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1151
p. 76-79
A Londres ce 15. Septembre 1712.
Début :
Quatres Vaisseaux Marchands, venant des Isles de Nevis & S. Christophe, [...]
Mots clefs :
Londres, Vaisseaux marchands, Saint-Christophe-et-Nevis
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texteReconnaissance textuelle : A Londres ce 15. Septembre 1712.
Londres ce 15. Septembre
17.12.
Quatres Vaiffeaux Mars
GALANT 17
chands , venant des Iles de
Nevis & S. Chriſtophe ,
dont ils eftoient partis le 19.
Juillet dernier , V. S. avec
beaucoup de précipitation ,
n'ayant pas cu le temps
prendreleur entiere Cargaifon, fur l'avis que le fieur
Coffart avec fon Eſcadre
avoit débarqué dans l'Ile de
Monferrat environ 3500.
hommes dontils ' cftoit rendu Maiſtre, excepté du Fort
Dodan , qui eft fur une
Montagne fort eſcarpée ,
& où la plupart des habitans s'estoient retirez ; que
de
Giij
78 MERCURE
l'ennemi avoit brûlé tous
les Vaiffeaux qu'il avoit
trouvé dans la Baye de
Carrs excepté le Specdurel
dont le Capitaine ayant
coupé le cable cut le temps
de fe retirer à Nevis , c'eft
par fon canal , que les
fufdits Vaiffeaux Marchands ont eû cet avis.
Ils ajoûtent queles François
ont efté en poffeffion de
cette Iſle pendant dix jours ,
& que lors de leur départ
le fieur Coffart faifoit mine
de vouloir attaquer les
autres Illes , Antilles , Saron ,
GALANT. 79
Antegoa , Nevis & Saint
Chriſtophe, donr les habitans avoient déja mis à couvert leurs meilleurs effets ,
& fe mettoient en état de
deffenſe .
17.12.
Quatres Vaiffeaux Mars
GALANT 17
chands , venant des Iles de
Nevis & S. Chriſtophe ,
dont ils eftoient partis le 19.
Juillet dernier , V. S. avec
beaucoup de précipitation ,
n'ayant pas cu le temps
prendreleur entiere Cargaifon, fur l'avis que le fieur
Coffart avec fon Eſcadre
avoit débarqué dans l'Ile de
Monferrat environ 3500.
hommes dontils ' cftoit rendu Maiſtre, excepté du Fort
Dodan , qui eft fur une
Montagne fort eſcarpée ,
& où la plupart des habitans s'estoient retirez ; que
de
Giij
78 MERCURE
l'ennemi avoit brûlé tous
les Vaiffeaux qu'il avoit
trouvé dans la Baye de
Carrs excepté le Specdurel
dont le Capitaine ayant
coupé le cable cut le temps
de fe retirer à Nevis , c'eft
par fon canal , que les
fufdits Vaiffeaux Marchands ont eû cet avis.
Ils ajoûtent queles François
ont efté en poffeffion de
cette Iſle pendant dix jours ,
& que lors de leur départ
le fieur Coffart faifoit mine
de vouloir attaquer les
autres Illes , Antilles , Saron ,
GALANT. 79
Antegoa , Nevis & Saint
Chriſtophe, donr les habitans avoient déja mis à couvert leurs meilleurs effets ,
& fe mettoient en état de
deffenſe .
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Résumé : A Londres ce 15. Septembre 1712.
Le 15 septembre 1712, quatre vaisseaux marchands, dont le Galant, sont arrivés à Londres depuis les îles de Nevis et Saint-Christophe. Ils avaient quitté ces îles le 19 juillet précédent, en toute hâte, sans pouvoir compléter leur cargaison. Ils ont rapporté que le sieur Coffart, avec son escadre, avait débarqué environ 3 500 hommes à Monferrat, sauf au Fort Dodan, où la plupart des habitants s'étaient réfugiés. Les Français ont brûlé tous les vaisseaux trouvés dans la baie de Carrs, sauf le Speedwell, dont le capitaine a pu s'échapper vers Nevis. Les vaisseaux ont également signalé que les Français avaient occupé l'île pendant dix jours et que le sieur Coffart envisageait d'attaquer d'autres îles des Antilles, notamment Saron, Antigua, Nevis et Saint-Christophe. Les habitants de ces îles avaient déjà mis à l'abri leurs biens les plus précieux et se préparaient à se défendre.
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1152
p. 79-85
A Roses le 11. Septembre 1712,
Début :
MONSEIGNEUR, J'ai l'honneur de vous informer que les [...]
Mots clefs :
Roses, Barrière de Castiglion, Troupes, Artillerie, Général Wetzel
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texteReconnaissance textuelle : A Roses le 11. Septembre 1712,
A Rofes le 11. Septembre 1712 .
MONSEIGNEUR ,
J'ai l'honneur de vous
informer que les Generaux
Wetzel & Humada font
venus cette nuit à minuit
avec deux mille hommes
de Troupes choifies ou
Giiij
80 MERCURE
Grenadiers , pour furprendre cette Place par le moyen
de deux petards qu'ils prétendoient accrocher à chacune de nos deux portes,
Ces deux mille hommes ,
ont efté partagez également
àportée de cette Place pour
venir chacun aux portes.
Ceux qui eftoient deftinez
pour la porte de la Mer ,
n'ont trouvé qu'un petit
pofte à la barriere de Caftiglion où un Sergent de
Labadie a cfté tué & cinq
foldats de onze qu'ils
cftoient ; en mefme temps
GALANT. 81
que les ennemis rompoient
cette barriere à coups de
hache , ils debarquoient
avec un bateau de l'Efcalle
les deux petards, des écheles,
quantité de crochets atta
chez à de longues perches ;
& tout a efté pofté jufques
dans le Redant qui couvre
la porte. La diligence que
les Troupes des deux Nations ont faite , leur valeur
& l'exemple de Dom Franco , Lieutenant de Roy pour
S. M. C. & de Meffieurs
les Colonels & de tous les
Officiers , ont forcé les en
82 MERCURE
nemis à fe retirer avec perte
d'environ deux cens hommes tant tuez fur la place
que bleffez. Nous avons
pris leurs petards de fonte
bien conditionnez , & tout
l'attirail qu'ils avoient apportépour cette expedition,
que j'ay crû devoir faire
mettre dans les Magafins de
l'Artillerie. Nous avons
perdu feulement huit à dix
foldats du Regiment de
Labadie ; un Capitaine du
Regiment de Charleroy à
efté bleffé au bras. Enfin ,
Monfeigneur, je crois tous
GALANT. 83
les grands deffeins que les
ennemis avoient formé fur
cette place échouez & finis.
J'ofe efperer que cette nouvelle fera tres- agreables
au Roy & à Voftre Grandeur à laquelle je puis certifier qu'il n'y a pas un Of
ficier de cette place qui
n'ait fait fon devoir. Le
fieur de Preftefillier Ingenicur , quoyque
malade
d'une
groffe
fievre
, nous
a efté
d'un
tres
- grand
fecours
, &
quand
meſme
les
petards
cuffent
efté
accrochez
& fait
leur
effet
84 MERCURE
nous prenions par les avis
des mefures à chicaner
long temps , pluſtoſt refolus de perir tous enfemble que de voir prendre
cette Place. Je ne fçaurois ,
Monfeigneur , vous dire
trop de bien de tous less
Officiers & fur tout de Mr
de Labadie Colonel. On
nous affure que le General
Wetzel qui eft bleſſe , eſt
fort piqué , & dans la refolution de prendre fa revanche. S'il y revient , il
faut efperer que nous ferons encore mieux ; j'ai
GALANT. 85
l'honneur d'eftre avec un
profond respect.
MONSEIGNEUR,
Voftre tres - humble &
tres-obeiffant ferviteur
DU REVEST.
MONSEIGNEUR ,
J'ai l'honneur de vous
informer que les Generaux
Wetzel & Humada font
venus cette nuit à minuit
avec deux mille hommes
de Troupes choifies ou
Giiij
80 MERCURE
Grenadiers , pour furprendre cette Place par le moyen
de deux petards qu'ils prétendoient accrocher à chacune de nos deux portes,
Ces deux mille hommes ,
ont efté partagez également
àportée de cette Place pour
venir chacun aux portes.
Ceux qui eftoient deftinez
pour la porte de la Mer ,
n'ont trouvé qu'un petit
pofte à la barriere de Caftiglion où un Sergent de
Labadie a cfté tué & cinq
foldats de onze qu'ils
cftoient ; en mefme temps
GALANT. 81
que les ennemis rompoient
cette barriere à coups de
hache , ils debarquoient
avec un bateau de l'Efcalle
les deux petards, des écheles,
quantité de crochets atta
chez à de longues perches ;
& tout a efté pofté jufques
dans le Redant qui couvre
la porte. La diligence que
les Troupes des deux Nations ont faite , leur valeur
& l'exemple de Dom Franco , Lieutenant de Roy pour
S. M. C. & de Meffieurs
les Colonels & de tous les
Officiers , ont forcé les en
82 MERCURE
nemis à fe retirer avec perte
d'environ deux cens hommes tant tuez fur la place
que bleffez. Nous avons
pris leurs petards de fonte
bien conditionnez , & tout
l'attirail qu'ils avoient apportépour cette expedition,
que j'ay crû devoir faire
mettre dans les Magafins de
l'Artillerie. Nous avons
perdu feulement huit à dix
foldats du Regiment de
Labadie ; un Capitaine du
Regiment de Charleroy à
efté bleffé au bras. Enfin ,
Monfeigneur, je crois tous
GALANT. 83
les grands deffeins que les
ennemis avoient formé fur
cette place échouez & finis.
J'ofe efperer que cette nouvelle fera tres- agreables
au Roy & à Voftre Grandeur à laquelle je puis certifier qu'il n'y a pas un Of
ficier de cette place qui
n'ait fait fon devoir. Le
fieur de Preftefillier Ingenicur , quoyque
malade
d'une
groffe
fievre
, nous
a efté
d'un
tres
- grand
fecours
, &
quand
meſme
les
petards
cuffent
efté
accrochez
& fait
leur
effet
84 MERCURE
nous prenions par les avis
des mefures à chicaner
long temps , pluſtoſt refolus de perir tous enfemble que de voir prendre
cette Place. Je ne fçaurois ,
Monfeigneur , vous dire
trop de bien de tous less
Officiers & fur tout de Mr
de Labadie Colonel. On
nous affure que le General
Wetzel qui eft bleſſe , eſt
fort piqué , & dans la refolution de prendre fa revanche. S'il y revient , il
faut efperer que nous ferons encore mieux ; j'ai
GALANT. 85
l'honneur d'eftre avec un
profond respect.
MONSEIGNEUR,
Voftre tres - humble &
tres-obeiffant ferviteur
DU REVEST.
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Résumé : A Roses le 11. Septembre 1712,
Le 11 septembre 1712, à Rofes, une tentative d'attaque a été menée par les généraux Wetzel et Humada avec deux mille hommes, incluant des grenadiers, visant à surprendre la place forte. Les assaillants prévoyaient d'utiliser deux pétards pour détruire les portes de la forteresse. Les troupes ennemies se sont divisées pour attaquer simultanément les deux portes. À la porte de la Mer, un sergent et cinq soldats ont été tués. Les ennemis ont débarqué des équipements, dont des échelles et des crochets, près de la porte. La résistance des troupes des deux nations, encouragée par des officiers comme Dom Francisco, a repoussé les assaillants, causant environ deux cents pertes parmi eux. Les défenseurs ont capturé les pétards et l'équipement ennemi. Les pertes des défenseurs se limitent à huit à dix soldats du régiment de Labadie et à un capitaine blessé. Le rédacteur exprime sa confiance en la capacité des défenseurs à repousser toute future attaque et loue le courage de tous les officiers, notamment le colonel de Labadie. Le général Wetzel, blessé, est déterminé à prendre sa revanche.
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1153
p. 85-89
Relation de l'Audiance de Mr d'Agatopolis, au Sophi de Perse.
Début :
Le 19. Janvier tous les Religieux & les François vinrent [...]
Mots clefs :
Grand Sophi, Agatopolis, Grand vizir, Fête du Grand Corban
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texteReconnaissance textuelle : Relation de l'Audiance de Mr d'Agatopolis, au Sophi de Perse.
Relation de l'Audiance de Mr
d'Agatopolis , au Sophi de
Perfe.
C
Le 19. Janvier tous les
Religieux & les François
vinrent à cheval chez Mr
86 MERCURE
d'Agatopolis , qu'on avoit
logé dans une magnifique
maifon d'un ancien Attemadoulet , ou grand Vifir;
le Sophi luy envoya trois
beaux chevaux richement
enharnachez ; Mr d'Agatopolis monta le premier ; le
Pere Pierre d'Iſſoudun Capucin , qui portoit la Lettre
du Roy dans un fac de drap
d'or, & une Requeſte ou
plainte fur toutes les entreprifes faites contre la Religion dans un autre , montoit le fecond; & un Gentilhomme montoit le troi-
GALANT. 87
fiéme ; un Cavalier précedoit portant l'Etendard où
eftoient les Armes du Roy ,
enfuite cinq chevaux de
main & la maiſon de Mr
d'Agatopolis, aprésquelques
difficultez Mr d'Agatoplis
obtint que tous ceux de fa
fuite affifteroient à l'Audience ; il fut placé fur un fiége
à la Françoife , vis - à - vis
du Sophi , ayant les deux
perfonnes cy - deffus nommées affifes à fes costez , le
Capucin à la droite &
l'autre à la gauche. Le
Sophi fit beaucoup de de-
88 MERCURE
mandes touchant la perfonne du Roy ; enfuite on fut au
repas ; & on plaça Mr d'Agatopolis vis à vis du Sophi,
dans le mefme ordre cydeffus , ayant le Capucin à ſa
droite , & l'autre à fa gauche; il y avoit un Ambaffa
deur des Tartares ; la Cour
eftoit fuperbe , car c'eftoit
la fefte du Grand Corban ,
le facrifice du Chameau ,
on fervit à Mr d'Agatopolis
quantité de confitures , &
enfuite plufieurs grands
plats d'or remplis de viandes
à la maniere du Pays ; le
GALANT: 89
Patriarche des Armeniens
qui avoit tant perfecuté les
Catholiques avoit obtenu
à force d'argent qu'il affif
teroit au repas , mais s'étant
prefenté on le fit retirer , le
Sophi a fair prier Mr d'Agatopolis à un autre repas
dans huit jours
d'Agatopolis , au Sophi de
Perfe.
C
Le 19. Janvier tous les
Religieux & les François
vinrent à cheval chez Mr
86 MERCURE
d'Agatopolis , qu'on avoit
logé dans une magnifique
maifon d'un ancien Attemadoulet , ou grand Vifir;
le Sophi luy envoya trois
beaux chevaux richement
enharnachez ; Mr d'Agatopolis monta le premier ; le
Pere Pierre d'Iſſoudun Capucin , qui portoit la Lettre
du Roy dans un fac de drap
d'or, & une Requeſte ou
plainte fur toutes les entreprifes faites contre la Religion dans un autre , montoit le fecond; & un Gentilhomme montoit le troi-
GALANT. 87
fiéme ; un Cavalier précedoit portant l'Etendard où
eftoient les Armes du Roy ,
enfuite cinq chevaux de
main & la maiſon de Mr
d'Agatopolis, aprésquelques
difficultez Mr d'Agatoplis
obtint que tous ceux de fa
fuite affifteroient à l'Audience ; il fut placé fur un fiége
à la Françoife , vis - à - vis
du Sophi , ayant les deux
perfonnes cy - deffus nommées affifes à fes costez , le
Capucin à la droite &
l'autre à la gauche. Le
Sophi fit beaucoup de de-
88 MERCURE
mandes touchant la perfonne du Roy ; enfuite on fut au
repas ; & on plaça Mr d'Agatopolis vis à vis du Sophi,
dans le mefme ordre cydeffus , ayant le Capucin à ſa
droite , & l'autre à fa gauche; il y avoit un Ambaffa
deur des Tartares ; la Cour
eftoit fuperbe , car c'eftoit
la fefte du Grand Corban ,
le facrifice du Chameau ,
on fervit à Mr d'Agatopolis
quantité de confitures , &
enfuite plufieurs grands
plats d'or remplis de viandes
à la maniere du Pays ; le
GALANT: 89
Patriarche des Armeniens
qui avoit tant perfecuté les
Catholiques avoit obtenu
à force d'argent qu'il affif
teroit au repas , mais s'étant
prefenté on le fit retirer , le
Sophi a fair prier Mr d'Agatopolis à un autre repas
dans huit jours
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Résumé : Relation de l'Audiance de Mr d'Agatopolis, au Sophi de Perse.
Le 19 janvier, des religieux et des Français se rendirent chez Monsieur d'Agatopolis, logé dans une maison somptueuse. Le Sophi lui offrit trois chevaux richement harnachés. Monsieur d'Agatopolis, suivi du Père Pierre d'Issoudun portant des lettres et requêtes, se dirigea vers l'audience. Après des difficultés, il obtint que ses suivants assistent à l'audience. Il fut placé face au Sophi, avec le capucin à sa droite et un gentilhomme à sa gauche. Le Sophi posa de nombreuses questions sur le roi de France. Ils passèrent ensuite au repas, où Monsieur d'Agatopolis fut de nouveau placé face au Sophi. Un ambassadeur des Tartares était présent. La cour était somptueuse, car c'était la fête du Grand Corban. On servit à Monsieur d'Agatopolis diverses confitures et des plats d'or remplis de viandes. Le Patriarche des Arméniens, qui avait persécuté les catholiques, fut retiré à son arrivée. Le Sophi invita Monsieur d'Agatopolis à un autre repas dans huit jours.
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1154
p. 89-99
ORDRE DE BATAILLE de l'Armée du Rhin 1712.
Début :
Mr le Maréchal Du d'Harcourt. Mr le Maréchal de [...]
Mots clefs :
Ordre de bataille, Armée du Rhin, Lieutenants généraux, Première ligne, Seconde ligne, Cavalerie, Infanterie, Dragons
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ORDRE DE BATAILLE de l'Armée du Rhin 1712.
ORDRE DE BATAILLE
de l'Armée du Rhin 1712.
Mr le Maréchal Duc
d'Harcourt.
Mr le Maréchalde Bezons
Oftobre $
1712 712..
H
90 MERCURE
Lieutenants Generaux.
Mr de Sezanne.
Mr.le Comte DubourgMaréchal de Camp.
Mr le Chevalier d'Hautefort.
PREMIERE LIGNE.
DRAGONS.
Mr Berville , Brigadier.
Colonel General , 3 Efc.
Rouvroy,
GALANT: 91
CAVALERIE.
Mrs Dupuy & Dubourg ;
Brigadiers.
Royal ,
Roye ,
3
MN
2
Dupuy ,
Renncpont ,
15
INFANTERIE.
Lieutenants Generauxa
Mr de Pery.
M de Surville.
Hij
92 MERCURE
Maréchaux de Camp.
Mr de Raffetot.
Mr Joul.
Mr Treceßon , Brigadier.
Leville ,
2 Bat.
Menoc ,
Beaujollois ,
2
G
MrMonbaftier, Brigadier.
Orleans ,
Berry
Bric
allivm2 ob)
2
GALANT. 93
Mr Guitau , Brigadier.
Roüergue ,
Pery ,
Turbilly,
Mt Du Vivier, Brigadier.
Auxerois ,
Chartres ,
Tallart,
C
21
2
I
27OSA
CAVALERI E.
Lieutenant Generals gal
Mrde Cheyladet.
94 MERCURE
Maréchaux de Camp.
Mr de Quadt.
Mr de Rozen. !
MrFontaines , Brigadier.
Saint Germain ,
Fontaines ,
Montrevel,
Cuiraffiers ,
DRAGONS.
9
MrBoudeville , Brigadier.
Belocifle ,
3
Meftre de CampGeneral , 3
15
GALANT. 9 *
Bataillons ,
Escadrons ,
38.
64
SECONDE LIGNE.
Lieutenants General.
Mr de Levy.
Marechal de Camp
Mr de Belleport.
DRAGONS.
Lautrec,
Languedoc,
3Efc.
96 MERCURE
CAVALERIE.
Dauphin ,
Biron ,
Gramont ,
Saint Poüanges ,
IS.
-9
Lieutenants Generaux.
Mr de Monffereau.
Mr de la Chatre,
Maréchaux de Camp.
Mr de Maupeon.
Mr de Chamillart.
2
Infanterie
GALANT. 97
INFANTERIE.
Dauphin ,
Sourches ,
Tavannes ,
Condé,
Xaintonge ,
Orleannois ,
Royal Baviere ,
Toulouſe ,
3 Bat.
2
2
1
S
I
2
Saillants ,
Royal Artillerie ,
I
17..
Octobre 1712.
I
98 MERCURE
Lieutenant General.
MrlePrince de Talmont.
Maréchal de Camp.
Mr de Mimeurs.
CAVALERIE.
2 Efc.
44
Bouzols ,
Clefmont ,
2
Vaudemont ,
2
6
Bamotte,
Eftagnol,
Aubuffon ,
I
Houffards ,
6
Zed
2
CALANT. "
A Strasbourg , Biffy,
A Huningue , Duluc ,
Plus , deux Bacaillons de
Brie , aux Abbatis.
Deux d'Orleannois , à
T'Ifle de Neubourg.
Anguien un Bataillon ,
à Haguenau , Bruſenheim
& Saverne.
Deux Bataillons Daulnay,
à Strasbourg.
Total d'Infanterie , 42
Bataillons.
de l'Armée du Rhin 1712.
Mr le Maréchal Duc
d'Harcourt.
Mr le Maréchalde Bezons
Oftobre $
1712 712..
H
90 MERCURE
Lieutenants Generaux.
Mr de Sezanne.
Mr.le Comte DubourgMaréchal de Camp.
Mr le Chevalier d'Hautefort.
PREMIERE LIGNE.
DRAGONS.
Mr Berville , Brigadier.
Colonel General , 3 Efc.
Rouvroy,
GALANT: 91
CAVALERIE.
Mrs Dupuy & Dubourg ;
Brigadiers.
Royal ,
Roye ,
3
MN
2
Dupuy ,
Renncpont ,
15
INFANTERIE.
Lieutenants Generauxa
Mr de Pery.
M de Surville.
Hij
92 MERCURE
Maréchaux de Camp.
Mr de Raffetot.
Mr Joul.
Mr Treceßon , Brigadier.
Leville ,
2 Bat.
Menoc ,
Beaujollois ,
2
G
MrMonbaftier, Brigadier.
Orleans ,
Berry
Bric
allivm2 ob)
2
GALANT. 93
Mr Guitau , Brigadier.
Roüergue ,
Pery ,
Turbilly,
Mt Du Vivier, Brigadier.
Auxerois ,
Chartres ,
Tallart,
C
21
2
I
27OSA
CAVALERI E.
Lieutenant Generals gal
Mrde Cheyladet.
94 MERCURE
Maréchaux de Camp.
Mr de Quadt.
Mr de Rozen. !
MrFontaines , Brigadier.
Saint Germain ,
Fontaines ,
Montrevel,
Cuiraffiers ,
DRAGONS.
9
MrBoudeville , Brigadier.
Belocifle ,
3
Meftre de CampGeneral , 3
15
GALANT. 9 *
Bataillons ,
Escadrons ,
38.
64
SECONDE LIGNE.
Lieutenants General.
Mr de Levy.
Marechal de Camp
Mr de Belleport.
DRAGONS.
Lautrec,
Languedoc,
3Efc.
96 MERCURE
CAVALERIE.
Dauphin ,
Biron ,
Gramont ,
Saint Poüanges ,
IS.
-9
Lieutenants Generaux.
Mr de Monffereau.
Mr de la Chatre,
Maréchaux de Camp.
Mr de Maupeon.
Mr de Chamillart.
2
Infanterie
GALANT. 97
INFANTERIE.
Dauphin ,
Sourches ,
Tavannes ,
Condé,
Xaintonge ,
Orleannois ,
Royal Baviere ,
Toulouſe ,
3 Bat.
2
2
1
S
I
2
Saillants ,
Royal Artillerie ,
I
17..
Octobre 1712.
I
98 MERCURE
Lieutenant General.
MrlePrince de Talmont.
Maréchal de Camp.
Mr de Mimeurs.
CAVALERIE.
2 Efc.
44
Bouzols ,
Clefmont ,
2
Vaudemont ,
2
6
Bamotte,
Eftagnol,
Aubuffon ,
I
Houffards ,
6
Zed
2
CALANT. "
A Strasbourg , Biffy,
A Huningue , Duluc ,
Plus , deux Bacaillons de
Brie , aux Abbatis.
Deux d'Orleannois , à
T'Ifle de Neubourg.
Anguien un Bataillon ,
à Haguenau , Bruſenheim
& Saverne.
Deux Bataillons Daulnay,
à Strasbourg.
Total d'Infanterie , 42
Bataillons.
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Résumé : ORDRE DE BATAILLE de l'Armée du Rhin 1712.
En octobre 1712, l'Armée du Rhin, dirigée par les Maréchaux Duc d'Harcourt et de Bezons, est organisée en deux lignes. La première ligne comprend les dragons de Mr Berville, les cavaleries de Mrs Dupuy et Dubourg, et l'infanterie des lieutenants généraux Mr de Pery et Mr de Surville, soutenus par plusieurs maréchaux de camp et brigadiers. Les régiments notables incluent Rouvroy, Royal, et Roye. La seconde ligne inclut les dragons de Mr de Levy et Mr de Belleport, la cavalerie de Mr de Montsereau et Mr de la Chatre, et l'infanterie sous les ordres de plusieurs lieutenants généraux et maréchaux de camp, avec des régiments tels que Dauphin, Sourches, et Tavannes. Les troupes sont déployées à Strasbourg, Huningue, l'île de Neubourg, Haguenau, Brusenheim, Saverne, et d'autres localités. L'infanterie totale compte 42 bataillons.
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1155
p. 100-108
ORDRE DE BATAILLE de l'Armée de l'Empire, commandée par Monsieur le Duc de Wirtemberg.
Début :
Mr le Marquis de Vaubonne, General de Cavalerie. S. A. le [...]
Mots clefs :
Ordre de bataille, Duc de Wirtemberg, Armée de l'Empire, Première ligne, Seconde ligne, Cavalerie, Infanterie
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texteReconnaissance textuelle : ORDRE DE BATAILLE de l'Armée de l'Empire, commandée par Monsieur le Duc de Wirtemberg.
ORDRE DE BATAILLE
de l'Armée de l'Empire ,
commandée par Monfieurle
Duc de Wirtemberg.
Mr le Marquis de
Vaubonne , General de
Cavalerie.
S. A. le Prince Alexandre
F. M.
Mr.le Baron de Neubourg, General F. M.
Mrle Comte de la Tour,
General d'Artillerie.
Mr de Bitra , Lieutenant
General.
GALANT. 101
Mr le Baron d'Arvan ,
Lieutenant General.
Mr le Baron Bennebourg, Lieutenant General.
M. Leb de Reifchac ,
Lieutenant General.
Mr le Comte Zolleren ,
Lieutenant General.
Mr Fager , Lieutenant
General.
PREMIERE LIGNE.
CAVALERIE.
Haube, Brigadier.
Efc.
Schennebom Dragons , 6
Iiij
102 MERCURE
Gardes de Wirtemberg,
Neubourg,
Rhlefeldt ,
6
6.
19
INFANTERIE.
Weitenheim, Brigadier.
Grana Wurtburg, 1 Bat.
Gutenftein , I
Devend ,
I
Leye,
5
Prince de Bauren , Brigadier.
Hartfal,
Els
Erffa ,
S
1
I
GALANT. 103
Helmfteff, Brigadier
Zolleren, a
Benebourg,
2
3.
S
Seiboth ,
Brigadier.
Roth,
Reifchouh,
Bewend,
Brigadier.
Plifchau ,
Darnan ,
Franck Grana,
2
24
2
I
Liiij
194 MERCURE
CAVALERIE. -
Hacberg, Brigadier.
Naffaw ,
Darmstatt ,
4
Hanover 6
Bibrå :
17
SECONDE LIGNE.
Mr le Baron d'Enfberq,
Lieutenant General.
GALANT. 105
Mr le Baron de Roth ,
Lieutenant General. -
CAVALERIE.
Pfuhl, Brigadier.
4
d'Etingen Dragons, 4 Eſc.
Fugger,
Erb. Prince Wirt.
I
12.
4
4
Bretlach,
Brigadier.
Nagel,
Holſtein ,
4
2
106 MERGURE
INFANTERIE,
Taxheim, Brigadier.
Helmftett, 13 Bat.
Taxheim , 2
S
Schelling, Brigadier.
Hrem 2 ,
Darmftat ,
Simiere ,
A
I
GALANT 107
ARTILLERIE.
Mrs Berzety, Vauchan, I
Brigadiers.
Durlach ,
Baden,
Enfberg,
6
2
2
2
CAVALERIE.
Feminger, Brigadier.
Mekembourg , 2 Efca..
Bernefau ,
2
4
108 MERCURE
Nagel, Brigadier
Beraifth ,
Saxen Gotha,
Feminger,
Efterhazy,
Balbozehay ,
8
Total , Efcadrons ,
و
4
Houff
4
76.
Total "
, Bataillons , 39.
de l'Armée de l'Empire ,
commandée par Monfieurle
Duc de Wirtemberg.
Mr le Marquis de
Vaubonne , General de
Cavalerie.
S. A. le Prince Alexandre
F. M.
Mr.le Baron de Neubourg, General F. M.
Mrle Comte de la Tour,
General d'Artillerie.
Mr de Bitra , Lieutenant
General.
GALANT. 101
Mr le Baron d'Arvan ,
Lieutenant General.
Mr le Baron Bennebourg, Lieutenant General.
M. Leb de Reifchac ,
Lieutenant General.
Mr le Comte Zolleren ,
Lieutenant General.
Mr Fager , Lieutenant
General.
PREMIERE LIGNE.
CAVALERIE.
Haube, Brigadier.
Efc.
Schennebom Dragons , 6
Iiij
102 MERCURE
Gardes de Wirtemberg,
Neubourg,
Rhlefeldt ,
6
6.
19
INFANTERIE.
Weitenheim, Brigadier.
Grana Wurtburg, 1 Bat.
Gutenftein , I
Devend ,
I
Leye,
5
Prince de Bauren , Brigadier.
Hartfal,
Els
Erffa ,
S
1
I
GALANT. 103
Helmfteff, Brigadier
Zolleren, a
Benebourg,
2
3.
S
Seiboth ,
Brigadier.
Roth,
Reifchouh,
Bewend,
Brigadier.
Plifchau ,
Darnan ,
Franck Grana,
2
24
2
I
Liiij
194 MERCURE
CAVALERIE. -
Hacberg, Brigadier.
Naffaw ,
Darmstatt ,
4
Hanover 6
Bibrå :
17
SECONDE LIGNE.
Mr le Baron d'Enfberq,
Lieutenant General.
GALANT. 105
Mr le Baron de Roth ,
Lieutenant General. -
CAVALERIE.
Pfuhl, Brigadier.
4
d'Etingen Dragons, 4 Eſc.
Fugger,
Erb. Prince Wirt.
I
12.
4
4
Bretlach,
Brigadier.
Nagel,
Holſtein ,
4
2
106 MERGURE
INFANTERIE,
Taxheim, Brigadier.
Helmftett, 13 Bat.
Taxheim , 2
S
Schelling, Brigadier.
Hrem 2 ,
Darmftat ,
Simiere ,
A
I
GALANT 107
ARTILLERIE.
Mrs Berzety, Vauchan, I
Brigadiers.
Durlach ,
Baden,
Enfberg,
6
2
2
2
CAVALERIE.
Feminger, Brigadier.
Mekembourg , 2 Efca..
Bernefau ,
2
4
108 MERCURE
Nagel, Brigadier
Beraifth ,
Saxen Gotha,
Feminger,
Efterhazy,
Balbozehay ,
8
Total , Efcadrons ,
و
4
Houff
4
76.
Total "
, Bataillons , 39.
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Résumé : ORDRE DE BATAILLE de l'Armée de l'Empire, commandée par Monsieur le Duc de Wirtemberg.
Le document décrit l'ordre de bataille de l'Armée de l'Empire, dirigée par le Duc de Wirtemberg. Les principaux officiers incluent le Marquis de Vaubonne, Général de Cavalerie, le Prince Alexandre, le Baron de Neubourg, Général de la Force Militaire, le Comte de la Tour, Général d'Artillerie, et plusieurs Lieutenants Généraux tels que le Baron d'Arvan, le Baron Bennebourg, le Baron de Reifschac, le Comte Zolleren et M. Fager. L'armée est structurée en plusieurs lignes et unités. La première ligne comprend des unités de cavalerie et d'infanterie. La cavalerie est dirigée par des brigadiers comme Haube et Hacberg, avec des régiments tels que les Dragons de Schenebom et les Gardes de Wirtemberg. L'infanterie est dirigée par des brigadiers comme Weitenheim et le Prince de Bauren, avec des bataillons comme le Grana Wurtburg et le Devend. La seconde ligne inclut également des unités de cavalerie et d'infanterie, dirigées par des brigadiers comme Pfuhl et Taxheim. L'artillerie est dirigée par des brigadiers comme Berzety et Vauchan, avec des unités comme celles de Durlach et de Baden. L'armée compte 76 escadrons de cavalerie et 39 bataillons d'infanterie.
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1156
p. 139-141
DONS DU ROY.
Début :
Le Roy a donné le Gouverment de la Province à [...]
Mots clefs :
Dons, Charge, Maréchal de Villars, Comte de Broglio
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : DONS DU ROY.
DONS DU ROY.
Le Roy a donné lo
Gouvernement de la Province à Mr le Maréchal de
Villars , qui doit douner
Soooo écus à Madame la
Ducheffe de Vendome , fur
le Gouvernemeut de cette
Province.
La Charge General des
Galeres à Mr le Maréchal
de Teffé , à condition de
payer à Madamela Ducheſſe
de Vandome quatre cent
cinquante quatre mille livres
Mij
140 MERCURE
de retenuë fur cette
Charge que le Roy luy a
donné fans qu'il l'ait
demandé , pour le dedommager de plus de quatrevingt mille livres de rente
qu'il a perdu à la mort de
Monfeigneur le Dauphin &
de Madame la Dauphine.
Le Gouvernement des
Evefchez qu'avoit Mr le
Maréchal de Villars à Mr
de Sailllant qui commandoit
à Namur
Celuy de Namur à Mr
de Geofreville.
Celuy de Charlemont
GALANT. 141
à Mr le Marquis de
Vieux-pont.
Celuy de Nifmes à Mr
de Vierue.
Celuy de Gravelines au
Comte de Broglio , Gendre
de Mr Voifin avec une penfion de onze mille livres
que le Roy a ajoûté au
Gouvernement qui en vaut
quatorze mille. Celuy du
Quefnoy à Mr de Valory.
Le Roy a donné lo
Gouvernement de la Province à Mr le Maréchal de
Villars , qui doit douner
Soooo écus à Madame la
Ducheffe de Vendome , fur
le Gouvernemeut de cette
Province.
La Charge General des
Galeres à Mr le Maréchal
de Teffé , à condition de
payer à Madamela Ducheſſe
de Vandome quatre cent
cinquante quatre mille livres
Mij
140 MERCURE
de retenuë fur cette
Charge que le Roy luy a
donné fans qu'il l'ait
demandé , pour le dedommager de plus de quatrevingt mille livres de rente
qu'il a perdu à la mort de
Monfeigneur le Dauphin &
de Madame la Dauphine.
Le Gouvernement des
Evefchez qu'avoit Mr le
Maréchal de Villars à Mr
de Sailllant qui commandoit
à Namur
Celuy de Namur à Mr
de Geofreville.
Celuy de Charlemont
GALANT. 141
à Mr le Marquis de
Vieux-pont.
Celuy de Nifmes à Mr
de Vierue.
Celuy de Gravelines au
Comte de Broglio , Gendre
de Mr Voifin avec une penfion de onze mille livres
que le Roy a ajoûté au
Gouvernement qui en vaut
quatorze mille. Celuy du
Quefnoy à Mr de Valory.
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Résumé : DONS DU ROY.
