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1
p. 95-100
DENOMBREMENT Des Troupes Ottomanes, qui doivent servir contre S. M. I. en Hongrie, & contre les Vénitiens ; consistans en Cavalerie & Infanterie, tant de l'Orient, de l'Occident, du Midi, que du Septentrion.
Début :
Contre l'Empereur. Cavalerie. Janissaires ..... Tartares .... 30000 Valaches .... 3000 [...]
Mots clefs :
Compte, Soldats, Cavalerie, Infanterie, Troupes ottomanes
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texteReconnaissance textuelle : DENOMBREMENT Des Troupes Ottomanes, qui doivent servir contre S. M. I. en Hongrie, & contre les Vénitiens ; consistans en Cavalerie & Infanterie, tant de l'Orient, de l'Occident, du Midi, que du Septentrion.
DENOMBREMENT
Des Troupes Ottomanes , qui
doiventservir contre S. M. I.
en Hongrie
, & contre les Vénitiens
; consistans en Cavalerie
& Infanterie, tant de l'Orient,
de l'Occident,duMidi,que
du Septentrion.
Contre L'E MPEREUR.
CAVALERIE. 1 IN. IFANt
Janiflaires t 60000
Tartares Valaches. 30000 3000 3000 3000 Bolvakes 5000 4000 Amantes. 4000 » 11000 Arméniens. 1000 1 6000
Mufulmar.icns 1000 6000
Thraciens 1000 6000
CAVALERIE. 1 INFZ
Affricains. 10000 Ixoooj
Perfiens 900014°
Brefiliçns- 4000 11S0
Morlakeso .j Egyptiens 10000
401
d'Holenland •••*o.1
Borgariens 5000 200C
Moriens *0 1 c
Kynvvindicns4000 1600c
Macédoniens. 4000 J
1600c
Etyopiens 4000 1600c
Altyriens 2.000 1800c
Sabaniens 2000 1400C
Mefoporam. 6000 t 1600c
Grecs, 10500o0. 100c
zjiooc
CONTRE LES VENITIENS.
CAVALERIE. 1 INF
Jani~ires o I 4000c Tartareso .,.c Valakeso 1 c
Bosvake
ÏoAfVvaAkLeEs RIE.yNFàt.
40001 looc
V Amantes.., zooo. 11000
l Athéniens o] -0 f Mufulmariiens o! o Thraciens .,'., o 1 o
l
Affricains 6000 ¡ 1000
[ Perfiens 3000 4100 Bresiliens ., 6000 1000
Morlakes .1000! 2000 Egyptiens.7000 ! 18000
d'Holenland 3000 ! 4000
iMîorgoarriieensnso6000 10000 | 10000
Kynvvi. diens 3000 2.000
EMtvacoédponiieenns s 4000 3000 JVflyriens 5000 1000 2.000 2000
* Sabaniens 2000 lj 1000
Méfoporaniiens 40001 1000
Grecs 4000 1000 162>000. 116103»
Total de la Ca- Total don
valerie, contre l'InfanterieK
l'Empereur & les
-
contre I'F,
Venitiens. pereur &J
Venitiens. l
16700i0.1i<>7ïoo 1
M.-"--0------
- i Total du Tout.,|
534100.
Des Troupes Ottomanes , qui
doiventservir contre S. M. I.
en Hongrie
, & contre les Vénitiens
; consistans en Cavalerie
& Infanterie, tant de l'Orient,
de l'Occident,duMidi,que
du Septentrion.
Contre L'E MPEREUR.
CAVALERIE. 1 IN. IFANt
Janiflaires t 60000
Tartares Valaches. 30000 3000 3000 3000 Bolvakes 5000 4000 Amantes. 4000 » 11000 Arméniens. 1000 1 6000
Mufulmar.icns 1000 6000
Thraciens 1000 6000
CAVALERIE. 1 INFZ
Affricains. 10000 Ixoooj
Perfiens 900014°
Brefiliçns- 4000 11S0
Morlakeso .j Egyptiens 10000
401
d'Holenland •••*o.1
Borgariens 5000 200C
Moriens *0 1 c
Kynvvindicns4000 1600c
Macédoniens. 4000 J
1600c
Etyopiens 4000 1600c
Altyriens 2.000 1800c
Sabaniens 2000 1400C
Mefoporam. 6000 t 1600c
Grecs, 10500o0. 100c
zjiooc
CONTRE LES VENITIENS.
CAVALERIE. 1 INF
Jani~ires o I 4000c Tartareso .,.c Valakeso 1 c
Bosvake
ÏoAfVvaAkLeEs RIE.yNFàt.
40001 looc
V Amantes.., zooo. 11000
l Athéniens o] -0 f Mufulmariiens o! o Thraciens .,'., o 1 o
l
Affricains 6000 ¡ 1000
[ Perfiens 3000 4100 Bresiliens ., 6000 1000
Morlakes .1000! 2000 Egyptiens.7000 ! 18000
d'Holenland 3000 ! 4000
iMîorgoarriieensnso6000 10000 | 10000
Kynvvi. diens 3000 2.000
EMtvacoédponiieenns s 4000 3000 JVflyriens 5000 1000 2.000 2000
* Sabaniens 2000 lj 1000
Méfoporaniiens 40001 1000
Grecs 4000 1000 162>000. 116103»
Total de la Ca- Total don
valerie, contre l'InfanterieK
l'Empereur & les
-
contre I'F,
Venitiens. pereur &J
Venitiens. l
16700i0.1i<>7ïoo 1
M.-"--0------
- i Total du Tout.,|
534100.
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2
p. 1875-1880
« Le Roy a nommé le Maréchal Duc de Berwick, pour commander depuis [...] »
Début :
Le Roy a nommé le Maréchal Duc de Berwick, pour commander depuis [...]
Mots clefs :
Roi, Général, Académie française, Cérémonies, Motet, Musique, Composition, Audience, Compte, Députés
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texteReconnaissance textuelle : « Le Roy a nommé le Maréchal Duc de Berwick, pour commander depuis [...] »
FRANCE,
Nouvelles de la Cour , de Paris , &c.
L
E Roy a nommé le Maréchal Duc
de Berwick , pour commander depuis
la Meuse jusqu'au Rhin ; il a pris
congé de Sa Majesté , et il est pirti
17. de ce mois pour se rendre à Metz .
le
S. M. a accordé au Marquis de Conflans
, l'agrément du Régiment d'Auxerrois
, dont le Marquis d'Oisy étoit Colon.
l.
Le Chapitre General des Benedictins
de
1876 MERCURE DE FRANCE
de la Congrégation de S. Maur , assem
blé à Marmoutier , a élû le 2. Juillet le
R. P. Dom Hervé Ménard , pour Géneral
. Il étoit cy - devant Premier Assistant
, puis Vicaire general depuis la mort
du dernier General. Le R. P. Dom Claude
du Pré , Grand - Prieur de l'Abbaye
Royale de S. Germain des Prez , a été
fait premier Assistant , le R. P. Dom
René Lanau , second Assistant , et le.
R. P. Dom Pierre Maloet , a été nommé
Prieur de S. Germain des Prez.
Le 16. Août après midy , le Roy par-.
tit de Compiegne , et S. M. vint coucher
au Château de Chantilly. Elle prit
le divertissement de la Chasse du Sanglier
et du Cerf, le 17. et le 18 ; et le 19.
le Roy en partit et arriva à Versailles
vers les huit heures du soir.
Le 17. le Corps de Ville fit l'Election
des deux nouveaux Echevins , qui sont-
Mrs de Vildé , Conseiller de Ville , et
M. Josset.
Le 23. le Corps de Ville alla à Versailles
, et le Duc de Gesvres , Gouver
neur de Paris , étant à la tête ; il eut
audience du Roy avec les ceremonies
accoûtumées. Il fut présenté à S. M. par
le
A O UST. 1733 1877
le Comte de Maurepas , Secretaire d'Etat
, et conduit par le Grand-Maître et
Maître des Ceremonies . Les deux nouveaux
Echevins préterent le Serment de
fidelité , dont le Comte de Maurepas fit
la lecture ; le Scrutin avant été présenté
par le sieur du Tillet de la Bussiere ,
Conseiller au Parlement , qui parla avec
beaucoup d'éloquence.
