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1
p. 59-63
L'HORLOGE DES AMANS.
Début :
Il s'en fait beaucoup d'autres dans le monde dont / Apres la declaration [...]
Mots clefs :
Occasion, Heure, Amant, Désirs, Entreprise
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texteReconnaissance textuelle : L'HORLOGE DES AMANS.
l s'en
fait beaucoup d'autres dans le monde dont on ne ditmot, &il
n'eſt point de Belle qui n'ait fon heure dangereuſe quand les A- mans s'attachentàl'obſerver. Les
Prudes meſmes ne s'en fauvent
pas. Voyez ce qu'un Expert ſur cette matiere en a ingénieuſe-- ment écritdepuis peu..
38 LE MERCVRE
L'HORLOGE DES AMANS..
APres la declaration
Qui marque une ſincere & tendre paſſion,
Quandla Belle devient reſvenſe,
L'occaſionſe montre heureuse ;
Etsi l' Amant a de l'esprit ,
Il endoitfairefon profit.
L'heure où l'Amantse racommode Eft toûjours une beure commode ,
On veut se racquiter du temps qu'on a
perdu,
Et la Belle estant appaisée ,
Lecœurpoursemontrer de bonnefoyredu,
Nousrendtoute entrepriſe aisée,
Ce moment ſi chery des Hommes &des Dieux,
Eft en Chiffres d'amour écrit dedans les
yeux Decellepourqui l'on foûpire,
Etbien heureux qui l'y peut lire.
GALANT. 39
Vne Femme dansle couroux.
Oùla met un Mary jaloux ,
Aux deſirs d'un Amant est rarement cruelle.
L'occafion deſevanger Eſt une occaſion trop belle ,
Et l'heure du Dépit , l'eſt ſouvent diu Berger.
Siparmy la réjoüiffance
D'une Feste donnée en quelque beau Iar- din
Celle que vousaimez lors que moins on ypense,
S'éclipse &disparoiſt ſoudain ,
Suivez-la , l'amourſe declare ,
Ce n'est pasfansdeſſein que la Belles'égare.
UneFiere veut du respect,
Cherche dansſa conduite un Amant cir- confpect ,
Et qui contre lamédiſance Entous lieuxprenne sa defence;
Son honneurſauvéde ces coups
Sedefendra mal contrevous..
40 LE MERCVRE
Cellequele chagrin dévore ,
Qui ne vit que dans un grand düeil ,
Etd'une cendre qu'elle adore
Semble n'aimer que le cercüeil ,
Quoyqu'onla croyeinconfolable ,
N'estpastoûjours inexorable .
La douleur n'estant point vertu,
Nefournit quedefoibles armes ,
Et l'amour est mal combatu
Par la langueur &par les larmes.
Comme ſouvent la peine irrite le defir,
Pour objet de vos vœux s'il vous plaist dechoisir Quelque Prade à vos yeux aimable,
Nevous allarmezpoint deſa grandefroi- -deur
Parvossoins, vosrespects montrez luy voſtre ardeur,
Et laiſſez faire au temps , il la rendra traitable ,
Elle ne croira pas en avoir moinsd'hon--
neur
Pour donner à l'amour uneplace en fon foncœur..
fait beaucoup d'autres dans le monde dont on ne ditmot, &il
n'eſt point de Belle qui n'ait fon heure dangereuſe quand les A- mans s'attachentàl'obſerver. Les
Prudes meſmes ne s'en fauvent
pas. Voyez ce qu'un Expert ſur cette matiere en a ingénieuſe-- ment écritdepuis peu..
38 LE MERCVRE
L'HORLOGE DES AMANS..
APres la declaration
Qui marque une ſincere & tendre paſſion,
Quandla Belle devient reſvenſe,
L'occaſionſe montre heureuse ;
Etsi l' Amant a de l'esprit ,
Il endoitfairefon profit.
L'heure où l'Amantse racommode Eft toûjours une beure commode ,
On veut se racquiter du temps qu'on a
perdu,
Et la Belle estant appaisée ,
Lecœurpoursemontrer de bonnefoyredu,
Nousrendtoute entrepriſe aisée,
Ce moment ſi chery des Hommes &des Dieux,
Eft en Chiffres d'amour écrit dedans les
yeux Decellepourqui l'on foûpire,
Etbien heureux qui l'y peut lire.
GALANT. 39
Vne Femme dansle couroux.
Oùla met un Mary jaloux ,
Aux deſirs d'un Amant est rarement cruelle.
L'occafion deſevanger Eſt une occaſion trop belle ,
Et l'heure du Dépit , l'eſt ſouvent diu Berger.
