres portent que
Monsieur de Cadrieu t/l.
campé à l'entrée d'une gorge
par o l'on pouroit venir du
cossé de la grande Charteuse,
& tombersur Mont Fleury
> 0* que Monsieur le Maréchal
de Bervickfaisoitaccommoder
des ptjjdges qui conduisent de
son Camp à Briançon afin de
pouvoir s'y porter plus promptement
en cas de besoin, que
Monsieur le Duc de Savoye est
malade; qu'il avoit commence
à tomber des neiges au petit
S. Bernard; qu'il étoit déjà
arrivé8 Bataillons&4. Escadrons
de renfortau Campde
Barreau, que Monsieurle Duc
de Savoye marchait du côtéde
dit Col de Galibier, & que
2l<fonjieur le Maréchal de
Bervick s'avançoitpour luy
endisputer le pâjjage.
Fermer
Résumé : NOUVELLES de Dauphiné.
Le texte décrit la situation militaire entre les armées du Duc de Savoie et les forces françaises dans le Dauphiné. Depuis quinze jours, les armées sont face à face mais inactives. Le Duc de Savoie a déplacé son camp de Saint-Pierre-d'Albigny à la plaine de Montmelian. Le Maréchal de Bervick est retranché entre le Fou-Barreau et Chapareillan, tandis que Monsieur de Sissy défend les passages du Pas de la Crotte et des Échelles. Une autre entrée, du côté de Saint-Genis, est moins bien gardée. Les hussards n'ont pas attaqué, et l'arrivée de troupes françaises pourrait forcer le Duc de Savoie à se retirer. Les conditions dans son camp sont difficiles : les convois passent par le col du Petit Saint-Bernard, dont les chemins sont détériorés par les pluies, et la cavalerie manque de fourrage. Monsieur Donat est positionné en Maurienne avec des canons pour défendre les gués. Monsieur de Cadavieul signale une tranquillité totale dans son camp. La région est calme malgré quelques alarmes. Le Duc de Savoie est malade, et des mouvements de troupes sont signalés du côté du col du Galibier. Le Maréchal de Bervick se prépare à disputer le passage au Duc de Savoie.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
959
p. 33-70
NOUVELLES de divers endroits.
Début :
On a appris par les Lettres de Cadix du 10. Juillet, [...]
Mots clefs :
Duc, Roi, Marquis, Fille, Veuve, Prince, Comte, Guerre, Seigneur, Armée, Commandant, Vaisseau, Espagne, Officier, Chevalier, Croix, Seigneur, Fille, France, Mort
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : NOUVELLES de divers endroits.
NOUVELLES
dedivers endroits.
Onaappris par les Lettres
de Cadix du 10. Juillet r
que Mrl'Aigleaprès yavoir
amenépluseurs Prises
, erv
estoit party le quatre pour
allercroiser vers le Dérroit.
que le lendemain il avoit
attaquéune Fregate Hollandoise
de36. canons commandée
par le Capitaine
Jean Hopener
-, que lecombat
avoit duré plus de deux
heures, U qu'enfin cette
Fregate avoir esté coulée à
fond ;niais que Mr l'Aigle
y avoir été tué, alnllquc:
plusieurs Officiers & Soldats
de son équipage. Son Corps
a estéenterréà Malagaavec
tous les honneurs dûs à un
homme qui s'étoit distinguéen
plusieurs occasions
cependant le cours de cette
guerre.
Le 30, Juillet il parut à
la hauteur de Bayonne une
Escadre de11. Vaisseaux
de guerre Anglois revenant
de Lisbonne &: retournant
dans les Ports d'Angleterre.
Une heure aprèsquelle eut
fait voile une de nos Frégatesamena
deux Prises, dont
l'une estoit un Baftimenc-
Hollandois qui allait. à
Lisbonne chargé de Vins.
*
DesLettresde Lisbonne
du 17. Juin portent que le
Navire Nostra- Senora de
Torso, qui marquoit que
la Flotte de Pernambuco
avoitesté pris le 4. Avrilà
15. lieues du Tage par un
Vaisseau de guerre François
de l'Escadre de Mr du Casse
qui avoir mis l'équipage à
terre à rifle de Madere ;
queceNavire estoit chargé
de 450. caisses de Sucre,
de 400. rolles de Tabac,
de Cuirs, de bois de Bresit,
& de 40. mille Crufades
tant en argent monnayé
qu'en poudre d'or; que le
Vaisseau qui l'avoit pris,
selon le rapport de l'équipage
, estoit parti de Brest
avec fcpt ou huit autres
dont ilavoit estéseparé, &
qu'ildévoiealler à la Martinique.
Je n'ay pû vous parler
plutost de la mort de Don
Antonio Martin Alvarez
de Tolede & Beaumont,
Enriquez
,
de Rivera,Fernandez
)
Manrique, Duc
d'Albe, & de Huefcar
J Comte de Lerin, de Salvatierra,
&c. Marquis deCoria
, &c. Connestable &
Grand Chancellier de Navarre,
Sommellier de Corps
du Roy d'Espagne & Ton
Ambassadeur en France,
qui mourut icy le 28. May
en la 41.l'année de son âge.
Sa maladie a esté des j^lus
longues, &: elle ne luy a
jamaisservy de raison ny de
pretexte pour le dispenser
d'aucuns de ses devoirs, &
ce grand Ministre a toûjours
s-ofuotuernenuud'du'nueneen£ra5ie force
e le poids d'une Ambassade
aussi importante & aussï
laborieuse. Il y a succombé
à la fin, & la mort de
MonCeigneur a achevé de
l'accabler; l'interetvif&
fîneere qu'il y prenoit le fie
paroistreencore plus sensible
à cette perte qu'il ne
l'avoit paru à celle de Mr
le Connestable de Navarre
fonftls unique qui donnait
déjà de si grandes esperances,&
qu'il perdit nlalhcu..
reusement à sa 19eannée.
Comme toute la vie de
Mr le Duc d'Albe avoi-c
esté une préparation à la
mort on n'eut pas de peine
à l'y disposer. Sa résignationavoitesté
plus prompte
que le premier avis qu'oq
eut pû luy en donner. Quelques
heures avant sa mort
il fit prier un de nos, plu£
grands Ministres de vouloir
bienluy rendre encore une
visite,&de venir recevoir
ses derniers adieux. Cet
entretien fut touchant de
part & d'autre; lemourant
parla assezlong
-
temps de
choses importantes avec le
mêmeesprit,lamême force
& la même grandeur d'ame
quil avoit fait dans sa meilleure
santé. Enfinilsouhaita
de recevoir la Benediction
deMr le Cardinal de Noailles
Archevêquede Paris.
Son Eminence s'y transporta
sur l'heure.
Madame la Duchesse
d'Albe n'a pû avoir dans
une douleur aussi accablante
que Dieu pour consolation.
Elle se retira sur l'heureau
Valde Grace. Elle se
tient toujours dans cette
retraite si conforme à sa
situation. Elle a esté le modelle
des femmes mariées ;
elle l'est des veuves de son
rang.
LeRoyd'Espagne luy a
fait l'honneur de luy écrire
de sa main en langue EfpJ.¿
gnole la Lettre du monde
la plus consolante, La Reine
luyaécrit de même. S. NL
C.a joint aux honneurs
qu'elle a fait à cccccittuftre
veuve des liberalitez qui
honorent en elle lamémoire
du deffunt. Elle ;cil de la
grande Maison de Poncé de
Leon
,
fille de l'illustre Me
la Duchesse d'Aveiro
,
&
soeur de Mr le Duc d'Arcos
& de Mr le Duc de Banos
tous deux Granded'Espagne.
Mr le Duc d'Albe qui
n'arienoubliéen mouranc
a laissé par un écrit de sa
main le foin & la conduite
des Affaires d'Espagne en
France: à Mr Don Feliz-
Corncjo son Secrétaire
d'Ambassade. S. M. C. a
confirmé ce choix dans l'interim
jusqu'àce qu'il vienne
icy de sa part un nouvel
Ambassadeur. Le Portrait
en vers de Mr le Ducd'Albeestdansla
partie des Picces
Fugitives de ce moiscy.
Charlotte Armande d'Argouges
de Rannes épouse
de Guillaume Alexandre ,
Marquis de Vieuxpont
Lieutenant General des ar*.
mées du Roy
<
& Couverneur
de la Ville de Beauvais
& du Beauvoisis, mourut
le 28. Juin âgée de 36,.
ans. Elle estoit fille unique
de Nicolas d'Argouges
Marquis de Rannes, Lieutenant
General des Armées
du Roy, Colonel General
des Dragons
, & de Charlotte
de Beautru - Nogentqui
épousaen seconde nôces.
Jean
-
Baptisse Armand de
Rohan Prince de Montauban
,dont elle est veuve.
Mre N.Chabert Chevalier
de Saint Louis
)
Chef
d'Escadre des Armées Na-,
vales du Roy,fils du grand-
ChJbert)est mort à Toulon.
Ilavoit donné dans
toutes les occasions des
preuves de son courage &
de sa capacité. Il avoit ramené
du Sud une Flore d'argent
des plus riches qui
soient jamais venuës de
ces Mers. Il arriva heureusement
à Rochefort sur lafin
du mois de Mars de*
l'année 1709.aprés avoir
évité par son habileté quatre
Escadres des ennelllisr.
quil'attendoient sur sarouteen
quatre endroits differens.
Le Vaisseau du Roy
le Trident qu'il Commandoit
estle premier Vaisseau
de guerre qu'on ait vû à la
Rade de Lima depuis la découverte
de ce Continent
Marie Louis Chevalier,
Marquis de Sourdeilles,
Baron deFeissac, &c. Lieutenantde
Roy au Gouvernement
de Limosin & de
la Marche, est mort dans
son Chasteau de la Ganne
âgé de 44.ans. Ilaesté fort
regretté,&particulièrement
des Pauvres.
Il avoit épousé Marie fille
de Robert Marquis de Lignerac
Comte de Saint Chaînant
d'une des plusillustres
&de plus anciennes maisons
d'Auvergne.
Sa mere estoit de celle
des Vicomtes de Sedicre
A alliée à celles de Noailles9»
de Gimel, &c. & sa grande
mere estoit de celle d'Aubusson
la Feüillade.
Mr le Marquis de Sourdeilles
avoir d'abord pris le
party des Armes;mais la'
mort de son pere dont il
estoit filsunique, l'obligea
de quitter le Service. b
Catherine de Robeyre
3 épouse dYvesMarie dela
Bourdonnaye Seigneur de
Cotoyon
,
Maistre des Requestes
& Intendant à 0r.
leans,mourut aux eaux de
Bour bon le 24. Juin âgée
de 44. ans laissant posterité
Elle estoit fille de Mr de
Ribeyre Conseilier d'Etat,
&deCatherine Potier fills
de Mr de Novion premier
President.- Jean Guillaume Frison,
Prince de Nassau Stathouder
de Fiise., sur noyé le 14<
Juillet avec le Brigadier
WiJkeSc•
Wilkes. Il. sftoit parry de
l'Armée de Flandre pour
aller travailler à l'Affaire de
la successïon du feu Prince
dOrange qu'il avoir contre
l'Electeur de Brandebourg
qui estoit venu en Hollande
pour la terminer. Il s'embarqua
pour traverser le
passage de Moerdick,&
estanc demeuré dans son
Carosseàcause de la pluyc
avec le Brigadier Wilkes
uunnccoouuppddeevveenntt qui survint*,
renversa le ponton. On ne
trouva leurs corps que queL
ques jours après.
Ce Prince eltoïc hfe
d'Henry Casimir Prince de
Nassau & Stathouder de
Frise mort le15 Mars
1686. &d'Amelie fille de
Jean Georges Prince d'Anhalt
Dessau.
Ilestoit néle 4. Aoust;
1687.&avoirépousé le 16.
Avril 1709. Marie Louise
fille de Charles Landgrave
deHesseCassel,&deMarie
Amélie fille Jacques Duc de
Curlande. Il a laisse une
Princesse née au mois de
Septembre1710. & sa
veuve enceinte.
Les Etats Généraux ont
fait un accommodement
provisionnel entre l'Electeur
de Brandebourg &les
héritiers de ce Prince,qui ne
doit prejudicier en aucune
manière aux droits des Parties
; il porte que S.A. E.
jouira par provisionde la
Maisonde la vieille Cour à
la Haye,de la Maison du
Bois,dc HonslardiCK, de
Diercn& de quelquesTerres
qui valent six mille
florins de rente à quoy on
en ajoutera vingt
- quatre
mille pour faire la somme
de cinquante mille Horins
par an ; sur lesquels on en
retiendra dix mille pour
l'entretien de ces Maisons,
8c cela outre les biens donc
il joiiic déja; que la Princes.
se veuve, en qualité de Mere
& de Tutrice de son enfant
ou enfans
3
jouira de la
Maifoii de Loo; de la fomme
de cinquante mille florins
par an ,
qui fera prise
sur les biensde la fucceisson,
&unesomme decinquante
mille florinsune fois payée;
& que six mois après laccouchcment
de cette Prin
cess elle envoyera des Plénipotentiaires
pour termu
ner les pretentions de parc
& d'autre.
1
Madame la Duchesse de
Berry estant accouchée
avant terme le u. Juillet
d'une Princesse qui mourut
en même tem ps , on porta
son corps à SaintDenisle
13.Il y fut accompagné par
Mr la DacheffedeBeauvil
lier & par Me la Marquise
de Chastillon,& il fut inhumé
par Mr l'Evêque de
Séez premier Aumônier de
Monfcigncur le Duc de
Berry.
Charles Claude
,
Sire
& Comte de Breauté, Marquis
du Hotot
,
&c.Maistre
de la Garderobbe de S. A. R,
Philippe petitfils deFrance
Duc d'Orléans, mourut le xi. Juilleten sa 46.année,
Anne Geneviève Charr
rier épousede Charles Cesar
Le scalopier Maistre des
Requestes, & Intendant du
Commerce & de la Generalité
de Châlons,mourus
le14. Juillet.; Annele Maistre,épousede
Marc Anne Goiflard Seigneur
de Montsabert, Baron
de Toureil
)
&c. Conseiller
au Parlement
s mou- *
rut le 26. Juillet. i
MichelFrançois de Bethune
Comte de Charost mourut
le z6. Juillet dans sa
sisiemeannée.Ilestoit fils
d'Armand de Bethune Duc
de Charost& de Catherine
de Lamet sa sécondé femme.
I.(¡
Jean Baptiste Jacques
Ollier Marquis de Veneuil,
Seigneur de Preau Maistre
de la. Garderobbe de feue
S. A. R. Monsieur Frere
unique du Roy, mourut le
17. Juilletâgéde50. ans. Il
estoit Gouverneur deDomfont.
Henry Charles Arnauld
Comte de Pomponne,
mourut le 2.7.Juillet âgé
de 14.ans 7. mois. Ilestoit
fils de Nicolas Simon Arnaud
Marquis de Pomponne
, Sire Baron de Ferrieres,
Chambrois
,
Auquiville
Marqnis de Paloifeau
,
&c.
BrigadierdesArmées du
Roy; Lieutenant General
& Commandant pour Sa
Majeste aux Provinces de
l'isle de France & Soissonnois
; &de Confiance de
Harville Paloiseau.
Le Pere Jean de la Roche
, Prestre de l'Oratoire
fameux Predicateur, mourut
le 18Juittec.: -
François d'Anglure de
Bourlaymont, Docteur en
Theologie de la Faculté de
Paris, qui avoit été nommé
à l'Evêché de Pamiers
en 1681. qui s'en éroit démis
en 1685. sans avoir esté
Sacré, & qui fut nommé à
lors Abbé de Saint Florent
de Saumur, mourut le i-f.
Juillet. Il étoit fils de Nicolas
Marquis de Bourlaymont,
Gouverneur de Sesnay.
Gaspart- Claude Noler,
Docteur en Thologic de la
Faculté de Paris & Chanoi
ne de Nostre Dame, mourut
le premier Aoust âgé de j3.ans.
Mrle Cardinal de Noailles,
a donné son Canonicat
à Mr l'Abbé Vivant, son
Grand Vicaire& Penitentier
del'EglisedeParis,ci devant
.Curé de S.Leusson meriteest
connu de tout le monde..
Alsonce de. Bonne de
Crequi Duc de Lesdiguiéres,
Paire de France,mourut
le 5. Aoust âgé de 85,
ans. Son Corps a esté ports
aux Carmelitesde S. Denis
en France, où a esté inhi*.
méeAnne du Roure sa
mere, qui mourut le 18,
Février. 1686. &qui étoit
veuve de Charles Sire de"
Grequi & de Canapies, , Mestrede Camp du Regi:
ment des Gardes;.mort de
la blessure qu'il reçueau
siege de Chamberylanuitdu14.
au IJ.May 1630.
& qui étoit second fils de
Charles Sire de Crequi Duc
de Lesdiguiéres Maréchal
de France. Celuy qui vient
de mourir avoitépousé à
l'âge de 75. ans le u Septembre
1702. Gabrielle
Victoire de Rochechoüart
fille de Louis Duc de Vivonne
Pair &Maréchal de France
,
& d'Antoinette de
Mesmes, dont il n'a point
cû d'enfans.
Marie Anne Picques
épouse , de Loüis Gabriel
Portail
j
Chevalier Seigneur
de Fresnceu ,&au paravant
veuve de François Pajoc
Seigneur de Cordon,rnourut
le 6. Aoust âgée de quarante
-
iix ans, sans laisser
de postencé de ses deux alliances.
Florcnt de Marparaulr,
Marquis du même lieu
,
mourut le 7. Août.
Nicolle Miron, veuve
de DanielJacquinot
, Seigneur des Pressoirs
,
mourut le 9. Aoustâgée de
85. ans.
Claude le Pelletier
Conseillcr d'Etat ordinaire
; President Honoraire
du Parlement, Minifstr
d'Etat, cy- devant Prevost
des Marchands
,
Contrôlleur
General des Finances,
& sur-Intendant des postes
mourut le 10. Aoust en sa
8 1. année. Il y avoit déjà
long
- temps qu'ils'étoit
retiré du Monde ; & qu'il
ne s'ocupoit qu'à des oeeuvres
de Pieté., & particulièrement
à soulager les Pauvres.
1 Monsieur de Canaples,
ancien Commandant de la
Ville de Lyon dont on vient
de parler, avoir pris le nom
-
de Lesdiguiéres) & c'est luy
qui étoit le dernier de cec-
Ite Maison. Il avoir douze
mille livres de pension de
la Ville de Lyon; comme
6
Commandant, dont il s'en
estoit reservé neuf mille
i
lors qu'il se démit de ce
Commandement en faveur
de M' de Rochebonne en
luy laissant les trois autres
mille livres. Depuislamort
de M' de Canaples la penfion
de neuf mille livres
E
qu'ils'értit reservée sur
li.
celle de douze que fait la
Ville au Commandant ; a
cfté donnée,à Monsieur le
Duc de Villeroy.
Depuis la mort de Monseigneur,
le Roy a acordé
à Madame la Dauphine, la
Nef, le Cadenas, le Bâton
de Maistre d'Hotel & la
Musique. Elle mangea pour
la premiere fois à son grand
Couvert comme Dauphine
le 8. Aoust, & elle fut servie
par Monsieur le Marquis de
Vilacerfson premier Maître
d'Hostel; & le 10. elle fut
servie aussi à son grand
Couvert par Mr de la Croix
son Maître d'Hostel. Il se
rendit à la bouche avec ses
Officiers, lava ses mains; le
Contrôlleur & le Gentilhomme
servant les lavetent
ensuite; l'Ecuyer ordinaire
de la Bouche luy presenta
une Assiettesurlaquelle il
y avoir des Mouillettes - do
pain; il en prit deux avec
lefquclles il toucha tous les
Mets les uns après les autres;
il en donna une à manger à
l'Ecuyer de la Bouche, ensuite
il prit son Baston des
mains de l'Hussier du Bu-f
reau qui l'y avoit apporté.
puis la marche commença
en cet ordre. Un Garde du
Corps du Roy ayant la
Carabine sur l'épaule; un
Huissier de Salle & un
Huissier du Bureau, Mr de
la Croix marchoit derriere
eux, ayant son Baston de
Maistre d'Hostel à la main.
Un Gentil
-
homme servant
& le Contrôlieur portant
chacun un Plat, l'Ecuyer de
la Bouche & les autres
Officiers de la Bouche en
portant aussî chacun un,
marchaient ensuite. Lors
qu'ilsfurent arrivez à la Salleoù
estoit le prest, Mr de la
Croix vit mettre tous les
Plats surlaTable, où un
Gentil-homme servant qui
étoit de Garde au prest, fit
un nouvel essai de chaque
Plat: & donna la Mouillette
dont il avoit fait l'éssai à
chacun de ceux qui avoient
porté les Plats, après quoy
Mr de la Croix les vit met--
tersurla Table par les Gentils-
hommes servants. ;
*i IIlallaen suite,ayant Tonv
Baston à la main,, avertir
Monseigneur le Dauphin;
<k Madame la Dauphine;
puis il revint à la Table ou
il attendit Monseigneur le
Dauphin. Dés qu'il parut
il mit son Chapeau & son
Baston entre les mains du
Chef de Gobelet, & presensa
à ce Prince une serviette
mouilléequiétoic
encre deux Assiettes d'or
pour se laver les mains; il
prit ensuite une autre serviette
mouilléeaussï cntre
deux Alliettes d'or qu'il
presenta de mesme à Madame
la Dauphine. Un
Gentilhomme servant presenta
une autre serviette
mouillée aussi entre deux
assiettes ,à Madame
,
qui
mangea pour la première
fois avec Madame la Dauphine
à son grand couvert
Alors Mr de la Croix
reprit son Bâton & son Chapeau
,&retourna à la bouche
precedé feulement d'un
Garde du Corps & des deux
Huissiers.L'essay du second
fcrvice ne se fit point à IfI
bouche; mais au prest où
citoit la Nef. Il se plaçaen- t
:-
suite au costédroit du Fauteuil
de Monseigneur le
Dauphinoùil restapendant
toutle repasayant toujours
son Bâton à la main; les
Genciihommes servants firentle
Service de même que
cchheezz le RRooyj.
-
Il y avoir à ce repas une
tres grande Assemblée de
Dames;il y en avoit treize
qui avoient le Tabouret
,
les autresestoient debour.
Monfcigneur le Dauphin&
Madame la Dauphine tinrent
ensuite un Cercle dé
Dames comme chez le Roy
aprèssonsoupé; Cérémonie
qui si fait pour les re'--
mercier.
dedivers endroits.
Onaappris par les Lettres
de Cadix du 10. Juillet r
que Mrl'Aigleaprès yavoir
amenépluseurs Prises
, erv
estoit party le quatre pour
allercroiser vers le Dérroit.
que le lendemain il avoit
attaquéune Fregate Hollandoise
de36. canons commandée
par le Capitaine
Jean Hopener
-, que lecombat
avoit duré plus de deux
heures, U qu'enfin cette
Fregate avoir esté coulée à
fond ;niais que Mr l'Aigle
y avoir été tué, alnllquc:
plusieurs Officiers & Soldats
de son équipage. Son Corps
a estéenterréà Malagaavec
tous les honneurs dûs à un
homme qui s'étoit distinguéen
plusieurs occasions
cependant le cours de cette
guerre.
Le 30, Juillet il parut à
la hauteur de Bayonne une
Escadre de11. Vaisseaux
de guerre Anglois revenant
de Lisbonne &: retournant
dans les Ports d'Angleterre.
Une heure aprèsquelle eut
fait voile une de nos Frégatesamena
deux Prises, dont
l'une estoit un Baftimenc-
Hollandois qui allait. à
Lisbonne chargé de Vins.
*
DesLettresde Lisbonne
du 17. Juin portent que le
Navire Nostra- Senora de
Torso, qui marquoit que
la Flotte de Pernambuco
avoitesté pris le 4. Avrilà
15. lieues du Tage par un
Vaisseau de guerre François
de l'Escadre de Mr du Casse
qui avoir mis l'équipage à
terre à rifle de Madere ;
queceNavire estoit chargé
de 450. caisses de Sucre,
de 400. rolles de Tabac,
de Cuirs, de bois de Bresit,
& de 40. mille Crufades
tant en argent monnayé
qu'en poudre d'or; que le
Vaisseau qui l'avoit pris,
selon le rapport de l'équipage
, estoit parti de Brest
avec fcpt ou huit autres
dont ilavoit estéseparé, &
qu'ildévoiealler à la Martinique.
Je n'ay pû vous parler
plutost de la mort de Don
Antonio Martin Alvarez
de Tolede & Beaumont,
Enriquez
,
de Rivera,Fernandez
)
Manrique, Duc
d'Albe, & de Huefcar
J Comte de Lerin, de Salvatierra,
&c. Marquis deCoria
, &c. Connestable &
Grand Chancellier de Navarre,
Sommellier de Corps
du Roy d'Espagne & Ton
Ambassadeur en France,
qui mourut icy le 28. May
en la 41.l'année de son âge.
Sa maladie a esté des j^lus
longues, &: elle ne luy a
jamaisservy de raison ny de
pretexte pour le dispenser
d'aucuns de ses devoirs, &
ce grand Ministre a toûjours
s-ofuotuernenuud'du'nueneen£ra5ie force
e le poids d'une Ambassade
aussi importante & aussï
laborieuse. Il y a succombé
à la fin, & la mort de
MonCeigneur a achevé de
l'accabler; l'interetvif&
fîneere qu'il y prenoit le fie
paroistreencore plus sensible
à cette perte qu'il ne
l'avoit paru à celle de Mr
le Connestable de Navarre
fonftls unique qui donnait
déjà de si grandes esperances,&
qu'il perdit nlalhcu..
reusement à sa 19eannée.
Comme toute la vie de
Mr le Duc d'Albe avoi-c
esté une préparation à la
mort on n'eut pas de peine
à l'y disposer. Sa résignationavoitesté
plus prompte
que le premier avis qu'oq
eut pû luy en donner. Quelques
heures avant sa mort
il fit prier un de nos, plu£
grands Ministres de vouloir
bienluy rendre encore une
visite,&de venir recevoir
ses derniers adieux. Cet
entretien fut touchant de
part & d'autre; lemourant
parla assezlong
-
temps de
choses importantes avec le
mêmeesprit,lamême force
& la même grandeur d'ame
quil avoit fait dans sa meilleure
santé. Enfinilsouhaita
de recevoir la Benediction
deMr le Cardinal de Noailles
Archevêquede Paris.
Son Eminence s'y transporta
sur l'heure.
Madame la Duchesse
d'Albe n'a pû avoir dans
une douleur aussi accablante
que Dieu pour consolation.
Elle se retira sur l'heureau
Valde Grace. Elle se
tient toujours dans cette
retraite si conforme à sa
situation. Elle a esté le modelle
des femmes mariées ;
elle l'est des veuves de son
rang.
LeRoyd'Espagne luy a
fait l'honneur de luy écrire
de sa main en langue EfpJ.¿
gnole la Lettre du monde
la plus consolante, La Reine
luyaécrit de même. S. NL
C.a joint aux honneurs
qu'elle a fait à cccccittuftre
veuve des liberalitez qui
honorent en elle lamémoire
du deffunt. Elle ;cil de la
grande Maison de Poncé de
Leon
,
fille de l'illustre Me
la Duchesse d'Aveiro
,
&
soeur de Mr le Duc d'Arcos
& de Mr le Duc de Banos
tous deux Granded'Espagne.
Mr le Duc d'Albe qui
n'arienoubliéen mouranc
a laissé par un écrit de sa
main le foin & la conduite
des Affaires d'Espagne en
France: à Mr Don Feliz-
Corncjo son Secrétaire
d'Ambassade. S. M. C. a
confirmé ce choix dans l'interim
jusqu'àce qu'il vienne
icy de sa part un nouvel
Ambassadeur. Le Portrait
en vers de Mr le Ducd'Albeestdansla
partie des Picces
Fugitives de ce moiscy.
Charlotte Armande d'Argouges
de Rannes épouse
de Guillaume Alexandre ,
Marquis de Vieuxpont
Lieutenant General des ar*.
mées du Roy
<
& Couverneur
de la Ville de Beauvais
& du Beauvoisis, mourut
le 28. Juin âgée de 36,.
ans. Elle estoit fille unique
de Nicolas d'Argouges
Marquis de Rannes, Lieutenant
General des Armées
du Roy, Colonel General
des Dragons
, & de Charlotte
de Beautru - Nogentqui
épousaen seconde nôces.
Jean
-
Baptisse Armand de
Rohan Prince de Montauban
,dont elle est veuve.
Mre N.Chabert Chevalier
de Saint Louis
)
Chef
d'Escadre des Armées Na-,
vales du Roy,fils du grand-
ChJbert)est mort à Toulon.
Ilavoit donné dans
toutes les occasions des
preuves de son courage &
de sa capacité. Il avoit ramené
du Sud une Flore d'argent
des plus riches qui
soient jamais venuës de
ces Mers. Il arriva heureusement
à Rochefort sur lafin
du mois de Mars de*
l'année 1709.aprés avoir
évité par son habileté quatre
Escadres des ennelllisr.
quil'attendoient sur sarouteen
quatre endroits differens.
Le Vaisseau du Roy
le Trident qu'il Commandoit
estle premier Vaisseau
de guerre qu'on ait vû à la
Rade de Lima depuis la découverte
de ce Continent
Marie Louis Chevalier,
Marquis de Sourdeilles,
Baron deFeissac, &c. Lieutenantde
Roy au Gouvernement
de Limosin & de
la Marche, est mort dans
son Chasteau de la Ganne
âgé de 44.ans. Ilaesté fort
regretté,&particulièrement
des Pauvres.
Il avoit épousé Marie fille
de Robert Marquis de Lignerac
Comte de Saint Chaînant
d'une des plusillustres
&de plus anciennes maisons
d'Auvergne.
Sa mere estoit de celle
des Vicomtes de Sedicre
A alliée à celles de Noailles9»
de Gimel, &c. & sa grande
mere estoit de celle d'Aubusson
la Feüillade.
Mr le Marquis de Sourdeilles
avoir d'abord pris le
party des Armes;mais la'
mort de son pere dont il
estoit filsunique, l'obligea
de quitter le Service. b
Catherine de Robeyre
3 épouse dYvesMarie dela
Bourdonnaye Seigneur de
Cotoyon
,
Maistre des Requestes
& Intendant à 0r.
leans,mourut aux eaux de
Bour bon le 24. Juin âgée
de 44. ans laissant posterité
Elle estoit fille de Mr de
Ribeyre Conseilier d'Etat,
&deCatherine Potier fills
de Mr de Novion premier
President.- Jean Guillaume Frison,
Prince de Nassau Stathouder
de Fiise., sur noyé le 14<
Juillet avec le Brigadier
WiJkeSc•
Wilkes. Il. sftoit parry de
l'Armée de Flandre pour
aller travailler à l'Affaire de
la successïon du feu Prince
dOrange qu'il avoir contre
l'Electeur de Brandebourg
qui estoit venu en Hollande
pour la terminer. Il s'embarqua
pour traverser le
passage de Moerdick,&
estanc demeuré dans son
Carosseàcause de la pluyc
avec le Brigadier Wilkes
uunnccoouuppddeevveenntt qui survint*,
renversa le ponton. On ne
trouva leurs corps que queL
ques jours après.
Ce Prince eltoïc hfe
d'Henry Casimir Prince de
Nassau & Stathouder de
Frise mort le15 Mars
1686. &d'Amelie fille de
Jean Georges Prince d'Anhalt
Dessau.
Ilestoit néle 4. Aoust;
1687.&avoirépousé le 16.
Avril 1709. Marie Louise
fille de Charles Landgrave
deHesseCassel,&deMarie
Amélie fille Jacques Duc de
Curlande. Il a laisse une
Princesse née au mois de
Septembre1710. & sa
veuve enceinte.
Les Etats Généraux ont
fait un accommodement
provisionnel entre l'Electeur
de Brandebourg &les
héritiers de ce Prince,qui ne
doit prejudicier en aucune
manière aux droits des Parties
; il porte que S.A. E.
jouira par provisionde la
Maisonde la vieille Cour à
la Haye,de la Maison du
Bois,dc HonslardiCK, de
Diercn& de quelquesTerres
qui valent six mille
florins de rente à quoy on
en ajoutera vingt
- quatre
mille pour faire la somme
de cinquante mille Horins
par an ; sur lesquels on en
retiendra dix mille pour
l'entretien de ces Maisons,
8c cela outre les biens donc
il joiiic déja; que la Princes.
se veuve, en qualité de Mere
& de Tutrice de son enfant
ou enfans
3
jouira de la
Maifoii de Loo; de la fomme
de cinquante mille florins
par an ,
qui fera prise
sur les biensde la fucceisson,
&unesomme decinquante
mille florinsune fois payée;
& que six mois après laccouchcment
de cette Prin
cess elle envoyera des Plénipotentiaires
pour termu
ner les pretentions de parc
& d'autre.
1
Madame la Duchesse de
Berry estant accouchée
avant terme le u. Juillet
d'une Princesse qui mourut
en même tem ps , on porta
son corps à SaintDenisle
13.Il y fut accompagné par
Mr la DacheffedeBeauvil
lier & par Me la Marquise
de Chastillon,& il fut inhumé
par Mr l'Evêque de
Séez premier Aumônier de
Monfcigncur le Duc de
Berry.
Charles Claude
,
Sire
& Comte de Breauté, Marquis
du Hotot
,
&c.Maistre
de la Garderobbe de S. A. R,
Philippe petitfils deFrance
Duc d'Orléans, mourut le xi. Juilleten sa 46.année,
Anne Geneviève Charr
rier épousede Charles Cesar
Le scalopier Maistre des
Requestes, & Intendant du
Commerce & de la Generalité
de Châlons,mourus
le14. Juillet.; Annele Maistre,épousede
Marc Anne Goiflard Seigneur
de Montsabert, Baron
de Toureil
)
&c. Conseiller
au Parlement
s mou- *
rut le 26. Juillet. i
MichelFrançois de Bethune
Comte de Charost mourut
le z6. Juillet dans sa
sisiemeannée.Ilestoit fils
d'Armand de Bethune Duc
de Charost& de Catherine
de Lamet sa sécondé femme.
I.(¡
Jean Baptiste Jacques
Ollier Marquis de Veneuil,
Seigneur de Preau Maistre
de la. Garderobbe de feue
S. A. R. Monsieur Frere
unique du Roy, mourut le
17. Juilletâgéde50. ans. Il
estoit Gouverneur deDomfont.
Henry Charles Arnauld
Comte de Pomponne,
mourut le 2.7.Juillet âgé
de 14.ans 7. mois. Ilestoit
fils de Nicolas Simon Arnaud
Marquis de Pomponne
, Sire Baron de Ferrieres,
Chambrois
,
Auquiville
Marqnis de Paloifeau
,
&c.
BrigadierdesArmées du
Roy; Lieutenant General
& Commandant pour Sa
Majeste aux Provinces de
l'isle de France & Soissonnois
; &de Confiance de
Harville Paloiseau.
Le Pere Jean de la Roche
, Prestre de l'Oratoire
fameux Predicateur, mourut
le 18Juittec.: -
François d'Anglure de
Bourlaymont, Docteur en
Theologie de la Faculté de
Paris, qui avoit été nommé
à l'Evêché de Pamiers
en 1681. qui s'en éroit démis
en 1685. sans avoir esté
Sacré, & qui fut nommé à
lors Abbé de Saint Florent
de Saumur, mourut le i-f.
Juillet. Il étoit fils de Nicolas
Marquis de Bourlaymont,
Gouverneur de Sesnay.
Gaspart- Claude Noler,
Docteur en Thologic de la
Faculté de Paris & Chanoi
ne de Nostre Dame, mourut
le premier Aoust âgé de j3.ans.
Mrle Cardinal de Noailles,
a donné son Canonicat
à Mr l'Abbé Vivant, son
Grand Vicaire& Penitentier
del'EglisedeParis,ci devant
.Curé de S.Leusson meriteest
connu de tout le monde..
Alsonce de. Bonne de
Crequi Duc de Lesdiguiéres,
Paire de France,mourut
le 5. Aoust âgé de 85,
ans. Son Corps a esté ports
aux Carmelitesde S. Denis
en France, où a esté inhi*.
méeAnne du Roure sa
mere, qui mourut le 18,
Février. 1686. &qui étoit
veuve de Charles Sire de"
Grequi & de Canapies, , Mestrede Camp du Regi:
ment des Gardes;.mort de
la blessure qu'il reçueau
siege de Chamberylanuitdu14.
au IJ.May 1630.
& qui étoit second fils de
Charles Sire de Crequi Duc
de Lesdiguiéres Maréchal
de France. Celuy qui vient
de mourir avoitépousé à
l'âge de 75. ans le u Septembre
1702. Gabrielle
Victoire de Rochechoüart
fille de Louis Duc de Vivonne
Pair &Maréchal de France
,
& d'Antoinette de
Mesmes, dont il n'a point
cû d'enfans.
Marie Anne Picques
épouse , de Loüis Gabriel
Portail
j
Chevalier Seigneur
de Fresnceu ,&au paravant
veuve de François Pajoc
Seigneur de Cordon,rnourut
le 6. Aoust âgée de quarante
-
iix ans, sans laisser
de postencé de ses deux alliances.
Florcnt de Marparaulr,
Marquis du même lieu
,
mourut le 7. Août.
Nicolle Miron, veuve
de DanielJacquinot
, Seigneur des Pressoirs
,
mourut le 9. Aoustâgée de
85. ans.
Claude le Pelletier
Conseillcr d'Etat ordinaire
; President Honoraire
du Parlement, Minifstr
d'Etat, cy- devant Prevost
des Marchands
,
Contrôlleur
General des Finances,
& sur-Intendant des postes
mourut le 10. Aoust en sa
8 1. année. Il y avoit déjà
long
- temps qu'ils'étoit
retiré du Monde ; & qu'il
ne s'ocupoit qu'à des oeeuvres
de Pieté., & particulièrement
à soulager les Pauvres.
1 Monsieur de Canaples,
ancien Commandant de la
Ville de Lyon dont on vient
de parler, avoir pris le nom
-
de Lesdiguiéres) & c'est luy
qui étoit le dernier de cec-
Ite Maison. Il avoir douze
mille livres de pension de
la Ville de Lyon; comme
6
Commandant, dont il s'en
estoit reservé neuf mille
i
lors qu'il se démit de ce
Commandement en faveur
de M' de Rochebonne en
luy laissant les trois autres
mille livres. Depuislamort
de M' de Canaples la penfion
de neuf mille livres
E
qu'ils'értit reservée sur
li.
celle de douze que fait la
Ville au Commandant ; a
cfté donnée,à Monsieur le
Duc de Villeroy.
Depuis la mort de Monseigneur,
le Roy a acordé
à Madame la Dauphine, la
Nef, le Cadenas, le Bâton
de Maistre d'Hotel & la
Musique. Elle mangea pour
la premiere fois à son grand
Couvert comme Dauphine
le 8. Aoust, & elle fut servie
par Monsieur le Marquis de
Vilacerfson premier Maître
d'Hostel; & le 10. elle fut
servie aussi à son grand
Couvert par Mr de la Croix
son Maître d'Hostel. Il se
rendit à la bouche avec ses
Officiers, lava ses mains; le
Contrôlleur & le Gentilhomme
servant les lavetent
ensuite; l'Ecuyer ordinaire
de la Bouche luy presenta
une Assiettesurlaquelle il
y avoir des Mouillettes - do
pain; il en prit deux avec
lefquclles il toucha tous les
Mets les uns après les autres;
il en donna une à manger à
l'Ecuyer de la Bouche, ensuite
il prit son Baston des
mains de l'Hussier du Bu-f
reau qui l'y avoit apporté.
puis la marche commença
en cet ordre. Un Garde du
Corps du Roy ayant la
Carabine sur l'épaule; un
Huissier de Salle & un
Huissier du Bureau, Mr de
la Croix marchoit derriere
eux, ayant son Baston de
Maistre d'Hostel à la main.