Le 24. les Députez des Etats de Languedoc
, eurent audience du Roy , étant
présentez par le Prince de Dombes
Gouverneur de la Province , en survivance
du Duc du Maine , son Pere , et
par le Comte de S. Florentin , Secretaire
d'Etat , et conduits en la maniere accoûtumée
, par le Grand- Maître et le Maître
des Céremonies. La Députation étoit
composée de l'Evêque d'Agde , pour le
Clergé , qui porta la parole ; du Vicomte
de Polignac pour la Noblesse , des sieurs
de Saint Sébastien et Brigaud , Députez
du Tiers Etat , et du sieur de Montferrier
, Syndic general de la Province.
Ces Députez eurent ensuite audience de
la Reine avec les mêmes Ceremonies.
L'Académie Françoise celebra le 252
de ce mois la Fête de S, Louis , dans la
Cha18-
8 MERCURE DE FRANCE
Chapelle du Louvre. Pendant la Messe
on chanta un très -beau Motet en Musique
, de la composition du sieur Dornel
. Le R. P. Tournemine , de la Compa
gnie de Jesus , prononça le Panégyrique
du Saint , avec autant d'onction que dé-
Loquence. Son Discours fut fort applau
di . L'après midi l'Académie adjugea e
Prix d Eloquence rés rvé de l'année derniere
à une Piece qui fut luë par M.l'Abbé
Sallier ; l'Auteur qu'on dit être Provençal
, ne s'est point encore fait connoître
. Elle donna ensuite le Prix de
Poësie à M. Isnard , de l'Oratoire ,
aussi Provençal , Professeur d'Eloquence
au College de Soissons , présent à l'Assemblée.
Sa Piece est une Ode , dont la
lecture par M. Danchet , fit beaucoup de
plaisir . Les Prix dont on vient de parler
sont une Médaille d'or , la derniere qui
a été frappée pour le Roy et dont nou
avons donné la gravûr dans le Mercure
du mo's de Février dernier , p . 34 La
Séance finit par le Tribut de l'Académie
de Soissons . qui fut une Ode lû : par
M. l'Abbé Gédouin , imitée de celle d'Horace
, sur les innocens plaisirs de la Campagne.
Le même jour l'Académie des Inscriptions
et Belles- Lettres , et celle des Sciences
C
1879
AOUST. 1733.
Jes
Мо
Dot
lat
des
Ab
de
ees , celebrerent la même Fête dans l'Eglise
des P P. de l'Oratoire . Il y eut aussi
un beau Motet pendant la Messe , de la
composition du sieur du Bousset , après
laquelle le R.P.Coulomb , Dominiquain du
Noviciat , prononça , avec beaucoup de
succès , le Panegyrique de S. Louis.
Le 15. Août , Fête de l'Assomption de la
Vierge , il y eur Concert Spirituel au Château
des Tuilleries , où l'on chanta le Lauda Jerusa-
Po lem , Motet de M. de la Lande , après lequel la
Dlle Petitpas chanta seule un Moter du sieur le
Maire , avec beaucoup d'applaudissement. Le
sieur Jeliot , dont la belle voix fait tant de plaisir
, en chanta un autre seul , de la composition
de M. Mouret , qui fut goûté et applaudi d'une
très - nombreuse Assemblée , et après plusieurs
Pieces de Simphonie , executées par les sieurs le
de Clerc et Blavet , le Concert fut terminé par le
Dominus Regnavit , Motet de M. de la Lande.
те
ie
11.
Il y a eu plusieurs Concerts chez la Reine
endant le mois de Juillet dernier , M. de Blamont
, Sur- Intendant de la Musique du Roy ,
a fait chanter les Lundis et Mercredis les Opera
d'Atys , de Roland et d'Iphigenie , dont l'exécu¬
tion a fait beaucoup de plaisir.
Le 3. le I2. et le 18. Août , on concerta le
Balet de l'Europe Galante , dont les principaux
Rôles et ceux des Concerts précedens , ont ét
chantez par les meilleurs Sujets de la Musiqu
du Roy et par ceux de l'Académie Royale´d
Musique.
5
Le I
1380 MERCURE DE FRANCE
·
Le 25. Fête de S. Louis , les Vingt - quatre
Violons de la Chambre du Roy executerent
pendant le dîner de S. M. plusieurs Suites de
Simphonies , de la composition de M. de Bla
mont , Sur- Intendant de la Musique du Roy.
Nouvelles de la Cour , de Paris , &c.
L
E Roy a nommé le Maréchal Duc
de Berwick , pour commander depuis
la Meuse jusqu'au Rhin ; il a pris
congé de Sa Majesté , et il est pirti
17. de ce mois pour se rendre à Metz .
le
S. M. a accordé au Marquis de Conflans
, l'agrément du Régiment d'Auxerrois
, dont le Marquis d'Oisy étoit Colon.
l.
Le Chapitre General des Benedictins
de
1876 MERCURE DE FRANCE
de la Congrégation de S. Maur , assem
blé à Marmoutier , a élû le 2. Juillet le
R. P. Dom Hervé Ménard , pour Géneral
. Il étoit cy - devant Premier Assistant
, puis Vicaire general depuis la mort
du dernier General. Le R. P. Dom Claude
du Pré , Grand - Prieur de l'Abbaye
Royale de S. Germain des Prez , a été
fait premier Assistant , le R. P. Dom
René Lanau , second Assistant , et le.
R. P. Dom Pierre Maloet , a été nommé
Prieur de S. Germain des Prez.
Le 16. Août après midy , le Roy par-.
tit de Compiegne , et S. M. vint coucher
au Château de Chantilly. Elle prit
le divertissement de la Chasse du Sanglier
et du Cerf, le 17. et le 18 ; et le 19.
le Roy en partit et arriva à Versailles
vers les huit heures du soir.
Le 17. le Corps de Ville fit l'Election
des deux nouveaux Echevins , qui sont-
Mrs de Vildé , Conseiller de Ville , et
M. Josset.
Le 23. le Corps de Ville alla à Versailles
, et le Duc de Gesvres , Gouver
neur de Paris , étant à la tête ; il eut
audience du Roy avec les ceremonies
accoûtumées. Il fut présenté à S. M. par
le
A O UST. 1733 1877
le Comte de Maurepas , Secretaire d'Etat
, et conduit par le Grand-Maître et
Maître des Ceremonies . Les deux nouveaux
Echevins préterent le Serment de
fidelité , dont le Comte de Maurepas fit
la lecture ; le Scrutin avant été présenté
par le sieur du Tillet de la Bussiere ,
Conseiller au Parlement , qui parla avec
beaucoup d'éloquence.
Le 24. les Députez des Etats de Languedoc
, eurent audience du Roy , étant
présentez par le Prince de Dombes
Gouverneur de la Province , en survivance
du Duc du Maine , son Pere , et
par le Comte de S. Florentin , Secretaire
d'Etat , et conduits en la maniere accoûtumée
, par le Grand- Maître et le Maître
des Céremonies. La Députation étoit
composée de l'Evêque d'Agde , pour le
Clergé , qui porta la parole ; du Vicomte
de Polignac pour la Noblesse , des sieurs
de Saint Sébastien et Brigaud , Députez
du Tiers Etat , et du sieur de Montferrier
, Syndic general de la Province.
Ces Députez eurent ensuite audience de
la Reine avec les mêmes Ceremonies.
