ECOND LOGOGRYPHE.
Moncorps est singulier dans toute sa figure,
En plus de six endroits une ronde ouverture
Sur ligne parallele est à chaque côté.
Parlà passe et repasse une sérosité.
Jemarche sur huit pieds , rangez de telle sorte ;
Qu'en retranchant les trois qu'à la tête je porte ,
Si vous les renversez , je désigne un tyran ,
Le Aéau des Humains , et vrai fils de Satan.
Le reste de mes pieds est le nom de la chose
Que devient aux Corbeaux un pendu qu'on expose.
Coupez mon tout en deux par sa derniere part
Je suis Ville Picarde : ôtez son premier quart
Me voilà sur le champ un animal qui vole ,
Et dont la voix jadis sauva le Capitole.
Si tous ces traits , Lecteur , ne sont pas suffisans ,
Je vais me démasquer par les chiffres suivans.
Je me métamorphose en plus d'une maniere.
Un,
FEVRIER. 1732. 317
Un , deux , trois , quatre et huit , je porte la lu- miere.
Otez quatre , je suis moitié de l'instrument
Quifit périr Henri par la main de Clement.
Un , deux , cinq , trois et huit
fougere.
souvent sur la
J'ai des fieres Beautez désarmé la colere.
Si je suis cinq , six , sept , plus d'un flateur me
suit.
Le désir de six , cinq , gâte deux , trois et huit.
Cinq , deux , sept huit , je suis employée en
cuisine.
Huit , six , un, huit , sur trois , huit et cinq je domine.
Deux, sept, marquent un lieu connu par ses bons vins ,
Un, sept, cinq , huit , pour vous,mes accens sont Divins ,
Mortels qui cherissez les concerts du Parnasse.
L'été ; six , cinq , trois , huit, les Dimanches j'a .. masse
Troupes de Paysans pour leurs champêtres jeux.
Cinq, six , trois , huit , je suis Ville de nom fa- meux.
Etant trois, six , cinq , huit , j'ai la prérogative
Qu'à me vouloir blanchir on perdroit sa lessive.
Trois , deux , cinq , un , sept , font un jardin • curieux ,
-Sur les bords de la Seine habité par des Dieux.