Un Gentil
-
homme servant
& le Contrôlieur portant
chacun un Plat, l'Ecuyer de
la Bouche & les autres
Officiers de la Bouche en
portant aussî chacun un,
marchaient ensuite. Lors
qu'ilsfurent arrivez à la Salleoù
estoit le prest, Mr de la
Croix vit mettre tous les
Plats surlaTable, où un
Gentil-homme servant qui
étoit de Garde au prest, fit
un nouvel essai de chaque
Plat: & donna la Mouillette
dont il avoit fait l'éssai à
chacun de ceux qui avoient
porté les Plats, après quoy
Mr de la Croix les vit met--
tersurla Table par les Gentils-
hommes servants. ;
*i IIlallaen suite,ayant Tonv
Baston à la main,, avertir
Monseigneur le Dauphin;
<k Madame la Dauphine;
puis il revint à la Table ou
il attendit Monseigneur le
Dauphin. Dés qu'il parut
il mit son Chapeau & son
Baston entre les mains du
Chef de Gobelet, & presensa
à ce Prince une serviette
mouilléequiétoic
encre deux Assiettes d'or
pour se laver les mains; il
prit ensuite une autre serviette
mouilléeaussï cntre
deux Alliettes d'or qu'il
presenta de mesme à Madame
la Dauphine. Un
Gentilhomme servant presenta
une autre serviette
mouillée aussi entre deux
assiettes ,à Madame
,
qui
mangea pour la première
fois avec Madame la Dauphine
à son grand couvert
Alors Mr de la Croix
reprit son Bâton & son Chapeau
,&retourna à la bouche
precedé feulement d'un
Garde du Corps & des deux
Huissiers.L'essay du second
fcrvice ne se fit point à IfI
bouche; mais au prest où
citoit la Nef. Il se plaçaen- t
:-
suite au costédroit du Fauteuil
de Monseigneur le
Dauphinoùil restapendant
toutle repasayant toujours
son Bâton à la main; les
Genciihommes servants firentle
Service de même que
cchheezz le RRooyj.
-
Il y avoir à ce repas une
tres grande Assemblée de
Dames;il y en avoit treize
qui avoient le Tabouret
,
les autresestoient debour.
Monfcigneur le Dauphin&
Madame la Dauphine tinrent
ensuite un Cercle dé
Dames comme chez le Roy
aprèssonsoupé; Cérémonie
qui si fait pour les re'--
mercier.
Fermer
Résumé : NOUVELLES de divers endroits.
Le texte relate divers événements militaires et décès notables. Le navire français 'L'Aigle' a coulé une frégate hollandaise après un combat de plus de deux heures, mais son capitaine a été tué. Le 30 juillet, une escadre anglaise de 11 vaisseaux a été aperçue près de Bayonne. Un navire français a capturé un bateau hollandais chargé de vins près de Lisbonne. Plusieurs personnalités ont également péri, dont le duc d'Albe, ambassadeur d'Espagne en France, décédé à l'âge de 41 ans après une longue maladie. Sa veuve s'est retirée au couvent du Val-de-Grâce. Le marquis de Vieuxpont, lieutenant général des armées du roi, est mort à l'âge de 36 ans. Le chevalier de Chabert, chef d'escadre, est décédé à Toulon après avoir ramené une riche cargaison d'argent. Le marquis de Sourdeilles, lieutenant du roi en Limousin, est mort à l'âge de 44 ans. Parmi les autres décès notables, on compte le prince de Nassau, stathouder de Frise, noyé avec le brigadier Wilkes. La duchesse de Berry a accouché prématurément d'une princesse qui est décédée peu après. Le texte mentionne également des événements et des transferts de responsabilités au sein de la cour. Un commandant avait réservé neuf mille livres, laissant trois mille livres à M. de Rochebonne après sa démission. Suite au décès de M. de Canaples, la pension de neuf mille livres a été transmise au Duc de Villeroy. Après la mort de Monseigneur, le roi a accordé à Madame la Dauphine divers privilèges, dont la Nef, le Cadenas, le Bâton de Maître d'Hôtel et la Musique. Elle a participé pour la première fois à un grand couvert le 8 août, servie par le Marquis de Vilacerf, et le 10 août par M. de la Croix, son Maître d'Hôtel. Ce dernier a suivi un protocole précis, incluant la présentation des mets et l'utilisation de mouillettes. Lors du repas, une grande assemblée de dames était présente, avec treize d'entre elles ayant le privilège du tabouret. Après le souper, Monseigneur le Dauphin et Madame la Dauphine ont tenu un cercle de dames pour remercier les invités.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
960
p. 71-72
BENEFICES.
Début :
Le Roy a donné l'Evêché de Rennes à Mr l'Abbé [...]
Mots clefs :
Abbé, Abbaye
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : BENEFICES.
BENEFlCES.
"u Le Roy a donné rEvêchéde
Rennes àMr l'Abbé
de Sanzay. L'Abbaye de
Saint Florent à Mr l'Evêque
de Vence. L'Abbaye de la
Creste à Mr l'Evêquc de
Limoges.L'Abbaye do1'
l'Abbaye de Monnetiersramey,
à Mr l'Abbé d'Antin.
l'Abbaye de Theuley, à Mr
l'Abbé de Trudenne.l'Abbaye
de Laumonne
J
à Mr
l'Abbé Martinau de Princé.
l'Abbaye de Bonnevaux,à
Mrl'AbbéCarpinel. l'Abbaye
de la Vernusse
,
à Mr
l'Abbé Berjavel. l'Abbaye
de Saint Loup, à Me de
Chastillon.
On parlera plus amplement de ces Bénéfices le
mois prochain.
"u Le Roy a donné rEvêchéde
Rennes àMr l'Abbé
de Sanzay. L'Abbaye de
Saint Florent à Mr l'Evêque
de Vence. L'Abbaye de la
Creste à Mr l'Evêquc de
Limoges.L'Abbaye do1'
l'Abbaye de Monnetiersramey,
à Mr l'Abbé d'Antin.
l'Abbaye de Theuley, à Mr
l'Abbé de Trudenne.l'Abbaye
de Laumonne
J
à Mr
l'Abbé Martinau de Princé.
l'Abbaye de Bonnevaux,à
Mrl'AbbéCarpinel. l'Abbaye
de la Vernusse
,
à Mr
l'Abbé Berjavel. l'Abbaye
de Saint Loup, à Me de
Chastillon.
On parlera plus amplement de ces Bénéfices le
mois prochain.
Fermer
Résumé : BENEFICES.
Le roi attribue plusieurs abbayes : l'Abbé de Sanzay reçoit le Révêché de Rennes, l'Évêque de Vence obtient l'Abbaye de Saint Florent, l'Évêque de Limoges reçoit l'Abbaye de la Creste, et l'Abbé d'Antin se voit attribuer l'Abbaye de Monnetiersramey. L'Abbé de Trudenne obtient l'Abbaye de Theuley, l'Abbé Martinau de Princé reçoit l'Abbaye de Laumonne, l'Abbé Carpinel obtient l'Abbaye de Bonnevaux, et l'Abbé Berjavel se voit attribuer l'Abbaye de la Vernusse. L'Abbaye de Saint Loup est attribuée à Me de Chastillon. Des détails supplémentaires seront fournis le mois prochain.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
961
p. 1-10
Lettre de Basle du 22. Aoust.
Début :
Thomas Masner, qui avoit eu la temerité d'arrester Monsieur [...]
Mots clefs :
Sentence, Accusé, Procès
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Lettre de Basle du 22. Aoust.
Lettre de Basle du 2..
.Aoust.
Thomas MaÍÏler, qui
avoir eu la temerité d'arrester
Monsieur le Grand
Prieur de France dans un
Etat libre & neutre, & de
le livrer aux Officiers de la
Maison dAutriche, a esté
condamné le 17. Aoust à
lIanes, où efl: le Tribunal
destroisLigues Grises
,
comme criminel de leze
Majesté, &c. voicy la copie
de son Arrest.
SENTENCE FINALE
renduë contre Thomas
Masner, Factur & Bourgeois
de Coire.
ApresAvoirouï Yaccufation,
(a
ItÛure
çy l'Examen des
témoignages documents
, e
differentes Lettres écrites de
lapropre main de l'accusé, &
tout ce qui a estéraporté en
justice,par Messieurs les Ffveoaquuxé,
l'ailsasisestlaénacperès avoir inde
Dieu 'OVoq
prononcé Cm sentencié unanimement
que l'accusé Thomas
Mafnpr qui estencorefugitif
doit eflrc deposé de tous les
honneurs,&chargest &
émolumens
,
banny des trois
LiguesGrises,&sateste mise
à prix de cinq cent ducats, en
forte que celui qui le tuëroit
ou apporterait sa tesse, recevra
lesdits cinq cens ducats de la
caisse commune des troisLigues;
mais celui qui le livreroit en
vie entre les mains de lajuflice
des trois Ligues, aura pour
recompense mil ducats aufft à
prendre dans la Caisse des Ligues
, avec la liberté
,
s'jlefiJÍt
an banny
,
de plus l'accusé archiscelerat
Thomas Masner,
comme offenseur de la Majesté
Divine & de son Prince
territorial
,
traistre de lapatrie,
rebelle (7 voleur de grands
chemins, Faux - monoyenr,
convaincu de tous les crims,
qforfaits) dont il a efiç
accusé
,
fera mis en quatte
quartiers parle Bourreau ; &
ainsiexecuté à morty & les
quatre quartiers & son corps
seront exposés publiquement
y sur les grands chemins; Mais
comme lui Thomas Masner,
s'estsoustraitpresentement de
la justice,
3
l'exécution se fera
dans son effigie, e elle sera
en mesme temps brûlée par le
Bourreau ici dans la place des
executionsconjointement avec
ses écrits rebelles C, diffamatuires
publics contre l'Etat ccontre
les Representants, sa
maison sera de molie jusquaux
fondements, c, fon dressera,
en la place deux colonnes d'infamiey
avec l'inscription de
tousses crimes; tous ses biens
& effetsdedans le pays, &
dehors
3
comme aussi toutes les
Charges & émolumens, seront
des à present échues au Fisedes
trois Lignes;,&comme celui on
ceux qui ci-aprés parleront de
la libération de lui Masner,
ou qui la demanderont,qui
auront avec lui directement ou
indirectement une correspondance
de bouche, ou par escrit
dedans ou dehors le pays , cqui
lui donneront retraite Qfi
domicile, tomberont da la disgrace
destroisLigues&payeront
milécus d'amende, l'on
imposepareillementparserment
à chaquesuperio*rite& commune
du pays de sesaisir de lui toutes
lesfois& en tel lieu qu'on
pourra l'attraper
,
sous peine
de l'exclusion des trois Ligues^
& la reserve d'un plusgrand
chastiment 0* d'accomplir cette
sentence en la personne de lui
Thomas MfIIfrurJ sans autre
forme de procés ; maissisuivant
les menaces qui ont esle
faites les capitaux
9 e les
tfis que nos Compatriotes ont
danslespays étrangersfussent
attaquez tous ou en partie par
luy Thomas Masner ou a son
instigation cm qu'ilfussent mis
en afrrjf) nous accordons dés
à present le droit&lepouvoir à
nosditsCompatriottes
y
ainsiendomagezde
s'enprendre aux en-
* sans c--heritters deMasner,&
desefairepayerde tousfrais&
dommages; c'est Ainsi que nous
decretons, prononçons &fin.
tentions au nom de Dieu le
juge,&parJustice. Faite&
publiée à Ilants le 17. Aoufl
1 7 1 1.
ExproetoCello Jo:Vida*
ricus Deb'acmental: Supis
Gris: FrÍd : Coneillarius 0*
Actuarius.
Sur l'instanteintercession de
Dame Urima Adapter née
Stampa, femme du malheureux
Thomas Masner qui a
eslé condamné, faite par son
frere
, & son cousin,Maître
Jean Bannier, r*r Charles
Siampa,&pard'autres parens,
l'on a en leurconsideration,&
particulierement des enfans,
0* petits enfans, (7';7 de leurs
fredectjj~curs£7* parents J moderé !a Sentence publ ée
sçavoitque y pour les épargner,
ladite Sentence n'aura point
de lieuàl'égardde la demolition
de la maison, e de l'erection
des colonnes d'infamie, mais que
tous lesautrespointsportez par
la Sentence demeureront en
leursforces &serontexecutez.
Faite &publiée comme dessus.
Signé, D; Bluéîmental.
.Aoust.
Thomas MaÍÏler, qui
avoir eu la temerité d'arrester
Monsieur le Grand
Prieur de France dans un
Etat libre & neutre, & de
le livrer aux Officiers de la
Maison dAutriche, a esté
condamné le 17. Aoust à
lIanes, où efl: le Tribunal
destroisLigues Grises
,
comme criminel de leze
Majesté, &c. voicy la copie
de son Arrest.
SENTENCE FINALE
renduë contre Thomas
Masner, Factur & Bourgeois
de Coire.
ApresAvoirouï Yaccufation,
(a
ItÛure
çy l'Examen des
témoignages documents
, e
differentes Lettres écrites de
lapropre main de l'accusé, &
tout ce qui a estéraporté en
justice,par Messieurs les Ffveoaquuxé,
l'ailsasisestlaénacperès avoir inde
Dieu 'OVoq
prononcé Cm sentencié unanimement
que l'accusé Thomas
Mafnpr qui estencorefugitif
doit eflrc deposé de tous les
honneurs,&chargest &
émolumens
,
banny des trois
LiguesGrises,&sateste mise
à prix de cinq cent ducats, en
forte que celui qui le tuëroit
ou apporterait sa tesse, recevra
lesdits cinq cens ducats de la
caisse commune des troisLigues;
mais celui qui le livreroit en
vie entre les mains de lajuflice
des trois Ligues, aura pour
recompense mil ducats aufft à
prendre dans la Caisse des Ligues
, avec la liberté
,
s'jlefiJÍt
an banny
,
de plus l'accusé archiscelerat
Thomas Masner,
comme offenseur de la Majesté
Divine & de son Prince
territorial
,
traistre de lapatrie,
rebelle (7 voleur de grands
chemins, Faux - monoyenr,
convaincu de tous les crims,
qforfaits) dont il a efiç
accusé
,
fera mis en quatte
quartiers parle Bourreau ; &
ainsiexecuté à morty & les
quatre quartiers & son corps
seront exposés publiquement
y sur les grands chemins; Mais
comme lui Thomas Masner,
s'estsoustraitpresentement de
la justice,
3
l'exécution se fera
dans son effigie, e elle sera
en mesme temps brûlée par le
Bourreau ici dans la place des
executionsconjointement avec
ses écrits rebelles C, diffamatuires
publics contre l'Etat ccontre
les Representants, sa
maison sera de molie jusquaux
fondements, c, fon dressera,
en la place deux colonnes d'infamiey
avec l'inscription de
tousses crimes; tous ses biens
& effetsdedans le pays, &
dehors
3
comme aussi toutes les
Charges & émolumens, seront
des à present échues au Fisedes
trois Lignes;,&comme celui on
ceux qui ci-aprés parleront de
la libération de lui Masner,
ou qui la demanderont,qui
auront avec lui directement ou
indirectement une correspondance
de bouche, ou par escrit
dedans ou dehors le pays , cqui
lui donneront retraite Qfi
domicile, tomberont da la disgrace
destroisLigues&payeront
milécus d'amende, l'on
imposepareillementparserment
à chaquesuperio*rite& commune
du pays de sesaisir de lui toutes
lesfois& en tel lieu qu'on
pourra l'attraper
,
sous peine
de l'exclusion des trois Ligues^
& la reserve d'un plusgrand
chastiment 0* d'accomplir cette
sentence en la personne de lui
Thomas MfIIfrurJ sans autre
forme de procés ; maissisuivant
les menaces qui ont esle
faites les capitaux
9 e les
tfis que nos Compatriotes ont
danslespays étrangersfussent
attaquez tous ou en partie par
luy Thomas Masner ou a son
instigation cm qu'ilfussent mis
en afrrjf) nous accordons dés
à present le droit&lepouvoir à
nosditsCompatriottes
y
ainsiendomagezde
s'enprendre aux en-
* sans c--heritters deMasner,&
desefairepayerde tousfrais&
dommages; c'est Ainsi que nous
decretons, prononçons &fin.
tentions au nom de Dieu le
juge,&parJustice. Faite&
publiée à Ilants le 17. Aoufl
1 7 1 1.
ExproetoCello Jo:Vida*
ricus Deb'acmental: Supis
Gris: FrÍd : Coneillarius 0*
Actuarius.
Sur l'instanteintercession de
Dame Urima Adapter née
Stampa, femme du malheureux
Thomas Masner qui a
eslé condamné, faite par son
frere
, & son cousin,Maître
Jean Bannier, r*r Charles
Siampa,&pard'autres parens,
l'on a en leurconsideration,&
particulierement des enfans,
0* petits enfans, (7';7 de leurs
fredectjj~curs£7* parents J moderé !a Sentence publ ée
sçavoitque y pour les épargner,
ladite Sentence n'aura point
de lieuàl'égardde la demolition
de la maison, e de l'erection
des colonnes d'infamie, mais que
tous lesautrespointsportez par
la Sentence demeureront en
leursforces &serontexecutez.
Faite &publiée comme dessus.
Signé, D; Bluéîmental.
Fermer
Résumé : Lettre de Basle du 22. Aoust.
Le 2 août, une lettre de Bâle a rapporté que Thomas Mailler, également connu sous le nom de Thomas Masner, a été condamné pour avoir livré Monsieur le Grand Prieur de France aux Officiers de la Maison d'Autriche dans un État libre et neutre. Le 17 août 1711, le Tribunal des Trois Ligues Grises à Ilanz a prononcé une sentence contre Masner, Facteur et Bourgeois de Coire. Après avoir examiné les accusations, les témoignages, les documents et les lettres écrites par l'accusé, le tribunal a déclaré que Masner, alors en fuite, devait être déchu de tous ses honneurs, charges et émoluments, banni des Trois Ligues Grises, et mis à prix pour cinq cents ducats. Une récompense de mille ducats a été promise à celui qui le livrerait vivant. Masner a été condamné pour lèse-majesté, trahison, rébellion, vol, faux-monnayage, et divers autres crimes. En raison de sa fuite, l'exécution a été réalisée en effigie, et ses écrits rebelles et diffamatoires ont été brûlés. Sa maison a été épargnée grâce à l'intercession de sa femme et de ses proches, mais tous ses biens et charges ont été confisqués. Toute personne aidant Masner ou parlant de sa libération encourrait une amende et des sanctions. Les compatriotes à l'étranger ont été autorisés à se défendre contre toute attaque de Masner. La sentence a été publiée le 17 août 1711.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
962
p. 10-17
FESTE. Extrait d'une Lettre de Berlin du 14. Juillet.
Début :
Le 12. Juillet Monseigneur le P. R. donna une grande [...]
Mots clefs :
Fête, Berlin, Reine, Dame
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : FESTE. Extrait d'une Lettre de Berlin du 14. Juillet.
FESTE.
Extraitd'une Lettre deBerlin
du 14. Juillet.
Le12. Juil let Monfei*
gneur le P. Ri donna une
grande feste pour celebrer le
jour de lanaissance du Roy.
Ce jour fut d'abord celebré
par un Te Deum, chanté
au bruit d'une triple décharge
du Canon des Ramparts.
SaMajestéallaàsix
heures chez Madame la P*
R. oùil y avoir un grand
nombre de- Dames,&l'on
se mit au jeu comme à l'ordinaire
vers les huit heures ,
on tira au sort par billets
pour l'ordre delaTable. La
Reine qui ne tira point non
plus que Madamela P. R.
eufrpouï fyjàry Mr le Margrave
Philippe, & Madame
la P. R. Mr le Veld Maréchal.
On commença la
marche chacunavec sa Dame
selon le numero qu'ils
avoient&on se mit à table
de cette maniere
,
la place
de la Reine,&celle de Madame
la P. R. marquées.
LaTableestoitfaiteen double
équerre, & décoréeaussi
bien que laSalle dela maniere
la plus charmante du
monde; c'est celle ou les
Comtessesmangent ordinairement.
Les murailles esloienttapissées
de feuillages
& de fleurs naturelles entrelassées
avec un art infini.
Il y avoit plus de vingt
grands Miroirs de sept à
huit pieds de hauteur & de
beaucoup d'autres ornemens.
Les deux longs bouts
de la Table faisoient en dedans
une espece d'allée de
beaux Se grands Orangers,
desorteque sansqu'onvie les
Caisses, les Arbres sortoient
du bord de la table d'une
plate bande de fleurs qui
regnoient tout à l'entour
& devant laquelle les Confitures
& les Plats estoient
rangez. Cela farsoit un effet
fore agreable ; mais ce
<1u'll y avoit de plus beau,
estoit une grande Cascade
placée dans un enfoncement
de verdure
, avec une Gerbe
d'eau qui tomboit dans un
grand bassin dont les bords
ainsi que tous les bassins
d'où tomboient lesnapes, étoient
de cristal,en sorte que
ces grands compartiments
de cristaux, & napes d'eau
éclairées derriere & devant
d'une infinité de bougies
ressembloient à ces Fontaines
dont les Descriptions fc
trouvent dans les Livres des
Fées. Mr Eosanderenaesté
l'Architecte. Au dessus de
la Cascade
,
il y avoit un
grand Choeur de Musique
qui dura pendant le repas,&
ensuite pendant que
l' on dança. La Reine & Madame
la P. R. estoient assises
vis-à-vis de cette Cascade
p & le P. R. nestoit point à
Table; il alloit & venoit
par tout, & donnoit ses
ordres de la maniere du
monde laplus gracieuse&
la pluscharmante. Madame
la P. R. commença le BaJ
par un menuet, & a prés que.
oneur danséassez long tems
à la Françoise, on dansa à la
Polonoise. Le Prince se distingua,
par sa danse & par
son enjoûment,ilavoit pris
pour sa femme Mrde Rocolle.
La Reine resta presente
& spectruce jusques
àune heure aprésminuit;
alors chacun se retira.
Je disois à moy -
même
,
pourquoy Madame l'Electricen'estellepasicy
?quelle
joye ne seroit-ce pas pour elle
de voir le Prince& la Princcflfe
ses petits enfants briller
dans cette feste & s'attirer
l'amour & la vénération de
tour le monde.
Enfin, Madame, vous
voyez que si depuis longtemps
jen'ay pas eu l'honneur
de vous écrire, je ne
manque pas dans les occasions
dem'acquitter de moiv
devoir. Je fuis &
Extraitd'une Lettre deBerlin
du 14. Juillet.
Le12. Juil let Monfei*
gneur le P. Ri donna une
grande feste pour celebrer le
jour de lanaissance du Roy.
Ce jour fut d'abord celebré
par un Te Deum, chanté
au bruit d'une triple décharge
du Canon des Ramparts.
SaMajestéallaàsix
heures chez Madame la P*
R. oùil y avoir un grand
nombre de- Dames,&l'on
se mit au jeu comme à l'ordinaire
vers les huit heures ,
on tira au sort par billets
pour l'ordre delaTable. La
Reine qui ne tira point non
plus que Madamela P. R.
eufrpouï fyjàry Mr le Margrave
Philippe, & Madame
la P. R. Mr le Veld Maréchal.
On commença la
marche chacunavec sa Dame
selon le numero qu'ils
avoient&on se mit à table
de cette maniere
,
la place
de la Reine,&celle de Madame
la P. R. marquées.
LaTableestoitfaiteen double
équerre, & décoréeaussi
bien que laSalle dela maniere
la plus charmante du
monde; c'est celle ou les
Comtessesmangent ordinairement.
Les murailles esloienttapissées
de feuillages
& de fleurs naturelles entrelassées
avec un art infini.
Il y avoit plus de vingt
grands Miroirs de sept à
huit pieds de hauteur & de
beaucoup d'autres ornemens.
Les deux longs bouts
de la Table faisoient en dedans
une espece d'allée de
beaux Se grands Orangers,
desorteque sansqu'onvie les
Caisses, les Arbres sortoient
du bord de la table d'une
plate bande de fleurs qui
regnoient tout à l'entour
& devant laquelle les Confitures
& les Plats estoient
rangez. Cela farsoit un effet
fore agreable ; mais ce
<1u'll y avoit de plus beau,
estoit une grande Cascade
placée dans un enfoncement
de verdure
, avec une Gerbe
d'eau qui tomboit dans un
grand bassin dont les bords
ainsi que tous les bassins
d'où tomboient lesnapes, étoient
de cristal,en sorte que
ces grands compartiments
de cristaux, & napes d'eau
éclairées derriere & devant
d'une infinité de bougies
ressembloient à ces Fontaines
dont les Descriptions fc
trouvent dans les Livres des
Fées. Mr Eosanderenaesté
l'Architecte. Au dessus de
la Cascade
,
il y avoit un
grand Choeur de Musique
qui dura pendant le repas,&
ensuite pendant que
l' on dança. La Reine & Madame
la P. R. estoient assises
vis-à-vis de cette Cascade
p & le P. R. nestoit point à
Table; il alloit & venoit
par tout, & donnoit ses
ordres de la maniere du
monde laplus gracieuse&
la pluscharmante. Madame
la P. R. commença le BaJ
par un menuet, & a prés que.
oneur danséassez long tems
à la Françoise, on dansa à la
Polonoise. Le Prince se distingua,
par sa danse & par
son enjoûment,ilavoit pris
pour sa femme Mrde Rocolle.
La Reine resta presente
& spectruce jusques
àune heure aprésminuit;
alors chacun se retira.
Je disois à moy -
même
,
pourquoy Madame l'Electricen'estellepasicy
?quelle
joye ne seroit-ce pas pour elle
de voir le Prince& la Princcflfe
ses petits enfants briller
dans cette feste & s'attirer
l'amour & la vénération de
tour le monde.
Enfin, Madame, vous
voyez que si depuis longtemps
jen'ay pas eu l'honneur
de vous écrire, je ne
manque pas dans les occasions
dem'acquitter de moiv
devoir. Je fuis &
Fermer
Résumé : FESTE. Extrait d'une Lettre de Berlin du 14. Juillet.
Le 12 juillet, le Prince Ri organisa une grande fête pour célébrer l'anniversaire du roi. La journée commença par un Te Deum et une triple décharge de canon. Le soir, le roi se rendit chez Madame la Princesse Royale en présence de nombreuses dames. À huit heures, les places à table furent tirées au sort par billets, sauf pour la reine et Madame la Princesse Royale, dont les places furent attribuées au Margrave Philippe et au Veld Maréchal. La table, en forme de double équerre, était décorée de feuillages, de fleurs naturelles, de miroirs et d'ornements divers. Des orangers et une grande cascade éclairée par des bougies ajoutaient à la magnificence. La musique accompagna le repas et la danse. La reine et Madame la Princesse Royale étaient assises face à la cascade. Le Prince Royal dansa avec Madame de Rocolle. La reine resta jusqu'à une heure après minuit avant que chacun ne se retire. L'auteur regrette l'absence de Madame l'Électrice, qui aurait apprécié de voir ses petits-enfants briller lors de cette fête.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
963
p. 19-23
Feste donnée à Joigny le jour de Saint Loüis, par Mr de la Brulerie, ancien Officier des Troupes du Roy, & Chevalier de l'Ordre Royal & Militaire de S. Loüis.
Début :
Le 25. Aoust, Feste de Saint Louis, Mr de la Brulerie [...]
Mots clefs :
Joigny, Général, Maréchal, Chevalier, Camp, Roi
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Feste donnée à Joigny le jour de Saint Loüis, par Mr de la Brulerie, ancien Officier des Troupes du Roy, & Chevalier de l'Ordre Royal & Militaire de S. Loüis.
Fcftc donnée àJoigny le
jour de Saint Louis>
par M1 de la Brulcric,
ancien Officier
des Troupes du Roy,
&Chevalier de l'Or.
dre Royal & Alili- - taire de S. Louis.
-, Le 25.Aoust,Festede
Le 2 5. Aoust, Feste de
Saint Louis, M1 de la Brulerie
,
l'un des principaux
Officiers de la Ville de Joigny,
donna un dîné magnifique
ou fetrouverent Mrle
Marquis de Guerchy
, pere
du Lieutenant General, Mr
le Marquis de Monrperous,
Lieutenant General & Mestre
de Camp General de la
Cavalerie de France; Mr le
Marqu i s dHautestilt Ilc
Maréchal ,. de Camp; Mr de
la Tarte aussi Maréchal de
Camp, & tous Chevaliers
de S.Louis ; Mr de Chamlay
Grand Croix de ccr Ordre;
Mr Joly ancien Brigadier
des Armées du Roy,
Chevalier de Saint Louis £
Mr le Baron de Bontain
,, Maître des Cercmonies U,
Prevost de l'Ordre; Mr
d Iverniaussi Brigadier &
Chevalier de Saint Louis;
Mr de Brumpt ancien Colonel
Ecossois
,
qui amena la?
Noblesse d'Ecosse& quil'a,
commandée pour le fervicc
du Roy jusqu'en 1 692.
Mr d'Arbonnc
,
Capitaine,
audit Regiment de Pardaillan
Cava0lerie, Mrle Gheva*
lier de Verneüillet
,
fils du
Press dent à Mortier de Rouen,
Menin de Monsieur le
Duc du Maine, tous cbcvalier
de S. Louis Mrs Berthelot,
de Pleneuf, deCharmoy
,& de Senan, ancien
Colonel de Cavalerie, s'y
trouvèrent aussi, avec plusieurs
autres per sonnes de
consideration.
On passa l'aprésdînée
en Jeux & en réjoii(Tances,
& le soir Mr de la Brulerie
donna aussiun grand soupe
aux Dîmes, au Gouverneur
,..au President & à tous
les Conseillers de la Ville.
Apres le soupé on tira un
beau feu d'Artifice
,
qui
fut suivi d'un Bal qui dura
toute lanuit.
jour de Saint Louis>
par M1 de la Brulcric,
ancien Officier
des Troupes du Roy,
&Chevalier de l'Or.
dre Royal & Alili- - taire de S. Louis.
-, Le 25.Aoust,Festede
Le 2 5. Aoust, Feste de
Saint Louis, M1 de la Brulerie
,
l'un des principaux
Officiers de la Ville de Joigny,
donna un dîné magnifique
ou fetrouverent Mrle
Marquis de Guerchy
, pere
du Lieutenant General, Mr
le Marquis de Monrperous,
Lieutenant General & Mestre
de Camp General de la
Cavalerie de France; Mr le
Marqu i s dHautestilt Ilc
Maréchal ,. de Camp; Mr de
la Tarte aussi Maréchal de
Camp, & tous Chevaliers
de S.Louis ; Mr de Chamlay
Grand Croix de ccr Ordre;
Mr Joly ancien Brigadier
des Armées du Roy,
Chevalier de Saint Louis £
Mr le Baron de Bontain
,, Maître des Cercmonies U,
Prevost de l'Ordre; Mr
d Iverniaussi Brigadier &
Chevalier de Saint Louis;
Mr de Brumpt ancien Colonel
Ecossois
,
qui amena la?
Noblesse d'Ecosse& quil'a,
commandée pour le fervicc
du Roy jusqu'en 1 692.
Mr d'Arbonnc
,
Capitaine,
audit Regiment de Pardaillan
Cava0lerie, Mrle Gheva*
lier de Verneüillet
,
fils du
Press dent à Mortier de Rouen,
Menin de Monsieur le
Duc du Maine, tous cbcvalier
de S. Louis Mrs Berthelot,
de Pleneuf, deCharmoy
,& de Senan, ancien
Colonel de Cavalerie, s'y
trouvèrent aussi, avec plusieurs
autres per sonnes de
consideration.
On passa l'aprésdînée
en Jeux & en réjoii(Tances,
& le soir Mr de la Brulerie
donna aussiun grand soupe
aux Dîmes, au Gouverneur
,..au President & à tous
les Conseillers de la Ville.
Apres le soupé on tira un
beau feu d'Artifice
,
qui
fut suivi d'un Bal qui dura
toute lanuit.
Fermer
Résumé : Feste donnée à Joigny le jour de Saint Loüis, par Mr de la Brulerie, ancien Officier des Troupes du Roy, & Chevalier de l'Ordre Royal & Militaire de S. Loüis.
Le 25 août, à l'occasion de la fête de Saint Louis, M. de la Brulerie, ancien officier des Troupes du Roy et Chevalier de l'Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis, organisa un dîner somptueux à Joigny. Les invités comprenaient des personnalités notables telles que le Marquis de Guerchy, père du Lieutenant Général, le Marquis de Montperoux, Lieutenant Général et Maître de Camp Général de la Cavalerie de France, ainsi que plusieurs Maréchaux de Camp et Chevaliers de Saint-Louis. Parmi les autres invités de marque figuraient le Baron de Bontain, Maître des Cérémonies et Prévôt de l'Ordre, et Mr. d'Iverny, Brigadier et Chevalier de Saint-Louis. L'après-midi fut marquée par des jeux et des réjouissances, suivis d'un grand souper offert aux Dîmes, au Gouverneur, au Président et aux Conseillers de la Ville. Le soir, un feu d'artifice fut tiré, suivi d'un bal qui dura toute la nuit.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
964
p. 49-51
BENEFICES.
Début :
Le 15. Aoust le Roy nomma à l'Evesché de Rennes, [...]
Mots clefs :
Rennes, Évêché
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : BENEFICES.
BENEFICES.
Le 15. Aoust le Roy nomma
à l'Evesché de Rennes
,
vaccant par la mort de Jean-
Baptiste de Beaumanoir
Christophe- Louis ,
-
Turpin
deCrisslay-Sanzay, Docteur
de Sorbonne,&Doyen de
Saint Martin de Tours.
Artemiusestoit Evesque
de Rennes fous le Pape
Leon VII. &Nleniliu,, après
S. Amand fous le grand
Clovis. S. Moran remplissoit
ce Siege vers l'an703.
& fit sa démission vers l'an
717, pour aller resider à
Berzetto en Italie, dont il
fut fait Abbé.
Le Diocesede Rennes renferme
263. Paroissescomprises
fous six Doyennez
Ruraux, desquels il y ena
trois qui dépendent de lAr.
; *4
chidiaconé de Rennes & les
trois autres de celuy du Desert.
Ilya
Le 15. Aoust le Roy nomma
à l'Evesché de Rennes
,
vaccant par la mort de Jean-
Baptiste de Beaumanoir
Christophe- Louis ,
-
Turpin
deCrisslay-Sanzay, Docteur
de Sorbonne,&Doyen de
Saint Martin de Tours.
Artemiusestoit Evesque
de Rennes fous le Pape
Leon VII. &Nleniliu,, après
S. Amand fous le grand
Clovis. S. Moran remplissoit
ce Siege vers l'an703.
& fit sa démission vers l'an
717, pour aller resider à
Berzetto en Italie, dont il
fut fait Abbé.
Le Diocesede Rennes renferme
263. Paroissescomprises
fous six Doyennez
Ruraux, desquels il y ena
trois qui dépendent de lAr.
; *4
chidiaconé de Rennes & les
trois autres de celuy du Desert.
Ilya
Fermer
Résumé : BENEFICES.
Le 15 août, Christophe-Louis Turpin de Crissay-Sanzay fut nommé évêque de Rennes après le décès de Jean-Baptiste de Beaumanoir. Historique : Artemius, Nlenilius, saint Moran ont été évêques de Rennes. Le diocèse comprend 263 paroisses en six doyennés, trois dépendant de l'Archevêché, et deux archidiaconés.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
965
p. 53-61
« Sa Majesté donna l'Abbaye de S. Florent lez Saumur, [...] »
Début :
Sa Majesté donna l'Abbaye de S. Florent lez Saumur, [...]
Mots clefs :
Abbaye, Diocèse, Abbé, Majesté, Ordre
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Sa Majesté donna l'Abbaye de S. Florent lez Saumur, [...] »
Sa Majesté donna I)Abbaye
de S. Florent lez Saumur
, vacante par la mort
de Mr l'Abbé de Bourlaimontj
à Françoisde Berton
de Crillon Evesque de Vence.
Cette Abbaye est de
l'Ordre de S. Benoist, &
dans le Diocese d'Angers,
quoy qu'elle ne se dise d'aucun
Diocese. On l'appelle
Saint Florent, lez Saumur,
parce qu'elle est ficuée proche
de la Ville de Saumur,
& pour la distinguer d'une
autre Abbaye du même
nom qui est dans la Ville,
& qu'on nomme Saint Florent
le Vieux.
Saint Florent, natif de
Poitou, estoit Prestre, Disciple
de S. Martin. Aprés
la mort de son Maistre il
se retira dans un caverne de
la montagne de Glonne ou
Glan sur la rive de la Loire,
dans le. Diocese d'Angers
du costédeceluy de Nantes,&
il y finit ses jours. On
fit de son Hermitag-c. vers la
fin du septiéme siecle une
Abbaye qui subsiste encore
aussi fous le nom de Saint
FlorentleVieux. CerteAbbaye
ayant esté pillée & brûlée
par les Normans, Thibault
Comte de Blois en fit
rebastir une autre dans le
Chasteau de Saumur, où
l'on déposa les Reliques de
S. Florent, ce qui donna
encore le nojD à cette Ab,..
baye,qui fut détruite avec
le Chasteau l'an 1025. Quatreou
cinq ans après on en
bastit une nouvelle prés de
la Ville vers le Couchant,
sur la petite riviere de
Thoué qui va se décharger
de là dans la Loire, & c'est
celle que Ion nomme Saint
Florent lez Saumur.
Celle de la Creste - a esté
donnée à Antoine Charpin
de Gennetines, Evêque de
Limoges;elle vacquoit aussi
par la mort de Mr l'Abbé
de Bourlaimont. Cette Abbayeest
de l'Ordre de Cie..
teaux , au Diocese de Langres
,& ficuée dans le Bourg
de la Creste sur lariviere de
Regnon dans le Bassignyen
Champagne à trois lieuës
de Chaumont du costé de
l'Orient. Elle fut fondée le
30. Juin iiii.&clleeflfil.-.
le de Morimond. Saint Bernard
en parle dans la Lettre
346-
Celle de Montiers Ramey
, ou de Montieramey
)
vacante par la mort deMr
de Beaumanoir Evesque de
Rennes, à Pierre de Pardaillan
de Gondrin, Chanoine
del'Eglise de Paris, & fils
de Mr le Duc d'Antin. Elle
estde l'Ordre de S. Benoist,
au Diocese de Troyesen
Champagne, & ficuée à
quatre lieuës de laVille de
cenom,sur leruisseau de
Barse. Cette Abbaye fut
fondéel'an 837.sousLouis
leDebonnaire par le Prestre
Adremar ou ArrerJlàrJdont
rite porta le nom pendant
quelque temps, comme on
le voit par ces mots latins
MenasteriumAmmarense ou
Monasterium Adremari. Le
Corps de Saint Victor
,
dit
SaintVictre d'Aicis
3
sur Aube
en Champagne
,
fut en*
terré dans sa Cellule de Saturniac,
à trois petites lieuës
de cette Ville. Il fut transportédepuis
dans le Monastcre
du Manoir de Carbon
appelle Montier Ramey
,
&
ce fut ce qui donna occasion
de choisir ce Saint pour
Patron du lieu.
Celle de Tulley
, vacante
par la mortd'Estienne de
Rollée de Pallieres
3
à Mr
l'Abbé Trudaine. Elle est
de l'Ordre deCisteaux
,
&
dans le Diocese de Langres.
Celie de Laumosne, ou
du Petit-Cisteaux
, vacance
par lamort de Mr l'Abbé
du Pré, à Mr l Abbé Martineau
de Prince. Elle ert de
l'Ordre de Cisteaux, & dans
le Diocese de Chartres.
Celle de Bonnevaux,
vacante par la démission
d'Henri Augustin lePilleur,
nomméàl'Evêché de Saintes,
àMr l'Abbé Carpinel.
Elleest del'Ordre de Cisteaux
, dans le Diocese de
Vienne; & elle sur fondée
par le Pape Calixte II.
Celle de laVernuce,vacante
par la mort de Mr
l'Abbé Bossard, à Mr
l'Abbé Berjavel. Elle est
de l'Ordre deSaine Augustin
, & dans le Diocese de
Bourges.
Celle de S. Loup, qui est à
la Presentation de Monsieur
le Duc d'Orléans, à Me de
Chastillon. Elleestdel'Ordre
Cisteaux,&dans le Diocese
d'Orleans,àun quart
de lieuë de la Ville de ce
nom. Cette Abbaye estoit
vaccante par la mort de
Louise-Charlotte de Char.
tillon.
de S. Florent lez Saumur
, vacante par la mort
de Mr l'Abbé de Bourlaimontj
à Françoisde Berton
de Crillon Evesque de Vence.
Cette Abbaye est de
l'Ordre de S. Benoist, &
dans le Diocese d'Angers,
quoy qu'elle ne se dise d'aucun
Diocese. On l'appelle
Saint Florent, lez Saumur,
parce qu'elle est ficuée proche
de la Ville de Saumur,
& pour la distinguer d'une
autre Abbaye du même
nom qui est dans la Ville,
& qu'on nomme Saint Florent
le Vieux.