L'Académie Françoise celebra le 252
de ce mois la Fête de S, Louis , dans la
Cha18-
8 MERCURE DE FRANCE
Chapelle du Louvre. Pendant la Messe
on chanta un très -beau Motet en Musique
, de la composition du sieur Dornel
. Le R. P. Tournemine , de la Compa
gnie de Jesus , prononça le Panégyrique
du Saint , avec autant d'onction que dé-
Loquence. Son Discours fut fort applau
di . L'après midi l'Académie adjugea e
Prix d Eloquence rés rvé de l'année derniere
à une Piece qui fut luë par M.l'Abbé
Sallier ; l'Auteur qu'on dit être Provençal
, ne s'est point encore fait connoître
. Elle donna ensuite le Prix de
Poësie à M. Isnard , de l'Oratoire ,
aussi Provençal , Professeur d'Eloquence
au College de Soissons , présent à l'Assemblée.
Sa Piece est une Ode , dont la
lecture par M. Danchet , fit beaucoup de
plaisir . Les Prix dont on vient de parler
sont une Médaille d'or , la derniere qui
a été frappée pour le Roy et dont nou
avons donné la gravûr dans le Mercure
du mo's de Février dernier , p . 34 La
Séance finit par le Tribut de l'Académie
de Soissons . qui fut une Ode lû : par
M. l'Abbé Gédouin , imitée de celle d'Horace
, sur les innocens plaisirs de la Campagne.
Le même jour l'Académie des Inscriptions
et Belles- Lettres , et celle des Sciences
C
1879
AOUST. 1733.
Jes
Мо
Dot
lat
des
Ab
de
ees , celebrerent la même Fête dans l'Eglise
des P P. de l'Oratoire . Il y eut aussi
un beau Motet pendant la Messe , de la
composition du sieur du Bousset , après
laquelle le R.P.Coulomb , Dominiquain du
Noviciat , prononça , avec beaucoup de
succès , le Panegyrique de S. Louis.
Le 15. Août , Fête de l'Assomption de la
Vierge , il y eur Concert Spirituel au Château
des Tuilleries , où l'on chanta le Lauda Jerusa-
Po lem , Motet de M. de la Lande , après lequel la
Dlle Petitpas chanta seule un Moter du sieur le
Maire , avec beaucoup d'applaudissement. Le
sieur Jeliot , dont la belle voix fait tant de plaisir
, en chanta un autre seul , de la composition
de M. Mouret , qui fut goûté et applaudi d'une
très - nombreuse Assemblée , et après plusieurs
Pieces de Simphonie , executées par les sieurs le
de Clerc et Blavet , le Concert fut terminé par le
Dominus Regnavit , Motet de M. de la Lande.
те
ie
11.
Il y a eu plusieurs Concerts chez la Reine
endant le mois de Juillet dernier , M. de Blamont
, Sur- Intendant de la Musique du Roy ,
a fait chanter les Lundis et Mercredis les Opera
d'Atys , de Roland et d'Iphigenie , dont l'exécu¬
tion a fait beaucoup de plaisir.
Le 3. le I2. et le 18. Août , on concerta le
Balet de l'Europe Galante , dont les principaux
Rôles et ceux des Concerts précedens , ont ét
chantez par les meilleurs Sujets de la Musiqu
du Roy et par ceux de l'Académie Royale´d
Musique.
5
Le I
1380 MERCURE DE FRANCE
·
Le 25. Fête de S. Louis , les Vingt - quatre
Violons de la Chambre du Roy executerent
pendant le dîner de S. M. plusieurs Suites de
Simphonies , de la composition de M. de Bla
mont , Sur- Intendant de la Musique du Roy.
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Résumé : « Le Roy a nommé le Maréchal Duc de Berwick, pour commander depuis [...] »
En août 1733, plusieurs événements marquants ont eu lieu à la cour de France. Le roi a nommé le Maréchal Duc de Berwick pour commander les troupes depuis la Meuse jusqu'au Rhin, et ce dernier a quitté Paris pour Metz le 17 août. Le Marquis de Conflans a reçu l'agrément du Régiment d'Auxerrois, précédemment dirigé par le Marquis d'Oisy. Le Chapitre Général des Bénédictins de la Congrégation de Saint-Maur, réuni à Marmoutier, a élu le R. P. Dom Hervé Ménard comme Général le 2 juillet, et d'autres nominations ont été effectuées au sein de la congrégation. Le roi a quitté Compiègne pour Chantilly le 16 août, où il a chassé le sanglier et le cerf les 17 et 18 août, avant de retourner à Versailles le 19 août. Le 17 août, deux nouveaux échevins, Messieurs de Vildé et Josset, ont été élus. Le 23 août, le Corps de Ville s'est rendu à Versailles pour prêter serment de fidélité en présence du roi. Le 24 août, les députés des États de Languedoc ont été reçus par le roi et la reine, présentés par le Prince de Dombes et le Comte de Saint-Florentin. L'Académie Française a célébré la fête de Saint-Louis le 25 août dans la Chapelle du Louvre. Un motet composé par le sieur Dornel a été chanté, et le R. P. Tournemine a prononcé un panégyrique du saint. Les prix d'éloquence et de poésie ont été attribués à l'Abbé Sallier et à M. Isnard, respectivement. L'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, ainsi que celle des Sciences, ont également célébré la fête dans l'église des Pères de l'Oratoire. Le 15 août, à la fête de l'Assomption de la Vierge, un concert spirituel a eu lieu au Château des Tuileries. Plusieurs concerts ont été organisés chez la reine en juillet, et des ballets et opéras ont été joués en août. Le 25 août, les Vingt-quatre Violons de la Chambre du roi ont exécuté des suites de symphonies pendant le dîner du roi.
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3
p. 903-910
DISSERTATION dans laquelle on expose les differences et les raisons des differences des trois Systêmes Chronologiques de Caton, de Verrius-Flaccus, ou des Fastes ou Marbres Capitolins, et de Varron, tant par rapport aux années de la Fondation de Rome, que par rapport à celles d'avant J. C. et où l'on démontre la verité du Systême de Caton.
Début :
PREMIERE PARTIE. Exposition des trois Systêmes. La véritable cause des [...]
Mots clefs :
Caton, Verrius Flaccus, Varron, Systèmes chronologiques, Années, Fastes, Rome, Fondation de Rome, Compte, Systèmes, Consulat
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texteReconnaissance textuelle : DISSERTATION dans laquelle on expose les differences et les raisons des differences des trois Systêmes Chronologiques de Caton, de Verrius-Flaccus, ou des Fastes ou Marbres Capitolins, et de Varron, tant par rapport aux années de la Fondation de Rome, que par rapport à celles d'avant J. C. et où l'on démontre la verité du Systême de Caton.
DISSERTATION dans laquelle
on expose les differences et les raisons des
differences des trois Systêmes Chronolo➡
giques de Calon , de Verrius-Flaccus , on
des Fastes on Marbres Capitolins , et de
Varron , tant par rapport aux années de
la Fondation de Rome , que par rapport
à celles d'avant J. G. et où l'on démontre
La verité du Systême de Caton,
L
PREMIERE PARTIE .
Exposition des trois Systêmes.
A véritable cause des differences qui
se trouvent entre Caton , Verrius
et Varron , tant par rapport aux années
de la Fondation de Rome , que par rap
port à celles de la Période Julienne
des
904 MERCURE DE FRANCE
des Olympiades , ou d'avant J. C. vient
1º. de ce que les Fastes ne donnent aux
sept Rois de Rome que 243. ans de durée
jusqu'au premier Consulat , qu'ils
mettent l'an de Rome 244. au lieu que
Caton et Varron , faisant durer ces Rois
244. ans pleins , placent par conséquent
le Consulat de Brutus et de Collatinus
l'an 245-
2º. Varron et les Fastes confondent
la troisième année du Decemvirat 305.
de Rome avec le Consulat de Valerius
et d'Horatius , que Caton distingue et
sépare de cette troisiéme année , et qu'il
met l'année suivante 306. R.
3°. Le même Varron et lesdits Fastes
inserent use premiere dictature de Papirius-
Cursor entre le Consulat de Camillus
et de Brutus Scéva 430. R. et celui
de Sulpicius Longus , et d'Æmilius-
Céretanus; une seconde dictature du même
Papirius , entre les Consulats de Mareius-
Rutilus et de Fabius - Rullianus. 2 ° .