Siparmy la réjoüiffance
D'une Feste donnée en quelque beau Iar- din
Celle que vousaimez lors que moins on ypense,
S'éclipse &disparoiſt ſoudain ,
Suivez-la , l'amourſe declare ,
Ce n'est pasfansdeſſein que la Belles'égare.
UneFiere veut du respect,
Cherche dansſa conduite un Amant cir- confpect ,
Et qui contre lamédiſance Entous lieuxprenne sa defence;
Son honneurſauvéde ces coups
Sedefendra mal contrevous..
40 LE MERCVRE
Cellequele chagrin dévore ,
Qui ne vit que dans un grand düeil ,
Etd'une cendre qu'elle adore
Semble n'aimer que le cercüeil ,
Quoyqu'onla croyeinconfolable ,
N'estpastoûjours inexorable .
La douleur n'estant point vertu,
Nefournit quedefoibles armes ,
Et l'amour est mal combatu
Par la langueur &par les larmes.
Comme ſouvent la peine irrite le defir,
Pour objet de vos vœux s'il vous plaist dechoisir Quelque Prade à vos yeux aimable,
Nevous allarmezpoint deſa grandefroi- -deur
Parvossoins, vosrespects montrez luy voſtre ardeur,
Et laiſſez faire au temps , il la rendra traitable ,
Elle ne croira pas en avoir moinsd'hon--
neur
Pour donner à l'amour uneplace en fon foncœur..
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Résumé : L'HORLOGE DES AMANS.
Le texte explore diverses stratégies pour gérer les situations amoureuses. Il souligne que toute femme peut être observée et que les amants doivent saisir les opportunités favorables. Après une déclaration sincère, l'amant doit profiter de l'instant où la belle est réceptive, notamment lors de la réconciliation, moment propice où elle est apaisée et prête à montrer sa bonne foi. Les femmes en colère, souvent cruelles, peuvent être apaisées par la réjouissance d'une fête. Si une femme aimée disparaît, l'amant doit la suivre, car elle ne s'égare pas sans raison. Une femme fière cherche respect et défense contre la médisance, et son honneur se défend mal contre un amant dévoué. Enfin, une femme dévorée par le chagrin, bien que semblant inébranlable, peut être touchée par l'amour. L'amant doit montrer son ardeur avec soin et respect, laissant le temps rendre la femme aimée plus traitable sans qu'elle perde son honneur.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 209-221
Histoire. [titre d'après la table]
Début :
Quelques mesures qu'on prenne pour venir à bout [...]
Mots clefs :
Neveux, Audience, Vieillard, Riche, Entreprise, Amoureux, Mariages, Obstacles, Demoiselle, Prisonnier
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texteReconnaissance textuelle : Histoire. [titre d'après la table]
Quelques mefures qu'on
prenne pour venir à bout
d'une entreprife , elles ne
font jamais affurées , & ce
qu'on employe pour empef
Novembre 1685.
S.
210 MERCURE
cher une chofe , eft bien fou
vent ce qui la fait reüffir. Un
homme tres-riche avoit atteint
un âge fort avancé ,
fans autre chagrin confiderable
, que celuy de n'avoir
point eu d'Enfans, quoy qu'il
fe fuft marié deux fois. Sa fe.
conde Femme , qu'il avoit
épousée depuis quinze ans ,
n'en avoit encore que trente
, & les Neveux du bon.
Homme , à qui elle plaifoit
fort par une Sterilité qui leur
étoit favorable, faifoient des
voeux tous les jours pour
confervation de fa vie, Cela
GALANT. 211
pendat quelque jeune qu'elle
fuft , une fiévre violente
l'emporta en peu de jours
malgré tous les foins qu'i's
prirent de faire venir les plus
fameux Medecins. Sa mort
les mit en inquietude tou
chant la fucceffion de l'Onclequi
leur pouvoit échaper...
Ils le connoiffoient d'un
temperament fort amou
reux , & fa fanté qui n'eftoit
point affoiblie par fa vieilleſ
fe , leur faifoit apprehender
un troifiéme Mariage . Il n'y
avoit que fix mois qu'il eftoit
veuf lors qu'ils découvri
Sij
212 MERCURE
rent qu'il fongeoit à époufer
une Fille de vingt ans qu'il
voyoit fecretement. Ils firent
d'abord éclater la chofe , &
comme ils eftoient puiffans ,
ils apporterent de ſi grands
obftacles à ce qu'il avoit conclu
, que l'affaire fut rompuë.
Ce ne fut pas affezpour les rafurer
contre la crainte continuelle
où ils eftoient qu'il
ne s'égageât ailleurs, & qu'ils
ne puffent pas toûjours empefcher'
qu'il ne difpofaft de
luy . Pour s'en délivrer entierement
, ils s'emparerent de
fon bien fous divers pretex
GALANT. 213
tes, luy fufciterent quelques
affaires facheufes , & fe ren.
dant maiſtres de fa perfonne
ils l'enfermerent dans une
Priſon, où le credit qu'ils a
voient leur fit efperer qu'ils
luy laiſſeroient finir les jours.
Afin qu'il la fupportaft avec
moins d'impatience, ils le fi
rent mettre dans une Chambre
fort propre, & à la reſerve
de la liberté, rien ne luy manquoit
de toutes les chofes
qu'il témoignoit fouhaiter.
Il ne manqua pas d'intenter
Procez contre fesNeveuxqui
luy rerenoient fon bien fi in214
MERCURE
juſtement , & qui le trai
toient avec tant d'indignité,
mais il eut beau demander à
eftre oüy , toutes ſes inſtances
furent inutiles , & il fe
paffa deux ans fans qu'il puſt
avoir raifon de la violence
qui luy eftoit faite . Il avoit
quelques Amis de l'un & de
l'autre Sexe , qui n'eſtant
point du party de fes Neveux,
luy rendoient vifite de
temps en temps. S'ils ne
pouvoient le remettre en
liberté , du moins ils le confoloient
dans fa diſgrace , &
c'eftoit toûjours pour luy un
GALANT. 215
foulagement qui adouciſſoit
fes déplaifirs. Un jour que
quelques Dames parloient
d'aller paffer avec luy une
apreſdinée , une jeune Demoiſelle
qui eftoit prefente
voulut les
accompagner
.
Elle n'avoit jamais veu au
cune Prifon , & la curiofité
fut le feul motifqui l'engagea
à eftre de la partie. Le
Prifonnier les receut avec
beaucoup de marques de
joye , & comme il eft naturel
de faire le détail de fes
malheurs , il exagera dans
les termes les plus forts,
216 MERCURE
l'indigne maniere dont fes
Neveux le traitoient , &
ajoûta qu'il reſſentoit d'autant
plus le chagrin de fa
Prifon qu'il eftoit feur d'en
fortir , pourveu qu'on vouluft
luy accorder Audience
. La Demoiſelle à qui le
difcours étoit fur tout adreffé
, parce que c'eftoit la
premiere fois que le Vieilfard
la voyoit , tafcha de le
confoler en le plaignant
.
Elle témoigna entrer dans
ſes interefts & l'affura
qu'ayant des Parens au Parlement
fort confiderez dans
leur
GALANT. 217
leur Compagnie , elle employeroit
tous fes foins pour
obtenir ce qu'il fouhaitoit.
Le bon Homme luy promit
que fi elle luy rendoit un pareil
fervice , il n'eftoit rien
-qu'il ne fift pour elle , & cette
promeffe luy donnant des
veuës qu'elle n'avoit pas d'abord
, elle fongea ferieuſement
àle tirer de Prifon . Elle
avoit fort peu de bien , &
le Vieillard qui pouvoit luy
faire de grands avantages
en l'époufant , l'auroit fort
acccomodée . L'occafion étoit
favorable , il ne s'agiffoit
Novembre 1685. T
218 MERCURE
que d'en profiter. L'agré
ment de fa Perfonne joint à
un efprit fort délicat luy en
donna l'efperance . Ainfi elle
diſpoſa les choſes en faveur
du Prifonnier , & trois ou
quatre vifites qu'elle luy rendit
encore fous pretexte de
venir luy demander quelques
éclairciffemens , l'ayant
mis au point où elle croyoit
devoir l'amener , elle fit agir
fi heureuſement
le pouvoir
de ceux qui s'interef
foient pour elle , qu'enfin
on luy donna Audience.
Cette Audience obtenuë
GALANT 219
il eut bien-toft gagné ſon
Procés. Si toft qu'il fut libre
, il courut marquer la reconnoiffance
à la Demoifelle
, en luy offrant telle partie
de fon bien qu'elle pouvoit
ſouhaiter. Elle répondit
, que n'ayant envisagé
que le feul plaifir de faire
ceffer une injuftice , il fuffifoit
qu'elle cuft réüſſi pour
avoir fujet d'eftre contente.
L'air tout charmant qui accompagna
cette réponſe ,
toucha
fenfiblement le coeur
du Vieillard . Il luy dit tout
tranſporté , que c'eftoit trop
Tij
220 MERCURE
que
peu pour elle qu'une partie
de fon bien , & que s'il eftoit
affez heureux pour ne luy
voir point de repugnance
à l'accepter tout entier avec
fa perfonne , il la rendoit
Maiftreffe de tout. Vous jugez
bien l'offre fut acceptée.
Le Notaire vint : les
Articles furent dreſſez & fignez
, & le Mariage fe fit
en trois jours. Le deſeſpoir
des Neveux fut grand , mais
il a bien augmenté depuis ,
lors qu'ils ont appris la grof
feffe de la Dame . Le Vieillard
en a une joye inconce
GALANT. 221
vable , & il eſt ravy qu'un
Heritier leur ofte entierement
l'efperance d'avoir ja
mais aucune part à fon bien.
prenne pour venir à bout
d'une entreprife , elles ne
font jamais affurées , & ce
qu'on employe pour empef
Novembre 1685.
S.
210 MERCURE
cher une chofe , eft bien fou
vent ce qui la fait reüffir. Un
homme tres-riche avoit atteint
un âge fort avancé ,
fans autre chagrin confiderable
, que celuy de n'avoir
point eu d'Enfans, quoy qu'il
fe fuft marié deux fois. Sa fe.
conde Femme , qu'il avoit
épousée depuis quinze ans ,
n'en avoit encore que trente
, & les Neveux du bon.
Homme , à qui elle plaifoit
fort par une Sterilité qui leur
étoit favorable, faifoient des
voeux tous les jours pour
confervation de fa vie, Cela
GALANT. 211
pendat quelque jeune qu'elle
fuft , une fiévre violente
l'emporta en peu de jours
malgré tous les foins qu'i's
prirent de faire venir les plus
fameux Medecins. Sa mort
les mit en inquietude tou
chant la fucceffion de l'Onclequi
leur pouvoit échaper...
Ils le connoiffoient d'un
temperament fort amou
reux , & fa fanté qui n'eftoit
point affoiblie par fa vieilleſ
fe , leur faifoit apprehender
un troifiéme Mariage . Il n'y
avoit que fix mois qu'il eftoit
veuf lors qu'ils découvri
Sij
212 MERCURE
rent qu'il fongeoit à époufer
une Fille de vingt ans qu'il
voyoit fecretement. Ils firent
d'abord éclater la chofe , &
comme ils eftoient puiffans ,
ils apporterent de ſi grands
obftacles à ce qu'il avoit conclu
, que l'affaire fut rompuë.
Ce ne fut pas affezpour les rafurer
contre la crainte continuelle
où ils eftoient qu'il
ne s'égageât ailleurs, & qu'ils
ne puffent pas toûjours empefcher'
qu'il ne difpofaft de
luy . Pour s'en délivrer entierement
, ils s'emparerent de
fon bien fous divers pretex
GALANT. 213
tes, luy fufciterent quelques
affaires facheufes , & fe ren.
dant maiſtres de fa perfonne
ils l'enfermerent dans une
Priſon, où le credit qu'ils a
voient leur fit efperer qu'ils
luy laiſſeroient finir les jours.
Afin qu'il la fupportaft avec
moins d'impatience, ils le fi
rent mettre dans une Chambre
fort propre, & à la reſerve
de la liberté, rien ne luy manquoit
de toutes les chofes
qu'il témoignoit fouhaiter.
Il ne manqua pas d'intenter
Procez contre fesNeveuxqui
luy rerenoient fon bien fi in214
MERCURE
juſtement , & qui le trai
toient avec tant d'indignité,
mais il eut beau demander à
eftre oüy , toutes ſes inſtances
furent inutiles , & il fe
paffa deux ans fans qu'il puſt
avoir raifon de la violence
qui luy eftoit faite . Il avoit
quelques Amis de l'un & de
l'autre Sexe , qui n'eſtant
point du party de fes Neveux,
luy rendoient vifite de
temps en temps. S'ils ne
pouvoient le remettre en
liberté , du moins ils le confoloient
dans fa diſgrace , &
c'eftoit toûjours pour luy un
GALANT. 215
foulagement qui adouciſſoit
fes déplaifirs. Un jour que
quelques Dames parloient
d'aller paffer avec luy une
apreſdinée , une jeune Demoiſelle
qui eftoit prefente
voulut les
accompagner
.
Elle n'avoit jamais veu au
cune Prifon , & la curiofité
fut le feul motifqui l'engagea
à eftre de la partie. Le
Prifonnier les receut avec
beaucoup de marques de
joye , & comme il eft naturel
de faire le détail de fes
malheurs , il exagera dans
les termes les plus forts,
216 MERCURE
l'indigne maniere dont fes
Neveux le traitoient , &
ajoûta qu'il reſſentoit d'autant
plus le chagrin de fa
Prifon qu'il eftoit feur d'en
fortir , pourveu qu'on vouluft
luy accorder Audience
. La Demoiſelle à qui le
difcours étoit fur tout adreffé
, parce que c'eftoit la
premiere fois que le Vieilfard
la voyoit , tafcha de le
confoler en le plaignant
.
Elle témoigna entrer dans
ſes interefts & l'affura
qu'ayant des Parens au Parlement
fort confiderez dans
leur
GALANT. 217
leur Compagnie , elle employeroit
tous fes foins pour
obtenir ce qu'il fouhaitoit.
Le bon Homme luy promit
que fi elle luy rendoit un pareil
fervice , il n'eftoit rien
-qu'il ne fift pour elle , & cette
promeffe luy donnant des
veuës qu'elle n'avoit pas d'abord
, elle fongea ferieuſement
àle tirer de Prifon . Elle
avoit fort peu de bien , &
le Vieillard qui pouvoit luy
faire de grands avantages
en l'époufant , l'auroit fort
acccomodée . L'occafion étoit
favorable , il ne s'agiffoit
Novembre 1685. T
218 MERCURE
que d'en profiter. L'agré
ment de fa Perfonne joint à
un efprit fort délicat luy en
donna l'efperance . Ainfi elle
diſpoſa les choſes en faveur
du Prifonnier , & trois ou
quatre vifites qu'elle luy rendit
encore fous pretexte de
venir luy demander quelques
éclairciffemens , l'ayant
mis au point où elle croyoit
devoir l'amener , elle fit agir
fi heureuſement
le pouvoir
de ceux qui s'interef
foient pour elle , qu'enfin
on luy donna Audience.
Cette Audience obtenuë
GALANT 219
il eut bien-toft gagné ſon
Procés. Si toft qu'il fut libre
, il courut marquer la reconnoiffance
à la Demoifelle
, en luy offrant telle partie
de fon bien qu'elle pouvoit
ſouhaiter. Elle répondit
, que n'ayant envisagé
que le feul plaifir de faire
ceffer une injuftice , il fuffifoit
qu'elle cuft réüſſi pour
avoir fujet d'eftre contente.
L'air tout charmant qui accompagna
cette réponſe ,
toucha
fenfiblement le coeur
du Vieillard . Il luy dit tout
tranſporté , que c'eftoit trop
Tij
220 MERCURE
que
peu pour elle qu'une partie
de fon bien , & que s'il eftoit
affez heureux pour ne luy
voir point de repugnance
à l'accepter tout entier avec
fa perfonne , il la rendoit
Maiftreffe de tout. Vous jugez
bien l'offre fut acceptée.
Le Notaire vint : les
Articles furent dreſſez & fignez
, & le Mariage fe fit
en trois jours. Le deſeſpoir
des Neveux fut grand , mais
il a bien augmenté depuis ,
lors qu'ils ont appris la grof
feffe de la Dame . Le Vieillard
en a une joye inconce
GALANT. 221
vable , & il eſt ravy qu'un
Heritier leur ofte entierement
l'efperance d'avoir ja
mais aucune part à fon bien.
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Résumé : Histoire. [titre d'après la table]
Un homme riche et âgé, sans enfants malgré deux mariages, perd sa seconde épouse à l'âge de trente ans. Ses neveux, inquiets qu'il ne se remarie et ait des héritiers, tentent de l'en empêcher. Ils découvrent qu'il projette d'épouser une jeune fille de vingt ans et sabotent ce projet. Pour l'empêcher de se remarier ailleurs, ils s'emparent de ses biens et l'emprisonnent sous divers prétextes. Malgré ses tentatives pour intenter un procès, il reste incarcéré pendant deux ans. Durant sa détention, il reçoit la visite de quelques amis et d'une jeune demoiselle curieuse de voir une prison. Touchée par ses malheurs, elle promet d'utiliser ses relations au Parlement pour l'aider. Elle lui rend plusieurs visites, renforçant ainsi leur lien. Grâce à ses interventions, il obtient une audience et gagne son procès. Libéré, il exprime sa gratitude à la demoiselle en lui offrant une partie de ses biens. Elle refuse, mais il insiste et lui propose de l'épouser et de lui léguer toute sa fortune. Elle accepte, et ils se marient rapidement. Les neveux sont désespérés, surtout lorsqu'ils apprennent que la nouvelle épouse est enceinte, éliminant ainsi toute chance pour eux d'hériter.
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3
p. 197-199
Gazettes & Papiers Anglais.
Début :
Les Éditeurs des Papiers Anglois traduits dans notre Langue, viennent de [...]
Mots clefs :
Éditeurs, Anglais, Entreprise, Littérature, Voix publique, Traduction, Écrivain, Abonnement, Gazette
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texteReconnaissance textuelle : Gazettes & Papiers Anglais.
Gazettes & Papiers Anglais.
7 Les Éditeurs des Papiers Anglois traduits dans
notre Langue , viennent de repandre un nouvel
avis dans le Public. On le rappelle affez combien
les premieres feuilles de cette tradnction furent accueillies
; mais le but pour lequel on s'étoit permis
de ne rien diffimuler de la licence des déclamations
Angloifes , échappa à la multitude. Les
raifons folides qui avoient autorifé cette liberté ,
ne purent prévaloir contre les préventions d'une
grande partie du Public ; &, comme il arrive prèfque
toujours , il fallut facrifier des vues utiles à
la crainte de déplaire.
Ce découragement eût fait abandonner l'entreprife
, fi les Editeurs n'avoient été conduits que
par des intérêts particuliers ; mais un feul inconvénient
ne permettoit pas à des Citoyens de né-
I iij
198 MERCURE DE FRANCE.
gliger les avantages fenfibles qui pouvoient réfalter
de la continuation de cet Ouvrage.
On n'a point ceflé de croire qu'il étoit intéreſfant
pour la Nation de connoître les opinions qui
partagent les Anglois fur l'adminiſtration de la
Grande-Bretagne ; de faire fentir les vices & les
malheurs de leur Gouvernement qui épuiſent
l'Angleterre , malgré les fuccès apparens qu'elle
peut avoir pendant cette guerre. Ce tableau , véritablement
utile , pouvoit encore le trouver fucceffivement
dans les papiers que l'on s'étoit propofé
de traduire , & c'en étoit affez pour que le
zéle des Editeurs ne fe réfroidît pas.
Mais dans la continuation qui fut donnée , on
s'affervit trop fcrupuleufement , à peut-être, des
détails qui ne pouvoient intéreffer que foiblement
hors de l'Angleterre. On traduifit dans toute fon
étendue , de longs écrits politiques , dont il eût
fuffi de faire connoître l'efprit dans un extrait fidéle.
On s'écarta trop de toutes les Gazettes conques
, en laiffant trop peu de place aux nouvel
les qui font , dans les circonftances préfentes
Tobjet le plus effentiel de la curiofité. On ne fur
point varié , autant qu'il étoit poffible de l'être .
Les annonces de Littérature , les événemens par
ticuliers , les anecdotes , fouvent piquantes , furent
entiérement négligés.
,
On a confulté la voix publique , & d'après elle ,
on s'eft proposé d'éviter tous ces écueils . Un homme
de Lettres , d'un mérite connu a bien voulu
fe charger de la traduction des papiers Anglois.
La premiere feuille vient de paroître le 11 de ce
mois , avec le nouvel avis des Editeurs ; il en paroîtra
une réguliérement tous les Mardis . Pour
rendre le Public juge des changemens avantageux
que l'on a faits & dans le fond & dans la
forme de cet Ouvrage , pour le mettre à portée
DECEMBRE. 1760 . 199
de recevoir de lui des inftructions fur ce qui
lui plairoit davantage ; enfin , pour étudier fon
goût, qui doit être la régle de tout Ecrivain qui
fe refpectera lui-même , on donnera gratuite ,
ment toutes les feuilles du mois de Novembre ,
& à ceux qui feront abonnés , on continuera ce
même envoi gratuit jufqu'au mois de Janvier .
On s'adreflera , pour les abonnemens , au Bur
reau général des Gazettes étrangères , rue & visà-
vis la grille des Mathurins.
On pourra s'adrefler auffi aux Bureaux parti
culiers établis dans les principales Villes du Royau
me.
Il fera de régle de faire infcrire avant le 20
du mois qui précédera celui pour lequel on fouhaitera
de commencer fon abonnement,
7 Les Éditeurs des Papiers Anglois traduits dans
notre Langue , viennent de repandre un nouvel
avis dans le Public. On le rappelle affez combien
les premieres feuilles de cette tradnction furent accueillies
; mais le but pour lequel on s'étoit permis
de ne rien diffimuler de la licence des déclamations
Angloifes , échappa à la multitude. Les
raifons folides qui avoient autorifé cette liberté ,
ne purent prévaloir contre les préventions d'une
grande partie du Public ; &, comme il arrive prèfque
toujours , il fallut facrifier des vues utiles à
la crainte de déplaire.
Ce découragement eût fait abandonner l'entreprife
, fi les Editeurs n'avoient été conduits que
par des intérêts particuliers ; mais un feul inconvénient
ne permettoit pas à des Citoyens de né-
I iij
198 MERCURE DE FRANCE.
gliger les avantages fenfibles qui pouvoient réfalter
de la continuation de cet Ouvrage.
On n'a point ceflé de croire qu'il étoit intéreſfant
pour la Nation de connoître les opinions qui
partagent les Anglois fur l'adminiſtration de la
Grande-Bretagne ; de faire fentir les vices & les
malheurs de leur Gouvernement qui épuiſent
l'Angleterre , malgré les fuccès apparens qu'elle
peut avoir pendant cette guerre. Ce tableau , véritablement
utile , pouvoit encore le trouver fucceffivement
dans les papiers que l'on s'étoit propofé
de traduire , & c'en étoit affez pour que le
zéle des Editeurs ne fe réfroidît pas.
Mais dans la continuation qui fut donnée , on
s'affervit trop fcrupuleufement , à peut-être, des
détails qui ne pouvoient intéreffer que foiblement
hors de l'Angleterre. On traduifit dans toute fon
étendue , de longs écrits politiques , dont il eût
fuffi de faire connoître l'efprit dans un extrait fidéle.
On s'écarta trop de toutes les Gazettes conques
, en laiffant trop peu de place aux nouvel
les qui font , dans les circonftances préfentes
Tobjet le plus effentiel de la curiofité. On ne fur
point varié , autant qu'il étoit poffible de l'être .
Les annonces de Littérature , les événemens par
ticuliers , les anecdotes , fouvent piquantes , furent
entiérement négligés.
,
On a confulté la voix publique , & d'après elle ,
on s'eft proposé d'éviter tous ces écueils . Un homme
de Lettres , d'un mérite connu a bien voulu
fe charger de la traduction des papiers Anglois.
La premiere feuille vient de paroître le 11 de ce
mois , avec le nouvel avis des Editeurs ; il en paroîtra
une réguliérement tous les Mardis . Pour
rendre le Public juge des changemens avantageux
que l'on a faits & dans le fond & dans la
forme de cet Ouvrage , pour le mettre à portée
DECEMBRE. 1760 . 199
de recevoir de lui des inftructions fur ce qui
lui plairoit davantage ; enfin , pour étudier fon
goût, qui doit être la régle de tout Ecrivain qui
fe refpectera lui-même , on donnera gratuite ,
ment toutes les feuilles du mois de Novembre ,
& à ceux qui feront abonnés , on continuera ce
même envoi gratuit jufqu'au mois de Janvier .
On s'adreflera , pour les abonnemens , au Bur
reau général des Gazettes étrangères , rue & visà-
vis la grille des Mathurins.
On pourra s'adrefler auffi aux Bureaux parti
culiers établis dans les principales Villes du Royau
me.
Il fera de régle de faire infcrire avant le 20
du mois qui précédera celui pour lequel on fouhaitera
de commencer fon abonnement,
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Résumé : Gazettes & Papiers Anglais.
Les éditeurs de traductions de journaux anglais en français ont publié un nouvel avis. Initialement bien accueillies, les traductions avaient suscité des incompréhensions sur l'absence de censure. Les éditeurs ont dû sacrifier des informations utiles par crainte de déplaire au public. Malgré cela, ils ont décidé de poursuivre l'entreprise pour ses avantages potentiels pour la nation. Ils ont jugé important de révéler les opinions des Anglais sur l'administration britannique et les vices de leur gouvernement, qui affaiblissent l'Angleterre malgré les succès militaires apparents. Cependant, les traductions incluaient trop de détails inutiles et négligeaient les nouvelles essentielles. Pour remédier à ces problèmes, les éditeurs ont consulté l'opinion publique et confié la traduction à un homme de lettres de mérite. La première feuille révisée est parue le 11 du mois avec un nouvel avis. Les abonnés recevront gratuitement toutes les feuilles de novembre à janvier pour juger des changements. Les abonnements peuvent être souscrits au Bureau général des Gazettes étrangères ou dans les principales villes du royaume.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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4
p. 163-164
V.
Début :
Suite de Planches gravées d'après nature, & tirées des meilleurs ouvrages de botanique, [...]
Mots clefs :
Planches gravées, Botanique, Nature, Plantes, Médecin, Histoire, Entreprise
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : V.
V.
Suite de Planches gravées d'après nature ,
&tirées des meilleurs ouvrages de botanique
, pour ſervir d'intelligence à
un traité complet qui eſt actuellement
fous preſſe , & qui a pour titre : Hifzoire
univerſelle & raisonnée des Végétaux
, connus ſous tous les différens
aſpects poſſibles : ou Dictionnaire de
phyſique , naturel & économique de
toutes les plantes qui ornent la ſurface
du Globe , par M. Buchoz , médecin
botaniſte du feu Roi de Pologne. Centurie
I. A Paris , chez Lacombe , libraire',
rue Chriſtine .
Ces planches font de format in -folio,
&gravées avec ſoin. On les publie avant
l'hiſtoire intéreſſante , dont le prospectus
paroîtra inceflamment , parce qu'étant
la partie de l'ouvrage la plus longue ,
la plus dispendieuſe & la plus difficile
à exécuter elles auroient pu , fans
cette précaution , occaſionner du retard
,
164 MERCURE DE FRANCE.
dans une entrepriſe de la nature de celleci.
On diſtribuera régulièrement , à commencer
dupremier Octobre préſent mois,
tous les quinze jours dix planches du
même format que celles que nous venons
d'annoncer. Les premières planches feront
-précisément les mêmes que celles qui ſe
trouvent dans l'Herbier d'Amboine , rédigé
par Rumphe , & mis au jour par M.
Burman , l'auteur ayant fait l'acquifition
de ces planches ; mais on y joindra d'autres
planches neuves gravées avec ſoin ,
&les plantes y feront déignées par les
noms triviaux de Linnæus .
Les connoiffances ſupérieures du médecin
Lorrain , les ſoins qu'il ſe donne
pour répondre aux deſirs de ſes ſoufcripteurs,
lui ont mérité la confiance & l'eftime
du public , &doivent bien faire augurer
de cette nouvelle entrepriſe trèspropre
àfavorifer les progrès de ceux qui
s'adonnent à l'étude de l'Hiſtoire Naturelle
,&de la Botanique principalement.
Le prix de chaque décade eſt de 3 liv.
On peut s'adreſſer pour ſe les procurer ,
à l'auteur , rue de Touraine , près celle
des Cordeliers , ou au libraire ci-deſſus
indiqué,
Suite de Planches gravées d'après nature ,
&tirées des meilleurs ouvrages de botanique
, pour ſervir d'intelligence à
un traité complet qui eſt actuellement
fous preſſe , & qui a pour titre : Hifzoire
univerſelle & raisonnée des Végétaux
, connus ſous tous les différens
aſpects poſſibles : ou Dictionnaire de
phyſique , naturel & économique de
toutes les plantes qui ornent la ſurface
du Globe , par M. Buchoz , médecin
botaniſte du feu Roi de Pologne. Centurie
I. A Paris , chez Lacombe , libraire',
rue Chriſtine .
Ces planches font de format in -folio,
&gravées avec ſoin. On les publie avant
l'hiſtoire intéreſſante , dont le prospectus
paroîtra inceflamment , parce qu'étant
la partie de l'ouvrage la plus longue ,
la plus dispendieuſe & la plus difficile
à exécuter elles auroient pu , fans
cette précaution , occaſionner du retard
,
164 MERCURE DE FRANCE.
dans une entrepriſe de la nature de celleci.
On diſtribuera régulièrement , à commencer
dupremier Octobre préſent mois,
tous les quinze jours dix planches du
même format que celles que nous venons
d'annoncer. Les premières planches feront
-précisément les mêmes que celles qui ſe
trouvent dans l'Herbier d'Amboine , rédigé
par Rumphe , & mis au jour par M.
Burman , l'auteur ayant fait l'acquifition
de ces planches ; mais on y joindra d'autres
planches neuves gravées avec ſoin ,
&les plantes y feront déignées par les
noms triviaux de Linnæus .
Les connoiffances ſupérieures du médecin
Lorrain , les ſoins qu'il ſe donne
pour répondre aux deſirs de ſes ſoufcripteurs,
lui ont mérité la confiance & l'eftime
du public , &doivent bien faire augurer
de cette nouvelle entrepriſe trèspropre
àfavorifer les progrès de ceux qui
s'adonnent à l'étude de l'Hiſtoire Naturelle
,&de la Botanique principalement.
Le prix de chaque décade eſt de 3 liv.
On peut s'adreſſer pour ſe les procurer ,
à l'auteur , rue de Touraine , près celle
des Cordeliers , ou au libraire ci-deſſus
indiqué,
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Résumé : V.
Le document présente la publication de l'ouvrage 'Histoire universelle & raisonnée des Végétaux' par M. Buchoz, médecin botaniste du défunt roi de Pologne. Cet ouvrage comprend des planches gravées d'après nature, issues des meilleurs ouvrages de botanique, et vise à constituer un dictionnaire complet des plantes du globe. Les planches, au format in-folio, seront publiées avant le texte principal pour éviter des retards. Elles seront distribuées régulièrement à partir du 1er octobre, toutes les deux semaines, en séries de dix planches. Les premières planches proviennent de l''Herbier d'Amboine' de Rumphe, édité par Burman, et incluront aussi de nouvelles planches gravées avec soin, accompagnées des noms triviaux de Linné. Chaque série de dix planches coûte trois livres. Les commandes peuvent être passées auprès de l'auteur ou du libraire Lacombe, rue Christine à Paris. La compétence de M. Buchoz et son engagement envers ses abonnés sont mis en avant pour garantir le succès de cette entreprise, particulièrement utile pour les amateurs d'histoire naturelle et de botanique.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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5
p. 41
CHARADE.
Début :
Un amant est heureux, lorsque chez sa maitresse [...]
Mots clefs :
Entreprise