Saint Florent, natif de
Poitou, estoit Prestre, Disciple
de S. Martin. Aprés
la mort de son Maistre il
se retira dans un caverne de
la montagne de Glonne ou
Glan sur la rive de la Loire,
dans le. Diocese d'Angers
du costédeceluy de Nantes,&
il y finit ses jours. On
fit de son Hermitag-c. vers la
fin du septiéme siecle une
Abbaye qui subsiste encore
aussi fous le nom de Saint
FlorentleVieux. CerteAbbaye
ayant esté pillée & brûlée
par les Normans, Thibault
Comte de Blois en fit
rebastir une autre dans le
Chasteau de Saumur, où
l'on déposa les Reliques de
S. Florent, ce qui donna
encore le nojD à cette Ab,..
baye,qui fut détruite avec
le Chasteau l'an 1025. Quatreou
cinq ans après on en
bastit une nouvelle prés de
la Ville vers le Couchant,
sur la petite riviere de
Thoué qui va se décharger
de là dans la Loire, & c'est
celle que Ion nomme Saint
Florent lez Saumur.
Celle de la Creste - a esté
donnée à Antoine Charpin
de Gennetines, Evêque de
Limoges;elle vacquoit aussi
par la mort de Mr l'Abbé
de Bourlaimont. Cette Abbayeest
de l'Ordre de Cie..
teaux , au Diocese de Langres
,& ficuée dans le Bourg
de la Creste sur lariviere de
Regnon dans le Bassignyen
Champagne à trois lieuës
de Chaumont du costé de
l'Orient. Elle fut fondée le
30. Juin iiii.&clleeflfil.-.
le de Morimond. Saint Bernard
en parle dans la Lettre
346-
Celle de Montiers Ramey
, ou de Montieramey
)
vacante par la mort deMr
de Beaumanoir Evesque de
Rennes, à Pierre de Pardaillan
de Gondrin, Chanoine
del'Eglise de Paris, & fils
de Mr le Duc d'Antin. Elle
estde l'Ordre de S. Benoist,
au Diocese de Troyesen
Champagne, & ficuée à
quatre lieuës de laVille de
cenom,sur leruisseau de
Barse. Cette Abbaye fut
fondéel'an 837.sousLouis
leDebonnaire par le Prestre
Adremar ou ArrerJlàrJdont
rite porta le nom pendant
quelque temps, comme on
le voit par ces mots latins
MenasteriumAmmarense ou
Monasterium Adremari. Le
Corps de Saint Victor
,
dit
SaintVictre d'Aicis
3
sur Aube
en Champagne
,
fut en*
terré dans sa Cellule de Saturniac,
à trois petites lieuës
de cette Ville. Il fut transportédepuis
dans le Monastcre
du Manoir de Carbon
appelle Montier Ramey
,
&
ce fut ce qui donna occasion
de choisir ce Saint pour
Patron du lieu.
Celle de Tulley
, vacante
par la mortd'Estienne de
Rollée de Pallieres
3
à Mr
l'Abbé Trudaine. Elle est
de l'Ordre deCisteaux
,
&
dans le Diocese de Langres.
Celie de Laumosne, ou
du Petit-Cisteaux
, vacance
par lamort de Mr l'Abbé
du Pré, à Mr l Abbé Martineau
de Prince. Elle ert de
l'Ordre de Cisteaux, & dans
le Diocese de Chartres.
Celle de Bonnevaux,
vacante par la démission
d'Henri Augustin lePilleur,
nomméàl'Evêché de Saintes,
àMr l'Abbé Carpinel.
Elleest del'Ordre de Cisteaux
, dans le Diocese de
Vienne; & elle sur fondée
par le Pape Calixte II.
Celle de laVernuce,vacante
par la mort de Mr
l'Abbé Bossard, à Mr
l'Abbé Berjavel. Elle est
de l'Ordre deSaine Augustin
, & dans le Diocese de
Bourges.
Celle de S. Loup, qui est à
la Presentation de Monsieur
le Duc d'Orléans, à Me de
Chastillon. Elleestdel'Ordre
Cisteaux,&dans le Diocese
d'Orleans,àun quart
de lieuë de la Ville de ce
nom. Cette Abbaye estoit
vaccante par la mort de
Louise-Charlotte de Char.
tillon.
Fermer
Résumé : « Sa Majesté donna l'Abbaye de S. Florent lez Saumur, [...] »
Le texte mentionne plusieurs nominations et informations concernant des abbayes en France. Sa Majesté a attribué l'Abbaye de Saint-Florent-lez-Saumur, de l'Ordre de Saint-Benoît et située près de Saumur, à François de Berton de Crillon, Évêque de Vence. Cette abbaye est distincte de Saint-Florent-le-Vieux, fondée au septième siècle sur les lieux de retraite de Saint Florent, un disciple de Saint Martin. L'abbaye actuelle a été reconstruite après avoir été pillée par les Normands et détruite en 1025. D'autres abbayes mentionnées incluent celle de la Creste, donnée à Antoine Charpin de Gennetines, Évêque de Limoges, et située dans le Diocèse de Langres. L'Abbaye de Montiers-Ramey, fondée en 837 par le prêtre Adremar, a été attribuée à Pierre de Pardaillan de Gondrin, Chanoine de Paris. L'Abbaye de Tulley, de l'Ordre de Cîteaux, a été confiée à l'Abbé Trudaine. L'Abbaye de Laumosne, également de l'Ordre de Cîteaux, a été donnée à l'Abbé Martineau de Prince. L'Abbaye de Bonnevaux, fondée par le Pape Calixte II, a été attribuée à l'Abbé Carpinel. L'Abbaye de la Vernuce, de l'Ordre de Saint-Augustin, a été confiée à l'Abbé Berjavel. Enfin, l'Abbaye de Saint-Loup, de l'Ordre de Cîteaux, a été présentée à Me de Chastillon par le Duc d'Orléans.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
966
p. 62-65
Nominations, & c. [titre d'après la table]
Début :
Le Roy a fait Conseiller d'Etat, Semestre, Mr Trudaine [...]
Mots clefs :
Duc, Prince, Roi
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nominations, & c. [titre d'après la table]
d'Etat, Semestre
,
Mr Trudaine
Intendant de Bourgogne
,& M1 Bignon Prévoit
des Marchands est monté
au rang des Conseillers
d'Erat Ordinaires, par la
more de Mr Phelyppeaux.
Le 19.AoustMr le
Prevost des Marchands, &
les Echevins allerent poster
le Scrutin au Royà Fontainebleau,
pour l'Election
de deux nouveaux Echevins.
Il fut pre senté à Sa
Majesté par MrLanglois
de la FortelleConseiller ap
Parlement. Les nouveaux
Echevins qui sont Mr
Tardif Conseiller de Ville,
& Mr Presti Bourgeois
prêtèrent ferment 9 de fidelité
entre les mains du Roy;ils
furent conduits par Mr des
Granges Maistre des Ceremonies.
Le Corps de Ville
eut ensuite l'honneur de
saluer Monseigneur le Dauphin,
Madame la Dauphine,
Monseigneur le Ducde
Berry, MadameJa Duchesse
de Berry ,& Madame.
Le4, Septembre Mrs les
Députezdes Etats de Languedoc
allerent à Versailles
complimenter Monseigneur
le Duc de Bretagne, b & Monfeigncur le Duc
d'Anjou. Ils furent pre sentez
par Mr des Granges
Maistre des Ceremonies.
Le Roy a donnéla Charge
de Capitaine des Gardes
du Corps vacante par la
mort de Mr le Maréchal de
SoufRees, à Mr le Duc de
Charost Lieutenant General
des Armées de Sa
Majesté. Cette Charge avoic
autre fois esté possedée par
Loüis de Bethune Duc de
Charost son ayeul.
Le premier jour de Septembre
la Princesse
, veuve
du feu Prince de Naflaw
Stadhouder hereditaire de
Frise& deGroningue, accoucha
d'un Prince ,ce qui
fera différer ladécision du
Procès qu'il yavoit entre le
pere de ce jeune Prince, l'Eleveur de Brandebourg,
& les autres prétendants à
la succession du feu Prince
d'Orangè.
,
Mr Trudaine
Intendant de Bourgogne
,& M1 Bignon Prévoit
des Marchands est monté
au rang des Conseillers
d'Erat Ordinaires, par la
more de Mr Phelyppeaux.
Le 19.AoustMr le
Prevost des Marchands, &
les Echevins allerent poster
le Scrutin au Royà Fontainebleau,
pour l'Election
de deux nouveaux Echevins.
Il fut pre senté à Sa
Majesté par MrLanglois
de la FortelleConseiller ap
Parlement. Les nouveaux
Echevins qui sont Mr
Tardif Conseiller de Ville,
& Mr Presti Bourgeois
prêtèrent ferment 9 de fidelité
entre les mains du Roy;ils
furent conduits par Mr des
Granges Maistre des Ceremonies.
Le Corps de Ville
eut ensuite l'honneur de
saluer Monseigneur le Dauphin,
Madame la Dauphine,
Monseigneur le Ducde
Berry, MadameJa Duchesse
de Berry ,& Madame.
Le4, Septembre Mrs les
Députezdes Etats de Languedoc
allerent à Versailles
complimenter Monseigneur
le Duc de Bretagne, b & Monfeigncur le Duc
d'Anjou. Ils furent pre sentez
par Mr des Granges
Maistre des Ceremonies.
Le Roy a donnéla Charge
de Capitaine des Gardes
du Corps vacante par la
mort de Mr le Maréchal de
SoufRees, à Mr le Duc de
Charost Lieutenant General
des Armées de Sa
Majesté. Cette Charge avoic
autre fois esté possedée par
Loüis de Bethune Duc de
Charost son ayeul.
Le premier jour de Septembre
la Princesse
, veuve
du feu Prince de Naflaw
Stadhouder hereditaire de
Frise& deGroningue, accoucha
d'un Prince ,ce qui
fera différer ladécision du
Procès qu'il yavoit entre le
pere de ce jeune Prince, l'Eleveur de Brandebourg,
& les autres prétendants à
la succession du feu Prince
d'Orangè.
Fermer
Résumé : Nominations, & c. [titre d'après la table]
Le document décrit plusieurs événements officiels et cérémoniels. Monsieur Trudaine, Intendant de Bourgogne, et Monsieur Bignon ont été nommés Conseillers d'État Ordinaires, remplaçant Monsieur Phelyppeaux. Le 19 août, le Prévôt des Marchands et les Échevins se rendirent à Fontainebleau pour élire deux nouveaux Échevins, Monsieur Tardif et Monsieur Presti, qui prêtèrent serment de fidélité au Roi. Ils saluèrent ensuite les membres de la famille royale. Le 4 septembre, les députés des États de Languedoc félicitèrent les Ducs de Bretagne et d'Anjou à Versailles. Le Roi nomma Monsieur le Duc de Charost Capitaine des Gardes du Corps, une charge précédemment détenue par son aïeul. Le 1er septembre, la Princesse veuve du Prince de Nassau accoucha d'un prince, retardant ainsi la décision d'un procès concernant la succession du Prince d'Orange entre l'Électeur de Brandebourg et d'autres prétendants.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
967
p. 66-68
Extrait d'une Lettre de Saragosse du 16. Aoust.
Début :
Le Chasteau d'Arens se rendit le 1r de ce mois, & le [...]
Mots clefs :
Saragosse, Régiment
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Extrait d'une Lettre de Saragosse du 16. Aoust.
Extrait d'une Lettre de Sa,
ragosse du 16. Aoust.
Le Chasteau d'Avens se
rendit le i' de re mois, & le
General Showel qui sj étoit
retiréa estéfaitprisonnieravec
prés de cent Allemans &quelques
dutrèsTroupes,&Àillà
Marquis d'.drpajouJqui commandoit
à cesiegeestalléfaire
celuy du Chasteau de Venasque>
afin de resserrer les Ennemisducostéde
la Mer; Couvrir
une communication
avec la Guyenne, Ily a cil
un grand tumulte à Barcelone
y
à l'occasin de l'embarquement
de l'archiduc, la
populace s'étant mutinée pour
s'y opposer,yayantestéexcitée
par deux Regiments de
la nation: mais ce tumulte n'a
point eû de suite. Cependant
l'on prit des mesures pour en
empêcher de nouveaux en faisant
embarquer ces deux Regiments
pour les transporter
ailleurs
, &en faisant répandre
le bruit que l'Archiducne
devait s'embarquer que pour
paferà Tarragone&Je mettre
ala teste dtJon Armée.
ragosse du 16. Aoust.
Le Chasteau d'Avens se
rendit le i' de re mois, & le
General Showel qui sj étoit
retiréa estéfaitprisonnieravec
prés de cent Allemans &quelques
dutrèsTroupes,&Àillà
Marquis d'.drpajouJqui commandoit
à cesiegeestalléfaire
celuy du Chasteau de Venasque>
afin de resserrer les Ennemisducostéde
la Mer; Couvrir
une communication
avec la Guyenne, Ily a cil
un grand tumulte à Barcelone
y
à l'occasin de l'embarquement
de l'archiduc, la
populace s'étant mutinée pour
s'y opposer,yayantestéexcitée
par deux Regiments de
la nation: mais ce tumulte n'a
point eû de suite. Cependant
l'on prit des mesures pour en
empêcher de nouveaux en faisant
embarquer ces deux Regiments
pour les transporter
ailleurs
, &en faisant répandre
le bruit que l'Archiducne
devait s'embarquer que pour
paferà Tarragone&Je mettre
ala teste dtJon Armée.
Fermer
Résumé : Extrait d'une Lettre de Saragosse du 16. Aoust.
Le 1er août, le château d'Avens tomba et le général Showel fut capturé avec environ cent Allemands. Le marquis d'Aprajou se prépara à assiéger Venasque. À Barcelone, une émeute éclata contre l'embarquement de l'archiduc, mais fut réprimée. Des mesures furent prises pour éviter de nouveaux troubles.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
968
p. 68-73
« D'autres Lettres portent que le General Staremberg s'estoit [...] »
Début :
D'autres Lettres portent que le General Staremberg s'estoit [...]
Mots clefs :
Troupes, Vaisseau, Portugal, Barcelone, Bataillons
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « D'autres Lettres portent que le General Staremberg s'estoit [...] »
Dautres Lettres portent
que le General Srarcmberg
s'cfioit effectivement mis en
campagne,qu'il avoir partagé
ses troupes en trois
corps dont les deux plus
confiderablcs avoient esté
portez entre Igualada &
Montblanc pour coupcr le
chemin de Barcelonne
,
&
couvrir la Plaine de Tarragone
; que ion Quartier
gênerai estoit à SantaColoma
;que l'autre corps, con.
Manc en trois mille homà.
mes avoit esté envoyé à
Oftalric pour observer un
Camp volant de troupes
Françoises qui estoit du
coilé de Gironne, & que ce
General attendoit un renfort
de neuf bataillons Arcglois
qui devoient venir dé
Portugal.
Qael'Arméed'Espagne
qui estoit composée de cinquante
quatre Bataillons Br.
de (oixante & dix sept Efcadrons
estoit tres belle Se
abondamment pourvûe de
toutes les chofesnecefiaires$>
que celle des ennemis, mailquoit
de vivres,& même
d'eau-,&quel'Archiduc ne
s'efioit poinc encore embarqué
j mais qu'il devoir
partir incessamment avec
une Fiotc de trente deux
.Vaisseaux qui s'ettoient assemblez
à Barcelonne.
Les Lettres de Cadix du
11. Aoust difenc que le 8.
il y estoit arrivé quatre Bastimens
Portugais de la
Flote du Brcfil pris par plusieurs
Armateurs François,
qui après les avoir amarincz)
avoient continué de poursuivre
le reste de la Flote;
que cette nouvelle avoit
fort déconcerté les Negotians
de Lisbonne d'où l'on
avoir fait partir pluficurs
Navires pour aller chercher
des bleds en Affrique;
mais quiy estoient revenus
sur l'avis qu'ils avoient eu
que quelques Vaisseaux de
guerre François croisoient
sur leur route, ce qui avoit
encore fait augmenter le
prix des grains qui eftoic
déja fort haut. Ces mêmes
Lettres confirment la grande
desertion des troupes de
la Garniion de Gibraltarfaute
de payement &qu'outre
les deux cens hommes qui
en estoient fortis fous prétexte
dallerenparty &qui
estoient venus se rendrc
avec leurs Officiers, il en
arrivoit fouvenc d'autres.
:.
Celles de Madriddu24,
du même mois portent
qu'on aeu des avjs dEftremadure
qui confirmentque
les troupes Angloises qui
font en Portugal marchoient
à Llfbonne ou elles
.devoients'embarquer pour
j>aflfe£ en Catalogne,&que
les,
lesPortugais en paroissoient
fort mécontens.
que le General Srarcmberg
s'cfioit effectivement mis en
campagne,qu'il avoir partagé
ses troupes en trois
corps dont les deux plus
confiderablcs avoient esté
portez entre Igualada &
Montblanc pour coupcr le
chemin de Barcelonne
,
&
couvrir la Plaine de Tarragone
; que ion Quartier
gênerai estoit à SantaColoma
;que l'autre corps, con.
Manc en trois mille homà.
mes avoit esté envoyé à
Oftalric pour observer un
Camp volant de troupes
Françoises qui estoit du
coilé de Gironne, & que ce
General attendoit un renfort
de neuf bataillons Arcglois
qui devoient venir dé
Portugal.
Qael'Arméed'Espagne
qui estoit composée de cinquante
quatre Bataillons Br.
de (oixante & dix sept Efcadrons
estoit tres belle Se
abondamment pourvûe de
toutes les chofesnecefiaires$>
que celle des ennemis, mailquoit
de vivres,& même
d'eau-,&quel'Archiduc ne
s'efioit poinc encore embarqué
j mais qu'il devoir
partir incessamment avec
une Fiotc de trente deux
.Vaisseaux qui s'ettoient assemblez
à Barcelonne.
Les Lettres de Cadix du
11. Aoust difenc que le 8.
il y estoit arrivé quatre Bastimens
Portugais de la
Flote du Brcfil pris par plusieurs
Armateurs François,
qui après les avoir amarincz)
avoient continué de poursuivre
le reste de la Flote;
que cette nouvelle avoit
fort déconcerté les Negotians
de Lisbonne d'où l'on
avoir fait partir pluficurs
Navires pour aller chercher
des bleds en Affrique;
mais quiy estoient revenus
sur l'avis qu'ils avoient eu
que quelques Vaisseaux de
guerre François croisoient
sur leur route, ce qui avoit
encore fait augmenter le
prix des grains qui eftoic
déja fort haut. Ces mêmes
Lettres confirment la grande
desertion des troupes de
la Garniion de Gibraltarfaute
de payement &qu'outre
les deux cens hommes qui
en estoient fortis fous prétexte
dallerenparty &qui
estoient venus se rendrc
avec leurs Officiers, il en
arrivoit fouvenc d'autres.
:.
Celles de Madriddu24,
du même mois portent
qu'on aeu des avjs dEftremadure
qui confirmentque
les troupes Angloises qui
font en Portugal marchoient
à Llfbonne ou elles
.devoients'embarquer pour
j>aflfe£ en Catalogne,&que
les,
lesPortugais en paroissoient
fort mécontens.
Fermer
Résumé : « D'autres Lettres portent que le General Staremberg s'estoit [...] »
Le texte décrit les mouvements militaires et logistiques des troupes et des flottes. Le général Starhemberg a déployé ses troupes en trois corps. Deux corps sont positionnés entre Igualada et Montblanc pour bloquer l'accès à Barcelone et protéger la plaine de Tarragone, tandis que le quartier général est à Santa Coloma. Un troisième corps de trois mille hommes est envoyé à Hostalric pour surveiller des troupes françaises près de Gérone. Starhemberg attend des renforts de neuf bataillons anglais venant du Portugal. L'armée espagnole, composée de cinquante-quatre bataillons et soixante-dix-sept escadrons, est bien équipée et approvisionnée, contrairement aux ennemis qui manquent de vivres et d'eau. L'archiduc doit partir avec une flotte de trente-deux vaisseaux rassemblée à Barcelone. Des lettres de Cadix rapportent la capture de quatre bâtiments portugais par des armateurs français, perturbant les négociants de Lisbonne. Les prix des grains ont augmenté en raison de la présence de vaisseaux de guerre français. Les mêmes lettres confirment une grande désertion parmi les troupes de Gibraltar en raison du non-paiement des soldes. Des lettres de Madrid indiquent que les troupes anglaises au Portugal se dirigent vers Lisbonne pour s'embarquer vers la Catalogne, suscitant le mécontentement des Portugais.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
969
p. 73-77
Lettre du Camp de Paillancour, du 1. Septembre.
Début :
Mr le Maréchal de Villars, ayant résolu d'inquieter les [...]
Mots clefs :
Ennemis, Troupes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Lettre du Camp de Paillancour, du 1. Septembre.
Lettre du Camp de Paillan?
cour,.;du i'.,Sept,em{bres .: :'1
Mr le Maréchal de VIIi.-
lars
, ayant réjolu
,
çtinquiéter
les Ennemisy commande hier
aprèsmidjsix millef&ldats ou
grenadiers.Il iftfaireAdeujç
Ponts agauche de Thun*4'Euefjue
, entre ceVillage .(!¡-
Etrun qui furent conftruiu
^yec\tant de di-ligene* de
sècret que les Ennemis qui,rien
ctoicnt qu'à une portée de moufquej
fte Xç$Apperçltrept,point.
Les Troupesypdjferept;le plus
grand dêtachememt3 commandé
par Mr de, sÇhzfteaumorand
alla 4u 'çossé' de Hg,.rdair prés
de Bouchain; le fècond, aux
Ôfdres\de Jplr clt Çofefcdre,
Pianhaajwj où Us Ennemis
fdini]^xmBa>tailblonsw;(Q'iftYe.r:'t,r _bi(JD
f*dujoroïftém,>fiw$le
~O'PMWtt~f àe A4r le Chevalierde
4en
-4e l'Efawrtik-#'Hjkidc'it
Pont, Mrde Colandre.attaqua
le posse dlwy pour attirer les
Ennemis de ce cojlé-là.Mrdt
Chafteaumorandattaqua celui
de Hourdin où ily avoitquatre
BataiHons, dontonfit ungrand
carnage ; toutes les Tentes, &
lesMaisons de Hordain où il
y avoit un grand nombre
d'Officiersfurent pilltes
> (nforte
que la plus part des Soldatsyfirentungrosbutin.
On
prit un Maréchal de Camp
qui commandoit à cefxofle, un
Colonelj trois Capitaines> un
Enjeigney deux Ingénieurs ,
soixante Soldats, le rtftcAyant
esiétué,ou ayantpris la fuite9 é cent Chevaux. Dans le
temps que Mr de Cbafteaumorand
attaquoit Hourdin
Mr iAubigny3prenoitlepofie,
d'Etrun à revers 3
où il fit
soixantehommesprisonniers
le , resse létantsàulsé à la fa*
leur de la nuit: Air J'AIIbigny
fit ensuite travailler a
achever le Pont avec Mr le
Chevalier de LivryJ qui étoit
tefiéde l'autrecoté, Cmonysit
pafferles Troupes qui nefurent
point poursuivies par les Ennemis
,
dont toute l'Armée refia
çn Bataille jusques à deux
heures du matin ; Air de Frne/
on
,
Colonel de Bigorre, (7
le Lieutenant Colonel de Picardie,
ont eee*blessez
Nousaprenons en ce mo~
ment,que Mr de Coignies, 4
dtffait prés du Quesnoy
„
ftpt
Escadrons de Cavalerie&de
Dragons , qui jervoient d'efl
corte aux Fourageurs ; quil 4
pris un grand nombre de Chevaux
, de Soldats
a
&d'Of.
ficiers; & entrautres le Lieu.
tenant General & le Major
Generalqui commandoitntl'ep
corte; mais que MrdeBroïld
y a ejlè tué.
cour,.;du i'.,Sept,em{bres .: :'1
Mr le Maréchal de VIIi.-
lars
, ayant réjolu
,
çtinquiéter
les Ennemisy commande hier
aprèsmidjsix millef&ldats ou
grenadiers.Il iftfaireAdeujç
Ponts agauche de Thun*4'Euefjue
, entre ceVillage .(!¡-
Etrun qui furent conftruiu
^yec\tant de di-ligene* de
sècret que les Ennemis qui,rien
ctoicnt qu'à une portée de moufquej
fte Xç$Apperçltrept,point.
Les Troupesypdjferept;le plus
grand dêtachememt3 commandé
par Mr de, sÇhzfteaumorand
alla 4u 'çossé' de Hg,.rdair prés
de Bouchain; le fècond, aux
Ôfdres\de Jplr clt Çofefcdre,
Pianhaajwj où Us Ennemis
fdini]^xmBa>tailblonsw;(Q'iftYe.r:'t,r _bi(JD
f*dujoroïftém,>fiw$le
~O'PMWtt~f àe A4r le Chevalierde
4en
-4e l'Efawrtik-#'Hjkidc'it
Pont, Mrde Colandre.attaqua
le posse dlwy pour attirer les
Ennemis de ce cojlé-là.Mrdt
Chafteaumorandattaqua celui
de Hourdin où ily avoitquatre
BataiHons, dontonfit ungrand
carnage ; toutes les Tentes, &
lesMaisons de Hordain où il
y avoit un grand nombre
d'Officiersfurent pilltes
> (nforte
que la plus part des Soldatsyfirentungrosbutin.
On
prit un Maréchal de Camp
qui commandoit à cefxofle, un
Colonelj trois Capitaines> un
Enjeigney deux Ingénieurs ,
soixante Soldats, le rtftcAyant
esiétué,ou ayantpris la fuite9 é cent Chevaux. Dans le
temps que Mr de Cbafteaumorand
attaquoit Hourdin
Mr iAubigny3prenoitlepofie,
d'Etrun à revers 3
où il fit
soixantehommesprisonniers
le , resse létantsàulsé à la fa*
leur de la nuit: Air J'AIIbigny
fit ensuite travailler a
achever le Pont avec Mr le
Chevalier de LivryJ qui étoit
tefiéde l'autrecoté, Cmonysit
pafferles Troupes qui nefurent
point poursuivies par les Ennemis
,
dont toute l'Armée refia
çn Bataille jusques à deux
heures du matin ; Air de Frne/
on
,
Colonel de Bigorre, (7
le Lieutenant Colonel de Picardie,
ont eee*blessez
Nousaprenons en ce mo~
ment,que Mr de Coignies, 4
dtffait prés du Quesnoy
„
ftpt
Escadrons de Cavalerie&de
Dragons , qui jervoient d'efl
corte aux Fourageurs ; quil 4
pris un grand nombre de Chevaux
, de Soldats
a
&d'Of.
ficiers; & entrautres le Lieu.
tenant General & le Major
Generalqui commandoitntl'ep
corte; mais que MrdeBroïld
y a ejlè tué.
Fermer
Résumé : Lettre du Camp de Paillancour, du 1. Septembre.
Le 1er septembre, des attaques ont été menées contre les ennemis. La veille, six mille fantassins et grenadiers ont construit des ponts près de Thun-l'Évêque sans être repérés. Les troupes se sont ensuite divisées : une partie, dirigée par Monsieur de Chafteaumorand, a attaqué Hourdin, vainquant quatre bataillons ennemis et capturant plusieurs officiers et soldats. Une autre partie, sous les ordres du Prince de Condé, a affronté les ennemis à Planche-à-Baron. Monsieur de Colandre a attaqué Estrun pour attirer les ennemis, tandis que Monsieur de Laubigny a pris Estrun à revers, faisant soixante prisonniers. Les troupes ont achevé la construction du pont sous la direction de Monsieur le Chevalier de Livry. L'armée ennemie a battu en retraite sans poursuivre. Parmi les blessés figurent le Colonel de Bigorre et le Lieutenant Colonel de Picardie. Monsieur de Coignies a capturé des escadrons de cavalerie et de dragons près du Quesnoy, faisant de nombreux prisonniers, mais Monsieur de Broglie a été tué.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
970
p. 78-79
« Les Ennemis ont investi Bouchain le 10. Aoust. Depuis ce [...] »
Début :
Les Ennemis ont investi Bouchain le 10. Aoust. Depuis ce [...]
Mots clefs :
Ennemis
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Les Ennemis ont investi Bouchain le 10. Aoust. Depuis ce [...] »
Les Ennemis ont inverti
Bouchain le I o. Aoust. Depuisce
jour-là jusqu'au23.
ils ont travaillé à faire des
passages dans le Marais
à force de fascines,& à
faire des retranchements
pour couvrir la Cavalerie
qui devoir soutenir les
Travailleurs.
Lanuit du23. au 24. ils
ouvrirent la tranchée à trois
attaques. La Garnison est
sortie de la Placele 14 Septembre,
fouslineCapitulation
honorable; mais qui
n'a pas esté executée par la
mauvaisesoy des Ennemis.
Ondfrrtrieralemdïs prochainundétail:
drconstancié
dece siege.
Bouchain le I o. Aoust. Depuisce
jour-là jusqu'au23.
ils ont travaillé à faire des
passages dans le Marais
à force de fascines,& à
faire des retranchements
pour couvrir la Cavalerie
qui devoir soutenir les
Travailleurs.
Lanuit du23. au 24. ils
ouvrirent la tranchée à trois
attaques. La Garnison est
sortie de la Placele 14 Septembre,
fouslineCapitulation
honorable; mais qui
n'a pas esté executée par la
mauvaisesoy des Ennemis.
Ondfrrtrieralemdïs prochainundétail:
drconstancié
dece siege.
Fermer
Résumé : « Les Ennemis ont investi Bouchain le 10. Aoust. Depuis ce [...] »
Du 1er au 23 août, les ennemis ont pris Bouchain et préparé des passages dans le marais. La nuit du 23 au 24 août, ils ont ouvert des tranchées. La garnison a capitulé le 14 septembre, mais les ennemis n'ont pas respecté la capitulation. Un rapport détaillé suivra.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
971
p. 79-81
NOUVELLES de Dauphiné. Extrait d'une Lettre de Grenoble, du 11. Septembre
Début :
L'Armée de Monsieur le Duc de Savoye se mit [...]
Mots clefs :
Grenoble, Camp
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : NOUVELLES de Dauphiné. Extrait d'une Lettre de Grenoble, du 11. Septembre
NOWELIÉS ddee-DDaauùpphihnien. ê!.
Extraitd'une Lettre de Grenoble
}di4 il.Septembre*
L'Armée de Monncur
le Duc de Savoyc se mit
avant hier en marche pour
repasser en Pïémont. Mrle
Maréchal Berwickdécampaen
même temps pour la
fuivrc. Il a d'abord marche
à faine Jean de Maurienne,
& a ensuite remonté le
Galibier. Mr leComte de
Silly a quitté son camp des
Echelles pour venir occuper
celuy de Barreaux, & en
partant il a congédié toutes
les Milices. Toute sa Cavalerie
a campé aujourd'huy
autour de cette Ville & doit
retournerenSavoye. Tous
les François qui estoient
sortis de Chambery ont eu
ordred'y retourner.Mr le
Maréchal de Berwick a
donné ses ordres pour faire
remonter vers Briançon
t'AnUteric du Camp de
Barreaux, & deux cens paires
de boeufs ont esté estemblées
pour cet effet.
Extraitd'une Lettre de Grenoble
}di4 il.Septembre*
L'Armée de Monncur
le Duc de Savoyc se mit
avant hier en marche pour
repasser en Pïémont. Mrle
Maréchal Berwickdécampaen
même temps pour la
fuivrc. Il a d'abord marche
à faine Jean de Maurienne,
& a ensuite remonté le
Galibier. Mr leComte de
Silly a quitté son camp des
Echelles pour venir occuper
celuy de Barreaux, & en
partant il a congédié toutes
les Milices. Toute sa Cavalerie
a campé aujourd'huy
autour de cette Ville & doit
retournerenSavoye. Tous
les François qui estoient
sortis de Chambery ont eu
ordred'y retourner.Mr le
Maréchal de Berwick a
donné ses ordres pour faire
remonter vers Briançon
t'AnUteric du Camp de
Barreaux, & deux cens paires
de boeufs ont esté estemblées
pour cet effet.
Fermer
Résumé : NOUVELLES de Dauphiné. Extrait d'une Lettre de Grenoble, du 11. Septembre
Le 4 septembre, l'armée du duc de Savoie a regagné le Piémont. Le maréchal de Berwick a suivi le duc, traversant la vallée de la Maurienne et le col du Galibier. Le comte de Silly a déplacé ses troupes des Échelles à Barreaux, renvoyant les milices. La cavalerie française doit retourner en Savoie. Berwick a ordonné le transfert des troupes de Barreaux vers Briançon, avec deux cents paires de bœufs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
972
p. 81-84
« L'Electeur Palatin s'est enfin déterminé à se rendre [...] »
Début :
L'Electeur Palatin s'est enfin déterminé à se rendre [...]
Mots clefs :
Danois, Roi Auguste
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « L'Electeur Palatin s'est enfin déterminé à se rendre [...] »
enfindéterminé à fc rendre
à Francfort pour assister aux
Conférences qui s'y tiennent
pour regler la Capitulation
perpetuelle que l'on
dpoeirtefuairre. jurer au futur Em- jurer E-m1
Les Ennemis ont fait
renrrer dans leurs Lignes
les Troupes qu'ils avoieont le
long du R hin.
w L'Armée Danoise arriva
le 15.Aoust prés du passage
de Damgarten,& le Roy
de Damnemarck ayant fait
faire les dispositions pour
attaquer le Retranchement
des Suedois, le28 l'Artillerie
commença à tirer, & la
nuit on jetta une grande
quantité de fascines dans le
Marais, ce qui obligea les
Suédois qui a pprehendoient
destre coupez, de seretirer
à Stralzund avec leur Artillerie.
Le 30. les Danois,
après avoir reparé le Pont
que les Suedois avoient
rompu s avancèrent jusqu'à
deux lieuës de Straizund,
où ils s'arresterent en attendant
leurgrosse Artillerie
pour attaquer les Retranchements
qui sont devantlaPlace.
Le Roy Auguste estoit
entré en Pomeranie avec un
Corps deSaxons & de Moscovites,
& marchoit à grandes
journées pour joindre le
Roy de Dannemarck. Il
s'est emparé de Demmin,
d'AnKlam,& deTreplow,
sans aucune resistance considerablede
la part des Suedois
, donc la principale attention
n'est qu'à conferver
Stralzund, Stetin, ôC
Wmar.
à Francfort pour assister aux
Conférences qui s'y tiennent
pour regler la Capitulation
perpetuelle que l'on
dpoeirtefuairre. jurer au futur Em- jurer E-m1
Les Ennemis ont fait
renrrer dans leurs Lignes
les Troupes qu'ils avoieont le
long du R hin.
w L'Armée Danoise arriva
le 15.Aoust prés du passage
de Damgarten,& le Roy
de Damnemarck ayant fait
faire les dispositions pour
attaquer le Retranchement
des Suedois, le28 l'Artillerie
commença à tirer, & la
nuit on jetta une grande
quantité de fascines dans le
Marais, ce qui obligea les
Suédois qui a pprehendoient
destre coupez, de seretirer
à Stralzund avec leur Artillerie.
Le 30. les Danois,
après avoir reparé le Pont
que les Suedois avoient
rompu s avancèrent jusqu'à
deux lieuës de Straizund,
où ils s'arresterent en attendant
leurgrosse Artillerie
pour attaquer les Retranchements
qui sont devantlaPlace.
Le Roy Auguste estoit
entré en Pomeranie avec un
Corps deSaxons & de Moscovites,
& marchoit à grandes
journées pour joindre le
Roy de Dannemarck. Il
s'est emparé de Demmin,
d'AnKlam,& deTreplow,
sans aucune resistance considerablede
la part des Suedois
, donc la principale attention
n'est qu'à conferver
Stralzund, Stetin, ôC
Wmar.
Fermer
Résumé : « L'Electeur Palatin s'est enfin déterminé à se rendre [...] »
Le texte relate des événements militaires et diplomatiques en Europe. Un émissaire se rend à Francfort pour des conférences sur une capitulation perpétuelle. Les ennemis retirent leurs troupes du Rhin. Le 15 août, l'armée danoise atteint Damgarten et attaque les retranchements suédois le 28 août. Les Suédois, craignant d'être isolés, se retirent à Stralsund avec leur artillerie. Le 30 août, les Danois avancent près de Stralsund après avoir réparé un pont détruit par les Suédois, attendant leur artillerie pour attaquer. Simultanément, le roi Auguste pénètre en Poméranie avec des troupes saxonnes et moscovites, prenant plusieurs villes comme Demmin, Anklam et Treplow sans résistance. Les Suédois se concentrent sur la défense de Stralsund, Stettin et Wismar.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
973
p. 84-93
Lettre de Constantinople du 7. Aoust.
Début :
Le 3. de ce mois le Grand Seigneur reçut plusieurs [...]
Mots clefs :
Seigneur, Turcs, Tartares, Constantinople, Moscovites, Tsar
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Lettre de Constantinople du 7. Aoust.
Lettre de Conflantinople du
7. Aoust.,
Le 3. de ce mois le Grand
Seigneur reçut plusieurs
Courriers du Grand Visir ,
avec la nouvelle que l'Armée
Moscovite forte de
soixantemille hommes
commandée par le Czar en
personne avoit esté presqu'entierement
deffaite Le
combat commença le i%
Juillet aprèsmidy prés de
Falczin surle Prut. Il y cuç
plusde trente mille Mofc<>
vires tuez par les Turcs ôc
par les Tartares
,
fc sans la
nuit qui survint le nombre
auroit esté plus grand. Le
reste de leur Armée n'ayant
pûCc retirer parce que IC$
Turcs & les Tartares l'environnoient
de tous costez
les uns & les autres paflere&t
la nuit tous les Armes. Le
lendemain marin les Moscovites
se rallierent & se
couvrirent avec des chevaux
de frise; mais le grand
Visir sit aussicost tirer le
canon sur ce retranc hement.
Alors le Czar luy
envoyaunOfficier pour luy
proposer une Capitulation
avec le grand Seigneur &
avec le Roy de Suede
,
&
voyant que les Turcs continuoient
leur canonnade,
il envoyaquatre Officiers
pourréterer cette proposition,
& pour prier le grand
Visir de faire cesser le Canon
ce qui luy fut accordé. Mr
Czasirow ViceChancellier,
&le fils du General Szeremetow
furent estvoyez
au grand Visir avec lequel
ils convinrent que la Ville
d'Asaf seroit rendue au
grand Seigneur;qiae: les
Fortesses de Kaminka
,
de
Sagara&de Samara seraient
démolies ; que l'Ukraine
; feroit iTtmifc danssonancienne
liberté;quele Czar
ne semêleroit plus des Affiliés
de Pologne; qu'illivreroit
le Prince Demetrius
Cantemir, & le rebelleKebaliaba
,
& qu'on reme -
troit au grand Seigneur
l'Artillerie & les Munitions
de l'Armée Moscovite. Ces
six Articles préliminaires
dévoient estre suivis d'un
: traité de Paix qui seroit fait
à Bender où Mrs Czasirow,
& Szeremetow
)
[c ren,
- droient en qualité de Plcnipotentiaires
& pour ser-
-vir d'Otages de ce quiavait
-
esté conclu sans que le grand
Visiten eust donné aucun.
Onapermisaurestede l Ar- !
mée Moscovite de se retirer
àKiowie; mais comme les
Soldatsestoient accablez de
fatigue & de faim, même
avant la Bataille, & qu'il
étoient poursuivis par les
Tartates à cause que le Kan
n'avoit point eû de part à
cc'qui avoir esté conclu avec
le Czar, oncroyoit qu'ilen
réchaperoit un fort petit
nombre, cependant le
grand Visir les faisoit accompagner
par dix ou
cloute mille hommes fous
pretexte de leur servir d'escorte
contre les Tartares y
mais en effet pour les faire
marcher à petites journées,
afin d'avoir le temps de recevoir
les ordres du grand
Seigneur. Mr Funck Envoyé
du Roy de Suede presenta
le 4. au Grand Seigneur,
& au Kaimakan, un
Memoire concernant les'
interests du Roy son Maître.
Tous les Visirs, & le
Musti l'assurerent que ce
Prince auroit lieu d'estre
content avant que les Moscovites
sortissent des Etats
du Grand Seigneur, &
que le Kapigilar Kiaïaski
) devoit partir incessament
pour procurer à Sa Majesté
Suedoise toute sorte satisfaction.
Le 5 Mr Funck fut
appellépour aller chez le
Kaimakan où il trouva le
Musti&le Scllâar- Pacha,
gendre du grand Seigneur,
afin deconferer sur son Me.
moire par lequel il demandoit
que le Roy de Suede
fut compris dans le traité
de Bender, & qu'il fust stipulé
qu'il seroit conduit
dans ses Etats avec autant
de troupes qu'il fouhaitcroit.