444. R. et de Fabius Rullianus , 3 ° . et
Decius-Mus 445. enfin encore une dictature
de Valerius , entre les Consuls Livius-
Denter ou Dento et Æmilius -Paulus
451. et les Consuls Valerius- Corvus
ou Corvinus et Apuleius - Pansa 452.
De-là plusieurs contrarietez entre Var
ron
MA Y. 1734 . 909
ton , les Fastes et Caton , par rapport à
la supputation des années , quand on les
compte , soit depuis la Fondation de Rome
, soit dans la Période Julienne ou
avant J. C.
Et d'abord jusqu'à 243. de Rome inclusivement
, les trois Systêmes s'accordent ,
ou plutôt ne sont qu'un seul et même
Systême pour les années depuis la Fondation
de Rome ; mais les Fastes ont un
an et Varon deux ans plus que Caton
pour les années avant J. C. de sorte , par
exemple , que la premiere année de cette
Fondation étant , selon Caton , la 751.
elle est , selon les Fastes , la 752. et selon
Varron , le 753. La 243. étant la 509.
selon le même Caton , elle est la 510. ou
511. selon les deux autres Auteurs .
Mais en second lieu , la 2 44. derniere
de ces Rois ou de Tarquin le Superbe ,
selon Caton et Varron , est supprimée
par les Fastes ; ce qui est cause que jusqu'à
la 305. derniere année des Decemvirs
les Fastes comptent une année
de la Ville de Rome moins que Caton et
Varron , et des années avant J. C. deux
plus que Caton et tout autant que Varron
. Ainsi la 245. qui est celle de l'établissement
du Consulat , étant la 507.
avant J. C. selon Caton , est aussi la 245 .
D selon
306 MERCURE DE FRANCE
selon Varron ; la 244. seulement selon les
Fastes , mais elle est la 509. avant J. C.
tant selon les Fastes que selon Varron. La
même diversité entre les trois calculs subsiste
jusqu'à l'an 305. de Rome , ou la
suppression du Consulat de Valerius et
d'Horatius ( que les Fastes et Varron mettent
dans la même année 305. avec la
3. année du Decemvirat ) fait naître une
nouvelle difference .
Troisiémement donc , Varron à cette
année 305. perd uncannée de la Ville de
Rome , et les Fastes en perdent une seconde
année , mais ils gagnent chacun
une année avant J. C. je veux dire que
Varron compte un an moins que Caton
de la Fondation de Rome et trois ans
avant J. C. plus que lui , les Fastes
comptent des années depuis la Fondation,
deux moins que Caton et une moins
que Varrons et des années avant J. C.
trois toutes entieres comme Varron .
de plus que Caton . Par consequent voici
comme on doit arranger et calculer les
125. années suivantes jusqu'à la 430 .
,
Caton. Varron. Fastes.
R. A.C. R. A.C. R. A.C.
306. 446.
3.07. 445.
305. 449.
306. 448 .
304. 449.
305. 448;
Les
MAY. 1734 907
7
}
Les trois dictatures de 430. 444.´
451. supprimées par Caton , ou identifiées
avec les Consulats précedens , font
d'un côté croître les années de Rome >
et de l'autre diminuer les années avant
J. C. de trois années entieres dans la
Chronologie de Varron , et dans celle des
Fastes , ensorte qu'après cette augmentation
et cette diminution , tous les trois
Systêmes ont les mêmes années avant J.C.
et ne different que d'une ou deux années
pour celles de la Fondation de Rome depuis
cette année 451. au lieu qu'avan
l'année 244. ils étoient les mêmes quant
aux années de Rome et differoient sculemena
d'un ou deux ans , quant à celles
d'avant J. C.
En un mot , pour reprendre en abregé
tout ce que nous venons de dire , les trois
calculs de Varron , des Fastes et de Caton ,
sont, pour ainsi parler, accordants, quant
aux années de Rome , et discordants d'un
ou deux ans quant aux années d'avant
J. C. et cela depuis la premiere année de
Rome jusqu'à la 243. inclusivement ; ils
sont au contraire discordants d'un ou
deux ans , quant aux années de Rome
et accordants quant aux années d'avant
J. C. et cela depuis la 451. de Rome , selon
Caton , 452. années selon les Fastes ,
Dij es
908 MERCURE DE FRANCE
er 453. selon Varron , 301. avant J. C.
selon tous les trois , jusqu'à Auguste et
jusqu'à la fin des Consulats.
Depuis l'année 244. jusqu'à la 305.
inclusivement , Caton continuë à s'accorder
avec Varron pour le calcul des années
de Rome , et à differer de lui de
deux ans pour les années d'avant J. C.
mais il commence à compter un an de
plus que les Fastes , quant aux premieres ,
et deux ans de moins , quant aux dernic.
res. Les Fastes s'accordent aussi avec Varron
, quant à celles - cy , et ont un an de
inoins lui que quant à celle- là.
Depuis l'an 306. jusqu'à la 430. inclusivement
, Caton compte un an de plus
que Varron et deux plus que les Fastes
pour les années de Rome , mais il compte
trois ans moins que l'un et l'autre par
années d'avant J. C.
les
Depuis l'an 430. inclusivement jusqu'à
l'an 444. aussi inclusivement , Caton
compte autant d'années que Varron , et
une seulement plus que les Fastes pour
les années de Rome , et deux de moins
que l'un et l'autre pour les années d'a
vant J. C.
Depuis l'an 444. jusqu'à l'an 451. il
compte une année de moins que Varron
et autant que les Fastes , par rapport aux
années
MAY. 1734 909
années de Rome , et il compte aussi une
année de moins qu'eux deux par rapport.
aux années d'avant J. C.
Enfin depuis l'an 45 I. on voit regner
la même difference pour toute la suite ,
c'est- à- dire que , selon les trois Systêmes,
on compte toujours les mêmes années
avant J. C. et que Caton compte toujours
d'une maniere uniforme un an de Rome
moins que les Fastes et deux moins que
Varron.
Je n'ai si fort insisté sur cette explication
longue et détaillée des trois Systêmes
Chronologiques des années de la
Fondation deRome , que parce que les plus
Cavans, commeLenglet etDodwel même,
(qui nous a donné si au long et année par
année , une Table de Chronologie Romaine
dans le Denis d'Halicarnasse de Londres)
se sont trompez très -lourdement en
appliquant aux 45o. premieres années de
Rome la même difference qui se trouve
entre les 300. dernieres. Dans une matiere
aussi épineuse et aussi nécessaire pour
ceux qui se mêlent de Chronologie et
d'Histoire Komaine , j'ai pensé que la
longueur et la répétition étoient une vertu
plutôt qu'un deffaut , quand elles servoient
, comme ici , à éviter l'obscurité ,
la confusion et l'erreur .
Diij Afin
910 MERCURE DE FRANCE
Afin donc qu'on n'y retombe plus , je
ne ferai point difficulté de mettre sous les
yeux du dans la Table suivante , ce
que dans les Refléxions précedentes j'ai
exposé aux yeux de l'esprit.
corps
TABLE des Années de Rome ( R ) es
d'avant Jesus- Christ ( J. C. ) selon les
trois differentes supputations , de Caton ;
des Fastes et de Varron.
Caton .
R. J.C.
Fastes .
R. J. C.
Varron .
R. J.C.
I.
751 .
I.
752.
I. 753.
101. 651 .
ΙΟΙ IOI. 652. 101. 653.
201.
SSI .
201. 552. 201. 553.
243. 509. 243. Sio. 243. SII.
244. 508. 243 * SIO. 244. SIO.
305. 447. 304. 449. 305. 449.
306. 446.
406. 346.
304 449. 305 * 449:
404. 349. 405. 349.
430. 322. 428. 325. 429. 325.
430 * 322 . 429. 324. 430. 324.
444. 308. 443 . 310. 444 310.
444 * 308.
444. 309 . 445. 309.
451. 301. 45 !. 302. 452. 302.
451
*
301. 452 . 301. 453. 301.
551.
201 .
552.
201 . $53. 201 .
651 . ICI . 652. ΙΟΙ . 653. 101.
751 . I.
752.
I. 753. I.
752. 1.
753. I. 754.
La suite pout le prochain Mercure.
on expose les differences et les raisons des
differences des trois Systêmes Chronolo➡
giques de Calon , de Verrius-Flaccus , on
des Fastes on Marbres Capitolins , et de
Varron , tant par rapport aux années de
la Fondation de Rome , que par rapport
à celles d'avant J. G. et où l'on démontre
La verité du Systême de Caton,
L
PREMIERE PARTIE .
Exposition des trois Systêmes.
A véritable cause des differences qui
se trouvent entre Caton , Verrius
et Varron , tant par rapport aux années
de la Fondation de Rome , que par rap
port à celles de la Période Julienne
des
904 MERCURE DE FRANCE
des Olympiades , ou d'avant J. C. vient
1º. de ce que les Fastes ne donnent aux
sept Rois de Rome que 243. ans de durée
jusqu'au premier Consulat , qu'ils
mettent l'an de Rome 244. au lieu que
Caton et Varron , faisant durer ces Rois
244. ans pleins , placent par conséquent
le Consulat de Brutus et de Collatinus
l'an 245-
2º. Varron et les Fastes confondent
la troisième année du Decemvirat 305.
de Rome avec le Consulat de Valerius
et d'Horatius , que Caton distingue et
sépare de cette troisiéme année , et qu'il
met l'année suivante 306. R.
3°. Le même Varron et lesdits Fastes
inserent use premiere dictature de Papirius-
Cursor entre le Consulat de Camillus
et de Brutus Scéva 430. R. et celui
de Sulpicius Longus , et d'Æmilius-
Céretanus; une seconde dictature du même
Papirius , entre les Consulats de Mareius-
Rutilus et de Fabius - Rullianus. 2 ° .
444. R. et de Fabius Rullianus , 3 ° . et
Decius-Mus 445. enfin encore une dictature
de Valerius , entre les Consuls Livius-
Denter ou Dento et Æmilius -Paulus
451. et les Consuls Valerius- Corvus
ou Corvinus et Apuleius - Pansa 452.
De-là plusieurs contrarietez entre Var
ron
MA Y. 1734 . 909
ton , les Fastes et Caton , par rapport à
la supputation des années , quand on les
compte , soit depuis la Fondation de Rome
, soit dans la Période Julienne ou
avant J. C.
Et d'abord jusqu'à 243. de Rome inclusivement
, les trois Systêmes s'accordent ,
ou plutôt ne sont qu'un seul et même
Systême pour les années depuis la Fondation
de Rome ; mais les Fastes ont un
an et Varon deux ans plus que Caton
pour les années avant J. C. de sorte , par
exemple , que la premiere année de cette
Fondation étant , selon Caton , la 751.
elle est , selon les Fastes , la 752. et selon
Varron , le 753. La 243. étant la 509.
selon le même Caton , elle est la 510. ou
511. selon les deux autres Auteurs .
Mais en second lieu , la 2 44. derniere
de ces Rois ou de Tarquin le Superbe ,
selon Caton et Varron , est supprimée
par les Fastes ; ce qui est cause que jusqu'à
la 305. derniere année des Decemvirs
les Fastes comptent une année
de la Ville de Rome moins que Caton et
Varron , et des années avant J. C. deux
plus que Caton et tout autant que Varron
. Ainsi la 245. qui est celle de l'établissement
du Consulat , étant la 507.
avant J. C. selon Caton , est aussi la 245 .
D selon
306 MERCURE DE FRANCE
selon Varron ; la 244. seulement selon les
Fastes , mais elle est la 509. avant J. C.
tant selon les Fastes que selon Varron. La
même diversité entre les trois calculs subsiste
jusqu'à l'an 305. de Rome , ou la
suppression du Consulat de Valerius et
d'Horatius ( que les Fastes et Varron mettent
dans la même année 305. avec la
3. année du Decemvirat ) fait naître une
nouvelle difference .
Troisiémement donc , Varron à cette
année 305. perd uncannée de la Ville de
Rome , et les Fastes en perdent une seconde
année , mais ils gagnent chacun
une année avant J. C. je veux dire que
Varron compte un an moins que Caton
de la Fondation de Rome et trois ans
avant J. C. plus que lui , les Fastes
comptent des années depuis la Fondation,
deux moins que Caton et une moins
que Varrons et des années avant J. C.
trois toutes entieres comme Varron .
de plus que Caton . Par consequent voici
comme on doit arranger et calculer les
125. années suivantes jusqu'à la 430 .
,
Caton. Varron. Fastes.
R. A.C. R. A.C. R. A.C.
306. 446.
3.07. 445.
305. 449.
306. 448 .
304. 449.
305. 448;
Les
MAY. 1734 907
7
}
Les trois dictatures de 430. 444.´
451. supprimées par Caton , ou identifiées
avec les Consulats précedens , font
d'un côté croître les années de Rome >
et de l'autre diminuer les années avant
J. C. de trois années entieres dans la
Chronologie de Varron , et dans celle des
Fastes , ensorte qu'après cette augmentation
et cette diminution , tous les trois
Systêmes ont les mêmes années avant J.C.
et ne different que d'une ou deux années
pour celles de la Fondation de Rome depuis
cette année 451. au lieu qu'avan
l'année 244. ils étoient les mêmes quant
aux années de Rome et differoient sculemena
d'un ou deux ans , quant à celles
d'avant J. C.
En un mot , pour reprendre en abregé
tout ce que nous venons de dire , les trois
calculs de Varron , des Fastes et de Caton ,
sont, pour ainsi parler, accordants, quant
aux années de Rome , et discordants d'un
ou deux ans quant aux années d'avant
J. C. et cela depuis la premiere année de
Rome jusqu'à la 243. inclusivement ; ils
sont au contraire discordants d'un ou
deux ans , quant aux années de Rome
et accordants quant aux années d'avant
J. C. et cela depuis la 451. de Rome , selon
Caton , 452. années selon les Fastes ,
Dij es
908 MERCURE DE FRANCE
er 453. selon Varron , 301. avant J. C.
selon tous les trois , jusqu'à Auguste et
jusqu'à la fin des Consulats.
Depuis l'année 244. jusqu'à la 305.
inclusivement , Caton continuë à s'accorder
avec Varron pour le calcul des années
de Rome , et à differer de lui de
deux ans pour les années d'avant J. C.
mais il commence à compter un an de
plus que les Fastes , quant aux premieres ,
et deux ans de moins , quant aux dernic.
res. Les Fastes s'accordent aussi avec Varron
, quant à celles - cy , et ont un an de
inoins lui que quant à celle- là.
Depuis l'an 306. jusqu'à la 430. inclusivement
, Caton compte un an de plus
que Varron et deux plus que les Fastes
pour les années de Rome , mais il compte
trois ans moins que l'un et l'autre par
années d'avant J. C.
les
Depuis l'an 430. inclusivement jusqu'à
l'an 444. aussi inclusivement , Caton
compte autant d'années que Varron , et
une seulement plus que les Fastes pour
les années de Rome , et deux de moins
que l'un et l'autre pour les années d'a
vant J. C.
Depuis l'an 444. jusqu'à l'an 451. il
compte une année de moins que Varron
et autant que les Fastes , par rapport aux
années
MAY. 1734 909
années de Rome , et il compte aussi une
année de moins qu'eux deux par rapport.
aux années d'avant J. C.
Enfin depuis l'an 45 I. on voit regner
la même difference pour toute la suite ,
c'est- à- dire que , selon les trois Systêmes,
on compte toujours les mêmes années
avant J. C. et que Caton compte toujours
d'une maniere uniforme un an de Rome
moins que les Fastes et deux moins que
Varron.
