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6851
p. 171
CHANSON.
Début :
Je crains que Tircis ne m'engage ; [...]
Mots clefs :
Coeur
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texteReconnaissance textuelle : CHANSON.
CHANSON.
Dialogue entre deux Bergeres.
E crains que Tircis ne m'engage
Je ne réponds plus de mon coeur.
En vain l'amoureux esclavage
Me fait peur :
Je le fens trop , ah ! je partage
Son ardeur.
Réponse.
Tircis vous aime , il faut fe rendre
Calmez d'un regard fes foupirs.
Mais pour augmenter d'un coeur tendre
Les defirs ;
Faites-lui quelque tems attendre
Les plaifirs.
Dialogue entre deux Bergeres.
E crains que Tircis ne m'engage
Je ne réponds plus de mon coeur.
En vain l'amoureux esclavage
Me fait peur :
Je le fens trop , ah ! je partage
Son ardeur.
Réponse.
Tircis vous aime , il faut fe rendre
Calmez d'un regard fes foupirs.
Mais pour augmenter d'un coeur tendre
Les defirs ;
Faites-lui quelque tems attendre
Les plaifirs.
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6852
p. 208-219
AVIS.
Début :
Le sieur Vacossain, Marchand Epicier Droguiste, rue & vis-à-vis S. André des Arts, continue [...]
Mots clefs :
Cierge, Canon, Succès, Maladies, Flambeaux, Chocolat, Vinaigre
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texteReconnaissance textuelle : AVIS.
AVIS.
E fieur Vacoffain , Marchand Epicier Dro-
Lguifte,rue to vis -à- vis 3. André des sirs , Dontinue
de vendre avec beaucoup de fuccès fon eau
pour les dents : cette eau a la propriété de les
conferver & blanchir & de diſſoudre l'humeur
glaireufe qui peut contribuer à les gâter . Elle a
auffi la vertu d'arêter dans l'inftant le mal que
l'on nomme communément rage de dents. L'ufage
de quinze jours fera voir , par la beauté & la
fermeté des dents , que l'on pourra , hors dans les
grand befoins , fe difpenfer de tous ferremens.
Ledit Sieur donne un imprimé de la maniere d'en
faire ufage , & vend la bouteille douze fols.
Ledit fieur Vacoffain continue auffi de vendre
avec le même fuccès fa poudre purgative , qu'il
compofe de différens fimples : cette poudre
fond les humeurs groffieres & peccantes , purifie
la maffe du fang , détruit les glaires , & diffipe
les réplétions. Elle prévient les maladies , particulierement
l'apoplexie ; guérit les maux de tête ,
la jauniffe de l'un & de l'autre fexe , les fievres
tierces , quartes & intermittentes . Elle eft fi bienfaifante
qu'elle ne caufe ni tranchée ni colique.
Les femmes enceintes de cinq à fix mois peuvent
en ufer en toute fureté , elle les difpofera à un
heureux accouchement. Ses vertus & fes propriétés
font expliquées plus au long dans un mémoire
particulier , ainfi que la maniere de s'en fervir.
Cette poudre fe vend vingt fols le paquet , qui eſt
DECEMBRE. 1754 209
cacheté & figné de la main dudit Sieur , afin que
le Public ne puiffe pas être trompé. Ledit fieur
Vacoffain eft autorifé & approuvé pour la vente
de fes remédes .
Ledit Vacoffain avertit qu'il a auffi le bureau
du vrai fel Polychrefte , compofé par M. de Seignette
, de la Rochelle , lequel fel eft paraphé
en dedans de chaque paquet , & cacheté de la
main dudit fieur de Seignette , pour éviter toute
fuprife & falfification ordinaire."
AUTR E.
E fieur Meffier donne avis qu'il tient manu-
Lfacture de cierges à refforts qu'il a pouffé à la
derniere perfection , lefquels offrent de grands
avantages pour ménager la cire de deux tiers ; de
n'être point expofé à couler comme les autres
cierges , ce qui périt tous les ornemens d'Autel ;
de conferver toujours la même hauteur , ce qui
eft impoffible avec les autres cierges ; d'y brûler
toute forte de cire , la couleur de ladite cire n'étant
point exposée à la vue , fe trouvant renfermée
dans un canon , qui ne laiffe voir que la lumiere
, le tout s'y confumme fans aucun déchet ,
la bougie brulant jufqu'à la fin. Les avantages de
les peindre & revernir n'étant point fujets à
s'écailler , & fe pouvant laver , met toutes les
Eglifes à portée de jouir des avantages que procurent
ces cierges , laquelle peinture imite parfaitement
la cire. Comme il fe trouve dans les
provinces des ouvriers qui veulent imiter ces
cierges , qui outre leur mauvaife façon deviennent
très - fujets & très-incommodes , plufieurs
perfonnes en ayant vû dudit fieur Meffier dans différens
endroits , pour éviter les frais des ports &
210 MERCURE DE FRANCE.
emballages , en ont acheté à ces ouvriers , & fe
trouvant trompés , ont été obligés de les abandonner
, & d'en faire venir de la manufacture dudit
fieur Meffier.
Pour que toutes les Eglifes des Provinces puiffent
profiter de cet avantage , qui eſt déja connu
dans tout le royaume & dans beaucoup d'autres
pays étrangers où il en a fait des envois confidérables
, ledit Sieur donne avis aux marchands ou
autres perfonnes de provinces , qu'en fe faifant
connoître il leur en enverra des affortimens de
différentes grandeurs pour débiter pour fon compte
dans les Eglifes de leurs provinces , en leur
abandonnant un bénéfice fur chaque cierge pour
la commiffion de la vente , comme il fait dansplufieurs
villes où il a des perfonnes qui lui en
débitent. Les perfonnes qui lui écriront font priées
d'affranchir les lettres , à moins que ce ne foit
pour commander de l'ouvrage . Sa manufacture eſt
rue de Charonne , Faubourg S. Antoine , à Paris .
Les corps des cierges fe vendent au pied , &
les canons & refforts qui entrent dans ces fortes
de cierges , fe vendent à la pièce.
Pour les cierges , depuis trois pieds juſqu'à
fept , 10 fols par pied.
Pour les canons & refforts defdits cierges , 4 liv.
piéce.
Pour les cierges , depuis huit jufqu'à dix , 12
fols par pied.
Pour le canon & reffort defdits cierges , s liv.
piece.
Les bougies d'un pied avec leurs canons & refforts
pour le S. Sacrement , bras de cheminée ou
luftres , 2 liv . 15 fols piece.
Pour celles d'un pied & demi , 3 liv. piece.
Pour les flambeaux d'élévation pour couvrir en
cire , 12 fols par pied.
DECEMBRE . 1754. 211
> dont la
Pour les flambeaux pour peindre
fouche doit être cannelée , 1 liv. 4 fols par pied.
Pour les canons defdits flambeaux , 4 liv. piece.
Pour les cierges pafchals , depuis fix pieds jufqu'à
neuf, 12 fols par pied.
Pour les canons & refforts defdits cierges pafchals
, liv . piece .
Pour les cierges pafchals de dix pieds & au¬
deffus , 1 liv. par pied.
Pour les canons defdits cierges pafchals , de
puis 8 jufqu'à 24 liv . piece.
Pour couvrir les cierges & flambeaux , la cire
coute 3 liv . à cauſe de ſa façon.
Les cierges & flambeaux fe peignent en couleur
de cire , excepté les cierges paichals.
Pour peindre & vernir les bougies & cierges
jufqu'à fept pieds , fols par pied.
Pour ceux de huit pieds & au-deffus , 7 fols
par pied .
Pour les flambeaux , 10 fols par pied.
Une bougie d'un pied en couleur de cire revient
à 3 trois liv . une d'un pied & demi 3 liv.
7 fols 6 deniers , avec leurs canons & reflorts ; un
cierge de trois pieds en couleur de cire , 6 livres
S fols ; un de quatre pieds , 7 liv. un de cinq
pieds , 7 liv. 15 fols ; un de 6 pieds , 8 liv. 10
fols ; un de fept pieds , 9 liv. 5 fols ; un de huit
pieds , 12 liv. 12 fols ; un flambeau de quatre
pieds , 10 liv. 16 fols ; un de cinq pieds , 12 liv.
10 fols ; un de fix pieds 14 liv. 4 fols.
Il a auffi des moules pour faire les bougies qui
entrent dans ces fortes de cierges , pour la commodité
des perſonnes de province qui ne font pas
à portée d'avoir des Ciriers qui puiffent leur faire
des bougies bien égales ; avec lefdits moules les
bougies fe trouvent mieux faites , & toutes per212
MERCURE DE FRANCE.
fonnes peuvent les faire eux-mêmes . Lefdits moules
coutent 3 livres piece .
AUTR E.
M.DE TORRES , Médecin de S. A. S. M. le
Duc d'Orléans , ci -devant Médecin de la Famille
royale de S. M. C. Membre des Académies royales
de Médecine , & de l'Hiftoire Univerſelle d'Efpagne
, Affocié Correfpondant Etranger de la Société
royale de Montpellier , & de l'Académie des
Sciences de Paris , &c. avertit le Public qu'il ne
répondra deformais que depuis huit heures du
matin jufqu'à neuf, aux confultations des perfonnes
attaquées de maux vénériens , rhumatilmes
dartres , écrouelles , cancers , ou d'autres maladies
qu'on regarde comme incurables . M. de TORRÈS
demeure rue Tire - boudin , près la Comédie Italienne
, dans la maison qu'occupoit ci -devant M. Debrus
, Banquier.
AUTRE.
Odeau , Marchand Diftillateur , tenant le
>
Saint-Honoré , fait & vend toutes fortes de liqueurs
fines , tant françoifes qu'étrangeres. Il fait
aufli du chocolat de fanté à la façon d'Espagne
& autre chocolat à la vanille . L'on trouve auffi
chez lui de l'ancienne huile de Venus , vrai figogne
, Marafquin , Ratafia de Bologne , huile royale
, crême des barbades , crême de fleur d'orange
, crême de framboife , crême d'angelique , liqueur
vanille , les délices de la fanté , liqueurs
très-agréables , kis wafer , & généralement toutes
fortes de liqueurs fines.
DECEMBRE. 1754. 213
M
AUTRE.
RS Bianchetti & Manar , Suiffes Italiens ,
viennent d'établir une fabrique de chocolat
à la façon de Milan & de Turin , dont ils ont apporté
d'Italie tous les uftenfiles néceffaires à cette
fabrique, Tout le monde fçait que la bonté du
chocolat confifte dans une parfaite coction ; c'eft
cette qualité qui fait fi eftimer le chocolat de Milan
& de Turin , & qui va être deformais fabriqué
à Paris , par les fieurs Bianchetti & Manar,
Ils le vendront en gros & en détail , & ils en
ont à plufieurs prix de la fufdite façon ; ils le vont
faire en ville quand on les y demande. Leur adreffe
eft dans les Quinze-vingt , la boutique à côté
de la cuifine des Prêtres,
AUTRE.
A veuve Mouton , Marchande Apothicaire de
le débit de fon bechique fouverain , ou fyrop
pectoral approuvé pour les maladies de poitrine ,
comme rhume , toux invétérées , oppreffion , foibleffe
de poitrine , & afthme humide . Ce firop béchique
ayant la propriété de fondre & d'atténuer
les humeurs engorgées dans le poulmon , d'adoucir
l'acrimonie de la limphe , comme balfamique
, & rétablir les forces abattues , en tant que
parfait reftaurant , produit des effets fi rapides dans
les maladies énoncées ci-deffus , que fix jours fuffifent
pour s'appercevoir d'un changement notable
; en un mot , une bouteille fuffit pour en
éprouver toute l'efficacité avec fuccès , en tant
qu'il rétablit les forces abbattues en rappellant
214 MERCURE DE FRANCE.
peu à peu l'appétit & le fommeil , comme parfait
reftaurant , par conféquent très-ſalutaire à la
fuite des longues maladies où les forces font épuifées.
L'odeur & le goût en font agréables , le régime
aifé à obferver ; en outre il convient à toutes
fortes de perfonnes , aux enfans même & aux
femmes enceintes , qui peuvent en uſer avec fuccès
, preuve de fa benignité. Nombre de perfonnes
de tous les états & de tous pays en ont fait
une heureuſe expérience , & en particulier quelques
Anglois. Si l'on en faifoit un plus grand
ufage en Angleterre , & qu'on le prenne à propos
, l'on ne verroit pas périr tant de milliers
d'Anglois de maladie de confomption , non pas
qu'il puiffe les réchapper , une fois la maladie invétérée
, mais lorfque les fymptômes l'annoncent
prochaine. Il peut non- feulement en éloigner les
effers ; mais encore en détruire la cauſe ; bien plus
en empêcher les progrès dans fon principe. La
preuve de ce , c'eft qu'en occafionnant une plus
prompte circulation , il empêche le fang de
croupir , & refter en ftagnation dans le poulmon ,
& en tant que balfamique , confolide les petits
ulceres qui peuvent s'y rencontrer , ce qui fuffit
pour en arrêter les progrès.
La bouteille fcellée & étiquetée à l'ordinaire ;
taxée à fix livres , eft fuffifante pour en éprouver
toute l'efficacité avec fuccès.
Il ne fe débite que chez la Dame veuve Mouton
, Marchande Apothicaire de Paris , rue S
Denis , entre la rue Thevenot & la rue des Filles-
Dieu, vis-à-vis le Roi François , à Paris.
Les perfonnes qui écriront font priées d'affranchir
les lettres.
DECEMBRE . 1754. 2rg-
AUTRE.
E fieur Maille , Vinaigrier , Diſtillateur ordieu
le
pour la compofition des vinaigres de propriété ,
donne avis aux perfonnes de diftinction qu'il vend
des corbeilles galantes de neuf flacons & de quinze
, remplis de différens vinaigres nouveaux ; il
continue avec fuccès la vente du vinaigre romain
pour la confervation de la bouche. Če vinaigre
raffermit les gencives , blanchit les dents , & arrête
le progès de la carie ; comme auffi le vinaigre de
turbie , pour la guérifon parfaite du mal de dents ,
& différens vinaigres fervant à blanchir la peau ,
ôter les boutons , dartres farineufes & taches du
vifage ; & le véritable vinaigre des Quatre voleurs ,
qui eft un préfervatif de toutes fortes d'airs contagieux
, & généralement toutes fortes de vinaigres ,
au nombre de cent cinquante - fix fortes , tant
pour la table que pour les bains & toilettes . Il
continue le débit de la nouvelle moutarde des fix
graines de fa compofition , &la moutarde aux capres
& aux anchois par extraits d'herbes fines , &
différens fruits confits au vinaigre. Les moindres
bouteilles , tant pour les dents que pour le vifage ,
font de trois livres . Les perfonnes de province qui
defireront fe les procurer , en écrivant une lettre
d'avis audit fieur Maille , & remettant l'argent par
la pofte , le tout affranchi de port , on le leur enverra
très- exactement.'Il demeure à Paris , rue da
P'Hyrondelle , aux Armes Impériales.
E fieur Vacoffain , Marchand Epicier Dro-
Lguifte,rue to vis -à- vis 3. André des sirs , Dontinue
de vendre avec beaucoup de fuccès fon eau
pour les dents : cette eau a la propriété de les
conferver & blanchir & de diſſoudre l'humeur
glaireufe qui peut contribuer à les gâter . Elle a
auffi la vertu d'arêter dans l'inftant le mal que
l'on nomme communément rage de dents. L'ufage
de quinze jours fera voir , par la beauté & la
fermeté des dents , que l'on pourra , hors dans les
grand befoins , fe difpenfer de tous ferremens.
Ledit Sieur donne un imprimé de la maniere d'en
faire ufage , & vend la bouteille douze fols.
Ledit fieur Vacoffain continue auffi de vendre
avec le même fuccès fa poudre purgative , qu'il
compofe de différens fimples : cette poudre
fond les humeurs groffieres & peccantes , purifie
la maffe du fang , détruit les glaires , & diffipe
les réplétions. Elle prévient les maladies , particulierement
l'apoplexie ; guérit les maux de tête ,
la jauniffe de l'un & de l'autre fexe , les fievres
tierces , quartes & intermittentes . Elle eft fi bienfaifante
qu'elle ne caufe ni tranchée ni colique.
Les femmes enceintes de cinq à fix mois peuvent
en ufer en toute fureté , elle les difpofera à un
heureux accouchement. Ses vertus & fes propriétés
font expliquées plus au long dans un mémoire
particulier , ainfi que la maniere de s'en fervir.
Cette poudre fe vend vingt fols le paquet , qui eſt
DECEMBRE. 1754 209
cacheté & figné de la main dudit Sieur , afin que
le Public ne puiffe pas être trompé. Ledit fieur
Vacoffain eft autorifé & approuvé pour la vente
de fes remédes .
Ledit Vacoffain avertit qu'il a auffi le bureau
du vrai fel Polychrefte , compofé par M. de Seignette
, de la Rochelle , lequel fel eft paraphé
en dedans de chaque paquet , & cacheté de la
main dudit fieur de Seignette , pour éviter toute
fuprife & falfification ordinaire."
AUTR E.
E fieur Meffier donne avis qu'il tient manu-
Lfacture de cierges à refforts qu'il a pouffé à la
derniere perfection , lefquels offrent de grands
avantages pour ménager la cire de deux tiers ; de
n'être point expofé à couler comme les autres
cierges , ce qui périt tous les ornemens d'Autel ;
de conferver toujours la même hauteur , ce qui
eft impoffible avec les autres cierges ; d'y brûler
toute forte de cire , la couleur de ladite cire n'étant
point exposée à la vue , fe trouvant renfermée
dans un canon , qui ne laiffe voir que la lumiere
, le tout s'y confumme fans aucun déchet ,
la bougie brulant jufqu'à la fin. Les avantages de
les peindre & revernir n'étant point fujets à
s'écailler , & fe pouvant laver , met toutes les
Eglifes à portée de jouir des avantages que procurent
ces cierges , laquelle peinture imite parfaitement
la cire. Comme il fe trouve dans les
provinces des ouvriers qui veulent imiter ces
cierges , qui outre leur mauvaife façon deviennent
très - fujets & très-incommodes , plufieurs
perfonnes en ayant vû dudit fieur Meffier dans différens
endroits , pour éviter les frais des ports &
210 MERCURE DE FRANCE.
emballages , en ont acheté à ces ouvriers , & fe
trouvant trompés , ont été obligés de les abandonner
, & d'en faire venir de la manufacture dudit
fieur Meffier.
Pour que toutes les Eglifes des Provinces puiffent
profiter de cet avantage , qui eſt déja connu
dans tout le royaume & dans beaucoup d'autres
pays étrangers où il en a fait des envois confidérables
, ledit Sieur donne avis aux marchands ou
autres perfonnes de provinces , qu'en fe faifant
connoître il leur en enverra des affortimens de
différentes grandeurs pour débiter pour fon compte
dans les Eglifes de leurs provinces , en leur
abandonnant un bénéfice fur chaque cierge pour
la commiffion de la vente , comme il fait dansplufieurs
villes où il a des perfonnes qui lui en
débitent. Les perfonnes qui lui écriront font priées
d'affranchir les lettres , à moins que ce ne foit
pour commander de l'ouvrage . Sa manufacture eſt
rue de Charonne , Faubourg S. Antoine , à Paris .
Les corps des cierges fe vendent au pied , &
les canons & refforts qui entrent dans ces fortes
de cierges , fe vendent à la pièce.
Pour les cierges , depuis trois pieds juſqu'à
fept , 10 fols par pied.
Pour les canons & refforts defdits cierges , 4 liv.
piéce.
Pour les cierges , depuis huit jufqu'à dix , 12
fols par pied.
Pour le canon & reffort defdits cierges , s liv.
piece.
Les bougies d'un pied avec leurs canons & refforts
pour le S. Sacrement , bras de cheminée ou
luftres , 2 liv . 15 fols piece.
Pour celles d'un pied & demi , 3 liv. piece.
Pour les flambeaux d'élévation pour couvrir en
cire , 12 fols par pied.
DECEMBRE . 1754. 211
> dont la
Pour les flambeaux pour peindre
fouche doit être cannelée , 1 liv. 4 fols par pied.
Pour les canons defdits flambeaux , 4 liv. piece.
Pour les cierges pafchals , depuis fix pieds jufqu'à
neuf, 12 fols par pied.
Pour les canons & refforts defdits cierges pafchals
, liv . piece .
Pour les cierges pafchals de dix pieds & au¬
deffus , 1 liv. par pied.
Pour les canons defdits cierges pafchals , de
puis 8 jufqu'à 24 liv . piece.
Pour couvrir les cierges & flambeaux , la cire
coute 3 liv . à cauſe de ſa façon.
Les cierges & flambeaux fe peignent en couleur
de cire , excepté les cierges paichals.
Pour peindre & vernir les bougies & cierges
jufqu'à fept pieds , fols par pied.
Pour ceux de huit pieds & au-deffus , 7 fols
par pied .
Pour les flambeaux , 10 fols par pied.
Une bougie d'un pied en couleur de cire revient
à 3 trois liv . une d'un pied & demi 3 liv.
7 fols 6 deniers , avec leurs canons & reflorts ; un
cierge de trois pieds en couleur de cire , 6 livres
S fols ; un de quatre pieds , 7 liv. un de cinq
pieds , 7 liv. 15 fols ; un de 6 pieds , 8 liv. 10
fols ; un de fept pieds , 9 liv. 5 fols ; un de huit
pieds , 12 liv. 12 fols ; un flambeau de quatre
pieds , 10 liv. 16 fols ; un de cinq pieds , 12 liv.
10 fols ; un de fix pieds 14 liv. 4 fols.
Il a auffi des moules pour faire les bougies qui
entrent dans ces fortes de cierges , pour la commodité
des perſonnes de province qui ne font pas
à portée d'avoir des Ciriers qui puiffent leur faire
des bougies bien égales ; avec lefdits moules les
bougies fe trouvent mieux faites , & toutes per212
MERCURE DE FRANCE.
fonnes peuvent les faire eux-mêmes . Lefdits moules
coutent 3 livres piece .
AUTR E.