Osman Pacha Kiaïa ou
Lieutenant du grand Visir
qu'ilavoit envoyé pour
apporter la nouvelle de
cette Victoire, a esté disgracié
au lieu d'estre recompensérce
qui marque que
le Grand Seigneur estmécontent
de la precipitation
avec laquelle le grand Visîr
a conclu la Capitulation
y
pouvant se rendre maistre
du Czar &du reste de fem
Armée;cependant on n'a
pas laissé de faire plusieurs
décharges d'Artillerie aprés
l'arrivée decette nouvelle,&
toute la Ville ena témoigné
une grande joye. On remarque
que la deffaite du Czar
(H: arrivée le même mois
que celle du Roy de Suede
à Pultowa, & que lemême
malheur de ces deux
Princes leurestarrivé pour
s'estreengagé trop avant
sans Magasins,en paysennemi.
7. Aoust.,
Le 3. de ce mois le Grand
Seigneur reçut plusieurs
Courriers du Grand Visir ,
avec la nouvelle que l'Armée
Moscovite forte de
soixantemille hommes
commandée par le Czar en
personne avoit esté presqu'entierement
deffaite Le
combat commença le i%
Juillet aprèsmidy prés de
Falczin surle Prut. Il y cuç
plusde trente mille Mofc<>
vires tuez par les Turcs ôc
par les Tartares
,
fc sans la
nuit qui survint le nombre
auroit esté plus grand. Le
reste de leur Armée n'ayant
pûCc retirer parce que IC$
Turcs & les Tartares l'environnoient
de tous costez
les uns & les autres paflere&t
la nuit tous les Armes. Le
lendemain marin les Moscovites
se rallierent & se
couvrirent avec des chevaux
de frise; mais le grand
Visir sit aussicost tirer le
canon sur ce retranc hement.
Alors le Czar luy
envoyaunOfficier pour luy
proposer une Capitulation
avec le grand Seigneur &
avec le Roy de Suede
,
&
voyant que les Turcs continuoient
leur canonnade,
il envoyaquatre Officiers
pourréterer cette proposition,
& pour prier le grand
Visir de faire cesser le Canon
ce qui luy fut accordé. Mr
Czasirow ViceChancellier,
&le fils du General Szeremetow
furent estvoyez
au grand Visir avec lequel
ils convinrent que la Ville
d'Asaf seroit rendue au
grand Seigneur;qiae: les
Fortesses de Kaminka
,
de
Sagara&de Samara seraient
démolies ; que l'Ukraine
; feroit iTtmifc danssonancienne
liberté;quele Czar
ne semêleroit plus des Affiliés
de Pologne; qu'illivreroit
le Prince Demetrius
Cantemir, & le rebelleKebaliaba
,
& qu'on reme -
troit au grand Seigneur
l'Artillerie & les Munitions
de l'Armée Moscovite. Ces
six Articles préliminaires
dévoient estre suivis d'un
: traité de Paix qui seroit fait
à Bender où Mrs Czasirow,
& Szeremetow
)
[c ren,
- droient en qualité de Plcnipotentiaires
& pour ser-
-vir d'Otages de ce quiavait
-
esté conclu sans que le grand
Visiten eust donné aucun.
Onapermisaurestede l Ar- !
mée Moscovite de se retirer
àKiowie; mais comme les
Soldatsestoient accablez de
fatigue & de faim, même
avant la Bataille, & qu'il
étoient poursuivis par les
Tartates à cause que le Kan
n'avoit point eû de part à
cc'qui avoir esté conclu avec
le Czar, oncroyoit qu'ilen
réchaperoit un fort petit
nombre, cependant le
grand Visir les faisoit accompagner
par dix ou
cloute mille hommes fous
pretexte de leur servir d'escorte
contre les Tartares y
mais en effet pour les faire
marcher à petites journées,
afin d'avoir le temps de recevoir
les ordres du grand
Seigneur. Mr Funck Envoyé
du Roy de Suede presenta
le 4. au Grand Seigneur,
& au Kaimakan, un
Memoire concernant les'
interests du Roy son Maître.
Tous les Visirs, & le
Musti l'assurerent que ce
Prince auroit lieu d'estre
content avant que les Moscovites
sortissent des Etats
du Grand Seigneur, &
que le Kapigilar Kiaïaski
) devoit partir incessament
pour procurer à Sa Majesté
Suedoise toute sorte satisfaction.
Le 5 Mr Funck fut
appellépour aller chez le
Kaimakan où il trouva le
Musti&le Scllâar- Pacha,
gendre du grand Seigneur,
afin deconferer sur son Me.
moire par lequel il demandoit
que le Roy de Suede
fut compris dans le traité
de Bender, & qu'il fust stipulé
qu'il seroit conduit
dans ses Etats avec autant
de troupes qu'il fouhaitcroit.
Osman Pacha Kiaïa ou
Lieutenant du grand Visir
qu'ilavoit envoyé pour
apporter la nouvelle de
cette Victoire, a esté disgracié
au lieu d'estre recompensérce
qui marque que
le Grand Seigneur estmécontent
de la precipitation
avec laquelle le grand Visîr
a conclu la Capitulation
y
pouvant se rendre maistre
du Czar &du reste de fem
Armée;cependant on n'a
pas laissé de faire plusieurs
décharges d'Artillerie aprés
l'arrivée decette nouvelle,&
toute la Ville ena témoigné
une grande joye. On remarque
que la deffaite du Czar
(H: arrivée le même mois
que celle du Roy de Suede
à Pultowa, & que lemême
malheur de ces deux
Princes leurestarrivé pour
s'estreengagé trop avant
sans Magasins,en paysennemi.
Fermer
Résumé : Lettre de Constantinople du 7. Aoust.
Le 3 août, le Grand Seigneur reçut des nouvelles du Grand Visir annonçant une victoire turque contre l'armée moscovite, forte de soixante mille hommes et dirigée par le Czar en personne, près de Falczin sur le Prut. Le combat, débuté le 1er juillet, avait causé la mort de plus de trente mille Moscovites. La nuit suivante avait empêché un bilan plus lourd. Les survivants, encerclés par les Turcs et les Tartares, tentèrent de se rallier mais furent repoussés par la canonnade turque. Le Czar proposa alors une capitulation, acceptée après négociations. Les termes préliminaires incluaient la reddition de la ville d'Asaf, la démolition de certaines forteresses, la liberté de l'Ukraine, la libération de prisonniers et la restitution de l'artillerie moscovite. Ces articles devaient être suivis d'un traité de paix à Bender. L'armée moscovite fut autorisée à se retirer à Kiowie, escortée par des troupes turques pour éviter les Tartares. Le 4 août, l'envoyé du Roi de Suède présenta un mémoire concernant les intérêts de son maître, assurant une satisfaction avant le départ des Moscovites. Le 5 août, des conférences eurent lieu pour inclure le Roi de Suède dans le traité de Bender. La défaite du Czar, survenue le même mois que celle du Roi de Suède à Pultowa, fut attribuée à une avancée trop profonde sans approvisionnement adéquat.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
974
p. 1-5
Au camp devant Venasque le 18. Septembre.
Début :
Mr le Marquis d'Arpajon ayant fait ouvrir la tranchée [...]
Mots clefs :
Venasque, Troupes, Hommes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Au camp devant Venasque le 18. Septembre.
Au Camp devant Venasque
le 18. Septembre.
Mr le Marquis d'jfrpajon
Ayant fait ouvrir la tranchée
la nuitdu 1 1. au 12. ellefut
pousséejusqu'à une hauteur où
l'on établit uue batterie le len-
JenJain, qui commença à tirer
le jour mesme,&qui continua,
le 14. & le
1 j. ensorte que
l'onfit une bréche large de cinq
toises. Neanmoins Mr le
Marquis d'Arpajon ne jugea
pas à propos que les troupes
entreprissent d) monter, parce
qu'outre quelle étoit trop escarpée,
ilyavoitderriere, un
retranchement formé de facqs
remplisde laine
,
soutenus par
des poutres devant&derriere
& dont celle de devant étoient
en pointe vis
-
à- vis de la
bréche. Cet inconvenient fit
prendre la resolution de tirer à
bouletsrouges dans le Chasteau,
afin Jj mettre le feu, ce qui
teûjfit dés lepremier coup qui
fut tiré: le boulet mit le feu à
la paille des Casernes qui se
communiqua incontinent à la
charpente & causa un fort
grand enbrazement qui fit
fendre le mur de la Cisterne.
Le Gouverneur fit aussi-tost
battre la Chamade & la Capitulation
fut, qu'ilseroitprisonnier
de guerre avec les
troupes reglées desagarnison,
montant à trois cens hommes,
fy les Miquelets à direction.}
parmi les trois cens hommes il
y enavoit cent du Regiment
de Showel dont cinquante
prirent parti dans les troupes
du Roy d'Espagne. Le reste,
parmi lesquels ily avoit dixhuitOfficiers,
dont deux étoient
Lieutenants Colonels
3
demanderent
à ejlre conduits en
France, cm le Gouverneur,
en Atragon. La prise de ce
Chasteau rfi tres-importante,
parce qu'elle nous ouvreune
communication libre avec la
Gascogne par le pays de
Comminge: c'estoit la principale
retraite des Miquelets
de ce costé là. Ils avoient lieu
de s'ycroire en seureté, car U
situation en est si avantageux
se
,
qu'untres-petit nombre
d'hommes qui ne manqueroient
ni devivres ni de Munitions.
pourroient y tenir fort longtemps
contre une puissante
armée.
le 18. Septembre.
Mr le Marquis d'jfrpajon
Ayant fait ouvrir la tranchée
la nuitdu 1 1. au 12. ellefut
pousséejusqu'à une hauteur où
l'on établit uue batterie le len-
JenJain, qui commença à tirer
le jour mesme,&qui continua,
le 14. & le
1 j. ensorte que
l'onfit une bréche large de cinq
toises. Neanmoins Mr le
Marquis d'Arpajon ne jugea
pas à propos que les troupes
entreprissent d) monter, parce
qu'outre quelle étoit trop escarpée,
ilyavoitderriere, un
retranchement formé de facqs
remplisde laine
,
soutenus par
des poutres devant&derriere
& dont celle de devant étoient
en pointe vis
-
à- vis de la
bréche. Cet inconvenient fit
prendre la resolution de tirer à
bouletsrouges dans le Chasteau,
afin Jj mettre le feu, ce qui
teûjfit dés lepremier coup qui
fut tiré: le boulet mit le feu à
la paille des Casernes qui se
communiqua incontinent à la
charpente & causa un fort
grand enbrazement qui fit
fendre le mur de la Cisterne.
Le Gouverneur fit aussi-tost
battre la Chamade & la Capitulation
fut, qu'ilseroitprisonnier
de guerre avec les
troupes reglées desagarnison,
montant à trois cens hommes,
fy les Miquelets à direction.}
parmi les trois cens hommes il
y enavoit cent du Regiment
de Showel dont cinquante
prirent parti dans les troupes
du Roy d'Espagne. Le reste,
parmi lesquels ily avoit dixhuitOfficiers,
dont deux étoient
Lieutenants Colonels
3
demanderent
à ejlre conduits en
France, cm le Gouverneur,
en Atragon. La prise de ce
Chasteau rfi tres-importante,
parce qu'elle nous ouvreune
communication libre avec la
Gascogne par le pays de
Comminge: c'estoit la principale
retraite des Miquelets
de ce costé là. Ils avoient lieu
de s'ycroire en seureté, car U
situation en est si avantageux
se
,
qu'untres-petit nombre
d'hommes qui ne manqueroient
ni devivres ni de Munitions.
pourroient y tenir fort longtemps
contre une puissante
armée.
Fermer
Résumé : Au camp devant Venasque le 18. Septembre.
Le 18 septembre, le Marquis d'Arpajon annonce la prise du château de Venasque. Les travaux de siège, initiés la nuit du 11 au 12 septembre, ont permis d'établir une batterie qui a ouvert une brèche de cinq toises les 14 et 15 septembre. Cependant, cette brèche était protégée par des fascines remplis de laine et soutenus par des poutres. Pour surmonter cet obstacle, des boulets rouges ont été utilisés pour incendier le château. Le premier boulet a mis le feu à la paille des casernes, endommageant le mur de la citerne. Le gouverneur a alors demandé la capitulation, devenant prisonnier de guerre avec 300 hommes, dont 100 du régiment de Showel. Parmi eux, 50 ont rejoint les troupes du roi d'Espagne, tandis que les autres, incluant 18 officiers et deux lieutenants-colonels, ont demandé à être conduits en France. La prise de ce château est stratégique car elle ouvre une communication libre avec la Gascogne via le pays de Comminge, principale retraite des Miquelets. La position du château permet à un petit nombre d'hommes de tenir longtemps contre une armée puissante.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
975
p. 5-13
« Les letres du 25. portent que Mr le Marquis de Folleville [...] »
Début :
Les letres du 25. portent que Mr le Marquis de Folleville [...]
Mots clefs :
Troupes, Ennemis, Marquis, Bataillon
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Les letres du 25. portent que Mr le Marquis de Folleville [...] »
Les letres du 25. portent
que Mr le Marquis de Folleville
qui avoit apporté la
confirmation de la prise de
ce Chasteau,loüoitbeaucoup
Mr de Matamoros,
Capitaine d'Artillerie, à
l'industrie duquel on devoit
la reduction de ce poste important;
que le Prince de
Santo-Buono, cy-devant
Ambassadeur d'Espagne à
Venise
,
avoir eu la Viceroyauté
du Perou, pour le
recompenser de ses services
& de la fidélité qu'il a toujours
gardée à son legitime
Souverain, nonobstant les
grands biens qu'il possedoit
au Royaume de Naples, &
qui ont esté confisquez.
Celles du Camp de Calaf
du 19.disent que le 16.
Mr de Vendosme partit de
Cervera avec les troupes
Espagnoles pour aller camper
à Tarosa &: ocuper le
poste de Calaf;que le même
jour les troupes Françoises
qui étoient à Agramunt,
commandées par Monsieur
le Marquis de Guerchy
arriverent à une lieuë du
Camp; que le lendemain
17. Mr de Vendosme fie
partir tous les Dragons à la
pointe du jour & qu'il les
suivit vers les sept heures
avec la Cavalerie; que Mr
le Chevalier de Croix qui
les commandoit, étant arrivé
aux hauteurs de Saint
Martin, envoya avertir ce
Prince que l'Armée ennemie
paroissoit sortir des défilezde
Capons; qu'il partit
incontinent pour l'aller joindre
après avoir envoyé ordre
à Mr le Marquis de Laver
qui étoit à la teste de la
colonne de l'Infanterie Espagnole
,
d'avancer en
grande diligence, & à la
Cavaler ie de marcher demesme.
Mais que dés que
les ennemis s'aperceurent
que l'on marchoit à eux, ils
reculerent,& après avoir
passe leruisseau de Pratz del
Rey, ils mirent leur droite
au Bourgdu même nom,
qui efl; fermé de bonnes murailles
, &, leur gauche au
Moulin de Montferrat,entouré
aussi d'une muraille
fort épaisse
, & le gros de
leur Armée de l'autre côtéde
la haureur.
Que Monsieur de Vendosme
mit la droite de la
sienne sur la hauteur du
Moulin,& la gauche sur cek
le de Prats del Rey. Qu'il fie
ensuitedresser des Batteries
qui incommoderent beaucoup
les Ennemis, & fit
avancer les Troupes pour
chasser ceux qui bordoient
le ruisseau
,
& dont plus de
cinq cens furent tuez; que
le 18. les ennemis tenrerent
de s'emparer du ruisseau;
que pour cet effet ils firent
avancer quatre Bataillons
Anglois contre deux Compagnies
des Gardes Walones
qui le gardoient,&qui
tinrent ferme, jusqu'à ce
que Monsieur de Vendosme
ayant fait marcher la
Brigade entiere, les ennemis
furent obligez de se retirer
en desordre après avoir
perdu plusde cent hommes;
que lesennemis estoient fore
- incommodez sur les - bau..
teurs qu'ils occupoient,
n'ayant point d'Artillerie
pouropposer à celle de
Monsieur de Vendosme
, la difficulté des Montagnes
ne leur permettant pas d'y
en conduire, & parce que
Monsieur de Vendosme occupant
le poste de Calafoù
il a établisonQuartier,ils
ne peuvent plus tirer des
Montagnes les provisions
qu'ils en tiroient.
Les Lettres deCadizconfirment
que la charge des
quatorze Navires Anglois
& Hollandois qui y ont
esté conduits par six Armateurs
François,est estimée
plus de trois millions;
que ces Prises ont elle faites
prés de l'embouchuredu
Tage sur une Flotte de
cinquante - deux Vaisseaux ,»
& que les autres s'estant
écartez avoient donné à
la Coste
,
où ils estoient
pétis avec leurs Charges;
qu'il y en avoit plusieurs
chargez de bled
, qui est à
un prix excessifen Portugal;
& que le bruit qui avoit
couru que toutes les Troupes
Angloises qui sont dans
ce Royaume passoient en
Catalogne ,ne s estoit pas
trouvé veritable, n'y ayant
eu que deux Bataillons fort
foibles qui s'estoientembarquez
pour aller remplacer
les Troupes de la Garniton
de Gibraltar qui avoient
deferté.
que Mr le Marquis de Folleville
qui avoit apporté la
confirmation de la prise de
ce Chasteau,loüoitbeaucoup
Mr de Matamoros,
Capitaine d'Artillerie, à
l'industrie duquel on devoit
la reduction de ce poste important;
que le Prince de
Santo-Buono, cy-devant
Ambassadeur d'Espagne à
Venise
,
avoir eu la Viceroyauté
du Perou, pour le
recompenser de ses services
& de la fidélité qu'il a toujours
gardée à son legitime
Souverain, nonobstant les
grands biens qu'il possedoit
au Royaume de Naples, &
qui ont esté confisquez.
Celles du Camp de Calaf
du 19.disent que le 16.
Mr de Vendosme partit de
Cervera avec les troupes
Espagnoles pour aller camper
à Tarosa &: ocuper le
poste de Calaf;que le même
jour les troupes Françoises
qui étoient à Agramunt,
commandées par Monsieur
le Marquis de Guerchy
arriverent à une lieuë du
Camp; que le lendemain
17. Mr de Vendosme fie
partir tous les Dragons à la
pointe du jour & qu'il les
suivit vers les sept heures
avec la Cavalerie; que Mr
le Chevalier de Croix qui
les commandoit, étant arrivé
aux hauteurs de Saint
Martin, envoya avertir ce
Prince que l'Armée ennemie
paroissoit sortir des défilezde
Capons; qu'il partit
incontinent pour l'aller joindre
après avoir envoyé ordre
à Mr le Marquis de Laver
qui étoit à la teste de la
colonne de l'Infanterie Espagnole
,
d'avancer en
grande diligence, & à la
Cavaler ie de marcher demesme.
Mais que dés que
les ennemis s'aperceurent
que l'on marchoit à eux, ils
reculerent,& après avoir
passe leruisseau de Pratz del
Rey, ils mirent leur droite
au Bourgdu même nom,
qui efl; fermé de bonnes murailles
, &, leur gauche au
Moulin de Montferrat,entouré
aussi d'une muraille
fort épaisse
, & le gros de
leur Armée de l'autre côtéde
la haureur.
Que Monsieur de Vendosme
mit la droite de la
sienne sur la hauteur du
Moulin,& la gauche sur cek
le de Prats del Rey. Qu'il fie
ensuitedresser des Batteries
qui incommoderent beaucoup
les Ennemis, & fit
avancer les Troupes pour
chasser ceux qui bordoient
le ruisseau
,
& dont plus de
cinq cens furent tuez; que
le 18. les ennemis tenrerent
de s'emparer du ruisseau;
que pour cet effet ils firent
avancer quatre Bataillons
Anglois contre deux Compagnies
des Gardes Walones
qui le gardoient,&qui
tinrent ferme, jusqu'à ce
que Monsieur de Vendosme
ayant fait marcher la
Brigade entiere, les ennemis
furent obligez de se retirer
en desordre après avoir
perdu plusde cent hommes;
que lesennemis estoient fore
- incommodez sur les - bau..
teurs qu'ils occupoient,
n'ayant point d'Artillerie
pouropposer à celle de
Monsieur de Vendosme
, la difficulté des Montagnes
ne leur permettant pas d'y
en conduire, & parce que
Monsieur de Vendosme occupant
le poste de Calafoù
il a établisonQuartier,ils
ne peuvent plus tirer des
Montagnes les provisions
qu'ils en tiroient.
Les Lettres deCadizconfirment
que la charge des
quatorze Navires Anglois
& Hollandois qui y ont
esté conduits par six Armateurs
François,est estimée
plus de trois millions;
que ces Prises ont elle faites
prés de l'embouchuredu
Tage sur une Flotte de
cinquante - deux Vaisseaux ,»
& que les autres s'estant
écartez avoient donné à
la Coste
,
où ils estoient
pétis avec leurs Charges;
qu'il y en avoit plusieurs
chargez de bled
, qui est à
un prix excessifen Portugal;
& que le bruit qui avoit
couru que toutes les Troupes
Angloises qui sont dans
ce Royaume passoient en
Catalogne ,ne s estoit pas
trouvé veritable, n'y ayant
eu que deux Bataillons fort
foibles qui s'estoientembarquez
pour aller remplacer
les Troupes de la Garniton
de Gibraltar qui avoient
deferté.
Fermer
Résumé : « Les letres du 25. portent que Mr le Marquis de Folleville [...] »
Les lettres du 25 mentionnent la prise d'un château par le Marquis de Folleville, qui a salué le rôle crucial du Capitaine d'Artillerie Monsieur de Matamoros. Le Prince de Santo-Buono, ancien Ambassadeur d'Espagne à Venise, a été nommé Vice-roi du Pérou pour sa fidélité à son souverain, malgré la confiscation de ses biens au Royaume de Naples. Les lettres du camp de Calaf, datées du 19, rapportent que Monsieur de Vendosme a quitté Cervera avec les troupes espagnoles pour camper à Tarosa et occuper le poste de Calaf. Les troupes françaises, commandées par le Marquis de Guerchy, se sont approchées du camp. Le 17, Monsieur de Vendosme a envoyé les Dragons à l'aube, suivis par la cavalerie. Les ennemis, apercevant l'avancée des troupes, se sont retirés après avoir traversé le ruisseau de Pratz del Rey. Monsieur de Vendosme a positionné ses troupes sur les hauteurs et a dressé des batteries, tuant plus de cinq cents ennemis. Le 18, les ennemis ont tenté de reprendre le ruisseau mais ont été repoussés après avoir perdu plus de cent hommes. Les lettres de Cadix confirment la capture de quatorze navires anglo-hollandais par des armateurs français, estimée à plus de trois millions, près de l'embouchure du Tage. Plusieurs navires étaient chargés de blé. Contrairement aux rumeurs, seules deux faibles bataillons anglais se sont embarqués pour Gibraltar, et non pour la Catalogne.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
976
p. 14-23
TRADUCTION de la Lettre écrite par l'Archiduc à la Dépude Catalogne
Début :
LE ROY. Illustres, Venerables, Excellens, Nobles, Magnifiques, & nos Amez [...]
Mots clefs :
Ennemis, Allemagne, Épouse, Consolation, Catalogne, Barcelone, Roi
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TRADUCTION de la Lettre écrite par l'Archiduc à la Dépude Catalogne
TRADUCTION
- de la Lettre écrite par
l'Archiduc à la Dépude
Catalogne.
LE ROY.
lllustres, Venerables,
Excellens,Nobles, Magnifiques,
& nos Amez
&tres-fidelles Députez,
& Auditeurs des Comtes
de la Généralité de cette
Principautéde Catalogne.
La prompte & imprévue
mort de l'Empereur
Joseph, mon Frere, qui a
laisséle Trône Impérial
vaccant, mefitd'abord
penser que mapresence
estoit necessaire en Allemagne
pour my opposer
aux pernicieuxdesseins
des Ennemis qui ne manquerontpas
dans cettefatale
conjonctured'essayer
à troubler le repos de mes
Royaumes&Pays hereditaires
, & à brouiller
toute £si Umagies mais
la considération du chagrin
que vous auroitcause
mon absence, m'afait
sùsPendreJufèJues icycette
juste & convenable rsolution.
Cependantcomme
ma presence (JI absolument
necessaire dans mes
Domaines & Etats hereaitairespouryétablirla
seureté; & principalement
poury travaillerau
bien de nostresainte Religion
, & en particulier
pour vousyprepareravec
toute la diligence possible
~desTroupes&desfubfî*
des pour la deffense de
cette tres-fidellePricipauté,
&pourfinir cetteguerre
; considerations qui ont
obligé les Princesd'Allemagne
de solliciter mon
départ pour prévenir les
grands préjudices que
pourroient causer les pernicieux
desseins des Ennemis.
Tout cela ma déterminé
à passer pour un
peu de temps in Allemagne
; & quoy qu'ilfust
tres-convenable pour moy
& pour tous mes bons
vassauxdenemepoint
separer de la Reine mon
Epouse, je veux pourtant
vous donner la plus
grande marque de cet
amour que vous avez
mérité de moy par vôtre
confiance en vous laissant
& confiant à votreifdélité
ce que j'ayde plus
cher&de plusprécieux ;
cette separation mesera
tres-sensible, mais elle cft
aducieparlapenséeque
je travaille par la à votre
plus grande consolation.
C'estsurl'experience
quej'ay eue de vdtrejidelitéqueje
mefonde dans
laresolution quejeprens ;
le glorieuxsacrifice que
vous m'avez fait dans
les temps les plusfâcheux
me rassure donc, ~& me
fait esperer que dans toutes
les occasions presenteront,
vous donnerez
tous lessecours neceJJairtJ.
à la Reine mon Epouse
,
ce quiseul est capable de
me consolerpendant mon
absence qui ne sera pas
~longue,&durantlaquelle
je vous affurc que je
feray les derniers efforts
pourfinir une guerre qui
vous afflige ~tant,&pour
vous délivrerpar laforce
des Armes detout ce que
vous avezsouffert avec
tant de constance de la
partde mes Ennemis.Je
Vous recommandede nouveau
leprecieuxgage que
je vouslaisse. Et comme
vous trouverezvôtre consolation
en elle ,
elle trou- -
vera aussi lasienne dans
votre constante fidelité.
Vous devez cela à l'amour
paternel que fay
pour vous , & dont je
vais travailler à vous
donner encore deplus
grandes marques parla
réduction entiere de la
MonarchIe d'EJpagne>.
ce qui relèveraextrêmementlelustre
delaNation
Catalanne&quoy
que Mrs les Presidents
ayent merité d'entendre
de ma bouche ces expressions
de matendresse.,&
qu'ils vous les ayent redites
enparticulier,j'ay
crû devoirencorevous les
repeterafin de vous faire
mieux connoistrecombien
est grande ma tendresse
pour vous, &pour vous
engager par là à continuer
la vostre pour le
service de la Reine mon
Epouse
, & à pourvoir
parvotresecours&votre
application à tous les bc-
Joms indispensables dans -
les conjonctures presentes
pour le biendecettePrincipauté,
en attendant que
je revienne moy - même
vous y animerpourvôtre
plusgrande consolation.
De Barcelone le 6. Sept. 1 711.
MOY LE ROY.
Don Raymond de Villanéc
dePerlas.
- de la Lettre écrite par
l'Archiduc à la Dépude
Catalogne.
LE ROY.
lllustres, Venerables,
Excellens,Nobles, Magnifiques,
& nos Amez
&tres-fidelles Députez,
& Auditeurs des Comtes
de la Généralité de cette
Principautéde Catalogne.
La prompte & imprévue
mort de l'Empereur
Joseph, mon Frere, qui a
laisséle Trône Impérial
vaccant, mefitd'abord
penser que mapresence
estoit necessaire en Allemagne
pour my opposer
aux pernicieuxdesseins
des Ennemis qui ne manquerontpas
dans cettefatale
conjonctured'essayer
à troubler le repos de mes
Royaumes&Pays hereditaires
, & à brouiller
toute £si Umagies mais
la considération du chagrin
que vous auroitcause
mon absence, m'afait
sùsPendreJufèJues icycette
juste & convenable rsolution.
Cependantcomme
ma presence (JI absolument
necessaire dans mes
Domaines & Etats hereaitairespouryétablirla
seureté; & principalement
poury travaillerau
bien de nostresainte Religion
, & en particulier
pour vousyprepareravec
toute la diligence possible
~desTroupes&desfubfî*
des pour la deffense de
cette tres-fidellePricipauté,
&pourfinir cetteguerre
; considerations qui ont
obligé les Princesd'Allemagne
de solliciter mon
départ pour prévenir les
grands préjudices que
pourroient causer les pernicieux
desseins des Ennemis.
Tout cela ma déterminé
à passer pour un
peu de temps in Allemagne
; & quoy qu'ilfust
tres-convenable pour moy
& pour tous mes bons
vassauxdenemepoint
separer de la Reine mon
Epouse, je veux pourtant
vous donner la plus
grande marque de cet
amour que vous avez
mérité de moy par vôtre
confiance en vous laissant
& confiant à votreifdélité
ce que j'ayde plus
cher&de plusprécieux ;
cette separation mesera
tres-sensible, mais elle cft
aducieparlapenséeque
je travaille par la à votre
plus grande consolation.
C'estsurl'experience
quej'ay eue de vdtrejidelitéqueje
mefonde dans
laresolution quejeprens ;
le glorieuxsacrifice que
vous m'avez fait dans
les temps les plusfâcheux
me rassure donc, ~& me
fait esperer que dans toutes
les occasions presenteront,
vous donnerez
tous lessecours neceJJairtJ.
à la Reine mon Epouse
,
ce quiseul est capable de
me consolerpendant mon
absence qui ne sera pas
~longue,&durantlaquelle
je vous affurc que je
feray les derniers efforts
pourfinir une guerre qui
vous afflige ~tant,&pour
vous délivrerpar laforce
des Armes detout ce que
vous avezsouffert avec
tant de constance de la
partde mes Ennemis.Je
Vous recommandede nouveau
leprecieuxgage que
je vouslaisse. Et comme
vous trouverezvôtre consolation
en elle ,
elle trou- -
vera aussi lasienne dans
votre constante fidelité.
Vous devez cela à l'amour
paternel que fay
pour vous , & dont je
vais travailler à vous
donner encore deplus
grandes marques parla
réduction entiere de la
MonarchIe d'EJpagne>.
ce qui relèveraextrêmementlelustre
delaNation
Catalanne&quoy
que Mrs les Presidents
ayent merité d'entendre
de ma bouche ces expressions
de matendresse.,&
qu'ils vous les ayent redites
enparticulier,j'ay
crû devoirencorevous les
repeterafin de vous faire
mieux connoistrecombien
est grande ma tendresse
pour vous, &pour vous
engager par là à continuer
la vostre pour le
service de la Reine mon
Epouse
, & à pourvoir
parvotresecours&votre
application à tous les bc-
Joms indispensables dans -
les conjonctures presentes
pour le biendecettePrincipauté,
en attendant que
je revienne moy - même
vous y animerpourvôtre
plusgrande consolation.
De Barcelone le 6. Sept. 1 711.
MOY LE ROY.
Don Raymond de Villanéc
dePerlas.
Fermer
Résumé : TRADUCTION de la Lettre écrite par l'Archiduc à la Dépude Catalogne
Dans une lettre adressée à ses fidèles députés et auditeurs des comtes de la Généralité de la Principauté de Catalogne, un roi annonce la mort imprévue de son frère, l'Empereur Joseph, laissant le trône impérial vacant. Cette situation l'oblige à se rendre en Allemagne pour contrer les menaces des ennemis et protéger ses royaumes héréditaires. Le roi exprime son chagrin à l'idée de quitter la Catalogne et souligne la nécessité de sa présence en Allemagne pour assurer la sécurité et le bien de la religion. Il décide de partir pour un court moment, malgré la douleur de se séparer de la reine, son épouse. Il confie la défense de la Catalogne et la protection de la reine aux députés, en se fondant sur leur fidélité éprouvée. Le roi les encourage à soutenir la reine et à continuer à servir la Principauté avec constance et fidélité. Il promet de revenir rapidement et de mettre fin à la guerre qui afflige la Catalogne. Le roi réitère son amour paternel pour la nation catalane et son désir de la voir relevée par la réduction de la Monarchie d'Espagne. La lettre se termine par une expression de tendresse et un appel à la fidélité et au service de la reine et de la Principauté.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
977
p. 24-31
EXTRAIT De la Relation de ce qui s'est passé entre l'Armée du Grand Seigneur & celle du Czar, depuis le 18. Juillet jusqu'au 23. écrite par un Officier General de l'Armée Moscovite.
Début :
Le Czar ayant eu avis que le Grand Vizir estoir en marche [...]
Mots clefs :
Moscovites, Tsar, Turcs, Armée, Grand vizir
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT De la Relation de ce qui s'est passé entre l'Armée du Grand Seigneur & celle du Czar, depuis le 18. Juillet jusqu'au 23. écrite par un Officier General de l'Armée Moscovite.
EXTRAIT
De la Relation de ce qui s'cft
passé entre l'Armée du
Grand Seigneur & celle
du Czar, depuis le 18.
Juillet jusqu'au 23. écrire
par un Officier General
dcTArmee Mofcovitc.
Le Czarayant eu avis què leGrandVizirestoit en marche
pour l'aller attaquer, tint
Conseil de guerre dans lequel
plusieurs
plusieurs Generaux opinerent
qu'il étoittrès-important de
ne point s'éloigner du Niester
afin que l'arméefust toûjours.
à portée de tirer des vivres de
la Pologne par le moyen de
cette Riviere
, & que si on
alloit au devant des Turcs, il
pourroit arriver de grands inconveniens
de s'engager dans
un pays où l'onn'étoit pas
assuré de trouver desubsistance.
Cet avis ne fut pas suivi; on
marché vers la riviere de Prut
que l'on pajja, & aprés s'être
avancé jufcjuà la hauteur de
Falezin, le 18. Juillet
,
le
GenetaIjanuifutdétaché avec
la plus grande partie de la,
Cavalerie, & le refle de
l'armée le suivit. Maisayant
reconnu que les Turcs avoient
passé le Danube, £<r qu'ily
en avoit un gros Corpsqui
s'avançoit pour le coupet, en
informa le Czar qui envoya
le General Injberg avec un
autre détachement avec ordre
de rejoindre le gros de l'armée
qui s'avançoiten même-temps;
Cependant cette jonction nepût
se faire sans que le General
Fanus nefust inquietté, de ma-
-
niere qu'il futobligédeformer
un Corps quarré de toutesa
Cavalerie& defaire mettre
pied à terre aux Dragons qu'il
mit dans le centre avec les é..-
quipages, & marcha en cet
ordrependant que les Cosaques
& les ValaquesMoscovites
défiloientpar les hauteurs. Ce
furent eux qui souffrirent le
plus, les Tartares, (7 plus de
quarante mille Turcs les ayant
poursuivisainsique le General
Janus quine rejoignit le Czar
que le 19. à deux heures, après
avoirperdu beaucoup d'hommes
& de chevaux dans les continuelles
escarmouches. On tint
ensuite Conseildeguerre dans.
lequel ilfut resolu demarcher
toute la nuit pourse raprocher
du Prut, & de bruler tous les
Chariots les moins neceßaires,
ce quifutexecutéavant dese
mettre en marche. Onforma
plusieurs Corps quarrez de
toutel'armée, (7 onmittous
leséquipages ce bagages dans
le centre de chaque Corps les
quatre .cÇJJ!e'{.. étantborde% par
des chevaux defrise que des
soldatsportoientsur leurs épaules,
eton marcha en cet ordre,
Leto. à la pointe du jour,
- la Cavalerie du grand Vlfir,
quiavoitsuivi les Moscovites
pendant la nuit chargea leur
arrieregarde&lespoursuivit
jusqu'à lariviere de Prut, ote
ilsfirent halte.Les Turcss'arresterent
aussipour attendre leur
Infanterie &leur Artillerie
qqtrrtii a;rrivèrentaqVua>tre hrçu/rVç».s
aprèsmidy.Alors les, Turcs ifèrent
un grandfeu de canon qui
durlfyùfcjuàlanuitpendantla*
qùelielesMoscovitessecouvrirerlt
par de bons retranchemens.
Le21. dés legrandmatin,
les Turcs qui avoientpresque
enîïèrcrhènt inytfii leur
Camp, recommencerent leur
canonnade avec beancoup plus
tfQrdre çy defurie,ensorte que
les Moscovites perdirent beaucoup
de monde, ayant eu même
plusieurs Generaux tue^ ou
bljfz
,
entr'autres le General
Wittemant, tué; & les Generaux
Ostein,Brassey, Hallard,
avoient esté blejjc% la
veille. Ily eut ensuite une
suspension d'aemes, que le
grand Vtjir acorda sur une
lettre que le czar luy écrivit,
'& le 23. on apprit que la Paix
avoit esté concluë.
Lereste de la Relationest
conforme à ce qui a esté rapporté
dans celle qu'on a
donnée le mois dernier.
De la Relation de ce qui s'cft
passé entre l'Armée du
Grand Seigneur & celle
du Czar, depuis le 18.
Juillet jusqu'au 23. écrire
par un Officier General
dcTArmee Mofcovitc.
Le Czarayant eu avis què leGrandVizirestoit en marche
pour l'aller attaquer, tint
Conseil de guerre dans lequel
plusieurs
plusieurs Generaux opinerent
qu'il étoittrès-important de
ne point s'éloigner du Niester
afin que l'arméefust toûjours.
à portée de tirer des vivres de
la Pologne par le moyen de
cette Riviere
, & que si on
alloit au devant des Turcs, il
pourroit arriver de grands inconveniens
de s'engager dans
un pays où l'onn'étoit pas
assuré de trouver desubsistance.
Cet avis ne fut pas suivi; on
marché vers la riviere de Prut
que l'on pajja, & aprés s'être
avancé jufcjuà la hauteur de
Falezin, le 18. Juillet
,
le
GenetaIjanuifutdétaché avec
la plus grande partie de la,
Cavalerie, & le refle de
l'armée le suivit. Maisayant
reconnu que les Turcs avoient
passé le Danube, £<r qu'ily
en avoit un gros Corpsqui
s'avançoit pour le coupet, en
informa le Czar qui envoya
le General Injberg avec un
autre détachement avec ordre
de rejoindre le gros de l'armée
qui s'avançoiten même-temps;
Cependant cette jonction nepût
se faire sans que le General
Fanus nefust inquietté, de ma-
-
niere qu'il futobligédeformer
un Corps quarré de toutesa
Cavalerie& defaire mettre
pied à terre aux Dragons qu'il
mit dans le centre avec les é..-
quipages, & marcha en cet
ordrependant que les Cosaques
& les ValaquesMoscovites
défiloientpar les hauteurs. Ce
furent eux qui souffrirent le
plus, les Tartares, (7 plus de
quarante mille Turcs les ayant
poursuivisainsique le General
Janus quine rejoignit le Czar
que le 19. à deux heures, après
avoirperdu beaucoup d'hommes
& de chevaux dans les continuelles
escarmouches. On tint
ensuite Conseildeguerre dans.
lequel ilfut resolu demarcher
toute la nuit pourse raprocher
du Prut, & de bruler tous les
Chariots les moins neceßaires,
ce quifutexecutéavant dese
mettre en marche. Onforma
plusieurs Corps quarrez de
toutel'armée, (7 onmittous
leséquipages ce bagages dans
le centre de chaque Corps les
quatre .cÇJJ!e'{.. étantborde% par
des chevaux defrise que des
soldatsportoientsur leurs épaules,
eton marcha en cet ordre,
Leto. à la pointe du jour,
- la Cavalerie du grand Vlfir,
quiavoitsuivi les Moscovites
pendant la nuit chargea leur
arrieregarde&lespoursuivit
jusqu'à lariviere de Prut, ote
ilsfirent halte.Les Turcss'arresterent
aussipour attendre leur
Infanterie &leur Artillerie
qqtrrtii a;rrivèrentaqVua>tre hrçu/rVç».s
aprèsmidy.Alors les, Turcs ifèrent
un grandfeu de canon qui
durlfyùfcjuàlanuitpendantla*
qùelielesMoscovitessecouvrirerlt
par de bons retranchemens.