Je n'ai si fort insisté sur cette explication
longue et détaillée des trois Systêmes
Chronologiques des années de la
Fondation deRome , que parce que les plus
Cavans, commeLenglet etDodwel même,
(qui nous a donné si au long et année par
année , une Table de Chronologie Romaine
dans le Denis d'Halicarnasse de Londres)
se sont trompez très -lourdement en
appliquant aux 45o. premieres années de
Rome la même difference qui se trouve
entre les 300. dernieres. Dans une matiere
aussi épineuse et aussi nécessaire pour
ceux qui se mêlent de Chronologie et
d'Histoire Komaine , j'ai pensé que la
longueur et la répétition étoient une vertu
plutôt qu'un deffaut , quand elles servoient
, comme ici , à éviter l'obscurité ,
la confusion et l'erreur .
Diij Afin
910 MERCURE DE FRANCE
Afin donc qu'on n'y retombe plus , je
ne ferai point difficulté de mettre sous les
yeux du dans la Table suivante , ce
que dans les Refléxions précedentes j'ai
exposé aux yeux de l'esprit.
corps
TABLE des Années de Rome ( R ) es
d'avant Jesus- Christ ( J. C. ) selon les
trois differentes supputations , de Caton ;
des Fastes et de Varron.
Caton .
R. J.C.
Fastes .
R. J. C.
Varron .
R. J.C.
I.
751 .
I.
752.
I. 753.
101. 651 .
ΙΟΙ IOI. 652. 101. 653.
201.
SSI .
201. 552. 201. 553.
243. 509. 243. Sio. 243. SII.
244. 508. 243 * SIO. 244. SIO.
305. 447. 304. 449. 305. 449.
306. 446.
406. 346.
304 449. 305 * 449:
404. 349. 405. 349.
430. 322. 428. 325. 429. 325.
430 * 322 . 429. 324. 430. 324.
444. 308. 443 . 310. 444 310.
444 * 308.
444. 309 . 445. 309.
451. 301. 45 !. 302. 452. 302.
451
*
301. 452 . 301. 453. 301.
551.
201 .
552.
201 . $53. 201 .
651 . ICI . 652. ΙΟΙ . 653. 101.
751 . I.
752.
I. 753. I.
752. 1.
753. I. 754.
La suite pout le prochain Mercure.
Fermer
Résumé : DISSERTATION dans laquelle on expose les differences et les raisons des differences des trois Systêmes Chronologiques de Caton, de Verrius-Flaccus, ou des Fastes ou Marbres Capitolins, et de Varron, tant par rapport aux années de la Fondation de Rome, que par rapport à celles d'avant J. C. et où l'on démontre la verité du Systême de Caton.
La dissertation compare les systèmes chronologiques de Caton, Verrius-Flaccus (les Fastes des Marbres Capitolins) et Varron, en se concentrant sur les différences concernant les années de la Fondation de Rome et celles avant J.-C. Les divergences principales sont les suivantes : Les Fastes attribuent 243 ans aux sept rois de Rome jusqu'au premier consulat, tandis que Caton et Varron leur attribuent 244 ans, plaçant ainsi le consulat de Brutus et Collatinus à l'année 245 de Rome. Varron et les Fastes confondent la troisième année du décemvirat avec le consulat de Valerius et Horatius, alors que Caton les distingue. Varron et les Fastes insèrent des dictatures supplémentaires entre certains consulats, ce qui crée des contradictions avec Caton. Jusqu'à l'année 243 de Rome, les trois systèmes s'accordent sur les années depuis la Fondation de Rome mais diffèrent d'un ou deux ans pour les années avant J.-C. Par exemple, la première année de la Fondation est 751 selon Caton, 752 selon les Fastes, et 753 selon Varron. Après l'année 244, les Fastes suppriment une année, ce qui modifie les calculs pour les années suivantes. Varron et les Fastes insèrent des dictatures supplémentaires, ce qui augmente les années de Rome et diminue les années avant J.-C. Après l'année 451, les trois systèmes s'accordent sur les années avant J.-C. mais diffèrent d'une ou deux années pour celles de la Fondation de Rome.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
3
DISSERTATION dans laquelle on expose les differences et les raisons des differences des trois Systêmes Chronologiques de Caton, de Verrius-Flaccus, ou des Fastes ou Marbres Capitolins, et de Varron, tant par rapport aux années de la Fondation de Rome, que par rapport à celles d'avant J. C. et où l'on démontre la verité du Systême de Caton.
4
p. 296-302
Anecdotes du Règne de Louis XVI, [titre d'après la table]
Début :
Anecdotes du Règne de Louis XVI, recueillies & publiées par M. Nougaret, année [...]
Mots clefs :
Louis XVI, Anecdotes, Devoir, Humanité, Compte, Enfants, Prisonniers, Crime, Curé
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Anecdotes du Règne de Louis XVI, [titre d'après la table]
Anecdotes du Règne de Louis XVI,recueillies
& publiées par M. Nougaret ,, année
1777. A Paris , chez Baftien , Libraire
rue du petit Lion , fauxbourg S. Germain
les années 1774 , 1775 & 1776 .
fe trouvent chez le même Libraire,
Des actes de bienfaifance , des Edits pam. ра
ternels. , des réformes en tout genre d'adminiſtration
, des établiſſemens utiles , des
paroles pleines d'une bonté royale : voilà ce
qu'on trouve à tout moment dans ce Recueil
d'Anecdotes , où les bonnes actions:
des particuliers femblent avoir été dictées
par l'exemple du Souverain. Nous croyons
qu'il eft de notre devoir de rapporter ici
avant tout, ce préambule d'un Edit für la
réparation , l'entretien & Faggrandiffement
des prifons..
DE FRANCE. 297
ן כ
L'humanité fur le Trône eft un fpectacle
qu'il faut montret aux âmes dures , trop
communes encore dans ce fiècle ; & il faut
que les Citoyens connoiffent toutes leurs ef
pérances: Nous n'avons pu apprendre, fans
une peine infinie , que , faute de terreins
» ou bâtimens convenables , les prifonniers
» détenus pour dettes, & qui ne font fouvent
coupables que d'imprévoyance , étoient
» mêlés avec des hommes avilis par le crime
des
» & par la débauche ; & que bientôt , cor-
* rompus dans cette funefte fociété , ils ne
rentroient dans le monde que pour y
pandre les vices qu'ils y avoient contrac
tés. Nous n'avons pas été moins affectés
» du compte qui nous a été rendu de ces
""
23
30
rélieux
fouterrains où d'autres prifonniers
» font renfermés : nous avons fu que les
ténèbres , la contagion , le manque d'air
& d'espace en avoient fait des féjours
» d'horreur & de défefpoir ; & , fi l'huma
» nité peut preferire d'épargner , même aux
» eriminels , ces fupplices ignorés & perdus
» pour l'exemple , c'eft un devoir cher à
» notre coeur que d'en préferver ceux de
nos Sujets dont le crime eft encore incer
» tain , & qui fe trouveroient ainfi punis
» avant d'être jugés ;. & , fi la fomme que
nous avons établie , à la charge de noss
» Domaines , jointe aux efforts des Villes
» de notre Royaume , ne fuffifoitpas au but
Mw
293 MERCURE
» que nous nous propofons , nous l'aug-
» menterons lorfque les autres befoins pref-
» fans de notre Etat le permettront ; & rien
» ne pourra nous intéreffer davantage à l'or-
» dre & à l'économie de nos Finances, que la
» fatisfaction que nous éprouverons , à en
» deftiner fucceffivement les fruits à adou-
» cir le fort de la partie de nos Sujets la plus
» malheureufe ».
Les ames délicates , qui fentent les ménagemens
qu'ondoit à l'infortune, & qui favent
combien un bienfait acquiert de prix par la
grace que l'on y met, liront avec bien du plai-
Gir l'Anecdote fuivante : » Mgr.l'Archevêque
» d'Auch ayant appris que deux jeunes per-
» fonnes , d'une famille diftinguée , vivoient
» avec beaucoup de peine du travail de leurs
mains , & qu'elles n'avoient d'autres biens
que quelques mauvais meubles , & un
vieux tableau de peu de valeur , ce géné-
» reux Prélat fe tranfporta auffi - tôt chez
ces infortunées , & voulant les fecourir.