Le texte évoque plusieurs dons et nominations royales. Le maréchal de Villars reçoit le gouvernement de la province, avec l'obligation de verser 500 écus à Madame la Duchesse de Vendôme. Le maréchal de Tessé est nommé à la charge générale des galères, devant payer 454 000 livres à la même Duchesse. Cette nomination vise à compenser des pertes de revenus dues au décès du Dauphin et de la Dauphine. D'autres gouvernements sont attribués : celui des Évêchés à Monsieur de Saillant, celui de Namur à Monsieur de Geoffreville, celui de Charlemont au Marquis de Vieux-Pont, celui de Nîmes à Monsieur de Vieu, celui de Gravelines au Comte de Broglie, avec une pension supplémentaire de 11 000 livres, et celui du Quesnoy à Monsieur de Valory.
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1157
p. 141-144
Au Camp d'Haspres le 18. Octobre.
Début :
Mr le Maréchal de Villars fit attaquer la nuit du [...]
Mots clefs :
Haspres, Maréchal de Villars, Régiment
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Au Camp d'Haspres le 18. Octobre.
Au Camp d'Hafpres le
18. Octobre.
Mr le Maréchal de Vib
Jars fir attaquer la nuit du
142 MERCURE
17 l'ouvrage 54. & les
ennemis abandonnerent celuy qui eft marqué 57. la
journée fut employée à pla
cer nos batteries qui voyent
le pied du Baftillon.
Le matin le Maréchal
de Villars ayant eu quelques
avis que les ennemis avoient
fait marcher un gros Corps
de Cavalerie entre Tournay
& Saint Amant à deffein
d'attaquer un fourage que
noftre aile gauche faifoit ,
il y alla en diligence , les
'ennemis ne fongerent pas
à l'attaque hier à fept heures
GALANT. 143
Mr le Maréchal fit attaquer
le chemin couvert de la
droite & de la gauche , en
plein jour & la lunette 51.
fut emportée dans le moment , tout ce qu'il y avoit
d'ennemis dans les dehors
ont efté tuez ou pris avec
un Lieutenant, on coupa les
Sauciffons qui alloient à
plufieurs mines , deux fauterent fans que nous fimes
aucune perte, l'on en a de.
couvert treize des chemins
couvert defquelles on a ofté
la poudre, nous avons eu
cent cinquante foldats tucz
144 MERCURE
ou bleffez , & les trois Com
pagnies de Grenadiers du
Regiment de Cambrefis , de
Hefly bleffé, & fept ou huit
Subalternes , les bleffures
des trois Capitaines ne font
pas dangereuſes , Mr d'Alcgre & prefque tous les Offi
ciers Generaux du Siege
étoient aupres de Mr le
Maréchal , Mrs d'Albergotty , de Silly & de Nangis
étoient venus de la grande
armée
18. Octobre.
Mr le Maréchal de Vib
Jars fir attaquer la nuit du
142 MERCURE
17 l'ouvrage 54. & les
ennemis abandonnerent celuy qui eft marqué 57. la
journée fut employée à pla
cer nos batteries qui voyent
le pied du Baftillon.
Le matin le Maréchal
de Villars ayant eu quelques
avis que les ennemis avoient
fait marcher un gros Corps
de Cavalerie entre Tournay
& Saint Amant à deffein
d'attaquer un fourage que
noftre aile gauche faifoit ,
il y alla en diligence , les
'ennemis ne fongerent pas
à l'attaque hier à fept heures
GALANT. 143
Mr le Maréchal fit attaquer
le chemin couvert de la
droite & de la gauche , en
plein jour & la lunette 51.
fut emportée dans le moment , tout ce qu'il y avoit
d'ennemis dans les dehors
ont efté tuez ou pris avec
un Lieutenant, on coupa les
Sauciffons qui alloient à
plufieurs mines , deux fauterent fans que nous fimes
aucune perte, l'on en a de.
couvert treize des chemins
couvert defquelles on a ofté
la poudre, nous avons eu
cent cinquante foldats tucz
144 MERCURE
ou bleffez , & les trois Com
pagnies de Grenadiers du
Regiment de Cambrefis , de
Hefly bleffé, & fept ou huit
Subalternes , les bleffures
des trois Capitaines ne font
pas dangereuſes , Mr d'Alcgre & prefque tous les Offi
ciers Generaux du Siege
étoient aupres de Mr le
Maréchal , Mrs d'Albergotty , de Silly & de Nangis
étoient venus de la grande
armée
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Résumé : Au Camp d'Haspres le 18. Octobre.
Le 18 octobre, au Camp d'Hafpres, le Maréchal de Villars ordonna une attaque nocturne sur l'ouvrage 54, forçant les ennemis à abandonner l'ouvrage 57. La journée suivante fut dédiée à la mise en place des batteries au pied du bastion. Le Maréchal reçut des informations sur un mouvement de cavalerie ennemie entre Tournay et Saint Amant, visant à attaquer un fourrage effectué par l'aile gauche. Il se rendit sur place, mais les ennemis ne passèrent pas à l'attaque. Ensuite, il ordonna l'attaque du chemin couvert de la droite et de la gauche, ainsi que de la lunette 51, qui fut prise immédiatement. Tous les ennemis présents furent tués ou capturés, incluant un lieutenant. Les saucissons menant à plusieurs mines furent coupés, et deux mines explosèrent sans causer de pertes. Treize chemins couverts furent découverts et leur poudre saisie. Les pertes françaises s'élevèrent à cent cinquante soldats tués ou blessés, ainsi que les trois compagnies de grenadiers du régiment de Cambrefis, dont plusieurs furent blessés, et sept ou huit subalternes. Les blessures des trois capitaines ne sont pas graves. Monsieur d'Alègre et presque tous les officiers généraux du siège étaient présents auprès du Maréchal. Les messieurs d'Albergotti, de Silly et de Nangis étaient venus de la grande armée.
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1158
p. 253-254
PROMOTION de Conseillers d'Estat.
Début :
Monsieur Bechameil, Marquis de Nointel, Conseiller d'Estat semestre:, a [...]
Mots clefs :
Promotion de Conseillers d'État
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : PROMOTION de Conseillers d'Estat.
PROMOTION
de Confeillers d'Eftat.
Monfieur Bechameil ,
Marquis de Nointel , Confeiller d'Eftat femeftre , a
efté nommé Confeiller
d'Eftat ordinaire , &
Mr. de la Bourdonnaye
Maiftre des Requeftes &
234 MERCURE
Intendant d'Orleans , qui
avoit épousé la fille de Mr
de Ribeyre , a efté nommé
Confeiller d'Eftat de femeftre.
de Confeillers d'Eftat.
Monfieur Bechameil ,
Marquis de Nointel , Confeiller d'Eftat femeftre , a
efté nommé Confeiller
d'Eftat ordinaire , &
Mr. de la Bourdonnaye
Maiftre des Requeftes &
234 MERCURE
Intendant d'Orleans , qui
avoit épousé la fille de Mr
de Ribeyre , a efté nommé
Confeiller d'Eftat de femeftre.
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1159
p. 254-260
NOUVELLES d'Espagne.
Début :
Le Roy a donné le Regiment d'Infanterie de Piémont [...]
Mots clefs :
Espagne, Régiment d'infanterie, Madrid, Estrémadure
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : NOUVELLES d'Espagne.
NOUVELLES
d'Espagne.
Le Roy a donné le Regiment d'Infanterie de Piémont à Dom Pedre de Vargas Maldonado de Grenade: la Clefde Gentilhom
me de fa Chambre à Dom
Carlos Uffel de Guimbarda , Chevalier de l'Ordre
de faint Jacques , & l'un des
GALANT. 255
vinge quatre Regidors de
Cordoue , en recompenfe
de fes fervices.
1
On attend à Madrid Milord Lexington Ambaffadeur d'Angleterre. Le Roy
a chargé le Duc de Popoli ,
l'un des quatre Capitaines
des Gardes du Corps , du
foin de le recevoir , & de le
faire traiter & défrayer aux
defpens de Sa Majeſté. On
luy prépare le Palais du
Marquis de Manfera. Le
Royaenvoyéordre auMar.
quis de Monteleon d'aller
en Angleterre, & au Com-
256 MERCURE
te de Bergeik de retourner
à Madrid.
On efcrit d'Eftremadure
du 20. Septembre que le
Marquis de Bay ayant appris que les Portugais envoyoient un convoy à Elvas , fit partir un détachement de cavalerie qui en
enleva une partie &fit quelques pritonniers , entre Ef
tremos & la Fuente de los
Zapateros.
Les Lettres d'Eftremadure portent que le Marquis
de Bay, après avoir fait un
detachement de quatre
mille
GALANT. 257
•
mille chevaux jufqu'à la
Fuente de los Zapateros ,
s'eftoit mis en marche avec
l'armée , paffa la Caya &la
Cayola , & fut camper le
22. Septembre aux environs
d'Elvas , ce qui fit croire
aux Portugais qu'il avoit
deſſein d'aſſieger cette place , il fut mefme la reconnoistre avec quelques Officiers &Ingenieurs. Les Portugais travaillerent à reparer les fortifications , & y
firent entrer deux bataillons qu'ils tirerent de la
garnifon deCampo Mayor.
Octobre. 1712. Y
258 MERCURE
Le 28. le Marquis de Bay
fit avancer l'armée vers cette derniere place , qui fut
inveftie ayant la nuit. Les
Portugais dans le deffein de
faire diverfion , allerent attaquer Carvajalez dans le
Royaume de Leon , la garnifon fe défendit avec tant
de vigueur qu'elle les repouffa , & leur tua plus de
quatre cents hommes. On
mande d'Estremadure du
7. Octobre que le fiege de
Campo Mayor continuë
avec vigueur , que les Portugais affembloient leurs
GALANT. 259
troupes aux environs d'Ef
tremos ; mais ne pouvant
pas former une armée affez
forte pour faire lever le
fiege , brufloient les fourrages de leur propre pays
afin d'incommoder les af
fiegeans , qui neanmoins
en recevoient une quantité luffifante d'ailleurs. Les
lettres de Catalogne portent que l'armée du Roy
eftoit allée camper au delà de la Segre , & que le
General Staremberg avoit
abandonné Cervera. Le
26. Septembre la Flote defY ij
260 MERCURE
tinée pour la nouvelle Ef
pagne , qui avoit relaſché
trois fois a Cadiz , à cauſe
des Vaiffeaux Anglois &
Algeriens qui croifoient
de ce coſté là , mit à la
voile avec un vent favorable. Le Comte d'Atalaya
a receu ordre de Liſbonne
de retourner en Portugal
avec les troupes Portugaifes qui restent en Catalogne , & les Anglois ont
receu ordre de la Reine
de la grande Bretagne de
s'embarque
d'Espagne.
Le Roy a donné le Regiment d'Infanterie de Piémont à Dom Pedre de Vargas Maldonado de Grenade: la Clefde Gentilhom
me de fa Chambre à Dom
Carlos Uffel de Guimbarda , Chevalier de l'Ordre
de faint Jacques , & l'un des
GALANT. 255
vinge quatre Regidors de
Cordoue , en recompenfe
de fes fervices.
1
On attend à Madrid Milord Lexington Ambaffadeur d'Angleterre. Le Roy
a chargé le Duc de Popoli ,
l'un des quatre Capitaines
des Gardes du Corps , du
foin de le recevoir , & de le
faire traiter & défrayer aux
defpens de Sa Majeſté. On
luy prépare le Palais du
Marquis de Manfera. Le
Royaenvoyéordre auMar.
quis de Monteleon d'aller
en Angleterre, & au Com-
256 MERCURE
te de Bergeik de retourner
à Madrid.
On efcrit d'Eftremadure
du 20. Septembre que le
Marquis de Bay ayant appris que les Portugais envoyoient un convoy à Elvas , fit partir un détachement de cavalerie qui en
enleva une partie &fit quelques pritonniers , entre Ef
tremos & la Fuente de los
Zapateros.
Les Lettres d'Eftremadure portent que le Marquis
de Bay, après avoir fait un
detachement de quatre
mille
GALANT. 257
•
mille chevaux jufqu'à la
Fuente de los Zapateros ,
s'eftoit mis en marche avec
l'armée , paffa la Caya &la
Cayola , & fut camper le
22. Septembre aux environs
d'Elvas , ce qui fit croire
aux Portugais qu'il avoit
deſſein d'aſſieger cette place , il fut mefme la reconnoistre avec quelques Officiers &Ingenieurs. Les Portugais travaillerent à reparer les fortifications , & y
firent entrer deux bataillons qu'ils tirerent de la
garnifon deCampo Mayor.
Octobre. 1712. Y
258 MERCURE
Le 28. le Marquis de Bay
fit avancer l'armée vers cette derniere place , qui fut
inveftie ayant la nuit. Les
Portugais dans le deffein de
faire diverfion , allerent attaquer Carvajalez dans le
Royaume de Leon , la garnifon fe défendit avec tant
de vigueur qu'elle les repouffa , & leur tua plus de
quatre cents hommes. On
mande d'Estremadure du
7. Octobre que le fiege de
Campo Mayor continuë
avec vigueur , que les Portugais affembloient leurs
GALANT. 259
troupes aux environs d'Ef
tremos ; mais ne pouvant
pas former une armée affez
forte pour faire lever le
fiege , brufloient les fourrages de leur propre pays
afin d'incommoder les af
fiegeans , qui neanmoins
en recevoient une quantité luffifante d'ailleurs. Les
lettres de Catalogne portent que l'armée du Roy
eftoit allée camper au delà de la Segre , & que le
General Staremberg avoit
abandonné Cervera. Le
26. Septembre la Flote defY ij
260 MERCURE
tinée pour la nouvelle Ef
pagne , qui avoit relaſché
trois fois a Cadiz , à cauſe
des Vaiffeaux Anglois &
Algeriens qui croifoient
de ce coſté là , mit à la
voile avec un vent favorable. Le Comte d'Atalaya
a receu ordre de Liſbonne
de retourner en Portugal
avec les troupes Portugaifes qui restent en Catalogne , & les Anglois ont
receu ordre de la Reine
de la grande Bretagne de
s'embarque
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Résumé : NOUVELLES d'Espagne.
Le roi d'Espagne a attribué le Régiment d'Infanterie de Piémont à Dom Pedro de Vargas Maldonado de Grenade et la Clef de Gentilhomme de sa Chambre à Dom Carlos Uffel de Guimbarde, Chevalier de l'Ordre de Saint-Jacques. Il a également récompensé vingt-quatre Regidors de Cordoue. À Madrid, l'arrivée de Milord Lexington, ambassadeur d'Angleterre, est attendue. Le Duc de Popoli est chargé de le recevoir et de le loger aux frais de la couronne. Le Marquis de Monteleon doit se rendre en Angleterre et le Comte de Bergeik retourner à Madrid. En Estrémadure, le Marquis de Bay a intercepté un convoi portugais à Elvas, capturant des troupes et faisant des prisonniers. Il a ensuite avancé vers Campo Mayor, où il a lancé une attaque le 28 octobre, tandis que les Portugais tentaient une diversion à Carvajales. En Catalogne, l'armée royale a traversé la Segre et le Général Staremberg a abandonné Cervera. La flotte pour la Nouvelle-Espagne a quitté Cadix le 26 septembre après plusieurs tentatives avortées. Le Comte d'Atalaya doit retourner au Portugal avec les troupes portugaises restées en Catalogne, et les Anglais doivent s'embarquer sur ordre de la Reine de Grande-Bretagne.
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1160
p. 261-263
NOUVELLES d'Allemagne.
Début :
On ne parle plus à la Cour de Vienne du [...]
Mots clefs :
Cour de Vienne, Allemagne, Général Zumzungen
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : NOUVELLES d'Allemagne.
NOUVELLES
d'
Allemagne.
On ne parle plus à la
Cour de Vienne du départ de l'Archiducheffe
Marie Elizabeth 3 , ny du
temps
auquel
l'Archiducheffe
doit
partir
de Barcelonne
. L'Archiduc
a efté
indifposé pendant quelques jours , mais ſa fanté
paroiſt eſtre bien reſtablie.
Le General Zumzungen & le Comte Beryer
envoyés d'Italie par
Comte de Thaun arri >
le
262 MERCURE
verent le premier Octobre
à Vienne pour rendre
compte de ce qui s'eſt paffé en ce pays- là , & affifter au reglement des quartiers d'hyver. Un Officier
Suedois a apporté de Bender à l'Archiduc des Lettres du Roy fon Maistre ,
par lesquelles il le remercie des offres qu'il lui a
faites de lui donner paffage pour retourner dans fes
Eftats , mais il ajoute qu'il
ne peut les accepter dans
la conjoncture préfente ;
il luy mande qu'il ne peut
GALANT. 263.
le reconnoistre pour Roy
d'Espagne , parce qu'il a
reconnu en cette qualité
le Roy Philippe V: & qu'il
s'étonne de la lenteur avec
laquelle on procede entre
les Princes , qui au mépris
du traité de Weftphalie
envahiffent fes Eftats dans
l'Empire.
2
On écrit de Bender qu'il
y avoit apparence que fa
Majefté Suedoife y pafferoit l'hyver , efperant que
les Turcs déclareront de
nouveau la guerre aux
Mofcovites.
d'
Allemagne.
On ne parle plus à la
Cour de Vienne du départ de l'Archiducheffe
Marie Elizabeth 3 , ny du
temps
auquel
l'Archiducheffe
doit
partir
de Barcelonne
. L'Archiduc
a efté
indifposé pendant quelques jours , mais ſa fanté
paroiſt eſtre bien reſtablie.
Le General Zumzungen & le Comte Beryer
envoyés d'Italie par
Comte de Thaun arri >
le
262 MERCURE
verent le premier Octobre
à Vienne pour rendre
compte de ce qui s'eſt paffé en ce pays- là , & affifter au reglement des quartiers d'hyver. Un Officier
Suedois a apporté de Bender à l'Archiduc des Lettres du Roy fon Maistre ,
par lesquelles il le remercie des offres qu'il lui a
faites de lui donner paffage pour retourner dans fes
Eftats , mais il ajoute qu'il
ne peut les accepter dans
la conjoncture préfente ;
il luy mande qu'il ne peut
GALANT. 263.
le reconnoistre pour Roy
d'Espagne , parce qu'il a
reconnu en cette qualité
le Roy Philippe V: & qu'il
s'étonne de la lenteur avec
laquelle on procede entre
les Princes , qui au mépris
du traité de Weftphalie
envahiffent fes Eftats dans
l'Empire.
2
On écrit de Bender qu'il
y avoit apparence que fa
Majefté Suedoife y pafferoit l'hyver , efperant que
les Turcs déclareront de
nouveau la guerre aux
Mofcovites.
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Résumé : NOUVELLES d'Allemagne.
Le texte traite des nouvelles d'Allemagne et de la Cour de Vienne. Les discussions sur le départ de l'Archiduchesse Marie Elizabeth de Barcelone sont suspendues. L'Archiduc a été indisposé mais sa santé s'est rétablie. Le Général Zumzungen et le Comte Beryer, envoyés par le Comte de Thaun, sont arrivés à Vienne le 1er octobre pour discuter des événements en Italie et des quartiers d'hiver. Un officier suédois a transmis à l'Archiduc des lettres du roi de Suède, le remerciant pour ses offres de passage mais les refusant en raison de la situation actuelle. Le roi de Suède exprime son étonnement face à la lenteur des procédures entre les princes, qui envahissent ses États dans l'Empire en méprisant le traité de Westphalie. Des informations de Bender indiquent que le roi de Suède pourrait passer l'hiver en ces lieux, espérant une déclaration de guerre des Turcs contre les Moscovites.
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1161
p. 265-270
ETAT DES TROUPES Allemandes qui font Campagne avec celles de M. le Duc de Savoye en Juillet 1712.
Début :
INFANTERIE Imperiale. Regimens. Hommes. 1 Herbeitein. 1140. 2 Thaun. 1140. [...]
Mots clefs :
État des troupes, Troupes allemandes, Duc de Savoie, Infanterie, Heiduques, Cavalerie, Troupes de saxe
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texteReconnaissance textuelle : ETAT DES TROUPES Allemandes qui font Campagne avec celles de M. le Duc de Savoye en Juillet 1712.
ETAT DES TROUPES
Allemandes qui font
Campagne avec celles
de M. le Duc de Savoye
en Juillet 1712.
INFANTERIE
Imperiale.
Regimens.
Hommes
I Herbeitein. 1140.
2 Thaun.
1140.
3 Bareith. 1140.
Octobre 1712.
Z
VACALANT. 166
Regimens.
4.Virtemberg.
Hommes,
1140,
5 Maxftaremberg. 1140.
7 Konigleek.
6 Gripan.
&
Regal.
10. Barach.
Zumicmghen.
1140.
1140.
1140.
I140.
1140.
IT Vachtendonck , cy- devant Volfenbutel. 1140,
HEIDUQUE S..
12. Guilay.
Canonniers &Bombardiers.
Total.
400.
300.
13240.
GALANT. 267
CAVALERIE.
Imperiale.
Regimens.
Hommes
Viſconty.
660.
Martiny.
900,
Duhautoy. 900
HOUSSARD S.
Erbergheny.
200.
Total- 2660.
INFANTERIE
de l'Electeur de Brandebourg.
Zij
168 MERCURE
Regimens.
Hommes.
1 Orange. 1050.
2 Prince Philippe 1050,
3
5 Prince Danhalt. 1050.
4 Prince Chriſtian Louis.
1050.
5 Holſtein. 600.
6 Valdebourg.
600.
7 Onau.
600.
Total. 6000.
TROUPES DE SAXE
Gotha,
Prince George. 400.
Prince Frederic. 400.
GALANT 269
DRAGONS.
Regimens.
Hommes
Prince de Saxe. 300.
Greffenderff. 300.
Total. 1400
RECAPITULATION,
Infanterie Imperiale. 13240
Cavalerie Imperiale. 2660
Infanterie de l'Electeur de
Brandebourg.
6000.
Infanterie de Saxe Gotha.
800.
Z iij
270 MERCURE
Regimens.
Hommes.
Dragons de Saxe Gotha.
Total.
600%
23300.
Allemandes qui font
Campagne avec celles
de M. le Duc de Savoye
en Juillet 1712.
INFANTERIE
Imperiale.
Regimens.
Hommes
I Herbeitein. 1140.
2 Thaun.
1140.
3 Bareith. 1140.
Octobre 1712.
Z
VACALANT. 166
Regimens.
4.Virtemberg.
Hommes,
1140,
5 Maxftaremberg. 1140.
7 Konigleek.
6 Gripan.
&
Regal.
10. Barach.
Zumicmghen.
1140.
1140.
1140.
I140.
1140.
IT Vachtendonck , cy- devant Volfenbutel. 1140,
HEIDUQUE S..
12. Guilay.
Canonniers &Bombardiers.
Total.
400.
300.
13240.
GALANT. 267
CAVALERIE.
Imperiale.
Regimens.
Hommes
Viſconty.
660.
Martiny.
900,
Duhautoy. 900
HOUSSARD S.
Erbergheny.
200.
Total- 2660.
INFANTERIE
de l'Electeur de Brandebourg.
Zij
168 MERCURE
Regimens.
Hommes.
1 Orange. 1050.
2 Prince Philippe 1050,
3
5 Prince Danhalt. 1050.
4 Prince Chriſtian Louis.
1050.
5 Holſtein. 600.
6 Valdebourg.
600.
7 Onau.
600.
Total. 6000.
TROUPES DE SAXE
Gotha,
Prince George. 400.
Prince Frederic. 400.
GALANT 269
DRAGONS.
Regimens.
Hommes
Prince de Saxe. 300.
Greffenderff. 300.
Total. 1400
RECAPITULATION,
Infanterie Imperiale. 13240
Cavalerie Imperiale. 2660
Infanterie de l'Electeur de
Brandebourg.
6000.
Infanterie de Saxe Gotha.
800.
Z iij
270 MERCURE
Regimens.
Hommes.
Dragons de Saxe Gotha.
Total.
600%
23300.
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Résumé : ETAT DES TROUPES Allemandes qui font Campagne avec celles de M. le Duc de Savoye en Juillet 1712.
En juillet 1712, les troupes allemandes engagées dans la campagne avec le Duc de Savoie comprenaient divers régiments d'infanterie et de cavalerie. L'infanterie impériale se composait de treize régiments totalisant 13 240 hommes, incluant des régiments tels que Herbeitein, Thaun, Bareith, Virtemberg, Maxftaremberg, Gripan, Barach, Zumicmghen, et Vachtendonck, ainsi que des unités de canonniers et bombardiers. La cavalerie impériale comptait quatre régiments totalisant 2 660 hommes, parmi lesquels Visconty, Martiny, Duhautoy, et Erbergheny. L'infanterie de l'Électeur de Brandebourg comprenait sept régiments totalisant 6 000 hommes, comme Orange, Prince Philippe, Prince Danhalt, Prince Christian Louis, Holstein, Valdebourg, et Onau. Les troupes de Saxe-Gotha incluaient deux régiments d'infanterie totalisant 800 hommes, commandés par le Prince George et le Prince Frédéric, ainsi que deux régiments de dragons totalisant 600 hommes, commandés par le Prince de Saxe et Greffenderff. Au total, les effectifs s'élevaient à 23 300 hommes.
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1162
p. 270-[2]74
ETAT DES TROUPES de M. le Duc de Savoye, en entrant en campagne en Juillet 1712.
Début :
Reg. Bat. Hom. Gardes. I. 1320. Reg. Bat. Hom. Savoye [...]
Mots clefs :
État des troupes, Duc de Savoie, Cavalerie, Dragons
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texteReconnaissance textuelle : ETAT DES TROUPES de M. le Duc de Savoye, en entrant en campagne en Juillet 1712.
ETAT DES TROUPES
de M. le Duc de Savoye,
en entrant en campagne
en Juillet 1712 .
-Reg.
Bat. Hom.
I
Gardes,
I 1320.
GALANT. 278
Reg. Bat.
Savoye.c 3
Hom
4 1620.
Montferat. 2 13208
Piemont. 1320.
Fufilliers. 2 13201
Saluffes. 2 1320.
Nice.
1 660.
Schiullembourg. 1. 900.
Maffey. IA
Chamonet cy- devant.
Cortance. I 660.
Sevantes cy- devant.
La Trinité I 660
Déportes.
2 1200.
Arpretz Suiffe. 3.1.1800!
Rhebinder. I 5oo.
Z
iiij
272 MERCURE
S. A. R. a encore un
Bataillon d'Artillerie de 4.
Compagnies de 100. hommes chacune , de Canonniers , Bombardiers , Mineurs , Charpentiers.
400
Total. Bat. 25. 15660.
RECAPITULATION
Regimens.
Hommes
Infanteric & Artillerie15660'
Cavaleric.
Dragons.
1400,
1800.
18860.
GALANT. 273
CAVALERIE.
Les Regimens de Cavalerie & de Dragons font
de 10. Compagnies & de
60. Maiftres chacune.
Reg. Comp. Hom.
Gardes du corps. 2 200.
Birague
autrefois.
Pertauge.
10 600.
Cavailla.
10 600.
Total. 1 22. 1400%
374 MERCURE
DRAGONS.
Dragons d'Altene.
ou Rouges. 10
Dragons verds
600,
ou Genevois. 10 6000
Dragons jaunes.
ou Piemont. 10 600.
Total. 30 1800.
de M. le Duc de Savoye,
en entrant en campagne
en Juillet 1712 .
-Reg.
Bat. Hom.
I
Gardes,
I 1320.
GALANT. 278
Reg. Bat.
Savoye.c 3
Hom
4 1620.
Montferat. 2 13208
Piemont. 1320.
Fufilliers. 2 13201
Saluffes. 2 1320.
Nice.
1 660.
Schiullembourg. 1. 900.
Maffey. IA
Chamonet cy- devant.
Cortance. I 660.
Sevantes cy- devant.
La Trinité I 660
Déportes.
2 1200.
Arpretz Suiffe. 3.1.1800!
Rhebinder. I 5oo.
Z
iiij
272 MERCURE
S. A. R. a encore un
Bataillon d'Artillerie de 4.
Compagnies de 100. hommes chacune , de Canonniers , Bombardiers , Mineurs , Charpentiers.
400
Total. Bat. 25. 15660.
RECAPITULATION
Regimens.
Hommes
Infanteric & Artillerie15660'
Cavaleric.
Dragons.
1400,
1800.
18860.
GALANT. 273
CAVALERIE.
Les Regimens de Cavalerie & de Dragons font
de 10. Compagnies & de
60. Maiftres chacune.
Reg. Comp. Hom.
Gardes du corps. 2 200.
Birague
autrefois.
Pertauge.
10 600.
Cavailla.
10 600.
Total. 1 22. 1400%
374 MERCURE
DRAGONS.
Dragons d'Altene.
ou Rouges. 10
Dragons verds
600,
ou Genevois. 10 6000
Dragons jaunes.
ou Piemont. 10 600.
Total. 30 1800.
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Résumé : ETAT DES TROUPES de M. le Duc de Savoye, en entrant en campagne en Juillet 1712.
En juillet 1712, les troupes du Duc de Savoie en campagne se composent de 25 bataillons d'infanterie et d'artillerie, totalisant 15 660 hommes. Les régiments d'infanterie incluent les Gardes, les Galants, les Savoyards, les Montferrats, les Piémontais, les Fusiliers, les Saluces, les Niçois, les Schullenburg, les Maffey, les Chamonets, les Cortance, les Sevantes, la Trinité, les Déportes, les Arprets, les Suisses et les Rhebinder. L'artillerie est organisée en un bataillon de quatre compagnies de 100 hommes chacune, incluant des canonniers, bombardiers, mineurs et charpentiers. La cavalerie et les dragons comptent 18 860 hommes, répartis en 10 compagnies et 60 maîtres chacune. Les régiments de cavalerie sont les Gardes du corps, les Birague, les Pertauge et les Cavalla, totalisant 1 400 hommes. Les dragons sont divisés en Dragons d'Altene ou Rouges, Dragons verts ou Genevois, et Dragons jaunes ou Piémontais, totalisant 1 800 hommes.
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1163
p. [2]74-284
Nouvelles d'Angleterre.
Début :
La Reine a donné un Regiment au General Santhope qui [...]
Mots clefs :
Angleterre, Régiment, Passeports, France, Tamise, Cameroniens, Vaisseaux marchands
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texteReconnaissance textuelle : Nouvelles d'Angleterre.
Nouvelles d'Angleterre.
La Reine adonné unRegiment au General Stanhope
qui a prêté les fermens.
Le Comte de Lexincton
GALANT 275
partit le 24. Septembre de
Londres pour aller s'embarquer à Porfmouth , fur un
Vaiffeau de guerre qui le
doit tranſporter à la Corogne , d'où il fe rendra à
Madrid.
On prepare à3 Londres
l'Hôtel de Leiceſter pour le
Duc d'Aumont , qu'on y
attend dans peu.
Il eſt arrivé de France un
grand nombre de paffeports
pour les Vaiffeaux Mat
chands , & on en a envoyé
un pareil nombre en France.
Les Vaiffeaux François vien
276 MERCURE
nent librement dans les
ports d'Angleterre.
Les lettres de Jerſey por
tent que les habitans de cette
Ifle recommençoient à negocier avec ceux de Saint
Malo. Il y a fur la Tamife
un fort grand nombre de
Navires chargez de blé pour
aller negocier en France , il
y en a trente prêtes à faire
voile vers Bordeanx pour y
acheter des vins & des eaux
de vie.
Les lettres d'Edimbourg
la fufpenfion aflurent que
d'armes par mer & par terre
GALANT. 277
pour quatre mois avec la
France & l'Espagne , avoit
été publiée en Ecoffe , que
les Cameroniens qui s'étoient aſſemblez en grand
nombre dans les champs
fous pretexte de prier Dieu
à leur maniere fanatique ,
s'étoient difperfez , fitôt
qu'ils eurent appris qu'on
venoit à eux dans le deffein
de les attaquer.
On mande de Porfmouth
que le Comte de Lexincton
avoit fait voile le 26. Septembre avec un vent favo
rable , comme il continue
278 MERCURE
# longtemps , on ne doute
point qu'il ne foit arrivé
prefentement en Eſpagne.
Le Comte de Portmore
qui commandoit les troupes Angloifes en Portugal,
eft arrivé à Londres avec
plufieurs Officiers , Les Chevaliers Lake & Willaker y
font auffi revenus des Dunes
ils ont laiffé le Commandement de leurs Efcadres au
Chevalier Wagger, on croit
que ces Vaiffeaux feront
defarmez dans peu ; plufieurs Officiers des troupes
de terre ont obtenu la per-
GALANT. 279
miffion de fe demettre de
deurs charges qui ont été
remplies par des perfonnes
affectionnées
nement prefent.
au GouverOn a appris par quatre
Vaiffeaux Marchands venans des Ifles de S. Chrif
tophle , que le fieur Caffare
avec fon Efcadre avoit debarqué trois mille hommes
dans l'ifle de Montferat ,
s'en étoit emparé , à la réferve d'un Fort fitué fur le
haut d'une montagne efcarpée. qu'il avoit brulé tous
les Vaiffeaux qu'il y avoit
1
280 MERGURE
tronvé , & qu'il avoit demeuré plufieurs jours dans
I'lle , qu'il paroiffoit avoir
deffein d'attaquer les Ifles
de Nieves , de S. Chrofto
phle & d'Antigoa Ổn avoit
envoyé plufieurs Corvettes
au devant de la Flote du
Brefil , qui font revenues
du Cap faint Vincent parce
que plufieurs Armatenrs
François & dix ou douze
Vaiffeaux Algeriens croifoient fur les côtes du Royaume d'Algarve.
On mande de Lisbone
que toutes les lettres de Gi
GALANT. 281
braltar portent que les
Troupes Hollandoiſes qui
y eftoient en garniſon , étoient embarquées , & qu'-
elles n'attendoient qu'un
vent favorable pour retourner en Hollande ; La Reine
de la grande Brergane a
fait fçavoir au Roy de Portugalla fufpenfion d'armes.
qu'elle avoit conclue avec
la France & l'Espagne ; ce
Prince luy a repondu que
comme il ne s'étoit engagé
dans cette guerre qu'à fa
confideration il luy remet
toit fes interefts entre les
A a
282 MERCURE
mains & qu'il confentoit a
la fufpenfion d'armes.
Milord Godolfin , cy devant grand Treforier d'Angleterte qui avoit efté nommé en 1678. par le Roy
Charles II. l'un des Seigneurs de la Treforerie ,
principal Secretaire d'Etat
en 1684. & enfuite premier
Commiſſaire de la Treforeric , fut créé Baron d'Angleterre la mêmeannée fous
le titre de Baron de Godolfin Rialton fous le Regne
du Roy Jacques II. il fut
Chambellan de la Reine &
GALANT 283
refta l'un des Commiffaires
de la Treforerie lorfque
le Prince d'Orange debarqua en 1688. il fut l'un des
Commlffaires pour aller
traiter avec ce Prince
lors qu'il fut clevé fur la
Trône , ce Seigneur fut
&
continué dans la place de
Commiffaire de la Treforerie & fait Confeiller du
Confeil privé , aprés avoir
efté quatre fois un des Seigneurs Jufticiers d'Angle
terre fous le Regne du Roy
Guillaume & de la Reine
Anne , il fut fait grand
a
284 MERCURE
Chancelier d'Angleterre ,
puis Chevalier de la Jartiere
en 1704. il fut l'un des
Commiffaires nommez en
1706. pour traiter de l'union entre l'Angleterre &
Ecoffe , & la mefme année
fut crée Vicomte de Rialton
& Comte de Godolfin ; il
mourut de la pierre le 26.
Septembre 1712. dans la
maifon du Duc de Marlebouroug à S. Albans , agé
d'environ 67. ans. Milord
Rialton fon fils , Gendre de
Milord Marlebouroug luy
fuccede dans fest titres &
dans fes biens.
La Reine adonné unRegiment au General Stanhope
qui a prêté les fermens.
Le Comte de Lexincton
GALANT 275
partit le 24. Septembre de
Londres pour aller s'embarquer à Porfmouth , fur un
Vaiffeau de guerre qui le
doit tranſporter à la Corogne , d'où il fe rendra à
Madrid.
On prepare à3 Londres
l'Hôtel de Leiceſter pour le
Duc d'Aumont , qu'on y
attend dans peu.
Il eſt arrivé de France un
grand nombre de paffeports
pour les Vaiffeaux Mat
chands , & on en a envoyé
un pareil nombre en France.
Les Vaiffeaux François vien
276 MERCURE
nent librement dans les
ports d'Angleterre.
Les lettres de Jerſey por
tent que les habitans de cette
Ifle recommençoient à negocier avec ceux de Saint
Malo. Il y a fur la Tamife
un fort grand nombre de
Navires chargez de blé pour
aller negocier en France , il
y en a trente prêtes à faire
voile vers Bordeanx pour y
acheter des vins & des eaux
de vie.
Les lettres d'Edimbourg
la fufpenfion aflurent que
d'armes par mer & par terre
GALANT. 277
pour quatre mois avec la
France & l'Espagne , avoit
été publiée en Ecoffe , que
les Cameroniens qui s'étoient aſſemblez en grand
nombre dans les champs
fous pretexte de prier Dieu
à leur maniere fanatique ,
s'étoient difperfez , fitôt
qu'ils eurent appris qu'on
venoit à eux dans le deffein
de les attaquer.
On mande de Porfmouth
que le Comte de Lexincton
avoit fait voile le 26. Septembre avec un vent favo
rable , comme il continue
278 MERCURE
# longtemps , on ne doute
point qu'il ne foit arrivé
prefentement en Eſpagne.
Le Comte de Portmore
qui commandoit les troupes Angloifes en Portugal,
eft arrivé à Londres avec
plufieurs Officiers , Les Chevaliers Lake & Willaker y
font auffi revenus des Dunes
ils ont laiffé le Commandement de leurs Efcadres au
Chevalier Wagger, on croit
que ces Vaiffeaux feront
defarmez dans peu ; plufieurs Officiers des troupes
de terre ont obtenu la per-
GALANT. 279
miffion de fe demettre de
deurs charges qui ont été
remplies par des perfonnes
affectionnées
nement prefent.
au GouverOn a appris par quatre
Vaiffeaux Marchands venans des Ifles de S. Chrif
tophle , que le fieur Caffare
avec fon Efcadre avoit debarqué trois mille hommes
dans l'ifle de Montferat ,
s'en étoit emparé , à la réferve d'un Fort fitué fur le
haut d'une montagne efcarpée. qu'il avoit brulé tous
les Vaiffeaux qu'il y avoit
1
280 MERGURE
tronvé , & qu'il avoit demeuré plufieurs jours dans
I'lle , qu'il paroiffoit avoir
deffein d'attaquer les Ifles
de Nieves , de S. Chrofto
phle & d'Antigoa Ổn avoit
envoyé plufieurs Corvettes
au devant de la Flote du
Brefil , qui font revenues
du Cap faint Vincent parce
que plufieurs Armatenrs
François & dix ou douze
Vaiffeaux Algeriens croifoient fur les côtes du Royaume d'Algarve.
On mande de Lisbone
que toutes les lettres de Gi
GALANT. 281
braltar portent que les
Troupes Hollandoiſes qui
y eftoient en garniſon , étoient embarquées , & qu'-
elles n'attendoient qu'un
vent favorable pour retourner en Hollande ; La Reine
de la grande Brergane a
fait fçavoir au Roy de Portugalla fufpenfion d'armes.
qu'elle avoit conclue avec
la France & l'Espagne ; ce
Prince luy a repondu que
comme il ne s'étoit engagé
dans cette guerre qu'à fa
confideration il luy remet
toit fes interefts entre les
A a
282 MERCURE
mains & qu'il confentoit a
la fufpenfion d'armes.
Milord Godolfin , cy devant grand Treforier d'Angleterte qui avoit efté nommé en 1678. par le Roy
Charles II. l'un des Seigneurs de la Treforerie ,
principal Secretaire d'Etat
en 1684. & enfuite premier
Commiſſaire de la Treforeric , fut créé Baron d'Angleterre la mêmeannée fous
le titre de Baron de Godolfin Rialton fous le Regne
du Roy Jacques II. il fut
Chambellan de la Reine &
GALANT 283
refta l'un des Commiffaires
de la Treforerie lorfque
le Prince d'Orange debarqua en 1688. il fut l'un des
Commlffaires pour aller
traiter avec ce Prince
lors qu'il fut clevé fur la
Trône , ce Seigneur fut
&
continué dans la place de
Commiffaire de la Treforerie & fait Confeiller du
Confeil privé , aprés avoir
efté quatre fois un des Seigneurs Jufticiers d'Angle
terre fous le Regne du Roy
Guillaume & de la Reine
Anne , il fut fait grand
a
284 MERCURE
Chancelier d'Angleterre ,
puis Chevalier de la Jartiere
en 1704. il fut l'un des
Commiffaires nommez en
1706. pour traiter de l'union entre l'Angleterre &
Ecoffe , & la mefme année
fut crée Vicomte de Rialton
& Comte de Godolfin ; il
mourut de la pierre le 26.
Septembre 1712. dans la
maifon du Duc de Marlebouroug à S. Albans , agé
d'environ 67. ans. Milord
Rialton fon fils , Gendre de
Milord Marlebouroug luy
fuccede dans fest titres &
dans fes biens.
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Résumé : Nouvelles d'Angleterre.
Le document décrit plusieurs événements politiques et militaires en Angleterre et en Europe. La Reine a accordé un régiment au Général Stanhope, qui a prêté serment. Le Comte de Lexington a quitté Londres le 24 septembre pour se rendre à Portsmouth, d'où il a embarqué pour Madrid via La Corogne. À Londres, l'Hôtel de Leicester est préparé pour l'arrivée du Duc d'Aumont. Un grand nombre de passeports pour les vaisseaux marchands ont été échangés entre la France et l'Angleterre, permettant aux vaisseaux français de naviguer librement dans les ports anglais. Les habitants de Jersey ont repris leurs négociations avec ceux de Saint-Malo. De nombreux navires chargés de blé sont prêts à partir pour Bordeaux afin d'y acheter du vin et des eaux-de-vie. En Écosse, la suspension des armes avec la France et l'Espagne a été publiée, et les Cameroniens se sont dispersés après avoir appris qu'ils seraient attaqués. Le Comte de Lexington a quitté Portsmouth le 26 septembre pour l'Espagne. Le Comte de Portmore, commandant des troupes anglaises au Portugal, est revenu à Londres avec plusieurs officiers. Des nouvelles des îles de Saint-Christophe indiquent que le sieur Caffare a débarqué trois mille hommes à Montserrat et a brûlé plusieurs vaisseaux. À Lisbonne, les troupes hollandaises à Gibraltar sont prêtes à retourner en Hollande, et le roi du Portugal a accepté la suspension des armes. Le document mentionne également la carrière et la mort de Milord Godolfin, ancien grand trésorier d'Angleterre, survenue le 26 septembre 1712.
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1164
p. 285-288
Nouvelles de Paris.
Début :
Le 23. Octobre on chanta le Te Deum dans l'Eglise [...]
Mots clefs :
Paris, Te Deum, Carrosse, Église
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles de Paris.
Nouvelles de Paris.
Le 2 3. Octobre on chanta
le Te Deum dans l'Eglife
Metropolitaine en action
de graces de la prife du
Quefnoy. Le Cardinal de
Noailles , Archevefque de
Paris officia , & les Prelats
qui eftoient à Paris s'y trou
verent , le Chancelier de
France y affifta , de mefme
que les Cours fuperieures
qui y avoient efté invitées
par le fieur des Granges
Maistre des ceremonies le
>
286 MERGURE
27 on fit la mefme ceremonie en action de graces de
la prife de Bouchain.
*
Le fieur Cornelio Bentivoglio , Archeveſque de
Carthage, Nonce ordinaire
du Pape , fit fon entrée pu
blique en cette Ville Di,
manche 23 Octobre.
Le Comte d'Harcourt &
le Chevalier de Sainctor ,
Introducteur des Ambaffadeurs allerent le prendre
dans le Caroffe du Roy au
Monaftere de Picpus , la
marche fe fit en cet ordre.
Le Caroffe de l'Introducteur.
GALANT 287
Celuy du Comte d'HarCourt.
La Livrée du Nonce à
pied , fon Ecuyer & fes
Pages à Cheval.
Le Caroffe du Roy.
Celuy de Monfeigneur
le Duc de Berry.
Celuy de Madame la
Ducheffe de Berry.
Celuy de Madame..
Celuy de Monfieur le
Duc d'Orleans.
Celuy de Madame la
Ducheffe d'Orleans.
Ceux de la Princeffe de
Condé, de la Ducheffe de
288 MERCURE
Bourbon , de la Princeffe
Douairiere de Conty , de la
Princeffe de Conty & du
Prince de Conty.
Ceux de Monfieur le
Duc du Maine , de Madame
la Ducheffe du Maine , de
Madame la Ducheffe de
Vendofme , de Monfieur le
Comte de Touloufe , &
celuy du Marquis de Torcy,
Miniftre & Secretaire d'Etat;
enfuite ceux du Nonce.
Le 25. il fut conduit à
Verfailles par Mr. Sainctor,
oùl'on fit à fon arrivée les
ceremonies accoutumées,
Le 2 3. Octobre on chanta
le Te Deum dans l'Eglife
Metropolitaine en action
de graces de la prife du
Quefnoy. Le Cardinal de
Noailles , Archevefque de
Paris officia , & les Prelats
qui eftoient à Paris s'y trou
verent , le Chancelier de
France y affifta , de mefme
que les Cours fuperieures
qui y avoient efté invitées
par le fieur des Granges
Maistre des ceremonies le
>
286 MERGURE
27 on fit la mefme ceremonie en action de graces de
la prife de Bouchain.
*
Le fieur Cornelio Bentivoglio , Archeveſque de
Carthage, Nonce ordinaire
du Pape , fit fon entrée pu
blique en cette Ville Di,
manche 23 Octobre.
Le Comte d'Harcourt &
le Chevalier de Sainctor ,
Introducteur des Ambaffadeurs allerent le prendre
dans le Caroffe du Roy au
Monaftere de Picpus , la
marche fe fit en cet ordre.
Le Caroffe de l'Introducteur.
GALANT 287
Celuy du Comte d'HarCourt.
La Livrée du Nonce à
pied , fon Ecuyer & fes
Pages à Cheval.
Le Caroffe du Roy.
Celuy de Monfeigneur
le Duc de Berry.
Celuy de Madame la
Ducheffe de Berry.
Celuy de Madame..
Celuy de Monfieur le
Duc d'Orleans.
Celuy de Madame la
Ducheffe d'Orleans.
Ceux de la Princeffe de
Condé, de la Ducheffe de
288 MERCURE
Bourbon , de la Princeffe
Douairiere de Conty , de la
Princeffe de Conty & du
Prince de Conty.
Ceux de Monfieur le
Duc du Maine , de Madame
la Ducheffe du Maine , de
Madame la Ducheffe de
Vendofme , de Monfieur le
Comte de Touloufe , &
celuy du Marquis de Torcy,
Miniftre & Secretaire d'Etat;
enfuite ceux du Nonce.
Le 25. il fut conduit à
Verfailles par Mr. Sainctor,
oùl'on fit à fon arrivée les
ceremonies accoutumées,
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Résumé : Nouvelles de Paris.
En octobre, plusieurs événements marquants eurent lieu à Paris. Le 23 octobre, un Te Deum fut célébré à la cathédrale métropolitaine pour commémorer la prise de la ville de Quesnoy. Le cardinal de Noailles, archevêque de Paris, présida la cérémonie en présence de prélats, du chancelier de France et des cours supérieures. Le 27 octobre, une cérémonie similaire fut organisée pour la prise de Bouchain. Le 23 octobre, l'archevêque de Carthage, Cornelio Bentivoglio, nonce ordinaire du Pape, fit son entrée publique à Paris. Il fut accueilli par le comte d'Harcourt et le chevalier de Sainctor, qui l'accompagnèrent depuis le monastère de Picpus. La procession inclut les carrosses des dignitaires et des membres de la famille royale, ainsi que la suite du nonce. Le 25 octobre, le nonce fut conduit à Versailles par Monsieur Sainctor, où les cérémonies habituelles furent observées à son arrivée.
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1165
p. 289-293
Nouvelles de Hollande.
Début :
Le 26. Septembre le Comte d'Albemarle arriva à la [...]
Mots clefs :
Hollande, Comte d'Albemarle, Plénipotentiaires, Négociations, Armée des Alliés
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texteReconnaissance textuelle : Nouvelles de Hollande.
Nouvelles de Hollande.
Le 26. Septembre le
Comte d'Albemarle arriva
à la Haye de Tournay. Il y
eut le même jour une Conference à Utrecht entre les
Miniftres des Alliez. M.
l'Evêque de Briſtol traita ce
jour-là magnifiquement les
Plenipotentiaires deFrance,
le Comte de Tarouca Plenipotentiaire de Portugal ,
& les Plenipotentiaires de
Savoye. Le 29. le Maréchal
de Huxelles a auffi donné
Bb Octobre
1712.
190 MERCURE
un repas trés- magnifique
aux Plenipotentiaires d'Angleterre , de Portugal & de
Savoye.
I
Le premier Octobre le
Comte Maffei Plenipoten
tiaire du Duc de Savoye ar
riva de Londres à la Haye,
& le lendemain il fe rendit
à Utrecht, où le Sieur Har
ley Envoyé de la Reine de
la Grande Bretagne arri5.
ya le
nover. Les. negociations
fonttoûjours au même état,
On ne parle point encore
d'une Conference genede la Cour d'Ha.
GALANT. 291
rale entre les Plenipoten
tiaires des deux partis : On
efpere pourtant qu'on en
conviendra bientôt. Le ro.
de ce mois les Plenipotentiaires des Alliez eurent entr'eux une Conference ; le
même jour les Plenipotentiaires de France confererent avec ceux d'Angleterre. L'armée des Alliez eft
toûjours campée au- deçà de
la Trouille où elle fouffre
beaucoup faute de fourrage , qu'elle eft obligée d'aller chercher aux environs
de Bruxelles , enforte qu'il
Bbij
292 MERCURE
faudra lui faire voiturer du
fourrage fec jufqu'à ce que
l'armée Françoiſe decampe.
LePrince Eugene a été contraint de faire des détachemens de temps en temps
pour renforcer les garniſons
des places les plus expolées.
Le 4 Octobreles Regimens
de Cavalerie & de Dragons
de Tilly , de Dopf, d'Er
bach , & de Honderbecn
arriverent à Bruxelles , ils
doivent continuer leur
route vers Mastricht. Le
mille hommes arrive,
rent à Hall prés de Bruxel5.
GALANT. 293
les pour renforcer les garnifons des places du Brabant. Le Comte de Tilly
qui commande les troupes
de cet Etat eft tombé malade , il devoit partir pour
aller auxbains d'Aix la Chapelle ; fa maladie eft tellement augmentée, qu'il n'eſt
point en état de partir. Le.
Prince Hereditaire de Hef
fe Caffel conimande en fa
place les troupes de l'Etat
Le 26. Septembre le
Comte d'Albemarle arriva
à la Haye de Tournay. Il y
eut le même jour une Conference à Utrecht entre les
Miniftres des Alliez. M.
l'Evêque de Briſtol traita ce
jour-là magnifiquement les
Plenipotentiaires deFrance,
le Comte de Tarouca Plenipotentiaire de Portugal ,
& les Plenipotentiaires de
Savoye. Le 29. le Maréchal
de Huxelles a auffi donné
Bb Octobre
1712.
190 MERCURE
un repas trés- magnifique
aux Plenipotentiaires d'Angleterre , de Portugal & de
Savoye.
I
Le premier Octobre le
Comte Maffei Plenipoten
tiaire du Duc de Savoye ar
riva de Londres à la Haye,
& le lendemain il fe rendit
à Utrecht, où le Sieur Har
ley Envoyé de la Reine de
la Grande Bretagne arri5.
ya le
nover. Les. negociations
fonttoûjours au même état,
On ne parle point encore
d'une Conference genede la Cour d'Ha.
GALANT. 291
rale entre les Plenipoten
tiaires des deux partis : On
efpere pourtant qu'on en
conviendra bientôt. Le ro.
de ce mois les Plenipotentiaires des Alliez eurent entr'eux une Conference ; le
même jour les Plenipotentiaires de France confererent avec ceux d'Angleterre. L'armée des Alliez eft
toûjours campée au- deçà de
la Trouille où elle fouffre
beaucoup faute de fourrage , qu'elle eft obligée d'aller chercher aux environs
de Bruxelles , enforte qu'il
Bbij
292 MERCURE
faudra lui faire voiturer du
fourrage fec jufqu'à ce que
l'armée Françoiſe decampe.
LePrince Eugene a été contraint de faire des détachemens de temps en temps
pour renforcer les garniſons
des places les plus expolées.
Le 4 Octobreles Regimens
de Cavalerie & de Dragons
de Tilly , de Dopf, d'Er
bach , & de Honderbecn
arriverent à Bruxelles , ils
doivent continuer leur
route vers Mastricht. Le
mille hommes arrive,
rent à Hall prés de Bruxel5.
GALANT. 293
les pour renforcer les garnifons des places du Brabant. Le Comte de Tilly
qui commande les troupes
de cet Etat eft tombé malade , il devoit partir pour
aller auxbains d'Aix la Chapelle ; fa maladie eft tellement augmentée, qu'il n'eſt
point en état de partir. Le.
Prince Hereditaire de Hef
fe Caffel conimande en fa
place les troupes de l'Etat
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Résumé : Nouvelles de Hollande.
En septembre et octobre 1712, des événements diplomatiques et militaires ont marqué la Hollande. Le 26 septembre, le Comte d'Albemarle est arrivé à La Haye, et une conférence entre les ministres des Alliés a eu lieu à Utrecht. L'Évêque de Bristol a reçu les plénipotentiaires de France, du Portugal et de Savoie. Le 29 septembre, le Maréchal de Huxelles a offert un repas aux plénipotentiaires d'Angleterre, du Portugal et de Savoie. Le 1er octobre, le Comte Maffei et le Sieur Harley sont arrivés à La Haye. Les négociations restaient en suspens, sans conférence générale entre les plénipotentiaires. Le 20 octobre, les plénipotentiaires des Alliés et de France ont tenu des conférences. Sur le front militaire, l'armée des Alliés, campée au-delà de la Trouille, manquait de fourrage, obligeant le Prince Eugène à renforcer les garnisons. Le 4 octobre, des régiments de cavalerie et de dragons sont arrivés à Bruxelles. Le Comte de Tilly, malade, a été remplacé par le Prince Héritier de Hesse-Cassel.
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1166
p. 294-297
Disposition des troupes de l'armée de Dauphiné.
Début :
Infanterie. En Queras, aux ordres de M. le Chevalier de [...]
Mots clefs :
Armée du Dauphiné, Disposition des troupes, Infanterie
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texteReconnaissance textuelle : Disposition des troupes de l'armée de Dauphiné.
Difpofition des troupes de l'armée de Dauphiné.
Infanterie.
En Queras , aux ordres de
M. le Chevalier de Miro
menil , 2. bataillons.
Montaifon, 2. bataillons.
A Chanla du Col , la
Bour ,
2. bataillons.
A Rouillé , Sommery
dragons , 3.efcadrons.
ASezannes , Seve , 1. bat.
Sur le Mont Geneve, Bellafaire , 1. bataillon
GALANT... 295
Au col de l'Echelle , Vivarés ,
1. bataillon.
En Barcelonette , aux ordres de M. le Guerchois , la
Chennelaye , 2. bataillons.
Olleron ,
2.bataillons.
A Colmar, aux ordres de
M. d'Asfeld , Caftellas Suiffes , 3.
bataillons.
Caylus dragons , 3. efcad.
S. Martin d'Arc , aux ordres de M. de Maulevrier ,
Vermandois ,. 2. bat.
Thierache , 2. bat.
gon's ,
Afaint Jean , Foix dra3. eſcadrons.
A la tête de la TarenBb iiij.
296 MERCURE
taife , aux ordres de M. de
Prades ,
Damas,
La Lande dragons , 3 efcad.
Brie ,
2. bac
3. efcad
.
A Conflans
, aux ordres
.
de M. de Mauroy
, du
Troncq,
3. efcad.
Heudicourt , 2. efcad.
Mallau , 2. efcad.
Germinon, 2. efcad.
Marcillac , 2. eſcad.
ANice,
d'Egrigny, 2.bat.
A
Villefranche ,
-Payfac, 1. bat.
AMonaco , Royal Rouf
fillon ,
1. bat
A
Briançon , Royal Ar-
GALANT 297
tillerie ,
1 bataillon.
Bataillons 27.
Eſcadrons 26
Infanterie.
En Queras , aux ordres de
M. le Chevalier de Miro
menil , 2. bataillons.
Montaifon, 2. bataillons.
A Chanla du Col , la
Bour ,
2. bataillons.
A Rouillé , Sommery
dragons , 3.efcadrons.
ASezannes , Seve , 1. bat.
Sur le Mont Geneve, Bellafaire , 1. bataillon
GALANT... 295
Au col de l'Echelle , Vivarés ,
1. bataillon.
En Barcelonette , aux ordres de M. le Guerchois , la
Chennelaye , 2. bataillons.
Olleron ,
2.bataillons.
A Colmar, aux ordres de
M. d'Asfeld , Caftellas Suiffes , 3.
bataillons.
Caylus dragons , 3. efcad.
S. Martin d'Arc , aux ordres de M. de Maulevrier ,
Vermandois ,. 2. bat.
Thierache , 2. bat.
gon's ,
Afaint Jean , Foix dra3. eſcadrons.
A la tête de la TarenBb iiij.
296 MERCURE
taife , aux ordres de M. de
Prades ,
Damas,
La Lande dragons , 3 efcad.
Brie ,
2. bac
3. efcad
.
A Conflans
, aux ordres
.
de M. de Mauroy
, du
Troncq,
3. efcad.
Heudicourt , 2. efcad.
Mallau , 2. efcad.
Germinon, 2. efcad.
Marcillac , 2. eſcad.
ANice,
d'Egrigny, 2.bat.
A
Villefranche ,
-Payfac, 1. bat.
AMonaco , Royal Rouf
fillon ,
1. bat
A
Briançon , Royal Ar-
GALANT 297
tillerie ,
1 bataillon.
Bataillons 27.
Eſcadrons 26
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Résumé : Disposition des troupes de l'armée de Dauphiné.
Le document décrit la répartition des troupes de l'armée de Dauphiné, incluant l'infanterie et la cavalerie, dans diverses localités sous le commandement de différents officiers. En Queras, Montaifon et Chanla du Col, on trouve respectivement 2 bataillons sous les ordres du Chevalier de Miro menil, du Chevalier de Montaifon et de la Bour. À Rouillé, les dragons de Sommery comptent 3 escadrons. À Sezannes, le bataillon de Seve est présent. Sur le Mont Geneve, le bataillon de Bellafaire est stationné. Au col de l'Echelle, le bataillon de Vivarés est positionné. En Barcelonette, les bataillons de Chennelaye et Olleron sont sous les ordres de M. le Guerchois. À Colmar, les Castellas Suisses comptent 3 bataillons et les dragons de Caylus 3 escadrons sous les ordres de M. d'Asfeld. À Saint Martin d'Arc, les bataillons de Vermandois et Thierache ainsi que les dragons de Foix avec 3 escadrons sont sous les ordres de M. de Maulevrier. À la tête de la Tarentaise, les dragons de Damas et de La Lande comptent 3 escadrons chacun et le bataillon de Brie est présent sous les ordres de M. de Prades. À Conflans, plusieurs escadrons de dragons sont stationnés sous les ordres de M. de Mauroy. À Nice et Villefranche, le bataillon de Payfac est présent. À Monaco, le bataillon de Royal Roussillon est stationné. Enfin, à Briançon, le bataillon de Royal Artillerie est stationné. En tout, il y a 27 bataillons et 26 escadrons.
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1167
p. 297-300
Ordre de bataille des troupes campées au Saulx Doux.
Début :
Droite. Mignons, 1. bataillon. Anjou, 2. bat. Bassigny, 2. bat. [...]
Mots clefs :
Ordre de bataille, Troupes, Saulx Doux
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texteReconnaissance textuelle : Ordre de bataille des troupes campées au Saulx Doux.
Ordre de bataille des troupes
campées au Saulx Donx..
Droite.
Mignons,
1.I bataillon.
Anjou ,
Baffigny ,
Blaifois,
2. bat.
2. bat.
2. bat,
Beauvoifis , 2. bat.
Angonnois ,
1. bati
L'Ile de France , 2. bat.
Boillieux ,
1. bat.
1.3. bataillons..
298 MERCURE
Flandres ,
Gauche.
Soiffonnois ,
La Marine,
Ponthieu ,
2.bataillons
2. bat..
3. bat
.
2. bat.
Sanzey ,
2. bat..
Dillon ,
1.bat
.
Boucke ,
1.bat..
Beuvick ,
2. bat.
Provence , 2.bat.
Perigord ,
1. bat..
Forêt , 2. bat..
Gâtinois 2. bat.
22. bataillons..
GALANT. 299
Referve.
Briouze ,
1. bat.
Rouffille , 1. bat.
2. bataillons..
Dragons.
Dauphin ,
Droite ,
Gauche,
Referve,
3. efcadrons.
Totaux.
Infanterie.
37.
De l'autre part ,
1-3 bat.
22 bat.
2. bat.
bataillons
.
27. bat.
64. bataillons
.
3.00 MERCURE
Cavalerie & Dragons.
Dé l'autre part , - 26. efcad.
Referve , 3. efcad.
29. cfcadrons.
campées au Saulx Donx..
Droite.
Mignons,
1.I bataillon.
Anjou ,
Baffigny ,
Blaifois,
2. bat.
2. bat.
2. bat,
Beauvoifis , 2. bat.
Angonnois ,
1. bati
L'Ile de France , 2. bat.
Boillieux ,
1. bat.
1.3. bataillons..
298 MERCURE
Flandres ,
Gauche.
Soiffonnois ,
La Marine,
Ponthieu ,
2.bataillons
2. bat..
3. bat
.
2. bat.
Sanzey ,
2. bat..
Dillon ,
1.bat
.
Boucke ,
1.bat..
Beuvick ,
2. bat.
Provence , 2.bat.
Perigord ,
1. bat..
Forêt , 2. bat..
Gâtinois 2. bat.
22. bataillons..
GALANT. 299
Referve.
Briouze ,
1. bat.
Rouffille , 1. bat.
2. bataillons..
Dragons.
Dauphin ,
Droite ,
Gauche,
Referve,
3. efcadrons.
Totaux.
Infanterie.
37.
De l'autre part ,
1-3 bat.
22 bat.
2. bat.
bataillons
.
27. bat.
64. bataillons
.
3.00 MERCURE
Cavalerie & Dragons.
Dé l'autre part , - 26. efcad.
Referve , 3. efcad.
29. cfcadrons.
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Résumé : Ordre de bataille des troupes campées au Saulx Doux.
Le document décrit l'ordre de bataille des troupes au Saulx Donx, divisé en trois sections : Droite, Gauche et Réserve. La section Droite compte 13 bataillons et 3 escadrons. La section Gauche inclut 12 bataillons et 26 escadrons. La Réserve comprend 2 bataillons et 3 escadrons. Au total, l'infanterie compte 64 bataillons et la cavalerie 29 escadrons.
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1168
p. 300-303
« Les lettres d'Utrecht du 15. portent que les Plenipotentiaires [...] »
Début :
Les lettres d'Utrecht du 15. portent que les Plenipotentiaires [...]
Mots clefs :
Utrecht, Plénipotentiaires, Comte de Strafford
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Les lettres d'Utrecht du 15. portent que les Plenipotentiaires [...] »
Les lettres d'Utrecht du
15. portent que les Plenipotentiaires des Provinces
Unies alltrent chez l'Evêque de Briftol , où étoit le
Comte de Strafford , & qu'-
aprés avoir conferé enfemble , les deux Plenipotentiaires d'Angleterre confererent avec les Plenipoten
GALANT. 301
tiaires de France ; que le
Comte de Strafford fut le
16. à la Haye , où il eut une
conference avec le Penfionnaire Heinfius & les
Deputez des Etats Generaux, & avec le Comte de
Zinzendorf. Il eft parti pour
LondresfurunYacht arrivé
à la Brille. On parle fort
d'augmenter la garnifonda
fort de la Kenoque entre:
Ypres & Nicuport , que les
ennemis ont furpris , & d'y
faire entrer des munitions
& des vivres avec le Lieutenant Colonel Carpenter
302 MERCURE
ce qui a mis en mouvement
durant pluſieurs jours les
garnifons de Lille, de Varneton , de Menin , & de
Courtray. Les bagages des
Officiers generaux de l'armée des alliez étoient en
marche, quelques troupes
commençoient à défiler , &
l'armée devoit marcher le
22. vers Soignies , pour s'y
feparer & entrer en quartier d'hyver.
Les Anglois , qui étoient
campez à Drongen prés de
Gand , font feparez ; ſeize
bataillons &cinq regimens
GALANT 303
de cavalerie font entrez
dans Gand , & le reſte dans
Bruges
15. portent que les Plenipotentiaires des Provinces
Unies alltrent chez l'Evêque de Briftol , où étoit le
Comte de Strafford , & qu'-
aprés avoir conferé enfemble , les deux Plenipotentiaires d'Angleterre confererent avec les Plenipoten
GALANT. 301
tiaires de France ; que le
Comte de Strafford fut le
16. à la Haye , où il eut une
conference avec le Penfionnaire Heinfius & les
Deputez des Etats Generaux, & avec le Comte de
Zinzendorf. Il eft parti pour
LondresfurunYacht arrivé
à la Brille. On parle fort
d'augmenter la garnifonda
fort de la Kenoque entre:
Ypres & Nicuport , que les
ennemis ont furpris , & d'y
faire entrer des munitions
& des vivres avec le Lieutenant Colonel Carpenter
302 MERCURE
ce qui a mis en mouvement
durant pluſieurs jours les
garnifons de Lille, de Varneton , de Menin , & de
Courtray. Les bagages des
Officiers generaux de l'armée des alliez étoient en
marche, quelques troupes
commençoient à défiler , &
l'armée devoit marcher le
22. vers Soignies , pour s'y
feparer & entrer en quartier d'hyver.
Les Anglois , qui étoient
campez à Drongen prés de
Gand , font feparez ; ſeize
bataillons &cinq regimens
GALANT 303
de cavalerie font entrez
dans Gand , & le reſte dans
Bruges
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Résumé : « Les lettres d'Utrecht du 15. portent que les Plenipotentiaires [...] »
En 1650, des événements diplomatiques et militaires marquants se déroulent. Le 15, les plénipotentiaires des Provinces-Unies rencontrent l'évêque de Bristol, où se trouve le comte de Strafford, puis confèrent avec les plénipotentiaires de France. Le 16, le comte de Strafford se rend à La Haye pour des conférences avec le pensionnaire Heinsius, les députés des États Généraux et le comte de Zinzendorf, avant de retourner à Londres. Sur le front militaire, des renforts sont envoyés pour renforcer la garnison entre Ypres et Nieuport, récemment surprise par les ennemis. Cette opération implique les garnisons de Lille, Varneton, Menin et Courtray. L'armée alliée, dirigée par le lieutenant-colonel Carpenter, se prépare à marcher vers Soignies pour y entrer en quartier d'hiver le 22. Parallèlement, les troupes anglaises, précédemment campées à Drongen près de Gand, se séparent : seize bataillons et cinq régiments de cavalerie entrent dans Gand, tandis que le reste se dirige vers Bruges.
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1169
p. 303-[305]
Nouvelles de Flandres. Du camp devant Bouchain ce 19. Octobre.
Début :
Le 18. fut employé à s'etendre le long du [...]
Mots clefs :
Bouchain, Flandres, Brèche
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles de Flandres. Du camp devant Bouchain ce 19. Octobre.
Nouvelles de Flandres.
Du
camp
devant Bouchain ce
19. Octobre
.
a
Le 18. fut employé à s'el
tendre le long du chemin
couvert, à perfectionner la
breche, & à combler le foffé , lequel à la gauche n'a
voit que deux pieds & demi
d'eau. Le 19. à onze heures
du matin , les affiegez bartirent la chamade , & en-
304 MERCURE
voyerent des ôtages pour
capituler. M. le Maréchal
leur declara qu'il pretendoit qu'ils fe rendiſſent à
difcretion , & qu'ils livraffent une porte le même
jour ; ce qu'ils accepterent.
La garnifon fortit le lendemain au nombre de cinq
cens hommes en état de
combattre.
La ville de Bouchain ,
dont les ennemis avoient
augmenté les fortifications
de plufieurs nouveaux ouvrages , a été prife en dix
jours de tranchée ouverte.
On
GALANT.
On a trouvé dans cette pla
ce dix- neuf pieces de canón
de bronze , & douze de fer,
avec plufieurs mortiers,
Du
camp
devant Bouchain ce
19. Octobre
.
a
Le 18. fut employé à s'el
tendre le long du chemin
couvert, à perfectionner la
breche, & à combler le foffé , lequel à la gauche n'a
voit que deux pieds & demi
d'eau. Le 19. à onze heures
du matin , les affiegez bartirent la chamade , & en-
304 MERCURE
voyerent des ôtages pour
capituler. M. le Maréchal
leur declara qu'il pretendoit qu'ils fe rendiſſent à
difcretion , & qu'ils livraffent une porte le même
jour ; ce qu'ils accepterent.
La garnifon fortit le lendemain au nombre de cinq
cens hommes en état de
combattre.
La ville de Bouchain ,
dont les ennemis avoient
augmenté les fortifications
de plufieurs nouveaux ouvrages , a été prife en dix
jours de tranchée ouverte.
On
GALANT.
On a trouvé dans cette pla
ce dix- neuf pieces de canón
de bronze , & douze de fer,
avec plufieurs mortiers,
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Résumé : Nouvelles de Flandres. Du camp devant Bouchain ce 19. Octobre.
Le 18 octobre, les troupes françaises ont progressé vers Bouchain et comblé le fossé. Le 19 octobre, les assiégés ont capitulé et livré une porte. La garnison, composée de cinq cents hommes, a quitté la ville le lendemain. Bouchain, renforcée par les ennemis, a été prise en dix jours. On y a trouvé trente et un canons et plusieurs mortiers.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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1170
p. [305]-306
Au camp d'Haspres ce 19. Octobre 1712. Copie d'une Lettre de M. N. au Comte de Lyonne, premier Ecuyer.
Début :
Le General Grovvestin, Gouverneur de Bouchain, a arboré le drapeau [...]
Mots clefs :
Bouchain, Maréchal de Villars
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texteReconnaissance textuelle : Au camp d'Haspres ce 19. Octobre 1712. Copie d'une Lettre de M. N. au Comte de Lyonne, premier Ecuyer.
Au camp d'Hafpres ce 19.
Octobre 1712.
$
Copie d'une Lettre de M.N.
au Comte de Lyonne,
premier Ecuyer, alta
O LI & TO
Le General Grovveftin ,
Gouverneur de Bouchain ,
a arboré le drapeau blanc
à onze heures du matin ,
aprés dix jours de tranchée.
Cc Octobre
1712.
306 MERCURE.
M: le Maréchal de Villars,
na voulu le recevoir qu'à
diſcretion , ni lui promettre
aucunegrace qu'aprés avoir
livré les portes; après quoy
ila bien voulu ne point fairedépouiller les foldars , &
accorder les équipages aux
Officiers. Il les fait conduire à Rheims : ainfi ce
même General qui a fait
peur à la Champagne , y
feraconduit prifonnier avec
fa garniſon
Octobre 1712.
$
Copie d'une Lettre de M.N.
au Comte de Lyonne,
premier Ecuyer, alta
O LI & TO
Le General Grovveftin ,
Gouverneur de Bouchain ,
a arboré le drapeau blanc
à onze heures du matin ,
aprés dix jours de tranchée.
Cc Octobre
1712.
306 MERCURE.
M: le Maréchal de Villars,
na voulu le recevoir qu'à
diſcretion , ni lui promettre
aucunegrace qu'aprés avoir
livré les portes; après quoy
ila bien voulu ne point fairedépouiller les foldars , &
accorder les équipages aux
Officiers. Il les fait conduire à Rheims : ainfi ce
même General qui a fait
peur à la Champagne , y
feraconduit prifonnier avec
fa garniſon
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Résumé : Au camp d'Haspres ce 19. Octobre 1712. Copie d'une Lettre de M. N. au Comte de Lyonne, premier Ecuyer.
Le 19 octobre 1712, le général Grovestin, gouverneur de Bouchain, hissa le drapeau blanc après dix jours de siège. Le maréchal de Villars exigea la livraison des portes de la ville avant toute négociation. Les soldats purent conserver leurs effets personnels et les officiers leurs équipages. Grovestin et sa garnison furent conduits à Reims.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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1171
p. 73-79
Nouvelles d'Espagne.
Début :
Le Roy a donné la clef de Gentilhomme de la [...]
Mots clefs :
Espagne, Gentilhomme de la Chambre, Divan d'Alger, Te Deum, Lettres de Catalogne, Armée
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texteReconnaissance textuelle : Nouvelles d'Espagne.
Nouvellesd'Espagne.
Le Roy a
donné laclef
de Gentilhomme de la
Chambre au Marquis de
Casa Pabon, enconsideration des services de son
pere.
MilordLexington, Ministre d'Angleterre, arriva
le 18. Octobre à Madrid
à
accompagné du Duc de
Popoliqui étoit allé au-devant de luy, & qui le conduisit en une maison qu'on
luy avoit preparée par ordre
Roy, il eue audience particuliere de leurs Majestez le
mesme jour, le lendemain
il futtraité magnifiquement
au dépens de sa Majesté. Il
est aussiarrivé à Madrid un
cuvoyé du Divan 4Alger,
dont on ne sçait pas encore
la commission. Le Roya
fait chanter le Te Dtumm
actions de graces de la prise
du Qnesnoy; on fit des feux
&
desilluminations durant
- deux soirs.
,
On mande de Catalogne
, queleGeneralStatemberg
a
abandonné Cervera,à
cause que les Anglois au
nombre de trois mil cinq
cens &les Portugais au nombre de dix sept cens étoient
sur le point desembarquer,
outre qu'il éroit arrivé des
Troupes Françoises en
Roussillon qui l'avoir obtigé
de se rapprocher de Barcelone pour estre àportée de
couvrir la Ville.
D'autres lettresdeCatalogne portenr que l'armée
devoit le 16. Octobre passer
la Segre pour aller campèr
auxenvirons de Cervera, tÍque les ennemis avoient
abandonne, que le Prince
Tferclas de Tilly ayant été
informé qu'un Régiment
::de Cavalerie de !Electeur
Palatin, reduit à cent cinquante Maires, étoit dans
ilç voisinage de Cervera, fit
un détachement pour l'enlever;il marcha avec tant
de diligence qu'il le joignit
avant le jour, & l'ayant enveloppé de tous côtez, il
prit le Regiment entier sans
luy donner le tems de se
mettre en deffense. Les let-
: de Saragosse portent qu'un
corps composé de Troupes
reglées des hnncmiSjdcVolontaires & deMiquelets
étoit venu se porter sur la
Rivièred'Aragon & de NaVarie :
mais quelques Troupes Espagnolessétant af.
semblées avec un grand
nombre de Volontaires de
ce pais-là avoit attaqué &
battu les ennemis & les
avoit poursuivis fort loin.
On écrit de l'armée de de.
vant Campo- Mayor que le
14.Octobre on avoit commencé à battre la place avec
trois batteries composées de
Vingt
- quatre pieces do1
Canon & d'onze mortiers
le11. au matin les assiegez
firent une sortie avec seize,
Compagnies de Grenadiers
& quatre cens Soldats, ils.
furent repoussez avec tant
de vigueur qu'ils furent obligezde se retirer en si grand
desordre, qu'une partie fut,
coupée; en forte qu'ils ont
cil environ deux cens hom-.
mes tuez, blessez, &
faits
prisonniers. Le 18. la derniere paralelle fut achevée
à six toises du chemin cOU-"
vert & on avoit fait bréche
àla muraille.
LesTioupesAngloiic^
aprèssjëtriefcp^rçps.tj^J'Àrn\£ç dçs Alliez se fon~
vers laMer à Ville Fr^pçho,
Gf Panades, (nue Tarragone & Barcelone,, ouelles,
attendent une Escadre sur
laquelle elles doivent s'embarquer pour retourner en
Angleterre; les Portugais.
(c préparent ayflà pour retourner en Portugal
Le Roy a
donné laclef
de Gentilhomme de la
Chambre au Marquis de
Casa Pabon, enconsideration des services de son
pere.
MilordLexington, Ministre d'Angleterre, arriva
le 18. Octobre à Madrid
à
accompagné du Duc de
Popoliqui étoit allé au-devant de luy, & qui le conduisit en une maison qu'on
luy avoit preparée par ordre
Roy, il eue audience particuliere de leurs Majestez le
mesme jour, le lendemain
il futtraité magnifiquement
au dépens de sa Majesté. Il
est aussiarrivé à Madrid un
cuvoyé du Divan 4Alger,
dont on ne sçait pas encore
la commission. Le Roya
fait chanter le Te Dtumm
actions de graces de la prise
du Qnesnoy; on fit des feux
&
desilluminations durant
- deux soirs.
,
On mande de Catalogne
, queleGeneralStatemberg
a
abandonné Cervera,à
cause que les Anglois au
nombre de trois mil cinq
cens &les Portugais au nombre de dix sept cens étoient
sur le point desembarquer,
outre qu'il éroit arrivé des
Troupes Françoises en
Roussillon qui l'avoir obtigé
de se rapprocher de Barcelone pour estre àportée de
couvrir la Ville.
D'autres lettresdeCatalogne portenr que l'armée
devoit le 16. Octobre passer
la Segre pour aller campèr
auxenvirons de Cervera, tÍque les ennemis avoient
abandonne, que le Prince
Tferclas de Tilly ayant été
informé qu'un Régiment
::de Cavalerie de !Electeur
Palatin, reduit à cent cinquante Maires, étoit dans
ilç voisinage de Cervera, fit
un détachement pour l'enlever;il marcha avec tant
de diligence qu'il le joignit
avant le jour, & l'ayant enveloppé de tous côtez, il
prit le Regiment entier sans
luy donner le tems de se
mettre en deffense. Les let-
: de Saragosse portent qu'un
corps composé de Troupes
reglées des hnncmiSjdcVolontaires & deMiquelets
étoit venu se porter sur la
Rivièred'Aragon & de NaVarie :
mais quelques Troupes Espagnolessétant af.
semblées avec un grand
nombre de Volontaires de
ce pais-là avoit attaqué &
battu les ennemis & les
avoit poursuivis fort loin.
On écrit de l'armée de de.
vant Campo- Mayor que le
14.Octobre on avoit commencé à battre la place avec
trois batteries composées de
Vingt
- quatre pieces do1
Canon & d'onze mortiers
le11. au matin les assiegez
firent une sortie avec seize,
Compagnies de Grenadiers
& quatre cens Soldats, ils.
furent repoussez avec tant
de vigueur qu'ils furent obligezde se retirer en si grand
desordre, qu'une partie fut,
coupée; en forte qu'ils ont
cil environ deux cens hom-.
mes tuez, blessez, &
faits
prisonniers. Le 18. la derniere paralelle fut achevée
à six toises du chemin cOU-"
vert & on avoit fait bréche
àla muraille.
LesTioupesAngloiic^
aprèssjëtriefcp^rçps.tj^J'Àrn\£ç dçs Alliez se fon~
vers laMer à Ville Fr^pçho,
Gf Panades, (nue Tarragone & Barcelone,, ouelles,
attendent une Escadre sur
laquelle elles doivent s'embarquer pour retourner en
Angleterre; les Portugais.
(c préparent ayflà pour retourner en Portugal
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Résumé : Nouvelles d'Espagne.
Le roi d'Espagne a décerné la clé de Gentilhomme de la Chambre au Marquis de Casa Pabon, en reconnaissance des services de son père. Milord Lexington, ministre d'Angleterre, est arrivé à Madrid le 18 octobre, accueilli par le Duc de Popoliqui. Il a eu une audience avec leurs Majestés le même jour et a été traité magnifiquement le lendemain. Un envoyé du Divan d'Alger est également arrivé à Madrid, sans que sa mission soit connue. Le roi a ordonné des actions de grâce pour la prise du Quesnoy, avec des feux et des illuminations durant deux soirs. En Catalogne, le général Statemberg a abandonné Cervera face à l'imminence d'un débarquement de troupes anglaises et portugaises, ainsi que l'arrivée de troupes françaises en Roussillon. L'armée espagnole devait passer la Segre pour camper près de Cervera, abandonnée par les ennemis. Le prince Ferdinand de Tilly a capturé un régiment de cavalerie de l'Électeur Palatin près de Cervera. À Saragosse, des troupes espagnoles ont repoussé une attaque ennemie sur la rivière d'Aragon et de Navarre. À Campo-Mayor, les assiégés ont tenté une sortie le 11 octobre, mais ont été repoussés avec de lourdes pertes. Le 18 octobre, la dernière parallèle a été achevée à six toises du chemin couvert, et une brèche a été faite dans la muraille. Les troupes anglo-portugaises se préparent à embarquer à Villefranche, Panades, Tarragone et Barcelone pour retourner en Angleterre et au Portugal.
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1172
p. 79-82
Nouvelles de Hollande.
Début :
Le Comte de Strafford, Plenipotentiaire d'Angleterre fit voile de [...]
Mots clefs :
Hollande, Comte de Strafford, Plénipotentiaire, Négociations de paix internationales, Angleterre
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texteReconnaissance textuelle : Nouvelles de Hollande.
Nouvelles »
de Hollande.
Le Comte de Strafford
Plénipotentiaired'Anglq?
terre fit voile de la Brille Ic*
zt. Octobre & le 13. il
arriva à Londres, les Nego.
ciations pour la Paix font
toujours fort fccrettes; il
ne s'est rien fait depuis le
départ du Comte de Strafford pour aller en Angleterre où le bruit court qu'il
porte de nouvelles proposissonsdes Alliez. Le Prince
Eugene de Savoye arriva à
la Haye de Bruxelles le premier de Novembre; le foir
il eut une conférence avec
le sieur Hensius Pentionnaire &, avec le Comte de
Sinzendorf.
Les garnisons sont arrivées dans les Places Frontièrepourlesquelles elles
, étoient destinées. Il ya dans
Lille quinze bataillons& six
Escadrons, un pareil nombre à Tournay; quatre ba--
taillons & quatre Escadrons
à Menin; deux bataillons
à Varneron; a proportion
à Aire, à
Bethunc à
saint
Venant, à Courtray & à
Oudenarde; à Bruxelles
quatorze Bataillons & vingthuit Escadrons Impériaux.
Les Etats de Brabant sont
assemblez afin de trouver
des fonds pour leur subisstance.Les Anglois sontvoiturer
à Gand & à Btugesjes
provisionsqui ont été en-
,
i^que voyéespour, d'Angleterre rcjp^Lacer à leursj Dn-,
n)aga%s.L'Armepd<{4JEq>;
pire estoit encore campée te,
20. Octobre à Graben prés
dePhilsbourgoùelle attendoit avec impatiencela rell"
partition des quartiers d'hiver. On mandede Cologne,
qu'un parti François avoit
pillé sur le RIiuî une Barque chargée de marchandise qui n'avoic point de
Passeport
de Hollande.
Le Comte de Strafford
Plénipotentiaired'Anglq?
terre fit voile de la Brille Ic*
zt. Octobre & le 13. il
arriva à Londres, les Nego.
ciations pour la Paix font
toujours fort fccrettes; il
ne s'est rien fait depuis le
départ du Comte de Strafford pour aller en Angleterre où le bruit court qu'il
porte de nouvelles proposissonsdes Alliez. Le Prince
Eugene de Savoye arriva à
la Haye de Bruxelles le premier de Novembre; le foir
il eut une conférence avec
le sieur Hensius Pentionnaire &, avec le Comte de
Sinzendorf.
Les garnisons sont arrivées dans les Places Frontièrepourlesquelles elles
, étoient destinées. Il ya dans
Lille quinze bataillons& six
Escadrons, un pareil nombre à Tournay; quatre ba--
taillons & quatre Escadrons
à Menin; deux bataillons
à Varneron; a proportion
à Aire, à
Bethunc à
saint
Venant, à Courtray & à
Oudenarde; à Bruxelles
quatorze Bataillons & vingthuit Escadrons Impériaux.
Les Etats de Brabant sont
assemblez afin de trouver
des fonds pour leur subisstance.Les Anglois sontvoiturer
à Gand & à Btugesjes
provisionsqui ont été en-
,
i^que voyéespour, d'Angleterre rcjp^Lacer à leursj Dn-,
n)aga%s.L'Armepd<{4JEq>;
pire estoit encore campée te,
20. Octobre à Graben prés
dePhilsbourgoùelle attendoit avec impatiencela rell"
partition des quartiers d'hiver. On mandede Cologne,
qu'un parti François avoit
pillé sur le RIiuî une Barque chargée de marchandise qui n'avoic point de
Passeport
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Résumé : Nouvelles de Hollande.
Le texte décrit des événements politiques et militaires en Hollande et en Europe. Le Comte de Strafford, représentant de l'Angleterre, a quitté la Brille le 12 octobre et est arrivé à Londres le lendemain. Les négociations de paix restent confidentielles, et Strafford pourrait transmettre de nouvelles propositions des Alliés. Le Prince Eugène de Savoie est arrivé à la Haye de Bruxelles le 1er novembre pour une conférence avec Hensius et le Comte de Sinzendorf. Des garnisons ont été positionnées dans les places frontalières : Lille et Tournay accueillent chacune quinze bataillons et six escadrons, Menin quatre bataillons et quatre escadrons, Varneron deux bataillons, avec des proportions similaires à Aire, Béthune, Saint-Venant, Courtray et Oudenarde. Bruxelles abrite quatorze bataillons et vingt-huit escadrons impériaux. Les États de Brabant cherchent des fonds pour la subsistance des troupes. Les Anglais ont reçu des provisions à Gand et à Bruges, initialement envoyées d'Angleterre. L'armée impériale était encore près de Philsbourg le 20 octobre, attendant la répartition des quartiers d'hiver. À Cologne, un parti français a pillé une barque sur le Rhin, faute de passeport.
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1173
p. 83-84
Nouvelles de Flandres.
Début :
Le Maréchal de Villars fait defiler les Troupes de la [...]
Mots clefs :
Flandres, Maréchal de Villars
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles de Flandres.
Nouvelles de Flandres.
Le Maréchal dg Villars a
fait defiler lesTroupes de
laMaison du Roy pouraller
3a,as leursquartiersordinaires,qui ont estésuivies
pat le reste de l'Armée,à
la reserve des Troupes qui
doivent resterdans les pLjce^
de la Frontiere
,-
il a mis de
grosses Garnisons dans les
places qu'il aconquises cette
Campagne :
il a
fait conduire à Ar ras & à Cambray
l'Artillerie quiaesté emplo-
yée au siege de Bouchain,
& celleduQuesnoyà Valenciennes; il est allé avec le
sieur de Valory Ingénieur
en chef, visiter le Quesnoy
& Bouchain, il a
ordonné
de nouvelles fortifications
,
& a
fait travailler à la réparation des brèches.
On mande de Namur
qu'un Parti de cetteVillelà étant allé en course du
côté de Louvain, avoirenlevé une quantité d Equipages, &avoit défaitledétachement qui les escortoit,
Le Maréchal dg Villars a
fait defiler lesTroupes de
laMaison du Roy pouraller
3a,as leursquartiersordinaires,qui ont estésuivies
pat le reste de l'Armée,à
la reserve des Troupes qui
doivent resterdans les pLjce^
de la Frontiere
,-
il a mis de
grosses Garnisons dans les
places qu'il aconquises cette
Campagne :
il a
fait conduire à Ar ras & à Cambray
l'Artillerie quiaesté emplo-
yée au siege de Bouchain,
& celleduQuesnoyà Valenciennes; il est allé avec le
sieur de Valory Ingénieur
en chef, visiter le Quesnoy
& Bouchain, il a
ordonné
de nouvelles fortifications
,
& a
fait travailler à la réparation des brèches.
On mande de Namur
qu'un Parti de cetteVillelà étant allé en course du
côté de Louvain, avoirenlevé une quantité d Equipages, &avoit défaitledétachement qui les escortoit,
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Résumé : Nouvelles de Flandres.
Le maréchal de Villars a déplacé les troupes de la Maison du Roi vers leurs quartiers ordinaires, sauf celles en réserve aux frontières. Il a placé des garnisons dans les places conquises et transféré l'artillerie d'Arras, Cambray et Valenciennes. Villars et Valory ont inspecté les fortifications de Bouchain et du Quesnoy, ordonnant des réparations. Un détachement de Namur a capturé des équipements près de Louvain.
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1174
p. 85-91
De Venise.
Début :
Philippe de Variny grand Phisicien, Professeur Royal, mourut à Venise [...]
Mots clefs :
Venise, Philippe de Variny, Chevalier de Saint Marc, Doge, Lion de Saint Marc, Chevalier de Malthe
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texteReconnaissance textuelle : De Venise.
De Venise.
,
Philippe de Variny grand
Phisicien,Professeur Royal,
mourut à Venise le 2.8.
Octobre.Ilétoit C hevalier
de S. Marc. Onne fera peutestre pas fâchédesçavoirce
.(jue c'est que Chevalier de
S. Marc.
Il y en a
de trois fortes,
la premiere cft une espece
derécompense dont leSenat
honnore particulieremenc
ceux d'entre les Nobles
Venitiens, qui ont fait de
grandes actions pour le
service de la Republique,ou
qui s'étant dignement acquittédes Ambassadesqu'on
leur avoit confiécs,reçoivent
du Senar mesme le titre de
de Chevalier qui leur avoit
été conférépar lesTêtes
Couronnées,auprés de squels
ils estoient Ambassadeurs;
ils ont le privilege de porter
la Stole d'or aux jours
de ceremonies, & sont
mesme dirtinguez les autres
jours pnr un galon d'or qui
borde la Stole noire qu'ils
portent ordinairement. Les
-
.f*'
deux autres onc accoûtumé
de se conferer à ceux qui
par le mérité des armes ou
des lettres, ont acquis l'estime de la Republique;quoique ceux-cy portent une
mesme marque de Chevalerie, on fait grande différence entre ceux qui le foilt
publiquement dans l'ExcellentissimeCollège, & ceux
qui en reçoivent le caractère
en particulier dansla chambre du Doge qui a
le pouvoir d'en créer de cette forte
quand il luy plaist. Voicy
ce qui se pratique pour la
reception des premiers.
L ExcellentissimeCollège
estant assemblé, le Cavalier
du Doge accompagnéde
l'Ecuyer & des autres Officiers de sa Sérénité,fait entrer celuy qu'on doit recevoir & le conduit aprèsles
trois reverences ordinaires
jusques au second degré du
Trône,aprés qu'il s'y est mis àOgenoux,leDogeassissous
~à D(, noux leS) a
ffis fous
un Dais au milieu de la Seigneurie luy fait connoistre
la refolurion qui a
été prise
de le faire Chevalier de fain^"
Marc,ensuite de quoy ille
frappe de l'Epée Ducale sur
chaque épaule,luydisant à>
chaque fois, estoMiles fidelis
-
& puis sur la tête en disant
encore, esto Eques Divi
Marci. Dans ce même rems
les Officiersluy attachent aux
pieds les Eperons d'or qu'ils
-
retirentaussitôt. Celaétant
fait le Doge luy met au col
une chaîne d'or où pend le
Lion de S. Marc, Symbole
ordinaire de la République;
au sortir de là il est conduit par ses Officiers jusqu'a
la porte du Palais au bruit
des Clairons & des Trom-
pettes. Ceux qui font reçus
ont le droit de Bourgeoisie
& le privilege de porter dans
leurs armes un musle de Lion
pour cimier. C'estun homme qu'on estime fort, la
distinctiondontMonsieur
de Varini a
été gratifié en le
recevant, c'est que la pluspart de ceux qu'oncrée Chevaliers de cette forte,achètent la chaîne qu'on leur met
au col, Se qu'il doit la sienne
àla libéralité de la Republique. La Croix d'or qui
pend au bas est chargée
d'azur,elleressemble fort
à celle de nos Chevaliers le
Malthe;ily a un rond au
milieu, dans lequel est un
Lion ailé d'uncôté qui tient
un
livre,& de l'autre: une
inscription.
S. C.
ALOYSIUS
CONTARENO.
DEI GRATIA
DUX VENETIARUM.
Et autour du rond.
VIRTUTIS
,
ET
HONORIS PRÆMIU
,
Philippe de Variny grand
Phisicien,Professeur Royal,
mourut à Venise le 2.8.
Octobre.Ilétoit C hevalier
de S. Marc. Onne fera peutestre pas fâchédesçavoirce
.(jue c'est que Chevalier de
S. Marc.
Il y en a
de trois fortes,
la premiere cft une espece
derécompense dont leSenat
honnore particulieremenc
ceux d'entre les Nobles
Venitiens, qui ont fait de
grandes actions pour le
service de la Republique,ou
qui s'étant dignement acquittédes Ambassadesqu'on
leur avoit confiécs,reçoivent
du Senar mesme le titre de
de Chevalier qui leur avoit
été conférépar lesTêtes
Couronnées,auprés de squels
ils estoient Ambassadeurs;
ils ont le privilege de porter
la Stole d'or aux jours
de ceremonies, & sont
mesme dirtinguez les autres
jours pnr un galon d'or qui
borde la Stole noire qu'ils
portent ordinairement. Les
-
.f*'
deux autres onc accoûtumé
de se conferer à ceux qui
par le mérité des armes ou
des lettres, ont acquis l'estime de la Republique;quoique ceux-cy portent une
mesme marque de Chevalerie, on fait grande différence entre ceux qui le foilt
publiquement dans l'ExcellentissimeCollège, & ceux
qui en reçoivent le caractère
en particulier dansla chambre du Doge qui a
le pouvoir d'en créer de cette forte
quand il luy plaist. Voicy
ce qui se pratique pour la
reception des premiers.
L ExcellentissimeCollège
estant assemblé, le Cavalier
du Doge accompagnéde
l'Ecuyer & des autres Officiers de sa Sérénité,fait entrer celuy qu'on doit recevoir & le conduit aprèsles
trois reverences ordinaires
jusques au second degré du
Trône,aprés qu'il s'y est mis àOgenoux,leDogeassissous
~à D(, noux leS) a
ffis fous
un Dais au milieu de la Seigneurie luy fait connoistre
la refolurion qui a
été prise
de le faire Chevalier de fain^"
Marc,ensuite de quoy ille
frappe de l'Epée Ducale sur
chaque épaule,luydisant à>
chaque fois, estoMiles fidelis
-
& puis sur la tête en disant
encore, esto Eques Divi
Marci. Dans ce même rems
les Officiersluy attachent aux
pieds les Eperons d'or qu'ils
-
retirentaussitôt. Celaétant
fait le Doge luy met au col
une chaîne d'or où pend le
Lion de S. Marc, Symbole
ordinaire de la République;
au sortir de là il est conduit par ses Officiers jusqu'a
la porte du Palais au bruit
des Clairons & des Trom-
pettes. Ceux qui font reçus
ont le droit de Bourgeoisie
& le privilege de porter dans
leurs armes un musle de Lion
pour cimier. C'estun homme qu'on estime fort, la
distinctiondontMonsieur
de Varini a
été gratifié en le
recevant, c'est que la pluspart de ceux qu'oncrée Chevaliers de cette forte,achètent la chaîne qu'on leur met
au col, Se qu'il doit la sienne
àla libéralité de la Republique. La Croix d'or qui
pend au bas est chargée
d'azur,elleressemble fort
à celle de nos Chevaliers le
Malthe;ily a un rond au
milieu, dans lequel est un
Lion ailé d'uncôté qui tient
un
livre,& de l'autre: une
inscription.
S. C.
ALOYSIUS
CONTARENO.
DEI GRATIA
DUX VENETIARUM.
Et autour du rond.
VIRTUTIS
,
ET
HONORIS PRÆMIU
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Résumé : De Venise.
Le texte relate la mort de Philippe de Variny, physicien et professeur royal, survenue à Venise le 2 août 1700. Il était Chevalier de Saint-Marc, une distinction vénitienne. Les Chevaliers de Saint-Marc sont divisés en trois catégories. La première récompense les nobles vénitiens pour des actions remarquables au service de la République ou pour avoir représenté Venise auprès des cours étrangères. Ces chevaliers portent une stole d'or lors des cérémonies et un galon d'or sur leur stole noire en temps ordinaire. Les deux autres catégories concernent ceux ayant mérité cette distinction par leurs exploits militaires ou intellectuels. La cérémonie de réception se déroule dans l'Excellentissime Collège, où le Doge frappe l'épaule du récipiendaire avec l'épée ducale et lui remet une chaîne d'or avec un lion de Saint-Marc. Philippe de Variny a reçu cette distinction sans acheter la chaîne, contrairement à la plupart des récipiendaires. La croix d'or qu'il porte ressemble à celle des Chevaliers de Malte et comporte une inscription et un lion ailé tenant un livre.
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1175
p. 92-96
Nouvelles de Flandres.
Début :
Les lettres de Flandres du 8. Novembre portent que le [...]
Mots clefs :
Flandres, Troupes du roi de Prusse, Meurs, Douai, Le Quesnoy, Bouchain, Dunkerque
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texteReconnaissance textuelle : Nouvelles de Flandres.
ouvelles de Flandres,
Les lettres de Flandres du
8. Novembre portent que
le Prince d'Hanalle, Commandant en chef les Troupes du Roy de Prusse, s'est
emparé de vive force de la
Ville de Meurs sur la Meuse,
qui est de la succession du
Prince d'Orange; les Hollandois y avoient fait mettre
des Troupes & avoir dit
qu'il regleroit certe succession à la paix; mais le
Roy de Prusses'enestrendu
maistre. Cet événement auquel on ne s'attendoit pas
à cause que son Altesse
Electorale avoit promis
d'attendre la decision de -la
Chambre Imperiale de
Wetzlar, causa icy beaucoup de surprise;mais comme on n'a pas jugé à propos de s'attirer de nouvelles
affaires, on est convenu par
provision que les Troupes
Hollandoises & celles de
Brandebourg seroient la
garde conjointement. Les
lettres du 10. assuurent que
les habitans de la Ville ont
presté fermentdefidelicé à
son Altesse Electorale.
On mande d'Ypres que
les Hollandois font travailleraux fortifications du
Fort de la Kenoque; on
travaille aussi à celles de
Doüay,duQuesnoy & de
Bouchain, & on y a
joute
de nouveaux ouvrages; on
travaille à remplir tous les
magazins des places frontières Se à
y
faire de grands
amas de foin & d'avoine.
On écrit de Dunkerque que
les Armateurs de la Ville
Qnt fait desprises sur les
Hollandois pour la valeur
de plus de cent mil écus,
& ils les ont amenées dans
le Port;si les vents avoient
été bons, ils en auroienc
fait du moins encore autant.
Les lettres de DunKerque
du quatorziéme Novembre
portent que le Duc dOrmond y
estoit arrivé le
onziéme; il visira les Fortifications de la Ville & de
la Citadelle, les Galères &
les Vaisseaux. Il est parti
avec un vent favorable sur
un Yacht magnifique pour
repasser en Angleterre,
Messire N. Marquis de
Chevry, mourut Te 16.
Novembre. Il estoit petit
fils de Monsieur de Chevry,
Controlleur general des
Finances, homme de beaucoup d'esprit, & qui avoit
rendu de grandsservices à
l'Etat;le deffuntestoit un
homme d'une probité &
d'une pieté parfaite, pere de
Madame la Duchesse de
Noirmoutier. Il s'estoit distingué dans le service de la
guerre dans ses premières
années à la cette d'un beau
Regiment
Les lettres de Flandres du
8. Novembre portent que
le Prince d'Hanalle, Commandant en chef les Troupes du Roy de Prusse, s'est
emparé de vive force de la
Ville de Meurs sur la Meuse,
qui est de la succession du
Prince d'Orange; les Hollandois y avoient fait mettre
des Troupes & avoir dit
qu'il regleroit certe succession à la paix; mais le
Roy de Prusses'enestrendu
maistre. Cet événement auquel on ne s'attendoit pas
à cause que son Altesse
Electorale avoit promis
d'attendre la decision de -la
Chambre Imperiale de
Wetzlar, causa icy beaucoup de surprise;mais comme on n'a pas jugé à propos de s'attirer de nouvelles
affaires, on est convenu par
provision que les Troupes
Hollandoises & celles de
Brandebourg seroient la
garde conjointement. Les
lettres du 10. assuurent que
les habitans de la Ville ont
presté fermentdefidelicé à
son Altesse Electorale.
On mande d'Ypres que
les Hollandois font travailleraux fortifications du
Fort de la Kenoque; on
travaille aussi à celles de
Doüay,duQuesnoy & de
Bouchain, & on y a
joute
de nouveaux ouvrages; on
travaille à remplir tous les
magazins des places frontières Se à
y
faire de grands
amas de foin & d'avoine.
On écrit de Dunkerque que
les Armateurs de la Ville
Qnt fait desprises sur les
Hollandois pour la valeur
de plus de cent mil écus,
& ils les ont amenées dans
le Port;si les vents avoient
été bons, ils en auroienc
fait du moins encore autant.
Les lettres de DunKerque
du quatorziéme Novembre
portent que le Duc dOrmond y
estoit arrivé le
onziéme; il visira les Fortifications de la Ville & de
la Citadelle, les Galères &
les Vaisseaux. Il est parti
avec un vent favorable sur
un Yacht magnifique pour
repasser en Angleterre,
Messire N. Marquis de
Chevry, mourut Te 16.
Novembre. Il estoit petit
fils de Monsieur de Chevry,
Controlleur general des
Finances, homme de beaucoup d'esprit, & qui avoit
rendu de grandsservices à
l'Etat;le deffuntestoit un
homme d'une probité &
d'une pieté parfaite, pere de
Madame la Duchesse de
Noirmoutier. Il s'estoit distingué dans le service de la
guerre dans ses premières
années à la cette d'un beau
Regiment
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Résumé : Nouvelles de Flandres.
Le 8 novembre, le Prince d'Hanalle, commandant des troupes prussiennes, a pris la ville de Meurs sur la Meuse, appartenant à la succession du Prince d'Orange. Les Hollandais, qui avaient placé des troupes dans la ville et affirmé régler la succession à la paix, ont été surpris par cette action, l'Électeur ayant promis d'attendre la décision de la Chambre Impériale de Wetzlar. Pour éviter de nouveaux conflits, il a été convenu que les troupes hollandaises et celles de Brandebourg garderaient conjointement la ville. Les habitants de Meurs ont prêté serment de fidélité à l'Électeur. À Ypres, les Hollandais renforcent les fortifications du Fort de la Kenoque, ainsi que celles de Douai, du Quesnoy et de Bouchain, et constituent des réserves de foin et d'avoine dans les places frontalières. À Dunkerque, les armateurs ont capturé des navires hollandais pour une valeur de plus de cent mille écus. Le Duc d'Ormond est arrivé à Dunkerque le 11 novembre, a inspecté les fortifications et les vaisseaux, puis est reparti pour l'Angleterre. Le 16 novembre, Messire N. Marquis de Chevry est décédé. Petit-fils du Contrôleur général des Finances, il était connu pour son esprit et ses services à l'État, s'étant distingué dans le service de la guerre dans sa jeunesse.
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1176
p. 219-221
NOUVELLES d'Angleterre.
Début :
Le Comte de Strafford arriva le 24. Octobre de Hollande [...]
Mots clefs :
Angleterre, Comte de Strafford, Aldermans, Duc d'Ormond
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texteReconnaissance textuelle : NOUVELLES d'Angleterre.
N0UVEL LES
dJsînçicierre.
c'
Le Comte de Strafford
arriva le 24.Octobre de
Hollandeà Londres. Le26.
ily eut une Assemblée du
Commité du Conseil «àla-
quelle il aelfta>avçc., léGrand Thresorier&le Vicocntfi/je Bullingbrook.Ila
receuordrede remettre fut
pied leRegimentRoyal des
Dragons _ql1:'il commandoit cy -
devant: plusieurs
Officiers font desja partis
pourramenerd'Ecosse deux
Compagnies de ce Regiment qui y
estoient restez. Il
a
pris le 28. possession de
la Chargé de premier
Commissaire de l'Amirau-
„
tét:rziï.
.':è:)Qiiflqijés Aldermans &
.,
pliiGaitfs autres personnes
S~ t'
du commun Conseil quiestoient Presbyteriens zelez
ont embrassé la Religion
Anglicane.
Le4. Novembre on fie
partir un Yachspour amener le Duc d'Ormond de
Dunkerque à Londres. Le
sieur Prior y arriva le mef- ime jour, de France le lendemain ,ilalla à Wmdfor
saluer la Reine & luy ren- sion. dr
dJsînçicierre.
c'
Le Comte de Strafford
arriva le 24.Octobre de
Hollandeà Londres. Le26.
ily eut une Assemblée du
Commité du Conseil «àla-
quelle il aelfta>avçc., léGrand Thresorier&le Vicocntfi/je Bullingbrook.Ila
receuordrede remettre fut
pied leRegimentRoyal des
Dragons _ql1:'il commandoit cy -
devant: plusieurs
Officiers font desja partis
pourramenerd'Ecosse deux
Compagnies de ce Regiment qui y
estoient restez. Il
a
pris le 28. possession de
la Chargé de premier
Commissaire de l'Amirau-
„
tét:rziï.
.':è:)Qiiflqijés Aldermans &
.,
pliiGaitfs autres personnes
S~ t'
du commun Conseil quiestoient Presbyteriens zelez
ont embrassé la Religion
Anglicane.
Le4. Novembre on fie
partir un Yachspour amener le Duc d'Ormond de
Dunkerque à Londres. Le
sieur Prior y arriva le mef- ime jour, de France le lendemain ,ilalla à Wmdfor
saluer la Reine & luy ren- sion. dr
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Résumé : NOUVELLES d'Angleterre.
Le Comte de Strafford arriva à Londres le 24 octobre. Le 26 octobre, il reçut l'ordre de dissoudre le Régiment Royal des Dragons. Le 28 octobre, il devint premier Commissaire de l'Amirauté. Le 4 novembre, un yacht partit chercher le Duc d'Ormond à Dunkerque. Le même jour, le sieur Prior arriva de France pour rencontrer la Reine.
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1177
p. 222-22[9]
DONS DE LA Reine d'Angleterre.
Début :
La Reine a donné au Comte d'Excester, le Gouvernement [...]
Mots clefs :
Dons, Reine d'Angleterre, Province de Rutland, Comtes, Colonels, Archevêque, Compagnies
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : DONS DE LA Reine d'Angleterre.
DONS DE L.A.
Reine d'Angleterre.
La Reine a
donné au
Comte d'Excester,le Gouvernement de la Province
de Rutland, à la place de
Mylord Gerard.
Celuy de La Province
d'Essex
,
valant parle deces de Mylord Rivers, ati
Vicomte deBullinbrooksecretaire d'Estat.
Le sieur Hill commandanr de Dunkerque, a
eslé
fait Lieutenant & Conseil-
lerduConseil privé.
Le Comte de Port-more
quicommandoit cy devant
lestroupesAngloisesen Porrugal a
aussi été fait Conseiller du Conseilprivé.
Le Colonel Clayton
,
a
é é fait Commandant de la,
Citadelle de DunKerque.
-
Le Chevalier Abercombie, a
esté fait Major &
Commandant de la Garnisail.
Le 5. Novembre, il yeut àWindsorChapitre de l'Ordrede la Jarriere, dans lequel SaMajestéfit sixChe-
valiers
;
sçavoir
,
le Duc
d'Hamilton ,le Duc de
Beaufort,le Duc de Kent,
le Comte d'Oxford, le
Comte Pawlet,leComte de
Strafford.
Le mêmejour un détachement des Gardes du
Corps & des Grenadiers à
cheval, partir pour allerfaire la Garde à Windsor, d-ou
onassure quela Reinene
reviendra qu'à Noel.
Le lendemain il yeut
un Confeilde Cabinet, auquelleComte de Strafford
assista, ayant le 29. Octo-
-
bre presté le^mcnt-en qltelité de Conseiller du Conseil privé. •:
Le 8. il presta lessermens
dans la Cour de laChancellerie, pour lacharge de
premier Commissaire de
l'Amirauté.
Le 9. leChevalierRichardHoare,nouveauLord
Maire, prestales sermens
pourcetteChargeà W-eÍtminsler devant les Barons
de l'Echiquier. Le même
jour, il fitsonentrée pu- blique
,
& traita magnifiquementles Ministres d'E-
stat & les plus grands Seigneurs de la Cour.
Le sieur de Melarde, l'un
des Plenipotentiaires du
Duc de Savoye
,
arriva le
t. Novembre
,
de Hollande à Londres, de il assista deux jours a
prèsauComitté du Conseil.
h' L'Archevesquede Cae
torbery, l'Evesque de Londres
,
le nouveau Maire ôc
plusieurs autres, tant Eccljp*'
siastiques queSeculiers ont esténommez pour estre du
nombre des Commissaures
qui doivent prendresoinde
la constructiondecinquante Eglises à Londres
, &
aux environs
,
suivant rActe du Parlement.
Oti commença le3 Novembre à reformer dix
hommes par Compagnie,
des Regiments des Gardes;
elles font maintenant reduités à soixantehommes
ch acune : toutes les autres
fCsmvpagnies d'infanterie,
serontreduites à quarante
hommes, &celle deCavalerie& de Dragons àtrente cinq, à la reserve des
CardesduCorps.
Les Officiers de l'Artili
lerie ont conclu un marché
avec les Armuriers de la
Ville de Londres, pour
fournir dans un certaintems
vingtmille fusils, autant de
bayonnettcs
,
d'espées
,
ôc
d'autres armes qui doivent
.cllre envoyées dans les Magasinsde Gibraltar ôcdu
PortMahen. ':"':. ['C
Les LettresdeLisbonne
du 28. Octobre, portent que
la Flotte duBresil
,
escortée par six Vaisseaux de
guerrePortugais, estoit arrivée le >.,. au nombre de
soixante
-
trois Vaisseaux
marchands richement chargez, & deux Vaisseaux venant de Goa aussifortriches. Elle a
apporte entre
autres
,
mille Arrobes ou
vingt-quatre mille livres de
poudre d'Or;trente mille
livres de Tabac
,
& une
grande quantité de Cuirs
éc autres Marchandises.
Le 19. Octobre, la Reine de Portugal accoucha
d'un Prince, ce qui causa
une grande joye
Reine d'Angleterre.
La Reine a
donné au
Comte d'Excester,le Gouvernement de la Province
de Rutland, à la place de
Mylord Gerard.
Celuy de La Province
d'Essex
,
valant parle deces de Mylord Rivers, ati
Vicomte deBullinbrooksecretaire d'Estat.
Le sieur Hill commandanr de Dunkerque, a
eslé
fait Lieutenant & Conseil-
lerduConseil privé.
Le Comte de Port-more
quicommandoit cy devant
lestroupesAngloisesen Porrugal a
aussi été fait Conseiller du Conseilprivé.
Le Colonel Clayton
,
a
é é fait Commandant de la,
Citadelle de DunKerque.
-
Le Chevalier Abercombie, a
esté fait Major &
Commandant de la Garnisail.
Le 5. Novembre, il yeut àWindsorChapitre de l'Ordrede la Jarriere, dans lequel SaMajestéfit sixChe-
valiers
;
sçavoir
,
le Duc
d'Hamilton ,le Duc de
Beaufort,le Duc de Kent,
le Comte d'Oxford, le
Comte Pawlet,leComte de
Strafford.
Le mêmejour un détachement des Gardes du
Corps & des Grenadiers à
cheval, partir pour allerfaire la Garde à Windsor, d-ou
onassure quela Reinene
reviendra qu'à Noel.
Le lendemain il yeut
un Confeilde Cabinet, auquelleComte de Strafford
assista, ayant le 29. Octo-
-
bre presté le^mcnt-en qltelité de Conseiller du Conseil privé. •:
Le 8. il presta lessermens
dans la Cour de laChancellerie, pour lacharge de
premier Commissaire de
l'Amirauté.
Le 9. leChevalierRichardHoare,nouveauLord
Maire, prestales sermens
pourcetteChargeà W-eÍtminsler devant les Barons
de l'Echiquier. Le même
jour, il fitsonentrée pu- blique
,
& traita magnifiquementles Ministres d'E-
stat & les plus grands Seigneurs de la Cour.
Le sieur de Melarde, l'un
des Plenipotentiaires du
Duc de Savoye
,
arriva le
t. Novembre
,
de Hollande à Londres, de il assista deux jours a
prèsauComitté du Conseil.
h' L'Archevesquede Cae
torbery, l'Evesque de Londres
,
le nouveau Maire ôc
plusieurs autres, tant Eccljp*'
siastiques queSeculiers ont esténommez pour estre du
nombre des Commissaures
qui doivent prendresoinde
la constructiondecinquante Eglises à Londres
, &
aux environs
,
suivant rActe du Parlement.
Oti commença le3 Novembre à reformer dix
hommes par Compagnie,
des Regiments des Gardes;
elles font maintenant reduités à soixantehommes
ch acune : toutes les autres
fCsmvpagnies d'infanterie,
serontreduites à quarante
hommes, &celle deCavalerie& de Dragons àtrente cinq, à la reserve des
CardesduCorps.
Les Officiers de l'Artili
lerie ont conclu un marché
avec les Armuriers de la
Ville de Londres, pour
fournir dans un certaintems
vingtmille fusils, autant de
bayonnettcs
,
d'espées
,
ôc
d'autres armes qui doivent
.cllre envoyées dans les Magasinsde Gibraltar ôcdu
PortMahen. ':"':. ['C
Les LettresdeLisbonne
du 28. Octobre, portent que
la Flotte duBresil
,
escortée par six Vaisseaux de
guerrePortugais, estoit arrivée le >.,. au nombre de
soixante
-
trois Vaisseaux
marchands richement chargez, & deux Vaisseaux venant de Goa aussifortriches. Elle a
apporte entre
autres
,
mille Arrobes ou
vingt-quatre mille livres de
poudre d'Or;trente mille
livres de Tabac
,
& une
grande quantité de Cuirs
éc autres Marchandises.
Le 19. Octobre, la Reine de Portugal accoucha
d'un Prince, ce qui causa
une grande joye
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Résumé : DONS DE LA Reine d'Angleterre.
Le document décrit diverses nominations et événements à la cour anglaise et dans les forces armées. La Reine a attribué des postes administratifs, notamment au Comte d'Excester pour la Province de Rutland et au Vicomte de Bullinbrook comme secrétaire d'État. Plusieurs nominations ont été faites au Conseil privé, incluant le sieur Hill, le Comte de Portmore et le Colonel Clayton comme Commandant de la Citadelle de Dunkerque. Le Chevalier Abercrombie a été nommé Major et Commandant de la Garnison. Le 5 novembre, six nouveaux Chevaliers de l'Ordre de la Jarretière ont été créés à Windsor. Le Comte de Strafford a prêté serment comme Conseiller du Conseil privé et premier Commissaire de l'Amirauté les 6 et 8 novembre. Le Chevalier Richard Hoare, nouveau Lord Maire, a prêté serment le 9 novembre. Le sieur de Melarde, Plénipotentiaire du Duc de Savoie, est arrivé à Londres le 11 novembre. Des réformes ont été entreprises dans les régiments des Gardes et un marché pour des armes a été conclu. Des nouvelles de Lisbonne mentionnent l'arrivée d'une flotte du Brésil et la naissance d'un Prince au Portugal.
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1178
p. 230-240
NOUVELLES d'Utrecht.
Début :
Les negociations de la paix font tousjours au mesme estat: [...]
Mots clefs :
Utrecht, Négociations de paix internationales, Ministres des Alliés, Conférences, Comte de Strafford, Prince Eugène, Angleterre, Conseil d'État, États généraux, Meurs
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : NOUVELLES d'Utrecht.
NOUVELLES,
d'Utrécit.
,
Les negociations de la
paix sont toujours au mesme estat: Les Miniltres des
Alliez tiennent souvent entreux desConferences; on
assure qu'il n'y sera pris aucune resolution importance,
jusqu'au retour d'Angleterre du Comte de Strafford
qu'on attendincessamment.
Le- Duc & la Duchesse
de Saint Pierre
,
arriverenc
le 4
Novembre àRosendal
prés d'Utrecht, où ils ont
reçû les visites des Plenipotentiaires de France &
de plusieurs autres Ministres. Le lendemain leDuc.
de Saint Pierre alla rendrevisite au Mareschal deHu-.
xeles, & aux autresPlenipotentiaires, puis à l'Evefeue de Bristol.
Les Lettres de la Haye
du 17 Novembre, portent
que le Prince Eugene, le
Comte de Sinzendorf & le
Baron de Heems Plenipotentiaires de TArchiducjontf
conferé avec les Deputez
des Estats generaux. & du
Conseild'Estat, pourtascher.
de leur persuader d'augmenter l'état de guerre pour -
la Campagne prochaine,à
causedela diminution des
forces des Alliez, par la suspension d'Armes concluë
avecl'Angleterre &le Portugal, assurant que l'Archiduc seroit de son costé des
efforts extraordinaires: on
a
appris que leurs sollicitations avoient esté inutiles,
que le Conseil d'Estat 1tavoit règle sur le pied de la
Campagnederniere
,
ôc
qu'on aura mesme beaucoup
de peine à l'executer, à cause de la décadence du Commerce
,
de la rareté de l'argent, & de la diminution
du credit qui tombe de plus
en plus; queleConseild'Eilat en Corpsl'avoit porté
aux Estats Generaux, pour l'envoyer irièelfamm'enc
dans les Provinces, afin d'avoir leur consentement.
LesLettresdeNamur du
premierNovembre,portent
quele ComtedeBergeik
avoit communiquéauxEs-
tats duComitté de Namur-
,& fait enregistrer un Aéte
du premier Janvier 1712..-
par lequel le Roy d'Espagne
en confcquence du Traité
fait en son nom & de son
consentement le7. Novembre 1702. par le Roy Tres-
;.Chrettien
,
avec le Prince
Maximilien Emmanuel,E
lecteur de Baviere il cedeSe transporte à ce Prince
J. & sesSuccessèurs tous le*
droits, propriété & souveraineté qui luy appartenoientdans lesPays-bas, de
lamesme maniere qu'il en
Avoir jouy cy devant. Le
Comte de BergeiK partit
le 2. Novembre
,
pour alJer (Cixee.ufrerîune pareille
Coaamvffioci dans la Ville,
&le t>jchede Luxembourg
après lavellei.it recoud
pej .àMadrid.
Les EstarsGenerauxont
r-écol-uqu'e tous leurs Officiers ,fyflkutleuts Compagnies complettes;le 25.
Mars prochain
,
à peins d'être-cafrés.
LePrince E^etir'itll
pwyjk" 14. l&wifcbrs<fe
laHayt;MNy.ailej-àVitu*
ne
,
le Comte deSinzendorfl'a accompagne jusqu'à
Utrecht.
Le sieur GasparFlorent
de Confbruch
,
Conseiller
Aulique & troisieme Plénipotentiaire
,
mourut à
Utrecht le 19. Novembre
,
le Baron de Kirchner qui
doit luy succeder, arriva le
13. à Francfort', il enpartit le 16. pour se rendre à
Utrecht.
Les Lettres de Meurs ,
portentque les troupes de
l'Electeur de Brandebourg,
qui se font emparées du
Chateau parsurprise;ayant
receu un ren fort,ont obligé les habitans à prester
serment de fidelité àson
AltesseElectorale
,
& contraint les Troupes Hollandosses d'en sortir; ils ont
fait entrer quinze cent
hommes dans cette petite
Ville, le sieur Hymmen
l'un des Plénipotentiaire
de l'Electeur de Brandebourg, a
presenté aux Estats Generaux sur ce sujet,
unmémoire qui pourroit
avoir des suitesfascheuses
s'ils n'étoient occupezà des,
affaires plus imporra'ntes.)
,
Les Ministresdel'Archiduc, demandent de grosses,
sommes aux Pays- bas Catholiques ,pourla fubliRancedes Troupes qui doivent
yrester enquartier d'hyver;ils demandentsix cent
cinquante milleflorins à b
Province de Flandres, donc
les Estats n'en veulent accorder le. que troiscentmilLes Lettres de Luxembourg, portent que les Partis duColonella Croix
,
ej&okjoc revenus d'au de-*
Il du Rhin avec un buem
desoixante mille écus,&
un grand nombre de prisonniers & OfficiersdeDisitiction; celles de Strasbourgdu 18. Novembre
portent qu'unParty de :Lau,¡,
terbourg ayant fait une
courte jusqu'auprés de Landau avoient amené pluficursOfficiers prisonniers:
on écrit de Hombourg que soixanteGrenadiers de la
Garnison ayantdressé une
embuscade à un Party de
Hussars de laGarnisonde
Landauy lesont presque
toustuez, ou pris, avec leur
Commandant & leur bik
tin.
On mande de Londres
que le Duc d'Ormond yest
arrivé le 14. Novembre,'&
qu'il partit le 15. pour aller
à Windsor saluerla Reine
qui le rcceu tres-favorablement que Milord Marlborough ayant obtenu la
permissiond'aller faire un
voyage, son passeport fut
signé le 11. pour luy& quatorze personnesseulement,
qu'il avoit pris congé de la
Reine & devoit partir le ty
d'Utrécit.
,
Les negociations de la
paix sont toujours au mesme estat: Les Miniltres des
Alliez tiennent souvent entreux desConferences; on
assure qu'il n'y sera pris aucune resolution importance,
jusqu'au retour d'Angleterre du Comte de Strafford
qu'on attendincessamment.
Le- Duc & la Duchesse
de Saint Pierre
,
arriverenc
le 4
Novembre àRosendal
prés d'Utrecht, où ils ont
reçû les visites des Plenipotentiaires de France &
de plusieurs autres Ministres. Le lendemain leDuc.
de Saint Pierre alla rendrevisite au Mareschal deHu-.
xeles, & aux autresPlenipotentiaires, puis à l'Evefeue de Bristol.
Les Lettres de la Haye
du 17 Novembre, portent
que le Prince Eugene, le
Comte de Sinzendorf & le
Baron de Heems Plenipotentiaires de TArchiducjontf
conferé avec les Deputez
des Estats generaux. & du
Conseild'Estat, pourtascher.
de leur persuader d'augmenter l'état de guerre pour -
la Campagne prochaine,à
causedela diminution des
forces des Alliez, par la suspension d'Armes concluë
avecl'Angleterre &le Portugal, assurant que l'Archiduc seroit de son costé des
efforts extraordinaires: on
a
appris que leurs sollicitations avoient esté inutiles,
que le Conseil d'Estat 1tavoit règle sur le pied de la
Campagnederniere
,
ôc
qu'on aura mesme beaucoup
de peine à l'executer, à cause de la décadence du Commerce
,
de la rareté de l'argent, & de la diminution
du credit qui tombe de plus
en plus; queleConseild'Eilat en Corpsl'avoit porté
aux Estats Generaux, pour l'envoyer irièelfamm'enc
dans les Provinces, afin d'avoir leur consentement.
LesLettresdeNamur du
premierNovembre,portent
quele ComtedeBergeik
avoit communiquéauxEs-
tats duComitté de Namur-
,& fait enregistrer un Aéte
du premier Janvier 1712..-
par lequel le Roy d'Espagne
en confcquence du Traité
fait en son nom & de son
consentement le7. Novembre 1702. par le Roy Tres-
;.Chrettien
,
avec le Prince
Maximilien Emmanuel,E
lecteur de Baviere il cedeSe transporte à ce Prince
J. & sesSuccessèurs tous le*
droits, propriété & souveraineté qui luy appartenoientdans lesPays-bas, de
lamesme maniere qu'il en
Avoir jouy cy devant. Le
Comte de BergeiK partit
le 2. Novembre
,
pour alJer (Cixee.ufrerîune pareille
Coaamvffioci dans la Ville,
&le t>jchede Luxembourg
après lavellei.it recoud
pej .àMadrid.
Les EstarsGenerauxont
r-écol-uqu'e tous leurs Officiers ,fyflkutleuts Compagnies complettes;le 25.
Mars prochain
,
à peins d'être-cafrés.
LePrince E^etir'itll
pwyjk" 14. l&wifcbrs<fe
laHayt;MNy.ailej-àVitu*
ne
,
le Comte deSinzendorfl'a accompagne jusqu'à
Utrecht.
Le sieur GasparFlorent
de Confbruch
,
Conseiller
Aulique & troisieme Plénipotentiaire
,
mourut à
Utrecht le 19. Novembre
,
le Baron de Kirchner qui
doit luy succeder, arriva le
13. à Francfort', il enpartit le 16. pour se rendre à
Utrecht.
Les Lettres de Meurs ,
portentque les troupes de
l'Electeur de Brandebourg,
qui se font emparées du
Chateau parsurprise;ayant
receu un ren fort,ont obligé les habitans à prester
serment de fidelité àson
AltesseElectorale
,
& contraint les Troupes Hollandosses d'en sortir; ils ont
fait entrer quinze cent
hommes dans cette petite
Ville, le sieur Hymmen
l'un des Plénipotentiaire
de l'Electeur de Brandebourg, a
presenté aux Estats Generaux sur ce sujet,
unmémoire qui pourroit
avoir des suitesfascheuses
s'ils n'étoient occupezà des,
affaires plus imporra'ntes.)
,
Les Ministresdel'Archiduc, demandent de grosses,
sommes aux Pays- bas Catholiques ,pourla fubliRancedes Troupes qui doivent
yrester enquartier d'hyver;ils demandentsix cent
cinquante milleflorins à b
Province de Flandres, donc
les Estats n'en veulent accorder le. que troiscentmilLes Lettres de Luxembourg, portent que les Partis duColonella Croix
,
ej&okjoc revenus d'au de-*
Il du Rhin avec un buem
desoixante mille écus,&
un grand nombre de prisonniers & OfficiersdeDisitiction; celles de Strasbourgdu 18. Novembre
portent qu'unParty de :Lau,¡,
terbourg ayant fait une
courte jusqu'auprés de Landau avoient amené pluficursOfficiers prisonniers:
on écrit de Hombourg que soixanteGrenadiers de la
Garnison ayantdressé une
embuscade à un Party de
Hussars de laGarnisonde
Landauy lesont presque
toustuez, ou pris, avec leur
Commandant & leur bik
tin.
On mande de Londres
que le Duc d'Ormond yest
arrivé le 14. Novembre,'&
qu'il partit le 15. pour aller
à Windsor saluerla Reine
qui le rcceu tres-favorablement que Milord Marlborough ayant obtenu la
permissiond'aller faire un
voyage, son passeport fut
signé le 11. pour luy& quatorze personnesseulement,
qu'il avoit pris congé de la
Reine & devoit partir le ty
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Résumé : NOUVELLES d'Utrecht.
Les négociations de paix entre les alliés sont temporairement suspendues en attendant le retour du Comte de Strafford d'Angleterre. Le Duc et la Duchesse de Saint-Pierre ont rejoint Rosendal près d'Utrecht, où ils ont accueilli des visites de plénipotentiaires français et d'autres ministres. Le Prince Eugène et d'autres plénipotentiaires de l'Archiduc ont tenté de convaincre les États généraux et le Conseil d'État des Pays-Bas d'intensifier les efforts de guerre pour la prochaine campagne, mais leurs demandes ont été rejetées en raison de la décadence du commerce et de la rareté de l'argent. Le Comte de Bergeik a transmis aux États du Comité de Namur un acte par lequel le Roi d'Espagne cède ses droits sur les Pays-Bas au Prince Électeur de Bavière. Les États généraux ont ordonné la révocation de tous leurs officiers et compagnies complètes d'ici le 25 mars prochain. Le Prince Eugène a quitté La Haye pour Vitry, accompagné du Comte de Sinzendorf. Le conseiller aulique Gaspar Florent de Conflans est décédé à Utrecht, et le Baron de Kirchner est arrivé pour lui succéder. Les troupes de l'Électeur de Brandebourg ont pris le contrôle du Château de Meurs, forçant les habitants à prêter serment de fidélité. Les ministres de l'Archiduc demandent des fonds importants aux Pays-Bas catholiques pour le quartier d'hiver des troupes. Des nouvelles militaires signalent des actions près du Rhin et de Landau, avec des prises de prisonniers et des embuscades. À Londres, le Duc d'Ormond est arrivé et a été bien reçu par la Reine, tandis que Milord Marlborough a obtenu la permission de partir en voyage.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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1179
p. 241-244
Copie de lettre du Duc d'Uceda au Gouverneur de Porto-Hercole.
Début :
L'Empereur nôtre maître a trouvé à propos d'envoyer [...]
Mots clefs :
Copie d'une lettre, Justice, Duc d'Uceda, Gouverneur de Porto-Hercole
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texteReconnaissance textuelle : Copie de lettre du Duc d'Uceda au Gouverneur de Porto-Hercole.
Copie de lettre du Duc AU*
ceda au Gouverneur de
Porto-Hercole.
L'Empereur notre ,.. maî-Ai.
tre a trouve à propos d'envoyer quelques troupes
pour se mettre en possession
de cesforteressesqui lui ont
été usurpées, & qui lui appartiennent avec tant de
justice
; ce qui fera facile.,
comme vous & moy le sçavons, parce qu'elles manquent de troupes pour les
défendre, de munitions &
de vivres. Neanmoins comme je vous fais la justice de
croire que vous ne voudrez
pasvousexposer aux dernieres rigueurs de la guerre, & que vous reconnoîtrez celui qui en est le véritable Seigneur, comme
nous le saisons nous autres qui avons fait attention à
nôtrelegitime devoir, j'esperequen les remettant à
l'obeïssance de Sa Majesté
Imperiale & Catholique',
vous confirmerez la confiance que j'ai euë en vous,
en vous en procurant le
Gouvernement: ce qui vous
donne à present une siglorieuse occasion. J'espere
que vous en profiterez sur
l'assurance que je vous donne que ce service fera consideré par l'Empereur nôtre maître avec une particulière attention, &que je
ne manquerai pas d'en solliciterla recompense, comme aussi celle de tousles Ofhciers,à qui vous ferez parc
de ce que je vous écris ôc
qui doivent être persuadez
qu etant mes creatures, je
ne voudrois pas leur pro-
poser une chose qui ne sûr.
trés-honorable, ôc avantageuse pour eux. Dieu vous
conserve comme je le de-
{ire,.) De Milan le
1 0. Janvier 1712. Le Duc d'Uceda;
Comte de Montalban, à
Don AugultinGonzalesde An
ceda au Gouverneur de
Porto-Hercole.
L'Empereur notre ,.. maî-Ai.
tre a trouve à propos d'envoyer quelques troupes
pour se mettre en possession
de cesforteressesqui lui ont
été usurpées, & qui lui appartiennent avec tant de
justice
; ce qui fera facile.,
comme vous & moy le sçavons, parce qu'elles manquent de troupes pour les
défendre, de munitions &
de vivres. Neanmoins comme je vous fais la justice de
croire que vous ne voudrez
pasvousexposer aux dernieres rigueurs de la guerre, & que vous reconnoîtrez celui qui en est le véritable Seigneur, comme
nous le saisons nous autres qui avons fait attention à
nôtrelegitime devoir, j'esperequen les remettant à
l'obeïssance de Sa Majesté
Imperiale & Catholique',
vous confirmerez la confiance que j'ai euë en vous,
en vous en procurant le
Gouvernement: ce qui vous
donne à present une siglorieuse occasion. J'espere
que vous en profiterez sur
l'assurance que je vous donne que ce service fera consideré par l'Empereur nôtre maître avec une particulière attention, &que je
ne manquerai pas d'en solliciterla recompense, comme aussi celle de tousles Ofhciers,à qui vous ferez parc
de ce que je vous écris ôc
qui doivent être persuadez
qu etant mes creatures, je
ne voudrois pas leur pro-
poser une chose qui ne sûr.
trés-honorable, ôc avantageuse pour eux. Dieu vous
conserve comme je le de-
{ire,.) De Milan le
1 0. Janvier 1712. Le Duc d'Uceda;
Comte de Montalban, à
Don AugultinGonzalesde An
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Résumé : Copie de lettre du Duc d'Uceda au Gouverneur de Porto-Hercole.
Le Duc d'Uceda écrit au Gouverneur de Porto-Hercole pour l'informer de la décision de l'Empereur d'envoyer des troupes afin de reprendre des forteresses usurpées, qui appartiennent légitimement à l'Empereur. Ces forteresses sont vulnérables en raison du manque de troupes, de munitions et de vivres. Le Duc espère que le Gouverneur reconnaîtra l'autorité de l'Empereur et remettra les forteresses sous l'obéissance de Sa Majesté Impériale et Catholique. Il assure que ce service sera récompensé par l'Empereur et sollicitera des récompenses pour le Gouverneur et les officiers impliqués. La lettre est datée du 10 janvier 1712 à Milan.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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1180
p. 244-251
Réponse.
Début :
Ces jours passez un miserable Napolitain, rebele & bâtard, nommé [...]
Mots clefs :
Napolitain, Ciglio, Gouvernement, Garnison
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Réponse.
ponfi.
Ces jours passez un ini.
serableNapolitain,rebele
& bâtard, nommé Thomas Galicta
,
me fit prier
de luienvoyer au lieu de
>
Ciglioc un homme qui est
ici y
àqui il dévoiecommuniquer des choses de
très-grande importance.,
& qui ne me feroient pas
desagreables. Lui ayant repondu que cet homme ne
pouvoit pas y
aller, il eut
la, temerité de me faire,
comme de sa partquelquespropositionsque j'aurois rejettées d'abord, s'il
ne les avoit accompagnées
d'une lettre toute ecrite de
la main de Vôtre Excellence, ôc dattée du 10. de
Janvier, dans laquelle me
faisant souvenir des obligâtions que je lui ai de m'avoir mis en ce Gouvernement, elle me propose ôc
m'exhorte à manquer au
point le plus important de
mon honneur, & 3e la fidélité que j'ai jurée au Roy
nôtre maître Philippe V.,
queDieuconserve. J'avoue
que je ne,m'attendois pas à
cette proposition de la
part de Vôtre Excellencey
& que je ne la croyois pas
capable de me la faire:
mais puisque je vois le contraire,jaijugé a propos
quoy qu'elle ne meritât
point de réponse, de lui
en faire une, afin que Vôtre Excellence ne se fatigue pas inutilement, & de
l'assurer que jusqu'a ce que
j'eus appris qu'elle avoit
manqué à son devoir, j'ai
toujours eu pour elle la veneration & le respect qui
lui étoit dû
:
mais depuis
que Vôtre Excellence a
fait
la démarche scandaleuse
que le monde sçait, tous
ces respects se sont effacez
de ma memoire. Maintenant que vôtre Excellence
m'adonné ce nouveau témoignage du peu d'estime
qu'elle a
fait de moy
,
je fuis
obligé de lui dire que ni
moy
,
ni aucun de mes Officiers, ni le moindre foldat de la garnison de cette
place, ne sommes pas capables de manquer de la
défendre & de la conserver
de tout nôtre pouvoir au
Roy nôtre maître, pour lequel nous sommes prêts à
répandre nôtre fang, reconnoissant que la Souveraineté en appartient à Sa
Majesté seule,& non à
au-
cun autre Prince. Pour cet
effet nous avons des foldats, des vivres & des munirions, &toutce quiest
necessairen'éprouvant
plus les besoins où nous étions quand nous dépendions de celui qui fait à
present connoître le dessein pour lequel alors il
nous abandonnoit. Ainsi
Vôtre Excellence peut se
desabuser, & croire qu'il
n'y a
personne qui la veuille
imiter, & que les artifices
dont vous avez ufë avec moi
feront inutiles, parceque
c'est le Roy nôtre maître
qui peut le faire, & nonpas
Vôtre Excellence l'inventer. Qu'elle foit persuadée:
qu'elle traite avec une personne qui l'entend bien, ôc
qui la connoissoitsuffisamment même avant quelle
se fût declarée. Elle pourvoit faire cette reflexion
avant que de m'ecrire, &.
s'attendre qu'elle n'auroit
point de moy d'autre réponse que celle,que je faisavec,tant de
raison
a Vôtre Excellence, qui ervexr
cufera la maniere) comme jaisupporté ses tentatives. Dieu conserveVôtre Excellence plusieurs années.. De Porto-Hercole
le seize Février mil sept
cent douze, Don Augustin Gonzales de Andradéy
à l'excellentissime Seigneur
Don Juan
«
Francusco Pa.
çhcco.
Ces jours passez un ini.
serableNapolitain,rebele
& bâtard, nommé Thomas Galicta
,
me fit prier
de luienvoyer au lieu de
>
Ciglioc un homme qui est
ici y
àqui il dévoiecommuniquer des choses de
très-grande importance.,
& qui ne me feroient pas
desagreables. Lui ayant repondu que cet homme ne
pouvoit pas y
aller, il eut
la, temerité de me faire,
comme de sa partquelquespropositionsque j'aurois rejettées d'abord, s'il
ne les avoit accompagnées
d'une lettre toute ecrite de
la main de Vôtre Excellence, ôc dattée du 10. de
Janvier, dans laquelle me
faisant souvenir des obligâtions que je lui ai de m'avoir mis en ce Gouvernement, elle me propose ôc
m'exhorte à manquer au
point le plus important de
mon honneur, & 3e la fidélité que j'ai jurée au Roy
nôtre maître Philippe V.,
queDieuconserve. J'avoue
que je ne,m'attendois pas à
cette proposition de la
part de Vôtre Excellencey
& que je ne la croyois pas
capable de me la faire:
mais puisque je vois le contraire,jaijugé a propos
quoy qu'elle ne meritât
point de réponse, de lui
en faire une, afin que Vôtre Excellence ne se fatigue pas inutilement, & de
l'assurer que jusqu'a ce que
j'eus appris qu'elle avoit
manqué à son devoir, j'ai
toujours eu pour elle la veneration & le respect qui
lui étoit dû
:
mais depuis
que Vôtre Excellence a
fait
la démarche scandaleuse
que le monde sçait, tous
ces respects se sont effacez
de ma memoire. Maintenant que vôtre Excellence
m'adonné ce nouveau témoignage du peu d'estime
qu'elle a
fait de moy
,
je fuis
obligé de lui dire que ni
moy
,
ni aucun de mes Officiers, ni le moindre foldat de la garnison de cette
place, ne sommes pas capables de manquer de la
défendre & de la conserver
de tout nôtre pouvoir au
Roy nôtre maître, pour lequel nous sommes prêts à
répandre nôtre fang, reconnoissant que la Souveraineté en appartient à Sa
Majesté seule,& non à
au-
cun autre Prince. Pour cet
effet nous avons des foldats, des vivres & des munirions, &toutce quiest
necessairen'éprouvant
plus les besoins où nous étions quand nous dépendions de celui qui fait à
present connoître le dessein pour lequel alors il
nous abandonnoit. Ainsi
Vôtre Excellence peut se
desabuser, & croire qu'il
n'y a
personne qui la veuille
imiter, & que les artifices
dont vous avez ufë avec moi
feront inutiles, parceque
c'est le Roy nôtre maître
qui peut le faire, & nonpas
Vôtre Excellence l'inventer. Qu'elle foit persuadée:
qu'elle traite avec une personne qui l'entend bien, ôc
qui la connoissoitsuffisamment même avant quelle
se fût declarée. Elle pourvoit faire cette reflexion
avant que de m'ecrire, &.
s'attendre qu'elle n'auroit
point de moy d'autre réponse que celle,que je faisavec,tant de
raison
a Vôtre Excellence, qui ervexr
cufera la maniere) comme jaisupporté ses tentatives. Dieu conserveVôtre Excellence plusieurs années.. De Porto-Hercole
le seize Février mil sept
cent douze, Don Augustin Gonzales de Andradéy
à l'excellentissime Seigneur
Don Juan
«
Francusco Pa.
çhcco.
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Résumé : Réponse.
Dans une lettre datée du 16 février 1712, Don Augustin Gonzales de Andradé, gouverneur de Porto-Hercole, répond à Don Juan Francisco Pachco. Il relate une demande de Thomas Galicta, un rebelle napolitain, de lui envoyer un émissaire à Ciglioc pour transmettre des informations importantes. Galicta a joint une lettre de Don Juan Francisco Pachco, datée du 10 janvier, où ce dernier rappelle au gouverneur ses obligations et l'incite à trahir le roi Philippe V. Le gouverneur exprime sa surprise et son indignation, affirmant qu'il n'a jamais manqué à son devoir jusqu'à ce qu'il découvre l'implication de Don Juan Francisco Pachco. Il réaffirme sa loyauté envers le roi et sa détermination à défendre la place, soulignant que ni lui, ni ses officiers, ni les soldats ne manqueront à leur devoir. Il conclut en déclarant que les artifices de Don Juan Francisco Pachco seront inutiles et que seul le roi peut décider de la souveraineté.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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1181
p. 265-280
Traité de Suspension d'Armes entre la France & l'Espagne, d'une part; & le Portugal, de l'autre. Conclu à Utrecht le septiéme Novembre 1712.
Début :
NOUS Plenipotentiaires de Sa Majesté le Roy Tres-Chrestien, & [...]
Mots clefs :
Traite, Suspension d'armes, France, Espagne, Portugal, Plénipotentiaires, Troupes, Couronnes, Vaisseaux, Passeports
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texteReconnaissance textuelle : Traité de Suspension d'Armes entre la France & l'Espagne, d'une part; & le Portugal, de l'autre. Conclu à Utrecht le septiéme Novembre 1712.
Traite de Suspension
d'Armes entre la
France & TEfpagne,
d'une part; & le
Portugal ,de l'autre.
Conclu à Vrrecht le Jêptiémâ
Novembre1712.
NOUSPlénipotentiaires de Sa Majesté
le Roy Très-Chrcftien,
& de SaMajesté le Roy
de Portugal
,
Tommes
convenus:
1
, QjjiL y aura une Suspension generale de toutes
Actions Militaires par
Terre & par Mer entre les
deux Couronnes de France
&d'Espagne, d'une part;
& celle de Portugal, de
l'autre; leurs Sujets, Armées, Troupes, Flottes,
Escadres & Vaisseaux, tant
en Europe que dans tout
autre Pays du monde: laquelle durera l'espace de
quatre mois, à commencer
au quinziéme du present
mois de Novembre, jufqu'au quinzième du mois de
Mars que 1 on comptera
1713.& Sa Majesté TresChrestienne se fait fort
qu'elle feraobservée par la
Couconne d'Espagne.
II
EN vertu du prefenc
Traité tousActesd'hostitlité
cesteront entre ces trois
Couronnes de chaque costé
pendant ledit espace de
quatre mois, tant par Terre
luc par Mer &autres Eaux;
en force que s'ilarrivoit que
pendant le cours de ladite
Suspensionon y
contrevinst:
de part ou d'autre,soit ouVertement, parquelquestntreprises ou autre fait d'armes,soit par surprise ou intelligence secretre en quelque endroicdu monde que
ce fût, mesme par quelque
accident imprévû, cette
contravention se reparera de part & d'autre de bonne
foy) sansdelay ni difficulté.
LesPlacesVaisseaux &
:MaKhandifefc feront rendes
•>
incessamment, & les Prifonniersmis en liberté,fane
qu'on demande aucune
chose pour tcurrançonm
pour leur dépense.
(
III.
AFIN de prévenir tous
sujets deplaintes&conteflations qui pourroient naicro
à l'occasion des Prises faites
sur Mer pendant le terme
de la Surpensionon est convenu que les Vaisseaux de
part & d'autre qui feioient
plis après l'expiration des
termes cydessus marquez,
à
commencer du jour de la
signature de ce Traité, feront entierement rendus,
avec le monde, l'Equipage,
les Marchandées, & autres
effetsqu'on y aura trouvez.
sans la moindre exceptionysçavoir,ceux qu'on aura pris
depuis les Costes de Portugal jusqu'à la hauteur des
Isles des Açores & Détroit
de Gibraltar, après l'espace
de vingt-cinq jours; depuis
le mesme Décroitjusqu'à
tous les Ports de la Mediterrannée, après l'espace de
quarante jours depuis les
susdites Costes de Portugal
vers les Mers du Nord, &
dans lesdites Mers du Nord
,
aprés cinquante jours; depuis la hauteur des Isles des
Adores jusqu'au vingtcinquièmedegré du costé
du Sud, après cinquante
jours; & enfin aprèsledit
vingt-cinquièmedegré vers
toute autre partie du monde, après six mois: Bien
entendu que dans les endroits où la Suspension ne
peut avoir lieu que dans six
mois, il ca stipulé que la-
dite Suspension ne ^comK
mençant qu'aprés les susdits
six mois, elle ne finira par
consequent que dans dix
mois. Et à l'égard des
autres endroits, on observera la mesme chose à proportion des termes mar-
,
quez, afin que l'on y
ait
connoissance de ladite Suspension d'Armes.
IV.
Tous Vaisseaux &
Bastimens desdites trois
Couronnes pourront navi-
ger librement & 10Ulr de la
presente Suspension depuis
les termes cy -
dessus marquez,, sans estremunis
d'aucres Passeports que de
.ceux de leurs Souverains;
,&,cn cas que les Marchands
souhaitent d'en avoir d'aur
très, on leur en accordera
réciproquement.
; V.
;
SA Majené Très-Chrétiennepromet que les Articlescydeilus de la Ceiïatiori
d'Armes par Mer feront
observez par tous les Capitaines desVaisseaux & autres
Bastimensquiontouauront
commission de ses Alliez:
Et Sa MajestéPortugaise
promet que de sa partilsseront pareillement observez
à l'égard de tous les Alliez
de Sa MajestéTrès-Chrétienne.
VI
EN vertu de la presente
Suspension d'Armes, les
Troupes que Sa Majesté
Portugaile a
presentement
en Catalogne retourneront
enPortugalle plustost qu'il
sera possible,&afin que Sa
Majesté Portugaise ait le
temps d'envoyer, ses ordres
au General qui commande
lesdites Troupes, ladite
Suspension d'Armes ne
commencera pour elles que
le i1 Decembre prochain, auquel jour elles seront & demeureront dans l'inaction
jusqu'à leur départ,sans pouvoir servir ni directementni
indirectement contre les 2.
Couronnes. Et en cas que
leur retraite se fasse par
Terre, des Commissaires
Espagnols se trouverontsur
la Frontiere dans les premiets jours de Decembre
prochain pour concerter,
avec le General desdites
Troupes Portugaisle jour.
de leur départ & toutes les
mesures necessaires, afin
que leur marche au travers
des Etats de la Couronne
d'Espagne soit la pluscourte & la plus commode
qu'il fera possible, & que
leurs logemens soient reglez dans la route: Bien entendu que pendant ladite
marche on leur donnera
aussi des Commissaires pour
les garantir de toutes infultcs-& pour leur faire fournir les vivres, aussi bien que
'! tout ce qui leur fera necessaire, au prix commun &.
ordinaire dans le Pays. Sa
Majesté TrèsChrestienne
se fait fort qu'on aura toute
l'attention possible pour la
fureté desdites Troupes,
& que si par quelque accident imprévu, il arrivoit
que les termes de quatre
moisdelaSuspension vinst
à expirer pendant leur passage par Terre ou par Mer;
en ce cas la Suspension
d'Armes ne laissera pas de
continuer à l'égard de ces
Troupes seulement jusqu'a
ce qu'elles soient arrivées en
Portugal.
VIL
LesRatifications du
present Traité seront échangées de part & d'autre
dans le terme de quarante
jours, ou plustosrsi faire (e
peut nonobsfant que la Suspension doive commencer
du
1 5. du present mois de
Novembre. En foy de
quoy & en vertu des ordres
&pleins pouvoirs que nous
soussïgnez avons reçûs de
nos Maîstres le Roy TresChrestien & le Roy de
Portugal, avons figné le
present Traité, & y avons
fait apposer les Sceaux de
de nos Armes. Fait à
Utrecht le fepriéme Novembre mil sept cens douze.
Estoit figné
(L.S.) HUXELLES.
(L.S,.) L'ABBE DE
POLIGNAC.
(L.S=):M,ENAGER. I
(L.S.) J COMTE DE
TAROUCA.
(L. S) D. Louis DACUNHA.
d'Armes entre la
France & TEfpagne,
d'une part; & le
Portugal ,de l'autre.
Conclu à Vrrecht le Jêptiémâ
Novembre1712.
NOUSPlénipotentiaires de Sa Majesté
le Roy Très-Chrcftien,
& de SaMajesté le Roy
de Portugal
,
Tommes
convenus:
1
, QjjiL y aura une Suspension generale de toutes
Actions Militaires par
Terre & par Mer entre les
deux Couronnes de France
&d'Espagne, d'une part;
& celle de Portugal, de
l'autre; leurs Sujets, Armées, Troupes, Flottes,
Escadres & Vaisseaux, tant
en Europe que dans tout
autre Pays du monde: laquelle durera l'espace de
quatre mois, à commencer
au quinziéme du present
mois de Novembre, jufqu'au quinzième du mois de
Mars que 1 on comptera
1713.& Sa Majesté TresChrestienne se fait fort
qu'elle feraobservée par la
Couconne d'Espagne.
II
EN vertu du prefenc
Traité tousActesd'hostitlité
cesteront entre ces trois
Couronnes de chaque costé
pendant ledit espace de
quatre mois, tant par Terre
luc par Mer &autres Eaux;
en force que s'ilarrivoit que
pendant le cours de ladite
Suspensionon y
contrevinst:
de part ou d'autre,soit ouVertement, parquelquestntreprises ou autre fait d'armes,soit par surprise ou intelligence secretre en quelque endroicdu monde que
ce fût, mesme par quelque
accident imprévû, cette
contravention se reparera de part & d'autre de bonne
foy) sansdelay ni difficulté.
LesPlacesVaisseaux &
:MaKhandifefc feront rendes
•>
incessamment, & les Prifonniersmis en liberté,fane
qu'on demande aucune
chose pour tcurrançonm
pour leur dépense.
(
III.
AFIN de prévenir tous
sujets deplaintes&conteflations qui pourroient naicro
à l'occasion des Prises faites
sur Mer pendant le terme
de la Surpensionon est convenu que les Vaisseaux de
part & d'autre qui feioient
plis après l'expiration des
termes cydessus marquez,
à
commencer du jour de la
signature de ce Traité, feront entierement rendus,
avec le monde, l'Equipage,
les Marchandées, & autres
effetsqu'on y aura trouvez.
sans la moindre exceptionysçavoir,ceux qu'on aura pris
depuis les Costes de Portugal jusqu'à la hauteur des
Isles des Açores & Détroit
de Gibraltar, après l'espace
de vingt-cinq jours; depuis
le mesme Décroitjusqu'à
tous les Ports de la Mediterrannée, après l'espace de
quarante jours depuis les
susdites Costes de Portugal
vers les Mers du Nord, &
dans lesdites Mers du Nord
,
aprés cinquante jours; depuis la hauteur des Isles des
Adores jusqu'au vingtcinquièmedegré du costé
du Sud, après cinquante
jours; & enfin aprèsledit
vingt-cinquièmedegré vers
toute autre partie du monde, après six mois: Bien
entendu que dans les endroits où la Suspension ne
peut avoir lieu que dans six
mois, il ca stipulé que la-
dite Suspension ne ^comK
mençant qu'aprés les susdits
six mois, elle ne finira par
consequent que dans dix
mois. Et à l'égard des
autres endroits, on observera la mesme chose à proportion des termes mar-
,
quez, afin que l'on y
ait
connoissance de ladite Suspension d'Armes.
IV.
Tous Vaisseaux &
Bastimens desdites trois
Couronnes pourront navi-
ger librement & 10Ulr de la
presente Suspension depuis
les termes cy -
dessus marquez,, sans estremunis
d'aucres Passeports que de
.ceux de leurs Souverains;
,&,cn cas que les Marchands
souhaitent d'en avoir d'aur
très, on leur en accordera
réciproquement.
; V.
;
SA Majené Très-Chrétiennepromet que les Articlescydeilus de la Ceiïatiori
d'Armes par Mer feront
observez par tous les Capitaines desVaisseaux & autres
Bastimensquiontouauront
commission de ses Alliez:
Et Sa MajestéPortugaise
promet que de sa partilsseront pareillement observez
à l'égard de tous les Alliez
de Sa MajestéTrès-Chrétienne.
VI
EN vertu de la presente
Suspension d'Armes, les
Troupes que Sa Majesté
Portugaile a
presentement
en Catalogne retourneront
enPortugalle plustost qu'il
sera possible,&afin que Sa
Majesté Portugaise ait le
temps d'envoyer, ses ordres
au General qui commande
lesdites Troupes, ladite
Suspension d'Armes ne
commencera pour elles que
le i1 Decembre prochain, auquel jour elles seront & demeureront dans l'inaction
jusqu'à leur départ,sans pouvoir servir ni directementni
indirectement contre les 2.
Couronnes. Et en cas que
leur retraite se fasse par
Terre, des Commissaires
Espagnols se trouverontsur
la Frontiere dans les premiets jours de Decembre
prochain pour concerter,
avec le General desdites
Troupes Portugaisle jour.
de leur départ & toutes les
mesures necessaires, afin
que leur marche au travers
des Etats de la Couronne
d'Espagne soit la pluscourte & la plus commode
qu'il fera possible, & que
leurs logemens soient reglez dans la route: Bien entendu que pendant ladite
marche on leur donnera
aussi des Commissaires pour
les garantir de toutes infultcs-& pour leur faire fournir les vivres, aussi bien que
'! tout ce qui leur fera necessaire, au prix commun &.
ordinaire dans le Pays. Sa
Majesté TrèsChrestienne
se fait fort qu'on aura toute
l'attention possible pour la
fureté desdites Troupes,
& que si par quelque accident imprévu, il arrivoit
que les termes de quatre
moisdelaSuspension vinst
à expirer pendant leur passage par Terre ou par Mer;
en ce cas la Suspension
d'Armes ne laissera pas de
continuer à l'égard de ces
Troupes seulement jusqu'a
ce qu'elles soient arrivées en
Portugal.
VIL
LesRatifications du
present Traité seront échangées de part & d'autre
dans le terme de quarante
jours, ou plustosrsi faire (e
peut nonobsfant que la Suspension doive commencer
du
1 5. du present mois de
Novembre. En foy de
quoy & en vertu des ordres
&pleins pouvoirs que nous
soussïgnez avons reçûs de
nos Maîstres le Roy TresChrestien & le Roy de
Portugal, avons figné le
present Traité, & y avons
fait apposer les Sceaux de
de nos Armes. Fait à
Utrecht le fepriéme Novembre mil sept cens douze.
Estoit figné
(L.S.) HUXELLES.
(L.S,.) L'ABBE DE
POLIGNAC.
(L.S=):M,ENAGER. I
(L.S.) J COMTE DE
TAROUCA.
(L. S) D. Louis DACUNHA.
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Résumé : Traité de Suspension d'Armes entre la France & l'Espagne, d'une part; & le Portugal, de l'autre. Conclu à Utrecht le septiéme Novembre 1712.
Le traité de suspension d'armes entre la France, l'Espagne et le Portugal a été signé à Utrecht le 1er novembre 1712. Ce traité prévoit une suspension générale des actions militaires par terre et par mer entre les couronnes de France et d'Espagne, d'une part, et celle du Portugal, d'autre part. Cette suspension, garantie par la France, durera quatre mois, du 15 novembre 1712 au 15 mars 1713. Pendant cette période, tous les actes d'hostilité entre les trois couronnes cesseront, et toute contravention sera réparée de bonne foi sans délai. Le traité stipule également la restitution des vaisseaux et des marchandises capturés après la signature du traité, avec des délais spécifiques selon les zones géographiques. Par exemple, les prises entre les côtes du Portugal et les Açores seront rendues après 25 jours. Les vaisseaux des trois couronnes pourront naviguer librement pendant la suspension, sans besoin de passeports supplémentaires. La France et le Portugal s'engagent à ce que leurs alliés respectent également les termes de la suspension d'armes. Les troupes portugaises en Catalogne devront retourner au Portugal dès que possible, avec une suspension d'armes commençant le 11 décembre 1712. Des commissaires espagnols assureront leur sécurité et leur approvisionnement pendant leur retraite. Les ratifications du traité seront échangées dans un délai de quarante jours, bien que la suspension commence dès le 15 novembre 1712. Le traité a été signé par les plénipotentiaires des rois de France et de Portugal à Utrecht le 1er novembre 1712.
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1182
p. 280-283
Nouvelles d'Allemagne.
Début :
On fait de grands preparatifs pour la ceremonie de l'hommage [...]
Mots clefs :
Cérémonie, Basse-Autriche, Hongrie, Pologne, Grand vizir, Tsar
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texteReconnaissance textuelle : Nouvelles d'Allemagne.
ouvellesd'Allemagne
On fait cjcgrands,prepa*
ratifs pour la'.ccrernow de
l'hommage que les Etats de
de la Basse Autriche doivent
rendre le 2 Novembre à
l'Archiduc qui doit ensuite
aller à Presbourg pour tcrminer la Diete. Les lettres
de Vrnne portent que le
Conseilcontinue à delibe-
Ter lui les moyens de trouver les fonds n affaires
pour lacontinuation dela
guerre. Les ordres oftt eRi
envoyez à
tous les Régira, ns
defournir un état des recrues dont ils ont besoin.
afin d'en faire la repartition
sur les Provinces hereditaires, qui seront obligées de
les lever & de les fournir
-d'armes &
d'habitsàleur
dépens. On mandedeHon
-
grie qu'il y a encore plusieurs Mtcontens quitra-
.Naillérit à exciter un nouveau
C-fittaUvirent*qii'ertïyî&
arresté depuis quelque temps
une Dame accusée d'entretenir correspondance avec
le Prince Ragotzi, & que
le valet de Chambre d'un
grand Seigneuravoit esté mis
en prison pourle mêmesujet.
Les lettres de Constantinople portent que l'Ambasfadeur du Czar étoit arrivé,
&qu'il avoit eu audiance du
GrandVifir, mais qu'il n'avoit pas encore obtenu celle
du grand Seigneur; que le
Grand Visir n'avoir pas vou- lurecevoirde luy la ratification de Paix avant l'arrivée
d'Achmct Aga qu'on attendoit de Pologne, afind'estre
informé, si les Moscovites
étoient entièrement sortis
du Royaume, &s'ilsavoient
exactement observé les
autres articles du Traité.
On assure pourtant' à
Vienne que le Grand Visir
avoit déclaré que le Grand
Seigneur étoit resolu d'observer la Paix avec le Czar
pourveu qu'on donnât au
Roy de Suede un psfljge
libre pour retourner dans
ses Etats
On fait cjcgrands,prepa*
ratifs pour la'.ccrernow de
l'hommage que les Etats de
de la Basse Autriche doivent
rendre le 2 Novembre à
l'Archiduc qui doit ensuite
aller à Presbourg pour tcrminer la Diete. Les lettres
de Vrnne portent que le
Conseilcontinue à delibe-
Ter lui les moyens de trouver les fonds n affaires
pour lacontinuation dela
guerre. Les ordres oftt eRi
envoyez à
tous les Régira, ns
defournir un état des recrues dont ils ont besoin.
afin d'en faire la repartition
sur les Provinces hereditaires, qui seront obligées de
les lever & de les fournir
-d'armes &
d'habitsàleur
dépens. On mandedeHon
-
grie qu'il y a encore plusieurs Mtcontens quitra-
.Naillérit à exciter un nouveau
C-fittaUvirent*qii'ertïyî&
arresté depuis quelque temps
une Dame accusée d'entretenir correspondance avec
le Prince Ragotzi, & que
le valet de Chambre d'un
grand Seigneuravoit esté mis
en prison pourle mêmesujet.
Les lettres de Constantinople portent que l'Ambasfadeur du Czar étoit arrivé,
&qu'il avoit eu audiance du
GrandVifir, mais qu'il n'avoit pas encore obtenu celle
du grand Seigneur; que le
Grand Visir n'avoir pas vou- lurecevoirde luy la ratification de Paix avant l'arrivée
d'Achmct Aga qu'on attendoit de Pologne, afind'estre
informé, si les Moscovites
étoient entièrement sortis
du Royaume, &s'ilsavoient
exactement observé les
autres articles du Traité.
On assure pourtant' à
Vienne que le Grand Visir
avoit déclaré que le Grand
Seigneur étoit resolu d'observer la Paix avec le Czar
pourveu qu'on donnât au
Roy de Suede un psfljge
libre pour retourner dans
ses Etats
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Résumé : Nouvelles d'Allemagne.
Le texte décrit les préparatifs en Autriche pour un hommage à l'Archiduc le 2 novembre, suivi de son départ pour Presbourg afin de conclure la Diète. Le Conseil autrichien délibère sur le financement de la guerre et a ordonné aux régiments de fournir un état des recrues nécessaires, à lever et équiper par les provinces héréditaires. En Hongrie, des arrestations ont eu lieu, notamment celle d'une dame et d'un valet de chambre accusés de correspondre avec le Prince Ragotzi, en raison de craintes de soulèvement. À Constantinople, l'ambassadeur du Czar a été reçu par le Grand Vizir mais n'a pas encore obtenu audience du Grand Seigneur. Le Grand Vizir attend Achmet Aga de Pologne pour vérifier le retrait des Moscovites du royaume et le respect des termes du traité. À Vienne, il est affirmé que le Grand Vizir a déclaré que le Grand Seigneur est résolu à observer la paix avec le Czar, à condition que le roi de Suède reçoive un passage libre pour retourner dans ses États.
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1183
p. 284-290
Supplement aux Nouvelles d'Espagne.
Début :
Le Roy a donné la charge de Corregidor des Villes [...]
Mots clefs :
Espagne, Corregidor, Te Deum, Bouchain, Catalogne, Troupes anglaises
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Supplement aux Nouvelles d'Espagne.
Supplement aux Nouvelles
- d'Efyagnc.
: Le Roy a
donné la char-
.,
ge de Corregidor des Villes
de Guadix & de R>ça dans
Je Royaume de Grenade à
Don Diego de Noboa &
Villamarin, Colonel d)Insanterie, en consideration
de ses fervices. Le 3 NoVerrtbre Sa Moellefie
chanter le Te Deumen
a£fciot* de grace de la prise
deBouchain. Le 5. leRoy
jftgnat'aétc de Renonciation
*
à la succession à la Couronne de France, pour luy Se
pour ses descendants, de
fmefme que les Princes dela
Maison de France doivent
renoncer à la succession delà Monarchie d'Espagne, à
jaqucHe le Ducde ,Savoye
& ses descendentsmasles
succederont au defaut de la
posterité de Sa Majesté
Catholique. La principale
;NôbIcfJe :dEfpagÛG,assi(li
,à la ceremonie de cet aâcqui fut figné par les Con
seillers du Conseil d'Etat
:$aric» PiefUejHs^esCoe-
seils, par les grands Officiers
des Maisons Royales, par
le Duc dePopoli, comme
Capitaine des Gardes du
Corps en quartier, par le
Marquis de Valdecannas,
Conseiller de la guerre, &
par le Comte de Condomar
Conseiller d'Etat & de la
Chambre de Castille. Le
mesme jour le Roy fit l'ouverture des Corréesou Etats,
accompagne du President
du Conseil avec les Ministres
de la Chambre comme assistants des Etars, &< le
Secretaire de la Chambre &
Etatde Castiille selon la maniere accoutumée
,
avec
deux Deputez de chacune
des vingt-neuf Citez &
Villes qui representent les
Royaumes de Castille,
d'Arragon & de Valence.
Les lettres d'Estremadurenr portent que la saison
étant fort avancée & que
les pluyes continuelles qui
innondoient les tranc hées
ayant rendu la continuation
du Siege de Campo-Major
très-diiffcile.
Le Marquis de Bay fit
donnes un assaut à la placc
quoyque la bréche ne fut
pas encore perfectionnée.
Le 27 Octobre au matin
il fit avancer 1 les Grenadiers
qui gagnerent le haut de la
brèche,oiï ils furent arrettezpar un retranchement
que les Assiegez avoir fait
derriere
;
il étoit enrré dans
la Ville quelques heures
auparavantunsecours demille
Bommc9, lesAssiegezsim*'si grand feu, que ksaffichans ne pouvantni
avancer ni faire un logementsur la bréche,furent
obligez Lade se«
*
:
Le Marquis de Bay se
maintintdans les attaques,
jusqu'àce qu'on eutçmniené
tousles Canons, les ,mOf,,!
tiers, avec tous lesprépa-*
ratifsduSiège,&ensuite
il décampa
,
ayanteu au
plus dans cetassautenviron
troiscenstrente Jwmmcl
tuez ou blessez.
On mande de Catalogne
<jue l'armée étoit deqtojpéç
d'Agramunt & qu'elle avoic
repasséla Segre sans que les
Ennemis ayent paru. Selon
le rapport des deserteurs,
lrstroubles étoient aug-:
mentez à Un tel point dans
Barcelone, que tout étoit
disposéà une émotion genérait. Depuis quelesEnnemis bnc abandonnéCervera, ils n'ont fait aucun
mouvement nyenvoyéde
détachement dans le Lara-*
pourdan.Onécritqueles
Troupes Angloisess'étoient embarquées
pour aller au Port-Mahon
Nouvelleset & àItalie. Gibraltar
- d'Efyagnc.
: Le Roy a
donné la char-
.,
ge de Corregidor des Villes
de Guadix & de R>ça dans
Je Royaume de Grenade à
Don Diego de Noboa &
Villamarin, Colonel d)Insanterie, en consideration
de ses fervices. Le 3 NoVerrtbre Sa Moellefie
chanter le Te Deumen
a£fciot* de grace de la prise
deBouchain. Le 5. leRoy
jftgnat'aétc de Renonciation
*
à la succession à la Couronne de France, pour luy Se
pour ses descendants, de
fmefme que les Princes dela
Maison de France doivent
renoncer à la succession delà Monarchie d'Espagne, à
jaqucHe le Ducde ,Savoye
& ses descendentsmasles
succederont au defaut de la
posterité de Sa Majesté
Catholique. La principale
;NôbIcfJe :dEfpagÛG,assi(li
,à la ceremonie de cet aâcqui fut figné par les Con
seillers du Conseil d'Etat
:$aric» PiefUejHs^esCoe-
seils, par les grands Officiers
des Maisons Royales, par
le Duc dePopoli, comme
Capitaine des Gardes du
Corps en quartier, par le
Marquis de Valdecannas,
Conseiller de la guerre, &
par le Comte de Condomar
Conseiller d'Etat & de la
Chambre de Castille. Le
mesme jour le Roy fit l'ouverture des Corréesou Etats,
accompagne du President
du Conseil avec les Ministres
de la Chambre comme assistants des Etars, &< le
Secretaire de la Chambre &
Etatde Castiille selon la maniere accoutumée
,
avec
deux Deputez de chacune
des vingt-neuf Citez &
Villes qui representent les
Royaumes de Castille,
d'Arragon & de Valence.
Les lettres d'Estremadurenr portent que la saison
étant fort avancée & que
les pluyes continuelles qui
innondoient les tranc hées
ayant rendu la continuation
du Siege de Campo-Major
très-diiffcile.
Le Marquis de Bay fit
donnes un assaut à la placc
quoyque la bréche ne fut
pas encore perfectionnée.
Le 27 Octobre au matin
il fit avancer 1 les Grenadiers
qui gagnerent le haut de la
brèche,oiï ils furent arrettezpar un retranchement
que les Assiegez avoir fait
derriere
;
il étoit enrré dans
la Ville quelques heures
auparavantunsecours demille
Bommc9, lesAssiegezsim*'si grand feu, que ksaffichans ne pouvantni
avancer ni faire un logementsur la bréche,furent
obligez Lade se«
*
:
Le Marquis de Bay se
maintintdans les attaques,
jusqu'àce qu'on eutçmniené
tousles Canons, les ,mOf,,!
tiers, avec tous lesprépa-*
ratifsduSiège,&ensuite
il décampa
,
ayanteu au
plus dans cetassautenviron
troiscenstrente Jwmmcl
tuez ou blessez.
On mande de Catalogne
<jue l'armée étoit deqtojpéç
d'Agramunt & qu'elle avoic
repasséla Segre sans que les
Ennemis ayent paru. Selon
le rapport des deserteurs,
lrstroubles étoient aug-:
mentez à Un tel point dans
Barcelone, que tout étoit
disposéà une émotion genérait. Depuis quelesEnnemis bnc abandonnéCervera, ils n'ont fait aucun
mouvement nyenvoyéde
détachement dans le Lara-*
pourdan.Onécritqueles
Troupes Angloisess'étoient embarquées
pour aller au Port-Mahon
Nouvelleset & àItalie. Gibraltar
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Résumé : Supplement aux Nouvelles d'Espagne.
Le texte relate plusieurs événements politiques et militaires. Le roi a nommé Don Diego de Noboa et Villamarin corregidor des villes de Guadix et de Baza dans le Royaume de Grenade. Le 3 novembre, un Te Deum a été chanté pour célébrer la prise de Bouchain. Le 5 novembre, le roi a signé un acte de renonciation à la succession à la couronne de France, valable pour lui-même et ses descendants, ainsi que pour les princes de la Maison de France concernant la monarchie d'Espagne. En cas de défaut de postérité, le duc de Savoie et ses descendants mâles succéderont. La cérémonie d'acceptation de cet acte a été signée par divers conseillers et grands officiers. Le même jour, le roi a ouvert les Cortes, accompagné du président du Conseil et des ministres. En Estrémadure, le siège de Campo-Major a été interrompu par des pluies et un assaut infructueux du marquis de Bay, qui a perdu environ trois cents hommes. En Catalogne, l'armée s'est déplacée sans rencontrer l'ennemi, tandis que des troubles augmentaient à Barcelone. Les ennemis ont abandonné Cervera, et des troupes anglaises se sont embarquées pour Port-Mahon et l'Italie. Gibraltar est également mentionné.
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1184
p. 290-297
Nouvelles d'Italie.
Début :
On mande de Naples que le Viceroy a reçû un [...]
Mots clefs :
Italie, Naples, Cour de Vienne, Collateral, Vice-roi, Rebelles, Noblesse, Ordre de la Toison d'Or
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texteReconnaissance textuelle : Nouvelles d'Italie.
. Gibraltar;
.,
«
'J0n mande de Naples
queleViceroy a
reçû unf
ordre de Vienne par lequel
illuy est commandé depublier tquele-Royaumede
Naples, avoir été conquis
,
& que par consequent les
Barons étoient déchus de
leursj§çfs & deleursautres
avantages, que les Napolitains étoient regardés de la
Cour de Vienne comme des
sujetsrebelles quinemeritoient aucune grâce nyla
confirmation qu'ils demandoient de leurs privileges
;
cet ordre ayant été publié
dansleCollateral
,
causa
une surprise extraordinaire
par route la Ville, quoique
plusieurs affectionnez au
Gouvernement,fissentleurs
efforts pour appaiser le petit
ple,disant
que cette Decfâ*
ration ne regardait que It.
Barons. Le 11. Octobre
tous les Sieges & CÓfP'
s'assemblerent chacun dit,
particulier & resolurent d^
tenir une assemblée genetalc) le Viceroy qui en crai*
gnoit les suites manda
l'Eleu du peuple, & luy fit
des plaintes de ce qu'ilsouffroit que ces assembleés Te
fissent sans permission, qui
luy réponditqu'il n'avoit,
pu l'empêcher parce que
toute la Ville étoit émuë
de concert, & qu'iln'étoit
pas difficile de concevoir
qu'après avoir fait tant
d'efforts & donné tant de
preuve de zele pour la Maifan d'Autriche, nonseulement ils ne
pouvoient obtenir aucune des graces
qu'on leurs avoit promis
*
mais qu'onles traitoit de
sujets rebelles & de pris
conquis, ce qui leur persuadoit qu'on cherchoit des
prétextes -pour les ruiner
entierement;leViceroy luy"
dit qu'il entroit fort dans;
ces raisons, qu'il en informeroit au plûtôtla Cour
de vienne, & qu'afin de ne
pas rendre ses offres inutiles
il prioit le peuple de d/fierer
cette assemble generale jusqu'à ce qu'il eut reçûsréponse :
le peuple se bjffa:
persuader avec peine, les
Officiers Allemans pour in..
timider les Napolitains
publient qu'il viendra firo.-
mil hommes de nouvelle
Troupes pour les réduire à
leur devoir. D'autreslettres.
plus reccntcs portent que
le mécontentement public
cft fort augmenté à cause
des frequents emprisonnemens des personnes paisïbles qu'on arreste sur fa-.
moindre dénonciation &:
sur un soupçon, surtout
par l'emprisonnement du
Duc de Bisaccia Pignarelli,
Coulin du Prince de Cellamaré;iilétoit accuséd'avoir
eu correspondance avec le
Cardinal del Giudice fort
O'ncle,& fous ce pretexte
on envoya un Officier le
trouver à une de fcsTwres
où il luy iignifn l'ordre
de comparoistre devant
le Viceroy, fous peine de
trente mil Ecus, il fut
obligé de se faire porter à
Naples malgré une fievre
violente & ensuiteau Palais,
où il se justifia pleinement,
il fut renvoyé en samaison
où le lendemain il fut arrêté
& conduit au Château Saine
Elme où il est gardé étroitement. On assure que le
Prince dela Villa Caraccioli
& le Duc de Bruzzano Carassa, beau frere du Duc de
Popoliont été aussideman- t.
dés;la Cour de Vienne fait
ses efforts pour adoucir ces
procédés envers te principale Noblesse par des grâces
faites à quelques uns, ayaftt
envoyé la Toison d'or au
Prince de San SeveroSangro & à Don Livio
Odescalchi qui doit revenir à Naples pour la recevo
.,
«
'J0n mande de Naples
queleViceroy a
reçû unf
ordre de Vienne par lequel
illuy est commandé depublier tquele-Royaumede
Naples, avoir été conquis
,
& que par consequent les
Barons étoient déchus de
leursj§çfs & deleursautres
avantages, que les Napolitains étoient regardés de la
Cour de Vienne comme des
sujetsrebelles quinemeritoient aucune grâce nyla
confirmation qu'ils demandoient de leurs privileges
;
cet ordre ayant été publié
dansleCollateral
,
causa
une surprise extraordinaire
par route la Ville, quoique
plusieurs affectionnez au
Gouvernement,fissentleurs
efforts pour appaiser le petit
ple,disant
que cette Decfâ*
ration ne regardait que It.
Barons. Le 11. Octobre
tous les Sieges & CÓfP'
s'assemblerent chacun dit,
particulier & resolurent d^
tenir une assemblée genetalc) le Viceroy qui en crai*
gnoit les suites manda
l'Eleu du peuple, & luy fit
des plaintes de ce qu'ilsouffroit que ces assembleés Te
fissent sans permission, qui
luy réponditqu'il n'avoit,
pu l'empêcher parce que
toute la Ville étoit émuë
de concert, & qu'iln'étoit
pas difficile de concevoir
qu'après avoir fait tant
d'efforts & donné tant de
preuve de zele pour la Maifan d'Autriche, nonseulement ils ne
pouvoient obtenir aucune des graces
qu'on leurs avoit promis
*
mais qu'onles traitoit de
sujets rebelles & de pris
conquis, ce qui leur persuadoit qu'on cherchoit des
prétextes -pour les ruiner
entierement;leViceroy luy"
dit qu'il entroit fort dans;
ces raisons, qu'il en informeroit au plûtôtla Cour
de vienne, & qu'afin de ne
pas rendre ses offres inutiles
il prioit le peuple de d/fierer
cette assemble generale jusqu'à ce qu'il eut reçûsréponse :
le peuple se bjffa:
persuader avec peine, les
Officiers Allemans pour in..
timider les Napolitains
publient qu'il viendra firo.-
mil hommes de nouvelle
Troupes pour les réduire à
leur devoir. D'autreslettres.
plus reccntcs portent que
le mécontentement public
cft fort augmenté à cause
des frequents emprisonnemens des personnes paisïbles qu'on arreste sur fa-.
moindre dénonciation &:
sur un soupçon, surtout
par l'emprisonnement du
Duc de Bisaccia Pignarelli,
Coulin du Prince de Cellamaré;iilétoit accuséd'avoir
eu correspondance avec le
Cardinal del Giudice fort
O'ncle,& fous ce pretexte
on envoya un Officier le
trouver à une de fcsTwres
où il luy iignifn l'ordre
de comparoistre devant
le Viceroy, fous peine de
trente mil Ecus, il fut
obligé de se faire porter à
Naples malgré une fievre
violente & ensuiteau Palais,
où il se justifia pleinement,
il fut renvoyé en samaison
où le lendemain il fut arrêté
& conduit au Château Saine
Elme où il est gardé étroitement. On assure que le
Prince dela Villa Caraccioli
& le Duc de Bruzzano Carassa, beau frere du Duc de
Popoliont été aussideman- t.
dés;la Cour de Vienne fait
ses efforts pour adoucir ces
procédés envers te principale Noblesse par des grâces
faites à quelques uns, ayaftt
envoyé la Toison d'or au
Prince de San SeveroSangro & à Don Livio
Odescalchi qui doit revenir à Naples pour la recevo
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Résumé : Nouvelles d'Italie.
Au XVIIIe siècle, à Naples, le vice-roi reçoit un ordre de Vienne annonçant la conquête du royaume, entraînant la perte des privilèges des barons et des Napolitains, désormais considérés comme des sujets rebelles. Cette nouvelle suscite surprise et mécontentement. Le 11 octobre, les sièges et corporations de la ville se réunissent pour organiser une assemblée générale. Le vice-roi, inquiet, demande de reporter cette assemblée jusqu'à une réponse de Vienne. Malgré les tentatives d'apaisement, le mécontentement s'intensifie à cause des arrestations arbitraires, comme celle du Duc de Bisaccia Pignarelli, accusé de correspondance avec le Cardinal del Giudice. D'autres nobles, tels que le Prince de la Villa Caraccioli et le Duc de Bruzzano Carassa, sont également menacés. La Cour de Vienne tente de calmer les esprits en accordant des grâces à certains nobles, comme la Toison d'or au Prince de San Severo Sangro et à Don Livio Odescalchi.
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1185
p. 139-154
ENTRÉE de Monsieur le Chevalier de la Vieuville Ambassadeur de Malthe.
Début :
Monsieur de la Vieuville, Bailly, Grand-Croix, Ambassadeur Extraordinaire de [...]
Mots clefs :
Chevalier de la Vieuville, Ordre de Malthe, Bailly, Ambassadeur de Malthe, Cérémonial, Carrosse, Gardes du corps, Discours, Roi
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texteReconnaissance textuelle : ENTRÉE de Monsieur le Chevalier de la Vieuville Ambassadeur de Malthe.
ENT R E £
de Monsieur le Chevalier de la ViçuviU:
Ambassadeur de A4-alîhe.
;
Monsieur de la Vieuville, Bailly
,
Grand Croix ,
Ambassadeur Extraordinaire de l'Ordre de Malthe
près Sa M ajesté,fit sonentréepubliqueencetteVille
le quatre decemois.
Plusieurs personnes curieuses ducérémonial qui..
s'observe dans ces occa,q.
*
sions, seront bienaises devoir ce que j'en rapporte
icy ,-gui fera d'autant plur
de plaisir que tout Paris a
trouvé cette Entrée toute
des plus belles.
Monsieur rAmbafTadeu*
de Malthe se rendit le Dimanche matin quatriéme
Decembre au Convent dePiquepus pour y recevoir
les compliments des Princes & Princesses du Sang,
&ceux des Ministres Etrangers. Il estoit accom pagné
de ses deux camarades
d'Ambassade,de Monsieur
le Commandeur Perrot,
Lieutenant cta GrandPrieur
,
& Receveur dudit
Ordre, de Messieurs les
Grands- Croix
,
Commandeurs,Chevaliers Profez &
Novices
,
qui pour faire
honneur à leur Religion &
à Monsieur l'Ambassadeur
estoient venus le trouver
audit Convent de Piquepus ,
où Monsieur le Mareschal de Besons vint de
la parc du Roy Ty prendre
dans lecarrosse de Sa Majesté avec Monsieur le Chevalier de Saintot Introduc-
teur des Ambassadeurs.
Le Mareschal de France
sità l'Ambassadeur l'honneur du carrosse du Roy::
la marche se fitainsi.
La Mareschaussee à cheval.
Le carrosse de l'Introducteur..
Celuy du Mareschal de
France.
La Livrée de l'Ambassadeur
,
après son Escuyer
& les pages à cheval.
Le carrosse du Roy oir
estoient l'Ambassadeur
,
le
Mareschal de France, l'In-
troducteur
,
le Commandeur de Balincour & le
Commandeur de Frenoy
camarades d'Ambassade, ôc leCommandeur Perrot.
Le carrosse de Monseigneur leDuc de Berry.
De Madame la Duchesse
de Berry.
Le carrosse de Madame,
Celuy de Monsieur le
Duc d'Orleans.
Celuy de Madame la Duchesse d'Orléans.
Celuy de la Princesse de
Condé.
De la Princesse de Bour- bon.*)
D.; la Princesse Dbiiairiere de Concy.
De la Princesse de Conty.
Celuy du pricvcc de Conty.
Ceux de Monsieur le
Duc du Maine.
De Madame la Duchesse
du Maine."*
DeMadamela Duchesse
deVandosme.
•
De Monsieur le Comte
de Thoulouse.
Celuy du Marquis de
Torcy Ministre & Secretaire d'Estat.
Ensuite venoient lesquatrecarrosses del'AmbassV
deur,
deur, dont le bon goust &
la magnificence dans une
conjoncture comme cellecy, se sont entierement attirez l'admiration du public. Il est vrayque le
nombreux cortege des
Grands-Croix
,
Commandeurs, & Chevaliers qui
suivoientles carrosses de
l'Ambassadeur dans plus de
quarante à sixchevaux y
donnoient un air de grandeur & de distinction, qui
a
fait de cetteEntrée le
plus magnifique spectacle
qui ait esté veudepuis long-
temps; il y avoit mesme
plus de cinquante ans qu'il
n'y avoit eu à Paris d'Entréed'Ambassadeur de
Malthe.
Lesix suivant son Excellence fut à Versailles dans
le carrosse duRoy, accompagné du mesme Mareschal de France,& conduit
par l'Introducteur des Ambassadeurs,où les Gardss
de
la Porte, les Gardes de la
Prévosté estoient fous les
armes, les Cent Suisses en
haye sur le grand Escalier,
dans leur habitdecérémo-
nie, leurs hallebardes à la
main, les Gardes du Corps
fous les armes dans leur
Salle, à la porte de laquelle
le Mareschal Duc d Harcour Capitaine des Gardes
du Corps du Roy en quartier
,
vint recevoir Monsieur l'Ambassadeur & le
conduisit aussi à son Audience. Sa Majesté le voyant arriver dans sa chambre se tint debout & découvert:l'Ambassadeur y entrant fit une profonde reverence, & passa au milieu
de ce nombreux cortege
qui l'avoir précedé dans là
marche; il en fit encore
deux autres à differentes
distances, puisil entra seul
dans l'alcove du lit du Roy
où Sa Majesté estoit avec
les Princes de sa Maison &
ses
1
princi paux Officiers;
elle luy marqua de se couvrir lors qu'il commença
sa Harangue qu'Elle écouta debout enfuire Elle y
respondit, & ordonnaune
feconde fois à l'Ambassadeur qui s'estoit découvert,
deserecouvrir. Pendantce
temps-Jates termes dont
Sa Majesté se servit pour le
remercier,estoient si avantageux pour l'Ordre de
Malthe
,
& si remplis de
bonté pour l'Ambassadeur,
qu'il en sortit penetrédela
plus vive reconnoissance
;
il fut reconduit dans le meime ordre par le Capitaine
des Gardes du Corps julaques à
la porte de la Salle
des Gardes, & retrouva sur
son passage les mesmes
honneurs qu'il avoit eus en
allant. Monsieurl'Ambassadeur descendu dans la
Salle des Ambassadeurs y
-
attendit l'heure que Monsieur l'Introducteur - avoit
prise pour aller chez Monseigneur le Dauphin où il
fut receu à la porte de la
SaHe par l'Exempt des Gardes du Corps qui est auprès
du Prince. Ensuite il alla
chez Monseigneur le Duc
de Berry
,
chez Madame
laDuchessede Berry,chez
Madame, chez Monsieur
le Duc d'Orleans, chez
Madame laDuchesse d'Orleans
,
où il receut tous les
honneurs accoustumez &
deus à soncaractere..
L'heure du disner arrivce son Excellence passa
dans la Salle du traitement
où il y eut deux tables de
vingt-cinq couverts chacune magnifiquementservie,
& en mesme tempsqui su
rent remplies des GrandsCroix, Commandeurs
,
f,
Chevaliers qui avoient esté
du correge de Monsieur
l'Ambassadeur, qui alla
a
prés ce superbe disnéchez
Monsieur le Marquis de
Torcy
,
& sur ensuite ramené en son Hostel dans
le carrosse du Roy parMon-
fleur l'Introducteur dee
Ambassadeurs.
Lanoblesse avec laquelle
ils'acquitta de ces différentes fonctions n'ont fait
qu'augmenter l'estime que
son Ordre & le public avoient pour luy.
OJI joint icy sonDiscours
au IUyy qui a
pieu infiniment à tous ceux qui l'ont
entendu, Ôc que vous serez aussi bien aise de voir.
SIRE,
Le seul objet du Grand
Mastre de l'Ordre de Aialthe
efiant de donner à
Sa Majesté
des marques continuelles de sa
parfaite obeïssance Cm de son
reJpeÛ
,
m'a choisi pour avoir
l'honneur de luy enrenouveller
les asseurances, & luy demander la continuation de sa Royale proicé-lion;je m'en acquitte,
SIRE
,
avec confiance en la
honte qu'Elle a eu d'agréer mes
services pour ce
glorieux employ. Quel bonheur pour un
Ordre aussi attaché aux interefis de VostreMajesté, &
pour un sujet qui luy est auss
dévoilé de luy rendre ses treShumbles hommages dans le
temps que la Victoirese Journée
à
la justice deses Armes.
Puissent ces
heureux fucce"{).
SIRE
,
suivis de plusieurs
autres, nous laisser admirer
pendant une longue fuite d'années
ce que peut un Prince que
Dieu protege, & qu'il a
formé pour estre dans les temps t
venir le njraj modelle des plus
grands Rois
de Monsieur le Chevalier de la ViçuviU:
Ambassadeur de A4-alîhe.
;
Monsieur de la Vieuville, Bailly
,
Grand Croix ,
Ambassadeur Extraordinaire de l'Ordre de Malthe
près Sa M ajesté,fit sonentréepubliqueencetteVille
le quatre decemois.
Plusieurs personnes curieuses ducérémonial qui..
s'observe dans ces occa,q.
*
sions, seront bienaises devoir ce que j'en rapporte
icy ,-gui fera d'autant plur
de plaisir que tout Paris a
trouvé cette Entrée toute
des plus belles.
Monsieur rAmbafTadeu*
de Malthe se rendit le Dimanche matin quatriéme
Decembre au Convent dePiquepus pour y recevoir
les compliments des Princes & Princesses du Sang,
&ceux des Ministres Etrangers. Il estoit accom pagné
de ses deux camarades
d'Ambassade,de Monsieur
le Commandeur Perrot,
Lieutenant cta GrandPrieur
,
& Receveur dudit
Ordre, de Messieurs les
Grands- Croix
,
Commandeurs,Chevaliers Profez &
Novices
,
qui pour faire
honneur à leur Religion &
à Monsieur l'Ambassadeur
estoient venus le trouver
audit Convent de Piquepus ,
où Monsieur le Mareschal de Besons vint de
la parc du Roy Ty prendre
dans lecarrosse de Sa Majesté avec Monsieur le Chevalier de Saintot Introduc-
teur des Ambassadeurs.
Le Mareschal de France
sità l'Ambassadeur l'honneur du carrosse du Roy::
la marche se fitainsi.
La Mareschaussee à cheval.
Le carrosse de l'Introducteur..
Celuy du Mareschal de
France.
La Livrée de l'Ambassadeur
,
après son Escuyer
& les pages à cheval.
Le carrosse du Roy oir
estoient l'Ambassadeur
,
le
Mareschal de France, l'In-
troducteur
,
le Commandeur de Balincour & le
Commandeur de Frenoy
camarades d'Ambassade, ôc leCommandeur Perrot.
Le carrosse de Monseigneur leDuc de Berry.
De Madame la Duchesse
de Berry.
Le carrosse de Madame,
Celuy de Monsieur le
Duc d'Orleans.
Celuy de Madame la Duchesse d'Orléans.
Celuy de la Princesse de
Condé.
De la Princesse de Bour- bon.*)
D.; la Princesse Dbiiairiere de Concy.
De la Princesse de Conty.
Celuy du pricvcc de Conty.
Ceux de Monsieur le
Duc du Maine.
De Madame la Duchesse
du Maine."*
DeMadamela Duchesse
deVandosme.
•
De Monsieur le Comte
de Thoulouse.
Celuy du Marquis de
Torcy Ministre & Secretaire d'Estat.
Ensuite venoient lesquatrecarrosses del'AmbassV
deur,
deur, dont le bon goust &
la magnificence dans une
conjoncture comme cellecy, se sont entierement attirez l'admiration du public. Il est vrayque le
nombreux cortege des
Grands-Croix
,
Commandeurs, & Chevaliers qui
suivoientles carrosses de
l'Ambassadeur dans plus de
quarante à sixchevaux y
donnoient un air de grandeur & de distinction, qui
a
fait de cetteEntrée le
plus magnifique spectacle
qui ait esté veudepuis long-
temps; il y avoit mesme
plus de cinquante ans qu'il
n'y avoit eu à Paris d'Entréed'Ambassadeur de
Malthe.
Lesix suivant son Excellence fut à Versailles dans
le carrosse duRoy, accompagné du mesme Mareschal de France,& conduit
par l'Introducteur des Ambassadeurs,où les Gardss
de
la Porte, les Gardes de la
Prévosté estoient fous les
armes, les Cent Suisses en
haye sur le grand Escalier,
dans leur habitdecérémo-
nie, leurs hallebardes à la
main, les Gardes du Corps
fous les armes dans leur
Salle, à la porte de laquelle
le Mareschal Duc d Harcour Capitaine des Gardes
du Corps du Roy en quartier
,
vint recevoir Monsieur l'Ambassadeur & le
conduisit aussi à son Audience. Sa Majesté le voyant arriver dans sa chambre se tint debout & découvert:l'Ambassadeur y entrant fit une profonde reverence, & passa au milieu
de ce nombreux cortege
qui l'avoir précedé dans là
marche; il en fit encore
deux autres à differentes
distances, puisil entra seul
dans l'alcove du lit du Roy
où Sa Majesté estoit avec
les Princes de sa Maison &
ses
1
princi paux Officiers;
elle luy marqua de se couvrir lors qu'il commença
sa Harangue qu'Elle écouta debout enfuire Elle y
respondit, & ordonnaune
feconde fois à l'Ambassadeur qui s'estoit découvert,
deserecouvrir. Pendantce
temps-Jates termes dont
Sa Majesté se servit pour le
remercier,estoient si avantageux pour l'Ordre de
Malthe
,
& si remplis de
bonté pour l'Ambassadeur,
qu'il en sortit penetrédela
plus vive reconnoissance
;
il fut reconduit dans le meime ordre par le Capitaine
des Gardes du Corps julaques à
la porte de la Salle
des Gardes, & retrouva sur
son passage les mesmes
honneurs qu'il avoit eus en
allant. Monsieurl'Ambassadeur descendu dans la
Salle des Ambassadeurs y
-
attendit l'heure que Monsieur l'Introducteur - avoit
prise pour aller chez Monseigneur le Dauphin où il
fut receu à la porte de la
SaHe par l'Exempt des Gardes du Corps qui est auprès
du Prince. Ensuite il alla
chez Monseigneur le Duc
de Berry
,
chez Madame
laDuchessede Berry,chez
Madame, chez Monsieur
le Duc d'Orleans, chez
Madame laDuchesse d'Orleans
,
où il receut tous les
honneurs accoustumez &
deus à soncaractere..
L'heure du disner arrivce son Excellence passa
dans la Salle du traitement
où il y eut deux tables de
vingt-cinq couverts chacune magnifiquementservie,
& en mesme tempsqui su
rent remplies des GrandsCroix, Commandeurs
,
f,
Chevaliers qui avoient esté
du correge de Monsieur
l'Ambassadeur, qui alla
a
prés ce superbe disnéchez
Monsieur le Marquis de
Torcy
,
& sur ensuite ramené en son Hostel dans
le carrosse du Roy parMon-
fleur l'Introducteur dee
Ambassadeurs.
Lanoblesse avec laquelle
ils'acquitta de ces différentes fonctions n'ont fait
qu'augmenter l'estime que
son Ordre & le public avoient pour luy.
OJI joint icy sonDiscours
au IUyy qui a
pieu infiniment à tous ceux qui l'ont
entendu, Ôc que vous serez aussi bien aise de voir.
SIRE,
Le seul objet du Grand
Mastre de l'Ordre de Aialthe
efiant de donner à
Sa Majesté
des marques continuelles de sa
parfaite obeïssance Cm de son
reJpeÛ
,
m'a choisi pour avoir
l'honneur de luy enrenouveller
les asseurances, & luy demander la continuation de sa Royale proicé-lion;je m'en acquitte,
SIRE
,
avec confiance en la
honte qu'Elle a eu d'agréer mes
services pour ce
glorieux employ. Quel bonheur pour un
Ordre aussi attaché aux interefis de VostreMajesté, &
pour un sujet qui luy est auss
dévoilé de luy rendre ses treShumbles hommages dans le
temps que la Victoirese Journée
à
la justice deses Armes.
Puissent ces
heureux fucce"{).
SIRE
,
suivis de plusieurs
autres, nous laisser admirer
pendant une longue fuite d'années
ce que peut un Prince que
Dieu protege, & qu'il a
formé pour estre dans les temps t
venir le njraj modelle des plus
grands Rois
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Résumé : ENTRÉE de Monsieur le Chevalier de la Vieuville Ambassadeur de Malthe.
Le 4 décembre, Monsieur de la Vieuville, Ambassadeur Extraordinaire de l'Ordre de Malte, fit une entrée solennelle à Paris. Plusieurs observateurs jugèrent cette entrée comme l'une des plus belles. Le matin du 4 décembre, l'ambassadeur se rendit au Convent de Piquepus pour recevoir les compliments des princes et princesses du sang ainsi que des ministres étrangers. Il était accompagné de membres de son ordre, incluant le Commandeur Perrot et divers Grands-Croix, Commandeurs, Chevaliers Profès et Novices. La procession fut organisée avec un ordre précis : elle débuta avec la Maréchaussée à cheval, suivie du carrosse de l'Introducteur, celui du Maréchal de France, la livrée de l'ambassadeur, et plusieurs carrosses de personnalités importantes, tels que le Duc de Berry, la Duchesse de Berry, Madame, le Duc d'Orléans, et d'autres princes et princesses. Le cortège comptait plus de quarante carrosses à six chevaux, ainsi qu'un nombreux cortège de Grands-Croix, Commandeurs et Chevaliers. L'ambassadeur se rendit ensuite à Versailles dans le carrosse du roi, accompagné du Maréchal de France et conduit par l'Introducteur des Ambassadeurs. Il fut reçu par le roi, qui se tint debout et découvert, et écouta la harangue de l'ambassadeur. Le roi invita à deux reprises l'ambassadeur à se couvrir. L'ambassadeur fut ensuite reconduit dans le même ordre et reçut les honneurs accoutumés lors de ses visites au Dauphin, au Duc de Berry, à la Duchesse de Berry, à Madame, au Duc d'Orléans et à la Duchesse d'Orléans. L'ambassadeur dîna dans la Salle du traitement, où deux tables de vingt-cinq couverts furent magnifiquement servies. Il se rendit ensuite chez le Marquis de Torcy avant de retourner à son hôtel dans le carrosse du roi. La noblesse avec laquelle il s'acquitta de ses fonctions augmenta l'estime que son ordre et le public avaient pour lui. Le discours de l'ambassadeur au roi exprima la dévotion de l'Ordre de Malte et demanda la continuation de la protection royale.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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1186
p. 154-156
CREATION d'Officiers de Marine.
Début :
Le vingt-cinquiéme Novembre le Roy fit deux cents quatre [...]
Mots clefs :
Officiers de marine, Création, Roi
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : CREATION d'Officiers de Marine.
C REA T I 0 N
dOjjîciers de lïdtirmt.
L E vingt. cinquiéme Novembre le Roy fit deux
cents quatre -vingt huit
Officiers de Marine, fça-
,
VOIr:
Un Commissaire General d'artillerie.
Vingt, deux Capitaines
de vaisseaux.
Deux Majors.
Trois Capitaines d'artillerie.
Vingt sept Capitaines de
Fregares.
Cinquante six Lieutenants,
de Vaisseaux.
Quatre Aydes Majors.
Cinq Lieutenants d' artillerie.
Dix- neufCapitainesde
brulots.
Cent vingt-sixEnseignes de vaisseaux.
Cinq Sous. Lieutenants
d'artillerie.
NeufLieutenants de fregates.
TroisCapitaines de Rutes.
Et six Aydesd'artillerie
dOjjîciers de lïdtirmt.
L E vingt. cinquiéme Novembre le Roy fit deux
cents quatre -vingt huit
Officiers de Marine, fça-
,
VOIr:
Un Commissaire General d'artillerie.
Vingt, deux Capitaines
de vaisseaux.
Deux Majors.
Trois Capitaines d'artillerie.
Vingt sept Capitaines de
Fregares.
Cinquante six Lieutenants,
de Vaisseaux.
Quatre Aydes Majors.
Cinq Lieutenants d' artillerie.
Dix- neufCapitainesde
brulots.
Cent vingt-sixEnseignes de vaisseaux.
Cinq Sous. Lieutenants
d'artillerie.
NeufLieutenants de fregates.
TroisCapitaines de Rutes.
Et six Aydesd'artillerie
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Résumé : CREATION d'Officiers de Marine.
Le 25 novembre, le roi nomma 288 officiers de marine, incluant un commissaire général d'artillerie, 22 capitaines de vaisseaux, 27 capitaines de frégates, 56 lieutenants de vaisseaux, 126 enseignes de vaisseaux, 9 lieutenants de frégates, 3 capitaines de routes, 3 capitaines d'artillerie, 5 lieutenants d'artillerie, 5 sous-lieutenants d'artillerie, 19 capitaines de brulots, 2 majors, 4 aides-majors et 6 aides d'artillerie.
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1187
p. 157-158
NOMINATION de quatre-vingt cinq Chevaliers de l'Ordre militaire de saint Loüis.
Début :
Le mesme jour vingt-cinq Novembre Sa Majesté a nommé [...]
Mots clefs :
Nomination, Chevaliers, Ordre militaire de Saint Louis
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : NOMINATION de quatre-vingt cinq Chevaliers de l'Ordre militaire de saint Loüis.
NOMINATION
de quatre -
vingtcinq Chevaliers de l'Ordre militaire de JaintLouis. L E mesmejour vingtcinq Novembre Sa Majesté a nommé quatre- vingt
cinq Chevaliers de l'Ordre
militaire de saint Louis,
sçavoir
:
Trois Capitaines des
Ports.
Vingt- sixCapitaines de
vaisseaux.
Trois Capitaines d'artillerie.
Six Capitaines de Fregates.
Un Lieutenant de Port
Vingt-neuf Lieutenants
Je vaisseaux.
Quatre Lieutenants d'artillerie.
Trois Capitaines de brulots.
-
Six Enseignes de vaisseaux.
Quatre Lieutenants de
Fregates.
de quatre -
vingtcinq Chevaliers de l'Ordre militaire de JaintLouis. L E mesmejour vingtcinq Novembre Sa Majesté a nommé quatre- vingt
cinq Chevaliers de l'Ordre
militaire de saint Louis,
sçavoir
:
Trois Capitaines des
Ports.
Vingt- sixCapitaines de
vaisseaux.
Trois Capitaines d'artillerie.
Six Capitaines de Fregates.
Un Lieutenant de Port
Vingt-neuf Lieutenants
Je vaisseaux.
Quatre Lieutenants d'artillerie.
Trois Capitaines de brulots.
-
Six Enseignes de vaisseaux.
Quatre Lieutenants de
Fregates.
Fermer
Résumé : NOMINATION de quatre-vingt cinq Chevaliers de l'Ordre militaire de saint Loüis.
Le 25 novembre, Sa Majesté a nommé quatre-vingt-cinq Chevaliers de l'Ordre militaire de Saint-Louis. Les nominations incluent des capitaines des ports, des capitaines de vaisseaux, des capitaines d'artillerie, des capitaines de frégates, des lieutenants de port, des lieutenants de vaisseaux, des lieutenants d'artillerie, des capitaines de brulots, des enseignes de vaisseaux et des lieutenants de frégates.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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1188
p. 158-159
DONS DU ROY.
Début :
Le Roy a donné cinq pensions: Une de quinze cens [...]
Mots clefs :
Dons
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : DONS DU ROY.
DONS DU ROY.
LERoy
a
donne cinq
pensions:
Une de quinze cens livres, & deux de mille livres chacune sur la Marine.Une de mille livres, &
une autre de huit cens livres sur l'Ordre de saint
Louis.
Trois Capitaines ont esté
mis à la haute paye.
LERoy
a
donne cinq
pensions:
Une de quinze cens livres, & deux de mille livres chacune sur la Marine.Une de mille livres, &
une autre de huit cens livres sur l'Ordre de saint
Louis.
Trois Capitaines ont esté
mis à la haute paye.
Fermer
1189
p. 166
« Le Comte de Montalet qui vient d'estre fait Enseigne [...] »
Début :
Le Comte de Montalet qui vient d'estre fait Enseigne [...]
Mots clefs :
Comte de Montalet, Enseigne de Vaisseaux
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Le Comte de Montalet qui vient d'estre fait Enseigne [...] »
Le Comte de Montalet
qui vient d'etre fait ln.-
feigne de Vaisseaux, estfils
de Monsieur le M irqlils de
Villebreuil ancien Officier,
que le Roy a
attaché à Son
Aitrfle Serenissime Monseigneur le Comte de Thouloufe. Il est de l'ancienne
Maison du Marquis de
Monralet
,
Baron d'Alais
en Languedoc, qui est une
de* plus illustres de cette
Province
qui vient d'etre fait ln.-
feigne de Vaisseaux, estfils
de Monsieur le M irqlils de
Villebreuil ancien Officier,
que le Roy a
attaché à Son
Aitrfle Serenissime Monseigneur le Comte de Thouloufe. Il est de l'ancienne
Maison du Marquis de
Monralet
,
Baron d'Alais
en Languedoc, qui est une
de* plus illustres de cette
Province
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1190
p. 167-168
« Monsieur Amelot Maistre des Requestes, Intendant du Commerce, a obtenu [...] »
Début :
Monsieur Amelot Maistre des Requestes, Intendant du Commerce, a obtenu [...]
Mots clefs :
Charge, Amelot
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Monsieur Amelot Maistre des Requestes, Intendant du Commerce, a obtenu [...] »
Monsieur AmelotMais
tre des Requestes, Intendant du Commerce, a
obtenu du Roy la permission
de garder la Charge d'Intendant du Commerce en
se defaisant de celle de
Maistre des Requestes en
faveur de Monsieur de
Chaillou son fils qui n'est
âgéque de vingt- trois ans
& demy
,
& qui exerce
avec distinction depuis quatre annéeslaCharge d'Avocat General aux Requestes de l'Hostel. On vous a
si souvent parléde la FaIl
mille de Monheur Amelot,
qu'il est inutile d'en rien
répéter
tre des Requestes, Intendant du Commerce, a
obtenu du Roy la permission
de garder la Charge d'Intendant du Commerce en
se defaisant de celle de
Maistre des Requestes en
faveur de Monsieur de
Chaillou son fils qui n'est
âgéque de vingt- trois ans
& demy
,
& qui exerce
avec distinction depuis quatre annéeslaCharge d'Avocat General aux Requestes de l'Hostel. On vous a
si souvent parléde la FaIl
mille de Monheur Amelot,
qu'il est inutile d'en rien
répéter
Fermer
1191
p. 211-213
RECEPTION faite à Monsieur le Duc, à son arrivée aux Estats de Bourgogne.
Début :
LE dix huitiéme Novembre Monsieur le Duc arriva à Dijon [...]
Mots clefs :
Réception, États de Bourgogne, Duc
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : RECEPTION faite à Monsieur le Duc, à son arrivée aux Estats de Bourgogne.
RECEPTION
faite à Monsieur le
le Duc, à son arrivée
aux Estats de Bourgogne.
LE dix huitiéme Novembre Monsieur le Duc arriva à Dijon pour prendre
possession de son Gouver-
xicmenc de la Bourgogne,
& pour tenir les Estats de
la Province. Il y eut à son
entrée deux mille hommes
fous les armes, il fut harangué par Monsieur l'Evesque d'Autun à la teste
du Clergé, & comme estant
Président né des Estats,
par Monsieur le Président
de Magieu à la teste du Parlement, en l'absence de
Monsieur Bouchu premier
Président
,
par Monsieur
Rigolet premier Président
de la Chambre des Comptes, &parMonsieur dela
Botte Maire perpetuel de
Dijon. Pendant le sejour
que S. A. S. a
fait en cette
ville jusqu'au quinze de ce
mois de Décembre qu'Elle
en est partie. Il y aeu plusieursbals & plusieurs repas magnifiques chez Moniieur l'Intendant, & à l'Hostel de Ville, jeux, concerts & Comedies & l'on
n'a rien negligé pour diverrir le Prince qui a paru
tres satisfait
faite à Monsieur le
le Duc, à son arrivée
aux Estats de Bourgogne.
LE dix huitiéme Novembre Monsieur le Duc arriva à Dijon pour prendre
possession de son Gouver-
xicmenc de la Bourgogne,
& pour tenir les Estats de
la Province. Il y eut à son
entrée deux mille hommes
fous les armes, il fut harangué par Monsieur l'Evesque d'Autun à la teste
du Clergé, & comme estant
Président né des Estats,
par Monsieur le Président
de Magieu à la teste du Parlement, en l'absence de
Monsieur Bouchu premier
Président
,
par Monsieur
Rigolet premier Président
de la Chambre des Comptes, &parMonsieur dela
Botte Maire perpetuel de
Dijon. Pendant le sejour
que S. A. S. a
fait en cette
ville jusqu'au quinze de ce
mois de Décembre qu'Elle
en est partie. Il y aeu plusieursbals & plusieurs repas magnifiques chez Moniieur l'Intendant, & à l'Hostel de Ville, jeux, concerts & Comedies & l'on
n'a rien negligé pour diverrir le Prince qui a paru
tres satisfait
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Résumé : RECEPTION faite à Monsieur le Duc, à son arrivée aux Estats de Bourgogne.
Du 18 novembre au 15 décembre, le Duc séjourna à Dijon pour prendre possession de son gouvernement de Bourgogne et tenir les États de la province. Il fut accueilli par des dignitaires locaux et divers événements furent organisés pour le divertir, incluant des bals, des repas, des jeux, des concerts et des comédies. Le Duc exprima sa satisfaction.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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1192
p. 217
DON DU ROY.
Début :
Le Roy a donné le Gouvernement de Guyenne vacant par [...]
Mots clefs :
Gouvernement de Guyenne
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : DON DU ROY.
DON DV ROY.
LERoya donné le Gouvernement de Guyenne vacant par la mort de Monsieur le Duc de ChevreuCe, à Monsieur le Comte
d'Eu, second fils de Monsieur le Duc du Maine.
LERoya donné le Gouvernement de Guyenne vacant par la mort de Monsieur le Duc de ChevreuCe, à Monsieur le Comte
d'Eu, second fils de Monsieur le Duc du Maine.
Fermer
1193
p. 223-224
« Le 22. Decembre le sieur Danchet fut recu à la [...] »
Début :
Le 22. Decembre le sieur Danchet fut recu à la [...]
Mots clefs :
Académie française, Duc d'Aumont, Accouchée
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Le 22. Decembre le sieur Danchet fut recu à la [...] »
Le 22. Decembre le sieur
Danchet futrecuà laplace vacante dans l'Académie Françoise
,
par le deceds de l'Abbé Talmant
,
il fit un tres beau discours,
auquel l'Abbé Regnier
Des Marais, Secretaire perpetuel répondit avec beaucoup d'éloquence.
LeDuc d'Aumont partit
le 17. Decembre pouraller
en Angleterre.
Le sieur Prior, Plenipo-
tentiaire d'Angleterre en
arrivé depuis quelques
jours.
Onmande deLuneville que le 12 Décembre la
Duchesse de Lorraine estoit
accouchée d'un fils
Danchet futrecuà laplace vacante dans l'Académie Françoise
,
par le deceds de l'Abbé Talmant
,
il fit un tres beau discours,
auquel l'Abbé Regnier
Des Marais, Secretaire perpetuel répondit avec beaucoup d'éloquence.
LeDuc d'Aumont partit
le 17. Decembre pouraller
en Angleterre.
Le sieur Prior, Plenipo-
tentiaire d'Angleterre en
arrivé depuis quelques
jours.
Onmande deLuneville que le 12 Décembre la
Duchesse de Lorraine estoit
accouchée d'un fils
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1194
p. 241-246
Nouvelles d'Allemagne.
Début :
La commisison d'Administrateur de la Baviere a été donnée [...]
Mots clefs :
Allemagne, Troupes autrichiennes, Archiduc, Conseil aulique, Ambassadeur de Moscovie
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles d'Allemagne.
Nouvelles d'Allemagne,
La commissiond'Administrateur de la Baviere a
été
donnée au Comte de Sraremberg àla placeduPrince
de Lewenltein qui exerce à
present celle de premier
Commissaired'Autriche à
laDiette de Ransbonne.
L'Abbé de Kempten a
été
fait Président du Conseil Aulique.
On a
envoyé des ordres
dans les Pays hereditdires
)
pour travailler aux revues,
& aux remontes de toutes
les Troupes Austrichienncs,
afin qu'elles puissent semettreen campagne de bonne
heure. Les Etats decesPaislaont fait voit qu'illeurétoit
impossîble de payer les fommes extraordinaires qu'on
leur demande, étant épuisez
par la longueur de la guerre.
L'Archiduc a
envoyé un
decret à la Diète de Ratifbone pour solliciter les Princes& Erats de l'Empire de
payer leur contingent du
misiond'écus accordé l'année dernière, que pluficurs
n'ontpointencore satisfait,
>8cde fournir quatre milions
d'écus pour la Caisse Militaire, & les autres dépenses
de la Campagne prochaine
afinde poursuivre la guerre
avec vigueur.
Les Etats de la Basse Au
striche s'assemblérnt le 16.
Novembre en presence de
l'Archiduc. Le Chancelier
leur fit la demande d'un sub.
fide plus considerable qu'à
l'ordinaire, à quoi l'Archiduc les exhorta par un discours, leur faisant connoître le besoinqu'il en avoir.
Le Maréchal des Etats répondit qu'ilsferoient tous
les efforts possibles dans le
mauvais état ou ils étoient
réduits par une si longue &,.
si onereuse guerre. -
L'Archiduc a
confirmé
sans aucun changement les
Conseillers du Conseil Aulique, qui depuis la mort de
l'EmpereurJoseph, n'exerçoient leurs charges que par
provision.
Les lettres de Conltantinople du t. Octobre portent que le Roy de Suede &
le Kan des Tartares, de
voient se rendre a Andrinople, où le Grand Seigneur
doit allerpasser l'hyver fitôc
qu'il aura donné audience à
l'Ambassadeur de Moscovie,quelesMinistres dela
Porte regardoient comme
une contravention formelle
au dernier traité, les délais
que lesMôlçovites apportent pour sortir de Pologne
& de l'Ukraine, que l'Armée
:
Otthomane n'étoit pas encore separée,&qu'il yavoin
toute apparence a une rupture avec le Czar, qu'on
attendoit le retour de l'Aga
envoyéenPologne à l'arrivée de l'Amb ssadeur de ce
Royaume, que les Suédois
assurent n'avoir point été
envoyé par la Republique.,
mais par le Roy Auguste
La commissiond'Administrateur de la Baviere a
été
donnée au Comte de Sraremberg àla placeduPrince
de Lewenltein qui exerce à
present celle de premier
Commissaired'Autriche à
laDiette de Ransbonne.
L'Abbé de Kempten a
été
fait Président du Conseil Aulique.
On a
envoyé des ordres
dans les Pays hereditdires
)
pour travailler aux revues,
& aux remontes de toutes
les Troupes Austrichienncs,
afin qu'elles puissent semettreen campagne de bonne
heure. Les Etats decesPaislaont fait voit qu'illeurétoit
impossîble de payer les fommes extraordinaires qu'on
leur demande, étant épuisez
par la longueur de la guerre.
L'Archiduc a
envoyé un
decret à la Diète de Ratifbone pour solliciter les Princes& Erats de l'Empire de
payer leur contingent du
misiond'écus accordé l'année dernière, que pluficurs
n'ontpointencore satisfait,
>8cde fournir quatre milions
d'écus pour la Caisse Militaire, & les autres dépenses
de la Campagne prochaine
afinde poursuivre la guerre
avec vigueur.
Les Etats de la Basse Au
striche s'assemblérnt le 16.
Novembre en presence de
l'Archiduc. Le Chancelier
leur fit la demande d'un sub.
fide plus considerable qu'à
l'ordinaire, à quoi l'Archiduc les exhorta par un discours, leur faisant connoître le besoinqu'il en avoir.
Le Maréchal des Etats répondit qu'ilsferoient tous
les efforts possibles dans le
mauvais état ou ils étoient
réduits par une si longue &,.
si onereuse guerre. -
L'Archiduc a
confirmé
sans aucun changement les
Conseillers du Conseil Aulique, qui depuis la mort de
l'EmpereurJoseph, n'exerçoient leurs charges que par
provision.
Les lettres de Conltantinople du t. Octobre portent que le Roy de Suede &
le Kan des Tartares, de
voient se rendre a Andrinople, où le Grand Seigneur
doit allerpasser l'hyver fitôc
qu'il aura donné audience à
l'Ambassadeur de Moscovie,quelesMinistres dela
Porte regardoient comme
une contravention formelle
au dernier traité, les délais
que lesMôlçovites apportent pour sortir de Pologne
& de l'Ukraine, que l'Armée
:
Otthomane n'étoit pas encore separée,&qu'il yavoin
toute apparence a une rupture avec le Czar, qu'on
attendoit le retour de l'Aga
envoyéenPologne à l'arrivée de l'Amb ssadeur de ce
Royaume, que les Suédois
assurent n'avoir point été
envoyé par la Republique.,
mais par le Roy Auguste
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Résumé : Nouvelles d'Allemagne.
Le texte décrit plusieurs événements politiques et militaires en Allemagne et en Europe de l'Est. En Bavière, le Comte de Starhemberg a été nommé administrateur, succédant au Prince de Lewenltein, désormais premier commissaire d'Autriche à la Diète de Ratisbonne. L'Abbé de Kempten a été désigné Président du Conseil Aulique. Des ordres ont été envoyés dans les Pays héréditaires pour préparer les troupes autrichiennes à la prochaine campagne, malgré les difficultés financières signalées par les États de ces pays en raison de la longue guerre. L'Archiduc a sollicité les Princes et États de l'Empire pour payer leurs contingents et fournir des fonds supplémentaires pour la Caisse Militaire et les dépenses de la prochaine campagne. Les États de la Basse-Autriche se sont réunis le 16 novembre en présence de l'Archiduc, qui a demandé un subside plus considérable. Les conseillers du Conseil Aulique ont été confirmés sans changement. Des lettres de Constantinople rapportent des tensions diplomatiques, notamment une possible rupture entre l'Empire ottoman et le Czar, ainsi que la présence du Roi de Suède et du Kan des Tartares à Andrinople. Les Suédois nient avoir été envoyés par la République, affirmant être mandatés par le Roi Auguste.
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1195
p. 246-250
Nouvelles d'Angleterre.
Début :
Le Comte de Strafford doit partir incessamment pour retourner à [...]
Mots clefs :
Comte de Strafford, Angleterre, Pennipost, Comte d'Oxford, Suspension d'armes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles d'Angleterre.
Nouvellesd'An
Le Comte de Scraffoni
doit partir incessamment
pour retourner à Ucrechî
& le Sieur Prior pour retourneren France.
Un Courrierdépêché par
le Comte de Lexington, a
rapportéque le 5. du mois
pasle le Roy d Espagne avoir
Signé l'Acte par lequel il renonce à la Couronne de
France, on a tenu sur ce sujet un conseil de Cabinet,
auquel le Comte de Strafford assista le 19.Novembre,
Le Pennipost qui est un
Messager à pied, portant des
lettres & des pacquers d'un
quartier de Londres à Tau»
tre, porta une boëte au
Comte d'Oxford Grand
Tresorier, dans le cems
qu'on le rasoit. Le Docteur
Sweft son ami quiétoit present lui demanda la permit
bon de l'ouvrir, ilcoupa
une fisselle par le côté & y
fie
une ouverture par laquelle
il apperçûtdeuxpistolets.
chargez, dont la détente
étoit attachée à la fisselle de
dessus, qui les auroitfait tirer si on l'avoir coupée; on
y a
trouvé aussi des cornets.
d'ecritoire chargez à balle,.
On ne sçait pas quelest l'au..
teur de cette entreprise.On,
a
promis de grosses recompen fesà ceux qui le découvriront.
•
Le Vaisseau François le
Griffon qui avoit été pris &
conduit enAngleterre ayant
été relâché,ja Reine a accordé au Commandantdeux
Vaisseaux de guerre pour
l'escorter jusquà ce qu'il soitenpleineMer.
On mande de Lisbone du
7. Novembre que le Major
General Pearce qui commande les Troupes Angioises y
étoit arrivé le 6. après
avoir fait publier sur la frontiere la Suspension d'Armes
conclue avec la France &
l'Espagne:que le peuple fatiguéde la guerre attendoit
avec imparience le Traité
de Suspensîon conclu à
Ucrechentre ces deuxCouronnes & le Portugal, que
le Vice Amiral Baker devoit
faire voile au premier jour
avec son Escadre de neuf
Vaissêaux de guerre pour
retourner en Angleterre.
Le Comte de Scraffoni
doit partir incessamment
pour retourner à Ucrechî
& le Sieur Prior pour retourneren France.
Un Courrierdépêché par
le Comte de Lexington, a
rapportéque le 5. du mois
pasle le Roy d Espagne avoir
Signé l'Acte par lequel il renonce à la Couronne de
France, on a tenu sur ce sujet un conseil de Cabinet,
auquel le Comte de Strafford assista le 19.Novembre,
Le Pennipost qui est un
Messager à pied, portant des
lettres & des pacquers d'un
quartier de Londres à Tau»
tre, porta une boëte au
Comte d'Oxford Grand
Tresorier, dans le cems
qu'on le rasoit. Le Docteur
Sweft son ami quiétoit present lui demanda la permit
bon de l'ouvrir, ilcoupa
une fisselle par le côté & y
fie
une ouverture par laquelle
il apperçûtdeuxpistolets.
chargez, dont la détente
étoit attachée à la fisselle de
dessus, qui les auroitfait tirer si on l'avoir coupée; on
y a
trouvé aussi des cornets.
d'ecritoire chargez à balle,.
On ne sçait pas quelest l'au..
teur de cette entreprise.On,
a
promis de grosses recompen fesà ceux qui le découvriront.
•
Le Vaisseau François le
Griffon qui avoit été pris &
conduit enAngleterre ayant
été relâché,ja Reine a accordé au Commandantdeux
Vaisseaux de guerre pour
l'escorter jusquà ce qu'il soitenpleineMer.
On mande de Lisbone du
7. Novembre que le Major
General Pearce qui commande les Troupes Angioises y
étoit arrivé le 6. après
avoir fait publier sur la frontiere la Suspension d'Armes
conclue avec la France &
l'Espagne:que le peuple fatiguéde la guerre attendoit
avec imparience le Traité
de Suspensîon conclu à
Ucrechentre ces deuxCouronnes & le Portugal, que
le Vice Amiral Baker devoit
faire voile au premier jour
avec son Escadre de neuf
Vaissêaux de guerre pour
retourner en Angleterre.
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Résumé : Nouvelles d'Angleterre.
Le texte décrit plusieurs événements politiques et militaires. Le Comte de Scraffoni se rend à Ucrechî, tandis que le Sieur Prior retourne en France. Un courrier du Comte de Lexington révèle que le roi d'Espagne a renoncé à la couronne de France, entraînant un conseil de Cabinet le 19 novembre, auquel le Comte de Straford a participé. Par ailleurs, une boîte contenant deux pistolets chargés et des cornets d'encre chargés à balle a été livrée au Comte d'Oxford par un Pennipost, sans que l'auteur soit identifié. Une récompense est offerte pour découvrir l'auteur de cette tentative. Le vaisseau français Le Griffon, après avoir été capturé et relâché, est escorté par deux vaisseaux de guerre anglais jusqu'en pleine mer. À Lisbonne, le Major General Pearce est arrivé le 6 novembre après avoir publié la suspension d'armes avec la France et l'Espagne. Le peuple attend le traité de suspension conclu à Ucrechî entre ces deux couronnes et le Portugal. Le Vice Amiral Baker doit retourner en Angleterre avec son escadre de neuf vaisseaux de guerre.
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1196
p. 251-265
Traité de Suspension d'Armes entre la France & l'Angleterre.
Début :
Comme il y a lieu d'esperere un heureux succes [...]
Mots clefs :
Traite, Suspension d'armes, Actes d'hostilité, Garnisons, Gens de guerre, Vaisseaux, Marchandises, Reine de la grande Bretagne, Ratifications
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texteReconnaissance textuelle : Traité de Suspension d'Armes entre la France & l'Angleterre.
Traite de Suspensionà'Armes
entre i. France (p* l'Aiu
gleterre*
Ommc il ya
lieu d'er.
perere un heureux
succes des Conférences établies à Urechr par les soins
de leurs M. T.Chrétienne
& Britannique pour lerérablissement de la Paix generale
,
& quelles ont jugé
necessaire de prévenir tous
les évenemens de Guerre,capables de troubler l'état ou.
la Négociation le trouve
prefentemenc ;
- leurdités
Majestez,atrentives au bonheur de la Chrétienté, font
convenues d'une Suspension
d'armes, comme du moyen
le plus sûrpourparvenir au
bien général qu'Elles se pro..
posent. Et quoique jusqua
present Sa Majesté Britannique, n'ait pu persuader
ses Alliez d'entier dans ces
mêmes sentimens, le refus
qu'ils font de les suivre n'étant pas uneraisonsuffisante pour empêcher Sa Maje«
(té Trés-Chrétienne de mar-
quer par des preuves effecti-
,
ves, le désir qu'Elle a
de rétablir au plutôt une parfaite
amitié, & une sincere correspondance entre Elle &la
Reine de la Grande Bretagne, les Royaumes, Etats
&Sujetsdeleurs Majeftez.
Sadite-Majesté Trçs Chrétienne après avoir confié aux
Troupes Angloises la garde
des Ville,Citadelle&Forts
de Dunkerque
,
pour marque de sa bonne foy, consent & promet, comme la
Reine de la Grande BretaI
gne promet aussi de sa parc.
I.
Qu'il y aura uneSuspension generale de
- toutes eiv
treprises & faits d'Armes,
& generalement de tous
a£tes d'hostlitez entre les ,-
Armées, Troupes, FJotcs,
Escadres& Navires de leurs
Majestez Très-Chrétienne
& Britannique, pendant le
terme de quatre mois, à
commencer du vingt deuxième du present mois
d'Aoust, jusqu'au vingtdeuxiéme du mois de Decembre prochain.
IL
LamêmeSuspension fera
établie entre les garnisons&
Gens de Guerre,que leursM.
tiennent pour la défense &
garde de leurs Places, dans
tousles Lieux où leurs Armes agissent, ou peuvent
agir, tant par Terre que par
Mer, ou autres Eaux, en
forte que s'il arrivoit que
pendant le tems de la Suspension,on y
contrevint de
part ou d'autre, par la prise
d'une ou de plusieurs Places,
soit par attaque, surprise,
ou intelligence iccreie, en.
quelque endroit du monde
que ce fust, qu'on fist des
Prisonniers, ou quelques
autres Actesd'hostilité,par
quelque accident imprévû
dé la nature de ceuxqu'on
ne peut prévenir
,
contraires à la presenteCessation
d'armes, cette contravention se reparera de part &
d'autre, de bonne foy, sans
délay ni difficulté, icftituant sans aucune diminution, ce qui aura été pris, &
mettant les Prisonniers en
liberté,
liberté, sans demander aucune chose pour leur rançon, ni pourleur dépense.
III,
Pour prévenir pareillement tous sujets de plaintes
& contractionsqui pourroient naîstre à l'occasion
des' Vaisseaux, Marchandises,puautreseffets qui se-
,
, , stoient pris parMer, T pendant le tems de laSuspension voiv est convenu reciptoquehrerrr qtiè;: lefdite
"yài-ffcauxV Marchandises &£
effets qui seroient pris dans
la Manche, & dans les Mers
du Nord, après l'espace de
douze jours, a compter depuis la signature de la susdite Suspension,seront de part
& d'autre restituez réciproquement.
Que le terme fera desix
semaines pour les prisesfaites depuis la Manche, les
Mers Britanniques, & les
Mers du Nord, jusqu'au
CapSaint Vincent.
Et pareillement de six lèmaines,depuis & au- delà de
~c Capjusqu'àlaLigne
>
foie
dans l'Ocean, soit dans la
Mer Méditerranée.
Enfin, de six mois au<
delà de la Ligne, & dans
tous les auttes endroits du
monde, sansaucuneexception ni autre distinction
plus particulière de temps
& delieu.
IV.
Comme lamêmeSuspension fera observée entre
les Royaumes de la Grande
Bretagne & d'Espagne; Sa
MajestéBritanniquepromet
qu'aucun de ses Navires de
Guerre ou Marchands, Barques ou autres Bastimens appartenais à Sa Majesté Britannique ou àses Sujets, ne
feront desormais employez
à transporterou envoyer en
Portugal, en Catalogne, ni
dans aucun des lieux où la
Guerre se fait presentement
des Troupes, Chevaux, Armes, Habits, lX en general
routes munitions de guerre
:&de bouche.
.< V.
: ',',Toutefois il sera libre à
Sa Majesté Britannique, de
faire transporter des Troupes, des munitions de guerre & de bouche, & autres
provisions dans les Places de
Gibraltar, & dePort-Mahon, actuellement occupées par ses Armes,&donc
la possessionluidoitdemeurer par le Traitéde Paix qui
interviendra, comme aussi
de retirer d'Espagne les
Troupes Angloises
,
& gçneralement tous les
e
ffets
qui luy appartiennent dans
ce Royaume, soit pour les
faire passer dans ilflcde Mi-
norque, soit pour les conduire dans la Grande Bretagne, sans que lefdicsTransports soient censez contraires à la Suspension.
Vl.
La Reine de la Grande
Bretagne pourra pareillement sans y
contrevenir,
prêcer ses Vaisseaux pour
transporrer en Portugal les
Troupes de cette Nation
qui font actuellement en
Catalogne, & pour [rane.
porter en Italie les Troupes
Allemandes qui sont aussi
dansla même Province.
VIL
Immédiatement après que
le present Traire de Suspension aura été déclaré en
Espagne, le Roy se fait
fort que le blocus de Gibraltar fera levé, & que la Garnison Angloise aussi- bien
que les Marchandsqui Ce
trouveront dans cette Place,
pourront en toute liberté
vivre, traiter & négocier
fLYcc les Espagnols.
,
VIII.
Les Ratifications du present. Traité seront échangées de part& d'autre dans
le terme de quinze jours,
pq plûtôt si fairese peut.
Enfoydequoy, &en
vertu des Ordres & pouvoirs
que Nous soussignez avons reçûduRoyTrés-Ghréticn,
& delàl^èine delaGrande
Bretagne, nos1 Maître&
Presentes, Maîtresse, apposeslesavons &'Sc^aux^ yavons ligné détiefcles Armes,
stïc
Armes. Fait à Paris le dixneuviéme Aoust mil sept
cens douze.
(L.S.)COLBERT DE TORCY.
(L.S.) BOLINGBROKE
entre i. France (p* l'Aiu
gleterre*
Ommc il ya
lieu d'er.
perere un heureux
succes des Conférences établies à Urechr par les soins
de leurs M. T.Chrétienne
& Britannique pour lerérablissement de la Paix generale
,
& quelles ont jugé
necessaire de prévenir tous
les évenemens de Guerre,capables de troubler l'état ou.
la Négociation le trouve
prefentemenc ;
- leurdités
Majestez,atrentives au bonheur de la Chrétienté, font
convenues d'une Suspension
d'armes, comme du moyen
le plus sûrpourparvenir au
bien général qu'Elles se pro..
posent. Et quoique jusqua
present Sa Majesté Britannique, n'ait pu persuader
ses Alliez d'entier dans ces
mêmes sentimens, le refus
qu'ils font de les suivre n'étant pas uneraisonsuffisante pour empêcher Sa Maje«
(té Trés-Chrétienne de mar-
quer par des preuves effecti-
,
ves, le désir qu'Elle a
de rétablir au plutôt une parfaite
amitié, & une sincere correspondance entre Elle &la
Reine de la Grande Bretagne, les Royaumes, Etats
&Sujetsdeleurs Majeftez.
Sadite-Majesté Trçs Chrétienne après avoir confié aux
Troupes Angloises la garde
des Ville,Citadelle&Forts
de Dunkerque
,
pour marque de sa bonne foy, consent & promet, comme la
Reine de la Grande BretaI
gne promet aussi de sa parc.
I.
Qu'il y aura uneSuspension generale de
- toutes eiv
treprises & faits d'Armes,
& generalement de tous
a£tes d'hostlitez entre les ,-
Armées, Troupes, FJotcs,
Escadres& Navires de leurs
Majestez Très-Chrétienne
& Britannique, pendant le
terme de quatre mois, à
commencer du vingt deuxième du present mois
d'Aoust, jusqu'au vingtdeuxiéme du mois de Decembre prochain.
IL
LamêmeSuspension fera
établie entre les garnisons&
Gens de Guerre,que leursM.
tiennent pour la défense &
garde de leurs Places, dans
tousles Lieux où leurs Armes agissent, ou peuvent
agir, tant par Terre que par
Mer, ou autres Eaux, en
forte que s'il arrivoit que
pendant le tems de la Suspension,on y
contrevint de
part ou d'autre, par la prise
d'une ou de plusieurs Places,
soit par attaque, surprise,
ou intelligence iccreie, en.
quelque endroit du monde
que ce fust, qu'on fist des
Prisonniers, ou quelques
autres Actesd'hostilité,par
quelque accident imprévû
dé la nature de ceuxqu'on
ne peut prévenir
,
contraires à la presenteCessation
d'armes, cette contravention se reparera de part &
d'autre, de bonne foy, sans
délay ni difficulté, icftituant sans aucune diminution, ce qui aura été pris, &
mettant les Prisonniers en
liberté,
liberté, sans demander aucune chose pour leur rançon, ni pourleur dépense.
III,
Pour prévenir pareillement tous sujets de plaintes
& contractionsqui pourroient naîstre à l'occasion
des' Vaisseaux, Marchandises,puautreseffets qui se-
,
, , stoient pris parMer, T pendant le tems de laSuspension voiv est convenu reciptoquehrerrr qtiè;: lefdite
"yài-ffcauxV Marchandises &£
effets qui seroient pris dans
la Manche, & dans les Mers
du Nord, après l'espace de
douze jours, a compter depuis la signature de la susdite Suspension,seront de part
& d'autre restituez réciproquement.
Que le terme fera desix
semaines pour les prisesfaites depuis la Manche, les
Mers Britanniques, & les
Mers du Nord, jusqu'au
CapSaint Vincent.
Et pareillement de six lèmaines,depuis & au- delà de
~c Capjusqu'àlaLigne
>
foie
dans l'Ocean, soit dans la
Mer Méditerranée.
Enfin, de six mois au<
delà de la Ligne, & dans
tous les auttes endroits du
monde, sansaucuneexception ni autre distinction
plus particulière de temps
& delieu.
IV.
Comme lamêmeSuspension fera observée entre
les Royaumes de la Grande
Bretagne & d'Espagne; Sa
MajestéBritanniquepromet
qu'aucun de ses Navires de
Guerre ou Marchands, Barques ou autres Bastimens appartenais à Sa Majesté Britannique ou àses Sujets, ne
feront desormais employez
à transporterou envoyer en
Portugal, en Catalogne, ni
dans aucun des lieux où la
Guerre se fait presentement
des Troupes, Chevaux, Armes, Habits, lX en general
routes munitions de guerre
:&de bouche.
.< V.
: ',',Toutefois il sera libre à
Sa Majesté Britannique, de
faire transporter des Troupes, des munitions de guerre & de bouche, & autres
provisions dans les Places de
Gibraltar, & dePort-Mahon, actuellement occupées par ses Armes,&donc
la possessionluidoitdemeurer par le Traitéde Paix qui
interviendra, comme aussi
de retirer d'Espagne les
Troupes Angloises
,
& gçneralement tous les
e
ffets
qui luy appartiennent dans
ce Royaume, soit pour les
faire passer dans ilflcde Mi-
norque, soit pour les conduire dans la Grande Bretagne, sans que lefdicsTransports soient censez contraires à la Suspension.
Vl.
La Reine de la Grande
Bretagne pourra pareillement sans y
contrevenir,
prêcer ses Vaisseaux pour
transporrer en Portugal les
Troupes de cette Nation
qui font actuellement en
Catalogne, & pour [rane.
porter en Italie les Troupes
Allemandes qui sont aussi
dansla même Province.
VIL
Immédiatement après que
le present Traire de Suspension aura été déclaré en
Espagne, le Roy se fait
fort que le blocus de Gibraltar fera levé, & que la Garnison Angloise aussi- bien
que les Marchandsqui Ce
trouveront dans cette Place,
pourront en toute liberté
vivre, traiter & négocier
fLYcc les Espagnols.
,
VIII.
Les Ratifications du present. Traité seront échangées de part& d'autre dans
le terme de quinze jours,
pq plûtôt si fairese peut.
Enfoydequoy, &en
vertu des Ordres & pouvoirs
que Nous soussignez avons reçûduRoyTrés-Ghréticn,
& delàl^èine delaGrande
Bretagne, nos1 Maître&
Presentes, Maîtresse, apposeslesavons &'Sc^aux^ yavons ligné détiefcles Armes,
stïc
Armes. Fait à Paris le dixneuviéme Aoust mil sept
cens douze.
(L.S.)COLBERT DE TORCY.
(L.S.) BOLINGBROKE
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Résumé : Traité de Suspension d'Armes entre la France & l'Angleterre.
Le traité de suspension d'armes entre la France et la Grande-Bretagne, signé à Paris le 19 août 1712, a pour objectif de rétablir la paix générale après les conférences de Utrecht. Les monarques des deux nations, la Majesté Très-Chrétienne et la Reine de Grande-Bretagne, ont convenu de suspendre les hostilités pour faciliter les négociations en cours. Cette suspension d'armes est en vigueur du 22 août au 22 décembre 1712 et s'applique à toutes les actions militaires entre les armées, troupes, forts, escadres et navires des deux pays. En cas de violation de cet accord, les parties s'engagent à réparer les dommages de bonne foi, sans délai ni difficulté. Le traité stipule également la restitution des vaisseaux, marchandises et effets capturés en mer, avec des délais de restitution variant de douze jours à six mois, selon la localisation. De plus, la suspension d'armes est également observée entre la Grande-Bretagne et l'Espagne, avec des clauses spécifiques concernant le transport de troupes et de munitions. Les ratifications du traité doivent être échangées dans un délai de quinze jours. Le document est signé par Colbert de Torcy pour la France et Bolingbroke pour la Grande-Bretagne.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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1197
p. 265-268
PROCLAMATION Du Traité de Suspension d'Armes avec la France & l'Angleterre.
Début :
On fait à sçavoir à tous qu'il appartiendra, qu' [...]
Mots clefs :
Suspension d'armes, Proclamation, Louis XIV, Royaume, Reine de la grande Bretagne
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : PROCLAMATION Du Traité de Suspension d'Armes avec la France & l'Angleterre.
PROCLAMATION
Du Traitéde Suspensiond'Armes avec la France 0-
l'Angleterre.
o
N fait à sçavoir à
tous qu'il appartien-
dra, qu'il y a
Suspension
d'Armes générâtes de tous
actes d'hostilité, tant par
Terre que par Mer, entre
Très-Haut, Très Puissant,
& Très- Excellent Prince
LOUIS, par la grace de
Dieu, Roy de France& de
Navarre, nôtre Souverain
Seigneur: Et Tres Haute,
TrèsPuissante & Tres. Excellente PrincesseANNE,
Reine de la Grande Bretagne,leurs Vassaux
,
Sujets,
Serviteurs, en tous leurs
Royaumes, Pays, Terres&
Seigneuries de leur obéïs-
sance, pendant le temps de
quatre mois, à commencer
du vingt- deuxième jour du
present mois d'Aoust, &
finissant le vingt-deuxiéme
du mois de Decembre prochain. Pendant lequel temps
de quatre mois, ilest défendu aux Sujets de Sa Majesté,
de quelque qualité & condition qu'ils soient, d'exercer contre ceux dela Reine
de la Grande Bretagne, aucun ac*e d'hostilitépar Terre, par Mer, sur les Rivieres, ou autres Eaux, & de
leur causer aucun préjudice
ni dommage, à
peine d'être
punis fevercmenc, comme
pertubateurs du repos public. Fait à Foncainebleau
le vingt-uniéme Aout mil
sept cens douze.
SIGTC, LOUIS.
Etplus bas:
COLBERT
Du Traitéde Suspensiond'Armes avec la France 0-
l'Angleterre.
o
N fait à sçavoir à
tous qu'il appartien-
dra, qu'il y a
Suspension
d'Armes générâtes de tous
actes d'hostilité, tant par
Terre que par Mer, entre
Très-Haut, Très Puissant,
& Très- Excellent Prince
LOUIS, par la grace de
Dieu, Roy de France& de
Navarre, nôtre Souverain
Seigneur: Et Tres Haute,
TrèsPuissante & Tres. Excellente PrincesseANNE,
Reine de la Grande Bretagne,leurs Vassaux
,
Sujets,
Serviteurs, en tous leurs
Royaumes, Pays, Terres&
Seigneuries de leur obéïs-
sance, pendant le temps de
quatre mois, à commencer
du vingt- deuxième jour du
present mois d'Aoust, &
finissant le vingt-deuxiéme
du mois de Decembre prochain. Pendant lequel temps
de quatre mois, ilest défendu aux Sujets de Sa Majesté,
de quelque qualité & condition qu'ils soient, d'exercer contre ceux dela Reine
de la Grande Bretagne, aucun ac*e d'hostilitépar Terre, par Mer, sur les Rivieres, ou autres Eaux, & de
leur causer aucun préjudice
ni dommage, à
peine d'être
punis fevercmenc, comme
pertubateurs du repos public. Fait à Foncainebleau
le vingt-uniéme Aout mil
sept cens douze.
SIGTC, LOUIS.
Etplus bas:
COLBERT
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Résumé : PROCLAMATION Du Traité de Suspension d'Armes avec la France & l'Angleterre.
La proclamation annonce la suspension des hostilités entre le roi Louis de France et la reine Anne de Grande-Bretagne. Cette suspension d'armes est générale et concerne tous les actes d'hostilité par terre et par mer. Elle s'applique à tous les vassaux, sujets et serviteurs des deux monarques dans leurs royaumes respectifs. La suspension est en vigueur pour une durée de quatre mois, commençant le 22 août 1712 et se terminant le 22 décembre 1712. Pendant cette période, il est interdit aux sujets du roi Louis d'exercer toute forme d'hostilité contre ceux de la reine Anne, sous peine de sanctions sévères. La proclamation a été signée à Fontainebleau le 21 août 1712 par le roi Louis et Colbert.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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1198
p. 269-272
ARTICLE Ajoûté au Traité de Suspension d'Armes entre la France & l'Angleterre.
Début :
Comme il est porté par l'Article III. du Traité [...]
Mots clefs :
Article, Traite, Suspension d'armes, Mer
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ARTICLE Ajoûté au Traité de Suspension d'Armes entre la France & l'Angleterre.
ARTICLE
Ajoûté ¿/. A..*au T:.raité de-, s, Sufpen- si.
sion d'Armes entre la France O* l'Angleterre.
Comme il estporté
par l'ArticleIII. du
Traité de Suspension d'Armes, que les Vaisseaux,Marchandises, ou autres effets
qui feroient pris de part &
d'autre par Mer au-delà de
la Ligne, & dans tous les
autres endroits du monde,
&c.suivant la derniere clause
dudit Article, a
prés l'expiration de six mois, seront
reciproquement restituez.
Pour prévenir tout équivoque & tout embarras qui
pourroient naistre, & toutes les difficultez qu'on pourroit former sur le fondement que la Suspensionn'étant que de quatre mois,
les Prises qui seront faites
dans lesdits endroits au bout
de sixmois, feront bonnes:
Il a
été convenu quesi malheureusement, ce qu'à Dieu
,
ne plaise, la Guerre rccoramençoit encore entre leurs
Majestez Tres
-
Chrétienne
& Britannique
,
la même
Suspension de quatre mois
fera observée au-delà de la
Ligne,&danslesautres
en- ',Ligne
,
& dans les autres cndroits marquez en gcneral
par la derniere claufc de
rArticle111. en forte que
ladite Suspensioncommencera dans ces mêmes endroits le vingt deux Février
1713. pour estre observée
jusques au vingt-deux Juin
de la même année 1713.
quoiqu'il arrive en Europe,
& les Ratifications de ce pre-l
sent Article seront échan-J
gées de part & d'autre dans:
le terme de quinze jours
ou ptûtôt s'il ca pofliblc.!
Fait à
-
Fontainebleau le
vingt quatre Aoust milfcpt
cens douze.
( L. S.)COLBERT DE
TORCY.
(L.S.) BOLINGBROKE
Ajoûté ¿/. A..*au T:.raité de-, s, Sufpen- si.
sion d'Armes entre la France O* l'Angleterre.
Comme il estporté
par l'ArticleIII. du
Traité de Suspension d'Armes, que les Vaisseaux,Marchandises, ou autres effets
qui feroient pris de part &
d'autre par Mer au-delà de
la Ligne, & dans tous les
autres endroits du monde,
&c.suivant la derniere clause
dudit Article, a
prés l'expiration de six mois, seront
reciproquement restituez.
Pour prévenir tout équivoque & tout embarras qui
pourroient naistre, & toutes les difficultez qu'on pourroit former sur le fondement que la Suspensionn'étant que de quatre mois,
les Prises qui seront faites
dans lesdits endroits au bout
de sixmois, feront bonnes:
Il a
été convenu quesi malheureusement, ce qu'à Dieu
,
ne plaise, la Guerre rccoramençoit encore entre leurs
Majestez Tres
-
Chrétienne
& Britannique
,
la même
Suspension de quatre mois
fera observée au-delà de la
Ligne,&danslesautres
en- ',Ligne
,
& dans les autres cndroits marquez en gcneral
par la derniere claufc de
rArticle111. en forte que
ladite Suspensioncommencera dans ces mêmes endroits le vingt deux Février
1713. pour estre observée
jusques au vingt-deux Juin
de la même année 1713.
quoiqu'il arrive en Europe,
& les Ratifications de ce pre-l
sent Article seront échan-J
gées de part & d'autre dans:
le terme de quinze jours
ou ptûtôt s'il ca pofliblc.!
Fait à
-
Fontainebleau le
vingt quatre Aoust milfcpt
cens douze.
( L. S.)COLBERT DE
TORCY.
(L.S.) BOLINGBROKE
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Résumé : ARTICLE Ajoûté au Traité de Suspension d'Armes entre la France & l'Angleterre.
Le document décrit un article ajouté au Traité de Suspension d'Armes entre la France et l'Angleterre. Selon l'Article III, les vaisseaux, marchandises ou autres effets capturés en mer au-delà de la Ligne et dans d'autres endroits du monde doivent être restitués réciproquement après six mois. Pour éviter toute confusion, il est convenu que si la guerre reprenait, une suspension de quatre mois serait observée dans ces mêmes endroits, commençant le 22 février 1713 et se terminant le 22 juin 1713. Les ratifications de cet article doivent être échangées dans un délai de quinze jours ou plus tôt si possible. Le document est signé à Fontainebleau le 24 août 1712 par Colbert de Torcy et Bolingbroke.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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1199
p. 273-277
PROROGATION De la Suspension d'Armes entre la France & l'Angleterre.
Début :
Comme un Traité de Suspension d'Armes tant par Terre [...]
Mots clefs :
Prorogation, Traite, Suspension d'armes, Terre, Mer
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texteReconnaissance textuelle : PROROGATION De la Suspension d'Armes entre la France & l'Angleterre.
PROROGATION
1 Il
De la Suspension d'Armes en.
tre la France & l*Angle-*
terre. c Omme un Traité Je
Suspension d'Armes
tant par Terre que par Mer»
ou autres Eaux a
été fait
entre leurs Majestez TresChrétienne & Britannique
1
& signé à Paris le dix-neuf
d'Aoust 1712 pour leter-
me de quatre mois, à commencer le vingt- deuxiéme
dudic mois d'Aoust: Et
comme ladite Suspension
expirera le vingt-déuxiéme
jour de ce present mois de
Decembre, nouveau Rylet
leursMajestez le Roy TresChrétien, & la Reine de la
Grande Bretagne, étant du
même sentiment qu'elles
étoient alors, & ayant les
mêmes vûës pour le bonheur de la Chrétienté, ont
,jugé necessaire de prévenir
tous les évenemens de la
Guerre, capables de trou-
bler les mesures qui ont été
prises pour parvenir au bien
général qu'Elles se proposent: Et pour ces raisons&
autres, ontag
réerconfen- autres) ont agree &. conlcn..
ti, comme elles agréent&
confcntent par ces Presentes, de prolonger&continuer ladite surpension d'Armes pour le terme de quatre
mois, à commencer dudic
vingt- deuxieme de ce present mois de Dccembrenouveaustyle,& à durerjusqu'au
vingt-deuxième dumoisd' Avril de l'an 1713. nouveau
style
,
en forte que ledit
Traité de Suspension d'Armesconclu à Paris le jour
susdit, fera continué&prolongéen toutes manieres;
sans aucune interruption ou
obstruction pour le terme
fus mentionne, comme s'il
étoitrenouvellé & inseré ici
de mot à mot.
En foy de quoi Nous
avons figné les Presentes,
& y avons apposé les sceaux
de nos Armes. Fait à Verfailles le quatorziémeDécembre, & à Londresle2 6. -
Novembre 7 Décembre
mil sept cens douze.
(L.S.) COLBERT DE
TORCY.
(L.S.)BOLINGBROKE
1 Il
De la Suspension d'Armes en.
tre la France & l*Angle-*
terre. c Omme un Traité Je
Suspension d'Armes
tant par Terre que par Mer»
ou autres Eaux a
été fait
entre leurs Majestez TresChrétienne & Britannique
1
& signé à Paris le dix-neuf
d'Aoust 1712 pour leter-
me de quatre mois, à commencer le vingt- deuxiéme
dudic mois d'Aoust: Et
comme ladite Suspension
expirera le vingt-déuxiéme
jour de ce present mois de
Decembre, nouveau Rylet
leursMajestez le Roy TresChrétien, & la Reine de la
Grande Bretagne, étant du
même sentiment qu'elles
étoient alors, & ayant les
mêmes vûës pour le bonheur de la Chrétienté, ont
,jugé necessaire de prévenir
tous les évenemens de la
Guerre, capables de trou-
bler les mesures qui ont été
prises pour parvenir au bien
général qu'Elles se proposent: Et pour ces raisons&
autres, ontag
réerconfen- autres) ont agree &. conlcn..
ti, comme elles agréent&
confcntent par ces Presentes, de prolonger&continuer ladite surpension d'Armes pour le terme de quatre
mois, à commencer dudic
vingt- deuxieme de ce present mois de Dccembrenouveaustyle,& à durerjusqu'au
vingt-deuxième dumoisd' Avril de l'an 1713. nouveau
style
,
en forte que ledit
Traité de Suspension d'Armesconclu à Paris le jour
susdit, fera continué&prolongéen toutes manieres;
sans aucune interruption ou
obstruction pour le terme
fus mentionne, comme s'il
étoitrenouvellé & inseré ici
de mot à mot.
En foy de quoi Nous
avons figné les Presentes,
& y avons apposé les sceaux
de nos Armes. Fait à Verfailles le quatorziémeDécembre, & à Londresle2 6. -
Novembre 7 Décembre
mil sept cens douze.
(L.S.) COLBERT DE
TORCY.
(L.S.)BOLINGBROKE
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Résumé : PROROGATION De la Suspension d'Armes entre la France & l'Angleterre.
Le document annonce la prorogation d'un traité de suspension d'armes entre la France et la Grande-Bretagne. Ce traité, signé à Paris le 19 août 1712, prévoyait une suspension des hostilités par terre et par mer pour quatre mois, à partir du 22 août 1712. À l'approche de l'expiration de cette trêve le 22 décembre 1712, les monarques des deux nations ont décidé de la prolonger pour une nouvelle période de quatre mois, débutant le 22 décembre 1712 et se terminant le 22 avril 1713. Cette prolongation vise à prévenir les troubles potentiels et à favoriser les mesures prises pour le bien général de la chrétienté. Le document est signé à Versailles le 14 décembre 1712 et à Londres le 26 novembre/7 décembre 1712 par Colbert de Torcy et Bolingbroke.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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1200
p. 278-281
PROCLAMATION De la Prorogation de la Suspension d'Armes entre la France & l'Angleterre. DE PAR LE ROY.
Début :
On fait à sçavoir à tous qu'il appartiendra que [...]
Mots clefs :
Proclamation, Prorogation, Suspension d'armes, Angleterre, France
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texteReconnaissance textuelle : PROCLAMATION De la Prorogation de la Suspension d'Armes entre la France & l'Angleterre. DE PAR LE ROY.
PROCLAMATION
De la Prorogation de la Suspension d'Armes entre la
France & l'Anglerre.
DE PAR LE Roy.
ON faità sçavoiràtous
qu'il
-
appartiendra,
que la Suipenhon d'Armes accordée levingt-deuxième du mois d'Aoust
dernier, entre Tres-Haut,
Très- Excellent, & TresPuissant Prince, LOUIS,
par la grâce de Dieu, Roy
de France & de Navarre,
nôtre Souverain Seigneur:
Et Tres-Haute, Tres- Excellente & Tres-Puissante
Princesse,ANNE, Reine
de la Grande Bretagne,
leurs Vassaux, Sujets, Serviteurs, en tous leurs
Royaumes, Pays, Terres
& Seigneuries de leut
obéïssance, pour durer pendant le temps de quatre
mois,commençant le vingtdeuxiéme jour dudit mois
dJAoull:1dCrJuer, & finissant le vingt deuxiéme du
present mois de Décembre,
aétéprorogée & continuée contlnue~
pour l'espace de quatre autres mois,commençant ledir jour vingt-deuxième du
prefenc mois de Décembre,
& hntÍfaot le vingt deuxiéme Avril prochain 1713.
Pendant lequel temps il est
défendu aux Sujets de Sa
Majesté de quelque qualité
& condition qu'ils soient,
d'exercer eontre ceux de la
Reine de la Grande Bretagne, aucun Acted'hostilité
par
par Terre, par Mer, sur
les Rivieres ou autres Eaux,
& de leurcauser aucun préjudice ni dommage, à peine d'estrepunissévérement
comme pertubateurs du repos public. Et afin que personne n'en prérende cause
d'ignorance
,
ordonne Sa
Majesté que la Presente sera lûë, publiée & affichée
par tout ou besoin fera.
Fait à Versailles le quinziéme Décembre 1711.
Signé, LOUIS.
Et plus bas:
,.
COLBERT
De la Prorogation de la Suspension d'Armes entre la
France & l'Anglerre.
DE PAR LE Roy.
ON faità sçavoiràtous
qu'il
-
appartiendra,
que la Suipenhon d'Armes accordée levingt-deuxième du mois d'Aoust
dernier, entre Tres-Haut,
Très- Excellent, & TresPuissant Prince, LOUIS,
par la grâce de Dieu, Roy
de France & de Navarre,
nôtre Souverain Seigneur:
Et Tres-Haute, Tres- Excellente & Tres-Puissante
Princesse,ANNE, Reine
de la Grande Bretagne,
leurs Vassaux, Sujets, Serviteurs, en tous leurs
Royaumes, Pays, Terres
& Seigneuries de leut
obéïssance, pour durer pendant le temps de quatre
mois,commençant le vingtdeuxiéme jour dudit mois
dJAoull:1dCrJuer, & finissant le vingt deuxiéme du
present mois de Décembre,
aétéprorogée & continuée contlnue~
pour l'espace de quatre autres mois,commençant ledir jour vingt-deuxième du
prefenc mois de Décembre,
& hntÍfaot le vingt deuxiéme Avril prochain 1713.
Pendant lequel temps il est
défendu aux Sujets de Sa
Majesté de quelque qualité
& condition qu'ils soient,
d'exercer eontre ceux de la
Reine de la Grande Bretagne, aucun Acted'hostilité
par
par Terre, par Mer, sur
les Rivieres ou autres Eaux,
& de leurcauser aucun préjudice ni dommage, à peine d'estrepunissévérement
comme pertubateurs du repos public. Et afin que personne n'en prérende cause
d'ignorance
,
ordonne Sa
Majesté que la Presente sera lûë, publiée & affichée
par tout ou besoin fera.
Fait à Versailles le quinziéme Décembre 1711.
Signé, LOUIS.
Et plus bas:
,.
COLBERT
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Résumé : PROCLAMATION De la Prorogation de la Suspension d'Armes entre la France & l'Angleterre. DE PAR LE ROY.
La proclamation annonce la prorogation de la suspension d'armes entre la France et l'Angleterre. Initialement accordée le 22 août 1711 pour une durée de quatre mois, cette suspension a été prolongée de quatre mois supplémentaires, du 22 décembre 1711 au 22 avril 1713. Pendant cette période, il est interdit aux sujets du roi Louis de France et de la reine Anne d'Angleterre d'exercer des actes d'hostilité par terre, par mer ou sur les rivières, sous peine de sévères punitions. La proclamation ordonne également la lecture, la publication et l'affichage de ce texte partout où nécessaire. Elle a été signée à Versailles le 15 décembre 1711 par Louis, avec la signature de Colbert en dessous.
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