Le21. dés legrandmatin,
les Turcs qui avoientpresque
enîïèrcrhènt inytfii leur
Camp, recommencerent leur
canonnade avec beancoup plus
tfQrdre çy defurie,ensorte que
les Moscovites perdirent beaucoup
de monde, ayant eu même
plusieurs Generaux tue^ ou
bljfz
,
entr'autres le General
Wittemant, tué; & les Generaux
Ostein,Brassey, Hallard,
avoient esté blejjc% la
veille. Ily eut ensuite une
suspension d'aemes, que le
grand Vtjir acorda sur une
lettre que le czar luy écrivit,
'& le 23. on apprit que la Paix
avoit esté concluë.
Lereste de la Relationest
conforme à ce qui a esté rapporté
dans celle qu'on a
donnée le mois dernier.
Fermer
Résumé : EXTRAIT De la Relation de ce qui s'est passé entre l'Armée du Grand Seigneur & celle du Czar, depuis le 18. Juillet jusqu'au 23. écrite par un Officier General de l'Armée Moscovite.
Du 18 au 23 juillet, les armées ottomanes et russes s'affrontèrent. Informé de l'avancée du Grand Vizir, le Czar convoqua un conseil de guerre. Malgré des recommandations de rester près du Niester pour l'approvisionnement, l'armée russe marcha vers la rivière Prut et atteignit Falezin le 18 juillet. Les Turcs, ayant traversé le Danube, ouvrirent un feu de canon intense jusqu'au matin. Le 21 juillet, les Turcs intensifièrent leur canonnade, causant de lourdes pertes aux Russes, y compris la mort du général Wittemant et des blessures à plusieurs généraux. Une suspension des hostilités fut accordée après une lettre du Czar au Grand Vizir, et le 23 juillet, la conclusion de la paix fut annoncée.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
978
p. 31-44
« D'autres Lettres portent que le Czar avoit quitté son [...] »
Début :
D'autres Lettres portent que le Czar avoit quitté son [...]
Mots clefs :
Grand vizir, Moscovites, Traité de paix, Tsar, Roi de Suède, Prince, Seigneur, Tartares, Ambassadeur
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « D'autres Lettres portent que le Czar avoit quitté son [...] »
D'autres Lettres portent
que le Czar avoit quitté son
Armée, &avoir passé à Carelsbade
en Boheme
,
où le
Prince de Mofcovic son fils
devoit l'aller joindre; que
le Grand Visir avoit ordonné
à Hassan Bacha, Gouverneur
de Romelie d'escorter
le Roy de Suede avec plus
de quarante mille hommes,
non-seulement jusqu'enPologne,
mais jusqu'en Pomcranie
en cas de besoin, &
cela sans compter un grand
nombre de Tartares
,
les
Troupes du Palatin de Kiovie,
& celles de Sa Majesté
Suedoise ; que ce Prince
estoit parti de Bender avec
cette puissante Escortes que
l'Ambassadeur de Hollande
avoit remontréau Kiaïa du
grand Vizir, que l'Armée
destinée à maintenir la neutralité
du Nord de l'Allemagne
s'y oppoferoit ainsi
que les Polonois, les Moscovites
& les Saxons; mais
que cet Officier luy avoit
répondu que l'on verroit
qui auroit la hardiesse de
disputer lepassage auxTroupes
Otomanes, & qu'en cas
de resistance,Hassan Bacha
avoit ordre ex prés de l'ouvrir
à force d'armes.
Par celles de Moscou du
3. on apprend qu'on y avoit
fait trois décharges de canon
en réjoüissance de la
conclusion de la Paix perpetuelle
avec les Turcs.
CellesdeWarsovie du
29. disent que le Czar estoit
arrivé le 19. à Zolkiew à
troislieuës de Limberg ;
qu'il devoit arriver à Warsovie
le 3 1. pour se rendre
en Prusse & en Pomeranie ;
que le Roy de Suede estoit
en chemin pour retourner
dans ses Etats
, prenant sa
route par la Hongrie, mais
que cette derniere nouvelle
meritoit confirmation.
Voici la Copie du traité
de Paix concl u entre les
Turcs & les Moscovites,
que l'on a reçuë à Vienne.
I.
Qu'Asaph serarenduaux
Turcs dans l'étatoùil estoit
lors que leCzar s'enestempare.
II.
Que Taignaron,Kamenk,
& les Forteresses nouvellement
con struites sur lariviere
de Saman serontrasées.
-l"
IlL
Que le Czar ne se meslera
en aucune maniere des Po-
.lonois ny CosaquesBarabais
& Potkili, & qu'il fortira
de leur Pays avectoutes
ses forces.
- IV.
Que les Marchands avec
leurs Marchandises pourront
venir sur les Frontieres
des Turcs, & que le
Czarne pourra avoir d'Ambassadeur
ny d'Envoyé à la
Porte.
V.
Que tous les Turcs faits
prisonniers par les Moscovites,
feront remis en liberté.
VI.
Que le Roy de Suede sera
renvoyé dans ses Etats li- vbrement & sans empêchement
de la part des Moscovites.
VII.
Que tout Acre d'hostilité
cessera de part & d'autre;
& que pour seureté de cc
Traité leCzar donnera pour
otages le Chancelier Schafsiros,
& le Prince Czeremetof;
moyennant quoy l'on
permettroit aux Moscovites
de se retirer dans leur
pays. Les Turcs leur 'ont
donné du pain pour onze
jours, & une Èscorte de
douze mille hommes pour
lesgarentir des insultesdes
Tartares.
VIII.
.,: Que le Czar n'aura aucuns!
Vaisseaux sur la Mer noirs
&qu'il payera auCham des
Tartares le tribut devingt
mille Ducats qu'illuypayoit
autrefois.
IX.
Que S. M. Czarienne livrera
aux Turcs lé Prince de
Moldavie.
Les mêmes Lettres de
Vienne disent que ce Traité
ayant esté envoyé à Constantinople
il avoir estératifié
par le Grand Seigneur le
4. Aoust
,
& renvoyé au
grand Visir; mais que sur
les remontrances du MiniC
tre de Suede à la Porte, l'on
avoit envoyé ordre au grand
Visird'entreren negociation
avec le Czar au sujet du Roy
de Suede avant d'échanger
laratification.
D'autres Lettres portent
que le grand Seigneur a nommé
des Commissaires pour
travailler à la Paix avec la Pologne
; que la Republique
doit envoyer des Députez
pour conferer avec eux;que
les Tarrares continuoient
leurs courses le long du
Niester, ne voulant point
estre compris dans le Traité
de Paix conclu par le grand
Visir.
Que le Czar refusoit de
l'executer, quant à la restitution
d'Asaph & à la démolition
de ses nouvelles
Foiteresses sur la Mernoire,
jusqu'à ce que le Roy de
Suede fust sorti des Etats
duGrand Seigneur, se plaignant
d'ailleurs que l'escorte
qu'onprétendoit donner
à Sa Majesté Suedoisealloit
beaucoup au-delà de ce
qu'on estoit convenu; voicy
ce que portent celles de
Wbarloyrie deii n..Septem- Les Tartares ont saccagé
un grand nombre de Villages
au- delàdu Bog
,
& emmerié
en esclavage tous les
Moscovites&les Cosaqnes
deleurpartiqu'ils y ont
trouvez,&continuënt leurs
hostilitez le long du Niester.
Une partie de I/Armec
Ottomaneestencore le
long du Prut,&le reste du
costé de Bender. Un Ambassadeur
du Grand Seigneur
est arrivé sur, les Frontieres
duRoyaume;il a envoyé demander
des Passeports pour
venir conferer avec quelques
Senateurs touchant le
renouvellement de la Trêve
concluëàCarlowitz&d'affermir
la Paix avec la Republique.
Cet Amb.uadcur
est accompagné de deux Députez;
l'un du Roy de Suede
,
& l'autre du Palatin de
Klovic. Ce dernier a fait publier
des Lettres circulaires
par lesquelles il declarc qu'il
travaille à faire sortir tous
les Moscovites de la Pologne,
à procurer une Paix
avantageuse à la Republique,&
entr'autreàluy faire
restituer toute l'Ukraine.
On doit nommer plusieurs
personnes distinguées, pour
aller conferer avec cet Ambassadeur
qui eflaussichargé
de s'informer du nombre
de Moscovites qui ont
repassé le Niester
,
& s'ils
avoient évacué la Pologne
suivant le Traité conclu
avec le Czar, & dont l'Armée
du Grand Seigneur attendoit
lexecution. Néanmoins
les Moscovites, ont
pris des Quartiers dans la
Volhinie. Le General Szeremetoff
a établi le sien à
à Ostrog ; le Prince Galiczen
à Dubno ; le General
Weisbach à Brody;le General
Bonne à Sokal sur le
Boug
,
Frontière du Palatinat
de BeIzJ & le General Baver
en Lithuanie. Toutes ces
parcicularitez donnent lieu
de croire qu'on n'a pas esté
bien informé des conditions
du Traité conclu entre
le Czar & le grand Vizir
, ou que si elles sont
telles qu'on l'a publié,
la Paix ne fera pas de longue
durée, à moins que le
grand Vizir n'oblige les
Moscovites à executer le
Traité.
que le Czar avoit quitté son
Armée, &avoir passé à Carelsbade
en Boheme
,
où le
Prince de Mofcovic son fils
devoit l'aller joindre; que
le Grand Visir avoit ordonné
à Hassan Bacha, Gouverneur
de Romelie d'escorter
le Roy de Suede avec plus
de quarante mille hommes,
non-seulement jusqu'enPologne,
mais jusqu'en Pomcranie
en cas de besoin, &
cela sans compter un grand
nombre de Tartares
,
les
Troupes du Palatin de Kiovie,
& celles de Sa Majesté
Suedoise ; que ce Prince
estoit parti de Bender avec
cette puissante Escortes que
l'Ambassadeur de Hollande
avoit remontréau Kiaïa du
grand Vizir, que l'Armée
destinée à maintenir la neutralité
du Nord de l'Allemagne
s'y oppoferoit ainsi
que les Polonois, les Moscovites
& les Saxons; mais
que cet Officier luy avoit
répondu que l'on verroit
qui auroit la hardiesse de
disputer lepassage auxTroupes
Otomanes, & qu'en cas
de resistance,Hassan Bacha
avoit ordre ex prés de l'ouvrir
à force d'armes.
Par celles de Moscou du
3. on apprend qu'on y avoit
fait trois décharges de canon
en réjoüissance de la
conclusion de la Paix perpetuelle
avec les Turcs.
CellesdeWarsovie du
29. disent que le Czar estoit
arrivé le 19. à Zolkiew à
troislieuës de Limberg ;
qu'il devoit arriver à Warsovie
le 3 1. pour se rendre
en Prusse & en Pomeranie ;
que le Roy de Suede estoit
en chemin pour retourner
dans ses Etats
, prenant sa
route par la Hongrie, mais
que cette derniere nouvelle
meritoit confirmation.
Voici la Copie du traité
de Paix concl u entre les
Turcs & les Moscovites,
que l'on a reçuë à Vienne.
I.
Qu'Asaph serarenduaux
Turcs dans l'étatoùil estoit
lors que leCzar s'enestempare.
II.
Que Taignaron,Kamenk,
& les Forteresses nouvellement
con struites sur lariviere
de Saman serontrasées.
-l"
IlL
Que le Czar ne se meslera
en aucune maniere des Po-
.lonois ny CosaquesBarabais
& Potkili, & qu'il fortira
de leur Pays avectoutes
ses forces.
- IV.
Que les Marchands avec
leurs Marchandises pourront
venir sur les Frontieres
des Turcs, & que le
Czarne pourra avoir d'Ambassadeur
ny d'Envoyé à la
Porte.
V.
Que tous les Turcs faits
prisonniers par les Moscovites,
feront remis en liberté.
VI.
Que le Roy de Suede sera
renvoyé dans ses Etats li- vbrement & sans empêchement
de la part des Moscovites.
VII.
Que tout Acre d'hostilité
cessera de part & d'autre;
& que pour seureté de cc
Traité leCzar donnera pour
otages le Chancelier Schafsiros,
& le Prince Czeremetof;
moyennant quoy l'on
permettroit aux Moscovites
de se retirer dans leur
pays. Les Turcs leur 'ont
donné du pain pour onze
jours, & une Èscorte de
douze mille hommes pour
lesgarentir des insultesdes
Tartares.
VIII.
.,: Que le Czar n'aura aucuns!
Vaisseaux sur la Mer noirs
&qu'il payera auCham des
Tartares le tribut devingt
mille Ducats qu'illuypayoit
autrefois.
IX.
Que S. M. Czarienne livrera
aux Turcs lé Prince de
Moldavie.
Les mêmes Lettres de
Vienne disent que ce Traité
ayant esté envoyé à Constantinople
il avoir estératifié
par le Grand Seigneur le
4. Aoust
,
& renvoyé au
grand Visir; mais que sur
les remontrances du MiniC
tre de Suede à la Porte, l'on
avoit envoyé ordre au grand
Visird'entreren negociation
avec le Czar au sujet du Roy
de Suede avant d'échanger
laratification.
D'autres Lettres portent
que le grand Seigneur a nommé
des Commissaires pour
travailler à la Paix avec la Pologne
; que la Republique
doit envoyer des Députez
pour conferer avec eux;que
les Tarrares continuoient
leurs courses le long du
Niester, ne voulant point
estre compris dans le Traité
de Paix conclu par le grand
Visir.
Que le Czar refusoit de
l'executer, quant à la restitution
d'Asaph & à la démolition
de ses nouvelles
Foiteresses sur la Mernoire,
jusqu'à ce que le Roy de
Suede fust sorti des Etats
duGrand Seigneur, se plaignant
d'ailleurs que l'escorte
qu'onprétendoit donner
à Sa Majesté Suedoisealloit
beaucoup au-delà de ce
qu'on estoit convenu; voicy
ce que portent celles de
Wbarloyrie deii n..Septem- Les Tartares ont saccagé
un grand nombre de Villages
au- delàdu Bog
,
& emmerié
en esclavage tous les
Moscovites&les Cosaqnes
deleurpartiqu'ils y ont
trouvez,&continuënt leurs
hostilitez le long du Niester.
Une partie de I/Armec
Ottomaneestencore le
long du Prut,&le reste du
costé de Bender. Un Ambassadeur
du Grand Seigneur
est arrivé sur, les Frontieres
duRoyaume;il a envoyé demander
des Passeports pour
venir conferer avec quelques
Senateurs touchant le
renouvellement de la Trêve
concluëàCarlowitz&d'affermir
la Paix avec la Republique.
Cet Amb.uadcur
est accompagné de deux Députez;
l'un du Roy de Suede
,
& l'autre du Palatin de
Klovic. Ce dernier a fait publier
des Lettres circulaires
par lesquelles il declarc qu'il
travaille à faire sortir tous
les Moscovites de la Pologne,
à procurer une Paix
avantageuse à la Republique,&
entr'autreàluy faire
restituer toute l'Ukraine.
On doit nommer plusieurs
personnes distinguées, pour
aller conferer avec cet Ambassadeur
qui eflaussichargé
de s'informer du nombre
de Moscovites qui ont
repassé le Niester
,
& s'ils
avoient évacué la Pologne
suivant le Traité conclu
avec le Czar, & dont l'Armée
du Grand Seigneur attendoit
lexecution. Néanmoins
les Moscovites, ont
pris des Quartiers dans la
Volhinie. Le General Szeremetoff
a établi le sien à
à Ostrog ; le Prince Galiczen
à Dubno ; le General
Weisbach à Brody;le General
Bonne à Sokal sur le
Boug
,
Frontière du Palatinat
de BeIzJ & le General Baver
en Lithuanie. Toutes ces
parcicularitez donnent lieu
de croire qu'on n'a pas esté
bien informé des conditions
du Traité conclu entre
le Czar & le grand Vizir
, ou que si elles sont
telles qu'on l'a publié,
la Paix ne fera pas de longue
durée, à moins que le
grand Vizir n'oblige les
Moscovites à executer le
Traité.
Fermer
Résumé : « D'autres Lettres portent que le Czar avoit quitté son [...] »
Le texte décrit plusieurs événements diplomatiques et militaires impliquant le Czar, le Grand Visir, le Roi de Suède et d'autres acteurs. Le Czar a quitté son armée pour se rendre à Carlsbad en Bohême afin de rejoindre son fils, le Prince de Moscovie. Le Grand Visir a ordonné à Hassan Bacha, Gouverneur de Romélie, d'escorter le Roi de Suède avec une armée de plus de quarante mille hommes, renforcée par des Tartares et des troupes polonaises et suédoises. Cette escorte doit accompagner le Roi de Suède jusqu'en Pologne et en Poméranie si nécessaire. L'ambassadeur de Hollande a informé le Kiaïa du Grand Vizir que cette escorte pourrait rencontrer des résistances, notamment de l'armée destinée à maintenir la neutralité du Nord de l'Allemagne. Hassan Bacha a reçu l'ordre d'ouvrir le passage par la force si besoin. Des lettres de Moscou rapportent des salves de canon célébrant la conclusion d'une paix perpétuelle avec les Turcs. À Varsovie, il est signalé que le Czar est arrivé à Zolkiew et doit se rendre en Prusse et en Poméranie, tandis que le Roi de Suède est en route pour retourner dans ses États via la Hongrie. Un traité de paix entre les Turcs et les Moscovites est présenté, incluant des clauses telles que la restitution d'Asaph, la démolition de nouvelles forteresses, la neutralité du Czar dans les affaires polonaises, la liberté des marchands, la libération des prisonniers turcs, le retour du Roi de Suède dans ses États, et la cessation des hostilités. Le Czar doit fournir des otages et payer un tribut aux Tartares. Le traité a été ratifié par le Grand Seigneur et renvoyé au Grand Visir, mais des négociations supplémentaires sont en cours concernant le Roi de Suède. Les Tartares continuent leurs raids le long du Niester, et le Czar refuse d'exécuter certaines parties du traité jusqu'à ce que le Roi de Suède quitte les États du Grand Seigneur. Un ambassadeur du Grand Seigneur est arrivé pour discuter du renouvellement de la trêve et de la paix avec la République, accompagné de députés du Roi de Suède et du Palatin de Kiovie. Les Moscovites ont pris des quartiers en Volhynie, malgré les conditions du traité, suggérant des incertitudes quant à la durabilité de la paix.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
979
p. 45-48
EXTRAIT d'une Lettre de Vienne le 26. Septembre.
Début :
Le 21. il partit d'icy cinquante Caléches de poste, [...]
Mots clefs :
Impératrice, Vienne
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT d'une Lettre de Vienne le 26. Septembre.
EXTRAIT 1 d'une Lettre de Vienne le
16. Septembre.
Le i~. il partit d'icy cinquanteCaléches
de poste
chacune dequatrechevaux , qui
prirent la route du Tirol pour
estre partagées en differents
endroitssur la route de Milan
en cette ville3 pour le service
de l'Archiduc (7 desasuite.
Mr le Comte de PaarGeneral
des Postes des Payshereditaires
partit le lendemain pour aller
établirces relais, efutluivi
le 2 3. & le 24. par Mr le
Comte de Vratislau, & par
Mr le Comte de 'Uratyau
Vice-Chancellierde l'Empire.
Il est arrivé un Courier du
Roy Augustepour donner avis
à l'Impératrice Regente que le
Czar étoit arrivé à Carelsbade
en Boheme,&pour la
prier de trouver bon qu'il envoyastune
Garde de deux cens
hommes à ce Prince. L'Impératrice
répondit qu'elle ne pouvoit
pas permettre à des Troupes
étrangeres d'entrer dans les
Pays hereditaires;que le Czar
étoit en seureté à Carelsbade;
mais que neanmoins elle avoit
envoyé ordre au Commandant
dePrague de luy envoyer le
nombre de Troupes qu'ilsouhaiteroit
pour luy (er:Vir de Garde.
MrWitwortEnvoyé d'Angleterre
estparty pourse rendre auprés
de ce Prince; plusieurs autres
personnesde consideration
de cette ville
,
de la Cour de
Berlin, Cm de celle d'Hanover,
s'y font aussirenduës pour le
complimenter. On a étably icy
des Prieres de quarente heures
pour l'heureux retour de ïArchiducsur
ce qu'il amandéque
les Catalans ne vouloient pas
consentirquel'Archiduchesse
s'embarquastavecluy ; onparle
d'envoyeràsa place l'Archiducbejp
soeur aînée de ce Prince,
dés qu'ilsera arrivé.
16. Septembre.
Le i~. il partit d'icy cinquanteCaléches
de poste
chacune dequatrechevaux , qui
prirent la route du Tirol pour
estre partagées en differents
endroitssur la route de Milan
en cette ville3 pour le service
de l'Archiduc (7 desasuite.
Mr le Comte de PaarGeneral
des Postes des Payshereditaires
partit le lendemain pour aller
établirces relais, efutluivi
le 2 3. & le 24. par Mr le
Comte de Vratislau, & par
Mr le Comte de 'Uratyau
Vice-Chancellierde l'Empire.
Il est arrivé un Courier du
Roy Augustepour donner avis
à l'Impératrice Regente que le
Czar étoit arrivé à Carelsbade
en Boheme,&pour la
prier de trouver bon qu'il envoyastune
Garde de deux cens
hommes à ce Prince. L'Impératrice
répondit qu'elle ne pouvoit
pas permettre à des Troupes
étrangeres d'entrer dans les
Pays hereditaires;que le Czar
étoit en seureté à Carelsbade;
mais que neanmoins elle avoit
envoyé ordre au Commandant
dePrague de luy envoyer le
nombre de Troupes qu'ilsouhaiteroit
pour luy (er:Vir de Garde.
MrWitwortEnvoyé d'Angleterre
estparty pourse rendre auprés
de ce Prince; plusieurs autres
personnesde consideration
de cette ville
,
de la Cour de
Berlin, Cm de celle d'Hanover,
s'y font aussirenduës pour le
complimenter. On a étably icy
des Prieres de quarente heures
pour l'heureux retour de ïArchiducsur
ce qu'il amandéque
les Catalans ne vouloient pas
consentirquel'Archiduchesse
s'embarquastavecluy ; onparle
d'envoyeràsa place l'Archiducbejp
soeur aînée de ce Prince,
dés qu'ilsera arrivé.
Fermer
Résumé : EXTRAIT d'une Lettre de Vienne le 26. Septembre.
Le 16 septembre, cinquante calèches de poste partirent de Vienne vers le Tyrol pour être réparties sur la route de Milan afin de servir l'Archiduc. Le Comte de Paar, Général des Postes des Pays héréditaires, partit le lendemain pour établir des relais, suivi les 23 et 24 septembre par les Comtes de Vratislau et d'Uratyau, Vice-Chancellier de l'Empire. Un courrier du Roi Auguste informa l'Impératrice Régente de l'arrivée du Czar à Carlsbad en Bohême et demanda la permission d'envoyer une garde de deux cents hommes. L'Impératrice refusa l'entrée de troupes étrangères mais ordonna au Commandant de Prague d'envoyer des troupes pour la garde du Czar. L'Envoyé d'Angleterre, Mr Witwort, ainsi que plusieurs personnalités de Vienne, Berlin et Hanovre, se rendirent auprès du Czar pour le complimenter. Des prières de quarante heures furent organisées pour le retour de l'Archiduc, qui avait mentionné que les Catalans refusaient l'embarquement de l'Archiduchesse. On envisagea d'envoyer à sa place l'Archiduc Léopold, sœur aînée de ce Prince, dès son arrivée.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
980
p. 48-58
« Les Lettres de Berlin portent que les Suedois ayant assemblé [...] »
Début :
Les Lettres de Berlin portent que les Suedois ayant assemblé [...]
Mots clefs :
Suédois, Artillerie, Roi du Danemark, Camp, Troupes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Les Lettres de Berlin portent que les Suedois ayant assemblé [...] »
Les Lettres deBerlin portent
que les Suedois ayant
assemblé des Troupes 6c
des Bastimens à Malmoé
,
pouraller tenter une descenre
dans l'ine de Zeeland, le
Comte du Guldenlew,
Commandant de la Flotte
Danoiiè,elloit allé lesattaquer
avec vingt Vaisseaux
de guerre; qu'il avoit pris
vingt-cinq
vingt-cinq de leurs BatHmens,
& fait échoüer plusieursautres,
ensuite dequoy
il avoit voulu bombarder
Malmoé ; mais sans avoir
pû y causer aucun dommage,
à cause du trop grand
éloignement; que le General
Lewendal qui marchoit
vers Bahus
, avoit reculé
pour seretrancher dans un
Poste avantageux, ayant eu
avis que le Comte de Steinbock
s'avançoit avec dix à
douze mille hommes pour
le combattre.
Celles de Pomeranie du
15.Septembre,disent que
les troupes Danoises, Saxones,&
Moscovitesn'avoiensts
encore rien entrepris sur
Stralzund, Weymar, &
rifls de Rugen;que le Roy
Auguste&leRoy de DannemarKavoientsouvent
des
Conferences, & que leurs
Troupes souffroient beaucoup
faute de subsistance
,
parce que les habitans de la
Campagne avoient retiré
leurs grains& leurs bestiaux
dans les Places fortes, ce
qui causoit une grande desertion
; que les Suedois
avoient brûlé les Fauxbourgs
de Stralzund ; que
le 12. ils estoient sortis de
laVille au nombre de cinq
cent Cavaliers ou Dragons,
& qu'ils enleverent plus de
cent chevaux, & plusieurs
Chariots chargez de fourage.
;
Que le17.avantle jour
la Garnison de Wismar sortit
avec de l'Artillerie & canonna
pendant plus de;deux*
heures le Camp des Danois
& la nuit du 18. au 19elle
sortir avec des Mortiers,
& bombarda le Camp de
maniere que les Danois furent
contraints de s'éloigner,
sans oser marcher aux
Suedois de crainte de tomber
dans quelqur,cnibufcade.
., Par lesLettres du n. on
a appris que laresolution
d'assieger cette Place avoit
elle changée dans une conferenceque
le Roy de Dannemark
avoit euë avec le
Roy Auguste, & quOBdévoit
entreprendre celuy de
Stralzund, parce que les
fortifications étoient moins
bonnes que celles de WiC.
mar ,& d'attaquer auparavant
l'Isle de Rugen, qui
n'est separée de la premiere
de ces Places que par un
petit bras de Mer; que néanmoins
on trouvoit de
grandes dificultez dans l'exccution
de ce projet, le
Camp retranché de devant
Stralzund ne pouvant estre
forcé sans avoir de grosse ,
Artillerie qui n'etoit point
encore arrivée acause des
mauvais chemins, & qu'il
n'y avoit plus de fourages
aux environs du Camp ,
inconvenient d'autant plus
considerable que la plus
part des Troupes Saxonnes
&CMaosvcovaitelslceonsrisitoeit e.n
Que cependant on devoit
attaquer cette place dés
que la grosse Artillerie seroit
arrivée; que pour cet effet le
Roy de Dannemark avoit
retiré l'Infanterie qui étoit
devant Wismar, à l'excption
de deux Bataillons, à
la Place de laquelle il avoit
envoyé la Cavallerie, afin
de continuer le blocus de
cette Place;qu'il avoit aussi
rapellé les Troupes qu'il
avoit mises dans les Villes
de Damgatten ; Rostok,
Demmin, Anclam, &
autres que les Suedois
avoient abandonnées acause
que ces Places ne sont pas
en état de soutenir un Siege:
que la Flotte Danoise, au
nombre de trente Vasseaux
de guerre s'etoitapprochée
de l'Mc de Rugen
,
afin
d'empecher les Suedois d'en
tirer aucunes commoditez.
Les lettres de Vienne du
12 Septembre portent que
la foudre étant tombée à
Weissembourg en Transylvanie
sur un Magasin à
poudre, lavoit fait fauter
avec deux autres où le feu
s'etoit communiqué,ce qui
avoir renversé une partie
des murailles de la Vi)ie &
prés de cent cinquante
Maisons.
Et par celles du 19. on
apprend que le Comte
Charles Maximilien de
Thurn, grand Maistre de la
Maison de L'imperatrice
Regente partit de cette Ville
pour aller en qualité de
Commissaire, asTiner à l'Election
d'un nouvel Evêque
d'Olmutz à la place du
Prince Charles de Lorrai.
ne, qui s'est démis de cet
Evesché, depuis qu'il a esté
revestu de la dignité d'Electeur
de Treves; que
l'Election a esté faite en
faveur du Comte de Schrottenbach
Doyen de la Cathedrale
de Faltzbourg, &
Chanoine d'Olmutz; que
le 14. il y eut une grande
reformeparmi les bas
Officiers du feu Empereur,
& particulierement de
Musiciens & de Chasseurs.
& qu'on retrancha encore.
un grand nombre de pensions,
m.e sme de cel les qui
ont ctte confirmées par
L'impératrice Regente; que
les Troupes qui fonr en
Transylvanie & qui avoient
c eu ordre de venir sur le
Rhin avoient reçu un contre
ordre, pour rester en ce
Pays là jusqu'àcequ'on cust
sçu qu'elles seroientles suites
du Traité de Paixcouclu
encre les Turcs & les
Moscovices.
que les Suedois ayant
assemblé des Troupes 6c
des Bastimens à Malmoé
,
pouraller tenter une descenre
dans l'ine de Zeeland, le
Comte du Guldenlew,
Commandant de la Flotte
Danoiiè,elloit allé lesattaquer
avec vingt Vaisseaux
de guerre; qu'il avoit pris
vingt-cinq
vingt-cinq de leurs BatHmens,
& fait échoüer plusieursautres,
ensuite dequoy
il avoit voulu bombarder
Malmoé ; mais sans avoir
pû y causer aucun dommage,
à cause du trop grand
éloignement; que le General
Lewendal qui marchoit
vers Bahus
, avoit reculé
pour seretrancher dans un
Poste avantageux, ayant eu
avis que le Comte de Steinbock
s'avançoit avec dix à
douze mille hommes pour
le combattre.
Celles de Pomeranie du
15.Septembre,disent que
les troupes Danoises, Saxones,&
Moscovitesn'avoiensts
encore rien entrepris sur
Stralzund, Weymar, &
rifls de Rugen;que le Roy
Auguste&leRoy de DannemarKavoientsouvent
des
Conferences, & que leurs
Troupes souffroient beaucoup
faute de subsistance
,
parce que les habitans de la
Campagne avoient retiré
leurs grains& leurs bestiaux
dans les Places fortes, ce
qui causoit une grande desertion
; que les Suedois
avoient brûlé les Fauxbourgs
de Stralzund ; que
le 12. ils estoient sortis de
laVille au nombre de cinq
cent Cavaliers ou Dragons,
& qu'ils enleverent plus de
cent chevaux, & plusieurs
Chariots chargez de fourage.
;
Que le17.avantle jour
la Garnison de Wismar sortit
avec de l'Artillerie & canonna
pendant plus de;deux*
heures le Camp des Danois
& la nuit du 18. au 19elle
sortir avec des Mortiers,
& bombarda le Camp de
maniere que les Danois furent
contraints de s'éloigner,
sans oser marcher aux
Suedois de crainte de tomber
dans quelqur,cnibufcade.
., Par lesLettres du n. on
a appris que laresolution
d'assieger cette Place avoit
elle changée dans une conferenceque
le Roy de Dannemark
avoit euë avec le
Roy Auguste, & quOBdévoit
entreprendre celuy de
Stralzund, parce que les
fortifications étoient moins
bonnes que celles de WiC.
mar ,& d'attaquer auparavant
l'Isle de Rugen, qui
n'est separée de la premiere
de ces Places que par un
petit bras de Mer; que néanmoins
on trouvoit de
grandes dificultez dans l'exccution
de ce projet, le
Camp retranché de devant
Stralzund ne pouvant estre
forcé sans avoir de grosse ,
Artillerie qui n'etoit point
encore arrivée acause des
mauvais chemins, & qu'il
n'y avoit plus de fourages
aux environs du Camp ,
inconvenient d'autant plus
considerable que la plus
part des Troupes Saxonnes
&CMaosvcovaitelslceonsrisitoeit e.n
Que cependant on devoit
attaquer cette place dés
que la grosse Artillerie seroit
arrivée; que pour cet effet le
Roy de Dannemark avoit
retiré l'Infanterie qui étoit
devant Wismar, à l'excption
de deux Bataillons, à
la Place de laquelle il avoit
envoyé la Cavallerie, afin
de continuer le blocus de
cette Place;qu'il avoit aussi
rapellé les Troupes qu'il
avoit mises dans les Villes
de Damgatten ; Rostok,
Demmin, Anclam, &
autres que les Suedois
avoient abandonnées acause
que ces Places ne sont pas
en état de soutenir un Siege:
que la Flotte Danoise, au
nombre de trente Vasseaux
de guerre s'etoitapprochée
de l'Mc de Rugen
,
afin
d'empecher les Suedois d'en
tirer aucunes commoditez.
Les lettres de Vienne du
12 Septembre portent que
la foudre étant tombée à
Weissembourg en Transylvanie
sur un Magasin à
poudre, lavoit fait fauter
avec deux autres où le feu
s'etoit communiqué,ce qui
avoir renversé une partie
des murailles de la Vi)ie &
prés de cent cinquante
Maisons.
Et par celles du 19. on
apprend que le Comte
Charles Maximilien de
Thurn, grand Maistre de la
Maison de L'imperatrice
Regente partit de cette Ville
pour aller en qualité de
Commissaire, asTiner à l'Election
d'un nouvel Evêque
d'Olmutz à la place du
Prince Charles de Lorrai.
ne, qui s'est démis de cet
Evesché, depuis qu'il a esté
revestu de la dignité d'Electeur
de Treves; que
l'Election a esté faite en
faveur du Comte de Schrottenbach
Doyen de la Cathedrale
de Faltzbourg, &
Chanoine d'Olmutz; que
le 14. il y eut une grande
reformeparmi les bas
Officiers du feu Empereur,
& particulierement de
Musiciens & de Chasseurs.
& qu'on retrancha encore.
un grand nombre de pensions,
m.e sme de cel les qui
ont ctte confirmées par
L'impératrice Regente; que
les Troupes qui fonr en
Transylvanie & qui avoient
c eu ordre de venir sur le
Rhin avoient reçu un contre
ordre, pour rester en ce
Pays là jusqu'àcequ'on cust
sçu qu'elles seroientles suites
du Traité de Paixcouclu
encre les Turcs & les
Moscovices.
Fermer
Résumé : « Les Lettres de Berlin portent que les Suedois ayant assemblé [...] »
Les Lettres de Berlin rapportent que les Suédois ont rassemblé des troupes et des bâtiments à Malmoë pour une descente sur l'île de Zeeland. Le Comte du Guldenlew, commandant de la flotte danoise, a attaqué avec vingt vaisseaux de guerre, capturant vingt-cinq bâtiments suédois et en détruisant plusieurs autres. Il a ensuite tenté de bombarder Malmoë sans succès en raison de l'éloignement. Le général Lewendal, marchant vers Bahus, a reculé pour se retrancher après avoir appris l'avancée du Comte de Steinbock avec dix à douze mille hommes. Les lettres de Pomeranie du 15 septembre indiquent que les troupes danoises, saxonnes et moscovites n'avaient pas encore agi contre Stralzund, Weimar et les îles de Rügen. Les rois Auguste et de Danemark tenaient des conférences, mais leurs troupes souffraient de la faim car les habitants avaient retiré leurs grains et bestiaux dans les places fortes, causant une grande désertion. Les Suédois avaient brûlé les faubourgs de Stralzund et, le 12 septembre, cinq cents cavaliers avaient enlevé plus de cent chevaux et plusieurs chariots de fourrage. Le 17 septembre, la garnison de Wismar avait canonné le camp des Danois pendant plus de deux heures. La nuit du 18 au 19, elle avait bombardé le camp avec des mortiers, forçant les Danois à se retirer. Les lettres du 19 septembre rapportent que la résolution d'assiéger Wismar avait changé lors d'une conférence entre les rois de Danemark et Auguste. Ils décidèrent d'attaquer Stralzund en raison de ses fortifications moins robustes et de prendre l'île de Rügen. Cependant, l'exécution du projet était difficile en raison de l'absence de grosse artillerie et de fourrage. Le roi de Danemark avait retiré l'infanterie de Wismar, à l'exception de deux bataillons, et rappelé les troupes des villes abandonnées par les Suédois. La flotte danoise, composée de trente vaisseaux de guerre, s'était approchée de l'île de Rügen pour empêcher les Suédois d'en tirer profit. Les lettres de Vienne du 12 septembre mentionnent qu'une foudre à Weissembourg en Transylvanie avait détruit un magasin à poudre, causant la destruction de près de cent cinquante maisons. Le 19 septembre, il est rapporté que le Comte Charles Maximilien de Thurn, grand maître de la Maison de l'impératrice régente, était parti pour l'élection d'un nouvel évêque d'Olmutz. L'élection a été faite en faveur du Comte de Schrottenbach. Il y a eu une grande réforme parmi les bas officiers de l'ancien empereur, avec la suppression de nombreuses pensions. Les troupes destinées à la Transylvanie ont reçu l'ordre de rester jusqu'à ce que les suites du traité de paix entre les Turcs et les Moscovites soient connues.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
981
p. 59-60
EXTRAIT d'une Lettre du Camp de Salmbach en Alsace, du 1r. Octobre.
Début :
Nous ocupons toûjours le même Camp & les Ennemis occupent [...]
Mots clefs :
Camp, Troupes, Alsace
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT d'une Lettre du Camp de Salmbach en Alsace, du 1r. Octobre.
EXTRAIT
d'une Lettre du Camp de
Salmbach en Alsace,
du 1r.Oétobrc.
Nous ocuponstoûjourslemême
Camp(y lesEnnemis occupentaussi
encore le leur ; mais
avec celte différence, que nous
subsistons fort commodement;
Cg- (\uenujlrej4rmée tfi en
AUssi bon état qu'elle étoit à
l'ouverture de la Campagne,
(*7* que celle des Ennemis
soufre beaucoup, particulierement
la Cavalerie, faute de
Fourage. Le PrinceEugene
à écrit aux Cercles Voisins,que
s'ils ne faisoient fournir des
Fourages secs, ils ne pouroit
empêcher les Troupes de fourager
à leur gré, & cjuil ne
repondroitpasdesdesordresque
cettelicence cauferott. LA
mortalité regne dans leur
Armée parmi les Troupes, Çp*
parmi les chevaux. Il estparti
un détachement de la nostrepour
aller sur la Saar ou Mr de
Quadt Lieutenant General
assemble un Camp volant.
d'une Lettre du Camp de
Salmbach en Alsace,
du 1r.Oétobrc.
Nous ocuponstoûjourslemême
Camp(y lesEnnemis occupentaussi
encore le leur ; mais
avec celte différence, que nous
subsistons fort commodement;
Cg- (\uenujlrej4rmée tfi en
AUssi bon état qu'elle étoit à
l'ouverture de la Campagne,
(*7* que celle des Ennemis
soufre beaucoup, particulierement
la Cavalerie, faute de
Fourage. Le PrinceEugene
à écrit aux Cercles Voisins,que
s'ils ne faisoient fournir des
Fourages secs, ils ne pouroit
empêcher les Troupes de fourager
à leur gré, & cjuil ne
repondroitpasdesdesordresque
cettelicence cauferott. LA
mortalité regne dans leur
Armée parmi les Troupes, Çp*
parmi les chevaux. Il estparti
un détachement de la nostrepour
aller sur la Saar ou Mr de
Quadt Lieutenant General
assemble un Camp volant.
Fermer
Résumé : EXTRAIT d'une Lettre du Camp de Salmbach en Alsace, du 1r. Octobre.
Le 1er octobre, une lettre du camp de Salmbach décrit une situation militaire favorable pour l'armée des auteurs, bien approvisionnée. L'armée ennemie, en revanche, manque de fourrage, affectant sa cavalerie. Le Prince Eugène demande des fourrages secs aux cercles voisins pour éviter des désordres. La mortalité est élevée chez l'ennemi, tant parmi les troupes que les chevaux. Un détachement est envoyé sur la Saar, où Monsieur de Quadt rassemble un camp volant.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
982
p. 61-62
Extrait d'une Lettre de Grenoble du 26. Ooctobre.
Début :
Monsieur le Duc de Savoye est parti de Conflans pour [...]
Mots clefs :
Duc de Savoie, Grenoble
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Extrait d'une Lettre de Grenoble du 26. Ooctobre.
Extrait d'une Lettre de Gre,..
nobledu26. Octobre.
Monsieur le Duc de Savoye
ffi parti de Corstans pour
retournerà Turin
,
aprés avoir
14igé desordres à ses Troupes
defairesauter le Fort d'Exiles
& de repasserpromptement les
Monts,cequ'elles ont executé
aprésen avoir retirél'Artillerie
<*r les Munitions qui ont
tsts conduites à SP,7,e. Mr de
B.rwic/Z en ayant uu avis a
commandé divers détachemens
pour harceler les EnYJcrnis)
dont un. leur a enlevé des
Farinest & un autre a fort
maltraité quatre Bataillons.
nobledu26. Octobre.