M.DE TORRES , Médecin de S. A. S. M. le
Duc d'Orléans , ci -devant Médecin de la Famille
royale de S. M. C. Membre des Académies royales
de Médecine , & de l'Hiftoire Univerſelle d'Efpagne
, Affocié Correfpondant Etranger de la Société
royale de Montpellier , & de l'Académie des
Sciences de Paris , &c. avertit le Public qu'il ne
répondra deformais que depuis huit heures du
matin jufqu'à neuf, aux confultations des perfonnes
attaquées de maux vénériens , rhumatilmes
dartres , écrouelles , cancers , ou d'autres maladies
qu'on regarde comme incurables . M. de TORRÈS
demeure rue Tire - boudin , près la Comédie Italienne
, dans la maison qu'occupoit ci -devant M. Debrus
, Banquier.
AUTRE.
Odeau , Marchand Diftillateur , tenant le
>
Saint-Honoré , fait & vend toutes fortes de liqueurs
fines , tant françoifes qu'étrangeres. Il fait
aufli du chocolat de fanté à la façon d'Espagne
& autre chocolat à la vanille . L'on trouve auffi
chez lui de l'ancienne huile de Venus , vrai figogne
, Marafquin , Ratafia de Bologne , huile royale
, crême des barbades , crême de fleur d'orange
, crême de framboife , crême d'angelique , liqueur
vanille , les délices de la fanté , liqueurs
très-agréables , kis wafer , & généralement toutes
fortes de liqueurs fines.
DECEMBRE. 1754. 213
M
AUTRE.
RS Bianchetti & Manar , Suiffes Italiens ,
viennent d'établir une fabrique de chocolat
à la façon de Milan & de Turin , dont ils ont apporté
d'Italie tous les uftenfiles néceffaires à cette
fabrique, Tout le monde fçait que la bonté du
chocolat confifte dans une parfaite coction ; c'eft
cette qualité qui fait fi eftimer le chocolat de Milan
& de Turin , & qui va être deformais fabriqué
à Paris , par les fieurs Bianchetti & Manar,
Ils le vendront en gros & en détail , & ils en
ont à plufieurs prix de la fufdite façon ; ils le vont
faire en ville quand on les y demande. Leur adreffe
eft dans les Quinze-vingt , la boutique à côté
de la cuifine des Prêtres,
AUTRE.
A veuve Mouton , Marchande Apothicaire de
le débit de fon bechique fouverain , ou fyrop
pectoral approuvé pour les maladies de poitrine ,
comme rhume , toux invétérées , oppreffion , foibleffe
de poitrine , & afthme humide . Ce firop béchique
ayant la propriété de fondre & d'atténuer
les humeurs engorgées dans le poulmon , d'adoucir
l'acrimonie de la limphe , comme balfamique
, & rétablir les forces abattues , en tant que
parfait reftaurant , produit des effets fi rapides dans
les maladies énoncées ci-deffus , que fix jours fuffifent
pour s'appercevoir d'un changement notable
; en un mot , une bouteille fuffit pour en
éprouver toute l'efficacité avec fuccès , en tant
qu'il rétablit les forces abbattues en rappellant
214 MERCURE DE FRANCE.
peu à peu l'appétit & le fommeil , comme parfait
reftaurant , par conféquent très-ſalutaire à la
fuite des longues maladies où les forces font épuifées.
L'odeur & le goût en font agréables , le régime
aifé à obferver ; en outre il convient à toutes
fortes de perfonnes , aux enfans même & aux
femmes enceintes , qui peuvent en uſer avec fuccès
, preuve de fa benignité. Nombre de perfonnes
de tous les états & de tous pays en ont fait
une heureuſe expérience , & en particulier quelques
Anglois. Si l'on en faifoit un plus grand
ufage en Angleterre , & qu'on le prenne à propos
, l'on ne verroit pas périr tant de milliers
d'Anglois de maladie de confomption , non pas
qu'il puiffe les réchapper , une fois la maladie invétérée
, mais lorfque les fymptômes l'annoncent
prochaine. Il peut non- feulement en éloigner les
effers ; mais encore en détruire la cauſe ; bien plus
en empêcher les progrès dans fon principe. La
preuve de ce , c'eft qu'en occafionnant une plus
prompte circulation , il empêche le fang de
croupir , & refter en ftagnation dans le poulmon ,
& en tant que balfamique , confolide les petits
ulceres qui peuvent s'y rencontrer , ce qui fuffit
pour en arrêter les progrès.
La bouteille fcellée & étiquetée à l'ordinaire ;
taxée à fix livres , eft fuffifante pour en éprouver
toute l'efficacité avec fuccès.
Il ne fe débite que chez la Dame veuve Mouton
, Marchande Apothicaire de Paris , rue S
Denis , entre la rue Thevenot & la rue des Filles-
Dieu, vis-à-vis le Roi François , à Paris.
Les perfonnes qui écriront font priées d'affranchir
les lettres.
DECEMBRE . 1754. 2rg-
AUTRE.
E fieur Maille , Vinaigrier , Diſtillateur ordieu
le
pour la compofition des vinaigres de propriété ,
donne avis aux perfonnes de diftinction qu'il vend
des corbeilles galantes de neuf flacons & de quinze
, remplis de différens vinaigres nouveaux ; il
continue avec fuccès la vente du vinaigre romain
pour la confervation de la bouche. Če vinaigre
raffermit les gencives , blanchit les dents , & arrête
le progès de la carie ; comme auffi le vinaigre de
turbie , pour la guérifon parfaite du mal de dents ,
& différens vinaigres fervant à blanchir la peau ,
ôter les boutons , dartres farineufes & taches du
vifage ; & le véritable vinaigre des Quatre voleurs ,
qui eft un préfervatif de toutes fortes d'airs contagieux
, & généralement toutes fortes de vinaigres ,
au nombre de cent cinquante - fix fortes , tant
pour la table que pour les bains & toilettes . Il
continue le débit de la nouvelle moutarde des fix
graines de fa compofition , &la moutarde aux capres
& aux anchois par extraits d'herbes fines , &
différens fruits confits au vinaigre. Les moindres
bouteilles , tant pour les dents que pour le vifage ,
font de trois livres . Les perfonnes de province qui
defireront fe les procurer , en écrivant une lettre
d'avis audit fieur Maille , & remettant l'argent par
la pofte , le tout affranchi de port , on le leur enverra
très- exactement.'Il demeure à Paris , rue da
P'Hyrondelle , aux Armes Impériales.
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Résumé : AVIS.
En décembre 1754, plusieurs annonces commerciales et professionnelles ont été publiées. Le sieur Vacoffain, marchand épicier, propose une eau pour les dents qui conserve, blanchit et dissout les humeurs gâteresses. Cette eau arrête instantanément la 'rage de dents' et permet de se passer de ferrements après quinze jours d'usage. Il vend également une poudre purgative composée de divers simples, qui purifie le sang, détruit les glaires et prévient diverses maladies comme l'apoplexie et les fièvres. Cette poudre est sans danger pour les femmes enceintes et se vend vingt sols le paquet, cacheté et signé. Le sieur Meffier annonce la fabrication de cierges à reforts, offrant plusieurs avantages tels que la conservation de la cire et l'absence de coulure. Ces cierges peuvent être peints et vernissés, imitant parfaitement la cire. Il met en garde contre les imitations de mauvaise qualité et propose d'envoyer des assortiments aux marchands de province pour vente. M. de Torres, médecin, informe qu'il reçoit des consultations pour des maladies vénériennes, rhumatismes, dartres, écrouelles, cancers et autres maladies incurables, de huit heures à neuf heures du matin. Le sieur Odeau, distillateur, vend diverses liqueurs fines, chocolats et crèmes. Les sieurs Bianchetti et Manar, Suisses Italiens, établissent une fabrique de chocolat à la façon de Milan et Turin, vendu en gros et en détail. La veuve Mouton, marchande apothicaire, propose un sirop pectoral souverain pour les maladies de poitrine, efficace en six jours et sans danger pour les femmes enceintes et les enfants. Enfin, le sieur Maille, vinaigrier, vend des corbeilles de vinaigres pour diverses utilités, comme la conservation de la bouche, le blanchiment des dents et la guérison du mal de dents. Il propose également des vinaigres pour blanchir la peau et des vinaigres préventifs contre les airs contagieux.
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6853
p. 219
APPROBATION.
Début :
J'ai lû, par ordre de Monseigneur le Chancelier, le premier volume du Mercure de Décembre [...]
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texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
APPROBATION.
' Ai lû , par ordre de Monfeigneur le Chance
lier , le premier volume du Mercure de Décembre
, & je n'y ai rien trouvé qui puiffe en empêcher
l'impreflion. A Paris , ce 28 Novembre
GUIROY 3754
' Ai lû , par ordre de Monfeigneur le Chance
lier , le premier volume du Mercure de Décembre
, & je n'y ai rien trouvé qui puiffe en empêcher
l'impreflion. A Paris , ce 28 Novembre
GUIROY 3754
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6854
p. 216
TABLE.
Début :
PIECES FUGITIVES en Vers & en Prose. Eloge de la Peinture, page 3 [...]
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texteReconnaissance textuelle : TABLE.
TABLE.
IECES FUGITIVES en Vers & en Profe.
P Elogede la Peinture , Page 3
Eloge hiftorique de Madame du Chaſtelet , par
M. de Voltaire ,
Vers à M. de Ruffey ,
Converſation finguliere ,
Vers de feu M. de Foucault ,
Hiftoire morale ,
Vers de feu M. de la Motte ,
6
18
19
29
30
35
36
Florence & Blanchefleur , Conte ,
A Madame P .. fur fon voyage à Argenteuil , 44
Effai philofophique ,
Epitre à Mile D ....
Madrigal
Contes ,
46
54
56
64
Quatrain , à une femme laide qui avoit des boutons
ibid.
Lettre à un étranger , fur les Moraliftes François
á
Le Crépuscule ,
ibid.
76
Etat de la Poëfie dramatique en Allemagne , 78
Mots des Enigmes & du Logogryphe du Mercure
de Novembre ,
Enigmes & Logogryphe ,
Nouvelles Litteraires ,
Beaux Arts ,
Chanfon ,
Spectacles ,
Nouvelles Etrangeres ,
Mariages & Morts ,
88
ibid.
92
152
171
172
186
France. Nouvelles de la Cour , de Paris , &c. 195
Avis divers ,
IECES FUGITIVES en Vers & en Profe.
P Elogede la Peinture , Page 3
Eloge hiftorique de Madame du Chaſtelet , par
M. de Voltaire ,
Vers à M. de Ruffey ,
Converſation finguliere ,
Vers de feu M. de Foucault ,
Hiftoire morale ,
Vers de feu M. de la Motte ,
6
18
19
29
30
35
36
Florence & Blanchefleur , Conte ,
A Madame P .. fur fon voyage à Argenteuil , 44
Effai philofophique ,
Epitre à Mile D ....
Madrigal
Contes ,
46
54
56
64
Quatrain , à une femme laide qui avoit des boutons
ibid.
Lettre à un étranger , fur les Moraliftes François
á
Le Crépuscule ,
ibid.
76
Etat de la Poëfie dramatique en Allemagne , 78
Mots des Enigmes & du Logogryphe du Mercure
de Novembre ,
Enigmes & Logogryphe ,
Nouvelles Litteraires ,
Beaux Arts ,
Chanfon ,
Spectacles ,
Nouvelles Etrangeres ,
Mariages & Morts ,
88
ibid.
92
152
171
172
186
France. Nouvelles de la Cour , de Paris , &c. 195
Avis divers ,
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Résumé : TABLE.
Le document est une table des matières de 'IECES FUGITIVES en Vers & en Profe'. Il répertorie divers textes et poèmes, incluant des éloges, des conversations, des histoires, des essais philosophiques, des lettres et des analyses sur la poésie dramatique en Allemagne. Il mentionne aussi des sections sur les énigmes, les logogryphes, les nouvelles littéraires, les beaux-arts et les avis divers, couvrant les pages 3 à 195.
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6855
p. 216
« La Chanson notée doit regarder la page 171. [...] »
Début :
La Chanson notée doit regarder la page 171. [...]
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texteReconnaissance textuelle : « La Chanson notée doit regarder la page 171. [...] »
La Chanson notée doit regarder la page 171.
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6856
p. 216
« De l'Imprimerie de Ch. A. JOMBERT. [...] »
Début :
De l'Imprimerie de Ch. A. JOMBERT. [...]
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De l'Imprimerie de Ch. A. JOMBERT.
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6857
s. p.
« L'ADRESSE du Mercure est à M. LUTTON, Commis au recouvrement du Mercure, rue Ste [...] »
Début :
L'ADRESSE du Mercure est à M. LUTTON, Commis au recouvrement du Mercure, rue Ste [...]
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texteReconnaissance textuelle : « L'ADRESSE du Mercure est à M. LUTTON, Commis au recouvrement du Mercure, rue Ste [...] »
'ADRESSE du Mercure eft à M. LUTTON
LCommis au recouvrement du Mercure , rue Sie
Anne , Butte S. Roch , vis -à - vis la rue Clos- Geargeot
, entre deux Selliers , au fecond 1pour rémettre
à M. de Boiffy , de l'Académie Françoife.
Nous prions très- inflamment ceux qui nous adref
feront des Paquets par la Pofte , d'en affranchir le
port , pour nous épargner le déplaifir de les rebuter ,
à eux celui de ne pas voir paroître leurs Ouvrages.
Les Libraires des Provinces ou des Pays Etrangers
qui fouhaiteront avoir le Mercure de France de la
premiere main & plus promptement , n'auront qu'à
écrire à l'adreffe ci- deffus indiquée.
On l'envoye auffi par la Pofte aux perfonnes de
Province qui le defirent , les frais de la Pofte ne
font pas confidérables.
On avertit auffi que ceux qui voudront qu'on le
porte chez eux à Paris chaque mois , n'ont qu'à faire
fçavoir leurs intentions , leur nom & leur demeure
audit Sr Lutton , Commis au Mercure; on leur por
tera le Mercure très - exactement , moyennant 21 livres
par an , qu'ils payeront ; fçavoir , 10 liv. 10 f.
en recevant le fecond volume de Juin , & 10l. 10ſ.
en recevant le fecond volume de Décembre. On les
Jupplie inftamment de donner leurs ordres pour que
cespayemens foient faits dans leur tems.
On prie auffi les perfonnes de Province à qui on
envoye le Mercure par la Pofle, d'être exuttes à faire
payer au Bureau du Mercure à la fin de chaque femestre
, fans cela on feroit hors d'état de foutenir
les avances confidérables qu'exige l'impreffion de cet
Ouvrage.
On adreffe la même priere aux Libraires de Province.
On trouvera le Sr Lutton les Mardi , Mercredi
Jeudi de chaque semaine , l'après-midi .
PRIX XXX SOLS.
LCommis au recouvrement du Mercure , rue Sie
Anne , Butte S. Roch , vis -à - vis la rue Clos- Geargeot
, entre deux Selliers , au fecond 1pour rémettre
à M. de Boiffy , de l'Académie Françoife.
Nous prions très- inflamment ceux qui nous adref
feront des Paquets par la Pofte , d'en affranchir le
port , pour nous épargner le déplaifir de les rebuter ,
à eux celui de ne pas voir paroître leurs Ouvrages.
Les Libraires des Provinces ou des Pays Etrangers
qui fouhaiteront avoir le Mercure de France de la
premiere main & plus promptement , n'auront qu'à
écrire à l'adreffe ci- deffus indiquée.
On l'envoye auffi par la Pofte aux perfonnes de
Province qui le defirent , les frais de la Pofte ne
font pas confidérables.
On avertit auffi que ceux qui voudront qu'on le
porte chez eux à Paris chaque mois , n'ont qu'à faire
fçavoir leurs intentions , leur nom & leur demeure
audit Sr Lutton , Commis au Mercure; on leur por
tera le Mercure très - exactement , moyennant 21 livres
par an , qu'ils payeront ; fçavoir , 10 liv. 10 f.
en recevant le fecond volume de Juin , & 10l. 10ſ.
en recevant le fecond volume de Décembre. On les
Jupplie inftamment de donner leurs ordres pour que
cespayemens foient faits dans leur tems.
On prie auffi les perfonnes de Province à qui on
envoye le Mercure par la Pofle, d'être exuttes à faire
payer au Bureau du Mercure à la fin de chaque femestre
, fans cela on feroit hors d'état de foutenir
les avances confidérables qu'exige l'impreffion de cet
Ouvrage.
On adreffe la même priere aux Libraires de Province.
On trouvera le Sr Lutton les Mardi , Mercredi
Jeudi de chaque semaine , l'après-midi .
PRIX XXX SOLS.
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Résumé : « L'ADRESSE du Mercure est à M. LUTTON, Commis au recouvrement du Mercure, rue Ste [...] »
Le Mercure est situé au domicile de M. LUTTON, rue Sainte-Anne, Butte Saint-Roch, face à la rue Clos-Georgeot. Les expéditeurs de paquets doivent affranchir le port pour éviter les rejets. Les libraires des provinces ou des pays étrangers peuvent obtenir le Mercure en écrivant à l'adresse indiquée. Le Mercure est envoyé par la poste aux personnes de province à des frais réduits. À Paris, les abonnés peuvent recevoir le Mercure mensuellement contre un paiement annuel de 21 livres, à régler en deux fois. Les personnes de province et les libraires doivent payer les frais d'abonnement au Bureau du Mercure chaque semestre. M. LUTTON est disponible les mardi, mercredi et jeudi après-midi. Le prix du Mercure est de trente sols.
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6858
p. 215
Avertissement de M. l'Abbé Raynal.
Début :
Les infirmités de feu M. Fuzelier & l'absence de feu M. de Labruere ont fait [...]
Mots clefs :
Mercure, Ouvrage périodique
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Avertissement de M. l'Abbé Raynal.
Avertiffement de M. l'Abbé Raynal.
Es infirmités de feu M. Fuzelier &
LESl'abfence de feu M. de Labruere ont fait
que j'ai été chargé feul , durant quatre ans
& demi , du Mercure. Cet Ouvrage périodique
paffe par brevet à M. de Boiffy , dont
l'efprit & le goût font généralement connus.
Perfonne ne paroît plus propre que
cet Académicien à porter le Mercure au
degré de perfection dont il eft fufceptible.
Es infirmités de feu M. Fuzelier &
LESl'abfence de feu M. de Labruere ont fait
que j'ai été chargé feul , durant quatre ans
& demi , du Mercure. Cet Ouvrage périodique
paffe par brevet à M. de Boiffy , dont
l'efprit & le goût font généralement connus.
Perfonne ne paroît plus propre que
cet Académicien à porter le Mercure au
degré de perfection dont il eft fufceptible.
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6859
p. 218
APPROBATION.
Début :
J'ai lû, par ordre de Monseigneur le Chancelier, le second volume du Mercure de Décembre [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
APPROBATIO N.
'A lû , par ordre de Monfeigneur le Chance .
lier , le fecond volume du Mercure de Décembre,
& je n'y ai rien trouvé qui puiffe en empêcher
l'impreffion. A Paris, ce 16 Décembre
'A lû , par ordre de Monfeigneur le Chance .
lier , le fecond volume du Mercure de Décembre,
& je n'y ai rien trouvé qui puiffe en empêcher
l'impreffion. A Paris, ce 16 Décembre
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6860
p. 218
TABLE.
Début :
PIECES FUGITIVES en Vers & en Prose. Epître à M. ***. page ; [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TABLE.
TABLE.
PIECES FUGITIVES en Vers & en Profe .
Epître à M. ***.
page 3
Idée des progrès de la philofophie en France , 7
Madrigal ,
Lifimaque , par l'auteur de l'Esprit des loix,
Madrigal ,
Compliment à Mlle de Richelieu ,
Madrigal ,
30
31
37
ibid.
39
ibid.
71
71
L'éducation d'un Prince , par M. de Marivaux ,
Chanfon ;
Thelanire & Ifmene ,
Epître à un ami qui partoit pour l'Amerique , 84
Réflexions de M. le Marquis de Laffé ,
Madrigal,
86
101
Mots des Enigmes & du Logogryphe du premier
volume de Décembre ,
Enigme & Logogryphes ,
102
Nouvelles Littéraires ,
Beaux- Arts ,
Spectacles ,
Spectacles de Fontainebleau ,
Avertiffement de M. l'Abbé Raynal ,
De l'Imprimerie de Ch. A. JOMBIERT.
ху
ibid.
105
171
187
190
215
PIECES FUGITIVES en Vers & en Profe .
Epître à M. ***.
page 3
Idée des progrès de la philofophie en France , 7
Madrigal ,
Lifimaque , par l'auteur de l'Esprit des loix,
Madrigal ,
Compliment à Mlle de Richelieu ,
Madrigal ,
30
31
37
ibid.
39
ibid.
71
71
L'éducation d'un Prince , par M. de Marivaux ,
Chanfon ;
Thelanire & Ifmene ,
Epître à un ami qui partoit pour l'Amerique , 84
Réflexions de M. le Marquis de Laffé ,
Madrigal,
86
101
Mots des Enigmes & du Logogryphe du premier
volume de Décembre ,
Enigme & Logogryphes ,
102
Nouvelles Littéraires ,
Beaux- Arts ,
Spectacles ,
Spectacles de Fontainebleau ,
Avertiffement de M. l'Abbé Raynal ,
De l'Imprimerie de Ch. A. JOMBIERT.
ху
ibid.
105
171
187
190
215
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Résumé : TABLE.
Le document est une table des matières de 'PIECES FUGITIVES en Vers & en Profe'. Il liste des œuvres comme une 'Epître à M. ***' (page 3), 'Idée des progrès de la philosophie en France' (page 7), une 'Éducation d'un Prince' par M. de Marivaux (page 71), et des 'Spectacles de Fontainebleau' (page 215). Il inclut aussi des sections sur les 'Nouvelles Littéraires', les 'Beaux-Arts' et les 'Spectacles'. L'imprimeur est Ch. A. JOMBIERT.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6861
p. 218
« De l'Imprimerie de Ch. A. JOMBERT. [...] »
Début :
De l'Imprimerie de Ch. A. JOMBERT. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « De l'Imprimerie de Ch. A. JOMBERT. [...] »
De l'Imprimerie de Ch. A. JOMBERT.
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6862
p. iii-xii
AVANT-PROPOS.
Début :
De tous les ouvrages périodiques, le Mercure de France est [...]
Mots clefs :
Mercure de France, Public, Donneau de Visé, Charles-Antoine Leclerc de la Bruère, Articles, Arrangement, Diversité
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texteReconnaissance textuelle : AVANT-PROPOS.