» fans bleffer leur délicateffe , il leur dit en
❤ fouriant , & de l'air le plus affable : vous
→ avez dans votre chambre , Mefdemoiſel-
» les , un tableau dont j'ai beaucoup entendu
parler : je le vois ; il eft d'un grand
» Maître , il me plaît fingulièrement : fi ce
» n'étoit pas vous demander une trop grande
» grace , je vous prierois de me le céder
» pour une rente-viagère de cent louis , que
DE FRANCE. 299
» je m'oblige à vous faire dès ce moment :
» voici la première année d'avance » .
و د
"
ود
pa-
C
On doit favoir gré à l'Auteur de nous
avoir confervé un monument très-précieux
d'une éloquence vraiment paftorale &
triotique. Une Paroiffe du Quercy étoit
expofée aux plus vives alarmes , par les
» murmures & les cris qu'avoit excités la
» défenſe d'enterrer dans les Eglifes & dans
les Cimetières qui ne font pas hors des Vil-
» les . Le Curé , refpectable par fon âge &
» par fes vertus , monta en chaire : mes en-
» fans , dit-il aux féditieux , j'entends votre
piété qui murmure , & qui dit : pourquoi
» veut- on nous priver de la confolation d'être
enfevelis avec nos pères ? Pourquoi nous
» défend on de mêler nos cendres aux
» leurs ? Afin qu'après votre mort vous ne
faffiez pas de mal à vos enfans , à qui
» vous voudriez faire tant de bien pendant
» votre vie ; afin d'abolir un abus perni-
» cieux , afin de détruire un ufage contraire.
» à l'humanité. Eh quoi ! voudriez- vous
» donc acheter une vaine fatisfaction au
» prix de la vie ou de la fanté de vos def-
» cendans ? Jufte Ciel , je vois d'ici frémir
» & fe reculer d'horreur les corps de vos
» ancêtres , lorfqu'on vous portera dans leurs
fépulcres ; je les entends s'écrier : ils ne
» font pas nos enfans , nous n'étions pas
auili barbares. --- Non , mes frères , yous
و د
N vj
300 MERCURE
ne mêlerez pas vos cendres à celles de
»vos pères ; mais vous les mêlerez à celles
» de vos enfans , de vos amis , de vos parens
qui vivent encore ; vous les mêlerez
» aux miennes : oui , je veux que mon corps ,
»foit déposé au milieu de vous dans le
nouveau Cimetière. Ceux qui naîtront
après nous , y viendront prier fur nos:
» tombes, comme fur celles de leurs bienfaiteurs
, & nos offemens treflailleront de
» joie ... Qui de vous refufera de me fuivre
» & de m'imiter ? Qui voudra abandonner.
"
fon Chef & fon Curé? Ah ! s'il en étoit
» ainfi , je vous le déclare , au jour de la
» réfurrection je me leverai feul de ce Cis
metière défert , i'irai me préſenter au .
Souverain Juge , je lui rendrai compte
» troupeau qu'il m'a confié ; & moi , votre
» père , votre frère , votre ami par la charité ,
» moi , Miniftre de paix & de miféricorde ,
» du
moi- même je deviendrai votre premier
» accufateur au Tribunal de Jéfus - Chrift ;
j'appellerai les vengeances céleftes fur ces
infidèles , qui , fans avoir voulu m'écou ,
"3
fe feront rendus coupables envers le-
2 Roi , la Loi , la Religion & l'humanité.
» On fondit en larmes ; & il n'eft pas:
befoin de dire que ce difcours , plein de
»force & d'onction , perfuada tous les
efprits ».
Il eft jufte de terminer cet articles dess
DE FRANCE. 30F
Anecdotes du Règne de Louis XVI , par um
trait qui prouve l'amour que nous confer
vons à la mémoire d'Henri IV . » Tout le
» monde fait que Henri IV eft né en
» Béarn on conferve précieufement fon
berceau dans la Capitale de cette Provin-
"
"
ce, & c'est au Château qu'on le garde
» avec le plus grand foin. Le Commandant:
» crut devoir permettre qu'il fervit d'orne-
» ment à une Fête où l'on célèbroit la bienfaifance
d'un des defcendans de ce bon
" Prince ; il le laiffa tranfporter dans la
» Ville , après que plufieurs Citoyens notables
eurent confenti à refter en otages .
jufqu'à ce qu'il fût rendu. On le porta.
» en triomphe dans les rues , orné de guir
» landes , au bruit du canon , des inftru-
» mens militaires , & d'une fymphonie mélodieufe.
Un filence refpectueux régnoit
parmi les fpectateurs , comme à une Pro-
» ceffion Refigieufe ; il n'y eut pas de Citoyen
qui n'ôtât fon chapeau , & beau-
» coup fe mirent à genoux. On vint le dé- .
pofer fous un dais de laurier en forme.
» d'arc-de triomphe , au- deffus d'un portique
élevé à l'entrée de la Ville , par où
devoient paffer les Commiffaires du Roi :
là on les harangua , & ils mirent pied à
tetre pour confidérer de plus près ce pré-
33
»-cieux monument » ..
Nous nous contenterons d'ajouter ici³ž
302 MERCURE
non comme une Anecdote , mais comme
un fait très-important & très - remarquable ,
que la France ne compte que trois Rois qui
ayent eu une marine formidable aux Anglois
, Charles V, Louis XIV & Louis
XVI.
& publiées par M. Nougaret ,, année
1777. A Paris , chez Baftien , Libraire
rue du petit Lion , fauxbourg S. Germain
les années 1774 , 1775 & 1776 .
fe trouvent chez le même Libraire,
Des actes de bienfaifance , des Edits pam. ра
ternels. , des réformes en tout genre d'adminiſtration
, des établiſſemens utiles , des
paroles pleines d'une bonté royale : voilà ce
qu'on trouve à tout moment dans ce Recueil
d'Anecdotes , où les bonnes actions:
des particuliers femblent avoir été dictées
par l'exemple du Souverain. Nous croyons
qu'il eft de notre devoir de rapporter ici
avant tout, ce préambule d'un Edit für la
réparation , l'entretien & Faggrandiffement
des prifons..
DE FRANCE. 297
ן כ
L'humanité fur le Trône eft un fpectacle
qu'il faut montret aux âmes dures , trop
communes encore dans ce fiècle ; & il faut
que les Citoyens connoiffent toutes leurs ef
pérances: Nous n'avons pu apprendre, fans
une peine infinie , que , faute de terreins
» ou bâtimens convenables , les prifonniers
» détenus pour dettes, & qui ne font fouvent
coupables que d'imprévoyance , étoient
» mêlés avec des hommes avilis par le crime
des
» & par la débauche ; & que bientôt , cor-
* rompus dans cette funefte fociété , ils ne
rentroient dans le monde que pour y
pandre les vices qu'ils y avoient contrac
tés. Nous n'avons pas été moins affectés
» du compte qui nous a été rendu de ces
""
23
30
rélieux
fouterrains où d'autres prifonniers
» font renfermés : nous avons fu que les
ténèbres , la contagion , le manque d'air
& d'espace en avoient fait des féjours
» d'horreur & de défefpoir ; & , fi l'huma
» nité peut preferire d'épargner , même aux
» eriminels , ces fupplices ignorés & perdus
» pour l'exemple , c'eft un devoir cher à
» notre coeur que d'en préferver ceux de
nos Sujets dont le crime eft encore incer
» tain , & qui fe trouveroient ainfi punis
» avant d'être jugés ;. & , fi la fomme que
nous avons établie , à la charge de noss
» Domaines , jointe aux efforts des Villes
» de notre Royaume , ne fuffifoitpas au but
Mw
293 MERCURE
» que nous nous propofons , nous l'aug-
» menterons lorfque les autres befoins pref-
» fans de notre Etat le permettront ; & rien
» ne pourra nous intéreffer davantage à l'or-
» dre & à l'économie de nos Finances, que la
» fatisfaction que nous éprouverons , à en
» deftiner fucceffivement les fruits à adou-
» cir le fort de la partie de nos Sujets la plus
» malheureufe ».
Les ames délicates , qui fentent les ménagemens
qu'ondoit à l'infortune, & qui favent
combien un bienfait acquiert de prix par la
grace que l'on y met, liront avec bien du plai-
Gir l'Anecdote fuivante : » Mgr.l'Archevêque
» d'Auch ayant appris que deux jeunes per-
» fonnes , d'une famille diftinguée , vivoient
» avec beaucoup de peine du travail de leurs
mains , & qu'elles n'avoient d'autres biens
que quelques mauvais meubles , & un
vieux tableau de peu de valeur , ce géné-
» reux Prélat fe tranfporta auffi - tôt chez
ces infortunées , & voulant les fecourir.
» fans bleffer leur délicateffe , il leur dit en
❤ fouriant , & de l'air le plus affable : vous
→ avez dans votre chambre , Mefdemoiſel-
» les , un tableau dont j'ai beaucoup entendu
parler : je le vois ; il eft d'un grand
» Maître , il me plaît fingulièrement : fi ce
» n'étoit pas vous demander une trop grande
» grace , je vous prierois de me le céder
» pour une rente-viagère de cent louis , que
DE FRANCE. 299
» je m'oblige à vous faire dès ce moment :
» voici la première année d'avance » .
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"
ود
pa-
C
On doit favoir gré à l'Auteur de nous
avoir confervé un monument très-précieux
d'une éloquence vraiment paftorale &
triotique. Une Paroiffe du Quercy étoit
expofée aux plus vives alarmes , par les
» murmures & les cris qu'avoit excités la
» défenſe d'enterrer dans les Eglifes & dans
les Cimetières qui ne font pas hors des Vil-
» les . Le Curé , refpectable par fon âge &
» par fes vertus , monta en chaire : mes en-
» fans , dit-il aux féditieux , j'entends votre
piété qui murmure , & qui dit : pourquoi
» veut- on nous priver de la confolation d'être
enfevelis avec nos pères ? Pourquoi nous
» défend on de mêler nos cendres aux
» leurs ? Afin qu'après votre mort vous ne
faffiez pas de mal à vos enfans , à qui
» vous voudriez faire tant de bien pendant
» votre vie ; afin d'abolir un abus perni-
» cieux , afin de détruire un ufage contraire.
» à l'humanité. Eh quoi ! voudriez- vous
» donc acheter une vaine fatisfaction au
» prix de la vie ou de la fanté de vos def-
» cendans ? Jufte Ciel , je vois d'ici frémir
» & fe reculer d'horreur les corps de vos
» ancêtres , lorfqu'on vous portera dans leurs
fépulcres ; je les entends s'écrier : ils ne
» font pas nos enfans , nous n'étions pas
auili barbares. --- Non , mes frères , yous
و د
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300 MERCURE
ne mêlerez pas vos cendres à celles de
»vos pères ; mais vous les mêlerez à celles
» de vos enfans , de vos amis , de vos parens
qui vivent encore ; vous les mêlerez
» aux miennes : oui , je veux que mon corps ,
»foit déposé au milieu de vous dans le
nouveau Cimetière. Ceux qui naîtront
après nous , y viendront prier fur nos:
» tombes, comme fur celles de leurs bienfaiteurs
, & nos offemens treflailleront de
» joie ... Qui de vous refufera de me fuivre
» & de m'imiter ? Qui voudra abandonner.
"
fon Chef & fon Curé? Ah ! s'il en étoit
» ainfi , je vous le déclare , au jour de la
» réfurrection je me leverai feul de ce Cis
metière défert , i'irai me préſenter au .
Souverain Juge , je lui rendrai compte
» troupeau qu'il m'a confié ; & moi , votre
» père , votre frère , votre ami par la charité ,
» moi , Miniftre de paix & de miféricorde ,
» du
moi- même je deviendrai votre premier
» accufateur au Tribunal de Jéfus - Chrift ;
j'appellerai les vengeances céleftes fur ces
infidèles , qui , fans avoir voulu m'écou ,
"3
fe feront rendus coupables envers le-
2 Roi , la Loi , la Religion & l'humanité.
» On fondit en larmes ; & il n'eft pas:
befoin de dire que ce difcours , plein de
»force & d'onction , perfuada tous les
efprits ».
Il eft jufte de terminer cet articles dess
DE FRANCE. 30F
Anecdotes du Règne de Louis XVI , par um
trait qui prouve l'amour que nous confer
vons à la mémoire d'Henri IV . » Tout le
» monde fait que Henri IV eft né en
» Béarn on conferve précieufement fon
berceau dans la Capitale de cette Provin-
"
"
ce, & c'est au Château qu'on le garde
» avec le plus grand foin. Le Commandant:
» crut devoir permettre qu'il fervit d'orne-
» ment à une Fête où l'on célèbroit la bienfaifance
d'un des defcendans de ce bon
" Prince ; il le laiffa tranfporter dans la
» Ville , après que plufieurs Citoyens notables
eurent confenti à refter en otages .
jufqu'à ce qu'il fût rendu. On le porta.
» en triomphe dans les rues , orné de guir
» landes , au bruit du canon , des inftru-
» mens militaires , & d'une fymphonie mélodieufe.
Un filence refpectueux régnoit
parmi les fpectateurs , comme à une Pro-
» ceffion Refigieufe ; il n'y eut pas de Citoyen
qui n'ôtât fon chapeau , & beau-
» coup fe mirent à genoux. On vint le dé- .
pofer fous un dais de laurier en forme.
» d'arc-de triomphe , au- deffus d'un portique
élevé à l'entrée de la Ville , par où
devoient paffer les Commiffaires du Roi :
là on les harangua , & ils mirent pied à
tetre pour confidérer de plus près ce pré-
33
»-cieux monument » ..
Nous nous contenterons d'ajouter ici³ž
302 MERCURE
non comme une Anecdote , mais comme
un fait très-important & très - remarquable ,
que la France ne compte que trois Rois qui
ayent eu une marine formidable aux Anglois
, Charles V, Louis XIV & Louis
XVI.
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Résumé : Anecdotes du Règne de Louis XVI, [titre d'après la table]
Le texte 'Anecdotes du Règne de Louis XVI', publié en 1777 par M. Nougaret, présente Louis XVI comme un souverain humain et bienveillant, engagé dans diverses réformes et actes de bienfaisance. Parmi les réformes notables, des mesures visent à améliorer les conditions des prisons, notamment pour les détenus pour dettes, souvent mélangés à des criminels. Le roi ordonne la réparation et l'agrandissement des prisons afin d'éviter que des innocents ne soient punis avant d'être jugés. Le texte relate plusieurs anecdotes illustrant la bonté royale. Par exemple, l'archevêque d'Auch aide deux jeunes femmes en difficulté en achetant un tableau qu'elles possédaient, leur offrant ainsi une rente viagère. Un curé dans le Quercy apaise une paroisse inquiète en expliquant les raisons sanitaires et humaines de l'interdiction d'enterrer dans les églises et propose de se faire enterrer dans le nouveau cimetière pour montrer l'exemple. Un discours prononcé lors du règne de Louis XVI met en garde contre les vengeances des Celtes envers ceux qui se sont rendus coupables envers le roi, la loi, la religion et l'humanité. Ce discours émeut profondément l'audience. Une anecdote concerne Henri IV, né en Béarn, dont le berceau est conservé avec soin. Lors d'une fête célébrant la bienfaisance d'un descendant d'Henri IV, le berceau est transporté en ville, orné de guirlandes, au son du canon et des instruments militaires. Les spectateurs observent un silence respectueux, certains se mettant à genoux. Le berceau est déposé sous un dais de laurier en forme d'arc de triomphe à l'entrée de la ville. Le texte souligne également l'importance historique de la marine française sous les règnes de Charles V, Louis XIV et Louis XVI, qui ont tous possédé une marine redoutable face aux Anglais.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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