Monsieur le Duc de Savoye
ffi parti de Corstans pour
retournerà Turin
,
aprés avoir
14igé desordres à ses Troupes
defairesauter le Fort d'Exiles
& de repasserpromptement les
Monts,cequ'elles ont executé
aprésen avoir retirél'Artillerie
<*r les Munitions qui ont
tsts conduites à SP,7,e. Mr de
B.rwic/Z en ayant uu avis a
commandé divers détachemens
pour harceler les EnYJcrnis)
dont un. leur a enlevé des
Farinest & un autre a fort
maltraité quatre Bataillons.
Fermer
Résumé : Extrait d'une Lettre de Grenoble du 26. Ooctobre.
Le 26 octobre, une lettre alerte le Duc de Savoie que des troupes ont quitté Corstans pour Turin après des désordres. Elles ont détruit le Fort d'Exilles et transporté l'artillerie à S.P. Monsieur de Berwick a ordonné des détachements pour harceler les ennemis, réussissant à leur prendre des farines et à malmener quatre bataillons.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
983
p. 62-64
« D'autres Lettres portent que Mr de Berwick étoit arrivé [...] »
Début :
D'autres Lettres portent que Mr de Berwick étoit arrivé [...]
Mots clefs :
Armée, Duc de Savoie
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « D'autres Lettres portent que Mr de Berwick étoit arrivé [...] »
D'autres Lettres portent
que Mr de Berwick étoit
arrivé le 2. 5. au Camp de
Jouvenceau dans la Vallée
d'Oulx avec une partie de
l'Armée; que le 29. il avoit
estendu sa droite jusqu'à
Villars d'Amont dans la
Vallée de Pragelas où les
,
fourages étoient abondants
; qu il y avoit des détachemens
de l'Armée des
Ennemis postez à Saint
Colomban, à Jullon, &
au-dessus de Fenestrelles,
pendant que le reste des
Troupes défiloit par la Val
d'Aoust, & par le petit S.
Bernard; & d'autres qui
font posterieures, que Mr
le Duc de Savoye qui étoit
arrivé à Turin,avoit encore
eu quelques accès de fièvre:
que toute son Armée avoit
repassé les Alpes, & que celle
du Roy continuoit de consommer
,
les fourages dans
-
les Vallées d'Oulx ÔC de
Pragelas.
que Mr de Berwick étoit
arrivé le 2. 5. au Camp de
Jouvenceau dans la Vallée
d'Oulx avec une partie de
l'Armée; que le 29. il avoit
estendu sa droite jusqu'à
Villars d'Amont dans la
Vallée de Pragelas où les
,
fourages étoient abondants
; qu il y avoit des détachemens
de l'Armée des
Ennemis postez à Saint
Colomban, à Jullon, &
au-dessus de Fenestrelles,
pendant que le reste des
Troupes défiloit par la Val
d'Aoust, & par le petit S.
Bernard; & d'autres qui
font posterieures, que Mr
le Duc de Savoye qui étoit
arrivé à Turin,avoit encore
eu quelques accès de fièvre:
que toute son Armée avoit
repassé les Alpes, & que celle
du Roy continuoit de consommer
,
les fourages dans
-
les Vallées d'Oulx ÔC de
Pragelas.
Fermer
Résumé : « D'autres Lettres portent que Mr de Berwick étoit arrivé [...] »
Le 25 mai, Monsieur de Berwick a établi son camp dans la vallée d'Oulx. Le 29 mai, il a avancé jusqu'à Villars d'Amont dans la vallée de Pragelas. Les ennemis étaient positionnés à Saint Colomban, Jullon et au-dessus de Fenestrelles. Le duc de Savoie, à Turin, a eu des accès de fièvre. L'armée du roi a continué de consommer les fourrages dans les vallées d'Oulx et de Pragelas.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
984
p. 64-65
« Les Lettres d'Arras du 1r Octobre, portent que les [...] »
Début :
Les Lettres d'Arras du 1r Octobre, portent que les [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Les Lettres d'Arras du 1r Octobre, portent que les [...] »
Les Lettres d'Arras du i*
Octobre, portenr que les
Ennemis avoient fait conduire
le reste de leur grosse
Artillerieà Tournay; qu'il
avoit esté resolu dans un
Conseil de guerre de tenir
la Campagne le plus longtemps
qu'il seroit possible
à cause de la proximité de
l'Armée de France, & que
pour cet effet on donneroit
les ordres necessaires pour
amener à leur Camp du
Foin& de l'Avoine, dont
on manquoit absolument.
Octobre, portenr que les
Ennemis avoient fait conduire
le reste de leur grosse
Artillerieà Tournay; qu'il
avoit esté resolu dans un
Conseil de guerre de tenir
la Campagne le plus longtemps
qu'il seroit possible
à cause de la proximité de
l'Armée de France, & que
pour cet effet on donneroit
les ordres necessaires pour
amener à leur Camp du
Foin& de l'Avoine, dont
on manquoit absolument.
Fermer
985
p. 65-66
Extrait d'une Lettre du Camp de Paillancourt du 8. Octobre.
Début :
Nous occupons encore nos mêmes postes ; & nous avons toûjours [...]
Mots clefs :
Garnison
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Extrait d'une Lettre du Camp de Paillancourt du 8. Octobre.
Extrait d'une Lettre du
•
Camp de Paillancourt
du 8. Octobre.
Nous occupons encore mil
mêmespostes ; & nous avons
toûjoursnos Pontssur L'Efcatit
&sur le Senses. Ilvientpresque
tous les jours des Deserleurs
ennemis qui rapportent ,
que les maladies continuent
dans leur Camp. Ceux qui
vinrent hier ont dit que Mylord
Marlborough
, avoit envoyéune
heure avant le jour
fourager du costé de Condé;
mais que la Garnison de cette
Place étant tombée sur les
fourageurs & sur l'escorte
,
avoit enlevé quatre cent chevaux
& plusieurs Soldats ou
Cavalliers.
La Garnison d'Ipres à défait
ungrospartiEnnemi CMpris
cent chevaux.
•
Camp de Paillancourt
du 8. Octobre.
Nous occupons encore mil
mêmespostes ; & nous avons
toûjoursnos Pontssur L'Efcatit
&sur le Senses. Ilvientpresque
tous les jours des Deserleurs
ennemis qui rapportent ,
que les maladies continuent
dans leur Camp. Ceux qui
vinrent hier ont dit que Mylord
Marlborough
, avoit envoyéune
heure avant le jour
fourager du costé de Condé;
mais que la Garnison de cette
Place étant tombée sur les
fourageurs & sur l'escorte
,
avoit enlevé quatre cent chevaux
& plusieurs Soldats ou
Cavalliers.
La Garnison d'Ipres à défait
ungrospartiEnnemi CMpris
cent chevaux.
Fermer
Résumé : Extrait d'une Lettre du Camp de Paillancourt du 8. Octobre.
Le 8 octobre, les troupes occupent les mêmes positions et contrôlent les ponts sur l'Escaut et le Sensée. Des déserteurs ennemis signalent des maladies dans leur camp. Hier, la garnison de Condé a capturé quatre cents chevaux et plusieurs soldats ennemis. La garnison d'Ypres a repoussé une force ennemie, capturant cent chevaux.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
986
p. 66-70
« D'autres Lettres portent que les Ennemis font élever un [...] »
Début :
D'autres Lettres portent que les Ennemis font élever un [...]
Mots clefs :
Major, Comte
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « D'autres Lettres portent que les Ennemis font élever un [...] »
D'autres Letrres portent
que les Ennemis font élever
un Fort dans le Marais de
Bouchain, à la pointe qui
cft entre l'Escaut & le Senset,
afin d'établir une communication
seure entre ces
deux Places, & pour en
rendre l'invertissement plus
difficile ; que leur Armée
fcroitdéja retirée à cause de
la disette des fourages &
des incommoditez que les
Troupes souffrent, s'il n'etoit
absolument necessaire
de repater les brèches de
Bouchainavant qu'elles se
separent; que les Provinces
de Brabant, de Flandre, &
de Haynaut avoient cfte
taxées pour fournir du foin
de la paille, & de l'avoine,
&mesme laChastellenie de
Lille, quoy que ses fourages
ayent esté consommez pendant
la Campagne; qu'on
écoit convenu de part &
d'autre de fournir des grains
aux Paysans pour ensemencer
leurs terres, de leur
rendre leurs Bestiaux, & de
deffendre aux soldats fous
peine de la vie de les leur
enlever: Que le Partisandu
Moulin, étant forti de Namur,
avec deuxmille hommes,
avoit traversé tout le
Brabant, & s'etoit avancé
jusqu'au prés de Heusden,
où il avoit surpris & pillé
le Chasteau de Mouwen.
& plusieurs autres lieux, de
la Province d Holande,
d'ou il s'eroit ensuite retiré
sans aucune perte, avec un:
grand nombre d'Otages;
& que Mr le Maréchal de
Villarsavoit accordé congé
sur leur parole au Comte
dErbach
, &- au Major de
Wasnaer
, que Mr leComte
deCoignies avoit fait prisonniers
dans unfourageprés
de Landrecies, de-mcunc
qu'au General Major Bor k,
& au Comte de Denhof,
prisà l'attaque de Hordain.
que les Ennemis font élever
un Fort dans le Marais de
Bouchain, à la pointe qui
cft entre l'Escaut & le Senset,
afin d'établir une communication
seure entre ces
deux Places, & pour en
rendre l'invertissement plus
difficile ; que leur Armée
fcroitdéja retirée à cause de
la disette des fourages &
des incommoditez que les
Troupes souffrent, s'il n'etoit
absolument necessaire
de repater les brèches de
Bouchainavant qu'elles se
separent; que les Provinces
de Brabant, de Flandre, &
de Haynaut avoient cfte
taxées pour fournir du foin
de la paille, & de l'avoine,
&mesme laChastellenie de
Lille, quoy que ses fourages
ayent esté consommez pendant
la Campagne; qu'on
écoit convenu de part &
d'autre de fournir des grains
aux Paysans pour ensemencer
leurs terres, de leur
rendre leurs Bestiaux, & de
deffendre aux soldats fous
peine de la vie de les leur
enlever: Que le Partisandu
Moulin, étant forti de Namur,
avec deuxmille hommes,
avoit traversé tout le
Brabant, & s'etoit avancé
jusqu'au prés de Heusden,
où il avoit surpris & pillé
le Chasteau de Mouwen.
& plusieurs autres lieux, de
la Province d Holande,
d'ou il s'eroit ensuite retiré
sans aucune perte, avec un:
grand nombre d'Otages;
& que Mr le Maréchal de
Villarsavoit accordé congé
sur leur parole au Comte
dErbach
, &- au Major de
Wasnaer
, que Mr leComte
deCoignies avoit fait prisonniers
dans unfourageprés
de Landrecies, de-mcunc
qu'au General Major Bor k,
& au Comte de Denhof,
prisà l'attaque de Hordain.
Fermer
Résumé : « D'autres Lettres portent que les Ennemis font élever un [...] »
Le texte décrit plusieurs événements militaires et logistiques. Les ennemis ont construit un fort dans le marais de Bouchain, entre l'Escaut et le Senset, pour sécuriser la communication entre deux places et compliquer une éventuelle attaque. Leur armée, initialement en retrait en raison de la pénurie de fourrage et des conditions difficiles, doit rester pour réparer les brèches de Bouchain. Les provinces de Brabant, de Flandre et de Hainaut, ainsi que la châtellenie de Lille, sont taxées pour fournir du foin, de la paille et de l'avoine, malgré la consommation précédente. Un accord est conclu pour fournir des grains aux paysans, leur rendre leurs bêtes et interdire aux soldats de les enlever sous peine de mort. Par ailleurs, un parti de Namur, fort de deux mille hommes, a traversé le Brabant, pillé le château de Mouwen et d'autres lieux en Hollande, avant de se retirer avec de nombreux otages. Le maréchal de Villars a libéré sur parole le comte d'Erbach et le major de Wasnaer, capturés par le comte de Coignies lors d'un fourrage près de Landrecies. De même, le général major Borck et le comte de Denhof, pris lors de l'attaque de Hordain, ont été libérés.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
987
p. 70-103
NOUVELLES de divers endroits.
Début :
de Venise. Le Maistre d'un Navire Venitien, arrivé de [...]
Mots clefs :
Dunkerque, Cambrai, Strasbourg, Rome, Francfort, Cadix, Varsovie, Dauphiné, Lisbonne, Vigo, Alicante, Lérida, Saragosse, Dublin, Toulon, Bayonne, Hollande, Madrid, Venise
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : NOUVELLES de divers endroits.
NOUVELLES
de divers endroits.
de Venise.
Le Maistre d'un Navire
Venitien, arrivé de Tripoly
de Barbarie, a raporré que
la Milice du Pays s'etoit
revoltée contre les Deis;
qu'elle en avoir massacré
trois ; qu'un autre qui
s'etant sauvé étoit allé à
Constantinople en avoit
raporté des ordres pour son
retablissement; Mais que
loin queles Peuples y
voulussent consentir,les
troubles étoient beaucoup
augmentez depuis son
retour. Et Ici j, Septembre
il arriva une Marsiliane, qui
avoit raporté que ce Dei
avoir aussi esté massacré par
la Milice & parle Peuple,
& .que les autres s'étoient
sauvez avec beaucoup de
peine.
--
De Rome.
Le 18. Septembre on
celebraàRomedans l'Eglise
Nationale de S. Louis, un
Service solemnel pour le
repos de l'Ame de feu
Monseigneur le Dauphin,
avec un appareil tres-magnifique
du dessein de Mr
•
le Gros fameux Sculpteur
François. Mr le Cardinal
de la Tremoille s'y rendit
avec un Cortege de plus de
soixante Prelats, & les
Cardinaux y assistèrent en
Corps.
de
de Madrid.
Le 26. dumesmemois
on fit aulIi les obseques de
ce Prince à Madrid,avec une
grande magnificence dans
l'Eglisedu Monastere Royal
des Religieuses de l'Incarnation.
Tous les Grands &
Conseils y assisterent, avec
un nombre extraordinaire
de Peuple. La premiere
grande Messe fut celebréc
pontificalement par lEvesque
d'Urgel, la seconde par
l'Evesque deLerida
,
la troifiélne
par le Patriarche des
Indes, & l'Oraison Funebre
fut prononcée par le
Pere Augustin de Cattejon
Jesuite.
Le 2.7. & le 28. les Religieuses
du mesme Monastere
firent aussi faire un
Service solemnel peur le
repos de l'Ame decePrince.
La qiacnéme Messe fut
celebrée pontificalement
par le Pere Alonzo Pimentel
Dominiquain.
Les mesmes jours 2.7. &
2.8. le Cops de Ville fit
faire les mesmes obseques
dans l'Eglise du Monastere
Royal des Dominiquains.
L'Evesque de Lerida y
officia pontificalement, &
Dom Juan de las Heras
prononça l'Oraison Fune.
bre.
Le ig. & le 30. Septembre,
& le 1rOctobre
, les mesmesobseques furent
faitesdans le Monastere
Royal des Carmelites Deschaussées.
La Me(Te fut celebrée
pontificalement par
l'Evesque de Gironne, &
l'OraisonFunebre fut prononcée
par le Pere Pierre
de la Conception, Carme
Deschaussé.
De Holande.
Les Etats Generaux ayant
accepté dêtre Parrains du
jeune Prince de Nassaw,
fils du feu Prince de Nassaw
Srathouder hereditaire de
Frise
,
luy ont fait present
d'une obligation de quatre
mille florins de rente qui luy
devoit estre envoyée dans
une Boëte d'or, avec une
somme pour les Domestiques
de la Chambre de la
Princcffe sa mcre. Les Etats
d'Holande ont aussi fait present
à ce Prince d'une obligation
de deux mille cinq
cens florins de rente dans
une Boëte d'or; & la Province
de Frise luy a confervé
toutes les Charges du
feu Prince son pere, avec
les Regiments des Gardes
de Cavallerie & d'Infanterie,
& une pension de cinq,
mille florins;
DeBayonne le iyOétobre.
Une Fregate du Roy de
rrente canons, commandée
par Mr de la Mothe a attaqué
un Vaisseau Anglois de
soixante canons & l'ayant
abordé après trois heures
de combat, elle alloit s'en
emparer lors qu'il sauta en
l'air avec tout l'équipage
par le feu qui prit à la Sainte
Barbe où étoient les Poudres;
& cela sans que la
Fregate ait reçu d'autre
dommage que ses voiles
brulées.
Deux autres Fregates y
ont amené le 2. un Navire
Anglois chargé de Soyes,
de Cotton, de Noix,de raisins
secs, de beaucoup d'autres
drogues propres à la
Teinture, le tout estimé
deux cens mille livres.
Un Armateur y amena
aussi un Bastiment de la
mesme Nation, chargé de
Sucre.
De Toulon.
Il arriva icy le 4. un
Navire tout demasté qui
étoit remorqué par deux
Armateurs. C'est un Vaisseau
Portugais chargé de
Sucre, de Tabac, & de
Cuir, le tout estimé cent
cinquante mille écus.
Le mesme jour il arriva
aussi un Vaisseau Catalan,
chargé de Vins & d'autres
provisions pour Barcelone.
De Dublin.
La populace, au nombre
de quatre a cinq mille personnes,
a fait de grands
desordres, enlevant les
Toiles peintes des Bouriques
& dechirant les habirs
des femmes qui en étoient
venues, àcause du grand
prejudice que ces Toiles
causoiencaux Manufactures
de Laine; mais ce
desordre fut appaisé par une
proclamation qui fut publiée.
De Lisbone le 26.Septembre.
La misere est extreme
dans ce Royaume; les vivres
n'y ont presque plus
de prix. Le Roy à de nou.
veau envoyé trente Bastimens
en Barbarie pour y
acheter des grains; Mais
comme lis ne sont escortez
que par quatre Vaisseaux de
guerre, on craint qu'ils ne
soient encore enlevez par
les Vaisseaux François qui
croi sent vers le Détroit. Sur
des avis qu 'on a eus de la
Frontiere que les Troupes
Espagnoles avoient reçu
toutes leurs Recruës, leurs
remontes, & un mois de
paye, tous les Officiers qui
étoient icy son partis pour
se rendre à leurs Corps,
Mais nôtre Armée n'a point
de Magasins. Un de nos
Vaisseaux de 54. canons &
de 150.hommes déquipage
ayant donné sur un Banc,
en entrant dans la Rivière,
cil peri; mais tout l'équipage
s'est fauvé l'exception
de dix huit per sonnes qui
ont erté noyées.
D~Z<<' le zz.
*
:
Il partit d'icy un grand
Convoy de vivres avec dix
pieces de canon de 24.livres
de balle & plusieurs Mortiers
pour aller joindtc
l'Armée. Mr de Vendosme
a ordonné de luy envoyer
encore quelque pieces de
canon du mesme calibre.
De Sarragose le 7. Octobre
Le 23. Septembre il
partit d'icy un Convoy de
cent trente Chariots & de
deux cent Mulets chargez
de grains rj que l'on fait
moudre à Fraga & à Lerida
d'où on les transporte à
l'Armée
d'A,lcantr.
- Deux Galliotcs de rifle
d'Ivica ayaj.it attaque un
Navire François par le travers
de Denia, les Galleres
d'Espagne qui étoient dans
ce Port en sortirent, prirent
une de ces Galliotes qui
étoit montée de quatre
vingt dix hommes.Trente
furent tuez dans le combat,
.& les soixante restant surent
mis à la Rame.
De Vigo.
Le 14. Septembre, la
Frégate la Susanne amena
une prise Hollandoisede
trois ce ns tonneaux chargée
de Seigle.
La Fregate le Grison, de
Saint Jean de Luz, y amena
le mesme jour quatre prises,
dont deux de cent tonneaux
chacune étoient chargées de
froment, une de Seigle,
d'Orge, & de plusieurs
Ballots de Marchandises, &
la quatrième du port de
trois cens tonneaux, étoic
chargée d'Acier
,
de Draps
fins, & d'autres riches Marchandises.
Cette Fregate;
avec quelques autres Armateurs
aamené dans ce Port
en fort peu de temps vingtcinq
pri ses.
De Dunkerque.
Le Chevalier Bart, &le
Comte Philippe ont amené
une prise chargée de Vins
de Teinte, d'Oranges & de
Citrons; laFregate la Mutine
a amené un Navire
Anglois chargé de Charbon
de terre, & deux Rançons
de quatre mille trois cens
florins; & la Fregatre la
Sorciereaamené deux Bast -
mens Hollandois chargez
de Moruë.
De Dauphiné.
L'armée de Mr le Duc
de Savoye ayant repassé les
Alpes; & de celle duRoy
consommé les fourages
dans les Vallées dDulx &
dePragelas,MrdeBerwick
ramene les troupes par- la
Vallée de Maurienne, pour
ldes'hdiivsterirbsuer en quartier -,
De Romele 2 6. Septembre. -Le 21. on tint une trÓÏt.
siéme Congregation touchant
l'immunité Eclesiastique
en presence du Pape,
où il se trouva dix Cardinauxavec
les Prelats. Le
foirmesme, undes Expeditionnaires
d'Espagne fut
arresté dans sa maison parce
qu'il avoit servi de temoin
à la signification que Mr
de Molines avoit fait faire
à l'Agent des Eglises de ce
mesme Royaume, pour luy
ordonner d'aller rendre
compte de sa conduite,avec
deffence de s'ingerer dans
les affaires des Eglisesd'Efpagne
parce qu'elles avoient
revoqué leurs procurations
dont il étoit chargé cydevant.
L'autre Expeditionnaire
ayant esté averty
se retira en lieu de seureté.
Le lendemain le Cardinal
Pauluccy, Secretaire d'Etat,
écrivit un billet de la parc
du Pape à Mr Molines où il
il luy marquoit de s'abstenir
de toutes ses fonctions
de Doyen de la Rote,ainsi
que de ses autres emplois.
Le 2 5. il reçut un autre
billet par lequel le Cardinal
Vicaire luy signifioit quele
Pape l'avoit suspendu de
ses Ordres sacrez.
De Varsovie du25.
Septembre.
L'Envoyé du grand Seigneur
; les Députez du Roy
de Suède
, ceux du Kan des
Tartares; & ceux du Palatin
de Kiowie ont eû une Conserence
à Jaslowiecz, à l'entrée
de la haute Podolie avec
plusieurs Senateurs Polonois,
qui ayant déclaré qu'ils
ctoient Députez de la parc
du Roy Auguste, & de
la Républiquede Pologne,
l'envoyé Turc a refusé
de traiter avec eux, & de
leur délivrer les Lettres
dont le Grand Vizir l'avoit
chargé, s'exeusant sur
ce qu'il ne reconnoissoit pas
pour Representans de la Republique,
ceux qui venoient
dela part du Roy Auguste;
que le Grand Seigneur
ne reconnoissoit pas Roy
de Pologne; ajoutant qu'il
avoit ordre de faire des Proposicions
avantageuses à la
Pologne,qu'ilne pouvoir
leur expliquer; mais que 10
grand Visir esperoit que la
Republique favoriseroit le
passage du Roy de Suede ,
& que les Moscovites sortiroient
des Etats de Pologne
,conformement au
Traité conclu avec le Czar,
ensuite dequoy ils se sont
retirez.
De Carelsbade, en Bobeme.
Le Gzar a déclaré que
par le Traité conclu avec le
grand Visir, il avoit promis
de ne se plus méslerdes
Affaires de Pologne, pourvû
que le Roy de Suede ne
s'enmêlastpasnonplus,&
que si Sa Majesté Suedoise
s'en mêloit ; il affisteroit le
Roy Auguste son Allié, de
toutes ses forces; qu'à l'égard
de la restitution d'Asaph
, il ne l'executeroit
qu'aprés que le Roy de
Suede feroit party avec une
Escorte de cinq mille hommes
seulement, pour retourner
dans ses états, &
que si cette Efcortc étoit
plus forteil s'oposeroit à
son passage.
De Francfort le 13. Oéîobre.
Le 11. on fit forcir d'icy
tous les Etrangers, excepté
ceux de la suite des Electeurs
&des Ambassadeurs,
& le lendemain 12. l'Archiduc
fut élû Empreur par les
Electeurs de Tréves, de
Mayence, & Palatin, presents
: & les Ambassadeurs
des Eleveurs de Saxe, de
Brandebourg, & du Duc
d'Hanover, nonobstant les
Protestations de nullité des
ElecteursdeCologne ÔC
de Baviere.
<
«
De Lunevillele16.
Madame la Duchessede
Lorraine, est acouçhée lanuit
derniere d'une Princesfc
; & il est arrivé aujourd'huy
un Courrier dépeché
par l'Electeur de Trêves
qui a rapporté que l'Archiduc
avoit été élû Empereur
le 12, d'une voix unanime.
--
De Cadix le 6. Oftobrt,
Il est venuce marin trente
six Deserteurs de la Garnsson
de Gilbraltar, parmy
lesquels
lesquels il y a deux Lieutenants.
Ils se plaigent de n'a
voir touché aucun prest de
puis six mois; & on dit que
les deux Bataillons qu'on y
a amenez de Portugal ne 0 montoient qu'à trois cens
hommes; dont plus de la
moirié estoient malades, &
que deux Fregates chargées
de vivres, étoient peries en
entrant dans la Baye.
protestent contrel'Election
précipitée d'un Empereur
en faveur de l'Archiduc,
la Capitulation perpetuelle
n'étant pas encore reglée ni
les griefs de l'Empire purgez
touchant les trois Religions
tolerées en Alemagne ; les
Tribunaux de Justice &
l'évaluation des Monnoyes;
Mr Albano
, a déja representé,
que cette élection ne
pouvoit être canonique sans
la presence des Electeurs
de Cologne,& de Baviere :
On n'y a point parlé du neuvième
Ek£toratr, ny de
l'érection de la Prusse en
Royaume.
De Strajbouro le
1 8.
Le Prince Eugene
, a fait
faire de grandes réjouïssances
dans fun Camp pour
l'Electiondu nouvel Empereur
; deux jours aprés il envoya
reconnoîtrenoslignes
par des Ingenieurs escortez
de deux cens Chevaux; mais
nos Troupes étant sorties
sur eux, il y en eut dix neuf
tuez, & quatorze de pris
avec un des Ingenieurs.
Un party de vingt cinq
de nos Houssards, ayant
pénétré dans le derriere de
leur Armée ; mit le feu à
un amas de fourages,&coupa
à coups de fabre environ
mille sacs de farine, a près
quoy ce party se retira avec
trente neuf Chevaux des
ennemis, sans avoir perdu
un seul homme, quoy qu'il
eust été poursuivy pendant
plus de quatre heures.
De Cambray.
JLcs Inspecteurs d'Infanterie
ont commencé au
jourd'huy à faire leur revue,
après laquelle lesTroupes
marcheront dans les Quartiers
qui leur son defigncz.
Mr d'Albergothi a fait faire
devant les Retranchements
deVauvrechain,des Redoutes
& des Fortins oùl'on a
placé de l'Artillerie.
L'infanterie Ennemie est
encore prés de Bouchain, &
on luya envoyé de Tournay,
quatre cens Chariots
chargez de vivres. La Garnsson
deCondé, qui a esté
considerablement augmentée,
à bruié des Fourages,
& enlevé douze cens Sacs
d'A voine
De Dunhrcju?.
Deux de nos Fregates ont
amené deux Bastimens Hollandois
chargez d'Huile de
Baleine, & z-, un Anglors sur
lequelon a trouvé quinze
mille livres sterlin en Guinées,
&environ pourcent
mille livres de Marchandises.
Mr de Benac a fait deux
autres prises, estimées cinquante
mille écus chacune.
de divers endroits.
de Venise.
Le Maistre d'un Navire
Venitien, arrivé de Tripoly
de Barbarie, a raporré que
la Milice du Pays s'etoit
revoltée contre les Deis;
qu'elle en avoir massacré
trois ; qu'un autre qui
s'etant sauvé étoit allé à
Constantinople en avoit
raporté des ordres pour son
retablissement; Mais que
loin queles Peuples y
voulussent consentir,les
troubles étoient beaucoup
augmentez depuis son
retour. Et Ici j, Septembre
il arriva une Marsiliane, qui
avoit raporté que ce Dei
avoir aussi esté massacré par
la Milice & parle Peuple,
& .que les autres s'étoient
sauvez avec beaucoup de
peine.
--
De Rome.
Le 18. Septembre on
celebraàRomedans l'Eglise
Nationale de S. Louis, un
Service solemnel pour le
repos de l'Ame de feu
Monseigneur le Dauphin,
avec un appareil tres-magnifique
du dessein de Mr
•
le Gros fameux Sculpteur
François. Mr le Cardinal
de la Tremoille s'y rendit
avec un Cortege de plus de
soixante Prelats, & les
Cardinaux y assistèrent en
Corps.
de
de Madrid.
Le 26. dumesmemois
on fit aulIi les obseques de
ce Prince à Madrid,avec une
grande magnificence dans
l'Eglisedu Monastere Royal
des Religieuses de l'Incarnation.
Tous les Grands &
Conseils y assisterent, avec
un nombre extraordinaire
de Peuple. La premiere
grande Messe fut celebréc
pontificalement par lEvesque
d'Urgel, la seconde par
l'Evesque deLerida
,
la troifiélne
par le Patriarche des
Indes, & l'Oraison Funebre
fut prononcée par le
Pere Augustin de Cattejon
Jesuite.
Le 2.7. & le 28. les Religieuses
du mesme Monastere
firent aussi faire un
Service solemnel peur le
repos de l'Ame decePrince.
La qiacnéme Messe fut
celebrée pontificalement
par le Pere Alonzo Pimentel
Dominiquain.
Les mesmes jours 2.7. &
2.8. le Cops de Ville fit
faire les mesmes obseques
dans l'Eglise du Monastere
Royal des Dominiquains.
L'Evesque de Lerida y
officia pontificalement, &
Dom Juan de las Heras
prononça l'Oraison Fune.
bre.
Le ig. & le 30. Septembre,
& le 1rOctobre
, les mesmesobseques furent
faitesdans le Monastere
Royal des Carmelites Deschaussées.
La Me(Te fut celebrée
pontificalement par
l'Evesque de Gironne, &
l'OraisonFunebre fut prononcée
par le Pere Pierre
de la Conception, Carme
Deschaussé.
De Holande.
Les Etats Generaux ayant
accepté dêtre Parrains du
jeune Prince de Nassaw,
fils du feu Prince de Nassaw
Srathouder hereditaire de
Frise
,
luy ont fait present
d'une obligation de quatre
mille florins de rente qui luy
devoit estre envoyée dans
une Boëte d'or, avec une
somme pour les Domestiques
de la Chambre de la
Princcffe sa mcre. Les Etats
d'Holande ont aussi fait present
à ce Prince d'une obligation
de deux mille cinq
cens florins de rente dans
une Boëte d'or; & la Province
de Frise luy a confervé
toutes les Charges du
feu Prince son pere, avec
les Regiments des Gardes
de Cavallerie & d'Infanterie,
& une pension de cinq,
mille florins;
DeBayonne le iyOétobre.
Une Fregate du Roy de
rrente canons, commandée
par Mr de la Mothe a attaqué
un Vaisseau Anglois de
soixante canons & l'ayant
abordé après trois heures
de combat, elle alloit s'en
emparer lors qu'il sauta en
l'air avec tout l'équipage
par le feu qui prit à la Sainte
Barbe où étoient les Poudres;
& cela sans que la
Fregate ait reçu d'autre
dommage que ses voiles
brulées.
Deux autres Fregates y
ont amené le 2. un Navire
Anglois chargé de Soyes,
de Cotton, de Noix,de raisins
secs, de beaucoup d'autres
drogues propres à la
Teinture, le tout estimé
deux cens mille livres.
Un Armateur y amena
aussi un Bastiment de la
mesme Nation, chargé de
Sucre.
De Toulon.
Il arriva icy le 4. un
Navire tout demasté qui
étoit remorqué par deux
Armateurs. C'est un Vaisseau
Portugais chargé de
Sucre, de Tabac, & de
Cuir, le tout estimé cent
cinquante mille écus.
Le mesme jour il arriva
aussi un Vaisseau Catalan,
chargé de Vins & d'autres
provisions pour Barcelone.
De Dublin.
La populace, au nombre
de quatre a cinq mille personnes,
a fait de grands
desordres, enlevant les
Toiles peintes des Bouriques
& dechirant les habirs
des femmes qui en étoient
venues, àcause du grand
prejudice que ces Toiles
causoiencaux Manufactures
de Laine; mais ce
desordre fut appaisé par une
proclamation qui fut publiée.
De Lisbone le 26.Septembre.
La misere est extreme
dans ce Royaume; les vivres
n'y ont presque plus
de prix. Le Roy à de nou.
veau envoyé trente Bastimens
en Barbarie pour y
acheter des grains; Mais
comme lis ne sont escortez
que par quatre Vaisseaux de
guerre, on craint qu'ils ne
soient encore enlevez par
les Vaisseaux François qui
croi sent vers le Détroit. Sur
des avis qu 'on a eus de la
Frontiere que les Troupes
Espagnoles avoient reçu
toutes leurs Recruës, leurs
remontes, & un mois de
paye, tous les Officiers qui
étoient icy son partis pour
se rendre à leurs Corps,
Mais nôtre Armée n'a point
de Magasins. Un de nos
Vaisseaux de 54. canons &
de 150.hommes déquipage
ayant donné sur un Banc,
en entrant dans la Rivière,
cil peri; mais tout l'équipage
s'est fauvé l'exception
de dix huit per sonnes qui
ont erté noyées.
D~Z<<' le zz.
*
:
Il partit d'icy un grand
Convoy de vivres avec dix
pieces de canon de 24.livres
de balle & plusieurs Mortiers
pour aller joindtc
l'Armée. Mr de Vendosme
a ordonné de luy envoyer
encore quelque pieces de
canon du mesme calibre.
De Sarragose le 7. Octobre
Le 23. Septembre il
partit d'icy un Convoy de
cent trente Chariots & de
deux cent Mulets chargez
de grains rj que l'on fait
moudre à Fraga & à Lerida
d'où on les transporte à
l'Armée
d'A,lcantr.
- Deux Galliotcs de rifle
d'Ivica ayaj.it attaque un
Navire François par le travers
de Denia, les Galleres
d'Espagne qui étoient dans
ce Port en sortirent, prirent
une de ces Galliotes qui
étoit montée de quatre
vingt dix hommes.Trente
furent tuez dans le combat,
.& les soixante restant surent
mis à la Rame.
De Vigo.
Le 14. Septembre, la
Frégate la Susanne amena
une prise Hollandoisede
trois ce ns tonneaux chargée
de Seigle.
La Fregate le Grison, de
Saint Jean de Luz, y amena
le mesme jour quatre prises,
dont deux de cent tonneaux
chacune étoient chargées de
froment, une de Seigle,
d'Orge, & de plusieurs
Ballots de Marchandises, &
la quatrième du port de
trois cens tonneaux, étoic
chargée d'Acier
,
de Draps
fins, & d'autres riches Marchandises.
Cette Fregate;
avec quelques autres Armateurs
aamené dans ce Port
en fort peu de temps vingtcinq
pri ses.
De Dunkerque.
Le Chevalier Bart, &le
Comte Philippe ont amené
une prise chargée de Vins
de Teinte, d'Oranges & de
Citrons; laFregate la Mutine
a amené un Navire
Anglois chargé de Charbon
de terre, & deux Rançons
de quatre mille trois cens
florins; & la Fregatre la
Sorciereaamené deux Bast -
mens Hollandois chargez
de Moruë.
De Dauphiné.
L'armée de Mr le Duc
de Savoye ayant repassé les
Alpes; & de celle duRoy
consommé les fourages
dans les Vallées dDulx &
dePragelas,MrdeBerwick
ramene les troupes par- la
Vallée de Maurienne, pour
ldes'hdiivsterirbsuer en quartier -,
De Romele 2 6. Septembre. -Le 21. on tint une trÓÏt.
siéme Congregation touchant
l'immunité Eclesiastique
en presence du Pape,
où il se trouva dix Cardinauxavec
les Prelats. Le
foirmesme, undes Expeditionnaires
d'Espagne fut
arresté dans sa maison parce
qu'il avoit servi de temoin
à la signification que Mr
de Molines avoit fait faire
à l'Agent des Eglises de ce
mesme Royaume, pour luy
ordonner d'aller rendre
compte de sa conduite,avec
deffence de s'ingerer dans
les affaires des Eglisesd'Efpagne
parce qu'elles avoient
revoqué leurs procurations
dont il étoit chargé cydevant.
L'autre Expeditionnaire
ayant esté averty
se retira en lieu de seureté.
Le lendemain le Cardinal
Pauluccy, Secretaire d'Etat,
écrivit un billet de la parc
du Pape à Mr Molines où il
il luy marquoit de s'abstenir
de toutes ses fonctions
de Doyen de la Rote,ainsi
que de ses autres emplois.
Le 2 5. il reçut un autre
billet par lequel le Cardinal
Vicaire luy signifioit quele
Pape l'avoit suspendu de
ses Ordres sacrez.
De Varsovie du25.
Septembre.
L'Envoyé du grand Seigneur
; les Députez du Roy
de Suède
, ceux du Kan des
Tartares; & ceux du Palatin
de Kiowie ont eû une Conserence
à Jaslowiecz, à l'entrée
de la haute Podolie avec
plusieurs Senateurs Polonois,
qui ayant déclaré qu'ils
ctoient Députez de la parc
du Roy Auguste, & de
la Républiquede Pologne,
l'envoyé Turc a refusé
de traiter avec eux, & de
leur délivrer les Lettres
dont le Grand Vizir l'avoit
chargé, s'exeusant sur
ce qu'il ne reconnoissoit pas
pour Representans de la Republique,
ceux qui venoient
dela part du Roy Auguste;
que le Grand Seigneur
ne reconnoissoit pas Roy
de Pologne; ajoutant qu'il
avoit ordre de faire des Proposicions
avantageuses à la
Pologne,qu'ilne pouvoir
leur expliquer; mais que 10
grand Visir esperoit que la
Republique favoriseroit le
passage du Roy de Suede ,
& que les Moscovites sortiroient
des Etats de Pologne
,conformement au
Traité conclu avec le Czar,
ensuite dequoy ils se sont
retirez.
De Carelsbade, en Bobeme.
Le Gzar a déclaré que
par le Traité conclu avec le
grand Visir, il avoit promis
de ne se plus méslerdes
Affaires de Pologne, pourvû
que le Roy de Suede ne
s'enmêlastpasnonplus,&
que si Sa Majesté Suedoise
s'en mêloit ; il affisteroit le
Roy Auguste son Allié, de
toutes ses forces; qu'à l'égard
de la restitution d'Asaph
, il ne l'executeroit
qu'aprés que le Roy de
Suede feroit party avec une
Escorte de cinq mille hommes
seulement, pour retourner
dans ses états, &
que si cette Efcortc étoit
plus forteil s'oposeroit à
son passage.
De Francfort le 13. Oéîobre.
Le 11. on fit forcir d'icy
tous les Etrangers, excepté
ceux de la suite des Electeurs
&des Ambassadeurs,
& le lendemain 12. l'Archiduc
fut élû Empreur par les
Electeurs de Tréves, de
Mayence, & Palatin, presents
: & les Ambassadeurs
des Eleveurs de Saxe, de
Brandebourg, & du Duc
d'Hanover, nonobstant les
Protestations de nullité des
ElecteursdeCologne ÔC
de Baviere.
<
«
De Lunevillele16.
Madame la Duchessede
Lorraine, est acouçhée lanuit
derniere d'une Princesfc
; & il est arrivé aujourd'huy
un Courrier dépeché
par l'Electeur de Trêves
qui a rapporté que l'Archiduc
avoit été élû Empereur
le 12, d'une voix unanime.
--
De Cadix le 6. Oftobrt,
Il est venuce marin trente
six Deserteurs de la Garnsson
de Gilbraltar, parmy
lesquels
lesquels il y a deux Lieutenants.
Ils se plaigent de n'a
voir touché aucun prest de
puis six mois; & on dit que
les deux Bataillons qu'on y
a amenez de Portugal ne 0 montoient qu'à trois cens
hommes; dont plus de la
moirié estoient malades, &
que deux Fregates chargées
de vivres, étoient peries en
entrant dans la Baye.
protestent contrel'Election
précipitée d'un Empereur
en faveur de l'Archiduc,
la Capitulation perpetuelle
n'étant pas encore reglée ni
les griefs de l'Empire purgez
touchant les trois Religions
tolerées en Alemagne ; les
Tribunaux de Justice &
l'évaluation des Monnoyes;
Mr Albano
, a déja representé,
que cette élection ne
pouvoit être canonique sans
la presence des Electeurs
de Cologne,& de Baviere :
On n'y a point parlé du neuvième
Ek£toratr, ny de
l'érection de la Prusse en
Royaume.