AVANT- PROPOS.
E tous les ouvrages périodiques
, le Mercure de France eft
le plus difficile ; on lui impoſe les
loix les plus rigoureuſes. Il embraffe
tout , mais il ne peut rien traiter , ni
rien approfondir . On lui fait un crime
de penfer ; à peine lui permeton
de donner un précis des écrits
qui paroiffent. S'il approuve , il n'eft
qu'un louangeur fade & banal ; s'il
ofe critiquer , il bleffe l'amour propre
délicat des Auteurs. Le Public
lui- même le trouve mauvais , & dit
que le Mercure fort de fa fphere ;
qu'il doit fe borner à marquer fimplement
le jour qu'une piece dramatique
a été jouée pour la premiere
fois , avec le nombre de fes repréfentations
; ou s'il paroît un livre nouveau
, qu'il doit fe contenter d'annoncer
modeftement fon titre & le
nom du Libraire qui le vend. On le
A ij
iv AVANT-PROPOS.
condamne non feulement à ne
qu'un froid Journaliſte , mais on veut
le reftreindre encore à la féchereffe
d'un faifeur d'affiches. Ses privileges
néanmoins font les mieux fondés
& doivent être les plus étendus. Le
Journal des Sçavans eft le feul qui
puiffe lui difputer le droit d'ancienneté
tous les autres lui font poftérieurs
cependant tout leur devient
permis . Ils font toujours les premiers
à fe faifir des matieres qui font de
fon reffort , & à crier en même tems
que c'eft lui qui entreprend fur les
autres , & qu'il paffe les limites qu'on
lui a prefcrites. Cette plainte eft d'autant
plus injufte , que ces Journaux ,
fous différens titres , fe multiplient
tous les jours à fes dépens , & que fon
droit exclufif eft de n'avoir point de
bornes . Les Belles-Lettres , les Sciences
& les Arts , tous les genres font
de fon domaine : il doit en prendre la
fleur ; elle conftitue fon effence , &
la diverfité forme fon caractere . Voilà
pourquoi je choisis l'une pour
AVANT-PROPOS.
régle , & l'autre pour deviſe.
Comme il n'eft qu'une collection
ou qu'un ouvrage de découpures, il ŋe
peut être riche que du bien des autres.
Son plus grand mérite dépend
du choix : mais pour le bien faire ,
il faut avoir de quoi choifir . Mal→
heureuſement pour moi , mes prédéceffeurs
ont épuifé les premieres
fources: je fuis dans l'obligation d'inviter
tous les gens de lettres à m'ouvrir
de nouveaux tréfors . Je prie furtout
ceux qui font les plus intéreſſés
à rendre mon livre meilleur , à les enrichir
de morceaux qui puiffent le
faire lire de mon côté , je leur
promets
d'appliquer tous mes foins à les
mettre en bonne compagnie. Je fçai
que plufieurs ont de la répugnance
à fe voir imprimés dans un ouvrage
dégradé par la Bruyere , auteur des
caracteres ; mais depuis que les Voltaire
& les Fontenelle n'ont pas dédaigné
d'y tenir un rang , aucun de
leurs confreres ne doit plus rougir
d'y paroître. La pudeur d'un Ecrivain
A iij
vj AVANTPROPOS.
doit confifter à ne pas donner de mauvaifes
productions : qu'elles foient
marquées au bon coin , la place n'y
fait rien ; elles lui feront toujours honneur
, dans quelque endroit qu'elles
foient mifes. J'ai fouvent remarqué
que les nouveaux nobles craignent
plus de fe compromettre que les
vrais Gentilshommes. Fondé fur ce
principe , j'efpere que les meilleurs
Auteurs feront les plus hardis à décorer
mon recueil , fans avoir peur de
déroger. Je me ferai d'ailleurs une loi
très rigide de ne pas les nommer
quand ils voudront être anonymes.
-
A l'égard de ceux qui n'ont compofé
que des piéces fugitives , c'eft
une obligation pour eux de vuider
leur porte-feuille en ma faveur. Tous
les écrits détachés , qui n'ont pas
affez d'étendue pour faire un Cuvre
en forme , & devenir un livre ,
appartiennent de droit au Mercure
c'eft un bien qu'on lui retient ; ils
doivent y être dépofés comme dans
les archives de la littérature ; s'il
AVANT-PROPOS.
vij
ne leur affure pas une gloire immortelle
, il les tire du moins de l'obfcurité
, & leur donne une célébrité paffagere
. Il eſt même du devoir d'un
bon citoyen de rendre publics fes
amuſemens , quand ils peuvent tourner
au profit ou au plaifir de la fociété.
De Vifé avoit fait du Mercure
un ouvrage purement agréable. Ses
fucceffeurs , par degrés , font parvenus
au point d'en faire un livre éga
lement utile. M. de la Bruere y a le
plus contribué.
Qu'on me permette ici de quitter
un inftant mon fujet pour rendre
juftice à fon mérite , c'eft le moins
que je dois à la mémoire d'un Auteur
eſtimable , à qui je fuccéde ; je
puis dire fans bleffer la vérité , qu'il
étoit fait pour perfectionner tout ce
qu'il dirigeoit . La folidité de fon efprit
, & la jufteffe de fon goût égaloient
la douceur de fon caractere.
Il réuniffoit même les talens oppofés
, & n'a pas moins réuffi dans l'art
A iiig
viij
AVANT-PROPOS.
de négocier que dans l'art d'écrire.
En France , il a fait honneur aux
Belles Lettres par les différens écrits
qu'il a mis au jour. A Rome , il s'eft
diftingué dans les affaires dont il a
été chargé , par la maniere fage dont
il les a conduites. La confidération
qu'il s'étoit juſtement acquife dans
une Cour auffi difficile , eft le plus
beau trait de louange que je puiffe lui
donner. La confiance pleine d'eftime
M. le Duc de Nivernois a touque
jours eue pour lui pendant fa vie , &
les regrets finceres dont il l'honore
après la mort mettent le comble à
fon éloge.
Pour revenir à l'ouvrage qu'il a
augmenté par fes foins , ou par le travail
de ceux qui l'ont conduit en fon
abfence , je ne me fuis point écarté
de la forme qu'ils lui ont donnée.
J'ai fait feulement quelques additions
particulieres , pour mettre plus
d'ordre dans les matieres qui le compofent.
Je le divife en fix articles . !
201
1
AVANT-PROPOS. ix
Le premier contient les Piéces fugitives
en vers & en profe . Je n'y fais
entrer que les morceaux d'imagination
& de pur agrément : Poëĥies ,
Contes , Fables , Romans , Hiftorietes
, Chanſons , Enigmes & Logogryphes
.
Le fecond renferme les Nouvelles
Littéraires, où je place les féances publiques
des Académies de Paris & de ,
Province. J'annonce dans ce même ·
article tous les livres nouveaux , dont
je donne un précis , c'eſt-à- dire un
précis des ouvrages fçavans ; car je
donnerai un extrait en forme des
Romans qui auront quelque célébrité
; l'amuſant & le frivole étant à
moi fans reſtriction .
Le troifieme concerne les Sciences
& Belles- Lettres. On y mettra alternativement
différens morceaux*fur
* Je dois avertir ici le public que c'est moins un
ngagement que je prens avec lui , qu'une invita
A v
AVANT PROPOS.
la Phyfique , la Géométrie , la Jurif
prudence , la Politique , la Guerre ,
le Commerce , la Finance , la Médecine
, fur la Chronologie , l'Hiftoire
& les Medailles. Je porterai fouvent
à la fin de cet article les Séances publiques
des Académies des Sciences
& des Belles - Lettres , ainfi que de
celle de Chirurgie , avec un extrait
des mémoires qu'on y aura lûs , quand
l'article des Nouvelles littéraires fera
trop abondant.
Le quatrieme eft réſervé pour les
Beaux Arts , que je partage en Arts
agréables , tels que la Peinture , la
Sculpture , la Gravure , la Mufique ,
laDanfe ; & en Arts utiles , tels que
tion que je fais aux Sçavans de me faire part de
leurs productions de tout genre. Je les prie en même
tems de réduire les morceaux qu'ils m'enverront à
une extrême préciſion ; elle est un devoir pour moi ,
il faut que je m'y foumette , d'autant plus que la
multiplicité des matieres laiffe à chacune trop pess
de place pour les pouvoir mettre dans toute leur
étendue.
AVANT-PROPOS.
xj
l'Architecture , les Manufactures
l'Horlogerie , &c.
Le cinquieme article regarde les
Spectacles , où feront les extraits des
piéces de théatre , & tout ce qui
concerne les deux Comédies, les deux
Opéra , le Concert fpirituel , & les
Drames de Collége, Je ferai également
fobre fur la louange & fur la
cenfure. Je tâcherai fur-tout de ne
mettre jamais mon fentiment particulier
à la place de celui du public , &
de ne rien dire qui puiffe humilier ou
décourager les Auteurs . Des critiques
qu'on m'enverra fur les nouveautés
qui réuffiront , je n'admettrai que
celles qui feront juftes & ménagées ,
où il n'entrera rien de perfonnel. Les
traits de la critique doivent toujours
porter fur l'ouvrage , & ne bleffer
jamais l'Ecrivain.
Le fixieme & dernier article raffemble
à l'ordinaire les Nouvelles
Etrangeres & celles de France , les
A vj
xij AAVVAANNTTPPRROOPPOOSS..
Naiffances , les Morts , les Edits ,
les Déclarations , & Arrêts , avec les
Avis . Par cet arrangement , auquel
je ferai toujours fidele , chacun trou
vera d'abord la partie qu'il préfe
re, ou le morceau qui l'intéreffe .
E tous les ouvrages périodiques
, le Mercure de France eft
le plus difficile ; on lui impoſe les
loix les plus rigoureuſes. Il embraffe
tout , mais il ne peut rien traiter , ni
rien approfondir . On lui fait un crime
de penfer ; à peine lui permeton
de donner un précis des écrits
qui paroiffent. S'il approuve , il n'eft
qu'un louangeur fade & banal ; s'il
ofe critiquer , il bleffe l'amour propre
délicat des Auteurs. Le Public
lui- même le trouve mauvais , & dit
que le Mercure fort de fa fphere ;
qu'il doit fe borner à marquer fimplement
le jour qu'une piece dramatique
a été jouée pour la premiere
fois , avec le nombre de fes repréfentations
; ou s'il paroît un livre nouveau
, qu'il doit fe contenter d'annoncer
modeftement fon titre & le
nom du Libraire qui le vend. On le
A ij
iv AVANT-PROPOS.
condamne non feulement à ne
qu'un froid Journaliſte , mais on veut
le reftreindre encore à la féchereffe
d'un faifeur d'affiches. Ses privileges
néanmoins font les mieux fondés
& doivent être les plus étendus. Le
Journal des Sçavans eft le feul qui
puiffe lui difputer le droit d'ancienneté
tous les autres lui font poftérieurs
cependant tout leur devient
permis . Ils font toujours les premiers
à fe faifir des matieres qui font de
fon reffort , & à crier en même tems
que c'eft lui qui entreprend fur les
autres , & qu'il paffe les limites qu'on
lui a prefcrites. Cette plainte eft d'autant
plus injufte , que ces Journaux ,
fous différens titres , fe multiplient
tous les jours à fes dépens , & que fon
droit exclufif eft de n'avoir point de
bornes . Les Belles-Lettres , les Sciences
& les Arts , tous les genres font
de fon domaine : il doit en prendre la
fleur ; elle conftitue fon effence , &
la diverfité forme fon caractere . Voilà
pourquoi je choisis l'une pour
AVANT-PROPOS.
régle , & l'autre pour deviſe.
Comme il n'eft qu'une collection
ou qu'un ouvrage de découpures, il ŋe
peut être riche que du bien des autres.
Son plus grand mérite dépend
du choix : mais pour le bien faire ,
il faut avoir de quoi choifir . Mal→
heureuſement pour moi , mes prédéceffeurs
ont épuifé les premieres
fources: je fuis dans l'obligation d'inviter
tous les gens de lettres à m'ouvrir
de nouveaux tréfors . Je prie furtout
ceux qui font les plus intéreſſés
à rendre mon livre meilleur , à les enrichir
de morceaux qui puiffent le
faire lire de mon côté , je leur
promets
d'appliquer tous mes foins à les
mettre en bonne compagnie. Je fçai
que plufieurs ont de la répugnance
à fe voir imprimés dans un ouvrage
dégradé par la Bruyere , auteur des
caracteres ; mais depuis que les Voltaire
& les Fontenelle n'ont pas dédaigné
d'y tenir un rang , aucun de
leurs confreres ne doit plus rougir
d'y paroître. La pudeur d'un Ecrivain
A iij
vj AVANTPROPOS.
doit confifter à ne pas donner de mauvaifes
productions : qu'elles foient
marquées au bon coin , la place n'y
fait rien ; elles lui feront toujours honneur
, dans quelque endroit qu'elles
foient mifes. J'ai fouvent remarqué
que les nouveaux nobles craignent
plus de fe compromettre que les
vrais Gentilshommes. Fondé fur ce
principe , j'efpere que les meilleurs
Auteurs feront les plus hardis à décorer
mon recueil , fans avoir peur de
déroger. Je me ferai d'ailleurs une loi
très rigide de ne pas les nommer
quand ils voudront être anonymes.
-
A l'égard de ceux qui n'ont compofé
que des piéces fugitives , c'eft
une obligation pour eux de vuider
leur porte-feuille en ma faveur. Tous
les écrits détachés , qui n'ont pas
affez d'étendue pour faire un Cuvre
en forme , & devenir un livre ,
appartiennent de droit au Mercure
c'eft un bien qu'on lui retient ; ils
doivent y être dépofés comme dans
les archives de la littérature ; s'il
AVANT-PROPOS.
vij
ne leur affure pas une gloire immortelle
, il les tire du moins de l'obfcurité
, & leur donne une célébrité paffagere
. Il eſt même du devoir d'un
bon citoyen de rendre publics fes
amuſemens , quand ils peuvent tourner
au profit ou au plaifir de la fociété.
De Vifé avoit fait du Mercure
un ouvrage purement agréable. Ses
fucceffeurs , par degrés , font parvenus
au point d'en faire un livre éga
lement utile. M. de la Bruere y a le
plus contribué.
Qu'on me permette ici de quitter
un inftant mon fujet pour rendre
juftice à fon mérite , c'eft le moins
que je dois à la mémoire d'un Auteur
eſtimable , à qui je fuccéde ; je
puis dire fans bleffer la vérité , qu'il
étoit fait pour perfectionner tout ce
qu'il dirigeoit . La folidité de fon efprit
, & la jufteffe de fon goût égaloient
la douceur de fon caractere.
Il réuniffoit même les talens oppofés
, & n'a pas moins réuffi dans l'art
A iiig
viij
AVANT-PROPOS.
de négocier que dans l'art d'écrire.
En France , il a fait honneur aux
Belles Lettres par les différens écrits
qu'il a mis au jour. A Rome , il s'eft
diftingué dans les affaires dont il a
été chargé , par la maniere fage dont
il les a conduites. La confidération
qu'il s'étoit juſtement acquife dans
une Cour auffi difficile , eft le plus
beau trait de louange que je puiffe lui
donner. La confiance pleine d'eftime
M. le Duc de Nivernois a touque
jours eue pour lui pendant fa vie , &
les regrets finceres dont il l'honore
après la mort mettent le comble à
fon éloge.
Pour revenir à l'ouvrage qu'il a
augmenté par fes foins , ou par le travail
de ceux qui l'ont conduit en fon
abfence , je ne me fuis point écarté
de la forme qu'ils lui ont donnée.
J'ai fait feulement quelques additions
particulieres , pour mettre plus
d'ordre dans les matieres qui le compofent.
Je le divife en fix articles . !
201
1
AVANT-PROPOS. ix
Le premier contient les Piéces fugitives
en vers & en profe . Je n'y fais
entrer que les morceaux d'imagination
& de pur agrément : Poëĥies ,
Contes , Fables , Romans , Hiftorietes
, Chanſons , Enigmes & Logogryphes
.
Le fecond renferme les Nouvelles
Littéraires, où je place les féances publiques
des Académies de Paris & de ,
Province. J'annonce dans ce même ·
article tous les livres nouveaux , dont
je donne un précis , c'eſt-à- dire un
précis des ouvrages fçavans ; car je
donnerai un extrait en forme des
Romans qui auront quelque célébrité
; l'amuſant & le frivole étant à
moi fans reſtriction .
Le troifieme concerne les Sciences
& Belles- Lettres. On y mettra alternativement
différens morceaux*fur
* Je dois avertir ici le public que c'est moins un
ngagement que je prens avec lui , qu'une invita
A v
AVANT PROPOS.
la Phyfique , la Géométrie , la Jurif
prudence , la Politique , la Guerre ,
le Commerce , la Finance , la Médecine
, fur la Chronologie , l'Hiftoire
& les Medailles. Je porterai fouvent
à la fin de cet article les Séances publiques
des Académies des Sciences
& des Belles - Lettres , ainfi que de
celle de Chirurgie , avec un extrait
des mémoires qu'on y aura lûs , quand
l'article des Nouvelles littéraires fera
trop abondant.
Le quatrieme eft réſervé pour les
Beaux Arts , que je partage en Arts
agréables , tels que la Peinture , la
Sculpture , la Gravure , la Mufique ,
laDanfe ; & en Arts utiles , tels que
tion que je fais aux Sçavans de me faire part de
leurs productions de tout genre. Je les prie en même
tems de réduire les morceaux qu'ils m'enverront à
une extrême préciſion ; elle est un devoir pour moi ,
il faut que je m'y foumette , d'autant plus que la
multiplicité des matieres laiffe à chacune trop pess
de place pour les pouvoir mettre dans toute leur
étendue.
AVANT-PROPOS.
xj
l'Architecture , les Manufactures
l'Horlogerie , &c.
Le cinquieme article regarde les
Spectacles , où feront les extraits des
piéces de théatre , & tout ce qui
concerne les deux Comédies, les deux
Opéra , le Concert fpirituel , & les
Drames de Collége, Je ferai également
fobre fur la louange & fur la
cenfure. Je tâcherai fur-tout de ne
mettre jamais mon fentiment particulier
à la place de celui du public , &
de ne rien dire qui puiffe humilier ou
décourager les Auteurs . Des critiques
qu'on m'enverra fur les nouveautés
qui réuffiront , je n'admettrai que
celles qui feront juftes & ménagées ,
où il n'entrera rien de perfonnel. Les
traits de la critique doivent toujours
porter fur l'ouvrage , & ne bleffer
jamais l'Ecrivain.
Le fixieme & dernier article raffemble
à l'ordinaire les Nouvelles
Etrangeres & celles de France , les
A vj
xij AAVVAANNTTPPRROOPPOOSS..
Naiffances , les Morts , les Edits ,
les Déclarations , & Arrêts , avec les
Avis . Par cet arrangement , auquel
je ferai toujours fidele , chacun trou
vera d'abord la partie qu'il préfe
re, ou le morceau qui l'intéreffe .
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Résumé : AVANT-PROPOS.
Le Mercure de France est un périodique littéraire et scientifique soumis à diverses contraintes et critiques. Il doit éviter de critiquer ou d'approuver les œuvres, se limitant souvent à annoncer les publications et les représentations théâtrales. Malgré ces limitations, le Mercure possède des privilèges bien établis et doit couvrir un large éventail de sujets, allant des Belles-Lettres aux Sciences et aux Arts. L'auteur reconnaît que le Mercure est une collection de découpures, dépendant du choix des meilleurs morceaux. Il invite les gens de lettres à contribuer, promettant de bien les présenter. Des auteurs prestigieux comme Voltaire et Fontenelle ont déjà contribué, ce qui devrait encourager d'autres écrivains à participer. Le périodique est structuré en six articles : pièces fugitives, nouvelles littéraires, sciences et Belles-Lettres, Beaux-Arts, spectacles, et nouvelles étrangères et françaises. Chaque article est conçu pour offrir une variété de contenus, allant des poèmes aux extraits de livres, en passant par les comptes rendus des académies et les critiques théâtrales. L'auteur s'engage à maintenir un ton équilibré, évitant de blesser les auteurs tout en fournissant des critiques justes et constructives.
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6863
s. p.
AVERTISSEMENT.
Début :
Le Bureau du Mercure est chez M. Lutton, Avocat, & Greffier-Commis au Greffe Civil du [...]
Mots clefs :
Bureau du Mercure, Abonnement, Auteur du Mercure
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texteReconnaissance textuelle : AVERTISSEMENT.
AVERTISSEMENT.
LE
E Bureau du Mercure eft chez M. Lutton , Avocat
, Greffier-Commis au Greffe Civil du
Parlement , Commis au Recouvrement du Mercure ,
rue Sainte Anne , butte S. Roch , entre deux Selliers.
C'eft à lui que l'on prie d'adreffer , franes de port,
les paquets & lettres , pour les remettre , quant à la
partie littéraire , à M. de Boiffy , Auteur du Mercure.
Le prix eft de 30 fols , & l'on payera d'avance ,
en s'abonnant , ou 10 liv . 10 folspour unfemeftre ,
on 21 livres pour l'année , à raison de 14 volumes ,
ainfi qu'il eft d'ufage pour les autres Journaux . Les
volumes d'extraordinaire feront également de 30
fols , fe payeront avec le femeftre , ou l'année qui
les fuivront.
L'abonnement pour les perfonnes de province ,
fera de 31 livres 10 fols par année , ou de la moitié
par femefire , à caufe des frais de lapofte , & autres
extraordinaires.
On les fupplie d'envoyer par la pofte , en payant
le droit , le prix de leur abonnement , ou de donner
leurs ordres , afin que le payement en foit fait d'a
vance au Bureau.
Les paquets qui ne feront pas affranchis , refteront
au rebut.
L'on trouvera toujours quelqu'un en état de répondre
chez le Sr Lutton ; il obfervera de refter
à fon Bureau , les Mardi , Mercredi & Jeudi de
chaque Semaine après-midi.
LE
E Bureau du Mercure eft chez M. Lutton , Avocat
, Greffier-Commis au Greffe Civil du
Parlement , Commis au Recouvrement du Mercure ,
rue Sainte Anne , butte S. Roch , entre deux Selliers.
C'eft à lui que l'on prie d'adreffer , franes de port,
les paquets & lettres , pour les remettre , quant à la
partie littéraire , à M. de Boiffy , Auteur du Mercure.
Le prix eft de 30 fols , & l'on payera d'avance ,
en s'abonnant , ou 10 liv . 10 folspour unfemeftre ,
on 21 livres pour l'année , à raison de 14 volumes ,
ainfi qu'il eft d'ufage pour les autres Journaux . Les
volumes d'extraordinaire feront également de 30
fols , fe payeront avec le femeftre , ou l'année qui
les fuivront.
L'abonnement pour les perfonnes de province ,
fera de 31 livres 10 fols par année , ou de la moitié
par femefire , à caufe des frais de lapofte , & autres
extraordinaires.
On les fupplie d'envoyer par la pofte , en payant
le droit , le prix de leur abonnement , ou de donner
leurs ordres , afin que le payement en foit fait d'a
vance au Bureau.
Les paquets qui ne feront pas affranchis , refteront
au rebut.
L'on trouvera toujours quelqu'un en état de répondre
chez le Sr Lutton ; il obfervera de refter
à fon Bureau , les Mardi , Mercredi & Jeudi de
chaque Semaine après-midi.
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Résumé : AVERTISSEMENT.
Le document est un avertissement concernant la distribution du Mercure. Le Bureau du Mercure est situé chez M. Lutton, avocat et greffier-commis au greffe civil du Parlement, rue Sainte Anne, butte S. Roch. Les paquets et lettres doivent être adressés à M. Lutton, qui les transmettra à M. de Boiffy, auteur du Mercure. Le prix de l'abonnement est de 30 sols par volume. Les options de paiement anticipé incluent 10 livres 10 sols pour un semestre ou 21 livres pour l'année, couvrant 14 volumes. Les volumes extraordinaires coûtent également 30 sols et sont payés avec le semestre ou l'année suivante. Pour les personnes de province, l'abonnement est de 31 livres 10 sols par an ou la moitié pour un semestre, en raison des frais de poste. Les paiements doivent être effectués à l'avance, soit par envoi postal avec le droit acquitté, soit par ordre préalable au Bureau. Les paquets non affranchis seront rejetés. M. Lutton est disponible à son bureau les mardi, mercredi et jeudi après-midi.
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6864
s. p.
AVIS.
Début :
On trouve le Mercure aux adresses ci-après. Abbeville, chez Levoyez. [...]
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texteReconnaissance textuelle : AVIS.
A VIS .
On trouve le Mercure aux adreſſes ci-après.
Abbeville , chez
Levoyez.
Amiens , chez François , & Godard.
Angers , chez Jahier.
Arras , chez Nicolas , & Laureau.
Auxerre , chez Fournier .
Beauvais , chez Defaint.
Befançon , chez Brifaut.
Blois , chez Maffon.
Bordeaux , chez Jacques Labottiere , place du
Palais ; & chez Chappuis l'aîné , à la nouvelle
Bourſe , Place royale.
Caen , chez Manoury.
Charleville , chez Thefin.
Dijon , à la pofte , & chez Mailly.
Lyon à la pofte , & chez J. Deville.
Marſeille , chez Sibier.
Moulins , chez Faure.
Nancy , chez Nicolas .
Nantes , chez Joſeph Vatar.
Poitiers , chez Faulcon .
Rennes , chez Vatar pere , Vatar fils , Julien Va
tar , & Garnier & Compagnie.
Rouen , chez Hérault , & Fougue.
St Germain-en-Laye , chez la veuve Chavepeyse.
Soiffons , chez Courtois.
Toulouſe , chez Robert.
Tours , chez Lambert & Billault.
Troyes , chez Bouillerot.
Verſailles , chez Fournier.
Vitry-le-François , chez Seneuze.
On trouve le Mercure aux adreſſes ci-après.
Abbeville , chez
Levoyez.
Amiens , chez François , & Godard.
Angers , chez Jahier.
Arras , chez Nicolas , & Laureau.
Auxerre , chez Fournier .
Beauvais , chez Defaint.
Befançon , chez Brifaut.
Blois , chez Maffon.
Bordeaux , chez Jacques Labottiere , place du
Palais ; & chez Chappuis l'aîné , à la nouvelle
Bourſe , Place royale.
Caen , chez Manoury.
Charleville , chez Thefin.
Dijon , à la pofte , & chez Mailly.
Lyon à la pofte , & chez J. Deville.
Marſeille , chez Sibier.
Moulins , chez Faure.
Nancy , chez Nicolas .
Nantes , chez Joſeph Vatar.
Poitiers , chez Faulcon .
Rennes , chez Vatar pere , Vatar fils , Julien Va
tar , & Garnier & Compagnie.
Rouen , chez Hérault , & Fougue.
St Germain-en-Laye , chez la veuve Chavepeyse.
Soiffons , chez Courtois.
Toulouſe , chez Robert.
Tours , chez Lambert & Billault.
Troyes , chez Bouillerot.
Verſailles , chez Fournier.
Vitry-le-François , chez Seneuze.
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Résumé : AVIS.
Le document liste les adresses où trouver le Mercure dans diverses villes françaises. Par exemple, à Abbeville chez Levoyez, à Amiens chez François et Godard, à Bordeaux chez Jacques Labottiere et Chappuis l'aîné, à Lyon à la poste et chez J. Deville, et à Rennes chez Vatar père, Vatar fils, Julien Vatar et Garnier & Compagnie.
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6865
p. 216
APPROBATION.
Début :
J'ai lû, par ordre de Monseigneur le Chancelier, le Mercure de Janvier, & je n'y ai rien [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
AP
PROBATION.
J'ier, le Mercure de Janvier , & je n'y ai rien
' Ai lû , par ordre de Monſeigneur le Chancetrouvé
qui puiffe en empêcher l'impreffion. A Paris
, ce 2 Janvier 1755 . GUIROY.
PROBATION.
J'ier, le Mercure de Janvier , & je n'y ai rien
' Ai lû , par ordre de Monſeigneur le Chancetrouvé
qui puiffe en empêcher l'impreffion. A Paris
, ce 2 Janvier 1755 . GUIROY.
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6866
p. 216
TABLE.
Début :
Avant-propos, page iij Daphné, Romance, 15 [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TABLE.
TABLE.
AVant-propos,
Daphné , Romance ,
Les réputations mifes au creufet ,
page iij
IS
18
Pandore , ou l'origine des paffions, par M.Yon , 36
Le Pigeon & le Coq , Fable ,
-Adelaïde , ou la Femme morte d'amour ,
Vers à Pauline ,
Epître à une veuve ,
Nouveau Dialogue des Morts ,
Remerciment à M. d'Ammon ,
Reproches à Menitte ,
47
49
19
60
62
69
70
Le Miroir , par M. de Marivaux , 71-
Mots de l'Enigme & des Logogriphes du fecond
volume de Décembre ,
Chanfon , Etrennes ,
Enigme & Logogryphe ,
Nouvelles Littéraires
Séance publique de l'Académie Françoiſe ,
-Sciences & Belles- Lettres ,
102
ibid.
105
107
142
147
Séance publique de PAcadémie des Infcriptions &
Belles- Lettres , 173
Séance publique de l'Académie des Sciences , 177
Beaux-Arts ,
Spectacles ,
Nouvelles Etrangeres ,
187
193
203
France. Nouvelles de la Cour , de Paris , &c. 206
Naiffance , Mariages & Morts ,
AVant-propos,
Daphné , Romance ,
Les réputations mifes au creufet ,
page iij
IS
18
Pandore , ou l'origine des paffions, par M.Yon , 36
Le Pigeon & le Coq , Fable ,
-Adelaïde , ou la Femme morte d'amour ,
Vers à Pauline ,
Epître à une veuve ,
Nouveau Dialogue des Morts ,
Remerciment à M. d'Ammon ,
Reproches à Menitte ,
47
49
19
60
62
69
70
Le Miroir , par M. de Marivaux , 71-
Mots de l'Enigme & des Logogriphes du fecond
volume de Décembre ,
Chanfon , Etrennes ,
Enigme & Logogryphe ,
Nouvelles Littéraires
Séance publique de l'Académie Françoiſe ,
-Sciences & Belles- Lettres ,
102
ibid.
105
107
142
147
Séance publique de PAcadémie des Infcriptions &
Belles- Lettres , 173
Séance publique de l'Académie des Sciences , 177
Beaux-Arts ,
Spectacles ,
Nouvelles Etrangeres ,
187
193
203
France. Nouvelles de la Cour , de Paris , &c. 206
Naiffance , Mariages & Morts ,
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Résumé : TABLE.
Le document est une table des matières d'une publication. Elle inclut des textes littéraires et poétiques, tels que 'Daphné, Romance' et 'Pandore, ou l'origine des passions' par M. Yon. Elle mentionne également des fables, des dialogues, des remerciements et des reproches. La table des matières comprend une pièce de théâtre, des énigmes, des logogriphes, des nouvelles littéraires, des comptes rendus d'académies, des sections sur les beaux-arts, des spectacles, des nouvelles étrangères et des annonces de naissances, mariages et décès.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6867
p. 216
« La Chanson notée doit regarder la page 105. [...] »
Début :
La Chanson notée doit regarder la page 105. [...]
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texteReconnaissance textuelle : « La Chanson notée doit regarder la page 105. [...] »
La Chanson notée doit regarder la page 105.
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6868
p. 216
« De l'Imprimerie de Ch. A. JOMBERT. [...] »
Début :
De l'Imprimerie de Ch. A. JOMBERT. [...]
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texteReconnaissance textuelle : « De l'Imprimerie de Ch. A. JOMBERT. [...] »
De l'Imprimerie de Ch. A. JOMBERT.
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6869
s. p.
AVERTISSEMENT.
Début :
Le Bureau du Mercure est chez M. LUTTON, Avocat, & Greffier-Commis [...]
Mots clefs :
Bureau du Mercure, Abonnement
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVERTISSEMENT.
AVERTISSEMENT.
E Bureau du Mercure eft chez M.
LLUTION, Avocat, & Greffier - Commis
au Greffe Civil du Parlement , Commis an
recouvrement du Mercure , rue Sainte Anne ,
Butte Saint Roch , entre deux Selliers .
C'eft à lui qu'on prie d'adreſſer , francs
de port? les paquets & lettres , pour remettre ,
quant à la partie littéraire , à M. de Boilly ,
Auteur du Mercure.
Le prix eft de 30 fols , & l'on payera
d'avance , en s'abonnant , ou 10 liv . 10 fols
pour un femeftre , on 21 livres par année , à
raifon de quatorze volumes , ainſi qu'il eſt
d'ufage pour les autres Journaux . Les voiumes
d'extraordinaire feront également de 30
fols, fe payeront avec le femeftre ou l'année
qui les fuivront.
>
L'abonnement pour les perfonnes de province
fera de 3 livres 10 fols par année
ou de la moitié par femeftre , à caufe des frais
de la pofte, & autres extraordinaires.
On les fupplie d'envoyer par la pofte , en
payant le droit , le prix de leur abonnement ,
on de donner leurs ordres , afin que le payement
enfoit fait d'avance au Bureau.
A ij
Les paquets qui ne feront pas affranchis ,
resteront au rebut.
L'on trouvera toujours quelqu'un en état de
répondre chez le fieur Lutton ; & il obfervera
de rester à fon Bureau les Mardi , Mercredi
& Jeudi de chaque femaine , aprèsmidi.
E Bureau du Mercure eft chez M.
LLUTION, Avocat, & Greffier - Commis
au Greffe Civil du Parlement , Commis an
recouvrement du Mercure , rue Sainte Anne ,
Butte Saint Roch , entre deux Selliers .
C'eft à lui qu'on prie d'adreſſer , francs
de port? les paquets & lettres , pour remettre ,
quant à la partie littéraire , à M. de Boilly ,
Auteur du Mercure.
Le prix eft de 30 fols , & l'on payera
d'avance , en s'abonnant , ou 10 liv . 10 fols
pour un femeftre , on 21 livres par année , à
raifon de quatorze volumes , ainſi qu'il eſt
d'ufage pour les autres Journaux . Les voiumes
d'extraordinaire feront également de 30
fols, fe payeront avec le femeftre ou l'année
qui les fuivront.
>
L'abonnement pour les perfonnes de province
fera de 3 livres 10 fols par année
ou de la moitié par femeftre , à caufe des frais
de la pofte, & autres extraordinaires.
On les fupplie d'envoyer par la pofte , en
payant le droit , le prix de leur abonnement ,
on de donner leurs ordres , afin que le payement
enfoit fait d'avance au Bureau.
A ij
Les paquets qui ne feront pas affranchis ,
resteront au rebut.
L'on trouvera toujours quelqu'un en état de
répondre chez le fieur Lutton ; & il obfervera
de rester à fon Bureau les Mardi , Mercredi
& Jeudi de chaque femaine , aprèsmidi.
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Résumé : AVERTISSEMENT.
Le document est un avertissement concernant l'abonnement au Mercure. Le bureau du Mercure se trouve chez M. Lutton, avocat et greffier, rue Sainte Anne, Butte Saint Roch. Les paquets et lettres doivent être adressés à M. Lutton, avec les frais de port payés, et les contenus littéraires seront remis à M. de Boilly. Le prix de l'abonnement est de 30 sols par volume. Il est possible de payer à l'avance 10 livres 10 sols pour un semestre ou 21 livres par année pour quatorze volumes. Les volumes extraordinaires coûtent également 30 sols et seront facturés avec le semestre ou l'année suivante. Pour les personnes de province, l'abonnement coûte 3 livres 10 sols par année ou la moitié pour un semestre, en raison des frais de poste. Les paiements doivent être effectués à l'avance. Les paquets non affranchis seront rejetés. M. Lutton est disponible à son bureau les mardis, mercredis et jeudis après-midi pour répondre aux demandes.
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Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6870
p. 215
AVERTISSEMENT.
Début :
Ceux qui voudront voir leurs ouvrages insérés dans le Mercure du mois où ils les [...]
Mots clefs :
Mercure, Article
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVERTISSEMENT.
AVERTISSEMENT.
CEuxqui voudront voir leurs ouvrages
inférés dans le Mercure du mois où ils les
enverront , font priés de les adreffer à M.
Lutton avant le 10 ; paffé ce jour , je ferai
obligé de les remettre au mois fuivant ,
quelque envie que j'aie de répondre à leur
impatience. Le premier article fera alors
rempli , & le nouvel ordre que je me fuis
impofé ne me permet pas de placer ces
écrits ailleurs .
CEuxqui voudront voir leurs ouvrages
inférés dans le Mercure du mois où ils les
enverront , font priés de les adreffer à M.
Lutton avant le 10 ; paffé ce jour , je ferai
obligé de les remettre au mois fuivant ,
quelque envie que j'aie de répondre à leur
impatience. Le premier article fera alors
rempli , & le nouvel ordre que je me fuis
impofé ne me permet pas de placer ces
écrits ailleurs .
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6871
p. 215
APPROBATION.
Début :
J'ai lû, par ordre de Monseigneur le Chancelier, le Mercure de Fevrier, & je n'y ai rien [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
APPROBATION.
J'fier , le Mercure de Fevrier , & je n'y ai rien
' Ai lû , par ordre de Monfeigneur le Chance
trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion . A Paris
, ce 31 Janvier 1755. GUIROY,
J'fier , le Mercure de Fevrier , & je n'y ai rien
' Ai lû , par ordre de Monfeigneur le Chance
trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion . A Paris
, ce 31 Janvier 1755. GUIROY,
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6872
p. 216
TABLE DES ARTICLES.
Début :
ARTICLE PREMIER. Pieces Fugitives en Vers & en Prose. Epitre [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TABLE DES ARTICLES.
TABLE DES ARTICLES.
ARTICLE PREMIER.
IECES Fugitives en Vers & en Profe.
PIECES
Epitre à Mme la Comtefle de J **.
I ut raifon . Conte moral ,
La Mémoire & l'Oubli. Fable ,
page s
9
21
Les Modernes font- ils en effet plus éclairés ou plus
avancés que les Anciens dans le chemin de la
vérité ?.
Vers ,
Epitre à M. le Chevalier d'Aliez ,
La Dormeufe indifcrete. Nouvelle ,
Vers de M. le Préſident de Ruffey ,
22
33
34
37
Confidérations fur la reconnoiffance & fur l'ingratituce
,
Le Tableau & l'Eponge . Fable ,
Epitre aux Belles ,
Ode à M. le Duc d'Aiguillon ,
54
68
70
74
Mots des Enigme & Logogriphe du Mercure de
Janvier ,
Enigme & Logogryphe ,
78
ibid.
Avis de l'Auteur du Mercure , 80
Vaudeville Paſtoral ,
81
ARTICLE II. Nouvelles Littéraires , 83
Séance publique de l'Académie de Dijon , 109
Séance de l'Académie de Marfeille , 116
ART. III. Sciences & Belles - Lettres. 119
ART. IV . Beaux- Arts , 147
175
201
ART. V. Spectacles ,
France: Nouvelles de la Cour , de Paris , & c. 205
ART. VI, Nouvelles Etrangeres ,
Avertiffement ,
Morts ,
ARTICLE PREMIER.
IECES Fugitives en Vers & en Profe.
PIECES
Epitre à Mme la Comtefle de J **.
I ut raifon . Conte moral ,
La Mémoire & l'Oubli. Fable ,
page s
9
21
Les Modernes font- ils en effet plus éclairés ou plus
avancés que les Anciens dans le chemin de la
vérité ?.
Vers ,
Epitre à M. le Chevalier d'Aliez ,
La Dormeufe indifcrete. Nouvelle ,
Vers de M. le Préſident de Ruffey ,
22
33
34
37
Confidérations fur la reconnoiffance & fur l'ingratituce
,
Le Tableau & l'Eponge . Fable ,
Epitre aux Belles ,
Ode à M. le Duc d'Aiguillon ,
54
68
70
74
Mots des Enigme & Logogriphe du Mercure de
Janvier ,
Enigme & Logogryphe ,
78
ibid.
Avis de l'Auteur du Mercure , 80
Vaudeville Paſtoral ,
81
ARTICLE II. Nouvelles Littéraires , 83
Séance publique de l'Académie de Dijon , 109
Séance de l'Académie de Marfeille , 116
ART. III. Sciences & Belles - Lettres. 119
ART. IV . Beaux- Arts , 147
175
201
ART. V. Spectacles ,
France: Nouvelles de la Cour , de Paris , & c. 205
ART. VI, Nouvelles Etrangeres ,
Avertiffement ,
Morts ,
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Résumé : TABLE DES ARTICLES.
Le document présente une table des articles d'une publication, organisée en six sections principales. L'article premier rassemble diverses œuvres littéraires telles que des épîtres, des fables, des contes moraux, des nouvelles, des odes et des énigmes. Parmi les œuvres notables figurent 'Lettre à raison', 'La Mémoire & l'Oubli', 'Les Modernes font-ils en effet plus éclairés ou plus avancés que les Anciens dans le chemin de la vérité?', 'La Dormeuse indiscrète' et 'Ode à M. le Duc d'Aiguillon'. L'article II se concentre sur les nouvelles littéraires, incluant des séances de l'Académie de Dijon et de Marseille. L'article III explore les sciences et les belles-lettres. L'article IV est consacré aux beaux-arts. L'article V couvre les spectacles ainsi que les nouvelles de la cour et de Paris. Enfin, l'article VI présente les nouvelles étrangères, précédées d'un avertissement et d'une liste de décès.
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6873
p. 216
« La Chanson notée doit regarder la page 81. [...] »
Début :
La Chanson notée doit regarder la page 81. [...]
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texteReconnaissance textuelle : « La Chanson notée doit regarder la page 81. [...] »
La Chanson notée doit regarder la page 81.
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6874
p. 216
« De l'Imprimerie de Ch. A. JOMBERT. [...] »
Début :
De l'Imprimerie de Ch. A. JOMBERT. [...]
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De l'Imprimerie de Ch. A. JOMBERT.
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6875
s. p.
AVERTISSEMENT.
Début :
Le Bureau du Mercure est chez M. LUTTON, Avocat, & Greffier-Commis [...]
Mots clefs :
Bureau du Mercure, Auteur du Mercure
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVERTISSEMENT.
AVERTISSEMENT.
1
E Bureau du Mercure eft chez M.
LLUTION, Avoeat , & Greffier -Commis
au Greffe Civil du Parlement , Commis au
recouvrement du Mercure , rue Sainte Anne ,
Butte Saint Roch , entre deux Selliers ,
C'est à lui qu'on prie d'adreffer , francs
de port , les paquets & lettres , pour remettre ,
quant à la partie littéraire , à M. de Boiffy ,
Auteur du Mercure.
Le prix eft de 30 fols , & l'on payera
d'avance , en en s'abonnant , 21 livres pour
l'année , à raifon de quatorze volumes . Les
volumes d'extraordinaire feront également de
30 fols , fe payeront avec l'année qui les
Suivront.
Les perfonnes de province auxquelles on
l'envoyera par la poſte , payeront 31 livres
10 fols d'avance en s'abonnant , & elles le
recevront franc de port.
Celles qui auront des occafions pour le faire
venir , ou qui prendront les frais du port fur
leur compte , ne payeront que 30 fols par
volume , & 21 livres d'avance , en s'abonnant
pour l'année , fans les extraordinaires.
Les Libraires des provinces ou des pays
étrangers , qui voudront faire venir le Mer-
A ij
cure , écriront à l'adreſſe ci - deſſus.
On Supplie les perfonnes des provinces d'envoyerpar
la pofte , en payant le droit , le prix
de leur abonnement , ou de donner leurs ordres,
afin que le payement en foit fait d'avance au
Bureau.
Les paquets qui ne feront pas affranchis ,
refteront au rebut.
L'on trouvera toujours quelqu'un en état
de répondre chez le fieur Lutton ; & il obfervera
de rester à fon Bureau les Mardi ,
Mercredi& Jeudi de chaquefemaine , aprèsmidi.
1
E Bureau du Mercure eft chez M.
LLUTION, Avoeat , & Greffier -Commis
au Greffe Civil du Parlement , Commis au
recouvrement du Mercure , rue Sainte Anne ,
Butte Saint Roch , entre deux Selliers ,
C'est à lui qu'on prie d'adreffer , francs
de port , les paquets & lettres , pour remettre ,
quant à la partie littéraire , à M. de Boiffy ,
Auteur du Mercure.
Le prix eft de 30 fols , & l'on payera
d'avance , en en s'abonnant , 21 livres pour
l'année , à raifon de quatorze volumes . Les
volumes d'extraordinaire feront également de
30 fols , fe payeront avec l'année qui les
Suivront.
Les perfonnes de province auxquelles on
l'envoyera par la poſte , payeront 31 livres
10 fols d'avance en s'abonnant , & elles le
recevront franc de port.
Celles qui auront des occafions pour le faire
venir , ou qui prendront les frais du port fur
leur compte , ne payeront que 30 fols par
volume , & 21 livres d'avance , en s'abonnant
pour l'année , fans les extraordinaires.
Les Libraires des provinces ou des pays
étrangers , qui voudront faire venir le Mer-
A ij
cure , écriront à l'adreſſe ci - deſſus.
On Supplie les perfonnes des provinces d'envoyerpar
la pofte , en payant le droit , le prix
de leur abonnement , ou de donner leurs ordres,
afin que le payement en foit fait d'avance au
Bureau.
Les paquets qui ne feront pas affranchis ,
refteront au rebut.
L'on trouvera toujours quelqu'un en état
de répondre chez le fieur Lutton ; & il obfervera
de rester à fon Bureau les Mardi ,
Mercredi& Jeudi de chaquefemaine , aprèsmidi.
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Résumé : AVERTISSEMENT.
Le document est un avertissement concernant la distribution du Mercure, une publication. Le Bureau du Mercure est situé chez M. Lutton, avocat et greffier, au recouvrement du Mercure, rue Sainte Anne, Butte Saint Roch. Les abonnés doivent envoyer leurs paquets et lettres francs de port à M. Lutton, qui les transmettra à M. de Boiffy pour la partie littéraire. Le prix d'un volume est de 30 sols. Un abonnement annuel pour quatorze volumes coûte 21 livres à l'avance. Les volumes extraordinaires sont également facturés 30 sols et doivent être payés avec l'année suivante. Pour les personnes en province, l'abonnement coûte 31 livres 10 sols à l'avance, avec livraison franc de port. Ceux qui organisent le transport ou prennent en charge les frais de port paient 30 sols par volume et 21 livres pour l'année, sans les extraordinaires. Les libraires des provinces ou des pays étrangers doivent écrire à l'adresse indiquée. Les personnes en province sont priées d'envoyer le prix de leur abonnement par la poste ou de donner des instructions pour le paiement à l'avance. Les paquets non affranchis seront rejetés. M. Lutton est disponible à son bureau les mardi, mercredi et jeudi après-midi.
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6876
p. 201
AVIS IMPORTANT.
Début :
ENTREPRISE DE TERRIERS, Par une méthode sûre, claire, & intelligible [...]
Mots clefs :
Terriers
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS IMPORTANT.
AVIS IMPORTANT.
ENTREPRISE DE TERRIERS ,
Par une méthode fûre , claire , & intelligible,
même pour l'arrangement des titres ;
ouvrage important à faire executer par
tous les Seigneurs.
A perfonne fera indiquée par M. Le Jay le
>
de la rue Thevenot , à Paris.
ENTREPRISE DE TERRIERS ,
Par une méthode fûre , claire , & intelligible,
même pour l'arrangement des titres ;
ouvrage important à faire executer par
tous les Seigneurs.
A perfonne fera indiquée par M. Le Jay le
>
de la rue Thevenot , à Paris.
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6877
p. 201-202
AUTRE.
Début :
Le sieur Baradelle, Ingénieur du Roi pour les instrumens de Mathématiques, avertit le [...]
Mots clefs :
Aimant, Ingénieur du roi, Instruments de mathématiques
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE.
E fieur Baradelle , Ingénieur du Roi pour les
?
Public que depuis la découverte des aimans factices
il s'eft appliqué à leur conftruction , & qu'a
près plufieurs effais faits fous les yeux de trèshabiles
Phyficiens , il eft enfin parvenu à la porter
à un haut dégré de perfection.
Tout le monde fçait que les aimans factices
font préférables aux aimans naturels , qu'ils font
beaucoup plus forts , à groffeur égale ; qu'on augmente
cette force tant qu'on veut , & que les aiguilles
de bouffole touchées avec ces aimans ,
confervent plus long- tems leur vertu directrice .
Un autre avantage bien précieux , c'eft la commodité
d'avoir toujours un aiman parfait , au lieu
que c'eft un phénomene très-rare qu'un aiman
naturel fans défaut. En effet , pour qu'il foit tel ,
Iv
202 MERCURE DE FRANCE.
il faut que dans la taille on ait fuivi avec une
attention fcrupuleufe , la direction naturelle de
fes poles : ce qui ne peut fe faire que par des
expériences réitérées. Outre cela , on n'eſt point
maître de conferver la groffeur d'un aiman naturel
, à caufe des parties terreftres ou métalliques
qui s'y rencontrent quelquefois , & qui font la
fource de mille dégats dans la pierre lorſqu'on
la taille ; auffi les meilleurs aimans naturels ne
portent gueres que 25 ou 30 livres .
La force des aimans factices eft bien autrement
confidérable. Un de ces aimans , vendu à feu M.
d'Ons-en- Bray , n'ayant que fix pouces de longueur
, levoit dix-huit livres . Un fecond , deſtiné
pour le Grand Chambellan du Roi de Suede , de
trois pouces fix lignes de longueur , levoit cependant
douze livres neufonces.
On juge par ces deux exemples qu'on conftruit
des aimans factices de la groffeur que l'on veut.
Le fieur Baradelle en conftruit qui levent depuis
une livre jufqu'à cent livres . Son adreffe eft quai
de l'Horloge du Palais , à l'enſeigne de l'Obfervasoire.
N. B. Il avertit auffi qu'il a conftruit des Oc
tans de M. Saverien , de differens prix.
E fieur Baradelle , Ingénieur du Roi pour les
?
Public que depuis la découverte des aimans factices
il s'eft appliqué à leur conftruction , & qu'a
près plufieurs effais faits fous les yeux de trèshabiles
Phyficiens , il eft enfin parvenu à la porter
à un haut dégré de perfection.
Tout le monde fçait que les aimans factices
font préférables aux aimans naturels , qu'ils font
beaucoup plus forts , à groffeur égale ; qu'on augmente
cette force tant qu'on veut , & que les aiguilles
de bouffole touchées avec ces aimans ,
confervent plus long- tems leur vertu directrice .
Un autre avantage bien précieux , c'eft la commodité
d'avoir toujours un aiman parfait , au lieu
que c'eft un phénomene très-rare qu'un aiman
naturel fans défaut. En effet , pour qu'il foit tel ,
Iv
202 MERCURE DE FRANCE.
il faut que dans la taille on ait fuivi avec une
attention fcrupuleufe , la direction naturelle de
fes poles : ce qui ne peut fe faire que par des
expériences réitérées. Outre cela , on n'eſt point
maître de conferver la groffeur d'un aiman naturel
, à caufe des parties terreftres ou métalliques
qui s'y rencontrent quelquefois , & qui font la
fource de mille dégats dans la pierre lorſqu'on
la taille ; auffi les meilleurs aimans naturels ne
portent gueres que 25 ou 30 livres .
La force des aimans factices eft bien autrement
confidérable. Un de ces aimans , vendu à feu M.
d'Ons-en- Bray , n'ayant que fix pouces de longueur
, levoit dix-huit livres . Un fecond , deſtiné
pour le Grand Chambellan du Roi de Suede , de
trois pouces fix lignes de longueur , levoit cependant
douze livres neufonces.
On juge par ces deux exemples qu'on conftruit
des aimans factices de la groffeur que l'on veut.
Le fieur Baradelle en conftruit qui levent depuis
une livre jufqu'à cent livres . Son adreffe eft quai
de l'Horloge du Palais , à l'enſeigne de l'Obfervasoire.
N. B. Il avertit auffi qu'il a conftruit des Oc
tans de M. Saverien , de differens prix.
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Résumé : AUTRE.
Le texte décrit les travaux de l'ingénieur du Roi, le sieur Baradelle, spécialisé dans la fabrication d'aimants factices. Après plusieurs essais supervisés par des physiciens éminents, Baradelle a atteint un haut degré de perfection dans la création de ces aimants. Les aimants factices surpassent les aimants naturels en termes de force et de durabilité. Leur force peut être augmentée à volonté, et les aiguilles de boussole touchées par ces aimants conservent plus longtemps leur propriété directrice. Contrairement aux aimants naturels, les aimants factices ne nécessitent pas de taille précise et sont moins sujets aux défauts. Par exemple, un aimant de six pouces peut lever dix-huit livres, et un autre de trois pouces six lignes peut lever douze livres neuf onces. Baradelle fabrique des aimants factices de différentes tailles, allant de une à cent livres. Il est situé quai de l'Horloge du Palais, à l'enseigne de l'Observatoire, et propose également des octants de M. Saverien à divers prix.
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6878
p. 202-203
AUTRE.
Début :
Le sieur Chervain, Marchand Négociant & fabriquant à Paris, donne avis au public [...]
Mots clefs :
Tabatières
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE:
E fieur Chervain , Marchand Négociant &
Lfabriquant à Paris ,donne avis au public
"
qu'il y a quelques années , qu'ayant voulu fe faire
connoître , il répandit une nouvelle façon de tabatieres
rondes à la Portugaife , qui furpafloit par
fon odeur & fa beauté , celles de bergamotte ;
mais depuis , ayant fait de nouvelles recherches
& par des expériences chymiques & prouvées , il
MARS 1755- 203
J
a trouvé le fecret de faire des tabatieres quarrées à
charniere , d'une odeur très-agréable qui ne fe
perd jamais ; elles font des plus jolies , elles portent
chacune fur leur couvercle , des fleurs , figures
& deviſes : on en trouve chez lui fans odeur. Il
continue de vendre des tabatieres à la Portugaife.
Il a chez lui toutes fortes de petits paftillages
de plus de trente façons , des mieux compofés ,
ou petites dragées , pour remplir les boîtes qu'il
vend. Il demeure rue Montmartre , au coin de la .
rue duJour , entre le Mercier le Perruquier ;fon
tableau eft au-deffus de la porte cochere.
E fieur Chervain , Marchand Négociant &
Lfabriquant à Paris ,donne avis au public
"
qu'il y a quelques années , qu'ayant voulu fe faire
connoître , il répandit une nouvelle façon de tabatieres
rondes à la Portugaife , qui furpafloit par
fon odeur & fa beauté , celles de bergamotte ;
mais depuis , ayant fait de nouvelles recherches
& par des expériences chymiques & prouvées , il
MARS 1755- 203
J
a trouvé le fecret de faire des tabatieres quarrées à
charniere , d'une odeur très-agréable qui ne fe
perd jamais ; elles font des plus jolies , elles portent
chacune fur leur couvercle , des fleurs , figures
& deviſes : on en trouve chez lui fans odeur. Il
continue de vendre des tabatieres à la Portugaife.
Il a chez lui toutes fortes de petits paftillages
de plus de trente façons , des mieux compofés ,
ou petites dragées , pour remplir les boîtes qu'il
vend. Il demeure rue Montmartre , au coin de la .
rue duJour , entre le Mercier le Perruquier ;fon
tableau eft au-deffus de la porte cochere.
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Résumé : AUTRE.
Le marchand Chervain, installé à Paris, annonce la création de nouvelles tabatières carrées à charnière, dotées d'une odeur agréable et durable. Contrairement à ses précédentes tabatières rondes à la portugaise, parfumées à la bergamote, ces nouvelles tabatières sont ornées de fleurs, de figures et de devises sur leur couvercle. Chervain continue de vendre les tabatières à la portugaise et propose également une variété de petits pâtissages et de dragées pour remplir les boîtes. Il réside rue Montmartre, au coin de la rue du Jour, près du mercier et du perruquier, avec un tableau indiquant son adresse au-dessus de la porte cochère.
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6879
p. 203-204
AUTRE.
Début :
Le sieur Houdemart, Apoticaire-Droguiste ordinaire du Roi, demeurant à Paris, rue Bourg-l'Abbé [...]
Mots clefs :
Apothicaire-droguiste du roi, Maladies
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTR E.
E fieur Houdemart , Apoticaire-Droguifte or
dinaire du Roi , demeurant à Paris , rue Bourgl'Abbé,
en face de l'Hôtel royal , dans une grande
maison neuve , donne avis au public qu'il continue
de diftribuer l'Esprit Catelemit , qui a la vertu de
préferver de toutes maladies contagieufes , comme
le charbon , le fcorbut , la petite vérole , fiévres
malignes Pufage en eft très-facile & agréable ;
il donne des imprimés inftructifs à ce fujer.
:
Il guérit les maladies fecrettes fans garder la
chambre , par une méthode approuvée de M M.
les Médecins ; de même les dartres vives , farineufes
, toutes maladies affujetties à la peau , fans
crainte de faire repercurfer les humeurs dans la
maffe du fang.
Ledit Sieur continue toujours fon balfamique
fi connu pour les maladies de poitrine , comme
toux invétérées , crachement de fang , inflammation
, l'afthme naiffant , de même que le lait
répandu chez les femmes; & l'on trouve chez
I vj
204 MERCURE DE FRANCE.
l'auteur des mémoires raifonnés de ce qu'il an
ponce , de même que tout ce qu'il y a de plus.
tare dans la pratique de fon état.
E fieur Houdemart , Apoticaire-Droguifte or
dinaire du Roi , demeurant à Paris , rue Bourgl'Abbé,
en face de l'Hôtel royal , dans une grande
maison neuve , donne avis au public qu'il continue
de diftribuer l'Esprit Catelemit , qui a la vertu de
préferver de toutes maladies contagieufes , comme
le charbon , le fcorbut , la petite vérole , fiévres
malignes Pufage en eft très-facile & agréable ;
il donne des imprimés inftructifs à ce fujer.
:
Il guérit les maladies fecrettes fans garder la
chambre , par une méthode approuvée de M M.
les Médecins ; de même les dartres vives , farineufes
, toutes maladies affujetties à la peau , fans
crainte de faire repercurfer les humeurs dans la
maffe du fang.
Ledit Sieur continue toujours fon balfamique
fi connu pour les maladies de poitrine , comme
toux invétérées , crachement de fang , inflammation
, l'afthme naiffant , de même que le lait
répandu chez les femmes; & l'on trouve chez
I vj
204 MERCURE DE FRANCE.
l'auteur des mémoires raifonnés de ce qu'il an
ponce , de même que tout ce qu'il y a de plus.
tare dans la pratique de fon état.
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Résumé : AUTRE.
Le Sieur Houdemart, apothicaire et droguiste du Roi à Paris, rue Bourg-l'Abbé, annonce la distribution de l'Esprit Cataleptique, un remède contre les maladies contagieuses telles que le charbon, le scorbut, la petite vérole et les fièvres malignes. Ce produit est facile et agréable à utiliser, et des imprimés instructifs sont disponibles. Houdemart propose également des traitements pour les maladies secrètes sans repos au lit, selon une méthode approuvée par des médecins. Il traite les dartres vives et farineuses ainsi que toutes les maladies de la peau sans risque de faire resurgir les humeurs dans le sang. Il est réputé pour ses remèdes contre les maladies de poitrine, incluant la toux invétérée, le crachement de sang, l'inflammation et l'asthme naissant. Il offre aussi des solutions pour le lait répandu chez les femmes. Chez lui, on peut trouver des mémoires rafraîchis de ses œuvres et tout le nécessaire à la pratique de son métier.
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6880
p. 204-205
AUTRE.
Début :
Le public est averti que le sieur Angot, reçu à la Chambre & Jurisdiction de MM. les Chirurgiens [...]
Mots clefs :
Bandages, Chirurgien
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE.
E public eft averti que le fieur Angot , reçu
rurgiens Jurés de la ville de Verſailles , expert
pour la fabrique de toutes fortes de bandages pour
la guérifon d'efforts & de defcentes , en fait à
refforts & fans liens de fer , qui rempliffent exactement
l'objet qu'on fe propofe , de retenir dans.
leurs lieux naturels les parties qui font forties , ou
qui tendent à fe déplacer ; ce qui eft prouvé par
les certificats & approbations de M. de La Martiniere
, premier Chirurgien du Roi ; de M. Defport
, premier Chirurgien de la Reine , & de
tous Meffieurs les Chirurgiens de ladite ville.
Il fait des refforts pour les perfonnes âgées
qui ne peuvent retenir leurs urines , & des bottines
à écrou pour les enfans qui ont de la difpo
fition à porter leurs jambes dans une mauvaiſe
attitude.
Il fait des fufpenfoirs à l'ufage des perfonnes
qui montent à cheval ou qui font des armes , pour
prévenir les accidens ordinaires dans ces occa-
Lions.
Ses bandages ne manquent jamais , & fe porfent
en tout tems fans être incommodes , &
fans fe déranger par les plus violens exercices.
Il fait des bandages pour les fiftules lachryma
les ; il continue auffi l'application. des bandages ...
de fer dans le cas où ils conviennent & des
bandages élastiques pour ceux qui y font attachés.
MARS. 1755. 205
Comme les bandages en général demandent à
être autant diverfifiés que les defcentes le font
elles-mêmes , les perfonnes qui lui feront l'honneur
de lui écrire , auront foin de lui marquer la
nature & la fituation de la defcente , & de quel
côté et la plus groffe , s'il y en a deux , fans oublier
le détail de la feconde , & lui enverront- desmeſures
juftes.
Son adreffe eft à M. Angor , Bandagiſte , rue de
FOrangerie , près la porte des Coches , dans la mai-
Jon de Mme Spérat.
Il prie les perfonnes qui lui écriront de province
, d'affranchir leurs lettres.
E public eft averti que le fieur Angot , reçu
rurgiens Jurés de la ville de Verſailles , expert
pour la fabrique de toutes fortes de bandages pour
la guérifon d'efforts & de defcentes , en fait à
refforts & fans liens de fer , qui rempliffent exactement
l'objet qu'on fe propofe , de retenir dans.
leurs lieux naturels les parties qui font forties , ou
qui tendent à fe déplacer ; ce qui eft prouvé par
les certificats & approbations de M. de La Martiniere
, premier Chirurgien du Roi ; de M. Defport
, premier Chirurgien de la Reine , & de
tous Meffieurs les Chirurgiens de ladite ville.
Il fait des refforts pour les perfonnes âgées
qui ne peuvent retenir leurs urines , & des bottines
à écrou pour les enfans qui ont de la difpo
fition à porter leurs jambes dans une mauvaiſe
attitude.
Il fait des fufpenfoirs à l'ufage des perfonnes
qui montent à cheval ou qui font des armes , pour
prévenir les accidens ordinaires dans ces occa-
Lions.
Ses bandages ne manquent jamais , & fe porfent
en tout tems fans être incommodes , &
fans fe déranger par les plus violens exercices.
Il fait des bandages pour les fiftules lachryma
les ; il continue auffi l'application. des bandages ...
de fer dans le cas où ils conviennent & des
bandages élastiques pour ceux qui y font attachés.
MARS. 1755. 205
Comme les bandages en général demandent à
être autant diverfifiés que les defcentes le font
elles-mêmes , les perfonnes qui lui feront l'honneur
de lui écrire , auront foin de lui marquer la
nature & la fituation de la defcente , & de quel
côté et la plus groffe , s'il y en a deux , fans oublier
le détail de la feconde , & lui enverront- desmeſures
juftes.
Son adreffe eft à M. Angor , Bandagiſte , rue de
FOrangerie , près la porte des Coches , dans la mai-
Jon de Mme Spérat.
Il prie les perfonnes qui lui écriront de province
, d'affranchir leurs lettres.
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Résumé : AUTRE.
Le sieur Angot, chirurgien juré de Versailles, fabrique divers bandages pour traiter les efforts et les descentes. Ses créations, sans liens de fer, maintiennent efficacement les parties affectées, comme le confirment des certificats de M. de La Martinière, premier chirurgien du Roi, M. Desport, premier chirurgien de la Reine, et d'autres chirurgiens versaillais. Angot propose des bandages pour les personnes âgées souffrant d'incontinence urinaire, des bottines à écrou pour les enfants ayant des problèmes de posture, et des suspensoires pour les cavaliers et les escrimeurs afin de prévenir les accidents. Ses bandages sont conçus pour être portés en permanence sans inconfort, même lors d'exercices intenses. Il fabrique également des bandages pour les fistules lacrymales et utilise des bandages de fer ou élastiques selon les besoins. Les intéressés doivent décrire la nature et la situation de leur descente, ainsi que fournir des mesures précises. Angot réside rue de l'Orangerie, près la porte des Coches, dans la maison de Mme Spérat, et demande aux correspondants provinciaux d'affranchir leurs lettres.
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6881
p. 205-206
AUTRE.
Début :
Le sieur Cuenotte, Chirurgien-major d'Artillerie, demeurant à Strasbourg, a le secret [...]
Mots clefs :
Baume
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE.
E fieur Cuenotte , Chirurgien- major d'Artild'un
baume fpécifique pour toutes les douleurs
de rhumatifme & de goutte fciatique . Il arrive
très-fouvent qu'au bout de trois heures dès la
premiere application , qui agit par tranfpiration
fur la partie douloureufe , on eft foulagé de plus
de la moitié , & qu'à la feconde on ne reffent
plus de douleurs. Les anciens rhumatifmes exigent
quelquefois plus de deux applications , & l'on
s'y déterminera aifément par le foulagement qu'on
aura déja éprouvé. Le fieur Cuenotte peut encore
affurer qu'il a appliqué avec fuccès ledit baume
fur des dépôts goutteux ; que par ce remede les
de goutte font moins douloureuſes , &
qu'elles ne durent pas fi long-tems ; il a même
obfervé que les perfonnes qui s'en font fervies
ont eu des attaques plus rares & moins aiguës,
attaques
206 MERCURE DE FRANCE.
On peut confulter M. de Gervafi , Médecin , Infpecteur
général des Hôpitaux militaires d'Alface ,
qui ne refufera pas de certifier ledit expoſé ; mais
il faut avoir foin d'affranchir les lettres qu'on lui
écrira à ce sujet.
E fieur Cuenotte , Chirurgien- major d'Artild'un
baume fpécifique pour toutes les douleurs
de rhumatifme & de goutte fciatique . Il arrive
très-fouvent qu'au bout de trois heures dès la
premiere application , qui agit par tranfpiration
fur la partie douloureufe , on eft foulagé de plus
de la moitié , & qu'à la feconde on ne reffent
plus de douleurs. Les anciens rhumatifmes exigent
quelquefois plus de deux applications , & l'on
s'y déterminera aifément par le foulagement qu'on
aura déja éprouvé. Le fieur Cuenotte peut encore
affurer qu'il a appliqué avec fuccès ledit baume
fur des dépôts goutteux ; que par ce remede les
de goutte font moins douloureuſes , &
qu'elles ne durent pas fi long-tems ; il a même
obfervé que les perfonnes qui s'en font fervies
ont eu des attaques plus rares & moins aiguës,
attaques
206 MERCURE DE FRANCE.
On peut confulter M. de Gervafi , Médecin , Infpecteur
général des Hôpitaux militaires d'Alface ,
qui ne refufera pas de certifier ledit expoſé ; mais
il faut avoir foin d'affranchir les lettres qu'on lui
écrira à ce sujet.
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Résumé : AUTRE.
Le texte décrit un baume élaboré par le sieur Cuenotte, Chirurgien-major d'Artillerie, destiné à traiter les douleurs rhumatismales et la goutte sciatique. Ce baume agit par transpiration sur la zone douloureuse et soulage significativement les douleurs dès la première application, souvent en trois heures. Après une seconde application, les douleurs peuvent disparaître complètement. Pour les rhumatismes anciens, plusieurs applications peuvent être nécessaires, mais le soulagement ressenti après la première application guide la décision. Le sieur Cuenotte affirme avoir utilisé ce baume avec succès sur des dépôts goutteux, réduisant ainsi la douleur et la durée des crises. Les utilisateurs signalent également des attaques moins fréquentes et moins sévères. Le texte mentionne que M. de Gervais, Médecin et Inspecteur général des Hôpitaux militaires d'Alsace, peut certifier ces informations, mais il est nécessaire d'affranchir les lettres destinées à ce dernier.
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6882
p. 206-207
AUTRE.
Début :
Mademoiselle Collet continue de vendre pour l'utilité du public une pommade de sa composition [...]
Mots clefs :
Pommade
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTR E.
MP'utilité dupublic une pommade de fa com
pofition , qui foulage dans l'inftant & guérit radicalement
les hémorroïdes , de quelque nature ,
qu'elles puiffent être , les internes comme les externes
, & même les plus invétérées , les ulceres
& les fiftuleuſes ; elle ne craint point de trop avancer.
Cette pommade eft fi connue , qu'elle n'a pas
befoin de recommendation , l'épreuve en a été
faite à l'Hôtel royal des Invalides par ordre de
feu M. de Breteuil , Miniſtre d'Etat . M. Morand ,
Chirurgien , lui a expédié fon certificat ; & M.
Peyrard , Maître Chirurgien & Accoucheur de la
Reine , lui a délivré un pareil certificat , de mê
me que M. le Suire & autres perfonnes de diftinction
, après en avoir fait l'épreuve eux – mêmes.
Cette pommade ne peut produire aucun mauvais
effet. Ceux qui craignent , par un préjugé mal fon.
dé , de fe faire guérir radicalement , pourront en
ufer feulement pour fe foulager dans leurs fouf
frances. Après de telles preuves nous ne devons
point craindre d'affurer le public qu'il n'eft point
de remede plus für & plus efficace pour en opérer
la guérifon. Elle avertit le public qu'il n'y a qu'elle
feule qui débite fa pommade ; fon nom & la
valeur de chaque pot font écrits deffus, de ſa main.
Ademoiſelle Collet continue de vendre pour
MAR S. 1755. 207
Cette pommade fe garde autant de tems que
l'on veut , & fe peut tranfporter par- tout , pourvu
qu'on ait foin de la garantir de la chaleur &
du feu.
Les moindres pots font de 3 , 6 , 12 , 18 & 20
livres , & de tous les prix que l'on fouhaitera : on
donnera la façon de s'en fervir. Les perfonnes
étrangeres qui voudront en faire ufage , auront la
bonté d'affranchir les lettres.
Mlle Collet demeure à préfent rue de la Croix
des petits Champs , vis- à-vis la petite porte S. Honoré,
dans la maifon de M. Jolivet, Marchand P
petier , à l'enfeigne de l'Espérance.
MP'utilité dupublic une pommade de fa com
pofition , qui foulage dans l'inftant & guérit radicalement
les hémorroïdes , de quelque nature ,
qu'elles puiffent être , les internes comme les externes
, & même les plus invétérées , les ulceres
& les fiftuleuſes ; elle ne craint point de trop avancer.
Cette pommade eft fi connue , qu'elle n'a pas
befoin de recommendation , l'épreuve en a été
faite à l'Hôtel royal des Invalides par ordre de
feu M. de Breteuil , Miniſtre d'Etat . M. Morand ,
Chirurgien , lui a expédié fon certificat ; & M.
Peyrard , Maître Chirurgien & Accoucheur de la
Reine , lui a délivré un pareil certificat , de mê
me que M. le Suire & autres perfonnes de diftinction
, après en avoir fait l'épreuve eux – mêmes.
Cette pommade ne peut produire aucun mauvais
effet. Ceux qui craignent , par un préjugé mal fon.
dé , de fe faire guérir radicalement , pourront en
ufer feulement pour fe foulager dans leurs fouf
frances. Après de telles preuves nous ne devons
point craindre d'affurer le public qu'il n'eft point
de remede plus für & plus efficace pour en opérer
la guérifon. Elle avertit le public qu'il n'y a qu'elle
feule qui débite fa pommade ; fon nom & la
valeur de chaque pot font écrits deffus, de ſa main.
Ademoiſelle Collet continue de vendre pour
MAR S. 1755. 207
Cette pommade fe garde autant de tems que
l'on veut , & fe peut tranfporter par- tout , pourvu
qu'on ait foin de la garantir de la chaleur &
du feu.
Les moindres pots font de 3 , 6 , 12 , 18 & 20
livres , & de tous les prix que l'on fouhaitera : on
donnera la façon de s'en fervir. Les perfonnes
étrangeres qui voudront en faire ufage , auront la
bonté d'affranchir les lettres.
Mlle Collet demeure à préfent rue de la Croix
des petits Champs , vis- à-vis la petite porte S. Honoré,
dans la maifon de M. Jolivet, Marchand P
petier , à l'enfeigne de l'Espérance.
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Résumé : AUTRE.
Le texte décrit une pommade destinée au traitement des hémorroïdes, qu'elles soient internes, externes, invétérées, ulcérées ou fistuleuses. Cette pommade est reconnue pour son efficacité immédiate et radicale. Elle a été testée à l'Hôtel royal des Invalides sur ordre de M. de Breteuil, Ministre d'État, et a reçu des certificats de M. Morand, Chirurgien, et de M. Peyrard, Maître Chirurgien et Accoucheur de la Reine, ainsi que d'autres personnes distinguées. La pommade est sans danger et peut être utilisée uniquement pour soulager les douleurs. Elle se conserve longtemps et peut être transportée à condition d'être protégée de la chaleur et du feu. Les pots sont disponibles en différentes tailles et prix, et des instructions d'utilisation sont fournies. Pour les étrangers, il est recommandé d'affranchir les lettres. Mlle Collet, qui vend cette pommade, réside rue de la Croix des petits Champs, vis-à-vis la petite porte Saint-Honoré, dans la maison de M. Jolivet, Marchand Papetier, à l'enseigne de l'Espérance.
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6883
p. 207-208
AUTRE.
Début :
Le sieur Boudin, Ferblantier, rue de la Taillerie, à Beauvais, donne avis au public qu'il [...]
Mots clefs :
Cierges, Flambeaux
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE.
E fieur Boudin , Ferblantier , rue de la Tailles
rie , à Beauvais , donne avis au public qu'il
excelle dans la façon des cierges & flambeaux à
reffort , qu'il fabrique depuis plufieurs années. Il
en peut donner des preuves par les envois qu'il à
faits dans toutes les Eglifes du Beauvoifis , Picardie
, Normandie , Ifle de France , Champagne
Lorraine , & autres lieux. Il décore les cierges
pafchals , tels qu'on les lui demande ; il les couvre
d'une belle peinture , femblable à la cire , &
qui ne s'écaille jamais. Il les envoie prêts à s'en
fervir , fournis de bougies parfaites , avec des filieres
de cuivre pour l'ufage defdits cierges ; il
les garantit en tout , & les vend à jufte prix . Il a
trouvé une nouvelle façon de faire cuire , fans
charbon , fans bois & fans eau , un poulet & autres
viandes dans la poche , à cheval , ou en voi
208 MERCURE DE FRANCE.
*
ture , très-commode pour les Officiers de guerre
chaffeurs & voyageurs . Il a eu l'honneur de préfenter
la premiere à M. le Duc de Gêvres au mois
de Janvier de l'année 1753. Il a encore inventé
une nouvelle façon de lanternes à reffort
pour les Cavaliers & Voituriers qui marchent la
nuit. On les place fur le devant de la felle en forme
de pistolet , ou contre les attelles du collier
d'un cheval de voiture ; une autre montée fur
une cuirafle , un cavalier la portant derriere lui ,
éclaire ceux qui le ſuivent on trouvera le tout
à jufte prix. Ceux qui fouhaiteront de lui faire
P'honneur de lui commander de l'ouvrage , n'au
ront qu'à lui écrire ; il eft très-accommodant .
E fieur Boudin , Ferblantier , rue de la Tailles
rie , à Beauvais , donne avis au public qu'il
excelle dans la façon des cierges & flambeaux à
reffort , qu'il fabrique depuis plufieurs années. Il
en peut donner des preuves par les envois qu'il à
faits dans toutes les Eglifes du Beauvoifis , Picardie
, Normandie , Ifle de France , Champagne
Lorraine , & autres lieux. Il décore les cierges
pafchals , tels qu'on les lui demande ; il les couvre
d'une belle peinture , femblable à la cire , &
qui ne s'écaille jamais. Il les envoie prêts à s'en
fervir , fournis de bougies parfaites , avec des filieres
de cuivre pour l'ufage defdits cierges ; il
les garantit en tout , & les vend à jufte prix . Il a
trouvé une nouvelle façon de faire cuire , fans
charbon , fans bois & fans eau , un poulet & autres
viandes dans la poche , à cheval , ou en voi
208 MERCURE DE FRANCE.
*
ture , très-commode pour les Officiers de guerre
chaffeurs & voyageurs . Il a eu l'honneur de préfenter
la premiere à M. le Duc de Gêvres au mois
de Janvier de l'année 1753. Il a encore inventé
une nouvelle façon de lanternes à reffort
pour les Cavaliers & Voituriers qui marchent la
nuit. On les place fur le devant de la felle en forme
de pistolet , ou contre les attelles du collier
d'un cheval de voiture ; une autre montée fur
une cuirafle , un cavalier la portant derriere lui ,
éclaire ceux qui le ſuivent on trouvera le tout
à jufte prix. Ceux qui fouhaiteront de lui faire
P'honneur de lui commander de l'ouvrage , n'au
ront qu'à lui écrire ; il eft très-accommodant .
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Résumé : AUTRE.
Boudin, ferblantier à Beauvais, se spécialise dans la fabrication de cierges et flambeaux à refort, produits qu'il vend dans diverses régions comme le Beauvoisis, la Picardie, la Normandie, l'Île-de-France, la Champagne, la Lorraine et d'autres. Il décore les cierges pascals selon les demandes des clients, les couvre d'une peinture imitant la cire et ne s'écaillant jamais, et les livre prêts à être utilisés avec des bougies parfaites et des filières de cuivre. Boudin garantit ses produits et les vend à un prix juste. Il a également inventé une méthode pour cuire un poulet et d'autres viandes sans charbon, bois ni eau, adaptée aux officiers de guerre, chasseurs et voyageurs. Cette invention a été présentée au Duc de Gêvres en janvier 1753. De plus, Boudin a créé des lanternes à refort pour les cavaliers et voituriers, permettant d'éclairer la route la nuit. Ces lanternes sont également vendues à un prix juste. Boudin invite les intéressés à lui passer commande en lui écrivant, assurant une grande accommodance.
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6884
p. 208-209
AUTRE.
Début :
La veuve du sieur Bunon , Dentiste des Enfans de France, donne avis qu'elle débite journellement [...]
Mots clefs :
Remèdes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTR E.
A veuve du fieur Bunon , Dentiſte des Enfans
de France, donne avis qu'elle débite journelle.
ment chez elle , rue de faint Avoye , au coin de
la rue de Braque , chez Mr. Georget fon frere ,
Chirurgien , les remedes de feu fon mari , dont
elle a feule la compofition , & qu'elle a toujours
préparés elle-même. Scavoir ,
1º. Un élixir anti-fcorbutique , qui affermit
les dents , diffipe le gonflement & l'inflammation
des gencives , les fortifie , les fait recroître ,
diffipe & prévient toutes les afflictions fcorbuti
ques , & appaife la douleur de dents.
י
2. Une eau appellée fouveraine , qui affermit
auffi les dents , rétablit les gencives , en diffipe
toutes tumeurs , chancres & boutons qui vienment
auffi à la langue , à l'intérieur des lévres &
des joues , en fe rinçant la bouche de quelques
MARS. 1755 209
gouttes dans de l'eau tous les jours , & elle la
rend fraîche & fans odeurs , & en éloigne les
corruptions ; elle calme la douleur des dents .
3º. Un opiate pour affermir & blanchir les
dents , diffiper le fang épais & groffier des gencives
, qui les rend tendres & molaffes , & caufe
de l'odeur à la bouche.
"
4°. Une poudre de corail pour blanchir les
dents , & les entretenir ; elle empêche que le
limon fe forme en tartre & qu'il ne corrompe
les gencives , & elle les conferve fermes & bonnes
, de forte qu'elle peut fuffire pour les perfonnes
qui ont foin de leurs dents , fans qu'il
foit néceffaire de les faire nettoyer. Les plus
petites bouteilles d'élixir font d'une livre dis
fols.
Les plus petites bouteilles d'eau fouveraine
font d'une livre quatre fols , mais plus grandes
que celles de l'élixir.
Les pots d'opiate , les petits , font d'une livre
dix fols.
Les boetes de poudre de corail font d'une livre
quatre fols.
A veuve du fieur Bunon , Dentiſte des Enfans
de France, donne avis qu'elle débite journelle.
ment chez elle , rue de faint Avoye , au coin de
la rue de Braque , chez Mr. Georget fon frere ,
Chirurgien , les remedes de feu fon mari , dont
elle a feule la compofition , & qu'elle a toujours
préparés elle-même. Scavoir ,
1º. Un élixir anti-fcorbutique , qui affermit
les dents , diffipe le gonflement & l'inflammation
des gencives , les fortifie , les fait recroître ,
diffipe & prévient toutes les afflictions fcorbuti
ques , & appaife la douleur de dents.
י
2. Une eau appellée fouveraine , qui affermit
auffi les dents , rétablit les gencives , en diffipe
toutes tumeurs , chancres & boutons qui vienment
auffi à la langue , à l'intérieur des lévres &
des joues , en fe rinçant la bouche de quelques
MARS. 1755 209
gouttes dans de l'eau tous les jours , & elle la
rend fraîche & fans odeurs , & en éloigne les
corruptions ; elle calme la douleur des dents .
3º. Un opiate pour affermir & blanchir les
dents , diffiper le fang épais & groffier des gencives
, qui les rend tendres & molaffes , & caufe
de l'odeur à la bouche.
"
4°. Une poudre de corail pour blanchir les
dents , & les entretenir ; elle empêche que le
limon fe forme en tartre & qu'il ne corrompe
les gencives , & elle les conferve fermes & bonnes
, de forte qu'elle peut fuffire pour les perfonnes
qui ont foin de leurs dents , fans qu'il
foit néceffaire de les faire nettoyer. Les plus
petites bouteilles d'élixir font d'une livre dis
fols.
Les plus petites bouteilles d'eau fouveraine
font d'une livre quatre fols , mais plus grandes
que celles de l'élixir.
Les pots d'opiate , les petits , font d'une livre
dix fols.
Les boetes de poudre de corail font d'une livre
quatre fols.
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Résumé : AUTRE.
La veuve du sieur Bunon, dentiste des Enfants de France, annonce la vente quotidienne des remèdes de son défunt mari à son domicile, rue de Saint-Avoye, au coin de la rue de Braque, chez Monsieur Georget, son frère chirurgien. Elle assure être la seule à connaître et préparer ces remèdes. Les produits proposés incluent un élixir anti-scorbutique qui affermit les dents, dissout les gonflements et inflammations des gencives, et apaise la douleur dentaire. Une eau souveraine qui affermit les dents, rétablit les gencives, dissout les tumeurs et boutons, et rafraîchit la bouche. Un opiat pour affermir et blanchir les dents, dissoudre le sang épais des gencives, et éliminer les mauvaises odeurs. Enfin, une poudre de corail pour blanchir et entretenir les dents, prévenir la formation de tartre, et conserver les gencives en bonne santé. Les prix des produits varient : les petites bouteilles d'élixir coûtent une livre dix sols, les petites bouteilles d'eau souveraine une livre quatre sols, les petits pots d'opiat une livre dix sols, et les boîtes de poudre de corail une livre quatre sols.
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6885
p. 209-210
AUTRE.
Début :
Nous croyons devoir annoncer comme un objet intéressant pour le public, que Madame [...]
Mots clefs :
Ingénieur en optique
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE.
Ous croyons devoir annoncer comme un
le public ,que Ma
dame Thomin eft continuée dans l'exercice du privilege
dont jouiffoit fon mari , d'Ingénieur en
optique de la Reine. Elle foutient le commerce
de lunettes , conferves , biloupes , télescopes
microſcopes , & de tout ce qui dépend de l'optique.
Elle travaille comme elle faifoit fous la di
210 MERCURE DE FRANCE.
rection de M. Thomin , à tous les ouvrages de
cet art , dont on peut voir le détail dans le
Traité d'optique méchanique , imprimé à Paris en
1749 , chez Jean-Baptifte Coignard & Antoine
Boudet , rue S. Jacques , à la Bible d'or. On trou
ve chez elle une espece de biloupe , qui a un double
verre , dont l'ufage eft extrêmement utile pour
déchiffrer aisément les vieilles écritures , & qui
fert beaucoup à la Botanique , en ce qu'elle groffit
& diftingue les objets. Cette biloupe eft de l'invention
de M. Thomin , qui en a laiffé le ſecret
à fa veuve. Il a pefectionné une forte de microfcope
à la main , qui eft porté fur une tige particuliere
& facile à tenir. Au haut de la tige eft
une bourfette dans laquelle eft renfermé un miroir
d'argent qui fait la réflexion du microſcope
univerfel , par le moyen de deux ou trois lentilles
de rechange , dont le propre eft de groffir plus
ou moins , felon le foyer qu'on leur donne , les
plus petits objets. A un des bouts de cette tige eft
une pointe d'acier recourbée , qui fert à recevoir
les quatre petites dames blanches ou noires , fur
lefquelles on met les objets qui ne font point
tranfparens , comme le fable , la poudre , l'étoffe,
&c. L'on déville cette pointe d'acier , & l'on vifle
en fa place un porte-liqueur , qui d'un côté eft
garni d'une glacé pour contenir les liqueurs fuides
, & de l'autre d'une petite plaque de cuivre
pour contenir les plus épaifles que l'on veut
confiderer le tout renfermé dans une petite boîte
faite exprès. Mme Thomin travaille elle - même
tous les ouvrages , avec un habile artiſte & trèsadroit
, que M. Thomin lui-même a inftruit fur
routes fes connoiffances pendant plufieurs années,
Ous croyons devoir annoncer comme un
le public ,que Ma
dame Thomin eft continuée dans l'exercice du privilege
dont jouiffoit fon mari , d'Ingénieur en
optique de la Reine. Elle foutient le commerce
de lunettes , conferves , biloupes , télescopes
microſcopes , & de tout ce qui dépend de l'optique.
Elle travaille comme elle faifoit fous la di
210 MERCURE DE FRANCE.
rection de M. Thomin , à tous les ouvrages de
cet art , dont on peut voir le détail dans le
Traité d'optique méchanique , imprimé à Paris en
1749 , chez Jean-Baptifte Coignard & Antoine
Boudet , rue S. Jacques , à la Bible d'or. On trou
ve chez elle une espece de biloupe , qui a un double
verre , dont l'ufage eft extrêmement utile pour
déchiffrer aisément les vieilles écritures , & qui
fert beaucoup à la Botanique , en ce qu'elle groffit
& diftingue les objets. Cette biloupe eft de l'invention
de M. Thomin , qui en a laiffé le ſecret
à fa veuve. Il a pefectionné une forte de microfcope
à la main , qui eft porté fur une tige particuliere
& facile à tenir. Au haut de la tige eft
une bourfette dans laquelle eft renfermé un miroir
d'argent qui fait la réflexion du microſcope
univerfel , par le moyen de deux ou trois lentilles
de rechange , dont le propre eft de groffir plus
ou moins , felon le foyer qu'on leur donne , les
plus petits objets. A un des bouts de cette tige eft
une pointe d'acier recourbée , qui fert à recevoir
les quatre petites dames blanches ou noires , fur
lefquelles on met les objets qui ne font point
tranfparens , comme le fable , la poudre , l'étoffe,
&c. L'on déville cette pointe d'acier , & l'on vifle
en fa place un porte-liqueur , qui d'un côté eft
garni d'une glacé pour contenir les liqueurs fuides
, & de l'autre d'une petite plaque de cuivre
pour contenir les plus épaifles que l'on veut
confiderer le tout renfermé dans une petite boîte
faite exprès. Mme Thomin travaille elle - même
tous les ouvrages , avec un habile artiſte & trèsadroit
, que M. Thomin lui-même a inftruit fur
routes fes connoiffances pendant plufieurs années,
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Résumé : AUTRE.
Madame Thomin exerce le privilège d'ingénieur en optique de la Reine, hérité de son mari, et se consacre au commerce d'instruments optiques tels que lunettes, conserves, bélières, télescopes et microscopes. Son travail est détaillé dans le 'Traité d'optique mécanique', publié à Paris en 1749. Parmi ses inventions, une bélière à double verre est particulièrement utile pour déchiffrer les vieilles écritures et en botanique, car elle grossit et distingue les objets. Madame Thomin a également perfectionné un microscope portatif, équipé d'un miroir d'argent et de lentilles interchangeables. Cet instrument inclut une pointe d'acier recourbée pour les échantillons non transparents et un porte-liqueur pour les liquides. Elle fabrique elle-même ces ouvrages, assistée par un artiste formé par son mari.
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6886
p. 211-212
ERRATA.
Début :
ARTICLE premier, page premiere, ligne premiere : Vers pour mettre au-dessous du [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ERRATA.
ERRATA.
ARTICLE premier , page premiere , ligne
premiere : Vers pour mettre au- deffous du
portrait de M. de Seychelles , Contrôleur
Général , &c. lifez , Vers pour être mis au
bas du portrait de M. de Seychelles , Contrôleur
Général , Miniftre & Secrétaire
d'Etat.
Page 7 , lig. 5 , métamorphofe ; lif. mẻ-
taphore.
Page 12 , lig. 20 , l'amour qu'elle m'avoit
infpirée ; lif. infpiré.
Page 50 , lig. 16 & 17 , fous leurs
mains , fertile. lif, fous leurs mains fertiles.
Page 125 , lig. 12 , quoique je n'eus ;
lif. quoique je n'euffe .
Pag. 163 , lig. 24 , prévention ; lif. prétention.
Addition à cet Errata.
Page 35 , à la note où l'Année Littéraire
eft exceptée de la multitude des feuilles
qui corrompent le goût ; ajoutez , Par ce
mot , feuilles , je dois encore avertir que
je n'entens point les Annonces & les affiches
qui paroiffent deux fois la femaine ;
elles n'ont rien a démêler avec le faux bel
112 MERCURE DE FRANCE.
efprit , & je fuis trop bon citoyen pour
les confondre avec toutes ces petites brochures
du jour , qui font le poiſon de la
littérature. Comme celles - ci ne donnent
que de fauffes lumieres ou des demi- notions
, elles ne peuvent fervir qu'à augmenter
le nombre des faux connoiffeurs ,
& qu'à groffir la lifte des mauvais écrivains
; au lieu que les autres annoncent
aux particuliers la vente des terres , des
maifons , des meubles qui font à leur ufage
, leur indiquent les appartemens qui
font à louer , les inftruifent des effets perdus
ou retrouvés , & deviennent par là
très-utiles au Public. Cette diftinction formelle
ôte toute équivoque , & ne doit
laiffer aucun foupçon de critique aux yeux
des perfonnes intéreffées : je les eftime trop
pour rien inférer qui puiffe leur nuire ou les
defobliger. J'écris ceci fur les plaintes qui
me font revenues de leur part , & je les prie
d'en croire mon aveu préférablement aux
faux rapports qu'on peut leur faire.
ARTICLE premier , page premiere , ligne
premiere : Vers pour mettre au- deffous du
portrait de M. de Seychelles , Contrôleur
Général , &c. lifez , Vers pour être mis au
bas du portrait de M. de Seychelles , Contrôleur
Général , Miniftre & Secrétaire
d'Etat.
Page 7 , lig. 5 , métamorphofe ; lif. mẻ-
taphore.
Page 12 , lig. 20 , l'amour qu'elle m'avoit
infpirée ; lif. infpiré.
Page 50 , lig. 16 & 17 , fous leurs
mains , fertile. lif, fous leurs mains fertiles.
Page 125 , lig. 12 , quoique je n'eus ;
lif. quoique je n'euffe .
Pag. 163 , lig. 24 , prévention ; lif. prétention.
Addition à cet Errata.
Page 35 , à la note où l'Année Littéraire
eft exceptée de la multitude des feuilles
qui corrompent le goût ; ajoutez , Par ce
mot , feuilles , je dois encore avertir que
je n'entens point les Annonces & les affiches
qui paroiffent deux fois la femaine ;
elles n'ont rien a démêler avec le faux bel
112 MERCURE DE FRANCE.
efprit , & je fuis trop bon citoyen pour
les confondre avec toutes ces petites brochures
du jour , qui font le poiſon de la
littérature. Comme celles - ci ne donnent
que de fauffes lumieres ou des demi- notions
, elles ne peuvent fervir qu'à augmenter
le nombre des faux connoiffeurs ,
& qu'à groffir la lifte des mauvais écrivains
; au lieu que les autres annoncent
aux particuliers la vente des terres , des
maifons , des meubles qui font à leur ufage
, leur indiquent les appartemens qui
font à louer , les inftruifent des effets perdus
ou retrouvés , & deviennent par là
très-utiles au Public. Cette diftinction formelle
ôte toute équivoque , & ne doit
laiffer aucun foupçon de critique aux yeux
des perfonnes intéreffées : je les eftime trop
pour rien inférer qui puiffe leur nuire ou les
defobliger. J'écris ceci fur les plaintes qui
me font revenues de leur part , & je les prie
d'en croire mon aveu préférablement aux
faux rapports qu'on peut leur faire.
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Résumé : ERRATA.
Le document est une liste d'errata visant à corriger des erreurs typographiques et orthographiques dans un texte. Parmi les modifications, on trouve 'Vers pour mettre au- deffous' remplacé par 'Vers pour être mis au bas' (page 1, ligne 1), 'métamorphofe' par 'métaphore' (page 7, ligne 5), 'infpirée' par 'inspirée' (page 12, ligne 20), et 'prévention' par 'prétention' (page 163, ligne 24). Une addition à l'errata précise qu'une clarification doit être ajoutée dans une note à la page 35 concernant les 'feuilles' mentionnées. L'auteur distingue les 'Annonces & les affiches' des 'petites brochures du jour', jugées nuisibles car elles corrompent le goût et propagent de fausses lumières, augmentant ainsi le nombre de mauvais écrivains. Les annonces sont jugées utiles car elles informent le public sur divers sujets pratiques. Cette distinction vise à éviter toute critique et à répondre aux plaintes reçues de personnes intéressées.
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6887
p. 213
APPROBATION.
Début :
J'ai lû, par ordre de Monseigneur le Chancelier, le Mercure de Mars, & je n'y ai rien [...]
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texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
APPROBATION.
" Ai lû , par ordre de Monfeigneur le Chancetrouvé
qui puiffe en empêcher l'impreffion . A Paris
ce premier Mars 1755.
GUIROY.
" Ai lû , par ordre de Monfeigneur le Chancetrouvé
qui puiffe en empêcher l'impreffion . A Paris
ce premier Mars 1755.
GUIROY.
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6888
p. 213-215
TABLE DES ARTICLES.
Début :
ARTICLE PREMIER. PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE. Vers [...]
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texteReconnaissance textuelle : TABLE DES ARTICLES.
TABLE DES ARTICLES.
ARTICLE PREMIE R.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE.
VErs pour être mis au bas du portrait de M.
de Seychelles , Contrôleur Général , Miniftre
& Secrétaire d'Etat
A Madame la M. de S....
Madrigal ,
L'origine des Eventails , à Mlle....
A Mademoiſelle D. L. R.
page s
ibid.
7
27
30
Portraits des quatre premiers Peintres d'Italie
Doutes fur l'exiſtence d'un Public ,
32 La Nobleffe de l'Ecole Militaire , à M. du Verney
,
Mots de l'Enigme & du Logogryphe du Mercure
de Février ,
Eeigmes & Logogryphes ,
Vaudeville de table ,
41
43
44
47
214
ARTICLE SECOND
NOUVELLES LITTERAIRES.
'Séance publique de l'Académie de Montauban ,
Extraits , Précis ou Indications des Livres nou
veaux , 63
ARTICLE TROISIEME.
SCIENCES ET BELLES - LETTRES. \
Hiftoire.
Réponſe du fieur Vojeu de Brunem aux obferva
tions du P. Laugier , fur la nouvelle Hiſtoire
de la conquête de la Chine ,
*Lettre de M. le P. H. à M. l'Abbé V.
91
109
Généalogie.
Mémoire critique ,
Chirurgie.
115
Progrès du Lithotome caché pour la taille , 123
Séances particulieres de la Société Littéraire de
Châlons , 127
ARTICLE QUATRIE ME,
BEAUX- ARTS.
Peinture.
Avis de M. Boucher , Peintre du Roi , 145
Lettre à M. *** fur la Peinture encauſtique , 145
215
Gravure.
Avis de M. Surrugue ,
Muſique.
852
Méthode plus facile que l'ancienne pour l'ac
compagnement du clavecin , par M. Dubugrarre
, Organiſte de S. Sauveur ,
Horlogerie.
154
Nouveaux cadrans de pendules , imitant l'émail
156
ARTICLE CINQUIEM E.
SPECTACLES.
Opéra , 159
Comédie Françoife ,
ibid.
Comédie Italienne , 161
Opéra Comique ,
162
Concert Spirituel , 164
ARTICLE SIXIEM E.
NOUVELLES
ÉTRANGERES.
De Conftantinople , &c. 165
Journal de France.
Nouvelles de la Cour , de Paris , &c .
Remarques fur la Lotterie de Bruxelles ;
Naiflance , Mariages & Morts ,
Avis divers ,
Errata ,
ARTICLE PREMIE R.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE.
VErs pour être mis au bas du portrait de M.
de Seychelles , Contrôleur Général , Miniftre
& Secrétaire d'Etat
A Madame la M. de S....
Madrigal ,
L'origine des Eventails , à Mlle....
A Mademoiſelle D. L. R.
page s
ibid.
7
27
30
Portraits des quatre premiers Peintres d'Italie
Doutes fur l'exiſtence d'un Public ,
32 La Nobleffe de l'Ecole Militaire , à M. du Verney
,
Mots de l'Enigme & du Logogryphe du Mercure
de Février ,
Eeigmes & Logogryphes ,
Vaudeville de table ,
41
43
44
47
214
ARTICLE SECOND
NOUVELLES LITTERAIRES.
'Séance publique de l'Académie de Montauban ,
Extraits , Précis ou Indications des Livres nou
veaux , 63
ARTICLE TROISIEME.
SCIENCES ET BELLES - LETTRES. \
Hiftoire.
Réponſe du fieur Vojeu de Brunem aux obferva
tions du P. Laugier , fur la nouvelle Hiſtoire
de la conquête de la Chine ,
*Lettre de M. le P. H. à M. l'Abbé V.
91
109
Généalogie.
Mémoire critique ,
Chirurgie.
115
Progrès du Lithotome caché pour la taille , 123
Séances particulieres de la Société Littéraire de
Châlons , 127
ARTICLE QUATRIE ME,
BEAUX- ARTS.
Peinture.
Avis de M. Boucher , Peintre du Roi , 145
Lettre à M. *** fur la Peinture encauſtique , 145
215
Gravure.
Avis de M. Surrugue ,
Muſique.
852
Méthode plus facile que l'ancienne pour l'ac
compagnement du clavecin , par M. Dubugrarre
, Organiſte de S. Sauveur ,
Horlogerie.
154
Nouveaux cadrans de pendules , imitant l'émail
156
ARTICLE CINQUIEM E.
SPECTACLES.
Opéra , 159
Comédie Françoife ,
ibid.
Comédie Italienne , 161
Opéra Comique ,
162
Concert Spirituel , 164
ARTICLE SIXIEM E.
NOUVELLES
ÉTRANGERES.
De Conftantinople , &c. 165
Journal de France.
Nouvelles de la Cour , de Paris , &c .
Remarques fur la Lotterie de Bruxelles ;
Naiflance , Mariages & Morts ,
Avis divers ,
Errata ,
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Résumé : TABLE DES ARTICLES.
Le document présente une table des articles divisée en six sections. La première section rassemble des pièces fugitives en vers et en prose, incluant des poèmes dédiés à diverses personnes, des portraits des premiers peintres d'Italie, des réflexions sur l'existence d'un public, et des contributions littéraires variées comme des énigmes, des logogryphes et des vaudevilles. La deuxième section traite des nouvelles littéraires, avec des extraits et des indications de livres nouveaux, ainsi qu'une séance publique de l'Académie de Montauban. La troisième section aborde les sciences et les belles-lettres, incluant une réponse historique, une lettre sur la généalogie, et des avancées en chirurgie. La quatrième section se concentre sur les beaux-arts, avec des avis sur la peinture, la gravure, la musique et l'horlogerie. La cinquième section liste les spectacles, tels que l'opéra, la comédie française et italienne, l'opéra comique, et les concerts spirituels. Enfin, la sixième section rapporte les nouvelles étrangères, les nouvelles de la cour et de Paris, ainsi que des remarques diverses et des errata.
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6889
p. 215
« La Chanson notée doit regarder la page 47. [...] »
Début :
La Chanson notée doit regarder la page 47. [...]
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texteReconnaissance textuelle : « La Chanson notée doit regarder la page 47. [...] »
La Chanson notée doit regarder la page 47.
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6890
p. 215
« De l'Imprimerie de Ch. A JOMBERT. [...] »
Début :
De l'Imprimerie de Ch. A JOMBERT. [...]
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De l'Imprimerie de Ch. A JOMBERT.
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6891
s. p.
AVERTISSEMENT.
Début :
Le Bureau du Mercure est chez M. LUTTON, Avocat, & Greffier-Commis [...]
Mots clefs :
Bureau du Mercure, Libraires, Auteur du Mercure
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVERTISSEMENT.
AVERTISSEMENT.
IE Bureau du Mercure eft chez M.
LUTION , Avocat , & Greffier- Commis
an Greffe Civil du Parlement , Commis au
recouvrement du Mercure , rue Sainte Anne,
Butte Saint Roch , entre deux Selliers.
C'est à lui qu'on prie d'adreſſer , francs
de port , les paquets & lettres , pour remettre ,
quant à la partie littéraire , à M. de Boiffy ,
Auteur du Mercure.
Le prix est de 30 fols , & l'on payera
d'avance , en s'abonnant , 21 livres pour
l'année , à raifon de quatorze volumes. Les
volumes d'extraordinaire feront également de
30 fols , fe payeront avec l'année qui les
Suivra.
Les perfonnes de province auxquelles on
l'envoyera par la pofte , payeront 31 livres
.10 fols d'avance en s'abonnant , & elles le
recevront franc de port.
Celles qui auront des occafions pour le faire
venir , ou qui prendront les frais du portfur
leur compte , ne payeront que 30 fols par
volume , 21 livres d'avance , en s'abonnant
pour l'année , fans les extraordinaires .
Les Libraires des provinces ou des pays
étrangers , qui voudront faire venir le Mer-
A ij
ture , écriront à l'adreffe ci- deffus.
On fupplie les perfonnes des provinces d'envoyerpar
la pofte , enpayant le droit , le prix
deleur abonnement , ou de donner leurs ordres,
afin que le payement en foit fait d'avance an
Bureau.
Les paquets qui ne feront pas affranchis ,
resteront au rebut.
L'on trouvera toujours quelqu'un en état
de répondre chez le fieur Lutton ; & il obſervera
de rester à fon Bureau les Mardi ,
Mercredi & Jeudi de chaque femaine, aprèsmidi
.
On peut fe procurer par la voie du Mercure
, les autres Journaux , les Livres qu'ils
annoncent , & tous autres généralement .
IE Bureau du Mercure eft chez M.
LUTION , Avocat , & Greffier- Commis
an Greffe Civil du Parlement , Commis au
recouvrement du Mercure , rue Sainte Anne,
Butte Saint Roch , entre deux Selliers.
C'est à lui qu'on prie d'adreſſer , francs
de port , les paquets & lettres , pour remettre ,
quant à la partie littéraire , à M. de Boiffy ,
Auteur du Mercure.
Le prix est de 30 fols , & l'on payera
d'avance , en s'abonnant , 21 livres pour
l'année , à raifon de quatorze volumes. Les
volumes d'extraordinaire feront également de
30 fols , fe payeront avec l'année qui les
Suivra.
Les perfonnes de province auxquelles on
l'envoyera par la pofte , payeront 31 livres
.10 fols d'avance en s'abonnant , & elles le
recevront franc de port.
Celles qui auront des occafions pour le faire
venir , ou qui prendront les frais du portfur
leur compte , ne payeront que 30 fols par
volume , 21 livres d'avance , en s'abonnant
pour l'année , fans les extraordinaires .
Les Libraires des provinces ou des pays
étrangers , qui voudront faire venir le Mer-
A ij
ture , écriront à l'adreffe ci- deffus.
On fupplie les perfonnes des provinces d'envoyerpar
la pofte , enpayant le droit , le prix
deleur abonnement , ou de donner leurs ordres,
afin que le payement en foit fait d'avance an
Bureau.
Les paquets qui ne feront pas affranchis ,
resteront au rebut.
L'on trouvera toujours quelqu'un en état
de répondre chez le fieur Lutton ; & il obſervera
de rester à fon Bureau les Mardi ,
Mercredi & Jeudi de chaque femaine, aprèsmidi
.
On peut fe procurer par la voie du Mercure
, les autres Journaux , les Livres qu'ils
annoncent , & tous autres généralement .
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Résumé : AVERTISSEMENT.
Le texte est un avertissement concernant l'abonnement au Mercure, une publication. Le Bureau du Mercure est situé chez M. Lutton, avocat et greffier-commis au Parlement, rue Sainte-Anne, Butte Saint-Roch. Les abonnés doivent adresser leurs paquets et lettres à M. Lutton, qui les transmettra à M. de Boiffy, l'auteur du Mercure. Le prix d'un volume est de 30 sols. Un abonnement annuel pour quatorze volumes coûte 21 livres à l'avance. Les volumes extraordinaires coûtent également 30 sols et sont payés avec l'année suivante. Les personnes de province payent 31 livres et 10 sols à l'avance pour recevoir le Mercure par la poste, franc de port. Ceux qui prennent en charge les frais de port paient 21 livres à l'avance pour l'année, sans les extraordinaires. Les libraires des provinces ou des pays étrangers doivent écrire au Bureau pour obtenir le Mercure. Les abonnés des provinces doivent envoyer le prix de leur abonnement en payant le droit ou donner des ordres pour un paiement à l'avance. Les paquets non affranchis seront rejetés. M. Lutton est disponible à son bureau les mardi, mercredi et jeudi après-midi. Le Mercure permet également de se procurer d'autres journaux et livres annoncés.
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6892
p. 200
Lettre à l'Auteur du Mercure de France.
Début :
En parcourant, Monsieur, * le Magasin anglois, j'y trouve dans l'article [...]
Mots clefs :
Angleterre, Prisons de Chelmsford, Médée, Infanticide, Le Magasin anglais
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Lettre à l'Auteur du Mercure de France.
Lettre à l'Auteur du Mercure de France.
EN
N parcourant , Monfieur , le Magaſin anglois
, j'y trouve dans l'article des Chroniques
hiftoriques une relation qui m'a rempli d'horreur,
& qui fait voir qu'il refte encore dans le monde
de la race d'Atrée ou de Médée , comme vous allez ,
le voir.
Le 8 Juillet 1754 ( Angleterre , province d'Effex
, près de Blachwater ) la femme d'un Fermier ,
pour fe venger de fon mari avec qui elle avoit
eu un violent démêlé , étouffa fa propre fille au
berceau , en pendit une feconde , âgée de quatre
ans , à un crochet , & fe difpofoit à égorger fon
fils mais ce dernier plus : heureux ou plus fort ,fe
débarraffa des mains fanglantes de cette Médée
angloife , & fe fauva par la fuite . Elle eft actuellement
dans les prifons de Chelmsford , & ne paroît
pas avoir l'efprit aliéné.
* Journal qui s'imprime à Londres.
EN
N parcourant , Monfieur , le Magaſin anglois
, j'y trouve dans l'article des Chroniques
hiftoriques une relation qui m'a rempli d'horreur,
& qui fait voir qu'il refte encore dans le monde
de la race d'Atrée ou de Médée , comme vous allez ,
le voir.
Le 8 Juillet 1754 ( Angleterre , province d'Effex
, près de Blachwater ) la femme d'un Fermier ,
pour fe venger de fon mari avec qui elle avoit
eu un violent démêlé , étouffa fa propre fille au
berceau , en pendit une feconde , âgée de quatre
ans , à un crochet , & fe difpofoit à égorger fon
fils mais ce dernier plus : heureux ou plus fort ,fe
débarraffa des mains fanglantes de cette Médée
angloife , & fe fauva par la fuite . Elle eft actuellement
dans les prifons de Chelmsford , & ne paroît
pas avoir l'efprit aliéné.
* Journal qui s'imprime à Londres.
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Résumé : Lettre à l'Auteur du Mercure de France.
Le 8 juillet 1754, en Angleterre, une fermière a étouffé sa fille au berceau et pendu sa seconde fille, âgée de quatre ans, après une dispute avec son mari. Son fils a réussi à s'enfuir. La femme est incarcérée à Chelmsford et semble saine d'esprit.
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6893
p. 211-212
AVIS.
Début :
Le sieur Maille, Vinaigrier-Distillateur ordinaire de leurs Majestés Impériales, & [...]
Mots clefs :
Vinaigre de turbie, Vinaigre romain, Maux de dents, Paris
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS.
A VIS.
Lafie deleurs &
E fieur Maille , Vinaigrier -Diftillateur ordinaire
de leurs Majeftés Impériales , & le feul
pour la compofition des vinaigres de propriété ,
donne avis qu'il continue avec fuccès la vente du
vinaigre de turbie , pour la guérifon du mal de
dent , & celle du vinaigre romain , qui les blanchit
parfaitement , raffermit les gencives , arrête les
progrès de la carie, prévient l'haleine forte , & guérit
les petits chancres & ulceres de la bouche. Les
212 MERCURE DE FRANCE..
heureux effets qu'il opere tous les jours , prouvent
que c'eft la compofition la plus parfaite qui fe
foit trouvée jufqu'à préfent pour la confervation
de la bouche . Ledit Sieur vend avec le même fuccès
différens vinaigres fervant à ôter les taches
de rouffeur , boutons , dartres farineufes , blanchir
la peau , & noircir les cheveux & fourcils
roux ou blancs ; & généralement toutes fortes
de vinaigres pour la table , les bains & toilettes ,
au nombre de cent cinquante- fix fortes ; comme
auffi toutes fortes de fruits confits au vinaigre , &
différentes moutardes qui ont la qualité de pouvoir
fe conferver deux ans avec la même bonté.
Les perfonnes de province qui defireront fe procurer
les vinaigres pour les dents ou pour le vi
fage ; les moindres bouteilles font de trois livres.
En écrivant une lettre d'avis audit fieur , & remettant
l'argent par la pofte , le tout affranchi de
port , on enverra les vinaigres qu'ils demanderont
très-exactement , avec la façon de s'en fervir.
Il demeure à Paris , rue de l'Hirondelle , aux Armes
Impériales.
Lafie deleurs &
E fieur Maille , Vinaigrier -Diftillateur ordinaire
de leurs Majeftés Impériales , & le feul
pour la compofition des vinaigres de propriété ,
donne avis qu'il continue avec fuccès la vente du
vinaigre de turbie , pour la guérifon du mal de
dent , & celle du vinaigre romain , qui les blanchit
parfaitement , raffermit les gencives , arrête les
progrès de la carie, prévient l'haleine forte , & guérit
les petits chancres & ulceres de la bouche. Les
212 MERCURE DE FRANCE..
heureux effets qu'il opere tous les jours , prouvent
que c'eft la compofition la plus parfaite qui fe
foit trouvée jufqu'à préfent pour la confervation
de la bouche . Ledit Sieur vend avec le même fuccès
différens vinaigres fervant à ôter les taches
de rouffeur , boutons , dartres farineufes , blanchir
la peau , & noircir les cheveux & fourcils
roux ou blancs ; & généralement toutes fortes
de vinaigres pour la table , les bains & toilettes ,
au nombre de cent cinquante- fix fortes ; comme
auffi toutes fortes de fruits confits au vinaigre , &
différentes moutardes qui ont la qualité de pouvoir
fe conferver deux ans avec la même bonté.
Les perfonnes de province qui defireront fe procurer
les vinaigres pour les dents ou pour le vi
fage ; les moindres bouteilles font de trois livres.
En écrivant une lettre d'avis audit fieur , & remettant
l'argent par la pofte , le tout affranchi de
port , on enverra les vinaigres qu'ils demanderont
très-exactement , avec la façon de s'en fervir.
Il demeure à Paris , rue de l'Hirondelle , aux Armes
Impériales.
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Résumé : AVIS.
Le Sieur Maille, vinaigrier et distillateur des Majestés Impériales, annonce la vente de divers vinaigres. Parmi ceux-ci, le vinaigre de turbie est recommandé pour soigner le mal de dent, tandis que le vinaigre romain est utilisé pour blanchir les dents, raffermir les gencives, arrêter la carie, prévenir l'haleine forte et guérir les petits chancres et ulcères de la bouche. Maille propose également des vinaigres pour ôter les taches de rousseur, les boutons, les dartres farineuses, blanchir la peau et noircir les cheveux et sourcils roux ou blancs. Sa gamme inclut des vinaigres pour la table, les bains et les toilettes, ainsi que des fruits confits au vinaigre et des moutardes conservables deux ans. Les commandes peuvent être passées par courrier, avec paiement affranchi de port. Maille réside à Paris, rue de l'Hirondelle, aux Armes Impériales.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6894
p. 212
APPROBATION.
Début :
J'ai lû, par ordre de Monseigneur le Chancelier, le Mercure d'Avril, [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
AP PROBATION.
' Ai lû , par ordre de Monfeigneur le Chance-
• >
trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion . A Paris
, ce 28 Mars 1755.
GUIROY.
' Ai lû , par ordre de Monfeigneur le Chance-
• >
trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion . A Paris
, ce 28 Mars 1755.
GUIROY.
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6895
p. 213-214
TABLES DES ARTICLES.
Début :
ARTICLE PREMIER.PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE . [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TABLES DES ARTICLES.
TABLE DES ARTICLES.
ARTICLE PREMIER.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE .
Pître à M. Defmahis , p
Réflexions fur le goût ,
Les progrès de la Mufique Françoife , Cantatille, 14
Elexions
par M. ***
page f
8
16
17
23
27
Vers à Iris ,
Dialogue entre Epicure & Sardanapale ,
Epitre à M. de Saint- Auban ,
Ode fur la mort de M. de Montefquieu ,
Fragment d'un Ouvrage de M. de Marivaux , 31
Epître à M. de Châteaubrun ,
L'Avare & l'Indigent , Conte moral ,
45
47
Mots des Enigmes & Logogryphes du Mercure de
Mars ,
Enigmes & Logogryphes ,
Chanfon ,
48
49
54
ART. II. NOUVELLES LITTERAIRES.
Extraits , Précis ou Indications des Livres nou
veaux ,
ss
Séance publique de la Société royale de Nanci , 92
ART. III . SCIENCES ET BELLES-LETTRES.
Phyfique. Lettre à M. * *** ΙΟΙ
Lettre de M. le P. H. à M. l'Abbé V. III
Réponse de M. l'Abbé V. à M. le P. H. 118
Géométrie. Lettre à Mlle L. A. Le Mire , 130
Réponse de M. Liger à l'affiche de M. le Chevalier
de Caufans , 131
Métallurgie. Lettre à M. * * *
Séances publiques de la Société Lit. d'Arras , 136
134
214
Lettre écrite de Beley, fur le College ;
ART. IV . BEAUX ARTS.
147.
Peinture. Vers pour être mis au bas du portrait de
M. Boucher , deffiné par M. Cochin ,
Gravure ,
Mufique ,
153
ibid.
158
Clavecin oculaire , Lettre de M. Rondet , &c. 160
Médailles. Deviles pour les Jettons du premier
Janvier 1755 ,
163
Architecture , 167
Manufactures ,
175
ART. V. SPECTACL
Opéra ,
177
Comédie Françoife ,
ibid.
Comédie Italienne , 179
Extrait de Ninette à la Cour , 180
Opéra Comique , 193
Spectacle de M. Servandoni , ibid.
Concerts Spirituels ,
194
ARTICLE VI.
Nouvelles étrangeres ,
197
Nouvelles de la Cour , de Paris , &c .
Lettre de l'Intérêt public , & Réponse à cette Let-
201
tre >
Morts ,
Avis ,
206
208
211
ARTICLE PREMIER.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE .
Pître à M. Defmahis , p
Réflexions fur le goût ,
Les progrès de la Mufique Françoife , Cantatille, 14
Elexions
par M. ***
page f
8
16
17
23
27
Vers à Iris ,
Dialogue entre Epicure & Sardanapale ,
Epitre à M. de Saint- Auban ,
Ode fur la mort de M. de Montefquieu ,
Fragment d'un Ouvrage de M. de Marivaux , 31
Epître à M. de Châteaubrun ,
L'Avare & l'Indigent , Conte moral ,
45
47
Mots des Enigmes & Logogryphes du Mercure de
Mars ,
Enigmes & Logogryphes ,
Chanfon ,
48
49
54
ART. II. NOUVELLES LITTERAIRES.
Extraits , Précis ou Indications des Livres nou
veaux ,
ss
Séance publique de la Société royale de Nanci , 92
ART. III . SCIENCES ET BELLES-LETTRES.
Phyfique. Lettre à M. * *** ΙΟΙ
Lettre de M. le P. H. à M. l'Abbé V. III
Réponse de M. l'Abbé V. à M. le P. H. 118
Géométrie. Lettre à Mlle L. A. Le Mire , 130
Réponse de M. Liger à l'affiche de M. le Chevalier
de Caufans , 131
Métallurgie. Lettre à M. * * *
Séances publiques de la Société Lit. d'Arras , 136
134
214
Lettre écrite de Beley, fur le College ;
ART. IV . BEAUX ARTS.
147.
Peinture. Vers pour être mis au bas du portrait de
M. Boucher , deffiné par M. Cochin ,
Gravure ,
Mufique ,
153
ibid.
158
Clavecin oculaire , Lettre de M. Rondet , &c. 160
Médailles. Deviles pour les Jettons du premier
Janvier 1755 ,
163
Architecture , 167
Manufactures ,
175
ART. V. SPECTACL
Opéra ,
177
Comédie Françoife ,
ibid.
Comédie Italienne , 179
Extrait de Ninette à la Cour , 180
Opéra Comique , 193
Spectacle de M. Servandoni , ibid.
Concerts Spirituels ,
194
ARTICLE VI.
Nouvelles étrangeres ,
197
Nouvelles de la Cour , de Paris , &c .
Lettre de l'Intérêt public , & Réponse à cette Let-
201
tre >
Morts ,
Avis ,
206
208
211
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Résumé : TABLES DES ARTICLES.
Le document présente une table des articles divisée en six sections principales. L'Article Premier rassemble des pièces fugitives en vers et en prose, telles que des épîtres, des dialogues, des odes, des fragments, des contes moraux, des énigmes et des logogryphes. Il inclut des réflexions sur le goût, des progrès de la musique française, et des vers dédiés à diverses personnes. L'Article II traite des nouvelles littéraires, avec des extraits et des indications de livres nouveaux, ainsi qu'une séance publique de la Société royale de Nancy. L'Article III couvre les sciences et les belles-lettres, incluant des lettres sur la physique, la géométrie, la métallurgie, et des séances publiques de sociétés littéraires. L'Article IV est consacré aux beaux-arts, avec des sections sur la peinture, la gravure, la musique, les médailles, l'architecture, et les manufactures. L'Article V aborde les spectacles, incluant l'opéra, la comédie française et italienne, l'opéra comique, et les concerts spirituels. Enfin, l'Article VI présente des nouvelles étrangères, des nouvelles de la cour et de Paris, des lettres sur l'intérêt public, ainsi que des avis et des annonces de décès.
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6896
p. 214
« La Chanson notée doit regarder la page 54. Les Médailles [...] »
Début :
La Chanson notée doit regarder la page 54. Les Médailles [...]
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texteReconnaissance textuelle : « La Chanson notée doit regarder la page 54. Les Médailles [...] »
La Chanson notée doit regarder la page 54
Les Médailles doivent fe mettre entre les pages 164
& 165.
Les Médailles doivent fe mettre entre les pages 164
& 165.
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6897
p. 214
« De l'Imprimerie de Ch.A.Jombert. [...] »
Début :
De l'Imprimerie de Ch.A.Jombert. [...]
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texteReconnaissance textuelle : « De l'Imprimerie de Ch.A.Jombert. [...] »
De l'Imprimerie de Ch. A. JoMBERT.
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6898
s. p.
AVERTISSEMENT.
Début :
Le Bureau du Mercure est chez M. LUTTON, Avocat, & Greffier-Commis [...]
Mots clefs :
Bureau du Mercure
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texteReconnaissance textuelle : AVERTISSEMENT.
AVERTISSEMENT.
LE Bureau du Mercure eſt chez M.
LUTTON , Avocat , & Greffier-Commis
au Greffe Civil du Parlement , Commis du
recouvrement du Mercure , rue Sainte Anne ,
Butte Saint Roch , entre deux Selliers.
C'est à lui qu'on prie d'adreffer , francs
de port , les paquets & lettres , pour remettre ,
quant à la partie littéraire , à M. de Boiſſy
Auteur du Mercure.
Le prix eft de 30 fols , & l'on payera
d'avance , en s'abonnant , 21 livres pour
l'année , à raifon de quatorze volumes. Les
volumes d'extraordinaire feront également de
30 fols , fe payeront avec l'année qui les
Suivra.
Les perfonnes de province auxquelles on
Fenvoyera par la pofte , payeront 3x livres
10 fols d'avance en s'abonnant , & elles le
recevront franc de port.
Celles qui auront des occafions pour le faire
venir , ou qui prendront les frais du port fur
leur compte , ne payeront que 30 fols par
volume , & 21 livres d'avance , en s'abonnant
pour l'année , fans les extraordinaires.
Les Libraires des provinces on des pays
étrangers, qui voudront faire venir le Mer-
A ij
T
cure , écriront à l'adresse ci- deffus.
On Supplie les perfonnes des provinces d'envoyerpar
la poffe , enpayant le droit , le prix
de leur abonnement , ou de donner leurs ordres,
afin que lepayement en foit fait d'avance au
Bureau
Les paquets qui ne feront pas affranchis ,
refteront au rebut.
L'on trouvera toujours quelqu'un en état
de répondre chez le fieur Eutton ; & ik obfervera
de rester à fon Burean les Mardi ,
Mercredi & Jeudi de chaque ſemaine, aprèsmidi.
On peut feprocurer par la voie du Mercure
, les autres Journaux , les Livres qu'ils
annoncent , & tous autres généralement.
LE Bureau du Mercure eſt chez M.
LUTTON , Avocat , & Greffier-Commis
au Greffe Civil du Parlement , Commis du
recouvrement du Mercure , rue Sainte Anne ,
Butte Saint Roch , entre deux Selliers.
C'est à lui qu'on prie d'adreffer , francs
de port , les paquets & lettres , pour remettre ,
quant à la partie littéraire , à M. de Boiſſy
Auteur du Mercure.
Le prix eft de 30 fols , & l'on payera
d'avance , en s'abonnant , 21 livres pour
l'année , à raifon de quatorze volumes. Les
volumes d'extraordinaire feront également de
30 fols , fe payeront avec l'année qui les
Suivra.
Les perfonnes de province auxquelles on
Fenvoyera par la pofte , payeront 3x livres
10 fols d'avance en s'abonnant , & elles le
recevront franc de port.
Celles qui auront des occafions pour le faire
venir , ou qui prendront les frais du port fur
leur compte , ne payeront que 30 fols par
volume , & 21 livres d'avance , en s'abonnant
pour l'année , fans les extraordinaires.
Les Libraires des provinces on des pays
étrangers, qui voudront faire venir le Mer-
A ij
T
cure , écriront à l'adresse ci- deffus.
On Supplie les perfonnes des provinces d'envoyerpar
la poffe , enpayant le droit , le prix
de leur abonnement , ou de donner leurs ordres,
afin que lepayement en foit fait d'avance au
Bureau
Les paquets qui ne feront pas affranchis ,
refteront au rebut.
L'on trouvera toujours quelqu'un en état
de répondre chez le fieur Eutton ; & ik obfervera
de rester à fon Burean les Mardi ,
Mercredi & Jeudi de chaque ſemaine, aprèsmidi.
On peut feprocurer par la voie du Mercure
, les autres Journaux , les Livres qu'ils
annoncent , & tous autres généralement.
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Résumé : AVERTISSEMENT.
Le document est un avertissement concernant l'abonnement au Mercure, une publication périodique. Le Bureau du Mercure est situé chez M. Lutton, avocat et greffier-commis au Greffe Civil du Parlement, rue Sainte Anne, Butte Saint Roch. Les abonnés doivent envoyer leurs paquets et lettres francs de port à M. Lutton, qui les transmettra à M. de Boissy, l'auteur du Mercure. Le prix d'un volume est de 30 sols. Un abonnement annuel pour quatorze volumes coûte 21 livres à l'avance. Les volumes extraordinaires sont facturés 30 sols et seront payés avec l'année suivante. Les résidents de province peuvent s'abonner en payant 33 livres 10 sols à l'avance et recevront les volumes francs de port. Ceux qui préfèrent prendre en charge les frais de port paieront 30 sols par volume et 21 livres pour l'abonnement annuel, sans les extraordinaires. Les libraires des provinces ou des pays étrangers doivent écrire à l'adresse indiquée pour obtenir le Mercure. Les personnes de province sont priées d'envoyer le paiement de leur abonnement par la poste ou de donner des instructions pour un paiement anticipé. Les paquets non affranchis seront rejetés. M. Lutton est disponible pour répondre aux questions les mardi, mercredi et jeudi après-midi. Il est également possible de se procurer d'autres journaux et livres annoncés dans le Mercure via le Bureau du Mercure.
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6899
p. 213-214
AVIS
Début :
Le sieur le Comte, Vinaigrier ordinaire du Roi & de la Reine, [...]
Mots clefs :
Vinaigre, Peau, Rougeurs
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS
AVIS
E fieur le Comte , Vinaigrier ordinaire du
›
vinaigres , tant de table que de toilette , de propreté
& pharmacie , jufqu'au nombre de cent foixante
, donne avis au public , qu'ayant inventé &
compofé l'année derniere le vinaigre admirable
& fans pareil , ayant eu l'applaudiffement des
Seigneurs & Dames de la Cour , & approuvé de la
Faculté , fe croit obligé par l'efficacité & les vertus
dudit vinaigre , de renouveller au public fes
propriétés , qui font de blanchir le vifage , d'unir
& affermir la peau , & lui donner l'agrément d'un
teint clair & frais , d'ôter les boutons , dartres ,
taches de rouffeurs , & le hâle du vifage & de la
peau , de rétablir & remettre les vilages coupe-..
rofés de différens âges dans leur naturel , d'éteindre
promptement les rougeurs de la petite vérole ;"
il raffermit la vûe , ô : e les rougeurs & inflammations
qu'il peut y avoir ; il n'eft point mordant ni
corrofif , & ne peut endommager ni le teint ni la
peau . Ce vinaigre a une odeur très - agréable , &
s'emploie pur & à froid , en s'en étuvant avec un
linge imbibé , le matin & le foir , & même dans
lajournée. Les moindres bouteilles font de neuf
livres , & la pinte de trente- fix livres.
Ledit Sieur a en outre plufieurs nouveaux vinaigres
, comme vinaigre à la Choify , vinaigre à la
Bellevée , & vinaigre à la Charoloife.
Comme plufieurs de fes confreres contrefont les
214 MERCURE DE FRANCE.
vinaigres dudit le Comte , ce qu'ils ne peuvent fa
re qu'en les détériorant , ne fçachant pas fa maniere
particuliere de les compofer , & qu'ils fe difent
affociés avec lui , & vendant les mêmes marchandifes
( rien de plus faux ) , il fe croit obligé ,
pour l'utilité du public , de l'avertir qu'il ne fort
de chez lui aucune bouteille qui ne foit cachetée ,
ficelée & étiquetée de fon nom.
Il demeure à Paris , place de l'Ecole , près le
Pont neuf, à la Renommée.
E fieur le Comte , Vinaigrier ordinaire du
›
vinaigres , tant de table que de toilette , de propreté
& pharmacie , jufqu'au nombre de cent foixante
, donne avis au public , qu'ayant inventé &
compofé l'année derniere le vinaigre admirable
& fans pareil , ayant eu l'applaudiffement des
Seigneurs & Dames de la Cour , & approuvé de la
Faculté , fe croit obligé par l'efficacité & les vertus
dudit vinaigre , de renouveller au public fes
propriétés , qui font de blanchir le vifage , d'unir
& affermir la peau , & lui donner l'agrément d'un
teint clair & frais , d'ôter les boutons , dartres ,
taches de rouffeurs , & le hâle du vifage & de la
peau , de rétablir & remettre les vilages coupe-..
rofés de différens âges dans leur naturel , d'éteindre
promptement les rougeurs de la petite vérole ;"
il raffermit la vûe , ô : e les rougeurs & inflammations
qu'il peut y avoir ; il n'eft point mordant ni
corrofif , & ne peut endommager ni le teint ni la
peau . Ce vinaigre a une odeur très - agréable , &
s'emploie pur & à froid , en s'en étuvant avec un
linge imbibé , le matin & le foir , & même dans
lajournée. Les moindres bouteilles font de neuf
livres , & la pinte de trente- fix livres.
Ledit Sieur a en outre plufieurs nouveaux vinaigres
, comme vinaigre à la Choify , vinaigre à la
Bellevée , & vinaigre à la Charoloife.
Comme plufieurs de fes confreres contrefont les
214 MERCURE DE FRANCE.
vinaigres dudit le Comte , ce qu'ils ne peuvent fa
re qu'en les détériorant , ne fçachant pas fa maniere
particuliere de les compofer , & qu'ils fe difent
affociés avec lui , & vendant les mêmes marchandifes
( rien de plus faux ) , il fe croit obligé ,
pour l'utilité du public , de l'avertir qu'il ne fort
de chez lui aucune bouteille qui ne foit cachetée ,
ficelée & étiquetée de fon nom.
Il demeure à Paris , place de l'Ecole , près le
Pont neuf, à la Renommée.
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Résumé : AVIS
Le Comte, vinaigrier ordinaire, présente un vinaigre aux multiples propriétés bénéfiques pour la peau. Ce vinaigre, approuvé par la Cour et la Faculté, blanchit le visage, unifie et affermit la peau, élimine les boutons, les dartres, les taches de rousseur et le hâle. Il rétablit également les vilages coupés et éteint les rougeurs de la petite vérole. Il raffermit la vue sans être mordant ni corrosif. Il s'applique pur et à froid, avec un linge imbibé le matin et le soir. Disponible en formats de neuf et trente-six livres, le Comte propose aussi d'autres vinaigres comme ceux à la Choisy, à la Bellevée et à la Charoloise. Il met en garde contre les contrefaçons, précisant que seules les bouteilles cachetées, ficelées et étiquetées de son nom sont authentiques. Il réside à Paris, place de l'Ecole, près du Pont Neuf, à la Renommée.
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6900
p. 214
AVIS INTERESSANT.
Début :
Une brochure qui vient de paroître, & qui a pour titre [...]
Mots clefs :
Théodore Odiot fils, M. Bachelier, Peinture en cire, Couleurs
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS INTERESSANT.
AVIS INTERESSANT.
Ne brochure qui vient de paroître,
& qui apour titre l'Histoire & le
Secret de la Peinture en cire , fait un tort
confidérableà Théodore Odiotfils. Il avoit
acquis ce fecret de M. Bachelier; ilfe voit
par là réduit au feul avantage de fçavoir
s'en fervir avec plus d'habileté que les au
tres. Ayant travaillé pendant cinq mois
fous les yeux de M. Bachelier , il poffede
mieuxl'art de préparer les couleurs , & le
public doit lui donner la préférence. Le
peu d'efpace qui nous refte nous oblige
de remettre fonannonce aumois prochain.
Nousyjoindrons fa demeure.
Ne brochure qui vient de paroître,
& qui apour titre l'Histoire & le
Secret de la Peinture en cire , fait un tort
confidérableà Théodore Odiotfils. Il avoit
acquis ce fecret de M. Bachelier; ilfe voit
par là réduit au feul avantage de fçavoir
s'en fervir avec plus d'habileté que les au
tres. Ayant travaillé pendant cinq mois
fous les yeux de M. Bachelier , il poffede
mieuxl'art de préparer les couleurs , & le
public doit lui donner la préférence. Le
peu d'efpace qui nous refte nous oblige
de remettre fonannonce aumois prochain.
Nousyjoindrons fa demeure.
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Résumé : AVIS INTERESSANT.
Une brochure récente, 'Histoire & le Secret de la Peinture en cire', nuit à Théodore Odiot fils. Il a appris cette technique auprès de M. Bachelier et a travaillé sous sa supervision pendant cinq mois. Son adresse sera annoncée le mois suivant.
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