De Strajbouro le
1 8.
Le Prince Eugene
, a fait
faire de grandes réjouïssances
dans fun Camp pour
l'Electiondu nouvel Empereur
; deux jours aprés il envoya
reconnoîtrenoslignes
par des Ingenieurs escortez
de deux cens Chevaux; mais
nos Troupes étant sorties
sur eux, il y en eut dix neuf
tuez, & quatorze de pris
avec un des Ingenieurs.
Un party de vingt cinq
de nos Houssards, ayant
pénétré dans le derriere de
leur Armée ; mit le feu à
un amas de fourages,&coupa
à coups de fabre environ
mille sacs de farine, a près
quoy ce party se retira avec
trente neuf Chevaux des
ennemis, sans avoir perdu
un seul homme, quoy qu'il
eust été poursuivy pendant
plus de quatre heures.
De Cambray.
JLcs Inspecteurs d'Infanterie
ont commencé au
jourd'huy à faire leur revue,
après laquelle lesTroupes
marcheront dans les Quartiers
qui leur son defigncz.
Mr d'Albergothi a fait faire
devant les Retranchements
deVauvrechain,des Redoutes
& des Fortins oùl'on a
placé de l'Artillerie.
L'infanterie Ennemie est
encore prés de Bouchain, &
on luya envoyé de Tournay,
quatre cens Chariots
chargez de vivres. La Garnsson
deCondé, qui a esté
considerablement augmentée,
à bruié des Fourages,
& enlevé douze cens Sacs
d'A voine
De Dunhrcju?.
Deux de nos Fregates ont
amené deux Bastimens Hollandois
chargez d'Huile de
Baleine, & z-, un Anglors sur
lequelon a trouvé quinze
mille livres sterlin en Guinées,
&environ pourcent
mille livres de Marchandises.
Mr de Benac a fait deux
autres prises, estimées cinquante
mille écus chacune.
Fermer
Résumé : NOUVELLES de divers endroits.
Le texte relate diverses nouvelles provenant de plusieurs régions. À Venise, une rébellion de la milice de Tripoli contre les Deys a entraîné la mort de trois d'entre eux. Un Dey, réfugié à Constantinople, est revenu avec des ordres pour rétablir son autorité, mais les troubles ont persisté. En septembre, une Marseillaise a rapporté que ce Dey avait également été massacré par la milice et le peuple. À Rome, un service solennel a été célébré le 18 septembre pour le repos de l'âme du feu Dauphin, en présence du cardinal de la Tremoille et de plusieurs prélats. À Madrid, les obsèques du prince ont été célébrées avec magnificence le 26 septembre dans l'église du monastère royal des Religieuses de l'Incarnation, avec des messes et oraisons funèbres prononcées par des dignitaires religieux. En Hollande, les États Généraux ont accepté de parrainer le jeune prince de Nassau, fils du feu prince de Nassau, en lui offrant une rente et des charges militaires. À Bayonne, une frégate française a attaqué un vaisseau anglais de soixante canons, qui a explosé. Deux autres frégates ont capturé un navire anglais chargé de diverses marchandises. À Toulon, un vaisseau portugais démâté et un vaisseau catalan chargé de vins sont arrivés. À Dublin, des désordres causés par la populace ont été apaisés par une proclamation après la destruction de toiles peintes préjudiciables aux manufactures de laine. À Lisbonne, la misère est extrême et le roi a envoyé des navires en Barbarie pour acheter des grains, malgré les menaces des vaisseaux français. À Saragosse, un convoi de chariots et de mulets chargés de grains a été envoyé à l'armée d'Alcant. À Vigo, plusieurs frégates ont amené des prises hollandaise et anglaise chargées de diverses marchandises. À Dunkerque, des prises chargées de vins, de charbon, de morue et d'huile de baleine ont été amenées. En Dauphiné, l'armée du duc de Savoie ayant consommé les fourages, Mr de Berwick a ramené les troupes par la vallée de Maurienne pour les mettre en quartiers d'hiver. À Rome, une congrégation a traité de l'immunité ecclésiastique en présence du Pape, et un expéditionnaire espagnol a été arrêté. À Varsovie, une conférence a eu lieu entre divers envoyés, mais l'envoyé turc a refusé de traiter avec les députés du roi Auguste. À Carlsbad, le czar a déclaré qu'il n'interviendrait plus dans les affaires de Pologne à condition que le roi de Suède en fasse autant. À Francfort, l'archiduc a été élu empereur par les électeurs de Trèves, de Mayence et du Palatin, malgré les protestations des électeurs de Cologne et de Bavière. À Luneville, la duchesse de Lorraine a accouché d'une princesse. À Cadix, trente-six déserteurs de la garnison de Gibraltar se sont plaints de ne pas avoir touché de solde depuis six mois. À Strasbourg, le prince Eugène a célébré l'élection du nouvel empereur et des escarmouches ont eu lieu entre les troupes françaises et ennemies. À Cambrai, les inspecteurs d'infanterie ont commencé leur revue et les troupes ont marché vers leurs quartiers, tandis que des redoutes et des fortins ont été construits devant les retranchements de Vauvrechain.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
988
p. 110-111
« Les Services que Mr de Fontanieu a rendus dans la [...] »
Début :
Les Services que Mr de Fontanieu a rendus dans la [...]
Mots clefs :
Charge
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Les Services que Mr de Fontanieu a rendus dans la [...] »
Les Services que Mr de
Fontanieu a rendus dans la
charge de Tresorier general
de la Marine qu'il a possedée
pendant plusieurs années,
lui procurerent au commencement
de 1710, la
Direction Gcneralle du
Commerce; La maniere
dont ill'a exercée luy ayant
de plus en plus attiré la
confiance, le Royl'achoisi
pour remplir la Charge
d'Intendant & Controlleur
General des Meubles de la
Couronne.
Fontanieu a rendus dans la
charge de Tresorier general
de la Marine qu'il a possedée
pendant plusieurs années,
lui procurerent au commencement
de 1710, la
Direction Gcneralle du
Commerce; La maniere
dont ill'a exercée luy ayant
de plus en plus attiré la
confiance, le Royl'achoisi
pour remplir la Charge
d'Intendant & Controlleur
General des Meubles de la
Couronne.
Fermer
989
p. 111-112
Tremblement de Terre, [titre d'après la table]
Début :
Plusieurs Lettres d'Anjou, & de Normandie portent qu'on [...]
Mots clefs :
Tremblements de terre
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Tremblement de Terre, [titre d'après la table]
Plusieurs Lettres d'Anjou,
& de Normandie portent
-
qu'on a ressenty plusieurs
secousses ou tremblemens
de Terre dans ces deux Provinces;
qu'il y a eu des lieux
où les habitans écoient sortis
de leurs maisons pour
eviter d'être écrasez par les
ruines : Et entr'autres les
Religieuses de l'Abbaye de
Frontevauxquifurent pendant
vingt quatre heures
dans leur jardin, où elles
entendirent de grands
bruits souterrains. Quelques
unes de ces Lettres
disent qu'il y a eu quelques
Eglises, & quelques
Chasteaux endommagez.
On en parlera le mois prochain
si on en est mieux
informé.
& de Normandie portent
-
qu'on a ressenty plusieurs
secousses ou tremblemens
de Terre dans ces deux Provinces;
qu'il y a eu des lieux
où les habitans écoient sortis
de leurs maisons pour
eviter d'être écrasez par les
ruines : Et entr'autres les
Religieuses de l'Abbaye de
Frontevauxquifurent pendant
vingt quatre heures
dans leur jardin, où elles
entendirent de grands
bruits souterrains. Quelques
unes de ces Lettres
disent qu'il y a eu quelques
Eglises, & quelques
Chasteaux endommagez.
On en parlera le mois prochain
si on en est mieux
informé.
Fermer
Résumé : Tremblement de Terre, [titre d'après la table]
Des tremblements de terre ont été ressentis en Anjou et en Normandie, poussant les habitants à quitter leurs maisons par peur des ruines. Les religieuses de l'Abbaye de Frontevaux ont passé vingt-quatre heures dans leur jardin, entendant des bruits souterrains. Des églises et châteaux ont subi des dommages. Des informations supplémentaires seront fournies le mois suivant.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
990
p. 113-133
GRAND ACCIDENT ARRIVÉ A LYON
Début :
L'accident arrivé à Lyon le onze Octobre est si [...]
Mots clefs :
Accident, Lyon, Pont de la Guillotière, Chevaux, Foule, Peuple, Femmes, Barrière, Chirurgiens, Cadavres, Morts
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : GRAND ACCIDENT ARRIVÉ A LYON
GRAND ACCIDENT,
ARRIVE' A LYON.
L'Accidentarrivé à
Lyon le onze Octobre
est si extraordinaire,
que l'on a crû en devoir
donner le récit
dans les mêmes termes
qu'il a esté envoyé par
un témoin oculaire.
De Lyon le 12. Octobre.
Hier Dimanche, onze
de ce mois, entre six &
sept heures du soir, cmi
centpersonnes furent
tuées oublessées sur le
Pont du "BJoone de la
Cuillotiere ; en voici le
sujet. Tous les ans lepeuplede
Lyon-va en dévotionà
une Eglise en Dlluphiné,
à une lieuë de la
Ville,sous l'invocation
desaint DenIs) dans la
Paroisse de Bron, & le
jour de la dévotion est
toujours le Dimanche qui
suitlejourde la fêtede
de ce Saint. Tout lepeuple
revenoit en soule, &
si pressé
, que depuis le
bout de la Guillotiere jusques
à la forte dela Ville
tout estoit plein&ferré
à ïexceZj. Lepont du
Rhône,comme voussçat¡;
ez. a une descente ajjez*
rapideauprès de la porte
qUI vienten Bellecourt,
cette foule de peuple à
l'endroit de cette descente
fut renversee&culbutée
demaniere que les dernierspoussant
lespremiers
ceux-cise monterent les
unssur les autres jusques
àla hauteur d'unpremier
étage,&s',é,.craso- ienttous
impitoyablement, en sortequ'on
tira lescorpsétous
se,souslapresseaunombre
de deux cent dix-huit
personnes quej'ay evues é.
tenduës le long du rampart
: les autres furent
emportez chezeux partie
mourans, (5 expirerent
peu de tempsaprés
vestrearrivez,plusieurs
vinrent finir leurvie
à l'Hôtel-Dieu, &plusieurs
enfin ont eeé blesfezj
,
meurtresou estropiez
: des familles entieresy
ontperi, peres, meres
fj) enfans. Des maris
y ont vu mourir leurs
femmes, des femmes y
ont vûécraser leursmaris
: Jugezcombien de
veuves, d'orphelins, en
un mot quelledesolation
Ifrmlna une journée qui
jusques-là avoit estési
bellei e5 où on s'efîoit bien
diverti.Vousestesenpeine
de sçavoir comment
arriva un accidentsisunefie
&si I*noü;>sIZ)OUS
allez.. l'apprendre.
Comme la nuit tomboit
lessoldats desportes
voulant rançonner les
gens qui se trouveroient
fermez hors de la Ville , tirerent la barrièredela
porte)(J) lessaisoient composer
pour entrer les uns
aprés les autres:cetteceremonie
donna le temps à
la foule du monde à se
presser encore davantage
à l'endroit du corps de
garde qui efi entre les
deuxportes,joint à ce qu'-
onsonnoit la retraitepour
faire avancer à grands
pas ceux qui estoient encore
au fauxbourg,& le
long des chemins:Voila
donc unepopulaceentasfée
au devant de cette
barriere
,
attendez un
moment, vous la verrez,
déboucher de la maniere
du monde laplussurprenante.
Un carosse venant
de Bellecour se presenta
àcettebarriere poursortir
la Ville ; les soldats
sont obligez, de leur donner
passagê, ft} pour cela
d'ouvrir ladite barriere;
toutaussitôt le peuple qui
est u" animal se jetta
avec tant d'impetuosité
pour profiter de cette ouruertur£,
& entrer plus
visse que leschevaux,
quinepouvantsoustenir
l'ffur; de la foule furent
renyerfezj dans le même
temps ; tout ce peuple ensemblese
jetta autravers
des chevaux, & en un
instant tout futconfondu,
hommes&femmes, ensans,
chevaux & caresse,
tout fut écrasé. Vous noterez,
qu'au dedans de
cette barriere étoientdeux
chaisesroulantes,des homme-
rà cheval
,
deschaises
àporteurs, 19 que le torrent
dela foulequipoussoit
toujours de dessus le
Pont,jointà l'avantage
que luy donnoit la descente
,que necessairement
les premiers furent obligez,
ase monter les uns
sur les autres à la hauteur
que je vouf aydit,
les chaises furent moulëes,
les chevaux étouffez^
avec les gens, non
sans avoir mordu &
rué de grands coups de
pieds, quifaisoientencore
plus tomber ceux quiestoient
contraints de s'en
approcher. Je vous laisse
à lueer quel désordre,
quels hurlemens, quels
hannissemens
, & quel
deuil afuivt cette trisse
scene.
Mais ce que v,ous admirerez,
encore davantage
eïl que ma soeur avec
une femme de chambre,
qui étoient allées àla
Guillotierre à pied pour
voirentrertoutcemonde,
eurent le bonheur dese
trouver prés de la barriere
lorsquonl'ouvrit pour
laiserpasser le carosse, &
quelles n'eurent que le
tems deseglisseràcoté du
carosie rerdans la
Ville, lorfàuuvinstant
aprèscemêmecarosse fut
renversé, & que to'4tle
fracas arriva ; la Maitrefft
du carofe estMadame
de Servien,&fut
traînéepar deuxsoldats
de la porte dans le Corps
de Garde: mais elle eut
lechagrin de voir perir
fon cocher, ses deux chevfaurx
,a&csoancajroiss.eetout
Des Chirurgiens acconrurent
à cet événement,
comme à lafindune bata
lie ; &entre autres
operations qu'ils eurent à
faire, celled'ouvrir les
femmes enceintes pour
en tirer les enfins fitpaslamoindre;pa,rmnye
tous ces morts il y a eu
,de bons Bourgeois, des
Marchands, despersonnes
aisées
,
des artisans3
.des valets & des sermantes.
Mr. le Prévost des,
Marchands> Mr. de
Vallorge Major de la
Ville,t0 Air.leProcureur
General, y accouturent,
ilsy ont passé
toute la nuit à faire ranger
les corpsmorts, à les
numérotersurlefront &
les marquerd'un cachet,
en même temps ils flisoientfaire
un pacquet de
leurs effets & de tout
-ce qui étoit sur eux
sujet àse perdre,&ma1--
quoient cepacquet du mê.
me numero rU du mème
cachet, afin que les Parens
pussent recevoir tout
ce qui pouvoit leur appartenir.
Le lendemain chacun
.a!la reconnoître les liens,
& ces Cadavres furent
emportez, chacun en sa
.P¿,roij]e,poury être enterrez;
deforte qu'après
lesVespres l'on nevojoit
par toute la Ville, que
ides Enterremens & des
lamentations.
D'autres Lettres portent
que la principale
cause de ce grand accident,
dent, fut que les gens
qui étoient les pluséloi.
gnez de tabarrière, entendant
le grand bruit
qu'on y faisoit, au lieu
des'écarter pour donner
aux autres la facilité
d'ouvrir le passage,
s'avancerent tout à
coup, soit par la curiosité
desçavoir ce que c'était, soit par la
crainte qu'ils avoient
-
de ne pouvoir rentrer
dans la ville, ensorte
que ceux qui se trouvoienc
à la tête de cette
longue file, ne pouvant
avancer furent renversez;
queceuxquiétoient
les plus prés d'eux furent
en Incme temps
culbutez sureux, & sur
ceux-cy, ceux qui les
joignoient,ne pouvant
faire autre chose que de
monter sur ceux qui
étoient devant eux, par
l'imposibilité de résister
au poids qui les
pressoit par derriere >
qu'un Lieutenant Colonel
qui avoit misle
pistolet à la main pour
le faire faire jour au travers
de la foule, avoit
aussi été étouffé de même
que son cheval, Se
que l'on avoit trouvé
dans la riviere une lieuë
au-dessous duPont,plusieurs
personnes qui s'y
étoient jettées plûtost
que de le laisserécraser
contre le parapet.
Le Pont de la Guillotiere,
sur le Rhosne,
est basti degrosses pierres
de taille: il a cent
cinquante pas de longueursur
dix-neuf
grandes arches: Ily a
dans le milieu de ce
Pont une forte Tour
que l'on dit faire la réparation
du Lyonnois
& du Dauphiné, quoyque
le Faux-bourg de
la Guiilotiere
, qui est
au, bout de ce Pont,
prétende estreduLyonnoise
On garde ordinairement
les portes de
laVillede Lyon: mais
principalement celle
du Rhosne, comme
étant la plus proche des
Terres Etrangères.
ARRIVE' A LYON.
L'Accidentarrivé à
Lyon le onze Octobre
est si extraordinaire,
que l'on a crû en devoir
donner le récit
dans les mêmes termes
qu'il a esté envoyé par
un témoin oculaire.
De Lyon le 12. Octobre.
Hier Dimanche, onze
de ce mois, entre six &
sept heures du soir, cmi
centpersonnes furent
tuées oublessées sur le
Pont du "BJoone de la
Cuillotiere ; en voici le
sujet. Tous les ans lepeuplede
Lyon-va en dévotionà
une Eglise en Dlluphiné,
à une lieuë de la
Ville,sous l'invocation
desaint DenIs) dans la
Paroisse de Bron, & le
jour de la dévotion est
toujours le Dimanche qui
suitlejourde la fêtede
de ce Saint. Tout lepeuple
revenoit en soule, &
si pressé
, que depuis le
bout de la Guillotiere jusques
à la forte dela Ville
tout estoit plein&ferré
à ïexceZj. Lepont du
Rhône,comme voussçat¡;
ez. a une descente ajjez*
rapideauprès de la porte
qUI vienten Bellecourt,
cette foule de peuple à
l'endroit de cette descente
fut renversee&culbutée
demaniere que les dernierspoussant
lespremiers
ceux-cise monterent les
unssur les autres jusques
àla hauteur d'unpremier
étage,&s',é,.craso- ienttous
impitoyablement, en sortequ'on
tira lescorpsétous
se,souslapresseaunombre
de deux cent dix-huit
personnes quej'ay evues é.
tenduës le long du rampart
: les autres furent
emportez chezeux partie
mourans, (5 expirerent
peu de tempsaprés
vestrearrivez,plusieurs
vinrent finir leurvie
à l'Hôtel-Dieu, &plusieurs
enfin ont eeé blesfezj
,
meurtresou estropiez
: des familles entieresy
ontperi, peres, meres
fj) enfans. Des maris
y ont vu mourir leurs
femmes, des femmes y
ont vûécraser leursmaris
: Jugezcombien de
veuves, d'orphelins, en
un mot quelledesolation
Ifrmlna une journée qui
jusques-là avoit estési
bellei e5 où on s'efîoit bien
diverti.Vousestesenpeine
de sçavoir comment
arriva un accidentsisunefie
&si I*noü;>sIZ)OUS
allez.. l'apprendre.
Comme la nuit tomboit
lessoldats desportes
voulant rançonner les
gens qui se trouveroient
fermez hors de la Ville , tirerent la barrièredela
porte)(J) lessaisoient composer
pour entrer les uns
aprés les autres:cetteceremonie
donna le temps à
la foule du monde à se
presser encore davantage
à l'endroit du corps de
garde qui efi entre les
deuxportes,joint à ce qu'-
onsonnoit la retraitepour
faire avancer à grands
pas ceux qui estoient encore
au fauxbourg,& le
long des chemins:Voila
donc unepopulaceentasfée
au devant de cette
barriere
,
attendez un
moment, vous la verrez,
déboucher de la maniere
du monde laplussurprenante.
Un carosse venant
de Bellecour se presenta
àcettebarriere poursortir
la Ville ; les soldats
sont obligez, de leur donner
passagê, ft} pour cela
d'ouvrir ladite barriere;
toutaussitôt le peuple qui
est u" animal se jetta
avec tant d'impetuosité
pour profiter de cette ouruertur£,
& entrer plus
visse que leschevaux,
quinepouvantsoustenir
l'ffur; de la foule furent
renyerfezj dans le même
temps ; tout ce peuple ensemblese
jetta autravers
des chevaux, & en un
instant tout futconfondu,
hommes&femmes, ensans,
chevaux & caresse,
tout fut écrasé. Vous noterez,
qu'au dedans de
cette barriere étoientdeux
chaisesroulantes,des homme-
rà cheval
,
deschaises
àporteurs, 19 que le torrent
dela foulequipoussoit
toujours de dessus le
Pont,jointà l'avantage
que luy donnoit la descente
,que necessairement
les premiers furent obligez,
ase monter les uns
sur les autres à la hauteur
que je vouf aydit,
les chaises furent moulëes,
les chevaux étouffez^
avec les gens, non
sans avoir mordu &
rué de grands coups de
pieds, quifaisoientencore
plus tomber ceux quiestoient
contraints de s'en
approcher. Je vous laisse
à lueer quel désordre,
quels hurlemens, quels
hannissemens
, & quel
deuil afuivt cette trisse
scene.
Mais ce que v,ous admirerez,
encore davantage
eïl que ma soeur avec
une femme de chambre,
qui étoient allées àla
Guillotierre à pied pour
voirentrertoutcemonde,
eurent le bonheur dese
trouver prés de la barriere
lorsquonl'ouvrit pour
laiserpasser le carosse, &
quelles n'eurent que le
tems deseglisseràcoté du
carosie rerdans la
Ville, lorfàuuvinstant
aprèscemêmecarosse fut
renversé, & que to'4tle
fracas arriva ; la Maitrefft
du carofe estMadame
de Servien,&fut
traînéepar deuxsoldats
de la porte dans le Corps
de Garde: mais elle eut
lechagrin de voir perir
fon cocher, ses deux chevfaurx
,a&csoancajroiss.eetout
Des Chirurgiens acconrurent
à cet événement,
comme à lafindune bata
lie ; &entre autres
operations qu'ils eurent à
faire, celled'ouvrir les
femmes enceintes pour
en tirer les enfins fitpaslamoindre;pa,rmnye
tous ces morts il y a eu
,de bons Bourgeois, des
Marchands, despersonnes
aisées
,
des artisans3
.des valets & des sermantes.
Mr. le Prévost des,
Marchands> Mr. de
Vallorge Major de la
Ville,t0 Air.leProcureur
General, y accouturent,
ilsy ont passé
toute la nuit à faire ranger
les corpsmorts, à les
numérotersurlefront &
les marquerd'un cachet,
en même temps ils flisoientfaire
un pacquet de
leurs effets & de tout
-ce qui étoit sur eux
sujet àse perdre,&ma1--
quoient cepacquet du mê.
me numero rU du mème
cachet, afin que les Parens
pussent recevoir tout
ce qui pouvoit leur appartenir.
Le lendemain chacun
.a!la reconnoître les liens,
& ces Cadavres furent
emportez, chacun en sa
.P¿,roij]e,poury être enterrez;
deforte qu'après
lesVespres l'on nevojoit
par toute la Ville, que
ides Enterremens & des
lamentations.
D'autres Lettres portent
que la principale
cause de ce grand accident,
dent, fut que les gens
qui étoient les pluséloi.
gnez de tabarrière, entendant
le grand bruit
qu'on y faisoit, au lieu
des'écarter pour donner
aux autres la facilité
d'ouvrir le passage,
s'avancerent tout à
coup, soit par la curiosité
desçavoir ce que c'était, soit par la
crainte qu'ils avoient
-
de ne pouvoir rentrer
dans la ville, ensorte
que ceux qui se trouvoienc
à la tête de cette
longue file, ne pouvant
avancer furent renversez;
queceuxquiétoient
les plus prés d'eux furent
en Incme temps
culbutez sureux, & sur
ceux-cy, ceux qui les
joignoient,ne pouvant
faire autre chose que de
monter sur ceux qui
étoient devant eux, par
l'imposibilité de résister
au poids qui les
pressoit par derriere >
qu'un Lieutenant Colonel
qui avoit misle
pistolet à la main pour
le faire faire jour au travers
de la foule, avoit
aussi été étouffé de même
que son cheval, Se
que l'on avoit trouvé
dans la riviere une lieuë
au-dessous duPont,plusieurs
personnes qui s'y
étoient jettées plûtost
que de le laisserécraser
contre le parapet.
Le Pont de la Guillotiere,
sur le Rhosne,
est basti degrosses pierres
de taille: il a cent
cinquante pas de longueursur
dix-neuf
grandes arches: Ily a
dans le milieu de ce
Pont une forte Tour
que l'on dit faire la réparation
du Lyonnois
& du Dauphiné, quoyque
le Faux-bourg de
la Guiilotiere
, qui est
au, bout de ce Pont,
prétende estreduLyonnoise
On garde ordinairement
les portes de
laVillede Lyon: mais
principalement celle
du Rhosne, comme
étant la plus proche des
Terres Etrangères.
Fermer
Résumé : GRAND ACCIDENT ARRIVÉ A LYON
Le 11 octobre, un accident tragique s'est produit à Lyon sur le Pont de la Guillotière. Environ cent personnes ont été tuées ou blessées lors d'une procession de retour d'une dévotion à une église en Dauphiné. La foule, pressée de rentrer en ville, s'est amassée sur le pont, provoquant une bousculade meurtrière. Les derniers de la file ont poussé les premiers, entraînant une chute en cascade où les gens se sont écrasés les uns sur les autres. Les corps ont été retrouvés le long du rempart, et de nombreux blessés ont été transportés à l'Hôtel-Dieu. Des familles entières ont été décimées, laissant de nombreux veufs et orphelins. L'accident a été exacerbé par l'ouverture de la barrière de la porte pour laisser passer un carrosse, permettant à la foule de se précipiter en avant. La descente rapide du pont et la pression de la foule ont contribué à la tragédie. Des chirurgiens ont dû intervenir pour des opérations d'urgence, y compris l'extraction d'enfants de femmes enceintes. Les autorités, dont le Prévôt des Marchands, le Major de la Ville et le Procureur Général, ont passé la nuit à organiser les corps et à récupérer les effets personnels des victimes. Le lendemain, les corps ont été identifiés et enterrés, et la ville était en deuil. D'autres rapports indiquent que la curiosité et la peur des retardataires ont également contribué à l'accident. Le Pont de la Guillotière, long de cent cinquante pas et composé de dix-neuf arches, est un point stratégique de la ville.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
991
p. 133-136
DEDICACE d'une Eglise.
Début :
L'Eglise que M. l'Abbé le Moyne, Docteur de [...]
Mots clefs :
Église, Dédicace, Temple, Évêque
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : DEDICACE d'une Eglise.
EDICACE
d'uneEglise.
- L'EglisequeM.l'Abbé
le Moyne, Docteur de
Sorbonne, & Seigneur de
$elle-Ifle ,y afait bâtir,
étant achevée
,
M. l'Evêque
de Châlons fit la ceremonie
de la Dédicace le
6. Septembre. Ce Prélat
pour s'y préparer jeûna la
veille, ainsi que tous. les
habitans, aulquels il Se le
jour mêmeundiscours pastoral
sur le Sacrement de
Confirmation, qu'il administraensuite
pour faireal.
lusson de la consécration
desTemples vivansà celle
d'unTemple matériel.
1
Le soir on fit la Translation
de S. Peregrin, premier
Evêque d'Auxerre,
de S.Eustache & de S. Simplicie,
Martyrs, donnez
par les Religieux de Saint
Denis.
LeDimanche dés le point
du jour,M.FEvëque alla à
rEglife d'où l'on avoit ôté
tous les bancs. Il y fit allumer
les 12 cierges qui étoient
devant les 12 croix
des piliers, une à chacun,
après quoi il y laissa un Diacre
seul
,
qui en ferma les
portes. Il continua ensuite
laCeremonie par plusieurs
Procenions au dehors &
au dedans
y par plufieurs
enceniemens,parle chant
de plusieurs hymnes, de
cantiques, de Pseaumes,
par differens Exorcismes,
des Benedidions,desLustrations,
des Onctions
d'eau Grégorienne,d'huîle
des Carhecumenes, de
S.Crême,des Prostrations,
par le scel des tombeaux
des Martyrs, par la formation
des Alphabets grec &
latin sur la cendre étenduë
en forme de Croixde S.
André,par l'Eloge du Fondateur,
les devoirs des paroissiens, & par une Messe
Solemnelle.
d'uneEglise.
- L'EglisequeM.l'Abbé
le Moyne, Docteur de
Sorbonne, & Seigneur de
$elle-Ifle ,y afait bâtir,
étant achevée
,
M. l'Evêque
de Châlons fit la ceremonie
de la Dédicace le
6. Septembre. Ce Prélat
pour s'y préparer jeûna la
veille, ainsi que tous. les
habitans, aulquels il Se le
jour mêmeundiscours pastoral
sur le Sacrement de
Confirmation, qu'il administraensuite
pour faireal.
lusson de la consécration
desTemples vivansà celle
d'unTemple matériel.
1
Le soir on fit la Translation
de S. Peregrin, premier
Evêque d'Auxerre,
de S.Eustache & de S. Simplicie,
Martyrs, donnez
par les Religieux de Saint
Denis.
LeDimanche dés le point
du jour,M.FEvëque alla à
rEglife d'où l'on avoit ôté
tous les bancs. Il y fit allumer
les 12 cierges qui étoient
devant les 12 croix
des piliers, une à chacun,
après quoi il y laissa un Diacre
seul
,
qui en ferma les
portes. Il continua ensuite
laCeremonie par plusieurs
Procenions au dehors &
au dedans
y par plufieurs
enceniemens,parle chant
de plusieurs hymnes, de
cantiques, de Pseaumes,
par differens Exorcismes,
des Benedidions,desLustrations,
des Onctions
d'eau Grégorienne,d'huîle
des Carhecumenes, de
S.Crême,des Prostrations,
par le scel des tombeaux
des Martyrs, par la formation
des Alphabets grec &
latin sur la cendre étenduë
en forme de Croixde S.
André,par l'Eloge du Fondateur,
les devoirs des paroissiens, & par une Messe
Solemnelle.
Fermer
Résumé : DEDICACE d'une Eglise.
Le texte relate la dédicace d'une église construite par M. l'Abbé le Moyne, Docteur de Sorbonne et Seigneur de Celle-Ifle. La cérémonie, présidée par M. l'Évêque de Châlons, s'est déroulée le 6 septembre. La veille, l'évêque et les habitants ont jeûné. L'évêque a prononcé un discours sur le sacrement de Confirmation, qu'il a ensuite administré. Les reliques de Saint Pérégrin, Saint Eustache et Saint Simplicie ont été translatées depuis les Religieux de Saint Denis. Le dimanche, dès l'aube, l'évêque a allumé douze cierges devant les croix des piliers et a laissé un diacre fermer les portes. La cérémonie a inclus plusieurs processions, encensements, chants, exorcismes, bénédictions, lustrations, onctions et prosternations. L'évêque a rendu hommage au fondateur et rappelé les devoirs des paroissiens avant de célébrer une messe solennelle.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
992
p. 1-3
« Les Lettres de Warsovie du 28. Septembre confirment que les [...] »
Début :
Les Lettres de Warsovie du 28. Septembre confirment que les [...]
Mots clefs :
Varsovie, Roi Auguste, Roi de Suède
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Les Lettres de Warsovie du 28. Septembre confirment que les [...] »
,Les Lettres deWai sovie du
2. 8. Septembre confirment
que les Envoyez du grand
Visir & du Kan des Tartares
s'en étoient rerournez
sans avoir voulu délivrer les
Lettres dont ils étoient
chargez, aux Senateurs qui
estoient allez conferer avec
eux à Jaslowiecz
,
à cause
qu'ils n'avaient pasesté
nommez par la Republique
, mais par le Roy Auguste,
que le Grand Seigneur
n'avoit pas reconnu
pour Roy de Pologne;
qu'on attendoit le retour du
courrier qu'ils avoienc envoyé
au grand Visir ; que
les Moscovites étoient en*:
ore dans la Volhinie pour
observer les Turcs; que le
Roy Auguste avoit envoyé
ordre à l'Armée de la Couronne
de repasser la Vistule
pour estre à portée des'oposer
au Roy de Suede qu'on
disoit estre parti de Bender
à la teste d'une puissante
Armée.
2. 8. Septembre confirment
que les Envoyez du grand
Visir & du Kan des Tartares
s'en étoient rerournez
sans avoir voulu délivrer les
Lettres dont ils étoient
chargez, aux Senateurs qui
estoient allez conferer avec
eux à Jaslowiecz
,
à cause
qu'ils n'avaient pasesté
nommez par la Republique
, mais par le Roy Auguste,
que le Grand Seigneur
n'avoit pas reconnu
pour Roy de Pologne;
qu'on attendoit le retour du
courrier qu'ils avoienc envoyé
au grand Visir ; que
les Moscovites étoient en*:
ore dans la Volhinie pour
observer les Turcs; que le
Roy Auguste avoit envoyé
ordre à l'Armée de la Couronne
de repasser la Vistule
pour estre à portée des'oposer
au Roy de Suede qu'on
disoit estre parti de Bender
à la teste d'une puissante
Armée.
Fermer
Résumé : « Les Lettres de Warsovie du 28. Septembre confirment que les [...] »
Le 8 septembre, les envoyés du grand visir et du kan des Tartares ont refusé de remettre des lettres aux sénateurs à Jaslowiecz, car ces derniers n'étaient pas nommés par la République mais par le roi Auguste, non reconnu par le grand seigneur. Les Moscovites surveillaient les Turcs en Volhynie. Le roi Auguste a ordonné à l'armée de la Couronne de se préparer contre le roi de Suède, attendu de Bender avec une puissante armée.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
993
p. 3-9
Extrait d'une Lettre d'Alemagne.
Début :
Le Roy de Suede est toûjours à Bender avec un corps [...]
Mots clefs :
Roi de Suède, Maladie, Allemagne, Mariage
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Extrait d'une Lettre d'Alemagne.
Extrait d'une Lettre
d'Alemagne.
,
Le Roy de Suede est toûjours
à Bender anjec un corps
deTroupes Ottomanes qui doit
lny servir d'forte ey on ne
sçait point encore précisement
quand ce Prince en partira.
La réponse que le grand Visir
a faite sur les plaintes que S.
A4. S. & le Kan des Tartares
ont portées contre luy
,
riefl
pas demeuréésansreplique&
les Lettres de Constantinople
continuent de dire qu'il y a
fort à craindre pour le grand
vi;cir, parce que le Czar ne
'Veut executer aucun des Articles
du Traitédepaix tant que
le Roy de Suede sera dans
l'Empire du GrandSeigneur.
Cependant l'Armée des Turcs
l'si toujours sur lesbords du
Danube, & la faison est si
avancée qu'oncroit qu'elle ne
pourra rien entreprendre quand
même on auroit de~sein deforcer
le CKara% executer les conditions
de sonTraité.
CePrince partit le iG.
Octobre de Carelsbaden ; il
devoit se rendre à TorgdW
pour y assister à la Ceremonie
du Adanâge du Prince hereditaire
de Moscovie son fils,
avec la Princesse de Wolsembutel
,
après quoy il devoit
aller à Elbing,& de-là à
Petersbourgsa nouvelle Ville,
dans le Golphe de Finlande.
Les Danois sont toujours
devant Stralzundsans avan..
cer lesiege faute degros canon.
Les Suedois font de temps en
temps des sorties. Ils en firent
une le 20. Octobre dans laquelle
ils tuerent beaucoup de
monde. Les Suedois ont reçti
quelque secours dans I'IJIj de
Rugenparplusieurs Vais aux
de transport quiyfont arri'Ve:{.
L'on ~assare que la contagion
rft dans la Flotte Danoise, cque
ce mal diminuë beaucoup
à Copenhague.
Ily a dans la Hongrie ,
dans la Transylvanie cm dans
l3A'ntriche
, une maladie qui
s'estjettéesur le gros bestail
:J
de maniere qu'en peu de temps
ilyestmort la plusgrande partie
des Boeufs &des Saches ,
ÇjT* cjiicn beaucoup d'endroits
les Passans ne front pas en
état de labourer leurs Terres,
Ony a envoyé de Vienne des
Medecins & des Chirurgiens
sur les lieux pour tascher de
découvrir le principe du mal
,
&y aporter du rmede ; mais
,
les Modemssontrevenus sans
y avoir pû rien connoistre.
Le dommage causé par le
coup de foudre qui tomba le
z6, Aoustsur la Tour de
Sainte Elisabeth à Hetmanftad
en Transylvanie
, (si tresconsiderable.
Le Magasin de
poudre qui étoit dans cette
Tour lafit sauterenl'air, en
renversa plusieurs autres avec
une partie du Rempart; ily
eut soixante& trois Maisons
fe~ntfirè~refm~ernt~ruïn,éesc,f~cfe<nt ?qu~a.
rante autresfort endommages,
toutes les vitres des ifneflrcs de
toutes les autres Maisons tant
de laVillequedesfauxbourgs,
furent brisees
, & un grand
nombre de personnes furent écrasées
, OU moururent de
frayeur.
d'Alemagne.
,
Le Roy de Suede est toûjours
à Bender anjec un corps
deTroupes Ottomanes qui doit
lny servir d'forte ey on ne
sçait point encore précisement
quand ce Prince en partira.
La réponse que le grand Visir
a faite sur les plaintes que S.
A4. S. & le Kan des Tartares
ont portées contre luy
,
riefl
pas demeuréésansreplique&
les Lettres de Constantinople
continuent de dire qu'il y a
fort à craindre pour le grand
vi;cir, parce que le Czar ne
'Veut executer aucun des Articles
du Traitédepaix tant que
le Roy de Suede sera dans
l'Empire du GrandSeigneur.
Cependant l'Armée des Turcs
l'si toujours sur lesbords du
Danube, & la faison est si
avancée qu'oncroit qu'elle ne
pourra rien entreprendre quand
même on auroit de~sein deforcer
le CKara% executer les conditions
de sonTraité.
CePrince partit le iG.
Octobre de Carelsbaden ; il
devoit se rendre à TorgdW
pour y assister à la Ceremonie
du Adanâge du Prince hereditaire
de Moscovie son fils,
avec la Princesse de Wolsembutel
,
après quoy il devoit
aller à Elbing,& de-là à
Petersbourgsa nouvelle Ville,
dans le Golphe de Finlande.
Les Danois sont toujours
devant Stralzundsans avan..
cer lesiege faute degros canon.
Les Suedois font de temps en
temps des sorties. Ils en firent
une le 20. Octobre dans laquelle
ils tuerent beaucoup de
monde. Les Suedois ont reçti
quelque secours dans I'IJIj de
Rugenparplusieurs Vais aux
de transport quiyfont arri'Ve:{.
L'on ~assare que la contagion
rft dans la Flotte Danoise, cque
ce mal diminuë beaucoup
à Copenhague.
Ily a dans la Hongrie ,
dans la Transylvanie cm dans
l3A'ntriche
, une maladie qui
s'estjettéesur le gros bestail
:J
de maniere qu'en peu de temps
ilyestmort la plusgrande partie
des Boeufs &des Saches ,
ÇjT* cjiicn beaucoup d'endroits
les Passans ne front pas en
état de labourer leurs Terres,
Ony a envoyé de Vienne des
Medecins & des Chirurgiens
sur les lieux pour tascher de
découvrir le principe du mal
,
&y aporter du rmede ; mais
,
les Modemssontrevenus sans
y avoir pû rien connoistre.
Le dommage causé par le
coup de foudre qui tomba le
z6, Aoustsur la Tour de
Sainte Elisabeth à Hetmanftad
en Transylvanie
, (si tresconsiderable.
Le Magasin de
poudre qui étoit dans cette
Tour lafit sauterenl'air, en
renversa plusieurs autres avec
une partie du Rempart; ily
eut soixante& trois Maisons
fe~ntfirè~refm~ernt~ruïn,éesc,f~cfe<nt ?qu~a.
rante autresfort endommages,
toutes les vitres des ifneflrcs de
toutes les autres Maisons tant
de laVillequedesfauxbourgs,
furent brisees
, & un grand
nombre de personnes furent écrasées
, OU moururent de
frayeur.
Fermer
Résumé : Extrait d'une Lettre d'Alemagne.
Le roi de Suède est toujours à Bender, entouré de troupes ottomanes, et sa date de départ reste incertaine. Le grand visir a répondu aux plaintes du tsar et du Khan des Tartares, mais la situation reste tendue. Le tsar refuse d'exécuter les articles du traité de paix tant que le roi de Suède restera dans l'Empire ottoman. L'armée turque est positionnée sur les bords du Danube, mais la saison avancée rend improbable toute action militaire. Le tsar a quitté Carlsbad le 16 octobre pour assister au baptême de son petit-fils à Torgau, puis se rendre à Elbing et enfin à Petersbourg. Les Danois assiègent Stralsund sans succès, tandis que les Suédois effectuent des sorties, comme celle du 20 octobre. La flotte danoise est touchée par la contagion, mais la situation s'améliore à Copenhague. En Hongrie, Transylvanie et Autriche, une maladie affecte le bétail, rendant impossible le labour des terres dans certaines régions. Des médecins ont été envoyés pour enquêter, sans succès. Un coup de foudre a causé des dégâts considérables à la tour de Sainte Élisabeth à Hetmanstadt en Transylvanie, détruisant plusieurs bâtiments et blessant de nombreuses personnes.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
994
p. 9-12
« Les Lettres de Hambourg du 16. Octobre, portent qu'un [...] »
Début :
Les Lettres de Hambourg du 16. Octobre, portent qu'un [...]
Mots clefs :
Roi Auguste, Troupes, Hambourg, Roi du Danemark
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Les Lettres de Hambourg du 16. Octobre, portent qu'un [...] »
Hambourg
du 1 6. Octobre ,
portent qu'un Officier venant
deNorwege pour aller
trouver le Roy de Dannemarck
de la parc du General
Lewendal ,en passant Icu,
en cette Ville-là; avoit rapportéque
ce General s'étoit
retiréàChristiania avec les
Troupes qu'il commandoir,
après avoir étably les contributions
dans une partie du
Gouvernementde Bahus, &
avoircampé pendant quinze
jours dans un poste avantageux
à la vue de l'Armée
Suedoise
, quoy que plus
nombreuse que la sienne.
On a appris par d'autres
Lettres que les Troupes
Suedoises destinées pour la
Pomeranieétoientembarquées
; que la grosse Artillerie
que le Roy de DanneimrcK
faisoit venir pour
battre la Ville de Stralzund
étoit encore à Fridericfort
prés de Kiel, & que celle du
.Roy Auguste étoit arrivée
en Pomeranie
,
mais qu'elle
ne pouroit estre au Camp
que dans dix jours, au plûtost
: que la Flotte Danoise
continuoit de croiser dansla
Mer Baltique; que quelques
deserteurs de la garnison
de Stralzund avoit aflur&'
qu'il y étoit entré deux barques
chargées de munitions;
que les Troupes qui y étoient
avoient des provisions
de bouche en grande
quantité,ainsi que celles qui
étoientdans TlflcdeRngen,"
quele General Meyerfeld &
folliciroit la Noblesse de
cette Province de se rendre
à Stetin
, pour avec lesTroupesqui
y sont, former
un Corps suffisantpour enlever
las Convois des Assiegeans,
ou faire une assez
grande diversion pour les
obliger deseretirer,àquoy
il y avoit beaucoup d'apparence
de pouvoir réüssir,
parce qu'outre que cette
Ville étoitbien munie,la.
faison étoit fortavancée,&
l'Armée Danoise & Saxonnen'avoit
point demaga
sinsni dePlace fortes dans Ic.
Pays, pour pouvoir y prendre
des quartiers d'hiver.
du 1 6. Octobre ,
portent qu'un Officier venant
deNorwege pour aller
trouver le Roy de Dannemarck
de la parc du General
Lewendal ,en passant Icu,
en cette Ville-là; avoit rapportéque
ce General s'étoit
retiréàChristiania avec les
Troupes qu'il commandoir,
après avoir étably les contributions
dans une partie du
Gouvernementde Bahus, &
avoircampé pendant quinze
jours dans un poste avantageux
à la vue de l'Armée
Suedoise
, quoy que plus
nombreuse que la sienne.
On a appris par d'autres
Lettres que les Troupes
Suedoises destinées pour la
Pomeranieétoientembarquées
; que la grosse Artillerie
que le Roy de DanneimrcK
faisoit venir pour
battre la Ville de Stralzund
étoit encore à Fridericfort
prés de Kiel, & que celle du
.Roy Auguste étoit arrivée
en Pomeranie
,
mais qu'elle
ne pouroit estre au Camp
que dans dix jours, au plûtost
: que la Flotte Danoise
continuoit de croiser dansla
Mer Baltique; que quelques
deserteurs de la garnison
de Stralzund avoit aflur&'
qu'il y étoit entré deux barques
chargées de munitions;
que les Troupes qui y étoient
avoient des provisions
de bouche en grande
quantité,ainsi que celles qui
étoientdans TlflcdeRngen,"
quele General Meyerfeld &
folliciroit la Noblesse de
cette Province de se rendre
à Stetin
, pour avec lesTroupesqui
y sont, former
un Corps suffisantpour enlever
las Convois des Assiegeans,
ou faire une assez
grande diversion pour les
obliger deseretirer,àquoy
il y avoit beaucoup d'apparence
de pouvoir réüssir,
parce qu'outre que cette
Ville étoitbien munie,la.
faison étoit fortavancée,&
l'Armée Danoise & Saxonnen'avoit
point demaga
sinsni dePlace fortes dans Ic.
Pays, pour pouvoir y prendre
des quartiers d'hiver.
Fermer
Résumé : « Les Lettres de Hambourg du 16. Octobre, portent qu'un [...] »
Au XVIIIe siècle, dans la région de la Baltique, un officier danois rapporte que le général Lewendal s'est retiré à Christiania avec ses troupes après avoir prélevé des contributions dans le gouvernement de Bahus. Il a campé quinze jours dans une position stratégique face à l'armée suédoise, malgré sa moindre nombre. Les troupes suédoises destinées à la Poméranie ont été embarquées. L'artillerie danoise pour attaquer Stralsund est à Fridericfort près de Kiel, tandis que celle du roi Auguste est en Poméranie mais ne pourra rejoindre le camp avant dix jours. La flotte danoise patrouille en mer Baltique. Des déserteurs de Stralsund signalent l'arrivée de munitions. Les troupes de Stralsund et de l'île de Rügen disposent de grandes quantités de provisions. Le général Meyerfeld appelle la noblesse de la province à se rendre à Stettin pour former un corps capable de perturber les assiégeants ou de créer une diversion. Cette opération semble prometteuse, Stralsund étant bien approvisionnée et la saison avancée empêchant les armées danoise et saxonne de prendre des quartiers d'hiver.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
995
p. 13-15
Extrait d'une Lettre de Warsovie du 9. Octobre.
Début :
Les Generaux travaillent à regler la distribution des quartier d' [...]
Mots clefs :
Varsovie, Moscovites, Généraux
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Extrait d'une Lettre de Warsovie du 9. Octobre.
Extrait d'une Lettre de
Warsovie du 9. octobre.
Les Generaux travaillent
à regler ladistribution des quartier
d'hyverpour les Armées
de la Couronne& de Lithuanie
; mais on apprehende que
les Troupes Moscovites can- lesTroupes Mofcovttes cantonnées
dans la Volhinie
, ne
veulent prendre le leur dans la
Lithuanie. La mortalité est
parmy celles qui étoient rçflées àMohilow prés du Niefter..
(y celles qui avoient marché
'lJers l'Ukraine dans le dessein
qu'ilsy pouroient trouver de
quoysubsister, ont estéobligées
d'en revenir
,
les sauterelles
ayant détruit tous les grains de
cette Province,&la contagion
ayant fait mourir un grand
nombre d'habitans. Le General
Baverestarrivé avec environ
-
dix mille hommes à trois lieuës
d'icy ; mais on nesçait pas encore
s'il paßera la Vistule où
s'il prendra la route de la
haute Pologne. Il continue
d'exiger des vivres par force
nonobstant les promeßes que
luy les autres Generaux
Moscovites avoient faites de
payer tout ce qui seroit founi
pour lasubsistance des Troupes.
Warsovie du 9. octobre.
Les Generaux travaillent
à regler ladistribution des quartier
d'hyverpour les Armées
de la Couronne& de Lithuanie
; mais on apprehende que
les Troupes Moscovites can- lesTroupes Mofcovttes cantonnées
dans la Volhinie
, ne
veulent prendre le leur dans la
Lithuanie. La mortalité est
parmy celles qui étoient rçflées àMohilow prés du Niefter..
(y celles qui avoient marché
'lJers l'Ukraine dans le dessein
qu'ilsy pouroient trouver de
quoysubsister, ont estéobligées
d'en revenir
,
les sauterelles
ayant détruit tous les grains de
cette Province,&la contagion
ayant fait mourir un grand
nombre d'habitans. Le General
Baverestarrivé avec environ
-
dix mille hommes à trois lieuës
d'icy ; mais on nesçait pas encore
s'il paßera la Vistule où
s'il prendra la route de la
haute Pologne. Il continue
d'exiger des vivres par force
nonobstant les promeßes que
luy les autres Generaux
Moscovites avoient faites de
payer tout ce qui seroit founi
pour lasubsistance des Troupes.
Fermer
Résumé : Extrait d'une Lettre de Warsovie du 9. Octobre.
Le 9 octobre à Varsovie, les généraux organisent la distribution des quartiers d'hiver pour les armées de la Couronne et de Lituanie. Des tensions persistent avec les troupes moscovites en Volhynie, qui refusent de se déplacer en Lituanie. La mortalité est élevée parmi les troupes réfugiées à Mohilow près du Dniepr et celles ayant marché vers l'Ukraine, en raison des sauterelles ayant détruit les récoltes et d'une contagion ayant décimé de nombreux habitants. Le général Baveran est arrivé avec environ dix mille hommes à trois lieues de Varsovie, mais ses intentions restent incertaines : il pourrait traverser la Vistule ou prendre la route de la haute Pologne. Malgré les promesses de paiement des généraux moscovites, Baveran continue de réquisitionner des vivres par la force.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
996
p. 15-20
« D'autres Lettres dattées du 17. de la même Ville portant [...] »
Début :
D'autres Lettres dattées du 17. de la même Ville portant [...]
Mots clefs :
Roi du Danemark, Roi Auguste, Roi de Suède
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « D'autres Lettres dattées du 17. de la même Ville portant [...] »
D'autres Lettres dattées du
1 17. de la même Ville portant
que Mis Bonkousk &
Wilkowki, qui avoient été
envoyez à Constantinople
par ordre du Roy Auguste,
[ & que le grand Vizir avoit
retenus,avoient été relâchez
le12. Septembre & qu'ils
étoientarrivez le 2 8. à l'Ar.
mée de la Couronne. QuV
prés leur arrivée le bruit s'é-
,
toit repandu que le Grand
Seigneur vouloit entretenir
1 une bonne correspondance
avec la République suivant
le Traité de Carlowitz ;
qu'il avoit même reconnu
le Roy Auguste pour Roy
de Pologne: que le grand
Visir pressoit vivement le
Roy de Suede qui étoit encore
à Bender, deretourner
dans ses Etats avant l'hiver
avec l'Escorte qu'on luy avoit
promise, par la route
qu'il luy plairoit,,
Celles de Hambourg
du 2.5.dircnt que la grosse
Artillerie du Roy de Dannemarck
n'étoit pas encore
arrivée au Camp devant
Stralzund;que celle du Roy
Auguste ne pouvoit pas y
arriver avans la fin du mois;
que le Roy de Dannemarck
avoir envoyé ordre à deux
Regimenrs de Cavalerie du
blocus de Wismar, de le
venir joindre;qu'il avoit prêté
au Roy Auguste les plus
grosses pieces de son canon
de Campagne pour servir
à rarraaue du fort de Pene..
mundesitué à l'embouchure
de la Pene dans l'Oder que
ce Prince à assiegé; que
deux mille chevaux & JOO.
fantassins de la Garnison de
Stralzund en étoient sortis
pour détruire les Radeaux
que les Assiegeants avoient
préparez pour faireune descente
dansl'Isle de Rugen
,
& qUI étoient couverts par
des redoutes qu'ilsavoient
construites ; qu'ilsemporterent
la premiere de ces redoutes
l'épée à la main
tuérent cinquante hommes,
qui la deffendoient
,
& enclouërent
le canon; mais
qu'ils ne purent rüiner les
Radeaux, parce qu'un gros
corps des Assiegeans étant
accouru les obligea de se
retirer.
Par une Lette du 2.7. du
Camp devant cette Place,
on a appris que les Saxons
s'étoient emparez du Fort
de Penemunde, que la garnsson
composée d'un Capitaine
,
de quatre Officiers
subalternes
,
& de soixante
Soldats
,
s'étoit renduë
prisonniere de Guerre;que
depuis la prise de ce Fort ,
le Roy Auguste avoit ordonné
au Prince de Saxe
,
Weissenfel
,
d'attaquer la
Redoute de Swiner, & d'occuper
les Isles d'Usendom
&de Wollin,sçituées à l'enbouchure
de l'Oder, afin de
couperentierement la communication
entre Stetin &
Stralzund.
1 17. de la même Ville portant
que Mis Bonkousk &
Wilkowki, qui avoient été
envoyez à Constantinople
par ordre du Roy Auguste,
[ & que le grand Vizir avoit
retenus,avoient été relâchez
le12. Septembre & qu'ils
étoientarrivez le 2 8. à l'Ar.
mée de la Couronne. QuV
prés leur arrivée le bruit s'é-
,
toit repandu que le Grand
Seigneur vouloit entretenir
1 une bonne correspondance
avec la République suivant
le Traité de Carlowitz ;
qu'il avoit même reconnu
le Roy Auguste pour Roy
de Pologne: que le grand
Visir pressoit vivement le
Roy de Suede qui étoit encore
à Bender, deretourner
dans ses Etats avant l'hiver
avec l'Escorte qu'on luy avoit
promise, par la route
qu'il luy plairoit,,
Celles de Hambourg
du 2.5.dircnt que la grosse
Artillerie du Roy de Dannemarck
n'étoit pas encore
arrivée au Camp devant
Stralzund;que celle du Roy
Auguste ne pouvoit pas y
arriver avans la fin du mois;
que le Roy de Dannemarck
avoir envoyé ordre à deux
Regimenrs de Cavalerie du
blocus de Wismar, de le
venir joindre;qu'il avoit prêté
au Roy Auguste les plus
grosses pieces de son canon
de Campagne pour servir
à rarraaue du fort de Pene..
mundesitué à l'embouchure
de la Pene dans l'Oder que
ce Prince à assiegé; que
deux mille chevaux & JOO.
fantassins de la Garnison de
Stralzund en étoient sortis
pour détruire les Radeaux
que les Assiegeants avoient
préparez pour faireune descente
dansl'Isle de Rugen
,
& qUI étoient couverts par
des redoutes qu'ilsavoient
construites ; qu'ilsemporterent
la premiere de ces redoutes
l'épée à la main
tuérent cinquante hommes,
qui la deffendoient
,
& enclouërent
le canon; mais
qu'ils ne purent rüiner les
Radeaux, parce qu'un gros
corps des Assiegeans étant
accouru les obligea de se
retirer.
Par une Lette du 2.7. du
Camp devant cette Place,
on a appris que les Saxons
s'étoient emparez du Fort
de Penemunde, que la garnsson
composée d'un Capitaine
,
de quatre Officiers
subalternes
,
& de soixante
Soldats
,
s'étoit renduë
prisonniere de Guerre;que
depuis la prise de ce Fort ,
le Roy Auguste avoit ordonné
au Prince de Saxe
,
Weissenfel
,
d'attaquer la
Redoute de Swiner, & d'occuper
les Isles d'Usendom
&de Wollin,sçituées à l'enbouchure
de l'Oder, afin de
couperentierement la communication
entre Stetin &
Stralzund.
Fermer
Résumé : « D'autres Lettres dattées du 17. de la même Ville portant [...] »
Au début du XVIIIe siècle, des événements diplomatiques et militaires impliquent plusieurs puissances européennes. Des lettres du 17 septembre rapportent la libération de Bonkousk et Wilkowki, envoyés à Constantinople par le roi Auguste, et leur arrivée le 8 septembre à l'armée de la Couronne. Le sultan ottoman souhaite maintenir une bonne correspondance avec la République selon le Traité de Carlowitz et reconnaît Auguste comme roi de Pologne. Le grand vizir presse le roi de Suède, à Bender, de retourner dans ses États avant l'hiver. Des lettres de Hambourg du 25 septembre indiquent que l'artillerie lourde du roi de Danemark n'est pas encore arrivée au camp devant Stralsund, et celle du roi Auguste ne pourra y parvenir avant la fin du mois. Le roi de Danemark a ordonné à deux régiments de cavalerie de rejoindre son camp et a prêté au roi Auguste des pièces d'artillerie pour l'assaut du fort de Penemünde. Ce fort, assiégé par Auguste, a été attaqué par 2 000 cavaliers et 300 fantassins de Stralsund, qui ont été repoussés après avoir pris une redoute et tué cinquante hommes. Une lettre du 7 juillet du camp devant Stralsund rapporte que les Saxons se sont emparés du fort de Penemünde. La garnison s'est rendue prisonnière de guerre. Auguste a ordonné au prince de Saxe-Weissenfels d'attaquer la redoute de Swiner et d'occuper les îles d'Usedom et de Wollin pour couper la communication entre Stetin et Stralsund.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
997
p. 20-21
Extrait d'une autre Lettre.
Début :
La Flotte de Dannemarck est enfin arrivée aux environs [...]
Mots clefs :
Flotte danoise
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Extrait d'une autre Lettre.
Extrait d'une autre Lettre.
La Flotte de Dannemarck.
tft enfinarrivée aux environs
de ïlfle de Rugen, & on va
travailler à débarquer le gros
canon aprèslequel on a attendusilong
- temps. On doit ouvrir
la Tranchée au premier
jour, & la résolution est prise
de battre la Place le plus njicement
quefairese pourra,
afin de tâcher des'enrendre
maistre avant que lasaison ne
pUlsie plus permettre de te nir -
la Campagne. Cependant les
Troupes sont déja fort incommodées,&
sile mauvaistemps
continuë, le Siege decette Place
pouroit bien se terminer par
un bombardement.
La Flotte de Dannemarck.
tft enfinarrivée aux environs
de ïlfle de Rugen, & on va
travailler à débarquer le gros
canon aprèslequel on a attendusilong
- temps. On doit ouvrir
la Tranchée au premier
jour, & la résolution est prise
de battre la Place le plus njicement
quefairese pourra,
afin de tâcher des'enrendre
maistre avant que lasaison ne
pUlsie plus permettre de te nir -
la Campagne. Cependant les
Troupes sont déja fort incommodées,&
sile mauvaistemps
continuë, le Siege decette Place
pouroit bien se terminer par
un bombardement.
Fermer
Résumé : Extrait d'une autre Lettre.
La flotte danoise est près de l'île de Rugen. Les préparatifs pour débarquer les canons sont en cours. L'attaque de la place forte est prévue pour la conquérir avant la fin de la saison. Les troupes souffrent des conditions météorologiques. Si le mauvais temps persiste, le siège pourrait se conclure par un bombardement.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
998
p. 21-31
« On a appris de Leipsik que le Duc Antoine Ulric [...] »
Début :
On a appris de Leipsik que le Duc Antoine Ulric [...]
Mots clefs :
Tsar, Prince, Princesse, Moscovites, Vizir
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « On a appris de Leipsik que le Duc Antoine Ulric [...] »
On a appris de Leipsîk
que le Duc Antoine Ulric
de Wolsembuttel y étoit
, arrivé le 19. & que le lendemain
il en étoit party
pour Torgau, ou la Duchesse
sa belle fille & la
Princesse fille de cette Duchesse
étoient arrivées par
une autre route; que deux
jours auparavant le Prince
de Moscovie étoit aussï
passé par la premiere de ces
Villes pouraller au devant
du Czar son pere qui étoit
party de Catelsbade pour
aller aussi à Torgau,où
le Mariage du Prince son
fils avec la Princesse de
Wolfembuttel, devoit estre
cclebré.
Par les Lettres de Dresde
du 18. on a sçu quele Czar
y étoit arrivé le 18. qu'il
avoit donné l'ordre de Saint
André au Prince de Furstemberg
Gouverneur
-
de
FEtectorac de Saxe; que le
21.ils'étoit embarqué sur
l'Elbe, & que le 22 il étoit
arrivé à Torgau; que le
mesme jour 21. le Prince
de Moscovie son fils, le
DucAntoine Ulric de Wolfemburtel
,
le Prince herediraire
son fils, avec la Priaccflè
son épouse & laPrincesse
leur fille allerent à
Lichtenberg rendre visite à
rEkaricc: Douairiere de
Saxe, d'oùils sestoient rendus
à Torgau le 22. que
le Dimanche 25.le Mariage
du Prince de Moscovie
avec la Princesse Char lote-
Christine-Sophie de Wolfenbuttel
y sur celebré par
un Prestre Moscovite, suivant
les Rites de l'Eglise
Grecque; que le Prince fut
conduit par le Czar son
Pere, & la Princesse par le
Duc Antoine Ulric son
grand Pcrc ; que le soir il
y eut un tres grand festin
auquel le Prince de Moscovie
occupa la premiere place
ayant
ayant le Czar son Pcre à sa
droite, la Princesse son épou
se à sa gauche; que les
Princes & Princesses de la
maison de Wolfenbuttel
furent placez selon leur
rang ,
ainsi que plusieurs
autres Princes Moscovites
e., Allemans.
Les Lettres de Vienne du
17. Octobre portent que
l'Imperatrice épouse du feu
Empereur Joseph parue
en public le 11. sa Maison
ayant esté formée; qu'elle
alla à la Chapelle du
Palais avec un grand Cortege
de Seigneurs & de
Dames;que le Comte de
W ndischgratsaporta le16.
la premiere nouvelle de
l'Election faite à Francfort
le 12. en faveur de l'Archiduc;
que les Etats d'Autriche
avoient nommé trois
Seigneurs de leur Corps
pour aller en Italie luy
reprefentcr que si l'on continuë
d'exiger d'eux des
sommes tre considerables
pour les faire passer dans des
Pays Etrangers
, toutes celles
qu'ils ont données pendant
le séjourquel'Archiduc
a fait à Barcelonne y ayant
passé, & la derniere qui est
de trois millions de florins
ayant servy aux frais de son
Voyage, ils feront contraints
dabandonner leur
pays & de se retirer ailleurs;
qu'on ne doutoit plus quele
Couronnement de l'Archiduc
ne fc fist à Francfort, les
Electeurs n'ayant pas voulu
consentir qu'il se sit à Ausbourg
;que les avis d'Hongrie
portoient que la Conta-
,
gion y avoir fait de si grands
ravages que plusieurs Villagesétoient
entierement dépeuple;
qu'outre cela il y
avoir une mortalité de ber.
tail si extraordinaire, qu'il
y avoit des personnes qui
en avoient deux cens pieces,
auxquelles il n'en étoit resté
que deux ou trois; & qu'il
y avoit en plusieurs endroits
ijnc si grande quantité de
souris dans les Terres qui
mangeoient lesgrains qu'on
avoit Cernez) qu'il y avoic
tour lieu d'apréhender une
grande famine;que les Lettres
de Constantinople portoient
que le Gouverneur
d'Asaph ayant été sommé ,
de rendre la Place conformement
au Traité que le
Czar avoit concluavec le
çrand Visir,il avoit deman-
- dé un dclay de trois mois;
, qu'il avoit refusé de démolir
les Forts qui font auvoisinage
,
fous prétexte qu'ayant
été construits au dépens
du Clergé, il ne pouvoir les
remettre aux Ennemis de
leur Religion; que le Czar
avoit déclaré qu'il n'executeroit
le Traité qu'après
» que le Roy de Suede seroit
sorti des Etats du Grand
Seigneur quoy- que cet Article
n'y sur pas înlcic
; que
le Sultan avoir été fort irrité
de cette déclaration,&
qu'on croyoit quecesretardemens
& les instances du
Kan desTarrares qui se
* plaignoitdesHostilitezque
Jes Mosovites avoienr exercées
contre les Cosaques
qui étoient sous sa protection
, pourvoient causer une
nouvelle rupture avec le
.Czar ; qu'on blasmoit la
conduite du grand Visir,
de ce qu'il avoir precipitemment
conclu un Traité sans
prendre toutes les furetez
necessaires pou: l'execution,
de ivunierc qu1oritie doutoit
pas qu'il ne fût ~chose.
que le Duc Antoine Ulric
de Wolsembuttel y étoit
, arrivé le 19. & que le lendemain
il en étoit party
pour Torgau, ou la Duchesse
sa belle fille & la
Princesse fille de cette Duchesse
étoient arrivées par
une autre route; que deux
jours auparavant le Prince
de Moscovie étoit aussï
passé par la premiere de ces
Villes pouraller au devant
du Czar son pere qui étoit
party de Catelsbade pour
aller aussi à Torgau,où
le Mariage du Prince son
fils avec la Princesse de
Wolfembuttel, devoit estre
cclebré.
Par les Lettres de Dresde
du 18. on a sçu quele Czar
y étoit arrivé le 18. qu'il
avoit donné l'ordre de Saint
André au Prince de Furstemberg
Gouverneur
-
de
FEtectorac de Saxe; que le
21.ils'étoit embarqué sur
l'Elbe, & que le 22 il étoit
arrivé à Torgau; que le
mesme jour 21. le Prince
de Moscovie son fils, le
DucAntoine Ulric de Wolfemburtel
,
le Prince herediraire
son fils, avec la Priaccflè
son épouse & laPrincesse
leur fille allerent à
Lichtenberg rendre visite à
rEkaricc: Douairiere de
Saxe, d'oùils sestoient rendus
à Torgau le 22. que
le Dimanche 25.le Mariage
du Prince de Moscovie
avec la Princesse Char lote-
Christine-Sophie de Wolfenbuttel
y sur celebré par
un Prestre Moscovite, suivant
les Rites de l'Eglise
Grecque; que le Prince fut
conduit par le Czar son
Pere, & la Princesse par le
Duc Antoine Ulric son
grand Pcrc ; que le soir il
y eut un tres grand festin
auquel le Prince de Moscovie
occupa la premiere place
ayant
ayant le Czar son Pcre à sa
droite, la Princesse son épou
se à sa gauche; que les
Princes & Princesses de la
maison de Wolfenbuttel
furent placez selon leur
rang ,
ainsi que plusieurs
autres Princes Moscovites
e., Allemans.
Les Lettres de Vienne du
17. Octobre portent que
l'Imperatrice épouse du feu
Empereur Joseph parue
en public le 11. sa Maison
ayant esté formée; qu'elle
alla à la Chapelle du
Palais avec un grand Cortege
de Seigneurs & de
Dames;que le Comte de
W ndischgratsaporta le16.
la premiere nouvelle de
l'Election faite à Francfort
le 12. en faveur de l'Archiduc;
que les Etats d'Autriche
avoient nommé trois
Seigneurs de leur Corps
pour aller en Italie luy
reprefentcr que si l'on continuë
d'exiger d'eux des
sommes tre considerables
pour les faire passer dans des
Pays Etrangers
, toutes celles
qu'ils ont données pendant
le séjourquel'Archiduc
a fait à Barcelonne y ayant
passé, & la derniere qui est
de trois millions de florins
ayant servy aux frais de son
Voyage, ils feront contraints
dabandonner leur
pays & de se retirer ailleurs;
qu'on ne doutoit plus quele
Couronnement de l'Archiduc
ne fc fist à Francfort, les
Electeurs n'ayant pas voulu
consentir qu'il se sit à Ausbourg
;que les avis d'Hongrie
portoient que la Conta-
,
gion y avoir fait de si grands
ravages que plusieurs Villagesétoient
entierement dépeuple;
qu'outre cela il y
avoir une mortalité de ber.
tail si extraordinaire, qu'il
y avoit des personnes qui
en avoient deux cens pieces,
auxquelles il n'en étoit resté
que deux ou trois; & qu'il
y avoit en plusieurs endroits
ijnc si grande quantité de
souris dans les Terres qui
mangeoient lesgrains qu'on
avoit Cernez) qu'il y avoic
tour lieu d'apréhender une
grande famine;que les Lettres
de Constantinople portoient
que le Gouverneur
d'Asaph ayant été sommé ,
de rendre la Place conformement
au Traité que le
Czar avoit concluavec le
çrand Visir,il avoit deman-
- dé un dclay de trois mois;
, qu'il avoit refusé de démolir
les Forts qui font auvoisinage
,
fous prétexte qu'ayant
été construits au dépens
du Clergé, il ne pouvoir les
remettre aux Ennemis de
leur Religion; que le Czar
avoit déclaré qu'il n'executeroit
le Traité qu'après
» que le Roy de Suede seroit
sorti des Etats du Grand
Seigneur quoy- que cet Article
n'y sur pas înlcic
; que
le Sultan avoir été fort irrité
de cette déclaration,&
qu'on croyoit quecesretardemens
& les instances du
Kan desTarrares qui se
* plaignoitdesHostilitezque
Jes Mosovites avoienr exercées
contre les Cosaques
qui étoient sous sa protection
, pourvoient causer une
nouvelle rupture avec le
.Czar ; qu'on blasmoit la
conduite du grand Visir,
de ce qu'il avoir precipitemment
conclu un Traité sans
prendre toutes les furetez
necessaires pou: l'execution,
de ivunierc qu1oritie doutoit
pas qu'il ne fût ~chose.
Fermer
Résumé : « On a appris de Leipsik que le Duc Antoine Ulric [...] »
Le texte relate divers événements politiques et sociaux en Europe. À Leipzig, le duc Antoine Ulric de Wolfenbüttel est arrivé le 19 et a quitté la ville le lendemain pour Torgau, où la duchesse, sa belle-fille, et la princesse, fille de cette duchesse, étaient déjà présentes. Deux jours auparavant, le prince de Moscovie avait traversé Leipzig pour rejoindre le tsar, son père, à Torgau, où devait se célébrer le mariage du prince avec la princesse de Wolfenbüttel. À Dresde, le tsar est arrivé le 18 et a décerné l'ordre de Saint-André au prince de Fürstenberg, gouverneur de Tectorac de Saxe. Le 21, il s'est embarqué sur l'Elbe et est arrivé à Torgau le 22. Le même jour, le prince de Moscovie, le duc Antoine Ulric, le prince héritier, la princesse son épouse et leur fille ont rendu visite à la reine douairière de Saxe à Lichtenberg, avant de se rendre à Torgau. Le 25, le mariage du prince de Moscovie avec la princesse Charlotte-Christine-Sophie de Wolfenbüttel a été célébré par un prêtre moscovite selon les rites de l'Église grecque. Le prince a été conduit par le tsar, son père, et la princesse par le duc Antoine Ulric, son grand-père. Un grand festin a suivi, où le prince de Moscovie a occupé la première place, avec le tsar à sa droite et la princesse à sa gauche. Les lettres de Vienne du 17 octobre mentionnent que l'impératrice, épouse du défunt empereur Joseph, est apparue en public le 11. Le comte de Windischgrätz a apporté la nouvelle de l'élection de l'archiduc à Francfort le 12. Les États d'Autriche ont nommé trois seigneurs pour représenter l'archiduc en Italie et ont exprimé leurs préoccupations face aux sommes considérables exigées pour les frais de voyage. Les lettres d'Hongrie rapportent des ravages causés par la contagion, avec des villages dépeuplés et une mortalité extraordinaire chez le bétail. Une invasion de souris menace les récoltes, augmentant le risque de famine. À Constantinople, le gouverneur d'Asaph a demandé un délai pour rendre la place conformément au traité conclu entre le tsar et le grand vizir. Le tsar a déclaré qu'il n'exécuterait le traité qu'après le départ du roi de Suède des États du Grand Seigneur, ce qui a irrité le sultan. La conduite du grand vizir est critiquée pour avoir conclu un traité sans prendre les précautions nécessaires. Une nouvelle rupture avec le tsar est envisagée en raison des hostilités exercées par les Moscovites contre les Cosaques sous la protection du kan des Tartares.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
999
p. 31-35
Extrait d'une autre Lettre de Vienne du 24. Octobre.
Début :
Le Comte de Welzek partit d'icy le 17. pour aller en Saxe, [...]
Mots clefs :
Vienne, Troupes, Roi de Suède
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Extrait d'une autre Lettre de Vienne du 24. Octobre.
Extrait d'une autre cttrr,
de Vienne du 2..4.OÛ4te.
Le Comte de 1Vel^ek.partt'i
iicy le 17. pour aller en Saxe,
en qualitéd'Envoyé extraordinaireauprés
du C^ar> Ër
le Comte de Schlik, partit pour
aller à Presbourg avec une
Commission de l'Impératrice
Regente ponr régler vtc les
Etraatus d'Hongrie,!^'tiers
d'hiver eT la fuLyji >r? des
Troupes. Le 20. un Courrier
extraordinaire aporta le nouvelle
quel'Archidur etoit ar-
,1 T? J' rivé les Il Falo n'ayant été
que euke jours ay passer de
Barcelonne; que le douze il
voitdébarquéàSaint Pierre
d'Arena prés de Genes d'où il
étoit parjt le dou'{e & que le
lendemain il étoit arrivé à
Milan où il devoit rtftcr quelques
jours: qi/il devoit se
rendre directement àJuspruk
, & de- la à Francfort. Le
Comte de ÎVeltç partit le lendemain
en poste pour aller complimenter
ce Prince de la part
de l'Impératrice Regente : il
fut accompagnépar le Comte
de Nojlit% envoyé par L'lm.
peratrice WillelmineAmelie;
par le Baron de Weiberg, Envoyé
de Dedannmarck.
, par
le Comte François de Wurmb,
EnvoyéduDucdeWirtemberg
& par plusieurs autres Seigneurs.
Les Bagages & les
Livrées pour la Couronnement
de ce Prince ont été embarquez
sur le Dannube pour estre conduits
à Ratisbonne en attendant
de nouveaux ordres. On
à choisîcinquante Archers &
Trabans auxquels on aordonné
.de se tenir prests à tri archer lors
qu'on les avertira du lieu où
ils devrontse rendre. Les dernieres
Lettres qu'on a reçûës de
la Walaquieassurent que le
grand Visir étoit encore campé
avec son Armée à la raucbe
du Dannube au de-là de ce
Fleuve;qu'il avoit reçu ordre
du Grand S;igneur
,
de faire
trancher la teste à tous -"ceux
qui entreprendroient de les repasser
; que le Roy de Suede étoit
encore à Benàet sans sçavoir
encore letemps auquel ilen devoit
partir, & que le Grand
Seigneur avoit envoyé un Bétcha
pourcommander en Moldavie
, ne voulant plusy mettre
de Prince ou Hospodar.
L'E!rfl.'ur de Mayence est
tombé malade à Francfort.
de Vienne du 2..4.OÛ4te.
Le Comte de 1Vel^ek.partt'i
iicy le 17. pour aller en Saxe,
en qualitéd'Envoyé extraordinaireauprés
du C^ar> Ër
le Comte de Schlik, partit pour
aller à Presbourg avec une
Commission de l'Impératrice
Regente ponr régler vtc les
Etraatus d'Hongrie,!^'tiers
d'hiver eT la fuLyji >r? des
Troupes. Le 20. un Courrier
extraordinaire aporta le nouvelle
quel'Archidur etoit ar-
,1 T? J' rivé les Il Falo n'ayant été
que euke jours ay passer de
Barcelonne; que le douze il
voitdébarquéàSaint Pierre
d'Arena prés de Genes d'où il
étoit parjt le dou'{e & que le
lendemain il étoit arrivé à
Milan où il devoit rtftcr quelques
jours: qi/il devoit se
rendre directement àJuspruk
, & de- la à Francfort. Le
Comte de ÎVeltç partit le lendemain
en poste pour aller complimenter
ce Prince de la part
de l'Impératrice Regente : il
fut accompagnépar le Comte
de Nojlit% envoyé par L'lm.
peratrice WillelmineAmelie;
par le Baron de Weiberg, Envoyé
de Dedannmarck.
, par
le Comte François de Wurmb,
EnvoyéduDucdeWirtemberg
& par plusieurs autres Seigneurs.
Les Bagages & les
Livrées pour la Couronnement
de ce Prince ont été embarquez
sur le Dannube pour estre conduits
à Ratisbonne en attendant
de nouveaux ordres. On
à choisîcinquante Archers &
Trabans auxquels on aordonné
.de se tenir prests à tri archer lors
qu'on les avertira du lieu où
ils devrontse rendre. Les dernieres
Lettres qu'on a reçûës de
la Walaquieassurent que le
grand Visir étoit encore campé
avec son Armée à la raucbe
du Dannube au de-là de ce
Fleuve;qu'il avoit reçu ordre
du Grand S;igneur
,
de faire
trancher la teste à tous -"ceux
qui entreprendroient de les repasser
; que le Roy de Suede étoit
encore à Benàet sans sçavoir
encore letemps auquel ilen devoit
partir, & que le Grand
Seigneur avoit envoyé un Bétcha
pourcommander en Moldavie
, ne voulant plusy mettre
de Prince ou Hospodar.
L'E!rfl.'ur de Mayence est
tombé malade à Francfort.
Fermer
Résumé : Extrait d'une autre Lettre de Vienne du 24. Octobre.
Au début du XVIIIe siècle, plusieurs mouvements diplomatiques et militaires ont marqué l'Europe. Le Comte de Veltek a été envoyé en Saxe le 17 octobre pour représenter l'impératrice régente auprès du futur empereur. Le Comte de Schlik a été dépêché à Presbourg pour régler les affaires des états d'Hongrie, notamment les frais d'hiver et le fourrage des troupes. Le 20 octobre, un courrier a annoncé l'arrivée de l'archiduc à Milan après un voyage de Barcelone à Saint-Pierre d'Arena, puis à Milan. Le Comte de Veltek a quitté Vienne le lendemain pour complimenter l'archiduc, accompagné de plusieurs envoyés étrangers. Les préparatifs pour le couronnement ont été expédiés sur le Danube vers Ratisbonne, et cinquante archers et trabans ont été mis en alerte. En Valachie, le grand vizir a campé avec son armée au-delà du Danube, recevant l'ordre de décapiter ceux tentant de traverser. Le roi de Suède était encore à Bénat, et le Grand Seigneur a nommé un bétcha pour gouverner la Moldavie. Par ailleurs, l'électeur de Mayence est tombé malade à Francfort.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
1000
p. 35-36
Au Fort Loüis le 7. Novembre.
Début :
Les Ennemis ont commencé à faire repasser le Rhin à une [...]
Mots clefs :
Fort-Louis, Rhin
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Au Fort Loüis le 7. Novembre.
Au Fort Loüis le 7.
Novembre.
Les Ennemis ont commencé
il faire repasser le Rjnn à une
partie de leur Armée epaiii.
culierement la Cavalerie qui
tfi en fort mauvais état
, un
,
grand nombre de Cavaliers étant
démontez.Les Generaux
doiventse rendre à Francfort
poury attendre l'Archiduc.
Sur des avis qu'on eut le
4. que deux cens hommes des
Ennemis avoientprispostedans
une Iste du Rhinnommée Doexland
, on fit partir lesoirsur
des Batteaux cent Grenadiers
& cinquanteDragons
,
qui
nonDbflArJt le débordement de ce
Fleuve décendirent h lendemain
à la pointe du jour dans
cette Isle,surprirent les Ennemis,
dont ils tuërent trente
six &firent le reste prisonniers
avec leur Commandant.
Novembre.
Les Ennemis ont commencé
il faire repasser le Rjnn à une
partie de leur Armée epaiii.
culierement la Cavalerie qui
tfi en fort mauvais état
, un
,
grand nombre de Cavaliers étant
démontez.Les Generaux
doiventse rendre à Francfort
poury attendre l'Archiduc.
Sur des avis qu'on eut le
4. que deux cens hommes des
Ennemis avoientprispostedans
une Iste du Rhinnommée Doexland
, on fit partir lesoirsur
des Batteaux cent Grenadiers
& cinquanteDragons
,
qui
nonDbflArJt le débordement de ce
Fleuve décendirent h lendemain
à la pointe du jour dans
cette Isle,surprirent les Ennemis,
dont ils tuërent trente
six &firent le reste prisonniers
avec leur Commandant.
Fermer
Résumé : Au Fort Loüis le 7. Novembre.
Le 7 novembre, des ennemis ont traversé le Rhin, notamment la cavalerie en mauvais état. Le 4 novembre, deux cents hommes ennemis ont été repérés sur l'île de Doexland. En réponse, cent grenadiers et cinquante dragons ont attaqué l'île, tué trente-six ennemis et capturé le reste, y compris leur commandant.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer