Résultats : 11889 texte(s)
Détail
Liste
1701
p. 8-12
Loüanges. [titre d'après la table]
Début :
Les loüanges excessives font tort à ceux qui les reçoivent [...]
Mots clefs :
Louanges, Éloges, Résolution
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Loüanges. [titre d'après la table]
Les loüanges excessives
font tort à ceux qui
les reçoivent & à ceux
qui les donnent: les
loüanges moderées offencent
ceux qui en vou-*"
droient de plus grandes;
n'en point donner du
tout c'est une extremité
vicieuse. Je fuis bien tenté
de tomber dans ce
vice-là.
Un simple raconteur
de Nouvelles doit s'abstenir
des Panegyriques
comme il doit renoncer
à la Satyre. C'enest fait,
je prens la resolution de
ne jamais loüer ni médire
; je renonce de bon
coeur au plaisir de médire
; maisj'avouë, que je
ne fcray beaucoup de
violence pour ne point
loüer.
La premiere violence
que je vais me faire , ce
fera celle de ne pas rendre
à mon Predecesseur
toute la justice qui luy
est dûë. Je luy dois un
éloge. Ouy, je niabstiens
avec peine de
loüer feu Mr Devizé
1 dont la probité, dont le
ze le ,
dontl'exactitude
infatigable, dont le.
Maisj'oubliois pourlui
ma resolution. le veuK
prouver en m'abstenant
d'un éloge si necessaire,
que je tiendray au Public
tout ce que je luy promettray.
Ce n'est point par humeur
chagrine que j'ay
pris la resolution de ne
loüer personne. C'est seulement
pour faire plaisir
à ceux qui meritent de
vrayes loüanges. Je raconteray
simplement les
actions louables qu'ils
aurontfaites: leurs actions
feront leur éloge
,
& je ne seray point
obligé de les confondre
avec ceux qu'on ne peut
loüer que par des loüanges
verbales.
font tort à ceux qui
les reçoivent & à ceux
qui les donnent: les
loüanges moderées offencent
ceux qui en vou-*"
droient de plus grandes;
n'en point donner du
tout c'est une extremité
vicieuse. Je fuis bien tenté
de tomber dans ce
vice-là.
Un simple raconteur
de Nouvelles doit s'abstenir
des Panegyriques
comme il doit renoncer
à la Satyre. C'enest fait,
je prens la resolution de
ne jamais loüer ni médire
; je renonce de bon
coeur au plaisir de médire
; maisj'avouë, que je
ne fcray beaucoup de
violence pour ne point
loüer.
La premiere violence
que je vais me faire , ce
fera celle de ne pas rendre
à mon Predecesseur
toute la justice qui luy
est dûë. Je luy dois un
éloge. Ouy, je niabstiens
avec peine de
loüer feu Mr Devizé
1 dont la probité, dont le
ze le ,
dontl'exactitude
infatigable, dont le.
Maisj'oubliois pourlui
ma resolution. le veuK
prouver en m'abstenant
d'un éloge si necessaire,
que je tiendray au Public
tout ce que je luy promettray.
Ce n'est point par humeur
chagrine que j'ay
pris la resolution de ne
loüer personne. C'est seulement
pour faire plaisir
à ceux qui meritent de
vrayes loüanges. Je raconteray
simplement les
actions louables qu'ils
aurontfaites: leurs actions
feront leur éloge
,
& je ne seray point
obligé de les confondre
avec ceux qu'on ne peut
loüer que par des loüanges
verbales.
Fermer
Résumé : Loüanges. [titre d'après la table]
Le texte aborde les risques des louanges excessives et modérées, qui peuvent être préjudiciables tant pour ceux qui les reçoivent que pour ceux qui les donnent. L'auteur reconnaît la tentation de tomber dans l'excès de louanges et choisit de s'abstenir de toute forme de panégyrique ou de satire. Il décide de ne jamais louer ni médire, bien que cela lui semble difficile. L'auteur mentionne qu'il ne rendra pas justice à son prédécesseur, M. Devizé, malgré ses qualités de probité, de zèle et d'exactitude infatigable. Cette décision est motivée par le désir de tenir ses promesses au public et d'éviter les louanges verbales. L'auteur préfère relater simplement les actions louables des personnes méritantes, laissant leurs actions parler d'elles-mêmes.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
1702
p. 13-16
Digression sur les Nouvelles. [titre d'après la table]
Début :
Continuons à examiner ce que j'ay sur mon bureau [...]
Mots clefs :
Nouvelles, Politique, Journaux
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Digression sur les Nouvelles. [titre d'après la table]
Continuons à examiner
ce que j'ay sur mon
Bureau. Encre les Mémoires
qu'on m'a donnez,
choisissons ceux
qui conviennent à mon
dessein.
Qifell: cecy ? c'est un
gros paquet de Relations
,
de Journaux, de
Nouvelles à la. main.
Voila des Lettres toutes
pleines d'érudition politique.
Ceux qui m'écrivent
assistent apparemment
incognito à tous
les Conseilsde l'Europe.
A les voiraffirmertrancher,
décider, leurs dé.
cisions sont des Maximes
d'Etat. L'un veut m'apprendre
les Interests des
Princes ; l'autre me jure
qu'il a le secret des Mi
nistres, & que ses avis
feront des Tresors pour
moy.
, Que derichesses dont
je n'ay pas besoin ! Je
vous remercie ,
Messieurs;
je vous rends grâces
de vos avis,&je vous
déclare que je ne me mêle
point de Politique. J'ai.
me à raisonner sur des
principes clairs, car Couvent
on se trompequand
on ne juge des causes
que par les évenemens.
Je me contenteray
doncd'exposersimplement
les faits publics U
averez sans m'amuser à
copierla Gazette. Je tâcheray
de récapituler en
peu demots, l'action,le
lieu, les noms, & sur tout
les dates des évenemens
afin que mon Mercure
puisse servir de Mémorial
pour en aller chercher
les détails dans les
Journaux.
Voicy par exemple la
forme que je donneray
à l'Article du Siege de
Douay.
ce que j'ay sur mon
Bureau. Encre les Mémoires
qu'on m'a donnez,
choisissons ceux
qui conviennent à mon
dessein.
Qifell: cecy ? c'est un
gros paquet de Relations
,
de Journaux, de
Nouvelles à la. main.
Voila des Lettres toutes
pleines d'érudition politique.
Ceux qui m'écrivent
assistent apparemment
incognito à tous
les Conseilsde l'Europe.
A les voiraffirmertrancher,
décider, leurs dé.
cisions sont des Maximes
d'Etat. L'un veut m'apprendre
les Interests des
Princes ; l'autre me jure
qu'il a le secret des Mi
nistres, & que ses avis
feront des Tresors pour
moy.
, Que derichesses dont
je n'ay pas besoin ! Je
vous remercie ,
Messieurs;
je vous rends grâces
de vos avis,&je vous
déclare que je ne me mêle
point de Politique. J'ai.
me à raisonner sur des
principes clairs, car Couvent
on se trompequand
on ne juge des causes
que par les évenemens.
Je me contenteray
doncd'exposersimplement
les faits publics U
averez sans m'amuser à
copierla Gazette. Je tâcheray
de récapituler en
peu demots, l'action,le
lieu, les noms, & sur tout
les dates des évenemens
afin que mon Mercure
puisse servir de Mémorial
pour en aller chercher
les détails dans les
Journaux.
Voicy par exemple la
forme que je donneray
à l'Article du Siege de
Douay.
Fermer
Résumé : Digression sur les Nouvelles. [titre d'après la table]
Le texte traite de la sélection de mémoires et de documents pour un projet spécifique. L'auteur examine divers documents, tels que des relations, des journaux et des lettres de correspondants bien informés sur la politique européenne. Ces lettres prétendent divulguer des secrets d'État et des intérêts des princes, mais l'auteur refuse poliment cette information, affirmant ne pas se mêler de politique. Il préfère se baser sur des principes clairs et éviter les erreurs de jugement fondées uniquement sur les événements. L'auteur choisit d'exposer les faits publics de manière concise, en récapitulant l'action, le lieu, les noms et surtout les dates des événements. Il illustre cette approche avec un exemple de la forme qu'il donnera à l'article sur le siège de Douai.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
1703
p. 17-30
Nouvelles de Juin. [titre d'après la table]
Début :
De Paris le 26. Juin. LE 22. AVRIL la Ville [...]
Mots clefs :
Brigadier, Camp, Commandant, Versailles, Ratisbonne, Paris, Camp de Corbins
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles de Juin. [titre d'après la table]
De Paris le z6.Juin.
*
LE ZI. AVRIL la Ville
de Douay a esté investie par
les Alliez.
LA NUIT DU 4.AU 5. JUIN
la tranchéeaesté ouverte.
LE 29.JUIN laVilleaesté
renduë par Capitulation,
avec le Fort de Scarpe.
Mrle Comte d'Albergothy
,
Lieutenant General,
Commandant en Chef.
Mr de Pomereu, Gouverneur.
Mrde Valory, Maréchal
de Camp, & Commandant
les Ingénieurs.
Mr le Comte de Dreux,
Maréchal de Camp.
M1le Duc de Mortemar,
Brigadier General d'Infanterie.
Mrle Comte de Lagnion,
Brigadier.
MrdeChastenay, Brigadier.
M' le Chevalier de Saucourt,
Commandant l'Artillerie.
Les Maréchaux de Camp
ont esté faits Lieutenans
Generaux.
ï M1 k Duc de Mortemar
aété faitMaréchal de Camp.
Mrle Marquis de Lille,
Colonel, a esté fait Brigadier.
Mrle Chevalier de Villouvet,
Colonel, a este fait Brigadier.
Il n'y avoit dans la Place
que 7500. hommes.
Le corps d'Armée détaché
pour le siege
,
estoit
composé de 40. Bataillons
& de 40. Escadrons.
Leur Artillerie estoit de
70. pieces de canori, & de
80.mortiers ou pieriers.
Les Assiegeans ont perdu
8. à 9000. hommes.
On a fait 32.sorties.
La droite de l'Ataque c*
toit commandée par lePrince
d'Anhalt-Dessau,& la
gauche par le Prince d'Orange.
L'Armée d'observation;
commandée par le Prince
Eugene,& par Milord Mari..
borough.
Je distingue les moindres
circonstances par
Articles, pour en faclliter
la recherche.
Je mets en forme de
Table la date des Lettres
davis, & à la teste de
chaque Articleladate du
fait dont il s'agit.Voicy,
par exemple, l'arrangement
que je suivray pour
les dates.
JDt Versailles le y. Juin.
LE 5. JUIN Monsieur
le Cardinal de Noailles béniz
la nouvelle Chapelle du
Chasteau avec les ceremonies
ordinaires.
Du Camp de Corbins le
t 5.Juin.
•
LE2.JUIN, Dom Juan
Anronio d'Amezaga,commandant
un détachement
de tArmeeduRoy d'Espagne,
prit d'alTaut la Ville
, d'Estadilla.
De Paris le 6.Juin.
LE le Roy a donné
à Mr Coypel;la Charge de
Garde des Tableaux & des
Peintures de la Couronne.
Elle vacquoit par la mort de
Mr Oats.
De Paris le 6.Juin.
LE 6.JU1N Louisedela
Baulme le Blanc,Duchesse
de la Valliere, est morte
âgée de 67. ans au grand
Convent des Carmelites.
Elle y avoit pris l Habit de
Religion fous le nom de
Soeur Louise de la Misericorde,
& elle y avoic passé 36. ans
dans la pratique de la penitence
la plus austere, & de
toutesles vertus chrêtiennes.
DeRatisbonnele
LIl E.leDucHenry de
Saxe -
Reinhield est more
sans enfans. Le Duc Jean-
Ernest de Salfeld son frere,
& le Duc de Saxe -
Meincngen
son neveu, ont pris
possession de ses Etats. Le
Duc de Saxe- Gotha,aussi
neveu du défunt s'yest opposé.
DeVcrfailleslei LE13. JUIN le Roy
a donnél'Abbaye d'Haulmont
à Don Ansbert Petit.
De Versailles le 13.Juin
LE13 JUINle Roy a
donné l'Abbaye de VernaisonàMcduRouffecdela
Baume.
- DeVeifailles le 13, Juin,
LE13 JUIN leRoya
donné l'Abbaye de Sainte
Claire de Clermont à Mc
Dagrain.
DeVeifâillesIt13.Juin..
LE 13. JUIN le Roy
a donné le Doyenné de
Saint Omer à Mr l'Abbé
des Lyons, Grand - Vicaire
de Saint Omer.
1
C'estassez de Nouvelles
de fuite: je les interrompray
souvent par des
Ouvragesd'esprit ou par
des Historiettes
,
quand
j'enauray. Cettealternative
des-ennuyera également
certains beaux
Esprits que les Nouvelles
fatiguent,&certains
Nouvellistes qu'un Ouvrage
d'esprit fait bâiller.
La difficulté,C'est de
trouver une especed'ordre
pour arranger d'une
maniere amusante tant
de sujets differens ou opposez.
Je trouve cela si
difficile que je desespere
d'yréüssir. Un bel ordre
est bien plus aisé à trouver.
L'ord re a des réglés ;
mais un desordre agreable
n'a gueres d'autres réglés
que la variété &c le
goust.
La variété est une re,.
gleseure pour plaire; je
vous promets de varier
quand j'auray dequoy. A
l'égarddu goust, la regle
feure c'est quelegoust
d'un seul homme ne
sçauroit plaire à tous.
-
Je ne puis pourtant arranger
que selon mon
goust. J'ensuis fâché
: je
tâcheray de reparer le dé..
faut de l'arrangement
par le bon choix des
Ouvrages.
En donnant d'abord
quelques Pieces composées
par des Auteurs du
premier ordre, je prétens
rendre honorable la place
que je donneray dans
mon Mercure. Je prie
donc tous les excellents
Compositeurs de s'y placer
,
afin qu'il soit honteux
de n'y pas estre
,
à
tous ceux qui me refuseront
leurs Ouvrages.
*
LE ZI. AVRIL la Ville
de Douay a esté investie par
les Alliez.
LA NUIT DU 4.AU 5. JUIN
la tranchéeaesté ouverte.
LE 29.JUIN laVilleaesté
renduë par Capitulation,
avec le Fort de Scarpe.
Mrle Comte d'Albergothy
,
Lieutenant General,
Commandant en Chef.
Mr de Pomereu, Gouverneur.
Mrde Valory, Maréchal
de Camp, & Commandant
les Ingénieurs.
Mr le Comte de Dreux,
Maréchal de Camp.
M1le Duc de Mortemar,
Brigadier General d'Infanterie.
Mrle Comte de Lagnion,
Brigadier.
MrdeChastenay, Brigadier.
M' le Chevalier de Saucourt,
Commandant l'Artillerie.
Les Maréchaux de Camp
ont esté faits Lieutenans
Generaux.
ï M1 k Duc de Mortemar
aété faitMaréchal de Camp.
Mrle Marquis de Lille,
Colonel, a esté fait Brigadier.
Mrle Chevalier de Villouvet,
Colonel, a este fait Brigadier.
Il n'y avoit dans la Place
que 7500. hommes.
Le corps d'Armée détaché
pour le siege
,
estoit
composé de 40. Bataillons
& de 40. Escadrons.
Leur Artillerie estoit de
70. pieces de canori, & de
80.mortiers ou pieriers.
Les Assiegeans ont perdu
8. à 9000. hommes.
On a fait 32.sorties.
La droite de l'Ataque c*
toit commandée par lePrince
d'Anhalt-Dessau,& la
gauche par le Prince d'Orange.
L'Armée d'observation;
commandée par le Prince
Eugene,& par Milord Mari..
borough.
Je distingue les moindres
circonstances par
Articles, pour en faclliter
la recherche.
Je mets en forme de
Table la date des Lettres
davis, & à la teste de
chaque Articleladate du
fait dont il s'agit.Voicy,
par exemple, l'arrangement
que je suivray pour
les dates.
JDt Versailles le y. Juin.
LE 5. JUIN Monsieur
le Cardinal de Noailles béniz
la nouvelle Chapelle du
Chasteau avec les ceremonies
ordinaires.
Du Camp de Corbins le
t 5.Juin.
•
LE2.JUIN, Dom Juan
Anronio d'Amezaga,commandant
un détachement
de tArmeeduRoy d'Espagne,
prit d'alTaut la Ville
, d'Estadilla.
De Paris le 6.Juin.
LE le Roy a donné
à Mr Coypel;la Charge de
Garde des Tableaux & des
Peintures de la Couronne.
Elle vacquoit par la mort de
Mr Oats.
De Paris le 6.Juin.
LE 6.JU1N Louisedela
Baulme le Blanc,Duchesse
de la Valliere, est morte
âgée de 67. ans au grand
Convent des Carmelites.
Elle y avoit pris l Habit de
Religion fous le nom de
Soeur Louise de la Misericorde,
& elle y avoic passé 36. ans
dans la pratique de la penitence
la plus austere, & de
toutesles vertus chrêtiennes.
DeRatisbonnele
LIl E.leDucHenry de
Saxe -
Reinhield est more
sans enfans. Le Duc Jean-
Ernest de Salfeld son frere,
& le Duc de Saxe -
Meincngen
son neveu, ont pris
possession de ses Etats. Le
Duc de Saxe- Gotha,aussi
neveu du défunt s'yest opposé.
DeVcrfailleslei LE13. JUIN le Roy
a donnél'Abbaye d'Haulmont
à Don Ansbert Petit.
De Versailles le 13.Juin
LE13 JUINle Roy a
donné l'Abbaye de VernaisonàMcduRouffecdela
Baume.
- DeVeifailles le 13, Juin,
LE13 JUIN leRoya
donné l'Abbaye de Sainte
Claire de Clermont à Mc
Dagrain.
DeVeifâillesIt13.Juin..
LE 13. JUIN le Roy
a donné le Doyenné de
Saint Omer à Mr l'Abbé
des Lyons, Grand - Vicaire
de Saint Omer.
1
C'estassez de Nouvelles
de fuite: je les interrompray
souvent par des
Ouvragesd'esprit ou par
des Historiettes
,
quand
j'enauray. Cettealternative
des-ennuyera également
certains beaux
Esprits que les Nouvelles
fatiguent,&certains
Nouvellistes qu'un Ouvrage
d'esprit fait bâiller.
La difficulté,C'est de
trouver une especed'ordre
pour arranger d'une
maniere amusante tant
de sujets differens ou opposez.
Je trouve cela si
difficile que je desespere
d'yréüssir. Un bel ordre
est bien plus aisé à trouver.
L'ord re a des réglés ;
mais un desordre agreable
n'a gueres d'autres réglés
que la variété &c le
goust.
La variété est une re,.
gleseure pour plaire; je
vous promets de varier
quand j'auray dequoy. A
l'égarddu goust, la regle
feure c'est quelegoust
d'un seul homme ne
sçauroit plaire à tous.
-
Je ne puis pourtant arranger
que selon mon
goust. J'ensuis fâché
: je
tâcheray de reparer le dé..
faut de l'arrangement
par le bon choix des
Ouvrages.
En donnant d'abord
quelques Pieces composées
par des Auteurs du
premier ordre, je prétens
rendre honorable la place
que je donneray dans
mon Mercure. Je prie
donc tous les excellents
Compositeurs de s'y placer
,
afin qu'il soit honteux
de n'y pas estre
,
à
tous ceux qui me refuseront
leurs Ouvrages.
Fermer
Résumé : Nouvelles de Juin. [titre d'après la table]
En juin, plusieurs événements historiques marquants ont eu lieu. Le 21 avril, les alliés ont investi la ville de Douai. La tranchée a été ouverte la nuit du 4 au 5 juin, et la ville s'est rendue le 29 juin par capitulation, accompagnée du Fort de Scarpe. Les principaux commandants étaient le Comte d'Albergothy, Lieutenant Général et Commandant en Chef, ainsi que plusieurs autres officiers de haut rang. La garnison de Douai comptait 7 500 hommes, tandis que le corps d'armée assiégeant était composé de 40 bataillons et 40 escadrons, avec une artillerie de 70 pièces de canon et 80 mortiers. Les assiégeants ont subi des pertes de 8 000 à 9 000 hommes et ont effectué 32 sorties. Les attaques étaient commandées par le Prince d'Anhalt-Dessau à droite et le Prince d'Orange à gauche. L'armée d'observation était dirigée par le Prince Eugène et Milord Marlborough. Parallèlement, d'autres événements notables ont eu lieu. Le 5 juin, la nouvelle chapelle du Château de Versailles a été bénie par le Cardinal de Noailles. Le 2 juin, la ville d'Estadilla a été prise par Dom Juan Antonio d'Amezaga. Le 6 juin, Louise de La Baume Le Blanc, Duchesse de La Vallière, est décédée à l'âge de 67 ans. Le 13 juin, le Roi a fait plusieurs donations d'abbayes et de doyennés. Le texte mentionne également la mort du Duc Henry de Saxe-Reinhield et les disputes de succession qui en ont découlé. L'auteur exprime ses difficultés à organiser les nouvelles de manière amusante et variée, tout en promettant de présenter des œuvres d'auteurs de premier ordre.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
1704
p. 35-36
« Pour l'honneur de mon Livre je voudrois bien avoir [...] »
Début :
Pour l'honneur de mon Livre je voudrois bien avoir [...]
Mots clefs :
Nouvelles
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Pour l'honneur de mon Livre je voudrois bien avoir [...] »
Pour l'honneur de mon
Livre je voudrais bien
avoir beaucoup de ces
PoësiesGalantes à y placer
; mais je n'en ay que
quatre ou cinq. Je les
distribuëray à differens
endroits pour interrompre
une multitude de
Nouvelles que trois mois
d'interregne m'obligent
de mettre dans un seul
Mercure. Celame peze ;
j'ay sur le dos, Juin, Juillet
, & Aoust. Je m'en
débarasse commejepuis.
Quand je n'auray qu'un
mois à remplir,vous aUJ
rez deux fois moins de
Nouvelles & deux fois
plus de Piecessolides ou
agreables. En attendant,
prenez patience.
Passons des Nouvelles
de Juin à celles de
Juillet.
Livre je voudrais bien
avoir beaucoup de ces
PoësiesGalantes à y placer
; mais je n'en ay que
quatre ou cinq. Je les
distribuëray à differens
endroits pour interrompre
une multitude de
Nouvelles que trois mois
d'interregne m'obligent
de mettre dans un seul
Mercure. Celame peze ;
j'ay sur le dos, Juin, Juillet
, & Aoust. Je m'en
débarasse commejepuis.
Quand je n'auray qu'un
mois à remplir,vous aUJ
rez deux fois moins de
Nouvelles & deux fois
plus de Piecessolides ou
agreables. En attendant,
prenez patience.
Passons des Nouvelles
de Juin à celles de
Juillet.
Fermer
Résumé : « Pour l'honneur de mon Livre je voudrois bien avoir [...] »
L'auteur regrette de ne disposer que de quatre ou cinq poèmes galants pour son livre. Il prévoit de les répartir parmi de nombreuses nouvelles dans un numéro du Mercure, couvrant les mois de juin, juillet et août. Il promet un contenu plus équilibré à l'avenir et passe des nouvelles de juin à celles de juillet.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
1705
p. 37-38
NOUVELLES DE JUILLET.
Début :
LE I. JUILLET M[RC] Armand de Joyeuse est mort âgé [...]
Mots clefs :
Armand de Joyeuse
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : NOUVELLES DE JUILLET.
NOUVELLES
DDEE J U ILL, É' t. JUILLEF,
DeParis le l.Juillet,
LE IJ.. JUILLET MrQ
J Armand de Joyeuse eil:
mort âgé de plus de80ans.
Il estoit Marechal de France,
Chevalrcr des Ordres du
Roy, Gouverneur & Lieutenant
General pour sa Majesté
des Villes,Pays, &
EvèchezdeMets&Verdun;
& Gouverneurparticulier
de la Ville & Citadelle de
Mets.
DDEE J U ILL, É' t. JUILLEF,
DeParis le l.Juillet,
LE IJ.. JUILLET MrQ
J Armand de Joyeuse eil:
mort âgé de plus de80ans.
Il estoit Marechal de France,
Chevalrcr des Ordres du
Roy, Gouverneur & Lieutenant
General pour sa Majesté
des Villes,Pays, &
EvèchezdeMets&Verdun;
& Gouverneurparticulier
de la Ville & Citadelle de
Mets.
Fermer
1706
p. 38-47
Genealogies. [titre d'après la table]
Début :
Si j'avois envie de m'étendre sur les Genealogies [...]
Mots clefs :
Généalogies, Familles, Armand de Joyeuse
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Genealogies. [titre d'après la table]
Sij'avois envie de m'étendre
sur les Genealo
gies, voicy une belle occasson
} mais je ne m'en
ferviray que pour m'expliq
uer sur cet Article,
comme j'ay fait sur les
autres à mesure qu'ils Ce
font presentez.
Comme j'ay resolu
d'éviter en tout les partis
extrêmes, je ne donneray
point dans 1 l'excés
ennuyeux desDiffertations
Genealogiques.
Qifon ne soit point bles
sé du terme d'ennuyeux;
les Genealogies les plus
belles sont les plus longues
,& par consequent
les plus ennuyeuses.
Je n'affecteray donc
point d'en remplir les
vuides de mon Livre;
aussi ne leur refuseray-je
point leur place quand
elles viendront àpropos;
mais je feray en sorte
qu'elles ne viendront à
propos que très-rarement
; c'est-dire pour
éclaircir certains faitsqui
dépendent de la connoissance
des Familles
, ou
pourdonnerquelques lumieres
sur les Alliances 1
ou enfin pour mettre en
jour quelques Titres dd
Noblesse connus de peu
de gens; car pour ceux
qui - ne sont point connues
du tout, il faut s'en
défier. Il y a long-temps
que la vanité des hommes
travaille en Genealogies,
& les nouvelles découvertes
là - dessus me
sont fufpe£tes.
Je ne m'attacheray
donc qu'à marquer Amplementl'état
present des
Familles, & je les seray
remonter le moins haur;
quejepourray de peur
qu'on ne les perde de
vûë ,ou plutost de peur
qu'on ne voye trop distinctement
leur origine;
car je prérens que lobfcurité
des origines fait
la grandeur des Maisons.
Une Genealogie effc
une espece de Perspective
dont la beauté consiste à
voir une longue fuite
d'objets: ils font plus
foiblement colorez, &
moins nettement deLTi
gnez à mesure qu'ilss'éloignent
: le point de
vue est ordinairement
un Lointain embrouille
qui laisse imaginer une
infinité d'objets qu'on
n'y voit point.
Ceux qui veulent
qu'on voye dans l'origine
de leur Maison plus
loin que le point de vûë,
croyait voir eux-mêmes
dans ces brouillards lointains
des Ancêtres bien
formez & bien distinguez
;mais
ZoDruez on ne les y ;maisoniielesyr
voit que comme on voit
dans des nuées bizarres
, des hommes
,
des
chevaux, des chimeres
enfin.
Que chacun y voye
ce qui luy fera plaisir;
maisj'ay resolu d'approfondirpeu
de Noblesses,
de peur de blesser ou la
vérité ou la chimere.
,
A l'égard des Familles
Cubalcernes il seroit à
souhaiter que leurs Genealogies
pussent s'illustrer
à mesure queleur fortune
augmente, car tel
que le Mercure croyoit
annoblir il y à trenteans
en le disant issu d'un
Gentilhomme Gascon ;
se fâcheroit à present si
je ne le saisois pas descendre
d'un Comte de Provence.
Cette digression a esté
longue, mais la voilasinie.
Revenons à Mrde
Joyeuse. Cet Article servira
de modele aux autres.
Jediray Amplement
que MrleMaréchal de
joyeuse estoit fils d'Antoine-
François de Joyeulè,
Gouverneur de Mouzon
&de Beaumont, 6c
de Marguerite de Joycuse.
-
Je ne laisseray pas de
dire quelquefois quelque
singularité d'une Maison
à propos d'un nom
qui m'en fera louvenir.
En un mot ,
si je
me fais des regles austeres
, je sçauray bien
les. éluder toutes les
fois que. je croiray pou-
- voir rejoüir ou il1ftnú
re.
sur les Genealo
gies, voicy une belle occasson
} mais je ne m'en
ferviray que pour m'expliq
uer sur cet Article,
comme j'ay fait sur les
autres à mesure qu'ils Ce
font presentez.
Comme j'ay resolu
d'éviter en tout les partis
extrêmes, je ne donneray
point dans 1 l'excés
ennuyeux desDiffertations
Genealogiques.
Qifon ne soit point bles
sé du terme d'ennuyeux;
les Genealogies les plus
belles sont les plus longues
,& par consequent
les plus ennuyeuses.
Je n'affecteray donc
point d'en remplir les
vuides de mon Livre;
aussi ne leur refuseray-je
point leur place quand
elles viendront àpropos;
mais je feray en sorte
qu'elles ne viendront à
propos que très-rarement
; c'est-dire pour
éclaircir certains faitsqui
dépendent de la connoissance
des Familles
, ou
pourdonnerquelques lumieres
sur les Alliances 1
ou enfin pour mettre en
jour quelques Titres dd
Noblesse connus de peu
de gens; car pour ceux
qui - ne sont point connues
du tout, il faut s'en
défier. Il y a long-temps
que la vanité des hommes
travaille en Genealogies,
& les nouvelles découvertes
là - dessus me
sont fufpe£tes.
Je ne m'attacheray
donc qu'à marquer Amplementl'état
present des
Familles, & je les seray
remonter le moins haur;
quejepourray de peur
qu'on ne les perde de
vûë ,ou plutost de peur
qu'on ne voye trop distinctement
leur origine;
car je prérens que lobfcurité
des origines fait
la grandeur des Maisons.
Une Genealogie effc
une espece de Perspective
dont la beauté consiste à
voir une longue fuite
d'objets: ils font plus
foiblement colorez, &
moins nettement deLTi
gnez à mesure qu'ilss'éloignent
: le point de
vue est ordinairement
un Lointain embrouille
qui laisse imaginer une
infinité d'objets qu'on
n'y voit point.
Ceux qui veulent
qu'on voye dans l'origine
de leur Maison plus
loin que le point de vûë,
croyait voir eux-mêmes
dans ces brouillards lointains
des Ancêtres bien
formez & bien distinguez
;mais
ZoDruez on ne les y ;maisoniielesyr
voit que comme on voit
dans des nuées bizarres
, des hommes
,
des
chevaux, des chimeres
enfin.
Que chacun y voye
ce qui luy fera plaisir;
maisj'ay resolu d'approfondirpeu
de Noblesses,
de peur de blesser ou la
vérité ou la chimere.
,
A l'égard des Familles
Cubalcernes il seroit à
souhaiter que leurs Genealogies
pussent s'illustrer
à mesure queleur fortune
augmente, car tel
que le Mercure croyoit
annoblir il y à trenteans
en le disant issu d'un
Gentilhomme Gascon ;
se fâcheroit à present si
je ne le saisois pas descendre
d'un Comte de Provence.
Cette digression a esté
longue, mais la voilasinie.
Revenons à Mrde
Joyeuse. Cet Article servira
de modele aux autres.
Jediray Amplement
que MrleMaréchal de
joyeuse estoit fils d'Antoine-
François de Joyeulè,
Gouverneur de Mouzon
&de Beaumont, 6c
de Marguerite de Joycuse.
-
Je ne laisseray pas de
dire quelquefois quelque
singularité d'une Maison
à propos d'un nom
qui m'en fera louvenir.
En un mot ,
si je
me fais des regles austeres
, je sçauray bien
les. éluder toutes les
fois que. je croiray pou-
- voir rejoüir ou il1ftnú
re.
Fermer
Résumé : Genealogies. [titre d'après la table]
L'auteur de l'ouvrage aborde les généalogies avec prudence, évitant les excès fastidieux tout en reconnaissant leur utilité pour éclaircir certains faits ou alliances familiales. Il préfère se concentrer sur l'état présent des familles, sans remonter trop loin dans leur histoire pour ne pas perdre de vue leur origine. Il compare une généalogie à une perspective où les objets s'éloignent et deviennent moins distincts. Méfiant envers les nouvelles découvertes généalogiques, il évite d'approfondir les lignées nobles pour ne pas blesser la vérité ou la chimère. Pour les familles enrichies, il souhaite que leurs généalogies s'illustrent avec leur fortune croissante. L'auteur mentionne brièvement la généalogie de Monsieur de Joyeuse et pourrait parler de singularités d'une maison en se rappelant d'un nom. Il affirme suivre des règles austères tout en sachant les éluder lorsque nécessaire.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
1707
p. 47-50
« De Paris le 3. Juillet. LE 2. JUILLET le Roy [...] »
Début :
De Paris le 3. Juillet. LE 2. JUILLET le Roy [...]
Mots clefs :
Monsieur de Nointel, Paris, Lunéville, La Haye
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « De Paris le 3. Juillet. LE 2. JUILLET le Roy [...] »
DeParts le^.Juillet.
i LE 2. JUILLET LERoy
donnaà Mrle Comte d'Albergotti
le Gouvernement
de Saar-Louis, & S. M. l'a
nomme pour cilie Cheva.
lierduS.Esprit.
-
DeLunevtllele4.
Juillet,
- « LE 4. JUILLET à5.heures
du matin, S. A R. Madame
la Duchesse de Lorraine
est accouchée d'une
Princesse. 1De Paris le7.Juillet. ,G 1 1* i
LE 2,9. JU INMleMarquis
de Sablé est mort. j Il eftoic fils de Mr Servien
Ministre & Secretaire
d'Ecar, & Surineendant des
Finances; & frere de Mr
l'Abbé Servien
,
& de feuë
MelaDuchclfedcSully.
-,
DeParisle10.Juillet.
LE10. JUILLET Mr
de Nointel
,
fils de Mr de
Nointel Bechameil Coru
seiller d'Etat,aépousé Mlle:
Rouillé,fille de Mr Rouillé
Maistre des Requestes.
Delà Hayele 10.failleti
LEJUILLET le General
Hompefch a esté
nomme au Gouvernement
de laville deDouay.
Mr des Roques Ingenieur
en chef a esté nommé
à celuy du Fort deScarpe.
i LE 2. JUILLET LERoy
donnaà Mrle Comte d'Albergotti
le Gouvernement
de Saar-Louis, & S. M. l'a
nomme pour cilie Cheva.
lierduS.Esprit.
-
DeLunevtllele4.
Juillet,
- « LE 4. JUILLET à5.heures
du matin, S. A R. Madame
la Duchesse de Lorraine
est accouchée d'une
Princesse. 1De Paris le7.Juillet. ,G 1 1* i
LE 2,9. JU INMleMarquis
de Sablé est mort. j Il eftoic fils de Mr Servien
Ministre & Secretaire
d'Ecar, & Surineendant des
Finances; & frere de Mr
l'Abbé Servien
,
& de feuë
MelaDuchclfedcSully.
-,
DeParisle10.Juillet.
LE10. JUILLET Mr
de Nointel
,
fils de Mr de
Nointel Bechameil Coru
seiller d'Etat,aépousé Mlle:
Rouillé,fille de Mr Rouillé
Maistre des Requestes.
Delà Hayele 10.failleti
LEJUILLET le General
Hompefch a esté
nomme au Gouvernement
de laville deDouay.
Mr des Roques Ingenieur
en chef a esté nommé
à celuy du Fort deScarpe.
Fermer
Résumé : « De Paris le 3. Juillet. LE 2. JUILLET le Roy [...] »
Le 2 juillet, le Comte d'Albergotti fut nommé Chevalier du Saint-Esprit. Le 4 juillet, la Duchesse de Lorraine accoucha d'une princesse. Le 9 juillet, le Marquis de Sablé, fils du Ministre Servien, décéda. Le 10 juillet, Monsieur de Nointel épousa Mademoiselle Rouillé. Le même jour, Hompesch fut nommé Gouverneur de Douai et des Roques Gouverneur du Fort de Scarpe.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
1708
p. 50-57
Mariage de Monseigneur le Duc de Berry. [titre d'après la table]
Début :
Le Roy ayant fait inviter par Mr Desgranges, Maître des [...]
Mots clefs :
Duc de Berry, Duchesse de Berry, Princes, Princesses, Versailles
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Mariage de Monseigneur le Duc de Berry. [titre d'après la table]
De Verfailles le u.. Juillet.iic/
Le Roy ayant fait inviter
par MrDesgranges,
Maître des Ceremonies,
les Princes & Princesses de
la Maison Royale,au Mariage
de Monseigneur le
Duc de Berry avec Mademoiselle
,
ils se trouvèrent
tous à Versailles le 5. de ce
mois. Le mêmejourleContrat
fut signé dans le Cabi-
O net du Roy,& ensuite les
Fiançailles furent faites par
Monsieur le Cardinal de
Janson, Grand Aumônier
de France.
Le Lendemain 6. le Ma-, -
riage fut célébré dans la
Chapelle du Chasteau par
le même Cardinal en presence
du Roy, de tous les
Princes, & de toutes leg
Princenes. Le soitil y eut un
grand repas dans le Salon de
l'Appartement du Roy; ils
estoient28. à tablé, Princes
& Princesses de la Maison
Royale. Messieurs les
Prince de Dombes & le
Comte d'Eu, ausquels le
Roy a accordé les mêmes
honneurs qu'a Monsieur le
Duc du Maine leur pere,
y estoientaussi dans leur
rang.
Le Roy estoit au bout
d'une Table dont la droite
& la gauche estoient reçat
plies dans l'ordre qui suit. -
LE ROY.
A la droite du R.
Monseigneur.
Madame la Duchesse de
Bourgogne.
Madame laDuchesse de
Berry.
MonsieurleDuc d'Orleans.
Madame la Grande DuchcITC.
Madame la Princesse.
Madame la Princesse de
Conty ancienne Doüair icrc.
Mosieur le Prince de
Conty.
Mademoiselle de Valois.
de Charollois.
Madame la Duchesse de
Vendosme.
Mademoiselle de la Roche-
sur-Yon.
Monsieur le Prince de
Dombes.
Monsieur le Comte de
Toulouse.
A la gauche du Roy.
Monseigneur le Duc de
Bourgogne.
Monseigneur leDucde
Berry.
Madame.
Madame la Duchesse
d'Orléans.
Monsieur le Duc de
Chartres.
Monsieur le Comtede
Charollois.
Madame la Princesse de
Conty nouvelle Doüairiere.
Mademoiselle deChartres
Mademoiselle de Bourbon.
Madame la Duchesse du
Maine.
Mademoiselle de Conty.
Monsieur le Duc du Maine,
Monsieur le Comte
d'Eu.
*
Le 7. Monseigneur le
Duc & Madame la Duchesse
de Berry furent vificez
par le Roy, par Monseigneur
le Dauphin par tous
les autres Princes & Princesses
& par les Grands de la
1
Cour; la KeinedAngleterre
y vint aussi de Chaillot.
Le 8. ils furent visitez pal:
les Ambassadeurs & Ministrçs
Etrangers, & le .9. par
le Prevost des Marchands &
Echevins de la VilledeParis,
qui firent à Madame la buchesse
de Berry les presens
accoûtutnez en pareilles occafions.
Voicy l'Extrait des
Lettres d'Appanage.
Le Roy ayant fait inviter
par MrDesgranges,
Maître des Ceremonies,
les Princes & Princesses de
la Maison Royale,au Mariage
de Monseigneur le
Duc de Berry avec Mademoiselle
,
ils se trouvèrent
tous à Versailles le 5. de ce
mois. Le mêmejourleContrat
fut signé dans le Cabi-
O net du Roy,& ensuite les
Fiançailles furent faites par
Monsieur le Cardinal de
Janson, Grand Aumônier
de France.
Le Lendemain 6. le Ma-, -
riage fut célébré dans la
Chapelle du Chasteau par
le même Cardinal en presence
du Roy, de tous les
Princes, & de toutes leg
Princenes. Le soitil y eut un
grand repas dans le Salon de
l'Appartement du Roy; ils
estoient28. à tablé, Princes
& Princesses de la Maison
Royale. Messieurs les
Prince de Dombes & le
Comte d'Eu, ausquels le
Roy a accordé les mêmes
honneurs qu'a Monsieur le
Duc du Maine leur pere,
y estoientaussi dans leur
rang.
Le Roy estoit au bout
d'une Table dont la droite
& la gauche estoient reçat
plies dans l'ordre qui suit. -
LE ROY.
A la droite du R.
Monseigneur.
Madame la Duchesse de
Bourgogne.
Madame laDuchesse de
Berry.
MonsieurleDuc d'Orleans.
Madame la Grande DuchcITC.
Madame la Princesse.
Madame la Princesse de
Conty ancienne Doüair icrc.
Mosieur le Prince de
Conty.
Mademoiselle de Valois.
de Charollois.
Madame la Duchesse de
Vendosme.
Mademoiselle de la Roche-
sur-Yon.
Monsieur le Prince de
Dombes.
Monsieur le Comte de
Toulouse.
A la gauche du Roy.
Monseigneur le Duc de
Bourgogne.
Monseigneur leDucde
Berry.
Madame.
Madame la Duchesse
d'Orléans.
Monsieur le Duc de
Chartres.
Monsieur le Comtede
Charollois.
Madame la Princesse de
Conty nouvelle Doüairiere.
Mademoiselle deChartres
Mademoiselle de Bourbon.
Madame la Duchesse du
Maine.
Mademoiselle de Conty.
Monsieur le Duc du Maine,
Monsieur le Comte
d'Eu.
*
Le 7. Monseigneur le
Duc & Madame la Duchesse
de Berry furent vificez
par le Roy, par Monseigneur
le Dauphin par tous
les autres Princes & Princesses
& par les Grands de la
1
Cour; la KeinedAngleterre
y vint aussi de Chaillot.
Le 8. ils furent visitez pal:
les Ambassadeurs & Ministrçs
Etrangers, & le .9. par
le Prevost des Marchands &
Echevins de la VilledeParis,
qui firent à Madame la buchesse
de Berry les presens
accoûtutnez en pareilles occafions.
Voicy l'Extrait des
Lettres d'Appanage.
Fermer
Résumé : Mariage de Monseigneur le Duc de Berry. [titre d'après la table]
Le 5 juillet, le roi organisa le mariage de Monseigneur le Duc de Berry avec Mademoiselle. Le contrat fut signé dans le cabinet royal, et les fiançailles furent bénies par le Cardinal de Janson. Le lendemain, la cérémonie nuptiale eut lieu dans la chapelle du château, en présence du roi et des membres de la Maison Royale. Un grand repas fut servi dans le salon de l'appartement royal, réunissant 28 personnes, dont les princes et princesses de la Maison Royale, ainsi que les princes de Dombes et le comte d'Eu. Le roi présida le repas, entouré des membres de la famille royale selon un ordre précis. Les jours suivants, le Duc et la Duchesse de Berry reçurent des visites de courtoisie, notamment de la reine d'Angleterre, des ambassadeurs étrangers et des représentants de la ville de Paris, qui offrirent des présents à la Duchesse.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
1709
p. 58-71
LETTRES d'Appanage de M. le Duc de Berry, données à Versailles au mois de Juin 1710.
Début :
LOUIS par la grace de Dieu Roy de France & de [...]
Mots clefs :
Chambre des comptes, Apanage, Parlement, Seigneuries, Duc de Berry
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LETTRES d'Appanage de M. le Duc de Berry, données à Versailles au mois de Juin 1710.
-LETTRES
D'Appanage de M. le
1
Duc de Herry3don~
nees a Verfaillesan
moisdeJuin 1710.
LaUlS
par la grace de,
Dieu Roy, de France & dg
Navarre: A tous presens Se
à venir, Salut. La Providence
divine ayanr distingué
nostre regne entre tousZ>les
aunes, par sa durée, par son
éclat & par le nombre de
nos Descendans, nous nous
sommes continuellementattachez
à les former a la vertu,
afin que leur éducation
répondant a leur naissance,
ils sussent autanc recommandables
par leurs sentimens,
qu'ils sontélevez par la splendeur du fang dont
ils sont sortis. Nostre trescher
& tres-améPetit-fils
Charles Fils de France
dignement répondu à , a nos
esperances; plus la grandeur
de son rang l'a placé all dessus de nos autres Sujets,
plus il nous a donnédes
marques respectueuses de sa
reconnoissance, desonactachement,
& de son obéissance.
Persuadez qu'il continuera
les mêmes devoirs à
nostre trèscher & trcès aamméé'
Fils le Dauphin son Pere, &
à nostre tres-cher & tresamé
Petit-fils le Duc de
Bourgogne son Frere aîné,
& à ses Descendans héritiers
présomptifs de la Couronne
, nous avons cru pouvoir
prendre en luy une entiere
confiance
,
& devoir
luy donner des preuves sen
fibles de nostre affection paternelle,&
c. Pour ces eauses
& aucres, de l'avis de
nostre Conseil nous avons
donnéà luy, &c.. pour Appanage,
selon la nature des
Appanages de laMaison de
France & les Loix de nostre
Royaume, les Duchcz d'Alençon
& d'Angoulesme, le
Comté de Ponthieu, & les
Chastellenies de Coignac&
de Merpins, réünis à nostre
Couronne par le decés de
nostre CousineElisabeth
d'Orléans, Duchesse de Guise
:
ensemble les Terres Se
Seigneuries de Noyelles
, Hiermont, Coutteville &
le Mesnil, par nous acquises
par Contrat passé entre
les Commissaires par nous
nommez, & Marie d'Orleans
Duchesse de Nemours
le 16. Décembre 1676. en
échange de la Baronie Terre
& Seigneurie de Parthenay,
ainsi que lesdits Duchez,
Comté,&c. se pourfuivenc
&comportent,étendent &
consistenten Villes, Citez,
Chasteaux
,
Chastellenies
, &C,a condition neanmoins
à l'égard des Bois
de fustaye
,
d'en user en
bon pere de famille, & de
n'en couper que pour L'entretenement
oc réparations
des Edifices & Chasteaux
de l'A ppanage, le tout jusqu'à
concurrence de la somme
de 200000. livres tournois
de revenu par chacun
an, &c. pour en joüir par
nostredit Petit ,fils & ses
hoirs masles en droite ligne,
par forme d'Appanage seuiemenc,
à commencer du
jour de la vérification qui
serafaitede ces Presentesen
nostre Cour de Parlement,
Chambre des Comptes, &£
Cour desAides, aux autoritez
,
prerogatives, & preeminences
qui appartiennent
au Titre de Duc, sans
aucune chose en retenir ni
reserver à nous ni à nostre
Couronne & Successeurs, à
l'exception feulement des
foy & hommage lige,Droits
de Ressort & Souveraineté,
la garde des Eglises Cathédrales
& autres qui sont de
fondation Royale, ou autrement
privilegiez,la connoissance
des cas Royaux,
& de ceux dont par prévention
nos Officiers doivent
& ont accoutumé de
connoistre, pour lesquels
decider & terminer seront
par nous créez, mis & établis
Juges des Exempts
&c. , Permettant & accordant
au surplus à nostredit
Petit-fils qu'il puisse & luy
foit loisible d'ordonner &
établir en l'une desVilles de
son Appanagc telle qu'il
avisera une Chambre des
Comptes.. àcondition que
de trois ans en trois ans les
Comptes qui feront rendus
en sa Chambre des Comptes
feront envoyez en nostre
Chambre des Comptes de
Paris, ou les doubles d'iceux,
&c. Et comme nôtreintention
est de procurer
à nostre Petit-fils toutes
les marques de grandeur &
de dlfllnâion qui peuvent
dépendre de nous, nous luy
avons accordé,&c. lesdits
Duchez en tous droits
& titre de Pairie avec les
prérogativesdesPrinces de
la Maison de France & autres
tenant de nostre Couronne
en Pairie, à la charge
toutcsfois que la connoissance
des causes & matieres
dont nos Juges Presidiaux
ont accoûtumé de connoîfréteur
demeurera, sans que
sous ombre de ladite Pairie,
ladite connoissance en soit
deévolunë par appel imme- nostre Cour
de Parlement; moyennant
lequel Appanage. ac- cepté.parnostredit Petitfilsen
presence de nostre.
Fils Louis Dauphin, & de
nostre. Petit-fils le Duc deBourgogne renonçant
tant pour luy que pour
ses hoirs,à toutes Terres,
Seigneuries, & immeubles
qui se trouveront dans nôtre
succession,soit que lesdites
Terres,Seigneuries &
immeubles soient unis ou
non à nostre Couronne;
ensemble à tous meubles &
effets mobiliers
,
de quelque
qualité & valeur qu'ils
soient, & pareillement nôtredit
Petit-fils & nous comme
son Tuteur aussinaturel
avons fait pareillerenonciation
à la succession à
écheoir de nostredit Fils
Louis Dauphin son Pere, lesquelles
renonciations sont
faites au profit de nostre
Couronne. Nous ordonnons
que suivant la nature
desdits Appanages & Loy
de nostre Royaume
,
& en
cas que nostredit Petit-fils
ou ses descendans masles en
loyal mariage vinssent à deceder
sans enfans masles,
en forte qu'il ne demeurast
aucun enfant masle descendant
par ligne des masles,
bien qu'il y eust eu fils ou
filles descendant d'iceux par
filles,audit cas lesdits Duchez,
&c.par nous donnez
à nostredit Petit fils retourneront
librement à nôtre
Couronne. Voulons
aussi qu'il soit permis à nôtredit
Petit-fils de racheter
si bon luy semble à son profit
nos Domaines engagez
dans l'étenduë desdits Du-»
chez, &c. en remboursant
enun seul payement les Acquéreurs,
&c.Sidonnons en
mandement à nos feaux Conseillers les Gens
tenantnostre Cour de Parlement,&
c. DonnéàVerfajlles
au mois de Juin l'aa
de grace mil sept cens dix;,
& de nostre Regnele soixantehuitiéme.
Signé, LOUIS;
&plus bas,.parleRoy,PHELYPEAUX.
Visa, PHELYPEAUX.
Veu au Conseil,
DESMARETZ. Et ÍceIJé du
grand Sceau de cire verte,
en lacs desoyerouge 6C
verte.
Registrées en Parlement
le dix Juillet mil sept cent
dix.
Il y à d'autres Lettres
qui accordent à Monseigneur
le Duc de Berry
& à ses Successeursmâles,
le Patronage des Eglises
, & la Collation de
tous les Benefices Consistoriaux
,
excepté les
Eveschez; &quiluypermettent
de nommer &
presenter aux Offices &
Commissions des Juges
des Exempts, Presidens,
Conseillers, &c.
D'Appanage de M. le
1
Duc de Herry3don~
nees a Verfaillesan
moisdeJuin 1710.
LaUlS
par la grace de,
Dieu Roy, de France & dg
Navarre: A tous presens Se
à venir, Salut. La Providence
divine ayanr distingué
nostre regne entre tousZ>les
aunes, par sa durée, par son
éclat & par le nombre de
nos Descendans, nous nous
sommes continuellementattachez
à les former a la vertu,
afin que leur éducation
répondant a leur naissance,
ils sussent autanc recommandables
par leurs sentimens,
qu'ils sontélevez par la splendeur du fang dont
ils sont sortis. Nostre trescher
& tres-améPetit-fils
Charles Fils de France
dignement répondu à , a nos
esperances; plus la grandeur
de son rang l'a placé all dessus de nos autres Sujets,
plus il nous a donnédes
marques respectueuses de sa
reconnoissance, desonactachement,
& de son obéissance.
Persuadez qu'il continuera
les mêmes devoirs à
nostre trèscher & trcès aamméé'
Fils le Dauphin son Pere, &
à nostre tres-cher & tresamé
Petit-fils le Duc de
Bourgogne son Frere aîné,
& à ses Descendans héritiers
présomptifs de la Couronne
, nous avons cru pouvoir
prendre en luy une entiere
confiance
,
& devoir
luy donner des preuves sen
fibles de nostre affection paternelle,&
c. Pour ces eauses
& aucres, de l'avis de
nostre Conseil nous avons
donnéà luy, &c.. pour Appanage,
selon la nature des
Appanages de laMaison de
France & les Loix de nostre
Royaume, les Duchcz d'Alençon
& d'Angoulesme, le
Comté de Ponthieu, & les
Chastellenies de Coignac&
de Merpins, réünis à nostre
Couronne par le decés de
nostre CousineElisabeth
d'Orléans, Duchesse de Guise
:
ensemble les Terres Se
Seigneuries de Noyelles
, Hiermont, Coutteville &
le Mesnil, par nous acquises
par Contrat passé entre
les Commissaires par nous
nommez, & Marie d'Orleans
Duchesse de Nemours
le 16. Décembre 1676. en
échange de la Baronie Terre
& Seigneurie de Parthenay,
ainsi que lesdits Duchez,
Comté,&c. se pourfuivenc
&comportent,étendent &
consistenten Villes, Citez,
Chasteaux
,
Chastellenies
, &C,a condition neanmoins
à l'égard des Bois
de fustaye
,
d'en user en
bon pere de famille, & de
n'en couper que pour L'entretenement
oc réparations
des Edifices & Chasteaux
de l'A ppanage, le tout jusqu'à
concurrence de la somme
de 200000. livres tournois
de revenu par chacun
an, &c. pour en joüir par
nostredit Petit ,fils & ses
hoirs masles en droite ligne,
par forme d'Appanage seuiemenc,
à commencer du
jour de la vérification qui
serafaitede ces Presentesen
nostre Cour de Parlement,
Chambre des Comptes, &£
Cour desAides, aux autoritez
,
prerogatives, & preeminences
qui appartiennent
au Titre de Duc, sans
aucune chose en retenir ni
reserver à nous ni à nostre
Couronne & Successeurs, à
l'exception feulement des
foy & hommage lige,Droits
de Ressort & Souveraineté,
la garde des Eglises Cathédrales
& autres qui sont de
fondation Royale, ou autrement
privilegiez,la connoissance
des cas Royaux,
& de ceux dont par prévention
nos Officiers doivent
& ont accoutumé de
connoistre, pour lesquels
decider & terminer seront
par nous créez, mis & établis
Juges des Exempts
&c. , Permettant & accordant
au surplus à nostredit
Petit-fils qu'il puisse & luy
foit loisible d'ordonner &
établir en l'une desVilles de
son Appanagc telle qu'il
avisera une Chambre des
Comptes.. àcondition que
de trois ans en trois ans les
Comptes qui feront rendus
en sa Chambre des Comptes
feront envoyez en nostre
Chambre des Comptes de
Paris, ou les doubles d'iceux,
&c. Et comme nôtreintention
est de procurer
à nostre Petit-fils toutes
les marques de grandeur &
de dlfllnâion qui peuvent
dépendre de nous, nous luy
avons accordé,&c. lesdits
Duchez en tous droits
& titre de Pairie avec les
prérogativesdesPrinces de
la Maison de France & autres
tenant de nostre Couronne
en Pairie, à la charge
toutcsfois que la connoissance
des causes & matieres
dont nos Juges Presidiaux
ont accoûtumé de connoîfréteur
demeurera, sans que
sous ombre de ladite Pairie,
ladite connoissance en soit
deévolunë par appel imme- nostre Cour
de Parlement; moyennant
lequel Appanage. ac- cepté.parnostredit Petitfilsen
presence de nostre.
Fils Louis Dauphin, & de
nostre. Petit-fils le Duc deBourgogne renonçant
tant pour luy que pour
ses hoirs,à toutes Terres,
Seigneuries, & immeubles
qui se trouveront dans nôtre
succession,soit que lesdites
Terres,Seigneuries &
immeubles soient unis ou
non à nostre Couronne;
ensemble à tous meubles &
effets mobiliers
,
de quelque
qualité & valeur qu'ils
soient, & pareillement nôtredit
Petit-fils & nous comme
son Tuteur aussinaturel
avons fait pareillerenonciation
à la succession à
écheoir de nostredit Fils
Louis Dauphin son Pere, lesquelles
renonciations sont
faites au profit de nostre
Couronne. Nous ordonnons
que suivant la nature
desdits Appanages & Loy
de nostre Royaume
,
& en
cas que nostredit Petit-fils
ou ses descendans masles en
loyal mariage vinssent à deceder
sans enfans masles,
en forte qu'il ne demeurast
aucun enfant masle descendant
par ligne des masles,
bien qu'il y eust eu fils ou
filles descendant d'iceux par
filles,audit cas lesdits Duchez,
&c.par nous donnez
à nostredit Petit fils retourneront
librement à nôtre
Couronne. Voulons
aussi qu'il soit permis à nôtredit
Petit-fils de racheter
si bon luy semble à son profit
nos Domaines engagez
dans l'étenduë desdits Du-»
chez, &c. en remboursant
enun seul payement les Acquéreurs,
&c.Sidonnons en
mandement à nos feaux Conseillers les Gens
tenantnostre Cour de Parlement,&
c. DonnéàVerfajlles
au mois de Juin l'aa
de grace mil sept cens dix;,
& de nostre Regnele soixantehuitiéme.
Signé, LOUIS;
&plus bas,.parleRoy,PHELYPEAUX.
Visa, PHELYPEAUX.
Veu au Conseil,
DESMARETZ. Et ÍceIJé du
grand Sceau de cire verte,
en lacs desoyerouge 6C
verte.
Registrées en Parlement
le dix Juillet mil sept cent
dix.
Il y à d'autres Lettres
qui accordent à Monseigneur
le Duc de Berry
& à ses Successeursmâles,
le Patronage des Eglises
, & la Collation de
tous les Benefices Consistoriaux
,
excepté les
Eveschez; &quiluypermettent
de nommer &
presenter aux Offices &
Commissions des Juges
des Exempts, Presidens,
Conseillers, &c.
Fermer
Résumé : LETTRES d'Appanage de M. le Duc de Berry, données à Versailles au mois de Juin 1710.
En juin 1710, le roi de France et de Navarre émit une lettre d'appanage visant à former ses descendants à la vertu et à la reconnaissance de leur rang. Le roi loua les qualités de son petit-fils Charles, fils de France, qui avait démontré respect et obéissance malgré sa haute position. En conséquence, le roi décida de lui accorder un appanage comprenant les duchés d'Alençon et d'Angoulême, le comté de Ponthieu, ainsi que les châtellenies de Coignac et de Merpins, et plusieurs terres et seigneuries. Ces terres avaient été réunies à la couronne après le décès de la duchesse de Guise et acquises par contrat en 1676. L'appanage rapportait un revenu annuel de 200 000 livres tournois et était transmissible aux héritiers mâles en ligne directe. Le roi accorda également à Charles les droits de pairie avec les prérogatives des princes de la Maison de France. En cas de décès sans héritier mâle, les terres reviendraient à la couronne. Charles renonça à toutes les terres et biens mobiliers de la succession du roi et de son père, le Dauphin. La lettre fut signée par le roi Louis et enregistrée au Parlement le 10 juillet 1710. Des lettres similaires accordèrent au duc de Berry le patronage des églises et la nomination à divers offices.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
1710
p. 73-74
SPECIFIQUE infaillible qui allonge la vie de l'homme en abregeant les Maladies.
Début :
De tous les Manuscrits qu'on m'a envoyez, voicy [...]
Mots clefs :
Spécifique
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : SPECIFIQUE infaillible qui allonge la vie de l'homme en abregeant les Maladies.
SPECIFIQUE
infaillible qui allonge
la ruie de l'homme en
abrégéantlesMaladies.
De tous les Manuscrits
qu'onm'aenvoyez,
voicyceluy donc le Titre
est le plus interessant.
Faire vivre long-temps
&en bonne santé! Oliy,,
la promesse de cet homme-
là est tres-interessante.
Voyons ses preuves.
C'est une Listede Cure
étonnantes, miraculeu
ses Il a gueri non-seu
lement des hydropisie
formées; mais des ago
nies formées,
Je le crois sur sa pa
role; car je vois que c'est
un Empirique bas-Normand.
Plaçons vîte dan
mon Livre un Spécifique
si salutaire au genre humain,
mais non, j'aime
mieux vous donner une
Chanson,
infaillible qui allonge
la ruie de l'homme en
abrégéantlesMaladies.
De tous les Manuscrits
qu'onm'aenvoyez,
voicyceluy donc le Titre
est le plus interessant.
Faire vivre long-temps
&en bonne santé! Oliy,,
la promesse de cet homme-
là est tres-interessante.
Voyons ses preuves.
C'est une Listede Cure
étonnantes, miraculeu
ses Il a gueri non-seu
lement des hydropisie
formées; mais des ago
nies formées,
Je le crois sur sa pa
role; car je vois que c'est
un Empirique bas-Normand.
Plaçons vîte dan
mon Livre un Spécifique
si salutaire au genre humain,
mais non, j'aime
mieux vous donner une
Chanson,
Fermer
Résumé : SPECIFIQUE infaillible qui allonge la vie de l'homme en abregeant les Maladies.
Le manuscrit 'infaillible qui allonge la ruie de l'homme en abrégeant les Maladies' propose des guérisons miraculeuses, comme l'hydropisie. Son auteur, un Empirique bas-Normand, assure l'efficacité du remède. Cependant, l'auteur du texte hésite à l'inclure dans son livre, préférant offrir une chanson.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
1711
p. 79-80
Emulation. [titre d'après la table]
Début :
Critiques sçavantes, Réponses opiniâtres, vives Epigrammes pour attaquer, plus vives [...]
Mots clefs :
Courage, Poètes, Savants
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Emulation. [titre d'après la table]
Ce petit trait de satyre
m'estéchapé:j'endemande
pardon,sur tout
aux Poëtes. Je crainsencore
plus de me brouiller
avec eux qu'avec les.
Musiciens.
Ilest un certain nombre
d'Auteurs dont je
Toudrois estre airrçé fraternellement
comme je
les aime. Qui dit fraternellement
n'exclut point
les petites noises poëtiques
: tous les freres
ne font pas d'accord.
Deux ou trois disputes
par mois feroient un
fond pour mes Mercures
y ., A j'y mettrois même
jusquaux Critiquesqu'
on en feroit.
Courage Messieurs les
Auteurs, courage Messieurs
les Sçavants, animez-
vous un peu les
uns contre les autres, je
profiteray devos combats.
Critiques sçavantes,
Réponses opiniâtres, vives
Epigrammespourattaquer
,plus vives encore
pour se deffendre;
mais tour cela lans ma- lignité; point d'aigreur
dans vos ouvrages: 4
vous voulez que je les
imprime,je n'admettray
que de l'émulation.
Je voudroisque les
Poëtes & les Sçavants
disputassent noblement
Se poliment commelest
grands Guerriers font la
guerre. Voila le modele :
êtreennemis sans sehaïr9
aller au combat sans colere,
ôc s'entre- égorger
àl'amiable.
On ne devroit disputer
que contre ceuxqu'-
on eftline-,& ne critiquer
que dans la vûë de
/a-rtirer des réponsesinstructives
& curieuses.
m'estéchapé:j'endemande
pardon,sur tout
aux Poëtes. Je crainsencore
plus de me brouiller
avec eux qu'avec les.
Musiciens.
Ilest un certain nombre
d'Auteurs dont je
Toudrois estre airrçé fraternellement
comme je
les aime. Qui dit fraternellement
n'exclut point
les petites noises poëtiques
: tous les freres
ne font pas d'accord.
Deux ou trois disputes
par mois feroient un
fond pour mes Mercures
y ., A j'y mettrois même
jusquaux Critiquesqu'
on en feroit.
Courage Messieurs les
Auteurs, courage Messieurs
les Sçavants, animez-
vous un peu les
uns contre les autres, je
profiteray devos combats.
Critiques sçavantes,
Réponses opiniâtres, vives
Epigrammespourattaquer
,plus vives encore
pour se deffendre;
mais tour cela lans ma- lignité; point d'aigreur
dans vos ouvrages: 4
vous voulez que je les
imprime,je n'admettray
que de l'émulation.
Je voudroisque les
Poëtes & les Sçavants
disputassent noblement
Se poliment commelest
grands Guerriers font la
guerre. Voila le modele :
êtreennemis sans sehaïr9
aller au combat sans colere,
ôc s'entre- égorger
àl'amiable.
On ne devroit disputer
que contre ceuxqu'-
on eftline-,& ne critiquer
que dans la vûë de
/a-rtirer des réponsesinstructives
& curieuses.
Fermer
Résumé : Emulation. [titre d'après la table]
Le texte explore les relations entre auteurs, poètes et savants. L'auteur aspire à des liens fraternels tout en acceptant les disputes littéraires. Il encourage l'émulation entre auteurs et savants, mais sans aigreur. Les échanges doivent être nobles et polis, comme des guerriers respectueux. Les critiques et réponses doivent être instructives et curieuses, et les disputes doivent se faire contre des adversaires dignes de respect. La dignité et l'absence d'aigreur sont essentielles dans les débats littéraires.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
1712
p. 81-84
Cornaline antique. [titre d'après la table]
Début :
C'est dans cet esprit que Mr de M.... a fait [...]
Mots clefs :
Orphée, Cornaline, Bacchus, Hymnes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Cornaline antique. [titre d'après la table]
C'est dans cet esprit:
que Mr de M.a fait
une Dissertation sur l'Estampe
d'une Cornaline
antique du Cabinet du
Roy, gravée par le lieur;
Monbart.
Je n'ay point lu ce que
les Mémoires de Trevoux
en ont dit dans le
mois de Juin dernier.
Ceux qui ne sont point
curieux de graveures antiques
peuvent aussi ne
pointlire lacourte réponse
que Mr deM. fait
icy. C'est luy qui va parler;
ce n'est plus moy.
On a ajouté au nom d'A..
lAmAS, le titre de Roy de
Thcbes
,
& ce n'est point
en cette qualité que je l'ay
cité; mais feulement comme
Mary d'Ino
, parce que
ce fut à l'un & à l'autre que
Mercure confia la premiere
éducation de Bacchus, selon
Apollodore.
On prétend que je devois
dire Qnomacrite au lieu d'Orphée
en parlant de ses
Hymnes. Je réponds que
ces Hymnes ont toujours
paru fous le nom d'Orphée;
que les Anciens confondoient
Bacchus avec Apollon
ou le Soleil. C'est le
sentiment de ce même Or.
phéedans sesHymnes,d Euripide
, de Virgile & Servius,
Lucain, Microbe &
autres.
On pretend que Pirgotelle
Graveur d'Alexandre
a esté l'Ouvrier de la Cornaline
en question;cette opinion
ne paroist pas vraysemblable,
J'ay fait voir dans ma
Dissertation le rapport que
peut avoir la figure du Pescheur
avec une Idille de
Theocrite.
que Mr de M.a fait
une Dissertation sur l'Estampe
d'une Cornaline
antique du Cabinet du
Roy, gravée par le lieur;
Monbart.
Je n'ay point lu ce que
les Mémoires de Trevoux
en ont dit dans le
mois de Juin dernier.
Ceux qui ne sont point
curieux de graveures antiques
peuvent aussi ne
pointlire lacourte réponse
que Mr deM. fait
icy. C'est luy qui va parler;
ce n'est plus moy.
On a ajouté au nom d'A..
lAmAS, le titre de Roy de
Thcbes
,
& ce n'est point
en cette qualité que je l'ay
cité; mais feulement comme
Mary d'Ino
, parce que
ce fut à l'un & à l'autre que
Mercure confia la premiere
éducation de Bacchus, selon
Apollodore.
On prétend que je devois
dire Qnomacrite au lieu d'Orphée
en parlant de ses
Hymnes. Je réponds que
ces Hymnes ont toujours
paru fous le nom d'Orphée;
que les Anciens confondoient
Bacchus avec Apollon
ou le Soleil. C'est le
sentiment de ce même Or.
phéedans sesHymnes,d Euripide
, de Virgile & Servius,
Lucain, Microbe &
autres.
On pretend que Pirgotelle
Graveur d'Alexandre
a esté l'Ouvrier de la Cornaline
en question;cette opinion
ne paroist pas vraysemblable,
J'ay fait voir dans ma
Dissertation le rapport que
peut avoir la figure du Pescheur
avec une Idille de
Theocrite.
Fermer
Résumé : Cornaline antique. [titre d'après la table]
Le texte discute d'une dissertation de Monsieur de M. portant sur une estampe d'une cornaline antique du Cabinet du Roy, gravée par Monbart. L'auteur n'a pas consulté les commentaires des Mémoires de Trevoux sur ce sujet et précise que ceux désintéressés par les gravures antiques peuvent ignorer sa réponse. Il clarifie une citation concernant Amasis, roi de Thèbes, en le mentionnant comme mari d'Ino, selon Apollodore. L'auteur répond à une critique sur l'utilisation du nom d'Orphée plutôt que Qnomacrite pour les Hymnes, en expliquant que les Anciens confondaient souvent Bacchus avec Apollon ou le Soleil, une confusion soutenue par plusieurs auteurs anciens. Il rejette également l'opinion selon laquelle Pirgotelle, graveur d'Alexandre, serait l'auteur de la cornaline. Enfin, l'auteur mentionne avoir établi un lien entre la figure du Pêcheur et une Idylle de Théocrite dans sa dissertation.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
1713
p. 85
Transitions. [titre d'après la table]
Début :
[...] car j'ay besoin d'une Transition pour passer à [...]
Mots clefs :
Théocrite, Ode, Idylle
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Transitions. [titre d'après la table]
Je ne fuis point assez
clairvoyant dans les tenebres
de l'Antiquité
pour decider si cette if--
gure du Pescheur a du
rapport avec une Idille
de Theocrite ; mais je
souhaiterois que cette
Idille fust une Ode,U.
que Theocrite fût Anacreon
, car j'ay besoin
d'une Transition pour
passer à une Ode Ana..
creontique que je veux
placer icy. Cherchons
donc une autre Transi- tion. Il nem'en viens point. Tant mieux;
c'est une occasion de
déclarer que quand il
ne me viendra point de
Transitions naturelles
> plutost que d'enfaire de
forcées, je m'enpassexay.
clairvoyant dans les tenebres
de l'Antiquité
pour decider si cette if--
gure du Pescheur a du
rapport avec une Idille
de Theocrite ; mais je
souhaiterois que cette
Idille fust une Ode,U.
que Theocrite fût Anacreon
, car j'ay besoin
d'une Transition pour
passer à une Ode Ana..
creontique que je veux
placer icy. Cherchons
donc une autre Transi- tion. Il nem'en viens point. Tant mieux;
c'est une occasion de
déclarer que quand il
ne me viendra point de
Transitions naturelles
> plutost que d'enfaire de
forcées, je m'enpassexay.
Fermer
Résumé : Transitions. [titre d'après la table]
L'auteur cherche une transition pour une ode anacréontique, évoquant une figure du Pêcheur et une idylle de Théocrite. Il souhaite que cette idylle soit une ode et que Théocrite soit Anacréon. Ne trouvant pas de transition naturelle, il choisit de s'en passer.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
1714
p. 92-93
Monseigneur le Duc de Bourgogne. [titre d'après la table]
Début :
Pour faire connoistre quel est l'objet de mon émulation, [...]
Mots clefs :
Esprits, Émulation, Duc de Bourgogne
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Monseigneur le Duc de Bourgogne. [titre d'après la table]
Quelqueagrément
que je puissejetter dans
mon Livre par des Poësies
galantes& badines)
on me dira qu'il faut des
Pieces solides pour contenter
les esprits solides.
Je ne le sçay que trop;
mon unique ambition
serois d'amuser par quelque
ouvrage sublime cet
esprit véritablement solide
dont la pénétration
& l'étendue nese fait
qu'un Jeu des Sciences
les plus profondes.
Pour faire connoistre
quel estl'objet de mon
émulation
)
il n'est pas
neccessaire que je prononce
son grand nom. On
fait qu'il est entre les
esprits du premier ordre,
ce qu'il est entre les Princes
du premier rang.
Quoy donc, parce que
je n'ay rien icy qui merite
l'attention de ce grand
Piiiice, n'honorera -t - il
point mes Bagatelles
'(j'un coup d'oeil. Ce seul
coupd'oeil feroit la fortune
de mon Livre, 6C
donneroit à l'Auteur
tant d'émulation qù-il,
seroit à coup feur son sécond
Livre plus solide,
que le premier.
que je puissejetter dans
mon Livre par des Poësies
galantes& badines)
on me dira qu'il faut des
Pieces solides pour contenter
les esprits solides.
Je ne le sçay que trop;
mon unique ambition
serois d'amuser par quelque
ouvrage sublime cet
esprit véritablement solide
dont la pénétration
& l'étendue nese fait
qu'un Jeu des Sciences
les plus profondes.
Pour faire connoistre
quel estl'objet de mon
émulation
)
il n'est pas
neccessaire que je prononce
son grand nom. On
fait qu'il est entre les
esprits du premier ordre,
ce qu'il est entre les Princes
du premier rang.
Quoy donc, parce que
je n'ay rien icy qui merite
l'attention de ce grand
Piiiice, n'honorera -t - il
point mes Bagatelles
'(j'un coup d'oeil. Ce seul
coupd'oeil feroit la fortune
de mon Livre, 6C
donneroit à l'Auteur
tant d'émulation qù-il,
seroit à coup feur son sécond
Livre plus solide,
que le premier.
Fermer
Résumé : Monseigneur le Duc de Bourgogne. [titre d'après la table]
L'auteur souhaite créer des œuvres littéraires pour des esprits exigeants. Il aspire à produire un ouvrage sublime et solide. Il espère l'attention d'une figure illustre, dont un simple regard suffirait à valoriser son livre et l'encourager à écrire un second ouvrage.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
1715
p. 95-100
Repas d'excuses, de souhaits, & de promesses. [titre d'après la table]
Début :
On doit estre content de moy ; je promets beaucoup ; je souhaite [...]
Mots clefs :
Excuses, Repas, Bonne volonté, Applaudissements publics
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Repas d'excuses, de souhaits, & de promesses. [titre d'après la table]
Icy viendroit bien à
propos quelque Dissertation
savante ; mais je
l'ay déjà dit,ilme faut
plusieurs mois pour faire
un fond. Le fond me
manque,je ne puis vous
donner que du verbiage.
Je n'aimepoint à parler
surrien: excusezdonc si
je n'ay plus rien à vous
dire.
Si j'avois au moins
quelque Extrait curieux,
quelque Lettre sçavante,
quelque Dialogue Comique;
c'est ce que je
vous promets, comptez
là-dessus, je vous en promets.
le vous promets encore
des Critiques, des
Voyages, des Portraits,
& mille autres choses
quand il m'en viendra.
Je souhaite qu'il m'en
vienne; plus au Ciel
qu'il m'en fût venu.
On doit être content
de Inoy; je promets beaucoup;
je souhaite de bon
coeur, & mes excuses
sont bonnes. Cela me
fait souvenir d'un Repas
qu'on nous donnal'autre
jour.
Celuy qui nous 1reg
loit estoit homme de
bonne volonté. Il COln
mença son Repas par des
excusesavec une soupe
simple, naturelle, point
mal faisante, son ordi
naire enfin
,
qu'ilnous
donna, comme je vous
donne le mien.
Une Salade d'herbes
nouvelles nous annonçoit
un Rost solide. Le
Rost ne parut point y
mais on nous promit
pourcet hiver force Gibier
quon attendoit de
Province.
Nostre honlrne) honteux
de n'avoir ni entremets
ni fruit, voulut au
moins redoubler le vin;
c'estoit du vin de son cru
dont il eut bien voulu
nous enyvrer & dont il
s'enyvroit lui-même. Il
avaloit sa honte en soupirant
& faisoit des souhaits
à chaque coup qu'il
beuvoit. Plus au Ciel!
disoit-il, que vous fussiez
contents de ma bonne
volonté.Enfin, il but
jusqu'à devenir *sincere;
il nous avoua qu'il estoit
pauvre, & que s'il nous
avoit mal regalez, c'est
qu'il n'avoit ni fond ni
credit.
Moy
,
je n'ay point
encore établi mon crédit,
c'est-à-dire mes cor
respondances) ainsi je
n'ay pû vous donner que
des excuses, des promesses
&dessouhaits.
Je ne sçay si ce Repas
d'excuses. de promesses.,
& de souhaits ne pourroit
point faire le sujet
d'un petit Conte. Si
quelqu'un de ceux à qui
je le donne en Prose me
le pouvoit rendre en
Vers pour le premier
mois, je l'en ferois remercier
par des applaudissements
publics, supposé
qu'ilslesméritait.
C'est quelque
C'est quelque chose
que les applaudissements
publics. Je les propose
comme un Prix. Ce Prix
est bon à gagner ; ne
donnera-t-il point d'émulation?
Non
:J
les Poètes
font à present difficiles
à émouvoir.
Du temps des
propos quelque Dissertation
savante ; mais je
l'ay déjà dit,ilme faut
plusieurs mois pour faire
un fond. Le fond me
manque,je ne puis vous
donner que du verbiage.
Je n'aimepoint à parler
surrien: excusezdonc si
je n'ay plus rien à vous
dire.
Si j'avois au moins
quelque Extrait curieux,
quelque Lettre sçavante,
quelque Dialogue Comique;
c'est ce que je
vous promets, comptez
là-dessus, je vous en promets.
le vous promets encore
des Critiques, des
Voyages, des Portraits,
& mille autres choses
quand il m'en viendra.
Je souhaite qu'il m'en
vienne; plus au Ciel
qu'il m'en fût venu.
On doit être content
de Inoy; je promets beaucoup;
je souhaite de bon
coeur, & mes excuses
sont bonnes. Cela me
fait souvenir d'un Repas
qu'on nous donnal'autre
jour.
Celuy qui nous 1reg
loit estoit homme de
bonne volonté. Il COln
mença son Repas par des
excusesavec une soupe
simple, naturelle, point
mal faisante, son ordi
naire enfin
,
qu'ilnous
donna, comme je vous
donne le mien.
Une Salade d'herbes
nouvelles nous annonçoit
un Rost solide. Le
Rost ne parut point y
mais on nous promit
pourcet hiver force Gibier
quon attendoit de
Province.
Nostre honlrne) honteux
de n'avoir ni entremets
ni fruit, voulut au
moins redoubler le vin;
c'estoit du vin de son cru
dont il eut bien voulu
nous enyvrer & dont il
s'enyvroit lui-même. Il
avaloit sa honte en soupirant
& faisoit des souhaits
à chaque coup qu'il
beuvoit. Plus au Ciel!
disoit-il, que vous fussiez
contents de ma bonne
volonté.Enfin, il but
jusqu'à devenir *sincere;
il nous avoua qu'il estoit
pauvre, & que s'il nous
avoit mal regalez, c'est
qu'il n'avoit ni fond ni
credit.
Moy
,
je n'ay point
encore établi mon crédit,
c'est-à-dire mes cor
respondances) ainsi je
n'ay pû vous donner que
des excuses, des promesses
&dessouhaits.
Je ne sçay si ce Repas
d'excuses. de promesses.,
& de souhaits ne pourroit
point faire le sujet
d'un petit Conte. Si
quelqu'un de ceux à qui
je le donne en Prose me
le pouvoit rendre en
Vers pour le premier
mois, je l'en ferois remercier
par des applaudissements
publics, supposé
qu'ilslesméritait.
C'est quelque
C'est quelque chose
que les applaudissements
publics. Je les propose
comme un Prix. Ce Prix
est bon à gagner ; ne
donnera-t-il point d'émulation?
Non
:J
les Poètes
font à present difficiles
à émouvoir.
Du temps des
Fermer
Résumé : Repas d'excuses, de souhaits, & de promesses. [titre d'après la table]
Dans une lettre, l'auteur s'excuse de ne pouvoir fournir une dissertation savante en raison de l'absence de fond. Il regrette de n'offrir que des paroles vides et espère disposer de matériaux plus substantiels, tels que des extraits curieux, des lettres savantes ou des dialogues comiques. Il promet divers contenus futurs, comme des critiques, des voyages, des portraits et d'autres sujets, en espérant recevoir les matériaux nécessaires. L'auteur compare sa situation à celle d'un hôte bien intentionné mais pauvre, qui sert une soupe simple et promet du gibier pour l'hiver, compensant l'absence de plats principaux et de desserts par un surplus de vin. Il avoue sa pauvreté et son manque de crédit. Se comparant à cet hôte, l'auteur explique qu'il n'a pas encore établi ses correspondances et ne peut offrir que des excuses, des promesses et des souhaits. Il suggère que cette situation pourrait être le sujet d'un conte et propose des applaudissements publics comme prix pour une version en vers de ce conte, bien qu'il doute que les poètes actuels soient motivés par ce prix.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
1716
p. 106-109
Questions. [titre d'après la table]
Début :
On demande, pourquoy l'on aime mieux sa maison que [...]
Mots clefs :
Voisin, Diane
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Questions. [titre d'après la table]
Pour reveiller la paresse
des Auteurs, je suivray
l'usage établi par mon
Predecesseur. Il proposoit
des Questions, afin
qu'on luy envoyait des
reponses en Vers ou en
Prose. Voici quelquesunes
de ces Questions
y
comme elles me viennent.
J'en donneray dans
la suite deplus étudiées,
sur les Sciences, sur les
Arts, en un mot sur tous
les sujets susceptibles de
Dissertations ou de Disputes.
QuejlionBadine.
On demande,pourquoy
l'on aime mieux sa
maison que celle de son
voisin, quoy qu'on trouve
la femme de son voisin
plus aimable que la
sienne?
QuestionMorale.
On demande si la belle
Galanterie
,,
c'est-à-dire
celle qui a un but legitime
,
est plus utile que
nuisible aux loix de la
societé civile.
QwftionPoétique.
On demande sous quelle
figure Diane paroist
plus aimable, ou lors que
sous un habit d'AnlarO
ne elle chasse avec Ces
Nymphes dans les Bois
de Marly, ou lors que là
haut au milieu des Etoiles
elle reçoit quelques
rayons du Soleil, dont
elle prend plaisir à gratifier
les humains ?
L'application de cette
Diane bien-faisante est
aisée à faire: ce sujet est
heureux pour la Poësie,
& si-tôst qu'on aura placé
à la teste d'un Ouvrage
le nom d'une A uguste
Princesse, les Graces, les
Ris, & les Jeux qui ne
la quittent jamais viendront
deux-mêmes Ce
placer dans les Vers qu'-
on fera pour clic. Quel
avantage pour un Poëte
des Auteurs, je suivray
l'usage établi par mon
Predecesseur. Il proposoit
des Questions, afin
qu'on luy envoyait des
reponses en Vers ou en
Prose. Voici quelquesunes
de ces Questions
y
comme elles me viennent.
J'en donneray dans
la suite deplus étudiées,
sur les Sciences, sur les
Arts, en un mot sur tous
les sujets susceptibles de
Dissertations ou de Disputes.
QuejlionBadine.
On demande,pourquoy
l'on aime mieux sa
maison que celle de son
voisin, quoy qu'on trouve
la femme de son voisin
plus aimable que la
sienne?
QuestionMorale.
On demande si la belle
Galanterie
,,
c'est-à-dire
celle qui a un but legitime
,
est plus utile que
nuisible aux loix de la
societé civile.
QwftionPoétique.
On demande sous quelle
figure Diane paroist
plus aimable, ou lors que
sous un habit d'AnlarO
ne elle chasse avec Ces
Nymphes dans les Bois
de Marly, ou lors que là
haut au milieu des Etoiles
elle reçoit quelques
rayons du Soleil, dont
elle prend plaisir à gratifier
les humains ?
L'application de cette
Diane bien-faisante est
aisée à faire: ce sujet est
heureux pour la Poësie,
& si-tôst qu'on aura placé
à la teste d'un Ouvrage
le nom d'une A uguste
Princesse, les Graces, les
Ris, & les Jeux qui ne
la quittent jamais viendront
deux-mêmes Ce
placer dans les Vers qu'-
on fera pour clic. Quel
avantage pour un Poëte
Fermer
Résumé : Questions. [titre d'après la table]
Le texte décrit une méthode pour stimuler la créativité des auteurs en leur posant des questions à répondre en vers ou en prose. Cette technique est inspirée d'un prédécesseur de l'auteur. Les questions abordent divers sujets, allant de la badinerie à la morale et à la poésie. Parmi les questions notables, on trouve : pourquoi on préfère sa propre maison à celle du voisin malgré l'attrait de la femme du voisin, si la galanterie légitime est bénéfique ou nuisible à la société, et sous quelle apparence Diane, la déesse, est la plus aimable. L'auteur mentionne également que l'évocation d'une princesse auguste dans un ouvrage poétique attire naturellement les grâces, les rires et les jeux. Enfin, il souligne l'avantage pour un poète de traiter de tels sujets.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
1717
p. 109-116
Auteurs. [titre d'après la table]
Début :
Je fais de mon mieux (comme on voit) pour animer [...]
Mots clefs :
Auteurs, Chagriner
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Auteurs. [titre d'après la table]
Je fais de mon mieux
( comme on voit) pour
animer les Auteurs. Tant
que j'auray de leurs ouvrages
,
j'en mettray
peu des miens dans mon
Livre. Nef1:-il pas julle
que jefasse les honneurs
de chez moy ?
Ouy, je feray toûjours
civilement les honneurs
de mon Livre; mais je
ne, poufferay pas la politesse
jusqu'afaire l'éloge
des Pieces que j'y placeray.
Je me fuis déjà déclaré
sur les louanges.
Il n'y a rien à gagner
en nous louant nous autres
Auteurs, celuyqu'-
on loüe croit que c'est
une dette qu'on luypaye:
nulle reconnoissance de
sa part, & vous vous
brouillez à coup sûravec
ses Confreres car chacun
,
--.,"'- roitqu'on luy détodo,&
leslouanges
qu'on ne luy donne pas,
& celles qu'on donne
aux autres. Pour me ménager
avec tous je feray
neutre. Nulle preference.
Mais,dira-t-on, placer
un ouvrage dans vostre
Recueil, c'est le préférer
àceluy que vous n'y placez
pas?
Consequence mal tirée,
mon choix prouvera
seulement que l'un
conviendra mieux que
l'autre aux sujets que
j'auray commence a traiter
dans le moment que
je recevray l'ouvrage.
Mais, dira-t-on,c'est à
vous de vous assujettir à
ce qu'on vous donne &
l'on entrevoit que vous
cherchez de mauvaises
exeuses pour refuser certains
ouvrages, sans ea
chagriner les Auteurs.
L'excuse peut estre
mauvaise,mais il est loüable
d'enchercher pour
ne chagriner personne.
N'approfondissez point
mes inrentions. Je prometsde
placer les bons
ouvrages, 6C je souhaite
que ceux qui en feront
de mauvais puissent se
flater que je les placeray
quand Foccadon s'en prefentera.
Dans le fond il se pourra
faire que les meilleurs ouvrages
ferontquelquefois
les moins convenables à
mon arrangement. Ils
seront ou trop longs ou
trop courts, ou trop gays
ou trop sérieux
5 peutêtre
même trop beaux
pour faire un bon effet
avec mes bagatelles. Je
pourray les placer une
autrefois dans un plus
beau jour.
Joignez à cela, que je
puis avoir des raisons particulières,
pour ne point
parler de quelque chose
ou de quelqu'un dans
certains endroits par rapport
à certainescirconstances.
Enunmotjepuis
avoir mille bonnes raisons
pour refuser une
bonne chose;mais je prévois
qu'un seul refus
pourra souvent me faire
plusieurs ennemis; c'est
le malheur de mon employ.
Ceux qui en ont
de plus grands ne peuvent
pas contenter tout
le monde, & je prouveray
sans sortir de ma petite
Sphere, qu'on ne
scauroitconcourir au
bien public sans chagriner
plusieurs particuliers.
( comme on voit) pour
animer les Auteurs. Tant
que j'auray de leurs ouvrages
,
j'en mettray
peu des miens dans mon
Livre. Nef1:-il pas julle
que jefasse les honneurs
de chez moy ?
Ouy, je feray toûjours
civilement les honneurs
de mon Livre; mais je
ne, poufferay pas la politesse
jusqu'afaire l'éloge
des Pieces que j'y placeray.
Je me fuis déjà déclaré
sur les louanges.
Il n'y a rien à gagner
en nous louant nous autres
Auteurs, celuyqu'-
on loüe croit que c'est
une dette qu'on luypaye:
nulle reconnoissance de
sa part, & vous vous
brouillez à coup sûravec
ses Confreres car chacun
,
--.,"'- roitqu'on luy détodo,&
leslouanges
qu'on ne luy donne pas,
& celles qu'on donne
aux autres. Pour me ménager
avec tous je feray
neutre. Nulle preference.
Mais,dira-t-on, placer
un ouvrage dans vostre
Recueil, c'est le préférer
àceluy que vous n'y placez
pas?
Consequence mal tirée,
mon choix prouvera
seulement que l'un
conviendra mieux que
l'autre aux sujets que
j'auray commence a traiter
dans le moment que
je recevray l'ouvrage.
Mais, dira-t-on,c'est à
vous de vous assujettir à
ce qu'on vous donne &
l'on entrevoit que vous
cherchez de mauvaises
exeuses pour refuser certains
ouvrages, sans ea
chagriner les Auteurs.
L'excuse peut estre
mauvaise,mais il est loüable
d'enchercher pour
ne chagriner personne.
N'approfondissez point
mes inrentions. Je prometsde
placer les bons
ouvrages, 6C je souhaite
que ceux qui en feront
de mauvais puissent se
flater que je les placeray
quand Foccadon s'en prefentera.
Dans le fond il se pourra
faire que les meilleurs ouvrages
ferontquelquefois
les moins convenables à
mon arrangement. Ils
seront ou trop longs ou
trop courts, ou trop gays
ou trop sérieux
5 peutêtre
même trop beaux
pour faire un bon effet
avec mes bagatelles. Je
pourray les placer une
autrefois dans un plus
beau jour.
Joignez à cela, que je
puis avoir des raisons particulières,
pour ne point
parler de quelque chose
ou de quelqu'un dans
certains endroits par rapport
à certainescirconstances.
Enunmotjepuis
avoir mille bonnes raisons
pour refuser une
bonne chose;mais je prévois
qu'un seul refus
pourra souvent me faire
plusieurs ennemis; c'est
le malheur de mon employ.
Ceux qui en ont
de plus grands ne peuvent
pas contenter tout
le monde, & je prouveray
sans sortir de ma petite
Sphere, qu'on ne
scauroitconcourir au
bien public sans chagriner
plusieurs particuliers.
Fermer
Résumé : Auteurs. [titre d'après la table]
Un auteur compile des œuvres d'autres écrivains dans son livre. Il s'engage à inclure les ouvrages des auteurs tout en restant neutre et sans préférence pour éviter les rivalités. Il explique que les louanges créent des dettes et des conflits, préférant ainsi ne pas en faire. Le choix des œuvres dépendra de leur pertinence par rapport aux sujets traités. Il reconnaît que refuser certains ouvrages peut chagriner les auteurs, mais il cherchera à atténuer ce désagrément par des excuses. Il espère que les auteurs de mauvais ouvrages comprendront ses refus. Des raisons particulières peuvent l'empêcher de traiter certains sujets ou personnes. Malgré ses efforts, il anticipe que des refus pourraient lui créer des ennemis, soulignant que même les tâches modestes peuvent susciter des mécontentements.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
1718
p. 116-120
Nouvelle Experience sur le Vitriol.
Début :
J'ay bien affaire du Vitriol, dira cely qui n'aime [...]
Mots clefs :
Vitriol, Vitriol blanc, Physicien, Fermentation, Expérience
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelle Experience sur le Vitriol.
Nouvelle Expériencesur
le Vitriol.
J'ay bien affaire du Vitriol.
dira ccluy qui n'aime
que les ouvrages Galants
? J'ay bien affaire de
Galanterie, dira ce vieux
Physicien ?
Moy je dis que j'ay ai:
faire de tout, parce que
je travaille pour tout le
monde. Cecy ferasi vous
voulez pour le Physicien
seul; c'est à luy qu'il faut
demander si cette Expérience
méritéd'être don.
née au Public. Il vous dira
avec raison que les
moindres Expériences en
Physique sont des chemins
ouverts pour arriver
aux plus importantes
découvertes;ainsi il fuffit
pour moy qu'une Expérience
soit vraye ,
&C
qu'elle soit nouvelle : je
tienscelle-ci de Mr Lemery
,
Medecin. Il est
de l' Academie Royale
des Sciences. deVitriolmêlé avec
lefer après une fermentation
mcdiocre
3
produit un Vitriol
vert fmblable au Vitriol naturels
mais quand au lieu dEsprisde
Vitriol onJeJertde l'huile
de VItriol, quieflU partie la
plusacide duVitriol, ilJefait
d'abord une petitefermentation
qui cejfc bien-tofl,quiaprès
quelques jotlrs se renouvelle
fous la forme de fusées blanches
qui s'¡/c'fIent jusques a la
jurjact du liquide3 &toute U
Truffe du fer devient une bouillie
ire.blanche, çy qui al'odeur
de soufre commun. Enfin quand
lafermentationeftcefféej lefer,
au lieu de devenirVitriol verd
comme dans l'opération précédentejdevient
tout d'un coup
Vitriol blanc; &on trouve à
sa surface une poussiere noire
dontilsemble s'être dépoüilJé,
& qui vray-semblablement
l'auroit rendu verd: carquand
on brouille ensemble le Vitriol
blanc&cette poussiere, il acquiert
une teinte de verd.
Ily a pluficurs remarquesa
fairefurceteopération^entrautres
la double fermentation
qui arrive, & dont l'une succedeà
l'autre;& en fécond lieu;)
de ce que par unefeule opération
onfait tout d'un coup du Vitriol
blanc, car onsçait que pour en
avoir, ilfaut calciner le Vitriol
'lJerd, &ensuite le drjJoudre, le
filtrer &faire évaporer la liqueur.
Nous passons ici les raifomemens
pbyfiques, & nous
nous contentons du faitqui est
remarquable.
le Vitriol.
J'ay bien affaire du Vitriol.
dira ccluy qui n'aime
que les ouvrages Galants
? J'ay bien affaire de
Galanterie, dira ce vieux
Physicien ?
Moy je dis que j'ay ai:
faire de tout, parce que
je travaille pour tout le
monde. Cecy ferasi vous
voulez pour le Physicien
seul; c'est à luy qu'il faut
demander si cette Expérience
méritéd'être don.
née au Public. Il vous dira
avec raison que les
moindres Expériences en
Physique sont des chemins
ouverts pour arriver
aux plus importantes
découvertes;ainsi il fuffit
pour moy qu'une Expérience
soit vraye ,
&C
qu'elle soit nouvelle : je
tienscelle-ci de Mr Lemery
,
Medecin. Il est
de l' Academie Royale
des Sciences. deVitriolmêlé avec
lefer après une fermentation
mcdiocre
3
produit un Vitriol
vert fmblable au Vitriol naturels
mais quand au lieu dEsprisde
Vitriol onJeJertde l'huile
de VItriol, quieflU partie la
plusacide duVitriol, ilJefait
d'abord une petitefermentation
qui cejfc bien-tofl,quiaprès
quelques jotlrs se renouvelle
fous la forme de fusées blanches
qui s'¡/c'fIent jusques a la
jurjact du liquide3 &toute U
Truffe du fer devient une bouillie
ire.blanche, çy qui al'odeur
de soufre commun. Enfin quand
lafermentationeftcefféej lefer,
au lieu de devenirVitriol verd
comme dans l'opération précédentejdevient
tout d'un coup
Vitriol blanc; &on trouve à
sa surface une poussiere noire
dontilsemble s'être dépoüilJé,
& qui vray-semblablement
l'auroit rendu verd: carquand
on brouille ensemble le Vitriol
blanc&cette poussiere, il acquiert
une teinte de verd.
Ily a pluficurs remarquesa
fairefurceteopération^entrautres
la double fermentation
qui arrive, & dont l'une succedeà
l'autre;& en fécond lieu;)
de ce que par unefeule opération
onfait tout d'un coup du Vitriol
blanc, car onsçait que pour en
avoir, ilfaut calciner le Vitriol
'lJerd, &ensuite le drjJoudre, le
filtrer &faire évaporer la liqueur.
Nous passons ici les raifomemens
pbyfiques, & nous
nous contentons du faitqui est
remarquable.
Fermer
Résumé : Nouvelle Experience sur le Vitriol.
Le texte décrit une expérience impliquant le vitriol, un composé chimique, réalisée par Monsieur Lemery, médecin membre de l'Académie Royale des Sciences. L'expérience consiste à mélanger du vitriol avec du fer, produisant un vitriol vert similaire au vitriol naturel. En utilisant de l'huile de vitriol, la partie la plus acide, une double fermentation se produit. Initialement, une petite fermentation apparaît, suivie de fusées blanches s'élevant à la surface. Le fer se transforme en une bouillie blanche à l'odeur de soufre. Une fois la fermentation terminée, le fer devient du vitriol blanc, avec une poussière noire à la surface qui, mélangée au vitriol blanc, lui donne une teinte verte. L'auteur met en évidence la double fermentation et la transformation rapide du fer en vitriol blanc, un processus habituellement long et complexe. Le texte se concentre sur la description du phénomène observé sans entrer dans les explications physiques détaillées.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
1719
p. 121-141
AUTRES NOUVELLES de Juillet.
Début :
De Paris le 3. Juillet. LE 2. JUILLET, le Roy [...]
Mots clefs :
Roi, Parlement, Évêché, Toulouse, Montmorin, Martyrs, Cardinal, Abbaye, Maréchal, Conversion, Paris, Versailles, Agde
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRES NOUVELLES de Juillet.
AUTRES NOUVELLES
Ac Juillet.
De Parie le Juillet.
Lei. JUILLET, leRoy
a donné à Mr le Maréchal
de Villars, les Gouvernements
desVilles,Pays3 &,
Evêchez de Metz, ôc-de
Verdun, & de la Citadelle
de la première deces Villes.
Ces Gouvernementsvacquoient
par la mort deMr
dejoyeuse.
DeParùlej.juillet.
LE 3. JUILLET, Monsieur
le Cardinal de Jansonn,
Grand-Aumônier de
France, administra les ceremoniesdu
Baptême a
Monsieur le Duc de Chartres.
Monseigneur le Duc de
Bourgogne fut le Parrain,
& Madame, la Marraine;
ils le nommèrent LOUIS.
Mademoisellede Valois
reçut aum les cérémonies
du Baptême.
Elle fut tenuë par Monseigneur
le Duc de Berry,
&: par Mademoiselle qui
la nommerent Charlotte-
Aglaé.
A l'occauon du nom
,d'Aglaé:l je diray deux mots
de la conversion de cette
Sainte,parce que cette conversionest
fort singuliere,
& peu connue Mr l'Abbé
Fleury en parle dans son
Histoire de l'Eglise.
- Je vous donne cette Di.
gression historique, seulement
comme un essay des
soins queje prendray pour
varier mes nouvelles. Je
saisiray la moindre occasion
: le nom d'une Ville
ou d'une Famille suffira
pour me faire citer quel
-
questraitscurieux ou d'histoireoud'érudition.
Enun
mot avec le temps je vous
donneray millechoses que
je ne vous promets point;
mais pour me dédommager
jemanquerayquelquefois
à vous donnerce queje
vous auray promis.
CONVERSIOND'AGLAE
AGlaé, Dame Romaine
,
fille d'Alsace
,
qui avoitesléProconsul,
& si riche quelleavoit
un grand nombre d'Intendarits,
trouva tant de
méritéa Fund'eux, quelle
l'aima passionément,
f5 réfiolut de l'époufer.
rUnefeule difficultél'arressoit.
Cet Intendtlnt qui
avoit nom BonavenrureMépriroitfortles
Chre-
Jïiens que l'onperfecutoit
alors en Oriént. Àglaé au
contraire
> ne parloit au
jeune Pajen que de laferveur
des Chrestiens pour
le Dieu qu'ils adoroient.
Elle luy ordonnad'aller
luy-même en Orient, f5
de Imy apporter des Reli
ques de ces Saints Martyrs
dontonparIcittant a
Rome) & IUJI déclara
quellene repoujeroitpoine
qu'il ne lujen eutappor-
,
té. luy en eut appor-
Bonaventurefut forcé
d'obeir.AglaéluYdonna
des équipagesr/Jagnijiques,
ê5 des parfumspour
embaumer un de ces corps
Saints quelle vouloitvoiy
ahfolur/Jellt. Bonaventure
part;Aglaé¡¡ttendJon
retour avec impatience;
elle ne doute point qu'il
ne revienne Chretlien dés
quil aura vu ce nombre'
infini de Martyrs.Bonaventure
arrive dans la
* ville de Tharfi
,
e5 voit
en effet tant de Martyrs
& tant de miracles, quetouché
de ces grands cxemples
3
il voulut les
suivre.IlfutJepresenter
au Tyran j il se déclara
Cbreftien, eS ilfutlivré
aux tourments,ou avant
que d'expirer il ordonna
à Ces gens de porter fort
corps a Aglaepouracheverde
la convertir.
Cela fut executé; le
Cc(o)rrtetgeegearrivaaRRoommee'
avec la mêmepompe qu -
jigléavoit ordonnée pour
apporter le corps d'un
Martyr. Dti, plus- loinquelle
le vit, trarjortée
dejoyeelle courut au devant
des Reliques qu'elle
attendott ; mais trouvant
à leur place celuy quelle
dévottépoufer3quellefÙrj
j' -'
prijt! elle enJut frappee
>
comme d'un coup de foudre
iînats ce fut un coup
heureux de la grâce, qui
d'Aglaé Payenne encore
jusqua ce jour, sa une
grande Sainte que noas
honorons.
De Versailles le n.-Juillet,
LE II. JUILLET, le
Roy a nommé à l'Archevesché
de Reims,Mr l'Archevesque
d'Arles.
Il est de la Maison de lit Mailly, frere de Mr l'Evesque
de Lavaur;de Me de
Mailly, Prieure perpétuelle
à la nomination duRoy,
du Monastere Royal de
S. Louis dePoissy ,&de
Me de Mailly Religieuse à
Longchamps
LEIF.JUILLET,leRoy
a nommé à l'Evescl é de
Seez
,
Mr l'Abbé Turgot,
Aumosnier de Sa Majessé.
IlaestéAgent duClergé
«LE II.JUILLET;leRoy,
a nomme a l'Evéché de
Vabres
,
Mr l'Abbé de la
Chapelle
,
Grand-Vicaire
deMende.
Il étoit Député à laderniere
Assemblée du Cler-
•
gé"
LEII.JUILLET,leRoy
a nommé à l'Evesché de
Comminges
,
Mr l'Abbé
du Boucher.
Ilest de S.Pourçainen
Auvergne, & il se nomme
Gabriel Olivier de Nubieres
du Boucher.
LEII. JUI LLET,Roy
a nomméàl'Evêché d'Aire
y
Mr l'Abbé de Montmorin,,
Grand-Vicaire de
Vienne.
Il est de la Maison de
S. Heran de Montmorin.
La Terre de Montmorin
est l'une des quatre premières
& plus anciennes
Baronies d'Auvergne.
LEII.JUI LLET,leRoy
a nommé à l'Evesché d'Autun
,
Mr l'Abbé de Dromesnil
,
Aumosnier de Sa
Majesté.
Mr l'Abbé de Maulévrier
aussi Aumosuier de
Sa Majesté, qui avoit cydevant
elle nomme a cet
Evesché, s'en étoit démis
volontairement.
Mr l'Abbé de Dromefnil
est proche parent de
Mr le Maréchal de Bout
fiers.
LEII. JUILLET,leRoy
a nommé à l'Evesché de
Nismes, Mr l'Abbé de la
Parifiere.
Il est parentde Mr l'Archevefque
de Rouen.
Le Roya donné sur cet
Evesché, une pension à Mr
l'Abbé du Doucet, fils de
Mrepierre du Doucet, Chepalier
Seigneur de Cussac,
d'uneancienne noblesse de
Poitou.
LElLiE.J1U1JuIiLLLLEETT.J, IeeRRooyy
a nomméà l'Evesché d'Evreux,
Mr l'Abbé le Normand
,Chanoine de Saine
Honoréa & Officiai de
Paris.
Il est parent de Mr le
Normand Fermier General.
LE 11. JuiLLETJeRoy
a donné l'Abbaye de Saint
Remy de Reims, à Mrle
Cardinal Gualteri'o.
Il a esté Vice-Legat
d'Avignon ,&ensuite
Nonce du Pape en France.
LF-II.JUILLET,leRoy
a donnél'Abbaye de Saint
Etienne de Caen à Mrle
Cardinal delaTrimoille.
Cette Abbaye est dans
le Diocese de Bayeux, de
l'Ordre de S. Benoist,&
de la Congregation de
S. Maur;elleavoit été fondée
par Guillaume le Conquérant
Roy d'Angleterre.
i
DeParisle 13.Juillet.
LE 12. JUI LLET, Mre
François Berthier, ChevalierSeigneur
de S. Géniés,
cy -devant Avocat
General au Parlement de
Toulouse,innommépremier
President au Parlement de
Pau en 17°. a été fait Premier
President du Parlement
de Toulouse par la
démission volontaire de
Mre Alexandre Morant
que Ces incommoditez ont
obligé de se retirer.
On trouve le nom de
Berthier dans les Fastes de
la ville de Toulouse du18e
siecle
-$
& dans les Registres
du Parlement du icc
siecle.
Les Annales Ecclesiastiques
font mention de cinq
Prelats que cette Maison a
donnez à l'Eglise, dont il
y a eu aussi-
Un Chancelier de la
Reine Marguerite, qui
estoit en mesme temps
Conseiller d'Etat.
Un premier President:
du Parlement deToulouse,
outre celuy qui donne lieu
à cet Article.
Deux Presidents a Mortier
,
& plusieurs autres
Magistrats.
c? 4
D'Agde en Languedoc
le 14. Jurllet.
LE 13. JUILLET
,
Mr
( l'Abbé Maboul Evesque
dAlet fut sacré dans FEglise
Cathedrale de cette
Vilie, par les mains de Mr
l'Evesqued'Agde,a{ïifté
de Mrs les Evesques de
Beziers & de Castres.
De Paris le 15
,
Juillet. -
LE 15. JUI llet ,
Mr - l'Abbé Anselme a esté reçu
à l'Académie des Médailles
&Inscriptions.
De Paris le 16.Juillet,
Le.Juillet,le
Roya nomme Me la Duchesse
de S. Simon
,
fille
de feu Mr le Maréchal de
Lorge, Dame d'Honneur
de Madame la Duchesse
deBerry. : 1
MedelaVieuville,Da
med'Atour. \1.
Et Mled'Aveze premiere
Femme de Chambre.
Autre interruption
de Nouvelles. Je les interromps
icy par pure
envie de les interrompre,
c'est- d ire, pour
varier.
Ac Juillet.
De Parie le Juillet.
Lei. JUILLET, leRoy
a donné à Mr le Maréchal
de Villars, les Gouvernements
desVilles,Pays3 &,
Evêchez de Metz, ôc-de
Verdun, & de la Citadelle
de la première deces Villes.
Ces Gouvernementsvacquoient
par la mort deMr
dejoyeuse.
DeParùlej.juillet.
LE 3. JUILLET, Monsieur
le Cardinal de Jansonn,
Grand-Aumônier de
France, administra les ceremoniesdu
Baptême a
Monsieur le Duc de Chartres.
Monseigneur le Duc de
Bourgogne fut le Parrain,
& Madame, la Marraine;
ils le nommèrent LOUIS.
Mademoisellede Valois
reçut aum les cérémonies
du Baptême.
Elle fut tenuë par Monseigneur
le Duc de Berry,
&: par Mademoiselle qui
la nommerent Charlotte-
Aglaé.
A l'occauon du nom
,d'Aglaé:l je diray deux mots
de la conversion de cette
Sainte,parce que cette conversionest
fort singuliere,
& peu connue Mr l'Abbé
Fleury en parle dans son
Histoire de l'Eglise.
- Je vous donne cette Di.
gression historique, seulement
comme un essay des
soins queje prendray pour
varier mes nouvelles. Je
saisiray la moindre occasion
: le nom d'une Ville
ou d'une Famille suffira
pour me faire citer quel
-
questraitscurieux ou d'histoireoud'érudition.
Enun
mot avec le temps je vous
donneray millechoses que
je ne vous promets point;
mais pour me dédommager
jemanquerayquelquefois
à vous donnerce queje
vous auray promis.
CONVERSIOND'AGLAE
AGlaé, Dame Romaine
,
fille d'Alsace
,
qui avoitesléProconsul,
& si riche quelleavoit
un grand nombre d'Intendarits,
trouva tant de
méritéa Fund'eux, quelle
l'aima passionément,
f5 réfiolut de l'époufer.
rUnefeule difficultél'arressoit.
Cet Intendtlnt qui
avoit nom BonavenrureMépriroitfortles
Chre-
Jïiens que l'onperfecutoit
alors en Oriént. Àglaé au
contraire
> ne parloit au
jeune Pajen que de laferveur
des Chrestiens pour
le Dieu qu'ils adoroient.
Elle luy ordonnad'aller
luy-même en Orient, f5
de Imy apporter des Reli
ques de ces Saints Martyrs
dontonparIcittant a
Rome) & IUJI déclara
quellene repoujeroitpoine
qu'il ne lujen eutappor-
,
té. luy en eut appor-
Bonaventurefut forcé
d'obeir.AglaéluYdonna
des équipagesr/Jagnijiques,
ê5 des parfumspour
embaumer un de ces corps
Saints quelle vouloitvoiy
ahfolur/Jellt. Bonaventure
part;Aglaé¡¡ttendJon
retour avec impatience;
elle ne doute point qu'il
ne revienne Chretlien dés
quil aura vu ce nombre'
infini de Martyrs.Bonaventure
arrive dans la
* ville de Tharfi
,
e5 voit
en effet tant de Martyrs
& tant de miracles, quetouché
de ces grands cxemples
3
il voulut les
suivre.IlfutJepresenter
au Tyran j il se déclara
Cbreftien, eS ilfutlivré
aux tourments,ou avant
que d'expirer il ordonna
à Ces gens de porter fort
corps a Aglaepouracheverde
la convertir.
Cela fut executé; le
Cc(o)rrtetgeegearrivaaRRoommee'
avec la mêmepompe qu -
jigléavoit ordonnée pour
apporter le corps d'un
Martyr. Dti, plus- loinquelle
le vit, trarjortée
dejoyeelle courut au devant
des Reliques qu'elle
attendott ; mais trouvant
à leur place celuy quelle
dévottépoufer3quellefÙrj
j' -'
prijt! elle enJut frappee
>
comme d'un coup de foudre
iînats ce fut un coup
heureux de la grâce, qui
d'Aglaé Payenne encore
jusqua ce jour, sa une
grande Sainte que noas
honorons.
De Versailles le n.-Juillet,
LE II. JUILLET, le
Roy a nommé à l'Archevesché
de Reims,Mr l'Archevesque
d'Arles.
Il est de la Maison de lit Mailly, frere de Mr l'Evesque
de Lavaur;de Me de
Mailly, Prieure perpétuelle
à la nomination duRoy,
du Monastere Royal de
S. Louis dePoissy ,&de
Me de Mailly Religieuse à
Longchamps
LEIF.JUILLET,leRoy
a nommé à l'Evescl é de
Seez
,
Mr l'Abbé Turgot,
Aumosnier de Sa Majessé.
IlaestéAgent duClergé
«LE II.JUILLET;leRoy,
a nomme a l'Evéché de
Vabres
,
Mr l'Abbé de la
Chapelle
,
Grand-Vicaire
deMende.
Il étoit Député à laderniere
Assemblée du Cler-
•
gé"
LEII.JUILLET,leRoy
a nommé à l'Evesché de
Comminges
,
Mr l'Abbé
du Boucher.
Ilest de S.Pourçainen
Auvergne, & il se nomme
Gabriel Olivier de Nubieres
du Boucher.
LEII. JUI LLET,Roy
a nomméàl'Evêché d'Aire
y
Mr l'Abbé de Montmorin,,
Grand-Vicaire de
Vienne.
Il est de la Maison de
S. Heran de Montmorin.
La Terre de Montmorin
est l'une des quatre premières
& plus anciennes
Baronies d'Auvergne.
LEII.JUI LLET,leRoy
a nommé à l'Evesché d'Autun
,
Mr l'Abbé de Dromesnil
,
Aumosnier de Sa
Majesté.
Mr l'Abbé de Maulévrier
aussi Aumosuier de
Sa Majesté, qui avoit cydevant
elle nomme a cet
Evesché, s'en étoit démis
volontairement.
Mr l'Abbé de Dromefnil
est proche parent de
Mr le Maréchal de Bout
fiers.
LEII. JUILLET,leRoy
a nommé à l'Evesché de
Nismes, Mr l'Abbé de la
Parifiere.
Il est parentde Mr l'Archevefque
de Rouen.
Le Roya donné sur cet
Evesché, une pension à Mr
l'Abbé du Doucet, fils de
Mrepierre du Doucet, Chepalier
Seigneur de Cussac,
d'uneancienne noblesse de
Poitou.
LElLiE.J1U1JuIiLLLLEETT.J, IeeRRooyy
a nomméà l'Evesché d'Evreux,
Mr l'Abbé le Normand
,Chanoine de Saine
Honoréa & Officiai de
Paris.
Il est parent de Mr le
Normand Fermier General.
LE 11. JuiLLETJeRoy
a donné l'Abbaye de Saint
Remy de Reims, à Mrle
Cardinal Gualteri'o.
Il a esté Vice-Legat
d'Avignon ,&ensuite
Nonce du Pape en France.
LF-II.JUILLET,leRoy
a donnél'Abbaye de Saint
Etienne de Caen à Mrle
Cardinal delaTrimoille.
Cette Abbaye est dans
le Diocese de Bayeux, de
l'Ordre de S. Benoist,&
de la Congregation de
S. Maur;elleavoit été fondée
par Guillaume le Conquérant
Roy d'Angleterre.
i
DeParisle 13.Juillet.
LE 12. JUI LLET, Mre
François Berthier, ChevalierSeigneur
de S. Géniés,
cy -devant Avocat
General au Parlement de
Toulouse,innommépremier
President au Parlement de
Pau en 17°. a été fait Premier
President du Parlement
de Toulouse par la
démission volontaire de
Mre Alexandre Morant
que Ces incommoditez ont
obligé de se retirer.
On trouve le nom de
Berthier dans les Fastes de
la ville de Toulouse du18e
siecle
-$
& dans les Registres
du Parlement du icc
siecle.
Les Annales Ecclesiastiques
font mention de cinq
Prelats que cette Maison a
donnez à l'Eglise, dont il
y a eu aussi-
Un Chancelier de la
Reine Marguerite, qui
estoit en mesme temps
Conseiller d'Etat.
Un premier President:
du Parlement deToulouse,
outre celuy qui donne lieu
à cet Article.
Deux Presidents a Mortier
,
& plusieurs autres
Magistrats.
c? 4
D'Agde en Languedoc
le 14. Jurllet.
LE 13. JUILLET
,
Mr
( l'Abbé Maboul Evesque
dAlet fut sacré dans FEglise
Cathedrale de cette
Vilie, par les mains de Mr
l'Evesqued'Agde,a{ïifté
de Mrs les Evesques de
Beziers & de Castres.
De Paris le 15
,
Juillet. -
LE 15. JUI llet ,
Mr - l'Abbé Anselme a esté reçu
à l'Académie des Médailles
&Inscriptions.
De Paris le 16.Juillet,
Le.Juillet,le
Roya nomme Me la Duchesse
de S. Simon
,
fille
de feu Mr le Maréchal de
Lorge, Dame d'Honneur
de Madame la Duchesse
deBerry. : 1
MedelaVieuville,Da
med'Atour. \1.
Et Mled'Aveze premiere
Femme de Chambre.
Autre interruption
de Nouvelles. Je les interromps
icy par pure
envie de les interrompre,
c'est- d ire, pour
varier.
Fermer
Résumé : AUTRES NOUVELLES de Juillet.
En juillet, plusieurs événements et nominations ont eu lieu. Le roi a attribué au Maréchal de Villars les gouvernements des villes, pays et évêchés de Metz, Verdun, et la citadelle de Metz, suite au décès de Monsieur de Joyeuse. Le Cardinal de Janson a administré le baptême au Duc de Chartres, nommé Louis, avec le Duc de Bourgogne comme parrain et Madame comme marraine. Mademoiselle de Valois a été baptisée Charlotte-Aglaé par le Duc de Berry et Mademoiselle. Le texte mentionne également la conversion de Sainte Aglaé, une dame romaine qui a converti son fiancé Bonaventure au christianisme. Le roi a nommé plusieurs prélats à divers évêchés : Monsieur l'Archevêque d'Arles à Reims, l'Abbé Turgot à Seez, l'Abbé de la Chapelle à Vabres, l'Abbé du Boucher à Comminges, l'Abbé de Montmorin à Aire, l'Abbé de Dromesnil à Autun, l'Abbé de la Parisière à Nîmes, et l'Abbé le Normand à Évreux. Le Cardinal Gualterio a reçu l'Abbaye de Saint-Rémy de Reims, et le Cardinal de la Trémoille celle de Saint-Étienne de Caen. François Berthier, ancien Avocat Général au Parlement de Toulouse, a été nommé Premier Président du Parlement de Toulouse. L'Abbé Maboul a été sacré évêque d'Alet. Enfin, la Duchesse de Saint-Simon a été nommée Dame d'Honneur de Madame la Duchesse de Berry, et Mademoiselle de Vieuville et Mademoiselle d'Avezé ont été nommées premières femmes de chambre.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
1720
p. 141-144
« Quoyque je sois en quelque façon obligé à ne mettre [...] »
Début :
Quoyque je sois en quelque façon obligé à ne mettre [...]
Mots clefs :
Chansons
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Quoyque je sois en quelque façon obligé à ne mettre [...] »
Quoyqueje lois en
quelque façonobligéà
nemettre dans un Recueil
de Nouvelles que.
des Ouvrages nouveaux,
je me serviray
de l'occasion pour donner
de mois en mois
quelques-unes de mes
Chansons que j'avois
dessein de faire imprimer
en un seul volume
: vous aurez dans
celuy-cy huitcouplets
qui ont couru il y a
déja quelques années.
Afin qu'on ne me
chicane point sur leur
ancienneté, j'ajouste
quatre Couplets nouveaux.
Peutestremesme
que la correction
des premiers vous fera
nouvelle, car n'ayant
jamais donné à personne
mes Chansons, que
j'ay faites seulement
pour le plaisir de les
faire & de les chanter,
on ne les a retenues
qu'à moitié& c'est
une espece de nouveauté
qu'un original dont
on n a jamais vu que
des copies estropiées.
quelque façonobligéà
nemettre dans un Recueil
de Nouvelles que.
des Ouvrages nouveaux,
je me serviray
de l'occasion pour donner
de mois en mois
quelques-unes de mes
Chansons que j'avois
dessein de faire imprimer
en un seul volume
: vous aurez dans
celuy-cy huitcouplets
qui ont couru il y a
déja quelques années.
Afin qu'on ne me
chicane point sur leur
ancienneté, j'ajouste
quatre Couplets nouveaux.
Peutestremesme
que la correction
des premiers vous fera
nouvelle, car n'ayant
jamais donné à personne
mes Chansons, que
j'ay faites seulement
pour le plaisir de les
faire & de les chanter,
on ne les a retenues
qu'à moitié& c'est
une espece de nouveauté
qu'un original dont
on n a jamais vu que
des copies estropiées.
Fermer
Résumé : « Quoyque je sois en quelque façon obligé à ne mettre [...] »
L'auteur publie huit couplets anciens et quatre nouveaux dans un recueil de nouvelles. Il ajoute des couplets récents pour éviter les critiques sur l'ancienneté des autres. Les chansons, jamais partagées, semblent nouvelles après correction. Voir l'original après des copies erronées est une nouveauté.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
1721
p. 144
« Au lieu de mettre la Musique sur une Feüille redoublée qui se [...] »
Début :
Au lieu de mettre la Musique sur une Feüille redoublée qui se [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Au lieu de mettre la Musique sur une Feüille redoublée qui se [...] »
Au lieudemettre la Mujïquè
sur une Feüilleredoublée qui se
déchireaisément, on l'a partagée
en plusieurs. On a cru cela
pluspropre & plus commode.
sur une Feüilleredoublée qui se
déchireaisément, on l'a partagée
en plusieurs. On a cru cela
pluspropre & plus commode.
Fermer
1722
p. 169-181
AUTRES NOUVELLES DE JUILLET.
Début :
Je retombe toûjours avec peine dans les Nouvelles ; & parce [...]
Mots clefs :
Roi, Abbaye, Paris, Marquis, Versailles
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRES NOUVELLES DE JUILLET.
AUTRES
NOUVELLES
DE JUILLET.
Je retombe toujours
avec peine dans les Nouvelles;
& parce qu'elles
m'ennuyent naturellement,
jem'imagine quelles
doivent ennuyer les
autres. Ilyaura peut-être
dans celles-cy quelque
Mariage,&la nouvelle
d'un Mariage fait toûjours
sur l'imagination
une petite impressionde
joye; mais aussi les Morts
font affligeantes,
En vérité on ne peut
gueres estre seur dans la
vie de ce qui peut réjouir
ou affiiger. Les
Morts n'affligent ps
toûjours) & les Mariages
ne réjouissent pas
tout lemonde.
Depuis deux jours, une
riche Veuve, dont la
mort eûtréjoiiy les héritiers,
les a fort affligez
par un second mariage.
Qui peut douter qu'il
n'y ait des Morts réjouis
fautes, & des Mariages
affligeants ? J'en prens à
témoin les Maris & les
Femmes.
De Paris le 19.Juillet.
LE15. JUILLET Mr
Thomé
,
Fermier General
est mort.
De Paris le 19, Juillet.
LE 30. JUIN MreGaspard
de Lamer,de Matha,
Evgucd)Aire, est mort en
son Diocese.
Il estoit orignaire d'Auvergne
;il avoit esté nommé
à l'Abbaye de S. Cyran en
1 7. aprés le decés de Mr
l'Abbé de Mouchy,& à
l'Evêchéd'Aire en 1706.
par la translation de Gaston
Floriot à l'Evêché d'Orleans.
De Paris le 19.Juillet.
LE14. JUILLET M:CJen-
Baptisse-Michel Colbert
,
Archevêque de Toulouse
,
est mort en cettc
Ville,âgéde71.ans.
Il estoit frere de feu Mr
le Marquis de Villacerf, Se
de Mr le Marquis de Saint-
Poange.
Le 17. le Chapitre de la
Cathedrale s'est assemblé ,
& a ordonné un Service
pour le 19. qui a esté fait
solemnellement.
Le lendemain on a procedé
à l'élection des Grands-
Vicaires & autres Officiers;
voicy les noms de ceux qui
ont esté élus Grands
-
Vicaires.
Mrl'AbbéOlierdeVerneüll,
Chancelier.
Mrl'AbbédeCastelan,
Chantre.
Mr l'Abbé de Glatens.
Mr l'Abbé de S. Orens.
Mr l'Abbé de Compaing.
Da e P- arisle -19.JNillet.
LE JUIN,Mr le
Marquisde Renty est mort
ensonChasteau de Renty
en Basse - Normandie. Il
estoit Lieutenant General
&s Armées du Roy,&
Lieutenant General de la
Franche-Comté.
Feu Mr le Marquis de Renty
estoit fils de Mrc Gaston-
Jean-Baptiste de Renty, Baron
de Landelles, mort à
Paris en odeur de sainteté le
24. Avril 1649, âgé de 37.
ans, dont le Pere de S. Jure,
Jesuite, a écrit lavie.
Sa mereestoit Elizabeth
de Balzac d'Entragues.
De Versailles le zy.
Juillet.
LE 15, JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
Saint Denis de Reims à Mr
l'Archevêque d'Aix.
LE IJ. JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye
d'Elan à Mr l'Evêque de
Noyon.
LE IJ. JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
S. Cyran à Mr l'Evêque de
Nevers.
LE ZJ. JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
Mouzon à Mr l'Abbé de
Polignac. LE 25.JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
S. Benigne de Dijon à Mr
l'Abbé Defmarctz.
LE25.JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
Belle fontaine à Mr l'Abbé
d'Iliers-d'Enrragues, Au
mônier du Roy.
LE 2 5.JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
Clairmont à Mr l'Abbé de
Dangeau
,
Lecteur du Roy,
& frere de Mr le Marquis
de Dangeau.
*
Il a elle Camerier d'honneur
des Papes Clement X.
& Innocent XI.
LEJUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
Bonne-Fontaine à Mr l'Abbé
Maréchal.
LE 25.JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
Breteüil à Mr l'Abbé d'Aspremont.
LE 25.JUILLET le
Roy a donnél'Abbaye de
Sauve Majeure à Mr l'Abbé
des Halles, Grand
- Vicaire
de Vienne. , LE 2.J.JU1LLET le
Roy a donnel'Abbayede
S. Serge d'A ngers à Mr
l'AbbédeVassé.
LE 2 5.JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
S. Severin à Mr l'Abbé de
Cotte.
LE 2.5. JUILLET le Roy
a donné l'Abbaye de la Roë
à Mr l'Abbé d'Arche s Grand Vicaire de Bordeaux.
LE 2.5.JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
BaigneàMrl'AbbédeCrillon
,Grand-Vicaire de Vence.
LE 2. 5.JUILLET LE
Roy a donné l'Abbaye de
Jonselle à Mr l'Abbé Massilian.
Le 25.JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
Genlis à Mr l'AbbéCrozar.
LE I 5.JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
Celefroin à Mr l'Abbé de
la Vieville.
LE i 5. JUILLET le
Roya donnél'Abbaye de
Bouras à Mr l'Abbé de Lesseville.
LE 25. JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
S. Leger de Soissons,au Pere
Colas de l'Ordre de S.
Augustin.
LE 1 5.JUILLET le
Roy a donné le Prieuré Ample
de Sainte Radegonde a
Mr l'Abbé Bergier.
NOUVELLES
DE JUILLET.
Je retombe toujours
avec peine dans les Nouvelles;
& parce qu'elles
m'ennuyent naturellement,
jem'imagine quelles
doivent ennuyer les
autres. Ilyaura peut-être
dans celles-cy quelque
Mariage,&la nouvelle
d'un Mariage fait toûjours
sur l'imagination
une petite impressionde
joye; mais aussi les Morts
font affligeantes,
En vérité on ne peut
gueres estre seur dans la
vie de ce qui peut réjouir
ou affiiger. Les
Morts n'affligent ps
toûjours) & les Mariages
ne réjouissent pas
tout lemonde.
Depuis deux jours, une
riche Veuve, dont la
mort eûtréjoiiy les héritiers,
les a fort affligez
par un second mariage.
Qui peut douter qu'il
n'y ait des Morts réjouis
fautes, & des Mariages
affligeants ? J'en prens à
témoin les Maris & les
Femmes.
De Paris le 19.Juillet.
LE15. JUILLET Mr
Thomé
,
Fermier General
est mort.
De Paris le 19, Juillet.
LE 30. JUIN MreGaspard
de Lamer,de Matha,
Evgucd)Aire, est mort en
son Diocese.
Il estoit orignaire d'Auvergne
;il avoit esté nommé
à l'Abbaye de S. Cyran en
1 7. aprés le decés de Mr
l'Abbé de Mouchy,& à
l'Evêchéd'Aire en 1706.
par la translation de Gaston
Floriot à l'Evêché d'Orleans.
De Paris le 19.Juillet.
LE14. JUILLET M:CJen-
Baptisse-Michel Colbert
,
Archevêque de Toulouse
,
est mort en cettc
Ville,âgéde71.ans.
Il estoit frere de feu Mr
le Marquis de Villacerf, Se
de Mr le Marquis de Saint-
Poange.
Le 17. le Chapitre de la
Cathedrale s'est assemblé ,
& a ordonné un Service
pour le 19. qui a esté fait
solemnellement.
Le lendemain on a procedé
à l'élection des Grands-
Vicaires & autres Officiers;
voicy les noms de ceux qui
ont esté élus Grands
-
Vicaires.
Mrl'AbbéOlierdeVerneüll,
Chancelier.
Mrl'AbbédeCastelan,
Chantre.
Mr l'Abbé de Glatens.
Mr l'Abbé de S. Orens.
Mr l'Abbé de Compaing.
Da e P- arisle -19.JNillet.
LE JUIN,Mr le
Marquisde Renty est mort
ensonChasteau de Renty
en Basse - Normandie. Il
estoit Lieutenant General
&s Armées du Roy,&
Lieutenant General de la
Franche-Comté.
Feu Mr le Marquis de Renty
estoit fils de Mrc Gaston-
Jean-Baptiste de Renty, Baron
de Landelles, mort à
Paris en odeur de sainteté le
24. Avril 1649, âgé de 37.
ans, dont le Pere de S. Jure,
Jesuite, a écrit lavie.
Sa mereestoit Elizabeth
de Balzac d'Entragues.
De Versailles le zy.
Juillet.
LE 15, JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
Saint Denis de Reims à Mr
l'Archevêque d'Aix.
LE IJ. JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye
d'Elan à Mr l'Evêque de
Noyon.
LE IJ. JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
S. Cyran à Mr l'Evêque de
Nevers.
LE ZJ. JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
Mouzon à Mr l'Abbé de
Polignac. LE 25.JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
S. Benigne de Dijon à Mr
l'Abbé Defmarctz.
LE25.JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
Belle fontaine à Mr l'Abbé
d'Iliers-d'Enrragues, Au
mônier du Roy.
LE 2 5.JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
Clairmont à Mr l'Abbé de
Dangeau
,
Lecteur du Roy,
& frere de Mr le Marquis
de Dangeau.
*
Il a elle Camerier d'honneur
des Papes Clement X.
& Innocent XI.
LEJUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
Bonne-Fontaine à Mr l'Abbé
Maréchal.
LE 25.JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
Breteüil à Mr l'Abbé d'Aspremont.
LE 25.JUILLET le
Roy a donnél'Abbaye de
Sauve Majeure à Mr l'Abbé
des Halles, Grand
- Vicaire
de Vienne. , LE 2.J.JU1LLET le
Roy a donnel'Abbayede
S. Serge d'A ngers à Mr
l'AbbédeVassé.
LE 2 5.JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
S. Severin à Mr l'Abbé de
Cotte.
LE 2.5. JUILLET le Roy
a donné l'Abbaye de la Roë
à Mr l'Abbé d'Arche s Grand Vicaire de Bordeaux.
LE 2.5.JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
BaigneàMrl'AbbédeCrillon
,Grand-Vicaire de Vence.
LE 2. 5.JUILLET LE
Roy a donné l'Abbaye de
Jonselle à Mr l'Abbé Massilian.
Le 25.JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
Genlis à Mr l'AbbéCrozar.
LE I 5.JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
Celefroin à Mr l'Abbé de
la Vieville.
LE i 5. JUILLET le
Roya donnél'Abbaye de
Bouras à Mr l'Abbé de Lesseville.
LE 25. JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
S. Leger de Soissons,au Pere
Colas de l'Ordre de S.
Augustin.
LE 1 5.JUILLET le
Roy a donné le Prieuré Ample
de Sainte Radegonde a
Mr l'Abbé Bergier.
Fermer
Résumé : AUTRES NOUVELLES DE JUILLET.
En juillet, les nouvelles mettent en lumière la nature imprévisible des événements joyeux ou tristes. Les mariages et les décès peuvent avoir des effets variés sur les personnes. Par exemple, une riche veuve a récemment épousé un second mari, ce qui a affligé ses héritiers. Plusieurs décès notables sont rapportés, notamment celui de Mr Thomé, Fermier Général, le 15 juillet, de Mre Gaspard de Lamer, évêque d'Aire, le 30 juin, et de Mr Jean-Baptiste-Michel Colbert, archevêque de Toulouse, le 14 juillet. Le texte détaille également les funérailles de l'archevêque de Toulouse et l'élection de nouveaux Grands-Vicaires. De plus, il liste plusieurs nominations royales d'abbayes à divers ecclésiastiques, notamment l'abbaye de Saint-Denis de Reims à l'archevêque d'Aix, et plusieurs autres abbayes à divers abbés et Grands-Vicaires.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
1723
p. 181-185
Dates. [titre d'après la table]
Début :
Je m'apperçois icy d'une suite de dates du [...]
Mots clefs :
Dates, Époque, Exactitude
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Dates. [titre d'après la table]
Je mapperçois icy
d'une fuite de dates du
25. qui font un, effet af
fez ridiculeàlavûë. Ce(jt
une exactitude outréede
l'Imprimeur, à qui j'ay
recommandé de repeter
plutost vingt dates inutiles
que d'en obmettre
une necessaire.
On ne trouve ordinairement
dans les Gazettes
que les dates du jour
qu'on reçoit les Nouvelles
, c'est la date des
faits où je mattacheray
avec soin, & qui fera
une singularité utile dans
mon Journal.
Les dates sont plus
utiles qu'on ne pense.
C'est pour plusieurs personnes
une Memoire locale
qui les fait souvenir
de la pluspart des actions
de leur vie. Par
exemple
,
le jour qu'un
tel estentré en Charge,
peut servir d'Epoque à la
ruine d'une Famille,ouà
l'élévation d'une autre.
Un Pere avare ce/Te
de vivre: c'est l'Epoque
ou commence la pra
digalité du Fils.
DamonSc Dorimene
s'épouserent le 15. Décembre.
Ils se dévisagerent
le 18. De ces Epoquesl'on
en voit assez.
Le même jour où Belife
fut inconstante, son
Amant fidele mourut de
desespoir. De ces Epoques
,
l'on n'en voit
plus.
Vous voyez que les
dates font bonnes à mille
choses
,
sans compter
l'honneur que l'exactitude
des dates fait aux
Nouvellistes : c'est leur
erudition
,
cest aussi la
ressource de quelques
beaux esprits, que les dates
anciennes & sçavan-
* tes font briller dans les
Conventions comme
une Table exacte brille à
la fin d'un Livre.
d'une fuite de dates du
25. qui font un, effet af
fez ridiculeàlavûë. Ce(jt
une exactitude outréede
l'Imprimeur, à qui j'ay
recommandé de repeter
plutost vingt dates inutiles
que d'en obmettre
une necessaire.
On ne trouve ordinairement
dans les Gazettes
que les dates du jour
qu'on reçoit les Nouvelles
, c'est la date des
faits où je mattacheray
avec soin, & qui fera
une singularité utile dans
mon Journal.
Les dates sont plus
utiles qu'on ne pense.
C'est pour plusieurs personnes
une Memoire locale
qui les fait souvenir
de la pluspart des actions
de leur vie. Par
exemple
,
le jour qu'un
tel estentré en Charge,
peut servir d'Epoque à la
ruine d'une Famille,ouà
l'élévation d'une autre.
Un Pere avare ce/Te
de vivre: c'est l'Epoque
ou commence la pra
digalité du Fils.
DamonSc Dorimene
s'épouserent le 15. Décembre.
Ils se dévisagerent
le 18. De ces Epoquesl'on
en voit assez.
Le même jour où Belife
fut inconstante, son
Amant fidele mourut de
desespoir. De ces Epoques
,
l'on n'en voit
plus.
Vous voyez que les
dates font bonnes à mille
choses
,
sans compter
l'honneur que l'exactitude
des dates fait aux
Nouvellistes : c'est leur
erudition
,
cest aussi la
ressource de quelques
beaux esprits, que les dates
anciennes & sçavan-
* tes font briller dans les
Conventions comme
une Table exacte brille à
la fin d'un Livre.
Fermer
Résumé : Dates. [titre d'après la table]
Le texte aborde l'importance des dates dans les journaux et les gazettes. L'auteur critique une erreur de date dans un document et insiste sur la nécessité de précision. Il observe que les gazettes indiquent souvent les dates de réception des nouvelles plutôt que celles des événements eux-mêmes. Pour se distinguer, l'auteur décide de privilégier les dates des faits dans son journal. Les dates sont présentées comme des repères mémoriels essentiels pour les actions importantes de la vie, telles que l'entrée en charge d'une personne, qui peut marquer la ruine ou l'élévation d'une famille, ou le début de la prodigalité d'un fils après la mort d'un père avare. Le texte mentionne également des événements personnels, comme le mariage et la séparation de Damon et Dorimène, ou la mort d'un amant fidèle après l'inconstance de son amante. Enfin, l'auteur souligne que les dates sont cruciales pour l'honneur des nouvellistes, constituant leur érudition et une ressource pour les beaux esprits dans les conventions.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
1724
p. 186-195
Clergé. [titre d'après la table]
Début :
De Versailles le 25. Juillet. LE 20. JUIN Messieurs [...]
Mots clefs :
Dieu, Harangue, Évêque de Troyes, Clergé, Versailles
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Clergé. [titre d'après la table]
DeVerfailles le 2J.
Juillet.
LE 20. JUIN Messieurs
les Deputez de l'Assemblée
generale du Clergé,qui a
commencéle 10. Mars, eurent
audiance du Roy. Ils
furent accompagnez par Mr
le Comte de Pontchartrain
Secretaire d'Etat, & conduits
par Mr Desgranges,
Maistre des Ceremonies.
Je n'ay pu mettre cet
Articleà son rang , parce
que j'attendois la Harangue
pour en faire
un Extrait.
Afin qu'il ne m'arrive
plus de pareils dérangemens,
j'ay imaginé de
mettre à la fin de chaque
Mercure, un Supplément
détaché, pour
y placer tout ce qui me
viendra trop tard, &; qui
pourroit retarder l'impression.
J'avertis en même
temps que je n'ay pu
parler des Familles de
cette derniere Nomination
de Juillet, faute de
loisir pour m'eninformer.
Cette faute de loisir
m'arrivera souvent,
à moins que le Public
ne me foulage en m'envoyant
des Mémoires.
Voicy l'Extrait de la
Harangue.
Mr l'Evêque de Troyes
fit une Harangue, dont
je rapporteray seulement
icy quelques endroits.
Il exposa d'abord le
respect & le dévouement
du Clergé, pour celuy
dont le Trône representele
Trône de Dieu
même; &: continua en
ces termes:
Nous voyons que le régné
de Dieu eflle modele
que V. M. fèpropofc
pour former le Jîen.Sageffi
à qui rienn-échape ;
application sans relâche
a tout connoifire & à
tout régler: Zele de la
jujiice j amour de la vérité
s fermeté toujours
égaleJgrandeur d'ame
qu'aucun evenement ne
peuttroublersquelspuifi
sans motifs de noftte pro.
fonde vénération! -)
-: Il s'étendit ensuite sur
le sujet de l'Assemblée
du Clergé: sur son ardeur
& sur sonzele à secourir
l'Etat dans une
guerre entreprise pour la
défense de la Justice&
de la Religion.
Vostreamour, continua-
t-il, pour l'Eglisè
9
est le principal motifqui
raffimble & qui arme
tantdePeuplessilsnefont
animcZoJ que contre le
Dejfruéfeur de l'Herifiç
qu'ilspoudroientrelever,
& contre le Dejfen/eur
de la Majejfé Royale
& l'unique ajjle des
Rois perjecutc pour la
Foy.
Mrl'Evêque de Troyes
fit sur la fin plusieurs
souhaits pour le bonheur
de la France; les voicy.
Que Dieu, qui difPosi
du coeur des Princes
aussi bien que de la Victoi- re. insPire à tous les
Princesliguez* des pensées
dejuflice&depaix..
& que l'abondanceprête
a succeder à une assette
fsiannsseexxeemmppllee,,rreennddee au
Royaumefin repos &sa
filicitl.
Ces souhaits, prononcez
au nom de l'Eglise,
dont les paroles font des
Oracles, me parurent
des prédictionsplutost
que des souhaits.
Plaije à Dieu, poursuivit-
il
,
d'ajoûter aux
années que vous aveZ
passées, un grand nombre
d'annéesheureuses
que nous ne cesserons de
luy demanderpourVotre
Aîajeflé.PuiJJieZj-vous
goûter le platfir de vous
voir revivre dans une
Po[terltémultipliéeSuivant
les bénédictions de
rEcriture.
EtpuijJent vos Sujets
•
combleZ.J chaquejour de
nouveauxtélnonagesd
vofirebonté3jo*uir dans
le calme & dans lajoye,
du plus precieux de tous
les biens, qui est, S [ R E)
de possèder long-temps le
plusgrand &le meilleur
des Rois.
Mre Denis-François
le Bouthillier de Chavigny,
Evêque de Troyes,
qui prononça cette Harangue
,
est fils de Mre
Armand- Léon le Bouthillier
j
aîné du nom j
Comte de Chavigny &c
de Pont - sur
- Seine,Se
d'Elisabeth Bossuet.
Juillet.
LE 20. JUIN Messieurs
les Deputez de l'Assemblée
generale du Clergé,qui a
commencéle 10. Mars, eurent
audiance du Roy. Ils
furent accompagnez par Mr
le Comte de Pontchartrain
Secretaire d'Etat, & conduits
par Mr Desgranges,
Maistre des Ceremonies.
Je n'ay pu mettre cet
Articleà son rang , parce
que j'attendois la Harangue
pour en faire
un Extrait.
Afin qu'il ne m'arrive
plus de pareils dérangemens,
j'ay imaginé de
mettre à la fin de chaque
Mercure, un Supplément
détaché, pour
y placer tout ce qui me
viendra trop tard, &; qui
pourroit retarder l'impression.
J'avertis en même
temps que je n'ay pu
parler des Familles de
cette derniere Nomination
de Juillet, faute de
loisir pour m'eninformer.
Cette faute de loisir
m'arrivera souvent,
à moins que le Public
ne me foulage en m'envoyant
des Mémoires.
Voicy l'Extrait de la
Harangue.
Mr l'Evêque de Troyes
fit une Harangue, dont
je rapporteray seulement
icy quelques endroits.
Il exposa d'abord le
respect & le dévouement
du Clergé, pour celuy
dont le Trône representele
Trône de Dieu
même; &: continua en
ces termes:
Nous voyons que le régné
de Dieu eflle modele
que V. M. fèpropofc
pour former le Jîen.Sageffi
à qui rienn-échape ;
application sans relâche
a tout connoifire & à
tout régler: Zele de la
jujiice j amour de la vérité
s fermeté toujours
égaleJgrandeur d'ame
qu'aucun evenement ne
peuttroublersquelspuifi
sans motifs de noftte pro.
fonde vénération! -)
-: Il s'étendit ensuite sur
le sujet de l'Assemblée
du Clergé: sur son ardeur
& sur sonzele à secourir
l'Etat dans une
guerre entreprise pour la
défense de la Justice&
de la Religion.
Vostreamour, continua-
t-il, pour l'Eglisè
9
est le principal motifqui
raffimble & qui arme
tantdePeuplessilsnefont
animcZoJ que contre le
Dejfruéfeur de l'Herifiç
qu'ilspoudroientrelever,
& contre le Dejfen/eur
de la Majejfé Royale
& l'unique ajjle des
Rois perjecutc pour la
Foy.
Mrl'Evêque de Troyes
fit sur la fin plusieurs
souhaits pour le bonheur
de la France; les voicy.
Que Dieu, qui difPosi
du coeur des Princes
aussi bien que de la Victoi- re. insPire à tous les
Princesliguez* des pensées
dejuflice&depaix..
& que l'abondanceprête
a succeder à une assette
fsiannsseexxeemmppllee,,rreennddee au
Royaumefin repos &sa
filicitl.
Ces souhaits, prononcez
au nom de l'Eglise,
dont les paroles font des
Oracles, me parurent
des prédictionsplutost
que des souhaits.
Plaije à Dieu, poursuivit-
il
,
d'ajoûter aux
années que vous aveZ
passées, un grand nombre
d'annéesheureuses
que nous ne cesserons de
luy demanderpourVotre
Aîajeflé.PuiJJieZj-vous
goûter le platfir de vous
voir revivre dans une
Po[terltémultipliéeSuivant
les bénédictions de
rEcriture.
EtpuijJent vos Sujets
•
combleZ.J chaquejour de
nouveauxtélnonagesd
vofirebonté3jo*uir dans
le calme & dans lajoye,
du plus precieux de tous
les biens, qui est, S [ R E)
de possèder long-temps le
plusgrand &le meilleur
des Rois.
Mre Denis-François
le Bouthillier de Chavigny,
Evêque de Troyes,
qui prononça cette Harangue
,
est fils de Mre
Armand- Léon le Bouthillier
j
aîné du nom j
Comte de Chavigny &c
de Pont - sur
- Seine,Se
d'Elisabeth Bossuet.
Fermer
Résumé : Clergé. [titre d'après la table]
Le 20 juin, les députés de l'Assemblée générale du Clergé, débutée le 10 mars, furent reçus par le roi en présence du Comte de Pontchartrain et de Desgranges. L'auteur du texte n'a pas pu inclure cet événement initialement, faute de la harangue complète. Pour éviter de tels problèmes à l'avenir, il prévoit de publier un supplément à la fin de chaque Mercure pour les informations tardives. Il mentionne également son manque d'informations sur les familles de la dernière nomination de juillet et invite le public à lui envoyer des mémoires. L'extrait de la harangue de l'Évêque de Troyes, Denis-François Le Bouthillier de Chavigny, exprime le respect et le dévouement du Clergé envers le roi. L'Évêque compare le règne de Dieu à celui du roi, soulignant ses qualités de sagesse, de justice, de vérité, de fermeté et de grandeur d'âme. Il parle de l'Assemblée du Clergé, de son ardeur à secourir l'État dans une guerre pour la défense de la justice et de la religion. L'Église est présentée comme le principal motif rassemblant et armant les peuples contre les ennemis de la Majesté Royale. L'Évêque exprime des souhaits pour le bonheur de la France, espérant la justice et la paix, et prie pour de nombreuses années heureuses pour le roi et ses sujets.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
1725
p. 196-198
AVIS QU'ON ME DONNE.
Début :
Je vous donne avis, Monsieur, pour le débit de vostre [...]
Mots clefs :
Mercure galant, Titre, Maximes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS QU'ON ME DONNE.
AVIS
QU'ON ME DONNE.
te
vous donne avis,
J\donJieur> pour le débit
de vostre Livre que vous
deveZj en corriger le Titre,
& retrancher le mot
de Galanr. C'efl un mot
suranné qui ne donne que
de vieilles idees du tcmps
C'ejldutemps pre-
Jent que vojlre Journal
çloitfairel'Hiftopre. Ne
l'appeleZj>doncplus Mercure
Galant) car si vous
riy parJepoint de Galanteriervoftre
Titre fera,
faux. Si pour le Juftiftcr
vous nous donneZ des
Peintures gracieuses, &
des Maximes delicates
sur cette Galanterie qui
regnoit au temps de
la Princesse de Cltves.
Pour qui vou!ez,-vous
donc écrire ? de qui prétendez'S-
vous ejfre lû ?
Nosjeunes Cavaliers ne
voudrontpoint lire leur
condamnation dans vos
Maximes Galantes, &
un Livregalantfera aussi
mal reçu des Dames que
lefiroitMr de Nemours
luy-mêmesilavoitveilly
jufqua preflnt avecfin
Amour rejpeéfueuxJfis
fleurettes
, fisPoints de
Venifl & fis Reingrd,
ves.
QU'ON ME DONNE.
te
vous donne avis,
J\donJieur> pour le débit
de vostre Livre que vous
deveZj en corriger le Titre,
& retrancher le mot
de Galanr. C'efl un mot
suranné qui ne donne que
de vieilles idees du tcmps
C'ejldutemps pre-
Jent que vojlre Journal
çloitfairel'Hiftopre. Ne
l'appeleZj>doncplus Mercure
Galant) car si vous
riy parJepoint de Galanteriervoftre
Titre fera,
faux. Si pour le Juftiftcr
vous nous donneZ des
Peintures gracieuses, &
des Maximes delicates
sur cette Galanterie qui
regnoit au temps de
la Princesse de Cltves.
Pour qui vou!ez,-vous
donc écrire ? de qui prétendez'S-
vous ejfre lû ?
Nosjeunes Cavaliers ne
voudrontpoint lire leur
condamnation dans vos
Maximes Galantes, &
un Livregalantfera aussi
mal reçu des Dames que
lefiroitMr de Nemours
luy-mêmesilavoitveilly
jufqua preflnt avecfin
Amour rejpeéfueuxJfis
fleurettes
, fisPoints de
Venifl & fis Reingrd,
ves.
Fermer
Résumé : AVIS QU'ON ME DONNE.
L'auteur demande de modifier le titre du livre en supprimant le mot 'Galant', jugé désuet. Il estime que 'Mercure Galant' est trompeur. Le journal contient des descriptions élégantes et des maximes sur la galanterie de l'époque de la Princesse de Clèves. Il souligne l'importance de définir le public cible, car les jeunes cavaliers et les dames pourraient mal accueillir ce type de contenu.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
1726
p. 198-204
Reflexion sur cet Avis. [titre d'après la table]
Début :
Avant qu'on m'eût donné cet Avis, j'avois [...]
Mots clefs :
Mercure galant, Galanterie, Titre
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Reflexion sur cet Avis. [titre d'après la table]
Avant quonm'eût
donné cet Avis, j'avois
déja fait reflexion que
mon Titre m'engageroit
à parler quelquefois de
Galanterie. Je m'y fuis
engagé volontiers , &C
je m'engage même d'en
parler souvent ; mais
quand je n'en parlerois
point du tout, je ne laifserois
pas d'appeller mon
Livre le Mercure Galant,
comme on appelle
le Pont neuf un Pont
qui n'est pas plus neuf,
que les derniers Mercu
res estoient Galants.
1
-
Dansle temps que le
- mot de Galant estoiten
honneur
:J
je crois que
l'usage n'en faisoit que
desapplications honorables
, & pour faire en un
-
mot l'éloge de quelqu'-
un, on disoit,c'est unga*
lant homme.A cet égard,
l'usage n'a point changé,
&l'on dit encore en tresbonne
part,c'estun galant
homme;mais c'estun
homme galant ne se dit
plus gueres sans qu'on
n'y joigne certaineidée
de fadeur& de petitesse.
J'admirecomme tout
dégénéré:je nevoudrois
pas jurer que Femme
galante n'aitesté jadis
un titre honorable.
Quoy qu'en bonne&
severe Morale, la Galantcrie
soit un dereglement
par rapport à la vertu,
elle ne laisse pas de regler
le vice; c'est- à-dire de
contenir l'Amour dans
- les bornes du respect &
de la bien-séance.
A coût prendre, on
pourroit avancer que la
Galanterie reforme plus
devices qu'elle ne détruit
de vertus, & qu'-
ainsi elle est utile &presque
necessaire à lafocieté
civile. Mais supposons
qu'elle ne soit pas necessaire
à la societé, elle l'est
du moins à tous ceux
qui veulent écrire galemment.
Pour ecriregalammentil
êtregalant. Parcette Maxime
commune je vais
convaincre d'erreur ceux
qui soûtiennent qu'il n'y
a plus parmi nous ni galanterie
ni delicatesse.
Voici mon Argument. !
Trois Auteurs differents
m'ont envoyé une
Ode & deux Madrigaux
,
qui ne peuvent
avoir cite dictez que par
le Genie de la Galanterie,
Voila donc trois hommes
galants; cela suppose
au moins autant de
femmes du même goust
àquiils ont voulu plal.,
re } trois & troisfont six,
c'est toûjours quelque
chose. Qu'on ne me dise
donc point qu'il n'y a
plus d'A mants galants.
donné cet Avis, j'avois
déja fait reflexion que
mon Titre m'engageroit
à parler quelquefois de
Galanterie. Je m'y fuis
engagé volontiers , &C
je m'engage même d'en
parler souvent ; mais
quand je n'en parlerois
point du tout, je ne laifserois
pas d'appeller mon
Livre le Mercure Galant,
comme on appelle
le Pont neuf un Pont
qui n'est pas plus neuf,
que les derniers Mercu
res estoient Galants.
1
-
Dansle temps que le
- mot de Galant estoiten
honneur
:J
je crois que
l'usage n'en faisoit que
desapplications honorables
, & pour faire en un
-
mot l'éloge de quelqu'-
un, on disoit,c'est unga*
lant homme.A cet égard,
l'usage n'a point changé,
&l'on dit encore en tresbonne
part,c'estun galant
homme;mais c'estun
homme galant ne se dit
plus gueres sans qu'on
n'y joigne certaineidée
de fadeur& de petitesse.
J'admirecomme tout
dégénéré:je nevoudrois
pas jurer que Femme
galante n'aitesté jadis
un titre honorable.
Quoy qu'en bonne&
severe Morale, la Galantcrie
soit un dereglement
par rapport à la vertu,
elle ne laisse pas de regler
le vice; c'est- à-dire de
contenir l'Amour dans
- les bornes du respect &
de la bien-séance.
A coût prendre, on
pourroit avancer que la
Galanterie reforme plus
devices qu'elle ne détruit
de vertus, & qu'-
ainsi elle est utile &presque
necessaire à lafocieté
civile. Mais supposons
qu'elle ne soit pas necessaire
à la societé, elle l'est
du moins à tous ceux
qui veulent écrire galemment.
Pour ecriregalammentil
êtregalant. Parcette Maxime
commune je vais
convaincre d'erreur ceux
qui soûtiennent qu'il n'y
a plus parmi nous ni galanterie
ni delicatesse.
Voici mon Argument. !
Trois Auteurs differents
m'ont envoyé une
Ode & deux Madrigaux
,
qui ne peuvent
avoir cite dictez que par
le Genie de la Galanterie,
Voila donc trois hommes
galants; cela suppose
au moins autant de
femmes du même goust
àquiils ont voulu plal.,
re } trois & troisfont six,
c'est toûjours quelque
chose. Qu'on ne me dise
donc point qu'il n'y a
plus d'A mants galants.
Fermer
Résumé : Reflexion sur cet Avis. [titre d'après la table]
Le texte aborde la notion de galanterie et son importance dans la société. L'auteur est amené à discuter de ce sujet en raison du titre de son livre, 'Le Mercure Galant'. Autrefois, le terme 'galant' était honorable et utilisé pour complimenter quelqu'un. Cependant, 'homme galant' peut désormais évoquer de la fadeur et de la petitesse. La galanterie, bien que moralement discutable, régule le vice en encadrant l'amour dans les limites du respect et de la bienséance. Elle est perçue comme utile et nécessaire à la société civile. L'auteur souligne que la galanterie est essentielle pour ceux qui souhaitent écrire de manière élégante. Il réfute l'idée que la galanterie et la délicatesse aient disparu, en se basant sur des œuvres littéraires récentes qui témoignent de la présence de personnes galantes.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
1727
p. 209-212
« Si tous les Poëtes qui ne sentent plus rien cessent [...] »
Début :
Si tous les Poëtes qui ne sentent plus rien cessent [...]
Mots clefs :
Mercure, Amour, Campagne, Ville
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Si tous les Poëtes qui ne sentent plus rien cessent [...] »
Si tous les Poëtes qui
ne sentent plus rien cessent
d'écrire, je prie instamment
leurs Philis de
ne les rendre jamais heureux,
car s'ils estoient
contents ilscesseroient
d'estre tendres & sensibles,
& si leur bonheur
ne les réduisoit pas toutà-
fait au silence
:J
il rendroit
au moins leur productions
froides & languissantes
; cela feroit
tort à mon Mercure.
J'ay beau m'écarter à
droite & à gauche par
des Digressions,j'en reviens
toujours à mon
Mercure.
Tout ce premierVolumecyn'est
qu'une espece
de Rondeau dont
la chûte tombe toûjours
sur mon Mercure.
J'avouë que monMercure
me tient au coeur,
& je voudrois que la
Cour, la Ville, la Campagne
,que tout le monde
enfin concourût a
l'enrichir.
Que ne sommes-nous
encore au temps de l'Astrée
, où rAlllour de
Campagne fournissoit
des Eglogues, Se l'Amour
de Ville des Elegies
passionnées.
Je ne sçay si l'Amour
de Cour a jamais produit
des Poësies véritablementtendres
; maisilest
si opposé à la franchise
de l'Amour champêtre,
que ce contraste peut
fournir au moins des Satyres
fines & des Madrigaux.
ne sentent plus rien cessent
d'écrire, je prie instamment
leurs Philis de
ne les rendre jamais heureux,
car s'ils estoient
contents ilscesseroient
d'estre tendres & sensibles,
& si leur bonheur
ne les réduisoit pas toutà-
fait au silence
:J
il rendroit
au moins leur productions
froides & languissantes
; cela feroit
tort à mon Mercure.
J'ay beau m'écarter à
droite & à gauche par
des Digressions,j'en reviens
toujours à mon
Mercure.
Tout ce premierVolumecyn'est
qu'une espece
de Rondeau dont
la chûte tombe toûjours
sur mon Mercure.
J'avouë que monMercure
me tient au coeur,
& je voudrois que la
Cour, la Ville, la Campagne
,que tout le monde
enfin concourût a
l'enrichir.
Que ne sommes-nous
encore au temps de l'Astrée
, où rAlllour de
Campagne fournissoit
des Eglogues, Se l'Amour
de Ville des Elegies
passionnées.
Je ne sçay si l'Amour
de Cour a jamais produit
des Poësies véritablementtendres
; maisilest
si opposé à la franchise
de l'Amour champêtre,
que ce contraste peut
fournir au moins des Satyres
fines & des Madrigaux.
Fermer
Résumé : « Si tous les Poëtes qui ne sentent plus rien cessent [...] »
Le texte aborde la sensibilité des poètes et l'impact du bonheur sur leur écriture. L'auteur souhaite que les poètes, s'ils cessent de ressentir des émotions, ne soient jamais rendus heureux, car cela pourrait rendre leurs œuvres froides et languissantes, nuisant ainsi à la qualité de son périodique, le 'Mercure'. Il souligne l'importance et son attachement personnel à ce périodique. L'auteur compare également les différentes sources d'inspiration poétique, regrettant l'absence de poésies tendres inspirées par l'amour de cour, et envisageant plutôt des satires et des madrigaux basés sur le contraste entre l'amour champêtre et l'amour de cour. Il exprime le désir que la cour, la ville et la campagne contribuent à enrichir le 'Mercure'.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
1728
p. 217-222
Lettre de Frontignan du I. Aoust.
Début :
LE 24. JUILLET au matin, plusieurs vaisseaux ennemis parurent à [...]
Mots clefs :
Duc de Noailles, Duc de Roquelaure, Ennemis, Troupes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Lettre de Frontignan du I. Aoust.
Lettre de Frontignan du
1. Aoust.
LE 24.JUILLET au
matin, plusieursvaisseaux
ennemis parurent à la hauteur
de Montpellier.
A six heures du soir ils
debarquerent à Cette,villageouvert&
sans défense:
ils s'en emparerent.
Mr le Duc de Roquelaure
se rendit à rontignan
avec Mr de Basville,
& rassembla le peu de troupes
dont il pouvoit disposer,
sans dégarnir les Cevennes
ni le Vivarez.
Il ne put avoir que trois
Compagnies de Cavalerie;
il se rendit àMeze sur l'Etang
de Thau où il Clllpeî.
cha toutesles descentes que
les ennemis vouloient y
tenterà la faveur de l'Etang.
Mr le Duc de Noailles
estoit campé au Boulou,
six lieuës au delà de Perpignan.
Mr le Duc de Roquelaure
luy dépefcha unCourier
pourluy demander du
secours ; mais les ennemis
avoient cruce secours impossible.
On fait quelquefois
l'impossible quand on
veut, & qu'on sçait prendre
promptement le bon
party.
Mr le Duc de Noailles
arrange son projet,& prend
la posteenuninstant. Il se
fait suivre de si prés par
900. C-hevaux.,iooo.Grénadiers
& 12. pieces de
canon, dont 4. estoient de
2.4. livres de bales, qu'on
dit dansle pays qu'on avoit
veu une armée & du canon
qui couroient la poste.
Les 900. Chevaux eftoient
commandez par Mr
le Marquis de Caylus, Maréchal
deCamp.
Les 1000. Grenadiers
estoient commandez par
Mr de Planque
p
Brigadier.
Mr de Chastillon
, &
Mrd'Estaires, Maréchaux
de Camp.
Mr d'Offeville, & Mr
de Sandricourc ,Brigadiers.
Mr de Bosselly
,
Mr le
Comte deNoailles,&Mr
le Marquis de Noailles,
Colonels, estoient de ce
détachement.
Mr leDuc deRoquelaure
& Mr le Duc de
Noailles arrivez à Agde en
mesme temps que les troupes,
resolurent d'attaquer
dans le moment à peine
laissa-t'on quatre heures de
repos aux troupes , après
quoy on fut aux ennemis
qu'on obligea de se retirer
au Port de Cette. On les
suivitlelong delaplage
nonobstant le grand feu
des vaisseaux.
Dans le temps qu'ils se
rembarquerent,on apperçut
au haut de la montagne
de Saint Clair six cens
hommes qui furent attaquez
si vivement par nos
Dragons , qu'on en tua
plusieurs;& l'on fit prisonniers
quelques Officiers
& quatre-vingts soldats.
Le reste fut pousséjusqu'à
la mer où plusieurs se
noyerent.
1. Aoust.
LE 24.JUILLET au
matin, plusieursvaisseaux
ennemis parurent à la hauteur
de Montpellier.
A six heures du soir ils
debarquerent à Cette,villageouvert&
sans défense:
ils s'en emparerent.
Mr le Duc de Roquelaure
se rendit à rontignan
avec Mr de Basville,
& rassembla le peu de troupes
dont il pouvoit disposer,
sans dégarnir les Cevennes
ni le Vivarez.
Il ne put avoir que trois
Compagnies de Cavalerie;
il se rendit àMeze sur l'Etang
de Thau où il Clllpeî.
cha toutesles descentes que
les ennemis vouloient y
tenterà la faveur de l'Etang.
Mr le Duc de Noailles
estoit campé au Boulou,
six lieuës au delà de Perpignan.
Mr le Duc de Roquelaure
luy dépefcha unCourier
pourluy demander du
secours ; mais les ennemis
avoient cruce secours impossible.
On fait quelquefois
l'impossible quand on
veut, & qu'on sçait prendre
promptement le bon
party.
Mr le Duc de Noailles
arrange son projet,& prend
la posteenuninstant. Il se
fait suivre de si prés par
900. C-hevaux.,iooo.Grénadiers
& 12. pieces de
canon, dont 4. estoient de
2.4. livres de bales, qu'on
dit dansle pays qu'on avoit
veu une armée & du canon
qui couroient la poste.
Les 900. Chevaux eftoient
commandez par Mr
le Marquis de Caylus, Maréchal
deCamp.
Les 1000. Grenadiers
estoient commandez par
Mr de Planque
p
Brigadier.
Mr de Chastillon
, &
Mrd'Estaires, Maréchaux
de Camp.
Mr d'Offeville, & Mr
de Sandricourc ,Brigadiers.
Mr de Bosselly
,
Mr le
Comte deNoailles,&Mr
le Marquis de Noailles,
Colonels, estoient de ce
détachement.
Mr leDuc deRoquelaure
& Mr le Duc de
Noailles arrivez à Agde en
mesme temps que les troupes,
resolurent d'attaquer
dans le moment à peine
laissa-t'on quatre heures de
repos aux troupes , après
quoy on fut aux ennemis
qu'on obligea de se retirer
au Port de Cette. On les
suivitlelong delaplage
nonobstant le grand feu
des vaisseaux.
Dans le temps qu'ils se
rembarquerent,on apperçut
au haut de la montagne
de Saint Clair six cens
hommes qui furent attaquez
si vivement par nos
Dragons , qu'on en tua
plusieurs;& l'on fit prisonniers
quelques Officiers
& quatre-vingts soldats.
Le reste fut pousséjusqu'à
la mer où plusieurs se
noyerent.
Fermer
Résumé : Lettre de Frontignan du I. Aoust.
Le 24 juillet, des vaisseaux ennemis débarquèrent à Cette, un village sans défense près de Montpellier. Le Duc de Roquelaure, accompagné de Mr de Basville, rassembla les troupes disponibles sans affaiblir les défenses des Cévennes et du Vivarais. Il se positionna à Mèze sur l'étang de Thau pour empêcher les descentes ennemies. Pendant ce temps, le Duc de Noailles, campé au Boulou près de Perpignan, reçut une demande de secours. Il organisa rapidement une force composée de 900 chevaux, 1000 grenadiers et 12 pièces de canon, commandée par plusieurs officiers de haut rang. Les deux ducs arrivèrent à Agde avec les troupes et attaquèrent immédiatement les ennemis, les forçant à se retirer au port de Cette. Pendant leur rembarquement, des dragons français attaquèrent et tuèrent plusieurs hommes ennemis sur la montagne de Saint Clair, faisant également des prisonniers.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
1729
p. 223-224
Extrait d'une autre Lettre. [titre d'après la table]
Début :
Le reste des 600. hommes se sauva au Fort qui est [...]
Mots clefs :
Frégate, Fort, Ennemis, Port
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Extrait d'une autre Lettre. [titre d'après la table]
Ce qui fuit eji extrait
,>
dune autre Relation.
Le reste des 600. hommes
se sauva au Fort qui est
au bout du Mole d'où les
ennemis faisoient ungrand
feu. Ils estoient fouftenus
par le canon d'une Fregate
qui estoit dans le port costé
en travers, & de plusieurs
vaisseaux.
L'Artillerie estant arrivée
, on en fit trois batteries
y
& après avoir fait
quelques décharges qui
chasserent la Fregate du
port, les Grenadiers commandez
par Mr d'Auzé,
Capitaine au Regiment
d'Artois, & soustenu par
Mrde Planque,s'avancerent
lelong duMole, &
escaladerent le Fort où ils
firent prisonniers deuxOfficiers&
soixante & dix
soldats.
On fit ensuite avancer à
l'extremité du village une
batterie qui obligea les ennemis
à s'éloigner, & le
30. Juillet ils sirentvoile
vers leLevant.
,>
dune autre Relation.
Le reste des 600. hommes
se sauva au Fort qui est
au bout du Mole d'où les
ennemis faisoient ungrand
feu. Ils estoient fouftenus
par le canon d'une Fregate
qui estoit dans le port costé
en travers, & de plusieurs
vaisseaux.
L'Artillerie estant arrivée
, on en fit trois batteries
y
& après avoir fait
quelques décharges qui
chasserent la Fregate du
port, les Grenadiers commandez
par Mr d'Auzé,
Capitaine au Regiment
d'Artois, & soustenu par
Mrde Planque,s'avancerent
lelong duMole, &
escaladerent le Fort où ils
firent prisonniers deuxOfficiers&
soixante & dix
soldats.
On fit ensuite avancer à
l'extremité du village une
batterie qui obligea les ennemis
à s'éloigner, & le
30. Juillet ils sirentvoile
vers leLevant.
Fermer
Résumé : Extrait d'une autre Lettre. [titre d'après la table]
Une bataille opposa 600 hommes retranchés dans un fort à l'extrémité d'un môle, soutenus par une frégate et des vaisseaux. L'artillerie créa trois batteries, chassant la frégate. Les grenadiers, dirigés par Monsieur d'Auzé, capturèrent deux officiers et soixante-dix soldats. Les ennemis se retirèrent et levèrent l'ancre le 30 juillet.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
1730
p. 225-234
AVANTURE DE MR POUJET.
Début :
L'Affaire de Cette a pensé nous couster un Juge [...]
Mots clefs :
Juge, Poujet, Ennemis, Vin, Bière, Officiers, Généraux
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVANTURE DE MR POUJET.
AVANTURE
DEVis-rOUss-T.,
L'Affairede Cette
a pensé nous couster un
Juge de l'Amirauté i
voicy l'Avanture.
Mr Poujet, juge de
l'Amirauté fut intimidé
par les ennemis qui
l'obligerent à prester
ferment de fidelitéà la
Reine Anne, & luy
donnerent des Provifions
nouvelles pour
sa Charge.ils le firent
Magistrat Anglois
,
moyennant quoy il fut
pillé tout le premier
par préference
, &c il
resta dans Cette jusqu'au
jour du départ
des ennemis.
En les voyant quitter
prise, il crut pouvoir
abjurer la Magistrature
Angloise.Il
depefcha un Paysan
pour donner avis à nos
Generaux de la retraite
des ennemis. Ce Paysan
fut surpris se glissant
furtivement le
long de la Plage. On
l'arrestecomme un Espion
; on le menace.
Ce pauvre Ruste répond
naïvement:Je ne
suis point un Espion
>
Messieurs,jesuisun Cotfr
rier • maistues à pied,
luy dit on; N'importe,
jesuisle CourierduJuge
de mon Village, puisque
c'est luy qui m'envoye porterdes
avis.
Sur cette déclaration
MylordNorris envoya
prendre Mr Poujet
à Cette, & dés qu'il
fut arrivé on luy déclara
qu'on l'alloitcondamner
comme unAnglois
qui trahit safouveraine.
Helas
, M'ef
sieurs
>
leur réponditjJil
A
, tout effrayé
) vous
ne devez* me condamner
ni com*me Ang/cü ni comme François
3 car
je ne fçâ) plus ce que je
(UIJ.
s, On ne luy tient pas
de longs discours
,
&
sans autre forme de
procés on le déc lare
traistre: on le condamne
: on va le faire pendre.
Pendant qu on le dispose
à prendre son party
de bonne grace ou
a être pendu malgré
luy,deux Officiers que
nous avions faits prisonniers
furent amenez
à nos Generaux,
qui leur faisant une reception
polie & gracieuse
, leur donnerent
d'abord leurtable
pour prison.
Aprés lesy avoir te-
0
nus joyeusement captifs
, on les renvoya sur
leur parole;mais à condition
qu'ils porteroient
au Mylord les
marques de leurcaptivité;
c'est-à-dire force
bouteilles du mesme
vin dont ils avoient
bu.
Ils partent avec cinq
ou six hommes chargez
de bon vin, sans
compter celuy qu'ils
avoient dans la teste
, qui donnoit à leur
marche un air de gayeté
d'un tres-bon augure
pour tous ceux
qu'ils rencontroient.
Cette troupe gaillardearriva
fortà propos
pourégayerun peu
la ceremonie funeste
du pauvreMr Poujet.
Il présentoitdéja lecol
au sacrificateur
, & la
victime alloit estre immoléeen
l'air, tordue
les Officiers parurent
avec leur present bachique.
En l' offrant au
Mylord ils crierent
>
grace , grace. Le Dieu
du vin solicita. Quel
Juge pourroit estre infléxible
à tant de bouteilles.
LesOfficiersy
joignent un recit patetique
de la reception
que nos Generaux, leur
ont faite. Enfin le Mylord
attendry leurrenvoye
Mr Poujet avec
un present de Biere excellente.
;
Ainsipour deux Officiers
& de bon vin
y l'on nous donna en échange,
un Juge ôcde
la Biere. Nous y perdons;
mais c'est la feule
perte que nous ayons
faite en forçant les ennemis
à se rembarquer.
DEVis-rOUss-T.,
L'Affairede Cette
a pensé nous couster un
Juge de l'Amirauté i
voicy l'Avanture.
Mr Poujet, juge de
l'Amirauté fut intimidé
par les ennemis qui
l'obligerent à prester
ferment de fidelitéà la
Reine Anne, & luy
donnerent des Provifions
nouvelles pour
sa Charge.ils le firent
Magistrat Anglois
,
moyennant quoy il fut
pillé tout le premier
par préference
, &c il
resta dans Cette jusqu'au
jour du départ
des ennemis.
En les voyant quitter
prise, il crut pouvoir
abjurer la Magistrature
Angloise.Il
depefcha un Paysan
pour donner avis à nos
Generaux de la retraite
des ennemis. Ce Paysan
fut surpris se glissant
furtivement le
long de la Plage. On
l'arrestecomme un Espion
; on le menace.
Ce pauvre Ruste répond
naïvement:Je ne
suis point un Espion
>
Messieurs,jesuisun Cotfr
rier • maistues à pied,
luy dit on; N'importe,
jesuisle CourierduJuge
de mon Village, puisque
c'est luy qui m'envoye porterdes
avis.
Sur cette déclaration
MylordNorris envoya
prendre Mr Poujet
à Cette, & dés qu'il
fut arrivé on luy déclara
qu'on l'alloitcondamner
comme unAnglois
qui trahit safouveraine.
Helas
, M'ef
sieurs
>
leur réponditjJil
A
, tout effrayé
) vous
ne devez* me condamner
ni com*me Ang/cü ni comme François
3 car
je ne fçâ) plus ce que je
(UIJ.
s, On ne luy tient pas
de longs discours
,
&
sans autre forme de
procés on le déc lare
traistre: on le condamne
: on va le faire pendre.
Pendant qu on le dispose
à prendre son party
de bonne grace ou
a être pendu malgré
luy,deux Officiers que
nous avions faits prisonniers
furent amenez
à nos Generaux,
qui leur faisant une reception
polie & gracieuse
, leur donnerent
d'abord leurtable
pour prison.
Aprés lesy avoir te-
0
nus joyeusement captifs
, on les renvoya sur
leur parole;mais à condition
qu'ils porteroient
au Mylord les
marques de leurcaptivité;
c'est-à-dire force
bouteilles du mesme
vin dont ils avoient
bu.
Ils partent avec cinq
ou six hommes chargez
de bon vin, sans
compter celuy qu'ils
avoient dans la teste
, qui donnoit à leur
marche un air de gayeté
d'un tres-bon augure
pour tous ceux
qu'ils rencontroient.
Cette troupe gaillardearriva
fortà propos
pourégayerun peu
la ceremonie funeste
du pauvreMr Poujet.
Il présentoitdéja lecol
au sacrificateur
, & la
victime alloit estre immoléeen
l'air, tordue
les Officiers parurent
avec leur present bachique.
En l' offrant au
Mylord ils crierent
>
grace , grace. Le Dieu
du vin solicita. Quel
Juge pourroit estre infléxible
à tant de bouteilles.
LesOfficiersy
joignent un recit patetique
de la reception
que nos Generaux, leur
ont faite. Enfin le Mylord
attendry leurrenvoye
Mr Poujet avec
un present de Biere excellente.
;
Ainsipour deux Officiers
& de bon vin
y l'on nous donna en échange,
un Juge ôcde
la Biere. Nous y perdons;
mais c'est la feule
perte que nous ayons
faite en forçant les ennemis
à se rembarquer.
Fermer
Résumé : AVANTURE DE MR POUJET.
Le texte raconte l'histoire de Mr Poujet, juge de l'Amirauté à Cette, forcé par les ennemis de prêter serment de fidélité à la Reine Anne et de devenir magistrat anglais. Après le départ des ennemis, Poujet envoie un paysan avertir les généraux français, mais ce dernier est arrêté et accusé d'espionnage. Poujet est alors capturé et condamné pour trahison. Alors qu'il est sur le point d'être pendu, deux officiers français, récemment libérés, arrivent avec des bouteilles de vin en guise de marque de leur captivité. Ils intercedent en faveur de Poujet. Mylord Norris, impressionné par leur geste et par le vin, gracie Poujet et le renvoie avec un présent de bière. Cette négociation permet de sauver Poujet, bien que les Français aient perdu un juge en échange de deux officiers et du vin.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
1731
p. 235-236
« De Paris le 10. Aoust. LE 10. AOUST, Mre Jean [...] »
Début :
De Paris le 10. Aoust. LE 10. AOUST, Mre Jean [...]
Mots clefs :
Bignon, Chapitre
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « De Paris le 10. Aoust. LE 10. AOUST, Mre Jean [...] »
De Parule10, Aoufl.
LE10 A OUST, Mre
Jean Paul Bignon, Abbé
deS. Quentin, Conseiller -
d'Estat ordinaire, a fr
possession du Doyenne de
S. Germain l'Auxerrois
5
vacant par lamort de Mr
l'Abbé Chapellier.
Le Mardy ti. Juillet,
le Chapitre s'estantassemblépourélireun
nouveau
Doyen,Mr l'Abbé Bignon
a ete él1ûA .
-
Ila eu toutes les voix,
à son élection comme il a
eu à sa reception celles de
tout Paris qui est venu en
foule applaudir au choix
du Chapitre.
LE10 A OUST, Mre
Jean Paul Bignon, Abbé
deS. Quentin, Conseiller -
d'Estat ordinaire, a fr
possession du Doyenne de
S. Germain l'Auxerrois
5
vacant par lamort de Mr
l'Abbé Chapellier.
Le Mardy ti. Juillet,
le Chapitre s'estantassemblépourélireun
nouveau
Doyen,Mr l'Abbé Bignon
a ete él1ûA .
-
Ila eu toutes les voix,
à son élection comme il a
eu à sa reception celles de
tout Paris qui est venu en
foule applaudir au choix
du Chapitre.
Fermer
1732
p. 236-240
« Je n'ay plus rien à vous donner. Mon porte-feüille [...] »
Début :
Je n'ay plus rien à vous donner. Mon porte-feüille [...]
Mots clefs :
Énigme, Savants, Deviner, Rêver, Savoir
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Je n'ay plus rien à vous donner. Mon porte-feüille [...] »
Je n'ay plus rien à
vous donner.Mon porte-
feuilleestvuide, &
ma disette est 11 grande
dans ces commencements-
cy ,que je n ay
pas seulement reçu une
Enigme. C'est l'essentiel
pourtant ; c est une V
piece fondamentale.
Depuis trente ans l'E.
nigmeest le sel atique
du MercureGalant, &
le genre Enigmatique
tient lieude sublimeà
bien des gens.
Les vrais sçàvants
aiment à sçavoir : les
demi-scavants aiment
à deviner,& se croyent
plus savants parce
qu'ils devinent., que
les autres ne le font
parce qu'ils sçavent.
Ils n'ont pas tant do
tort qu'on croit. Il y a
tant de sciences,(sans
compter la Medecine, )
où sçavoir& deviner,
c'est à peu prés la mesme
chose!
Revenons à l'Enigme
: comment pourrois-
jem'en passericy ?
J'ay oiii dire à une Provincialle
excessivement
spirituelle,qu'un
Mercure jans brngme
cessoitunÀlmanachsans
pridiffionssunPlaidoyer
Jans citations latines, &
une conversation sans équrvoques.
J'ay cru l'Enigme si
necessaire
, que n'en
ayant point reçu de
Province,j'ay tasché
à en faire une moymesme.
C'est la premiere
de ma vie: elle n'en
fera pas meilleure. Je
ne me sens pas grand
talent pour ces fortes
de productions obscures.
Je n'aime ni à resver
beaucoup ni à faire
trop resver les autres;
voicy mon Enigme tel
qu'elle est.
vous donner.Mon porte-
feuilleestvuide, &
ma disette est 11 grande
dans ces commencements-
cy ,que je n ay
pas seulement reçu une
Enigme. C'est l'essentiel
pourtant ; c est une V
piece fondamentale.
Depuis trente ans l'E.
nigmeest le sel atique
du MercureGalant, &
le genre Enigmatique
tient lieude sublimeà
bien des gens.
Les vrais sçàvants
aiment à sçavoir : les
demi-scavants aiment
à deviner,& se croyent
plus savants parce
qu'ils devinent., que
les autres ne le font
parce qu'ils sçavent.
Ils n'ont pas tant do
tort qu'on croit. Il y a
tant de sciences,(sans
compter la Medecine, )
où sçavoir& deviner,
c'est à peu prés la mesme
chose!
Revenons à l'Enigme
: comment pourrois-
jem'en passericy ?
J'ay oiii dire à une Provincialle
excessivement
spirituelle,qu'un
Mercure jans brngme
cessoitunÀlmanachsans
pridiffionssunPlaidoyer
Jans citations latines, &
une conversation sans équrvoques.
J'ay cru l'Enigme si
necessaire
, que n'en
ayant point reçu de
Province,j'ay tasché
à en faire une moymesme.
C'est la premiere
de ma vie: elle n'en
fera pas meilleure. Je
ne me sens pas grand
talent pour ces fortes
de productions obscures.
Je n'aime ni à resver
beaucoup ni à faire
trop resver les autres;
voicy mon Enigme tel
qu'elle est.
Fermer
Résumé : « Je n'ay plus rien à vous donner. Mon porte-feüille [...] »
Le texte évoque la difficulté de l'auteur à fournir une énigme en raison de ses ressources limitées. Les énigmes sont présentées comme un élément essentiel du Mercure Galant depuis trente ans, appréciées par ceux qui aiment deviner. L'auteur distingue les vrais savants, qui aiment savoir, des demi-savants, qui préfèrent deviner et se croient plus savants. Il reconnaît que dans certaines sciences, savoir et deviner sont presque équivalents. Une provinciale spirituelle a décrit le Mercure Galant comme un almanach sans prédictions, un plaidoyer sans citations latines, et une conversation sans équivoques. Ne recevant pas d'énigme de province, l'auteur a tenté d'en créer une lui-même, bien qu'il ne se considère pas doué pour ce type de production. Il présente finalement son énigme sans prétention, avouant ne pas aimer trop rêver ni faire rêver les autres.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
1733
p. 245-246
« Je ne sçay si l'Enigme est bonne ou mauvaise. [...] »
Début :
Je ne sçay si l'Enigme est bonne ou mauvaise. [...]
Mots clefs :
Énigme
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Je ne sçay si l'Enigme est bonne ou mauvaise. [...] »
.- nefsay si l'Enigmeest
bonne ou
mauvaise.Quoyqu'il
en soit, inventer au besoin
une mauvaise Enigme
est une faute
plus pardonnable,que
d'inventer de fausses
nouvelles quand on
n'en a plus de veritablesàdebiter.
Plustost
que de tomber dansce
dernier inconvénient
y
je vais finir mon premier
Mercure.
bonne ou
mauvaise.Quoyqu'il
en soit, inventer au besoin
une mauvaise Enigme
est une faute
plus pardonnable,que
d'inventer de fausses
nouvelles quand on
n'en a plus de veritablesàdebiter.
Plustost
que de tomber dansce
dernier inconvénient
y
je vais finir mon premier
Mercure.
Fermer
1734
p. 246-248
Compliment au Public. [titre d'après la table]
Début :
En finissant seroit-il bon de complimenter le public ? Non. [...]
Mots clefs :
Public, Inventer
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Compliment au Public. [titre d'après la table]
.- nefsay si l'Enigmeest
bonne ou
mauvaise.Quoyqu'il
en soit, inventer au besoin
une mauvaise Enigme
est une faute
plus pardonnable,que
d'inventer de fausses
nouvelles quand on
n'en a plus de veritablesàdebiter.
Plustost
que de tomber dansce
dernier inconvénient
y
je vais finir mon premier
Mercure.
Enfinissantseroit-il
bon de complimenter
le public ?Non. S'ilest
mecon.tent,t11qn complimentferamal
reçu,
& supposé que lePublic
fustcontent lecompliment
feroit de trop.
Je prie feulement le
Public de m'envoyer
force bons Mctnoires.J
afin qu'estantbien instruit
par luy je puisse
le bien instruire de ce
quise passe chez luy.
S'il me donne peu de
chose
,
je luy donneray
peu de chose 3 qu'il ne
s'en prenne qu'à luy
seul.
A l'égard de ce que
je puis donner de mon
fond, je feray tantost
liberal, tantost avare, tantost paresseus, tantost
laborieux, tantost
vif, tantost languif-
-
fant. En un mot, je
feray rantost bien, tantost
mal: on n'est pas
toûjours lemesme,&
les Critiquesfsont toûjours
eux-mesmes ;
voilà lemalheur.
bonne ou
mauvaise.Quoyqu'il
en soit, inventer au besoin
une mauvaise Enigme
est une faute
plus pardonnable,que
d'inventer de fausses
nouvelles quand on
n'en a plus de veritablesàdebiter.
Plustost
que de tomber dansce
dernier inconvénient
y
je vais finir mon premier
Mercure.
Enfinissantseroit-il
bon de complimenter
le public ?Non. S'ilest
mecon.tent,t11qn complimentferamal
reçu,
& supposé que lePublic
fustcontent lecompliment
feroit de trop.
Je prie feulement le
Public de m'envoyer
force bons Mctnoires.J
afin qu'estantbien instruit
par luy je puisse
le bien instruire de ce
quise passe chez luy.
S'il me donne peu de
chose
,
je luy donneray
peu de chose 3 qu'il ne
s'en prenne qu'à luy
seul.
A l'égard de ce que
je puis donner de mon
fond, je feray tantost
liberal, tantost avare, tantost paresseus, tantost
laborieux, tantost
vif, tantost languif-
-
fant. En un mot, je
feray rantost bien, tantost
mal: on n'est pas
toûjours lemesme,&
les Critiquesfsont toûjours
eux-mesmes ;
voilà lemalheur.
Fermer
Résumé : Compliment au Public. [titre d'après la table]
Le texte traite de la création de contenus, notamment des 'Enigmes' et des nouvelles. L'auteur estime que publier de fausses nouvelles est plus grave que de proposer une mauvaise énigme en l'absence d'informations véridiques. Il annonce la fin de son premier 'Mercure', une publication périodique, et refuse de complimenter le public, qu'il soit mécontent ou satisfait. L'auteur invite le public à lui envoyer des mémoires pour améliorer la qualité de ses informations et, par conséquent, de son contenu. La qualité de ses contributions dépendra donc de la quantité et de la qualité des informations reçues. L'auteur adopte une attitude fluctuante dans ses propres contributions, oscillant entre générosité et avarice, paresse et zèle, vivacité et langueur. Il conclut en soulignant que les critiques sont constantes, ce qu'il perçoit comme un malheur.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
1735
p. 248-251
Dedicace du Mercure. [titre d'après la table]
Début :
A propos, avant que de commencer, j'estois en peine [...]
Mots clefs :
Public, Dédier, Dame
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Dedicace du Mercure. [titre d'après la table]
A propos,avant que
de commencer, j'estois
en peine à qui je pourrois
dédiermon Livre.
Je fuis encore dans le
mesme embarras; pensons-
yserieusement.
Dédier des Bagatelles
aux Rois & aux
Princes, il me paroist
que c'est manquer de
respect: le dédier à des
particuliers qui ne
vous en auront nulle
obligation, c'est manquerde
bon sens; ne le
dédier à personne
)
c'est
manquer aux formalitez.
Que faire donc ?
Offriray-je le fruit de
mes veilles à quelque
Dame imaginaire come
Don Quichotte offroit
le fruit de ses Exploits
à sa Dulcinée?
M'adresseray-je à quelque
Dame d'un rare merite,
d'un clfnit distingué,
fj5 quisoitextrêmement
de mesAmies?Non.
Je dédie mon Livre au
Public; le Public a de
l'esprit; le Public a du
mérité, & je souhaite
qu'ilsoitde mes Amis.
de commencer, j'estois
en peine à qui je pourrois
dédiermon Livre.
Je fuis encore dans le
mesme embarras; pensons-
yserieusement.
Dédier des Bagatelles
aux Rois & aux
Princes, il me paroist
que c'est manquer de
respect: le dédier à des
particuliers qui ne
vous en auront nulle
obligation, c'est manquerde
bon sens; ne le
dédier à personne
)
c'est
manquer aux formalitez.
Que faire donc ?
Offriray-je le fruit de
mes veilles à quelque
Dame imaginaire come
Don Quichotte offroit
le fruit de ses Exploits
à sa Dulcinée?
M'adresseray-je à quelque
Dame d'un rare merite,
d'un clfnit distingué,
fj5 quisoitextrêmement
de mesAmies?Non.
Je dédie mon Livre au
Public; le Public a de
l'esprit; le Public a du
mérité, & je souhaite
qu'ilsoitde mes Amis.
Fermer
Résumé : Dedicace du Mercure. [titre d'après la table]
L'auteur hésite sur la dédicace de son livre. Il écarte les rois, les princes et les particuliers. Il envisage une dame imaginaire ou une amie, mais choisit finalement de le dédier au public, estimant qu'il a de l'esprit et du mérite.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
1736
p. 253-260
ERRATA.
Début :
La premiere faute que j'ay faite, c'est de me [...]
Mots clefs :
Errata, Livre, Mois, Promesse, Fautes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ERRATA.
Avant que de finir
tout-à-fait) je joins
mon Errata au Corps
duLivre. Ceux quien
font trop separez font
rarement lûs
, & j'ay
envie qu'on lise le
mien; je veux tout
mettre à profit.
Quand je n'auray
point de Matière, je
m'estendray sur les Errata,
sur les Avis au
Lecteur,surlaTable;
que sçay-je moy ,
juc.
qu'au Privilege, Se à
l'Approbation du Livre.
Je commenteray
tout, & pour allonger,
je commenteray
mesme jusqu'à mes
Commentaires.
E RRATA.
La premiere faute
que j'ay faite,c'est de
me trop presser de faire
imprimer 3 mais tout
le monde part pour les
vacances. On me pref
se
, on s'impatiente:
on est affamé de Mercures;
on en manque
depuis trois mois; Enfin
en voila un dont on
m'arrache les dernieres
feuilles avant qu'elles
soient corrigées. On ne
me donne pas seulement
le loisir de faire
un Errata regulier pour
y marquer les fautes en
détail) mais j'avertis en
général qu'on trouvera
des mots impropres
dans ma Prose,de mauvassesrimes
dans mes ,Y ers, & desnegligences
de stile qui paroî
r ont infuportables
auxGrammairiens puristes.
Outre les fautes
d'impression j'y reconnois
quantité de fautes,
d'agrément; & si j'ay
manqué a vous plaire
dans tous le cours de
ce volume-cy
)
je vous
en fais excuse par forme
d'Errata,vous promettant
de me corriger
dans le Volume
suivant. Si je manque
à cette promesse, j'en
demanderayexcuseencore
dans l'Errata du
fecond
, avec promesse
de le mieux faire dans
le troisiéme.Ainsid'Errata
en Errata, de prometteen
promesse,&de
mois en iilois,je souhaite
pouvoirvousamuser
pendant quarante ans.
•
J'oubliois une faute
qui sautera aux yeux
de ceux qui critiquent
le nombre des pages
dans un Livre, SC le
nombredeslignes dans
une page. Sans doute
les Caracteres de l'impression
leur paroîtront
d'une grosseur enorme.
Je leur repondray que
plusieurs personnes ont
la vue basse, j'ay fait
attention a leur commodité
; mais encore
plus a la mienne a
moy, car pouvoiraisément
remplir un Livre
avec peu d'ouvrage
c'est une commodité
essentielle a un parefseux;
j'entens les Epiloqueurs.
C'est une
honted'abreger malicieusement
un Livre
par de gros Caracteres,
par des Alinéa, par de
grands titres, par des
pages vuides. Vousoubliez
encore une manière
d'abreger. C'est
que jerendray monLivre
le moins ennuyeux
que je pouray;mais je
souhaitte que le temps
vous ennuye d'icy a la
Toussaints, car vous
n'aurez qu'au mois de
Novembre mon fécond
Mercure,je prens
mes vacances afin de
me mettre en état de
pouvoirensuite fou1*nir
ma Cariere tous les
mois exactement.
FIN.
AParisle i. Septembre
1710.
tout-à-fait) je joins
mon Errata au Corps
duLivre. Ceux quien
font trop separez font
rarement lûs
, & j'ay
envie qu'on lise le
mien; je veux tout
mettre à profit.
Quand je n'auray
point de Matière, je
m'estendray sur les Errata,
sur les Avis au
Lecteur,surlaTable;
que sçay-je moy ,
juc.
qu'au Privilege, Se à
l'Approbation du Livre.
Je commenteray
tout, & pour allonger,
je commenteray
mesme jusqu'à mes
Commentaires.
E RRATA.
La premiere faute
que j'ay faite,c'est de
me trop presser de faire
imprimer 3 mais tout
le monde part pour les
vacances. On me pref
se
, on s'impatiente:
on est affamé de Mercures;
on en manque
depuis trois mois; Enfin
en voila un dont on
m'arrache les dernieres
feuilles avant qu'elles
soient corrigées. On ne
me donne pas seulement
le loisir de faire
un Errata regulier pour
y marquer les fautes en
détail) mais j'avertis en
général qu'on trouvera
des mots impropres
dans ma Prose,de mauvassesrimes
dans mes ,Y ers, & desnegligences
de stile qui paroî
r ont infuportables
auxGrammairiens puristes.
Outre les fautes
d'impression j'y reconnois
quantité de fautes,
d'agrément; & si j'ay
manqué a vous plaire
dans tous le cours de
ce volume-cy
)
je vous
en fais excuse par forme
d'Errata,vous promettant
de me corriger
dans le Volume
suivant. Si je manque
à cette promesse, j'en
demanderayexcuseencore
dans l'Errata du
fecond
, avec promesse
de le mieux faire dans
le troisiéme.Ainsid'Errata
en Errata, de prometteen
promesse,&de
mois en iilois,je souhaite
pouvoirvousamuser
pendant quarante ans.
•
J'oubliois une faute
qui sautera aux yeux
de ceux qui critiquent
le nombre des pages
dans un Livre, SC le
nombredeslignes dans
une page. Sans doute
les Caracteres de l'impression
leur paroîtront
d'une grosseur enorme.
Je leur repondray que
plusieurs personnes ont
la vue basse, j'ay fait
attention a leur commodité
; mais encore
plus a la mienne a
moy, car pouvoiraisément
remplir un Livre
avec peu d'ouvrage
c'est une commodité
essentielle a un parefseux;
j'entens les Epiloqueurs.
C'est une
honted'abreger malicieusement
un Livre
par de gros Caracteres,
par des Alinéa, par de
grands titres, par des
pages vuides. Vousoubliez
encore une manière
d'abreger. C'est
que jerendray monLivre
le moins ennuyeux
que je pouray;mais je
souhaitte que le temps
vous ennuye d'icy a la
Toussaints, car vous
n'aurez qu'au mois de
Novembre mon fécond
Mercure,je prens
mes vacances afin de
me mettre en état de
pouvoirensuite fou1*nir
ma Cariere tous les
mois exactement.
FIN.
AParisle i. Septembre
1710.
Fermer
Résumé : ERRATA.
L'auteur publie un errata pour s'excuser des erreurs et des fautes présentes dans son ouvrage. Il attribue ces erreurs à la hâte de publication, mentionnant des mots impropres, des mauvaises rimes et des négligences de style. Il reconnaît également des fautes d'agrément et promet des améliorations pour les volumes suivants. L'auteur justifie le choix de la taille des caractères pour accommoder les lecteurs ayant une vue basse et faciliter son travail. Il s'engage à rendre son livre moins ennuyeux et annonce des vacances avant la publication du prochain volume en novembre. Le texte est daté du 1er septembre 1710 à Paris.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
1737
p. 261-262
« J'ay promis ce Supplement, & j'en donneray un [...] »
Début :
J'ay promis ce Supplement, & j'en donneray un [...]
Mots clefs :
Nouvelles, Mercure
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « J'ay promis ce Supplement, & j'en donneray un [...] »
Jay
promis ceSupplement,
& j'en don*
neray un à la fin de chaque
Mercure. L'usage
m en parois commode,
car j'y pourray mettre
generalement toutes
les Nouvelles &
tous les Avis qui me
viendront sur la fin des
Mois. Vous aurez dans
celuy-cy presque toutes
les Nouvelles du
mois d'Aoust que j'abrege
le plus que je
puis, estant surchargé
de Nouvelles à cause
des trois Mois en un ;
comme je l'ay déjà dir.
J'auray encore lesNouvelles
de deux Mois en
un, dans mon premier
Mercure.
promis ceSupplement,
& j'en don*
neray un à la fin de chaque
Mercure. L'usage
m en parois commode,
car j'y pourray mettre
generalement toutes
les Nouvelles &
tous les Avis qui me
viendront sur la fin des
Mois. Vous aurez dans
celuy-cy presque toutes
les Nouvelles du
mois d'Aoust que j'abrege
le plus que je
puis, estant surchargé
de Nouvelles à cause
des trois Mois en un ;
comme je l'ay déjà dir.
J'auray encore lesNouvelles
de deux Mois en
un, dans mon premier
Mercure.
Fermer
1738
p. 263-282
« De Paris le 18. Juin. LE 18. JUIN, Mlle de [...] »
Début :
De Paris le 18. Juin. LE 18. JUIN, Mlle de [...]
Mots clefs :
Roi, Duc, Lieutenant, Abbaye, Extraordinaire, Marquis, Audience, Évêque, Échevins, Duc de Lorraine, Famille royale, Parlement, Fête, Princesse, Paris, Versailles, Madrid, Londres
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « De Paris le 18. Juin. LE 18. JUIN, Mlle de [...] »
DeParule
LE18. ju1N,Mlle de
Rohan, fille de Mr leOuc
de RohanChabot,&c de
Me la Duchesse de Rohan,
a épousé Mr le Prince de
Bergh.
De Versailles le10.Juin.
LE20.JUIN,011areçu
des Lettres de Bayonequi
portoient qu'un Vaisseau
venant de S. Jean deLuz y
avoit amené une Fluste
Hollandoise venant de Surinam,
chargée de Sucre,
d'Indigo
,
de Cacao, &
d'autres Marchandises,estiméescentmille
Ecus. Í:
DeParislezq.Juin. ./*i
LE24. JUIN,Monsieur
le Cardinal de Noailles
a esté reçu Doyen
d'Honneur de laFaculté
de Droit de cette Université.
De Madridlez^.Juin.
- LE 16. de ce moisleRoy
d'Espagne ayant détaché
Mr leComte de Mahony
,
Lieutenant General; Don
Pedro Ronquillo
,
Maréchal
de Camp,& Mr le
Comte de Montemar, Brigadier
,
les deux premiers
ie font emparez de Cervera&
deTorra
3
& le dernier
a enlevé aux Ennemis
un Convoy de grains & de
farine.
DeParis le 3o.Juin.
LE30. JUIN,Mrl'Archevesque
d'Alby
,
sut
reçu à l'Académie Francoise
à la place de feu Mr
l'Evesque de Nismes.
Il est de la Maison de
Nesmond
, & il estoit
Evesque de Montauban
quand il fut nommé à rAr,
chevesché d'Alby. -
De Madrid leiyJuillet,
LE 6.JUILLY-T,Mr10
Baron de Huart,commandant
un Détachement de
l'armée duRoy d'Espagne,
s'est empare de la villede
Naval, poste important
dans le Comté de Ribagorça.
Il a rompu ensuite aux
Ennemis, lePont de Medianos
qui leur servoit de
communication., LA NUIT DU y.AU 8.
JUILLET, Don Juan de
Montenegro a pris par eC
calade laville deMiranda
de Duero sur les Portugais.
C'est une grandeVille qui
a de bonnes Tours
3
& une
Citadelle. Les Habitants
ont offert cent mille pistoles
pour Ce racheter du
pillage. La prise de cette
pbllairce a donné lieu d'estales
contributions dans
une bonne partie du Portugal.
De Parjis le., z6- .Juillet.
LE JUILLET,le
Roy a fait Lieutenant General
de ses Armées,Mr
de Brindelet,Colonel Suisse.
Il s'est distingué au siege
de Doüay.
Josse, Sieur de Brinde.
let, aesté Lieutenant-Colonel
du Regiment Suisse
deStouppe en 1692. Il en
fut fait Colonel en 1701.à
la mort de Mr de Stouppe,
Lieutenant-General; ilfut
fait Brigadieren IJQZ. &
Maréchal de Camp en
1709.
JDee PPaariislee28S..Juil1le! t.
LE 18. JUILLET,
Mrc Jean le Camus, Maistre
des Requestes de l'Hostel,
& Lieutenant Civil,
est mort âgé de 74. ans.
De Versailles le 6. AOtfl.
LE6.AOUST,Mr Alamanno
Salviati
)
Nonce
Extraordinaire du Pape ,
eutson Audiance de Congé-
-
De Londres le 7. Aoujl.
LE 6. AOUST
,
Mr
Creffer nommé pour aller
en qualité d'Envoyéd'Angleterre
à la Cour d'Ha:-
novre, est mort d'Apoplexie.
Il estoit allé à Kensington
pour prendre congé
de la Reine Anne.
- De Paris le 9. Aotifl.
:' «LE 9. AOUST
)
Mr le
Duc d'Harcourt fut reçu
Tair de France. ; au Parlement,
avec les ceremonies
accoustumées.
DeVersailles le ii. Aoust.
LE 12. AOUST,Mrle
Marquis de Lamberti Envoyé
Extraordinaire de
Monsieur le Duc de Lorraine,
a eu sa premicre Audiance
publique du Roy,
& des Princes & Princesses
de la Famille Royale, qu'il
complimenta sur le Mariage
de Monseigneur le
Duc de Berry. Ilestoit accompagnéde
Mr de Barrois,
aussi Envoyé Extraordinaire
de Monsieur le
Duc de Lorraine.
De Versailles ie13.Aomll.
LE13. A ousT ,les
Députez des Estats de Languedoc
ont eu Audiance
du Roy. Ils furent prerentez
parMr.leDuc du Maine
Gouverneur de la Province,
& par Mr le Marquis
delaVrilliere, Secretaire
d'Estat, & conduits
par Mr des Granges, Maistre
des Ceremonies.
Les Députez estoient
Mr l'Evesque de Montauban,
qui porta la parole
; Mr le Vicomte de Polignac
;Mr de Bonnesons,
Lieutenant du Maire de
Lodeve; Mr de Vermale,
Maire de Joyeuse ; Mr
Joubert, Syndic de la Province,&
Mr Pennautier,
Treibner.
De Pans le15.Aoufl.
1:.
;, LE 15.AOUST
,
Feste
de l'Assomption de laVierge,
on a fait la Procession
de rEglifc Metropolitaine.
Les Compagnies Superieures)
Mr le Prevost des
Marchands, les Echevins
& le Corps de Villes'y
trouvèrent.
L'élection de deux nouveaux
Echevins a este faite
le lendemain.
MrBignonaesté continué
Prevost des Marchands.
Mr Hazon, Quartinier
Et Mr Brillon,Avocat
en Parlement, ont esté élûs
Echevins.
DeVersaillesle 17.AOufl
LE 17, AOUST, le Roy
a donné l'Abbaye du Maf-
Garnier à Mr l'Evesque de
Soissons.
LE 17. AOUST,le Roy
a donné l'Abbaye de Montier
S.Jean à Mr l'Abbé de
Maulevrier ,Aumosnier
deSaMajesté.
LE 17. AOUST,le Roy
a donné l'Abbaye deChalivoy
àMr l'Abbé de Goazanvot,
Chapelain de Sa
Majesté.
LE 17. AOUST,se Roy
a donné l'Abbaye de Bertancourt
à Mede Mouchy,
Religieuse de la mesme
Abbaye.
Dans la précédente pro..
motion, le Roy donna
l'Abbaye de S. Éusebe à
Mr l'Abbé Despinouze,
Député de l'Assemblée du
Clergé.
De Verfailles le 18\Aouft<
LE18. AOUST, les
nouveaux Echevins ont
presté ferment entre les
mains du Roy. Le Scrutin
estoit porté par Mr de
Fourqueux,Conseiller au
Parlement. Ils ont salué
ensuite les Princes & les
Princesses de la Famille
Royale, 1
De Verfaillesle 19.4cujl.
,. r
7 LE 19. A 0UST j
Mr
Agostino Cusani
,
Nonce
ordinaire du Pape, a eu
Audiance particuliere du
Roy.
LE 19. AOUST
J
Mr le
Marquis deLamberty,En-.
voyé Extraordinaire de
Monsieur le Duc de Lorraine
a eu son Audiance
de Congé du Roy, & des
Princes ôc Princesses de la
Famille Royale.
LE 19. AOUST
,
Mr le
Comte de Bardy, Envoyé
Extraordinaire du Grand
Duc de Toscane a eu Audtiance
particuliereduRoy. v** De Paris le10. ^oujï.. t" '* w,,'.r"' f f-
LE 20. AouST }Ylr.
Charles Bernardin Gigault,
Marquis de Belsons,
est mort agé de 2 5.
ans. Il étoit Mestre de
CCaamvapledri'eu,n Regiment de
ôc Gouverneur
du Chasteau de Vincennes.
Ce Gouvernement aété
donné a Mr. le Marquis du
Chastelet, à la Charge d'une
Pension de 4000. Livres
pendant 10. ans pour
le fils de Mr. de Bessons.
Le Roy s'efl reservé la nomination
à la Lieutenance
de Roy, qui apartenoit cydevant
au Gouverneur.
LePere de Mr. du Chastelet
a été Grand Marechal
de Loraine.
De Paris le 25. Aoust.
LE 25. AOUST. MEK
sieurs de l'Academie Françoise
ont célébré la Feste
de S. Loüis dans l'Eglise
de S. Thomas du Louvre.
La Messea été celebrée
par Mr. l'ancien Evesque
d'Avranches, & le Panégyrique
duSaint a été prononcé
par Mr l'Abbe du
Buisson.
LE z5. AOUST
,
Meslieurs
del'AcademieRoyale
des Sciences
, Se Messieursdel'AcademieRoyale
des Médaillés Se Inscriptions,
ont celebré la Feste
de S. Loüis dans l'Eglise
desPrêtres del'Oratoire.
, Le Panegyrique du S.
a été prononcépar le Pefc
Poisson Cordelier.
LE18. ju1N,Mlle de
Rohan, fille de Mr leOuc
de RohanChabot,&c de
Me la Duchesse de Rohan,
a épousé Mr le Prince de
Bergh.
De Versailles le10.Juin.
LE20.JUIN,011areçu
des Lettres de Bayonequi
portoient qu'un Vaisseau
venant de S. Jean deLuz y
avoit amené une Fluste
Hollandoise venant de Surinam,
chargée de Sucre,
d'Indigo
,
de Cacao, &
d'autres Marchandises,estiméescentmille
Ecus. Í:
DeParislezq.Juin. ./*i
LE24. JUIN,Monsieur
le Cardinal de Noailles
a esté reçu Doyen
d'Honneur de laFaculté
de Droit de cette Université.
De Madridlez^.Juin.
- LE 16. de ce moisleRoy
d'Espagne ayant détaché
Mr leComte de Mahony
,
Lieutenant General; Don
Pedro Ronquillo
,
Maréchal
de Camp,& Mr le
Comte de Montemar, Brigadier
,
les deux premiers
ie font emparez de Cervera&
deTorra
3
& le dernier
a enlevé aux Ennemis
un Convoy de grains & de
farine.
DeParis le 3o.Juin.
LE30. JUIN,Mrl'Archevesque
d'Alby
,
sut
reçu à l'Académie Francoise
à la place de feu Mr
l'Evesque de Nismes.
Il est de la Maison de
Nesmond
, & il estoit
Evesque de Montauban
quand il fut nommé à rAr,
chevesché d'Alby. -
De Madrid leiyJuillet,
LE 6.JUILLY-T,Mr10
Baron de Huart,commandant
un Détachement de
l'armée duRoy d'Espagne,
s'est empare de la villede
Naval, poste important
dans le Comté de Ribagorça.
Il a rompu ensuite aux
Ennemis, lePont de Medianos
qui leur servoit de
communication., LA NUIT DU y.AU 8.
JUILLET, Don Juan de
Montenegro a pris par eC
calade laville deMiranda
de Duero sur les Portugais.
C'est une grandeVille qui
a de bonnes Tours
3
& une
Citadelle. Les Habitants
ont offert cent mille pistoles
pour Ce racheter du
pillage. La prise de cette
pbllairce a donné lieu d'estales
contributions dans
une bonne partie du Portugal.
De Parjis le., z6- .Juillet.
LE JUILLET,le
Roy a fait Lieutenant General
de ses Armées,Mr
de Brindelet,Colonel Suisse.
Il s'est distingué au siege
de Doüay.
Josse, Sieur de Brinde.
let, aesté Lieutenant-Colonel
du Regiment Suisse
deStouppe en 1692. Il en
fut fait Colonel en 1701.à
la mort de Mr de Stouppe,
Lieutenant-General; ilfut
fait Brigadieren IJQZ. &
Maréchal de Camp en
1709.
JDee PPaariislee28S..Juil1le! t.
LE 18. JUILLET,
Mrc Jean le Camus, Maistre
des Requestes de l'Hostel,
& Lieutenant Civil,
est mort âgé de 74. ans.
De Versailles le 6. AOtfl.
LE6.AOUST,Mr Alamanno
Salviati
)
Nonce
Extraordinaire du Pape ,
eutson Audiance de Congé-
-
De Londres le 7. Aoujl.
LE 6. AOUST
,
Mr
Creffer nommé pour aller
en qualité d'Envoyéd'Angleterre
à la Cour d'Ha:-
novre, est mort d'Apoplexie.
Il estoit allé à Kensington
pour prendre congé
de la Reine Anne.
- De Paris le 9. Aotifl.
:' «LE 9. AOUST
)
Mr le
Duc d'Harcourt fut reçu
Tair de France. ; au Parlement,
avec les ceremonies
accoustumées.
DeVersailles le ii. Aoust.
LE 12. AOUST,Mrle
Marquis de Lamberti Envoyé
Extraordinaire de
Monsieur le Duc de Lorraine,
a eu sa premicre Audiance
publique du Roy,
& des Princes & Princesses
de la Famille Royale, qu'il
complimenta sur le Mariage
de Monseigneur le
Duc de Berry. Ilestoit accompagnéde
Mr de Barrois,
aussi Envoyé Extraordinaire
de Monsieur le
Duc de Lorraine.
De Versailles ie13.Aomll.
LE13. A ousT ,les
Députez des Estats de Languedoc
ont eu Audiance
du Roy. Ils furent prerentez
parMr.leDuc du Maine
Gouverneur de la Province,
& par Mr le Marquis
delaVrilliere, Secretaire
d'Estat, & conduits
par Mr des Granges, Maistre
des Ceremonies.
Les Députez estoient
Mr l'Evesque de Montauban,
qui porta la parole
; Mr le Vicomte de Polignac
;Mr de Bonnesons,
Lieutenant du Maire de
Lodeve; Mr de Vermale,
Maire de Joyeuse ; Mr
Joubert, Syndic de la Province,&
Mr Pennautier,
Treibner.
De Pans le15.Aoufl.
1:.
;, LE 15.AOUST
,
Feste
de l'Assomption de laVierge,
on a fait la Procession
de rEglifc Metropolitaine.
Les Compagnies Superieures)
Mr le Prevost des
Marchands, les Echevins
& le Corps de Villes'y
trouvèrent.
L'élection de deux nouveaux
Echevins a este faite
le lendemain.
MrBignonaesté continué
Prevost des Marchands.
Mr Hazon, Quartinier
Et Mr Brillon,Avocat
en Parlement, ont esté élûs
Echevins.
DeVersaillesle 17.AOufl
LE 17, AOUST, le Roy
a donné l'Abbaye du Maf-
Garnier à Mr l'Evesque de
Soissons.
LE 17. AOUST,le Roy
a donné l'Abbaye de Montier
S.Jean à Mr l'Abbé de
Maulevrier ,Aumosnier
deSaMajesté.
LE 17. AOUST,le Roy
a donné l'Abbaye deChalivoy
àMr l'Abbé de Goazanvot,
Chapelain de Sa
Majesté.
LE 17. AOUST,se Roy
a donné l'Abbaye de Bertancourt
à Mede Mouchy,
Religieuse de la mesme
Abbaye.
Dans la précédente pro..
motion, le Roy donna
l'Abbaye de S. Éusebe à
Mr l'Abbé Despinouze,
Député de l'Assemblée du
Clergé.
De Verfailles le 18\Aouft<
LE18. AOUST, les
nouveaux Echevins ont
presté ferment entre les
mains du Roy. Le Scrutin
estoit porté par Mr de
Fourqueux,Conseiller au
Parlement. Ils ont salué
ensuite les Princes & les
Princesses de la Famille
Royale, 1
De Verfaillesle 19.4cujl.
,. r
7 LE 19. A 0UST j
Mr
Agostino Cusani
,
Nonce
ordinaire du Pape, a eu
Audiance particuliere du
Roy.
LE 19. AOUST
J
Mr le
Marquis deLamberty,En-.
voyé Extraordinaire de
Monsieur le Duc de Lorraine
a eu son Audiance
de Congé du Roy, & des
Princes ôc Princesses de la
Famille Royale.
LE 19. AOUST
,
Mr le
Comte de Bardy, Envoyé
Extraordinaire du Grand
Duc de Toscane a eu Audtiance
particuliereduRoy. v** De Paris le10. ^oujï.. t" '* w,,'.r"' f f-
LE 20. AouST }Ylr.
Charles Bernardin Gigault,
Marquis de Belsons,
est mort agé de 2 5.
ans. Il étoit Mestre de
CCaamvapledri'eu,n Regiment de
ôc Gouverneur
du Chasteau de Vincennes.
Ce Gouvernement aété
donné a Mr. le Marquis du
Chastelet, à la Charge d'une
Pension de 4000. Livres
pendant 10. ans pour
le fils de Mr. de Bessons.
Le Roy s'efl reservé la nomination
à la Lieutenance
de Roy, qui apartenoit cydevant
au Gouverneur.
LePere de Mr. du Chastelet
a été Grand Marechal
de Loraine.
De Paris le 25. Aoust.
LE 25. AOUST. MEK
sieurs de l'Academie Françoise
ont célébré la Feste
de S. Loüis dans l'Eglise
de S. Thomas du Louvre.
La Messea été celebrée
par Mr. l'ancien Evesque
d'Avranches, & le Panégyrique
duSaint a été prononcé
par Mr l'Abbe du
Buisson.
LE z5. AOUST
,
Meslieurs
del'AcademieRoyale
des Sciences
, Se Messieursdel'AcademieRoyale
des Médaillés Se Inscriptions,
ont celebré la Feste
de S. Loüis dans l'Eglise
desPrêtres del'Oratoire.
, Le Panegyrique du S.
a été prononcépar le Pefc
Poisson Cordelier.
Fermer
Résumé : « De Paris le 18. Juin. LE 18. JUIN, Mlle de [...] »
Le document relate divers événements survenus entre juin et août. Le 18 juin, Mlle de Rohan a épousé le Prince de Bergh. Le 20 juin, des lettres de Bayonne ont annoncé l'arrivée d'une flûte hollandaise chargée de sucre, d'indigo, de cacao et d'autres marchandises, estimées à cent mille écus. Le 24 juin, le Cardinal de Noailles a été reçu Doyen d'Honneur de la Faculté de Droit de l'Université de Paris. En Espagne, le 16 juin, le roi a envoyé des officiers prendre des villes et des convois. Le 30 juin, l'Archevêque d'Alby a été reçu à l'Académie Française. Le 6 juillet, le Baron de Huart a pris la ville de Naval. La nuit du 7 au 8 juillet, Don Juan de Montenegro a pris la ville de Miranda de Duero. Le 26 juillet, le roi a nommé Monsieur de Brindelet Lieutenant Général de ses Armées. Le 18 juillet, Jean le Camus, Maître des Requestes, est décédé à l'âge de 74 ans. Le 6 août, Alamanno Salviati, Nonce Extraordinaire du Pape, a eu son audience de congé. Le même jour, Creffer, nommé Envoyé en Angleterre, est mort d'apoplexie. Le 9 août, le Duc d'Harcourt a été reçu Pair de France. Le 12 août, le Marquis de Lamberti, Envoyé Extraordinaire du Duc de Lorraine, a eu sa première audience publique. Le 13 août, les députés des États de Languedoc ont été reçus par le roi. Le 15 août, une procession a eu lieu pour la fête de l'Assomption de la Vierge. Le 17 août, le roi a attribué plusieurs abbayes à divers ecclésiastiques. Le 18 août, les nouveaux échevins ont prêté serment. Le 19 août, Agostino Cusani, Nonce ordinaire du Pape, et le Marquis de Lamberti ont eu leurs audiences de congé. Le 20 août, Charles Bernardin Gigault, Marquis de Bessons, est décédé. Le 25 août, les académies française, des sciences et des médailles et inscriptions ont célébré la fête de Saint Louis.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
1739
s. p.
AVIS. A ceux qui envoyeront des Memoires.
Début :
On prie ceux qui envoyeront des Memoires d'observer que [...]
Mots clefs :
Mémoires
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS. A ceux qui envoyeront des Memoires.
AVIS.
A ceux qui errvoyeront
des Memoires.
On prie ceux qui
envoyeront des Mémoires
d'observer que
les noms propres
soientbien lisibles, 6C
de ne pas oublier d'affranchir
le port des paquets.
Ils les adresserontà
MrDU FRESNY,
au Bureau du Mercure
Galant, ruë Saint
ThomasduLouvre,vis
à-visl'Hôteld'Uzés.
A ceux qui errvoyeront
des Memoires.
On prie ceux qui
envoyeront des Mémoires
d'observer que
les noms propres
soientbien lisibles, 6C
de ne pas oublier d'affranchir
le port des paquets.
Ils les adresserontà
MrDU FRESNY,
au Bureau du Mercure
Galant, ruë Saint
ThomasduLouvre,vis
à-visl'Hôteld'Uzés.
Fermer
1740
s. p.
AUTRE AVIS.
Début :
On ne vendra les Mercures reliez en veau que 30. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE AVIS.
AVTRE AVIS.
On ne vendra les
Mercures reliez en
veau que 30. fols, aulieude
38. & ceux qui
feront brochez, que
25. fols.On les donnera
à meilleur compte
que les precedents,parce
qu'ils ne feront pas si
gros,
On ne vendra les
Mercures reliez en
veau que 30. fols, aulieude
38. & ceux qui
feront brochez, que
25. fols.On les donnera
à meilleur compte
que les precedents,parce
qu'ils ne feront pas si
gros,
Fermer
1741
s. p.
AVIS. Pour placer les Figures.
Début :
L'air qui commence par Des Climats & qui continuë [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS. Pour placer les Figures.
AVIS.
Tourplacer les Figures.
L'airqui comence par
Des Climats
lX, qui continue par
froid es malin
doit regarder la page
75.
Celuy qui commence
par Un sot.
& qui continue par
& mojjedis
doit regarder la page
*44»
Tourplacer les Figures.
L'airqui comence par
Des Climats
lX, qui continue par
froid es malin
doit regarder la page
75.
Celuy qui commence
par Un sot.
& qui continue par
& mojjedis
doit regarder la page
*44»
Fermer
1742
s. p.
APPROBATION.
Début :
J'ay lû par odre de Monseigneur le Chancellier le Mercure [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
APPROBATION.
J 'Ay lû par ordre de Mortseigneur
leChancellier le
MercureGalant des mois
de Juin,Juillet &Aoûtà
Paris ce troisiéme Sep
J 'Ay lû par ordre de Mortseigneur
leChancellier le
MercureGalant des mois
de Juin,Juillet &Aoûtà
Paris ce troisiéme Sep
Fermer
1743
s. p.
TABLE.
Début :
Preface. Placet au Roy. Mercure & Apollon. Commencement du Mercure [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TABLE.
Commencement du MercureGalant.
1
Lettre d'un Provincial. 5
Louanges. 8
Digressionsur les Nouvelles. 13
Nouvelles de Juin. 17
L'honneury Fable. 3r
Nouvelles de JUillet. 37
Genealogier. 38
Mariage de Monseigneur le
Duc de Berry. 50
Lettresd!Apanages 58 Spécifique.71
Emulation. 79
Cornaline antique.81
Transitions. 85
Ode Anacreontique.S6
Monseigneur le Duc de Bourgogne.
91
Repas âtxcufts
)
de souhaits,
&depiomcjfes. 55
Auteurs. 100
Bouts rimt 104
Quefiions. 106
ANtlttrs. 109
Nouvelle experience sur le Vitriol.
116
Autres Nouvelles de Juillet.
III
Autres nouvelles de Juillet.169.
Dates. 181
Cierge. 186
Avis quon donneà t'AUltttr.
196
Reflexion sur cet Avis. 15)S
jLe nouvel Anacrvon )
Ode. ioj
1
Lettre d'un Provincial. 5
Louanges. 8
Digressionsur les Nouvelles. 13
Nouvelles de Juin. 17
L'honneury Fable. 3r
Nouvelles de JUillet. 37
Genealogier. 38
Mariage de Monseigneur le
Duc de Berry. 50
Lettresd!Apanages 58 Spécifique.71
Emulation. 79
Cornaline antique.81
Transitions. 85
Ode Anacreontique.S6
Monseigneur le Duc de Bourgogne.
91
Repas âtxcufts
)
de souhaits,
&depiomcjfes. 55
Auteurs. 100
Bouts rimt 104
Quefiions. 106
ANtlttrs. 109
Nouvelle experience sur le Vitriol.
116
Autres Nouvelles de Juillet.
III
Autres nouvelles de Juillet.169.
Dates. 181
Cierge. 186
Avis quon donneà t'AUltttr.
196
Reflexion sur cet Avis. 15)S
jLe nouvel Anacrvon )
Ode. ioj
Fermer
Résumé : TABLE.
Le premier numéro du Mercure Galant comprend une 'Lettre d'un Provincial' et des 'Louanges'. Il inclut des sections sur les nouvelles de juin et juillet, des articles sur 'L'honnête Fable' et le 'Mariage de Monseigneur le Duc de Berry'. D'autres thèmes abordés sont 'Lettre d'Apanages', 'Emulation', et des expériences scientifiques comme la 'Nouvelle expérience sur le Vitriol'. Le sommaire se termine par des sections diverses et des contributions littéraires.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
1744
s. p.
PRIVILEGE DU ROY.
Début :
LOUIS par la grace de Dieu, Roy de France & de Navarre : A nos amez [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : PRIVILEGE DU ROY.
PRIFILEGJi DV ROT.
LOUIS par la grâce de Dieu,Roy de
France & de Navarre: A nos amez
& feaux Conseillers les genstenants nos
Cours de Parlements,Maîtres desRequêtes
ordinaires de nôtre Hôtel, Grand Conseil,
Prévôt de Paris, Baillifs, Sénéchaux, leurs
Lieutenants Civils, & autres nos Justiciers
& Officiers qu'il appartiendra
, S A L u T.
Ayant choisiNôtre tres-cher
,
& bien amé
CHARLES DU F R.ESNY, Sieur de
Riviere, Nôtre Valet de Chambre ordinaire
; pour continuer de faire le Recueil
de plusieurs nouvelles, Relations, & Histoires
; & le faire imprimer sous le titre
de Mercure Galant; ilNous a très-humblement
fait supplier de lui vouloir accordernosLettres
de Privilège sur ce nécessaires.
ACESeAUSESNous luiavons permis & permettons
, par ces Presentes, de faire Impri
mer-le Livre intitulé LEMERCURE
G A x A NT,Contenantplusieurs Nouvel.
les,Relations,Histoires, &generalemenf
toutce qui dépend dudit Livre, &qu'on
a coutume d'y mettre depuis trente ans,
en telle forme, marge,caractere
,
&. autant
de fois que bon lui semblera
, par tel Immeur
& Libraire qu'il voudra choisir
& -de le faire vendre & débiter par tout,
nôtre Royaume,pendant le temps de trois
années consecutives à compter du jour de
la datte des Presentes
; Faisons défenses à T
toutes fortes de performesde quelque qualité
& condition qu'elles soienr d'en introduire
diinpreffions Etrangères en aucun lieu
de nôtre obéïssance, & à tous Imprimeurs,
Libraires
, & Colporteurs, & tous autres
de faire Imprimer, vendre, & débiter,&
contrefaire ledit Livre, ni Graver aucunes
Planches servant à l'ornement d'icelui,
ni même de le donner à lire pendant ledit
temps fous quelque pretexte que ce soit,
sans la permission expresse
,
&
-
par écrit
dudit Exposant
, ou de ceux qui auront
droit de lui
,
à peine de confiscation des
Exemplaires contrefaits; de six millivres
d'amende contre chacundes contrevenants,
dont un tiers arHôtelDieu de Paris, un.
tiers au Dénonciateur,& l'autre tiers audit
Exposant
, & de tous dépens dommages&
interrefts à la charge que ces Presentes feront
enregistrées tout au long sur le Re-. ,
gistre de la Communauté des Imprimeurs.
& Librairesde Paris,& cdans trois mois
du jour & datte d'icelles; que l'impression
dudit Livre fera faite dans nôtre Royaume,
& non ailleurs, & ce conformément aux
Reglemens dela Librairie; & qu'avantde
l'exposer en vente, il en fera mis deux Exemplaires
dans nôtre Bibliothèque publique,
undanscelle de nôtre Châteaudu Louvre,
&un dans celle de nôtre trés-cher & féal
Chevalier Chancelier de France, le Sieur
PHELIPPFAUX, Comte dePontchartrain,
Commandeur de nos Ordres, le tout
à peine de nullité desdites Presentes
,
du
contenu desquelles
,
Vous MANDONS, &
en joignons de faire jouir & user ledit sieur
Exposant
, ou les ayant cause, pleinement
& paisiblement sans souffrir qu'il leur soit
causé aucun trouble, ou empêchement.
Voulons qu'à la copie des Presentes quifera
Imprimée au commencement, ou à la
fin dudit Livre, soit tenuë pour bien, &
duëment signifiée, & qu'aux Copies collationnées
par l'un de nos amez & feaux
Conseillers & Secrétaires foy soit ajoutée
comme à l'original. Commandons au Premier
nôtre Huissier ou Sergent de faire pour
l'execution des Presentes tous Actes requis,
& necessaires sans autres permissions, nonobstant
Clameur de Haro, Chartre Normande
,
& Lettres à ce contraires: CAR
tel est nôtre plaisir.DON NE' à Versailles
le trente-unieme jour d'Août, l'an de grace
mil sept cent dix, & de nôtte Regne le soixante
huit. Parle Royen (on Conseil.Si-
NYIÉ DEVANOLLES. ReRveigfitfrtrél [suurrllee\RReeggf;ftlrree num. 3. tdlet l¡*..
Communauté des Imprimeurs & Libraires
de Paris, page 63. num. 36. conformément
aux Règlements
, & notamment À l'Arrest
du 13. Août 1703. A Paris
, ce 2.Septembre
1710. Signé
, P. Di Livnat,
Syndtc.
LOUIS par la grâce de Dieu,Roy de
France & de Navarre: A nos amez
& feaux Conseillers les genstenants nos
Cours de Parlements,Maîtres desRequêtes
ordinaires de nôtre Hôtel, Grand Conseil,
Prévôt de Paris, Baillifs, Sénéchaux, leurs
Lieutenants Civils, & autres nos Justiciers
& Officiers qu'il appartiendra
, S A L u T.
Ayant choisiNôtre tres-cher
,
& bien amé
CHARLES DU F R.ESNY, Sieur de
Riviere, Nôtre Valet de Chambre ordinaire
; pour continuer de faire le Recueil
de plusieurs nouvelles, Relations, & Histoires
; & le faire imprimer sous le titre
de Mercure Galant; ilNous a très-humblement
fait supplier de lui vouloir accordernosLettres
de Privilège sur ce nécessaires.
ACESeAUSESNous luiavons permis & permettons
, par ces Presentes, de faire Impri
mer-le Livre intitulé LEMERCURE
G A x A NT,Contenantplusieurs Nouvel.
les,Relations,Histoires, &generalemenf
toutce qui dépend dudit Livre, &qu'on
a coutume d'y mettre depuis trente ans,
en telle forme, marge,caractere
,
&. autant
de fois que bon lui semblera
, par tel Immeur
& Libraire qu'il voudra choisir
& -de le faire vendre & débiter par tout,
nôtre Royaume,pendant le temps de trois
années consecutives à compter du jour de
la datte des Presentes
; Faisons défenses à T
toutes fortes de performesde quelque qualité
& condition qu'elles soienr d'en introduire
diinpreffions Etrangères en aucun lieu
de nôtre obéïssance, & à tous Imprimeurs,
Libraires
, & Colporteurs, & tous autres
de faire Imprimer, vendre, & débiter,&
contrefaire ledit Livre, ni Graver aucunes
Planches servant à l'ornement d'icelui,
ni même de le donner à lire pendant ledit
temps fous quelque pretexte que ce soit,
sans la permission expresse
,
&
-
par écrit
dudit Exposant
, ou de ceux qui auront
droit de lui
,
à peine de confiscation des
Exemplaires contrefaits; de six millivres
d'amende contre chacundes contrevenants,
dont un tiers arHôtelDieu de Paris, un.
tiers au Dénonciateur,& l'autre tiers audit
Exposant
, & de tous dépens dommages&
interrefts à la charge que ces Presentes feront
enregistrées tout au long sur le Re-. ,
gistre de la Communauté des Imprimeurs.
& Librairesde Paris,& cdans trois mois
du jour & datte d'icelles; que l'impression
dudit Livre fera faite dans nôtre Royaume,
& non ailleurs, & ce conformément aux
Reglemens dela Librairie; & qu'avantde
l'exposer en vente, il en fera mis deux Exemplaires
dans nôtre Bibliothèque publique,
undanscelle de nôtre Châteaudu Louvre,
&un dans celle de nôtre trés-cher & féal
Chevalier Chancelier de France, le Sieur
PHELIPPFAUX, Comte dePontchartrain,
Commandeur de nos Ordres, le tout
à peine de nullité desdites Presentes
,
du
contenu desquelles
,
Vous MANDONS, &
en joignons de faire jouir & user ledit sieur
Exposant
, ou les ayant cause, pleinement
& paisiblement sans souffrir qu'il leur soit
causé aucun trouble, ou empêchement.
Voulons qu'à la copie des Presentes quifera
Imprimée au commencement, ou à la
fin dudit Livre, soit tenuë pour bien, &
duëment signifiée, & qu'aux Copies collationnées
par l'un de nos amez & feaux
Conseillers & Secrétaires foy soit ajoutée
comme à l'original. Commandons au Premier
nôtre Huissier ou Sergent de faire pour
l'execution des Presentes tous Actes requis,
& necessaires sans autres permissions, nonobstant
Clameur de Haro, Chartre Normande
,
& Lettres à ce contraires: CAR
tel est nôtre plaisir.DON NE' à Versailles
le trente-unieme jour d'Août, l'an de grace
mil sept cent dix, & de nôtte Regne le soixante
huit. Parle Royen (on Conseil.Si-
NYIÉ DEVANOLLES. ReRveigfitfrtrél [suurrllee\RReeggf;ftlrree num. 3. tdlet l¡*..
Communauté des Imprimeurs & Libraires
de Paris, page 63. num. 36. conformément
aux Règlements
, & notamment À l'Arrest
du 13. Août 1703. A Paris
, ce 2.Septembre
1710. Signé
, P. Di Livnat,
Syndtc.
Fermer
Résumé : PRIVILEGE DU ROY.
Le document est un privilège royal accordé par Louis, roi de France et de Navarre, à Charles Dufresny, Sieur de Rivière, valet de chambre ordinaire du roi. Ce privilège autorise Dufresny à publier et imprimer 'Le Mercure Galant', un livre contenant diverses nouvelles, relations et histoires, ainsi que tout autre contenu habituellement inclus depuis trente ans. Le privilège permet la vente et la distribution de ce livre dans tout le royaume pendant trois années consécutives à compter de la date du document. Il interdit l'introduction de contrefaçons étrangères et la reproduction non autorisée du livre, sous peine de confiscation et d'amendes. Les exemplaires doivent être imprimés en France et deux copies doivent être déposées dans la bibliothèque publique et une au château du Louvre. Le document stipule également que l'impression doit se conformer aux règlements de la librairie et que les copies imprimées du privilège doivent être considérées comme valides. Le privilège a été signé à Versailles le 31 août 1710.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
1745
p. 3-12
Preface, Conte de l'Asne. [titre d'après la table]
Début :
Il n'y a gueres de mot plus équivoque que le [...]
Mots clefs :
Mercure, Premier volume, Public
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Preface, Conte de l'Asne. [titre d'après la table]
MERCURE
GALANT.
L•nI-'jyj
a gueres de mot
plus équivoque que le
mot de Reussir, les Auteurs
l'expliquent d'une
façon ,; le Public d'une
autre. Je ne diray donc
point que mon premier
volume aitreüssi, je Ch-*
ray seulement qu'ilaesté
promptement debité ,
beaucoup lû, bien reçu
ôç bien critiqué.
J'ay reçu avec docilité
plusieursavis sur la forme
qu'on souhaiteroit à
un Journal, & dans ces
differensavis on m'en
donne des idées aussi différentes
que celles du
Dieu Mercure lefont
dans laFable. Il faudroit
que mon Mercure fûtun
Prothée; non pour 'Cchgper
aux prises de la critique
cela ne se peut ;
mais pour prendre entre
les mains de chaque Lecteurune
forme convenable
à l'idée qu'il s'en est
faite.
1-
S'il s'agissoit icy d'un
Poëme dont les regles
autorisées ne peuvent
plus estre arbitraires, on
pouroit me juger, &C je
pourois me deffendre en
citant Aristore; mais
Aristote n'a point donné
de Regles pour le Mercure
Galant, & comme
il n'y a point là dessusde
Reglesgeneralement reçues,
chacun en fait à sa
fantaisie,& chacun croit
que le Mercure doit estre
tfel qûu'il votudr.oit qu'il Sion ne suivoit lesconseils
de personne, on écriroit
fort mal; mais en
suivant les conseils de
tout le monde, onseroit
réduit à n'écrire point du
tout. C'est la Fable de
l'Asne, oùle Meusnier
& son fils suivent les avis
de tous les passans. Le
pere le doit céder au fils;
Je fils doit le céder au pe- f
re ; tous deux dessus
,
c'est le surcharger. Il ne
1
faut point aller à pied
quand on aunAsne, ni
monter dessus de peur de
le fatiguer; le porter
sur ses épaules, c'est
une folie; je concluërois
de là qu'il ne faut 4
point avoir d'Asne,
J'ay consulté le Public
dans mon premier Volume,
&je prositeray dans
le second des avis que.je
me fuis attirez en les demandantsincerement.
Je
profiteray mêmedequelques-
uns où j'ayentrevû
un peu de malignité. Par
exemple, j'abregeray cette
espece de Preface pour
contenter celuy dont la
Lettre anonime contient
sept ou huit pages à peu
prés dans ce stile.
Vousnousfatiguez^fa?
-
vosdigressionsfréquentes;
vous n'y parlez, que de
vostre Livre & de vous, C.
Il s'est trop pressé de
blâmer un stiledePreface
dans un premier Volume
que j'aydéclaré
moy-même, n'estre que
la Preface des autres; il
devoir attendre : je serois
peut estre tombé une seconde
fois dans le même
deffaut, & il auroit eü
le plaisir. de le condamner
avec raison : de peur
d'avoir tort moy, je vais
finir cette digression,&
je ne parleray plus de
mon Livre, ni de moy.,*
que quand j'en auray
bien envie.
On m'adonné un autre
conseil; mais celuylà
est un conseil d'amy;
je le fuivray avec plaisir,
c'est d'imiter autant que
je pouray l'ancien Mercure
; c'est- à - dire l'ancien
tres - ancien
:J
du
temps d'Henry IV. qui
avoit pour titre Mercure
François, l'on y trouvoit
toutes fortes d'A ctes
publics
,
des Arrests,
des Edits,des Plaidoyers;
en un mot les Extraits
des pièces les plus authentiques.
Ce Mercure
qui estoit peu estimé
il y à cent ans , a neanmoins
fourny des memoires
aux meilleurs Hiltoriensdenostre
siécle,
je l'imiteray pour estre
utile aux Historiens qui
écrirontdansles siécles
suivants.
GALANT.
L•nI-'jyj
a gueres de mot
plus équivoque que le
mot de Reussir, les Auteurs
l'expliquent d'une
façon ,; le Public d'une
autre. Je ne diray donc
point que mon premier
volume aitreüssi, je Ch-*
ray seulement qu'ilaesté
promptement debité ,
beaucoup lû, bien reçu
ôç bien critiqué.
J'ay reçu avec docilité
plusieursavis sur la forme
qu'on souhaiteroit à
un Journal, & dans ces
differensavis on m'en
donne des idées aussi différentes
que celles du
Dieu Mercure lefont
dans laFable. Il faudroit
que mon Mercure fûtun
Prothée; non pour 'Cchgper
aux prises de la critique
cela ne se peut ;
mais pour prendre entre
les mains de chaque Lecteurune
forme convenable
à l'idée qu'il s'en est
faite.
1-
S'il s'agissoit icy d'un
Poëme dont les regles
autorisées ne peuvent
plus estre arbitraires, on
pouroit me juger, &C je
pourois me deffendre en
citant Aristore; mais
Aristote n'a point donné
de Regles pour le Mercure
Galant, & comme
il n'y a point là dessusde
Reglesgeneralement reçues,
chacun en fait à sa
fantaisie,& chacun croit
que le Mercure doit estre
tfel qûu'il votudr.oit qu'il Sion ne suivoit lesconseils
de personne, on écriroit
fort mal; mais en
suivant les conseils de
tout le monde, onseroit
réduit à n'écrire point du
tout. C'est la Fable de
l'Asne, oùle Meusnier
& son fils suivent les avis
de tous les passans. Le
pere le doit céder au fils;
Je fils doit le céder au pe- f
re ; tous deux dessus
,
c'est le surcharger. Il ne
1
faut point aller à pied
quand on aunAsne, ni
monter dessus de peur de
le fatiguer; le porter
sur ses épaules, c'est
une folie; je concluërois
de là qu'il ne faut 4
point avoir d'Asne,
J'ay consulté le Public
dans mon premier Volume,
&je prositeray dans
le second des avis que.je
me fuis attirez en les demandantsincerement.
Je
profiteray mêmedequelques-
uns où j'ayentrevû
un peu de malignité. Par
exemple, j'abregeray cette
espece de Preface pour
contenter celuy dont la
Lettre anonime contient
sept ou huit pages à peu
prés dans ce stile.
Vousnousfatiguez^fa?
-
vosdigressionsfréquentes;
vous n'y parlez, que de
vostre Livre & de vous, C.
Il s'est trop pressé de
blâmer un stiledePreface
dans un premier Volume
que j'aydéclaré
moy-même, n'estre que
la Preface des autres; il
devoir attendre : je serois
peut estre tombé une seconde
fois dans le même
deffaut, & il auroit eü
le plaisir. de le condamner
avec raison : de peur
d'avoir tort moy, je vais
finir cette digression,&
je ne parleray plus de
mon Livre, ni de moy.,*
que quand j'en auray
bien envie.
On m'adonné un autre
conseil; mais celuylà
est un conseil d'amy;
je le fuivray avec plaisir,
c'est d'imiter autant que
je pouray l'ancien Mercure
; c'est- à - dire l'ancien
tres - ancien
:J
du
temps d'Henry IV. qui
avoit pour titre Mercure
François, l'on y trouvoit
toutes fortes d'A ctes
publics
,
des Arrests,
des Edits,des Plaidoyers;
en un mot les Extraits
des pièces les plus authentiques.
Ce Mercure
qui estoit peu estimé
il y à cent ans , a neanmoins
fourny des memoires
aux meilleurs Hiltoriensdenostre
siécle,
je l'imiteray pour estre
utile aux Historiens qui
écrirontdansles siécles
suivants.
Fermer
Résumé : Preface, Conte de l'Asne. [titre d'après la table]
Le texte 'Mercure Galant' traite de la réception du premier volume d'un journal. L'auteur, sans utiliser le terme 'réussi', souligne que son ouvrage a été rapidement vendu, beaucoup lu et bien accueilli. Il a reçu divers avis sur la forme que devrait prendre un journal, comparables aux transformations du dieu Mercure. L'auteur reconnaît l'absence de règles établies pour un journal comme le Mercure Galant, permettant à chacun de formuler des conseils variés. Il décide de consulter le public et de profiter des avis reçus, même ceux contenant une certaine malignité. L'auteur mentionne une lettre anonyme critiquant le style de la préface, qu'il décide d'abréger pour satisfaire ce lecteur. Il reçoit également un conseil d'ami de s'inspirer de l'ancien Mercure François, publié sous Henri IV, qui contenait des actes publics, des arrêts, des édits et des plaidoyers. Bien que peu estimé à l'époque, ce journal a fourni des mémoires aux historiens. L'auteur envisage d'imiter ce modèle pour être utile aux historiens futurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
1746
p. 12-21
EXTRAIT d'un Procés qui se poursuit au Conseil.
Début :
Roman, Gondol, & Lati, tous trois Officiers Mariniers du Département [...]
Mots clefs :
Vaisseau, Armateur, Anglais, Droit, Question, Action, Prisonniers, Guerre
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT d'un Procés qui se poursuit au Conseil.
EXTRAIT
D'un Procésquisepoursuit
au Conjeil.
Roman,Gondol, & Lati,
tous trois Officiers Mariniers
du Département de
Toulon, s'embarquerent à
Marseille sur un Vaisseau
Marchand,
En saisant route vers le
Havre de Grace ils furent
attaquez & pris parunVaisseau
de
-
Guerre Anglois qui
lesconduisit à Baston; ils y
resterent ¡' quelque temps
gardez à vue.
Le 20. Décembre 1709,
on les embarqua dans un
autre vaisseau Marchand
qui partoit pour Londres,
ou bien il s'y embarquérent
de leur bon gré, car c'çft
là l'un des points que les
Avocats se disputent. Le fait
dont ils conviennent tous,
c'estqu'il y avoir sur le Vaisseau
dont il s'agit huit Anglois,
sçavoir leCapitaine,
un Capitaine passager, un
Pilote & cinq Matelots.
Nostrois prisonniers
conspirérent la mort des
deuxCapitaines & du Pilote,
chacun deux se
chargea detuersonhomme;
tous trois réunirent, & les
cinq Matelots voyantleurs
Chefs morts, se fourmirent
ànos troisFrançoisqui se
trouverent enfin maistres
du Vaisseau Anglois.
Avant que d'achever
le recit du fait on pouroit
faire une premiere question
curieuse sur l'action
de ces trois François :
Est-elle louable ou blâmable?
S'ils avoient esté prisonniers
sur leur parole,
leur action feroit sans
doute un crime énorme.
S'ils sont prisonniers
forcez & mal-traitez,
l'action change de nature
: celuy qui traite
cruellement un prisonnier
le met en droit de
tenter jusqu'aux voyes
cruelles pour se délivrer;
On leur allegue qu'ils
n'étoientpoint du tout
prisonniersen cette occasion,
s'estant engagez &
embarquezde bonne
volonté,&qu'étant à la
solde & même à la table
du Capitaine
,
leur
cntreprife a esté une trahison.
Ils prétendent que telles
circonstances peuvent
se rencontrer dans
pareille entreprise, quelle
ne seroitpas indigne
d'un Héros. La question
est donc de sçavoir si
l'action est heroïque ou
criminelle.
J'appuye beaucoup sur
cette premierequestion,
car ilme paroist que c'est
le principalfondement
de celle que je vais expliquer
en continuant le
recit du fait.
Ce fut le 10. de Janvier
1710, que ces trois François
se rendirent maîtresduVaisseau.
Ilsfaisoientroutevers
la France lors qu'ils rencontrerent
à la hauteur des Sorlingues
un Armateur de
Roscoff, Armateur François,
qui voyant un Vaisseau
de la Fabrique Angloise,
s'enréjouit comme
d'une capture qu'il pouvoit
faire.
Nos François de leur
costé se réjoüirent à Tafped:
duVaisseauFrançois, dont
ils esperoient du secours,&
se laissant aborder, se declarerenc
François & amis de
l'Armateur. Mais l'Armateur
voulut toujoûrsqu'ils
fussent-ennemis & Anglois
comme leur Vaisseau qu'il
vouloit gagner; en un mot
il s'en empara & jetta à terre
les François qui s'en étoient
emparez sur les Anglois.
La grande question c'est
de sçavoir à qui doit appartenir
ce Vaisseau. On a déja
jugé par provision qu'il
napparcenok a pas un
d'eux, parce que l'Armateur
n'ayant pas droit de conquerir
sur les François, sa
Commissiond'Armateur
est nulle à leur égard,& que
les François n'ayant point
du tout de Commission
n'ont pû le conquerir sur
les Anglois.
C'est pour revenir contre
ce Jugement de l'Amirauté
que les trois François ont
presenté Requeste, au Conseil.
Ils prétendent que le
Vaisseau leur apartienr par
le droit des gens comme le prix
d'une dEiion légitimé & glorieuse.
Ainsi, selon euxmesmes
la question se réduit
à sçavoir s'ils ont tué &
conquis de bonne guerre,
car mauvaise guerre ne peut
jamais établir qu'un mauvais
droit.
D'un Procésquisepoursuit
au Conjeil.
Roman,Gondol, & Lati,
tous trois Officiers Mariniers
du Département de
Toulon, s'embarquerent à
Marseille sur un Vaisseau
Marchand,
En saisant route vers le
Havre de Grace ils furent
attaquez & pris parunVaisseau
de
-
Guerre Anglois qui
lesconduisit à Baston; ils y
resterent ¡' quelque temps
gardez à vue.
Le 20. Décembre 1709,
on les embarqua dans un
autre vaisseau Marchand
qui partoit pour Londres,
ou bien il s'y embarquérent
de leur bon gré, car c'çft
là l'un des points que les
Avocats se disputent. Le fait
dont ils conviennent tous,
c'estqu'il y avoir sur le Vaisseau
dont il s'agit huit Anglois,
sçavoir leCapitaine,
un Capitaine passager, un
Pilote & cinq Matelots.
Nostrois prisonniers
conspirérent la mort des
deuxCapitaines & du Pilote,
chacun deux se
chargea detuersonhomme;
tous trois réunirent, & les
cinq Matelots voyantleurs
Chefs morts, se fourmirent
ànos troisFrançoisqui se
trouverent enfin maistres
du Vaisseau Anglois.
Avant que d'achever
le recit du fait on pouroit
faire une premiere question
curieuse sur l'action
de ces trois François :
Est-elle louable ou blâmable?
S'ils avoient esté prisonniers
sur leur parole,
leur action feroit sans
doute un crime énorme.
S'ils sont prisonniers
forcez & mal-traitez,
l'action change de nature
: celuy qui traite
cruellement un prisonnier
le met en droit de
tenter jusqu'aux voyes
cruelles pour se délivrer;
On leur allegue qu'ils
n'étoientpoint du tout
prisonniersen cette occasion,
s'estant engagez &
embarquezde bonne
volonté,&qu'étant à la
solde & même à la table
du Capitaine
,
leur
cntreprife a esté une trahison.
Ils prétendent que telles
circonstances peuvent
se rencontrer dans
pareille entreprise, quelle
ne seroitpas indigne
d'un Héros. La question
est donc de sçavoir si
l'action est heroïque ou
criminelle.
J'appuye beaucoup sur
cette premierequestion,
car ilme paroist que c'est
le principalfondement
de celle que je vais expliquer
en continuant le
recit du fait.
Ce fut le 10. de Janvier
1710, que ces trois François
se rendirent maîtresduVaisseau.
Ilsfaisoientroutevers
la France lors qu'ils rencontrerent
à la hauteur des Sorlingues
un Armateur de
Roscoff, Armateur François,
qui voyant un Vaisseau
de la Fabrique Angloise,
s'enréjouit comme
d'une capture qu'il pouvoit
faire.
Nos François de leur
costé se réjoüirent à Tafped:
duVaisseauFrançois, dont
ils esperoient du secours,&
se laissant aborder, se declarerenc
François & amis de
l'Armateur. Mais l'Armateur
voulut toujoûrsqu'ils
fussent-ennemis & Anglois
comme leur Vaisseau qu'il
vouloit gagner; en un mot
il s'en empara & jetta à terre
les François qui s'en étoient
emparez sur les Anglois.
La grande question c'est
de sçavoir à qui doit appartenir
ce Vaisseau. On a déja
jugé par provision qu'il
napparcenok a pas un
d'eux, parce que l'Armateur
n'ayant pas droit de conquerir
sur les François, sa
Commissiond'Armateur
est nulle à leur égard,& que
les François n'ayant point
du tout de Commission
n'ont pû le conquerir sur
les Anglois.
C'est pour revenir contre
ce Jugement de l'Amirauté
que les trois François ont
presenté Requeste, au Conseil.
Ils prétendent que le
Vaisseau leur apartienr par
le droit des gens comme le prix
d'une dEiion légitimé & glorieuse.
Ainsi, selon euxmesmes
la question se réduit
à sçavoir s'ils ont tué &
conquis de bonne guerre,
car mauvaise guerre ne peut
jamais établir qu'un mauvais
droit.
Fermer
Résumé : EXTRAIT d'un Procés qui se poursuit au Conseil.
Le texte narre l'histoire de trois officiers mariniers français, Roman, Gondol et Lati, originaires de Toulon, qui s'embarquèrent à Marseille sur un vaisseau marchand à destination du Havre de Grâce. Capturés par un vaisseau de guerre anglais, ils furent conduits à Boston puis transférés à Londres le 20 décembre 1709. À bord du nouveau vaisseau, ils conspirèrent pour tuer les capitaines et le pilote anglais, prenant ainsi le contrôle du navire le 10 janvier 1710. Ils rencontrèrent ensuite un armateur français près des Sorlingues, qui, croyant le vaisseau anglais, s'en empara et les jeta à terre. La principale question juridique concerne la propriété du vaisseau. Les Français contestent un jugement de l'Amirauté, affirmant que le vaisseau leur appartient par le droit des gens, en tant que prix d'une action légitime. La controverse porte sur la légitimité de leurs actions et la nature de leur capture.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
1747
p. 21-30
NOUVELLES. Lettre de Lerida du 16. Aoust.
Début :
Je ne doute pas, Monsieur, que vous n'ayez vû quelque [...]
Mots clefs :
Ennemis, Armées du roi, Lérida, Bataillons, Comte de Merode, Escadrons, Cavalerie
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : NOUVELLES. Lettre de Lerida du 16. Aoust.
NOUVELLES,
Lettre de Lerida du i6<
Aoust. Je
ne doute pas, Monsieur,
que vous n'ayez vû quelque
Relation da combat donnele20
de ce mois entre tArmEe du
Roy & celle de l'Archiduc;
mais je doute que vous en aje^
vû de plus veritable&mieux
circonflanciée que celle que je
me donne l'honneur de ruous
envoyer.
Le 19 l'armée du Rrry
étant campéeprés de Saragoj]e}
& celle des ennemis en dcçade
la Chartreuse,Monsieur le
'Marquis de Baj alla les reconnoître
pendant que Sa Majestéfit
avancer toute l'Armée
qui ptfja la nuit en bataille,
"ltinji que celle des ennnemis.
Lecombatcommença le lendemainmatin
par une canonade
qui dura depuis six heures jusaprèsdemidy
que les troupes
vinrent aux mains.
Les ennemis ayantrenforcé
leur aîle gauche de la plus
grandepartie de leur Cavalerie,
voulurent d'abord prendre en
flanc la droite de l'Arméedu
PKoy
,
qui rfioit commandéepar
MessieursdeAmezaga c-
Mahoni. Mais les Gardes du
Corps &les Dragons leschargerent
avec tant de vigueur.•'
qu'ils en firentungrandcarnage&
pousserent le restejusqu'à
l'Ebre,ouils'ennoyaungrand
nomWfi,
Le reste de la Cavalerie de
la droite aprés avoirachevéde
défaire la premiere ligne des
Ennemis, fut arrestée&mise
en desordre par leur seconde
ligne
,
sans que Monsieur le
Marquis de Bay, qui (yporta
promptement, pust la rallier
à cause qu'elle fut mal soustenuë
par l'Infanterie dont la
pluspart des Soldatsestoient
nouvellement leve%.
:
Ce General envoya en mê..
me temps ordre à Don joseph
de Armendariz&à Don Pedro
Ronquillo qui commandoient
la gauche de la premiere
Ligne de le venirjoindre avec
toute leur Cavalerie,àla reserve
ve de huit Escadrons ; çya
Monsieur le Comte de Merode
&à MonsieurleMarquis
de Lançarotte,qui commandoient
lasecondeLigne,deprendre
les Postes de Messieurs de
Armandariz&Ronquillo.
Dés qu'ils furentarrivez ils
chargerent si vigoureusement
les Ennemisqu'ils les firent
plier; mais le desordrede nostre
seconde Ligne de la droite
estoitsigrand qu'ils ne purent
faire une seconde charge.
Monsieur le Comte de Merode
& Monsieur le Marquis
deLançarottes'avancerent antcc
la seconde Ligne de la gauche
qu'ils commandoient; mais
s'estans aperçusque les Ennemisavoient
détaché de leur
droite trois Bataillons pour
prendreenflancles Gardes IUilonnes
qui estoient à la tesse de
la premiere Ligne de la gauche,
Monsieur le Marquis deLancarotte
marcha à eux avec deux
Escadrons
, & les défit entierement.
Il alla ensuiterejoindre le
reste de la Cavalerie & trois
Bataillons
, & marcha avec
Monsieur le Comte de Merode
pour charger unesecondefois,
mais les Ennemis ayant détaché
dix Escadrons &plusieurs
Bataillonspour les enveloper,
ils furent obligez de se retirer
en couvrant deux Bataillons
des Gardes Walonnes quise
posterent sur les hauteurs de la
Guerba.
La Brigade de Rupelmonde
oerrefta les Ennemis, & ne fit
saretraitequ'a lafin delaBataille
,
apréslaquelleellese retira
sans estre poursuivie, non
plus que le reste de l'Armée,
dont la plus grande partie se
rassemblaàTudela aute Mon-
Jieur le Marquis de Bay4 &
unepartieà Daroca avec Monsieur
le Duc de Pratameno.
Les Ennemisfont demeurez
maistres du ChampdeBataille,
mais cette Victoire leur a coûté
cher; leur Infanterieayant
d'abordestéfort mal-traitéepar
le canon; leuraîlegauche ayant
estédeffaite, '& à laquelle on
apris cinq Etendarts, çj$r ensuite
plusieurs autres Bataillons
ausquels on a enlevéquatre
Drapeaux.
On n'a encore pu sçavoir le
nombre des morts de l'Armée
du R..oy.,parce qu'ilrevienticus
lesjours desgens qu'on awit
cru tt4fZ oufaitsPrisonniers,
On ria perdu d'Officiers de consideration
que Monsieur le Duc
d'Havré, quifut tuéd'un coup
de canonavant que l'aéîionfut
tout àfaitengagée.
Les Habitans de Saragojfc
ont donné des marques de leur
zelc au Roy en fournissant à
son Armée du pain, du vin
j&ode lauviandre pesnda.nt trois, Nostre Garnison a enlevé aux
Ennemis un Convoy de cinquante
Chariots de vivres &
de munitions; &quarantemil
écus en especes qui estoient destinez
pour payer leurs Troupes.
Jesuis, &c.
Lettre de Lerida du i6<
Aoust. Je
ne doute pas, Monsieur,
que vous n'ayez vû quelque
Relation da combat donnele20
de ce mois entre tArmEe du
Roy & celle de l'Archiduc;
mais je doute que vous en aje^
vû de plus veritable&mieux
circonflanciée que celle que je
me donne l'honneur de ruous
envoyer.
Le 19 l'armée du Rrry
étant campéeprés de Saragoj]e}
& celle des ennemis en dcçade
la Chartreuse,Monsieur le
'Marquis de Baj alla les reconnoître
pendant que Sa Majestéfit
avancer toute l'Armée
qui ptfja la nuit en bataille,
"ltinji que celle des ennnemis.
Lecombatcommença le lendemainmatin
par une canonade
qui dura depuis six heures jusaprèsdemidy
que les troupes
vinrent aux mains.
Les ennemis ayantrenforcé
leur aîle gauche de la plus
grandepartie de leur Cavalerie,
voulurent d'abord prendre en
flanc la droite de l'Arméedu
PKoy
,
qui rfioit commandéepar
MessieursdeAmezaga c-
Mahoni. Mais les Gardes du
Corps &les Dragons leschargerent
avec tant de vigueur.•'
qu'ils en firentungrandcarnage&
pousserent le restejusqu'à
l'Ebre,ouils'ennoyaungrand
nomWfi,
Le reste de la Cavalerie de
la droite aprés avoirachevéde
défaire la premiere ligne des
Ennemis, fut arrestée&mise
en desordre par leur seconde
ligne
,
sans que Monsieur le
Marquis de Bay, qui (yporta
promptement, pust la rallier
à cause qu'elle fut mal soustenuë
par l'Infanterie dont la
pluspart des Soldatsestoient
nouvellement leve%.
:
Ce General envoya en mê..
me temps ordre à Don joseph
de Armendariz&à Don Pedro
Ronquillo qui commandoient
la gauche de la premiere
Ligne de le venirjoindre avec
toute leur Cavalerie,àla reserve
ve de huit Escadrons ; çya
Monsieur le Comte de Merode
&à MonsieurleMarquis
de Lançarotte,qui commandoient
lasecondeLigne,deprendre
les Postes de Messieurs de
Armandariz&Ronquillo.
Dés qu'ils furentarrivez ils
chargerent si vigoureusement
les Ennemisqu'ils les firent
plier; mais le desordrede nostre
seconde Ligne de la droite
estoitsigrand qu'ils ne purent
faire une seconde charge.
Monsieur le Comte de Merode
& Monsieur le Marquis
deLançarottes'avancerent antcc
la seconde Ligne de la gauche
qu'ils commandoient; mais
s'estans aperçusque les Ennemisavoient
détaché de leur
droite trois Bataillons pour
prendreenflancles Gardes IUilonnes
qui estoient à la tesse de
la premiere Ligne de la gauche,
Monsieur le Marquis deLancarotte
marcha à eux avec deux
Escadrons
, & les défit entierement.
Il alla ensuiterejoindre le
reste de la Cavalerie & trois
Bataillons
, & marcha avec
Monsieur le Comte de Merode
pour charger unesecondefois,
mais les Ennemis ayant détaché
dix Escadrons &plusieurs
Bataillonspour les enveloper,
ils furent obligez de se retirer
en couvrant deux Bataillons
des Gardes Walonnes quise
posterent sur les hauteurs de la
Guerba.
La Brigade de Rupelmonde
oerrefta les Ennemis, & ne fit
saretraitequ'a lafin delaBataille
,
apréslaquelleellese retira
sans estre poursuivie, non
plus que le reste de l'Armée,
dont la plus grande partie se
rassemblaàTudela aute Mon-
Jieur le Marquis de Bay4 &
unepartieà Daroca avec Monsieur
le Duc de Pratameno.
Les Ennemisfont demeurez
maistres du ChampdeBataille,
mais cette Victoire leur a coûté
cher; leur Infanterieayant
d'abordestéfort mal-traitéepar
le canon; leuraîlegauche ayant
estédeffaite, '& à laquelle on
apris cinq Etendarts, çj$r ensuite
plusieurs autres Bataillons
ausquels on a enlevéquatre
Drapeaux.
On n'a encore pu sçavoir le
nombre des morts de l'Armée
du R..oy.,parce qu'ilrevienticus
lesjours desgens qu'on awit
cru tt4fZ oufaitsPrisonniers,
On ria perdu d'Officiers de consideration
que Monsieur le Duc
d'Havré, quifut tuéd'un coup
de canonavant que l'aéîionfut
tout àfaitengagée.
Les Habitans de Saragojfc
ont donné des marques de leur
zelc au Roy en fournissant à
son Armée du pain, du vin
j&ode lauviandre pesnda.nt trois, Nostre Garnison a enlevé aux
Ennemis un Convoy de cinquante
Chariots de vivres &
de munitions; &quarantemil
écus en especes qui estoient destinez
pour payer leurs Troupes.
Jesuis, &c.
Fermer
Résumé : NOUVELLES. Lettre de Lerida du 16. Aoust.
Le 19 août, l'armée du Roi, stationnée près de Saragosse, affronta celle de l'Archiduc, positionnée près de la Chartreuse. Le combat débuta le 20 août par une intense canonade suivie d'engagements directs. Les ennemis renforcèrent leur aile gauche avec une grande partie de leur cavalerie pour attaquer le flanc droit de l'armée du Roi, commandé par les messieurs d'Amezaga et Mahoni. Les Gardes du Corps et les Dragons repoussèrent vigoureusement cette attaque, infligeant de lourdes pertes et repoussant les survivants jusqu'à l'Èbre. La cavalerie de la droite, après avoir défait la première ligne ennemie, fut désorganisée par la seconde ligne adverse. Le Marquis de Bay tenta de rallier la cavalerie, mais sans le soutien suffisant de l'infanterie, composée de soldats nouvellement recrutés. Il ordonna alors à Don Joseph de Armendariz et Don Pedro Ronquillo de se replier avec leur cavalerie. Le Comte de Merode et le Marquis de Lançarotte prirent leurs postes. La cavalerie ennemie, bien que repoussée, profita du désordre pour éviter une seconde charge. Le Marquis de Lançarotte défit trois bataillons ennemis visant les Gardes Wallonnes, mais face à une contre-attaque ennemie avec dix escadrons et plusieurs bataillons, les forces du Roi se retirèrent en couvrant les Gardes Wallonnes. La Brigade de Rupelmonde harcela les ennemis jusqu'à la fin de la bataille. Les forces ennemies restèrent maîtresses du champ de bataille, mais leur victoire fut coûteuse, avec une infanterie sévèrement touchée par le canon et plusieurs drapeaux capturés. L'armée du Roi perdit le Duc d'Havré, tué par un coup de canon. Les habitants de Saragosse soutinrent l'armée du Roi en fournissant des vivres, tandis que la garnison captura un convoi ennemi de cinquante chariots de vivres et munitions, ainsi que quarante mille écus en espèces.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
1748
p. 30-31
Siege de Bethune. [titre d'après la table]
Début :
Les Ennemis commencerent à investir Bethune le 15 Juillet, ce [...]
Mots clefs :
Béthune, Siège de Béthune
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Siege de Bethune. [titre d'après la table]
Les Ennemis commencerent
à investirBethune le lj
Juillet, ce qui fut achevé le
18 au foir.
La tranchée fut ouverte la
nuit du 23. au 24., les Bateries
commencerent àtirer
le 30. Le28 Aoust les Allie..
gez battirent la Chamade,
& la capitulation fut reglés
le i«j. en 28. articles conforme
à celle de Douay.
Le 3 1. la Garnison sortit
au nombre de 1500. hommes,
outre 700. ma'ades~Ô6
blcfièz) & futconduiteàS.
Ome
à investirBethune le lj
Juillet, ce qui fut achevé le
18 au foir.
La tranchée fut ouverte la
nuit du 23. au 24., les Bateries
commencerent àtirer
le 30. Le28 Aoust les Allie..
gez battirent la Chamade,
& la capitulation fut reglés
le i«j. en 28. articles conforme
à celle de Douay.
Le 3 1. la Garnison sortit
au nombre de 1500. hommes,
outre 700. ma'ades~Ô6
blcfièz) & futconduiteàS.
Ome
Fermer
1749
p. 31-40
Morts, Mariages, &c. [titre d'après la table]
Début :
Mr le Juge, l'un des Fermiers Generaux de sa Majesté, [...]
Mots clefs :
Charles de Besançon
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Morts, Mariages, &c. [titre d'après la table]
Mr le Juge, l'un des Fermiers
Généraux de sa Majessé
, mourut le
1 5 Aoust.
Messire Robert Aubery,
Seigneur d'Andilly
,
qui avoit
esté requ Maistre des
Comptes en IG55. mourut
le
2. 3. Aoust. Il estoit hohoraire.
Mre Louis Anne Aubery,
Docteur de SorbonnePrieur
Delcampe, & de S Sauveur
de Lomine
, mourut le lendemain
,
il estoit de lamême
famille que le precedent
Dame Charlotte de Besançon
est morte dans ses
Terres prés de Verneuil,
âgée de 44. ans. Elle estoit
fille de Mre Charles de Besançon
,
Seigneur de Courcelles,
Baron de Bazoche,
Vicomte de Neuf-Chastel
&c. & de Jeanne de Vanboringar,
elle avoit épousé
Mre Gabriel de Laval la Faigne
,
Seigneur de Montigny,
&c. neveu de François
de Laval, mort Evêquc de
Quebec, de la branche aînée
de Lavai Bois-Dauphin,
Il ne rclk plus du nom
de Besançon que Mela Princesse
de Courtenay,fillede
MreBernard Besançon du
Plessis Besançon;Lieutenant
General des Armées du Roy
& Gouverneur d'Aussonne,
& Ambassadeur de S. M. à
Venise. Il estoit frere de Mre
Charles de Besançon, Seigneur
deCourcelles, Lieutenant
& Commissaire General
des Armées du Roy,
Intendant en Touraine & en
Champagne.
De luy sont sorties Dame
ElizabethJacqueline de
Besançon
,
& Dame Anne
Marguerite de Besançon qui
a épousé Mre Gabriel du
Mont, Chevalier Seigneur
& Baron de Blaignac ancien
Officier de la Marine.
Mre René de Brizay,Marquis
de Denouville
,
Sous-
Gouverneur des Enfans de
France, est mort âgée de 73
ans. Il estoit frere de Mr
l'Evesque de Comminges le
dernier mort.
MreJules Adrien, Comte
de Noailles, l'un des fils de
feu Monsieur le Maréchal
Duc de Noailles,est-mort à
Perpignan. Il avoit estédestiné
pour l'Eglise
,
mais sa
Famille voyant en luy toutes
les dispositions qui peuvent
promettre un excellent sujet
pour la Guerre, consentit
qu'il embrassâtla profession
des Armes. Il efl: mort à 20
ans Lieutenant General de
la Province d' Auvergne,&;.
Colonel du Regiment de
Cavalerie de Noailles.
Mre Nicolas de Blanpi.:.:.
gnon, qui estoit Curé, &:
Chefcier de S. Mederic depuis
40 ans,est mort le 2. 7.
Septembre âgé de 68. ans.
Il estoit Doyen de tous les
Curez de Paris, & Docteur
en Théologie de la Maison
de Navarre.
Mr l'Abbé Anselme qui
avoit esté nommé à cette
Cure, a remis sa nomination
au Collateur qui l'a
donné à Monsieur deVivant
Docteur de la Maison & SociccedeSorbonne,
& Chanoine
de Nostre- Dame,auquel
Monsieur le Cardinal
de Noailles a donné son agrément.
Il en prit possession
le 7. Octobre, & il a
donné son Canonicat à
Mr l'Abbé d'Antin.
; Le Chevalier Guillaume
Godolsin, cy-devant Grand
Tresorier d'Angleterre
,
mourut d'apoplexie le 7.
Septembre âgé de prés de
80 ans. Il estoit frere aisné
de Milord Godolsin,& beau
frere de Jean Churchill,
Mylord Duc de Marlborough.
Mrd'Albergothi,Prélat
du S. Siege, &Gouverneur
de Macerata pourSaSainteté,
est mort à sonGouvernement.
Ilestoit frere de Mr
d'Albergothi , Lieutenant
General, Chevalier des Ordres
du Roy.
Mre Pierre François Gorge
d'Antraigues, épousale
22. SeptembreDamoiselle
Louifc Madelaine Therese
de Brichanteau, fille de Mre
LouisFauste de Brichanteau,
Marquis de Nangis, & de
Marie Henriette d'Aloigny
Rochefort.
La nouvelleépouse est
foeurdeMr le Marquis & de
Mr le Chevalier deNangis.
Le nouvel époux sera presentement
appellé Comte de
Melllant,dunom d'uncTerre
qui est dans le Berry, sa
mere estoit de la Maison d'Etampes
Valancey
,
niéce de
feu Mr le Maréchal, Duc
de Luxembourg, &de Me
la Princesse deMeKelbourg;
& sa soeur a épousé Mr le
Marquis de Bethune
,
petit
fils de Mr le Duc deBethune.
Mr deSenneterre,aépousé
Mademoiselle d'Ortans,
niece de Mr de la Poëpe
Vertrieu, Evesque de Poitiers
, & qui estoit Chanoine
& Comte de S. Jean de
Lion. Elle cft aussi proche
parente de Madame la Du-.
chesse d'Angoulesme, belle
fille du Roy Charles IX.
l, Elle estretirée au Convent
des filles de sainte Elifabcth
du Marais.
MrePierre Delpech
,
Avocat
General de la Cour des
Aides, &frere de Mr Delpech,
Conseiller au Parlement,
épousa le 20.Octobre
Elisabeth le Févrede
Caumartinde S. Port, Dame
de Cailly, niece du Commandeur
de Caumartin.
Généraux de sa Majessé
, mourut le
1 5 Aoust.
Messire Robert Aubery,
Seigneur d'Andilly
,
qui avoit
esté requ Maistre des
Comptes en IG55. mourut
le
2. 3. Aoust. Il estoit hohoraire.
Mre Louis Anne Aubery,
Docteur de SorbonnePrieur
Delcampe, & de S Sauveur
de Lomine
, mourut le lendemain
,
il estoit de lamême
famille que le precedent
Dame Charlotte de Besançon
est morte dans ses
Terres prés de Verneuil,
âgée de 44. ans. Elle estoit
fille de Mre Charles de Besançon
,
Seigneur de Courcelles,
Baron de Bazoche,
Vicomte de Neuf-Chastel
&c. & de Jeanne de Vanboringar,
elle avoit épousé
Mre Gabriel de Laval la Faigne
,
Seigneur de Montigny,
&c. neveu de François
de Laval, mort Evêquc de
Quebec, de la branche aînée
de Lavai Bois-Dauphin,
Il ne rclk plus du nom
de Besançon que Mela Princesse
de Courtenay,fillede
MreBernard Besançon du
Plessis Besançon;Lieutenant
General des Armées du Roy
& Gouverneur d'Aussonne,
& Ambassadeur de S. M. à
Venise. Il estoit frere de Mre
Charles de Besançon, Seigneur
deCourcelles, Lieutenant
& Commissaire General
des Armées du Roy,
Intendant en Touraine & en
Champagne.
De luy sont sorties Dame
ElizabethJacqueline de
Besançon
,
& Dame Anne
Marguerite de Besançon qui
a épousé Mre Gabriel du
Mont, Chevalier Seigneur
& Baron de Blaignac ancien
Officier de la Marine.
Mre René de Brizay,Marquis
de Denouville
,
Sous-
Gouverneur des Enfans de
France, est mort âgée de 73
ans. Il estoit frere de Mr
l'Evesque de Comminges le
dernier mort.
MreJules Adrien, Comte
de Noailles, l'un des fils de
feu Monsieur le Maréchal
Duc de Noailles,est-mort à
Perpignan. Il avoit estédestiné
pour l'Eglise
,
mais sa
Famille voyant en luy toutes
les dispositions qui peuvent
promettre un excellent sujet
pour la Guerre, consentit
qu'il embrassâtla profession
des Armes. Il efl: mort à 20
ans Lieutenant General de
la Province d' Auvergne,&;.
Colonel du Regiment de
Cavalerie de Noailles.
Mre Nicolas de Blanpi.:.:.
gnon, qui estoit Curé, &:
Chefcier de S. Mederic depuis
40 ans,est mort le 2. 7.
Septembre âgé de 68. ans.
Il estoit Doyen de tous les
Curez de Paris, & Docteur
en Théologie de la Maison
de Navarre.
Mr l'Abbé Anselme qui
avoit esté nommé à cette
Cure, a remis sa nomination
au Collateur qui l'a
donné à Monsieur deVivant
Docteur de la Maison & SociccedeSorbonne,
& Chanoine
de Nostre- Dame,auquel
Monsieur le Cardinal
de Noailles a donné son agrément.
Il en prit possession
le 7. Octobre, & il a
donné son Canonicat à
Mr l'Abbé d'Antin.
; Le Chevalier Guillaume
Godolsin, cy-devant Grand
Tresorier d'Angleterre
,
mourut d'apoplexie le 7.
Septembre âgé de prés de
80 ans. Il estoit frere aisné
de Milord Godolsin,& beau
frere de Jean Churchill,
Mylord Duc de Marlborough.
Mrd'Albergothi,Prélat
du S. Siege, &Gouverneur
de Macerata pourSaSainteté,
est mort à sonGouvernement.
Ilestoit frere de Mr
d'Albergothi , Lieutenant
General, Chevalier des Ordres
du Roy.
Mre Pierre François Gorge
d'Antraigues, épousale
22. SeptembreDamoiselle
Louifc Madelaine Therese
de Brichanteau, fille de Mre
LouisFauste de Brichanteau,
Marquis de Nangis, & de
Marie Henriette d'Aloigny
Rochefort.
La nouvelleépouse est
foeurdeMr le Marquis & de
Mr le Chevalier deNangis.
Le nouvel époux sera presentement
appellé Comte de
Melllant,dunom d'uncTerre
qui est dans le Berry, sa
mere estoit de la Maison d'Etampes
Valancey
,
niéce de
feu Mr le Maréchal, Duc
de Luxembourg, &de Me
la Princesse deMeKelbourg;
& sa soeur a épousé Mr le
Marquis de Bethune
,
petit
fils de Mr le Duc deBethune.
Mr deSenneterre,aépousé
Mademoiselle d'Ortans,
niece de Mr de la Poëpe
Vertrieu, Evesque de Poitiers
, & qui estoit Chanoine
& Comte de S. Jean de
Lion. Elle cft aussi proche
parente de Madame la Du-.
chesse d'Angoulesme, belle
fille du Roy Charles IX.
l, Elle estretirée au Convent
des filles de sainte Elifabcth
du Marais.
MrePierre Delpech
,
Avocat
General de la Cour des
Aides, &frere de Mr Delpech,
Conseiller au Parlement,
épousa le 20.Octobre
Elisabeth le Févrede
Caumartinde S. Port, Dame
de Cailly, niece du Commandeur
de Caumartin.
Fermer
Résumé : Morts, Mariages, &c. [titre d'après la table]
Le texte relate plusieurs décès et mariages de personnalités notables. Le 15 août, un Fermier Général de Sa Majesté est décédé. Le 23 août, Messire Robert Aubery, Seigneur d'Andilly et ancien Maître des Comptes, est mort. Le lendemain, Mre Louis Anne Aubery, Docteur de Sorbonne et Prieur de Delcampe et de Saint-Sauveur de Lomine, est également décédé. Dame Charlotte de Besançon, âgée de 44 ans, est morte près de Verneuil. Elle était fille de Mre Charles de Besançon, Seigneur de Courcelles, et de Jeanne de Vanboringar, et avait épousé Mre Gabriel de Laval la Faigne, Seigneur de Montigny. La Princesse de Courtenay, fille de Mre Bernard Besançon du Plessis Besançon, est la seule survivante du nom de Besançon. Mre René de Brizay, Marquis de Denouville et Sous-Gouverneur des Enfants de France, est mort à 73 ans. Mre Jules Adrien, Comte de Noailles, fils du Maréchal Duc de Noailles, est décédé à 20 ans en tant que Lieutenant Général de la Province d'Auvergne et Colonel du Régiment de Cavalerie de Noailles. Mre Nicolas de Blampignon, Curé et Chefcier de Saint-Médéric depuis 40 ans, est mort à 68 ans. Le Chevalier Guillaume Godolsin, ancien Grand Trésorier d'Angleterre, est décédé d'apoplexie à près de 80 ans. Mrd'Albergothi, Prélat du Saint-Siège et Gouverneur de Macerata, est mort en fonction. Plusieurs mariages sont également mentionnés, notamment celui de Mre Pierre François Gorge d'Antraigues avec Damoiselle Louifc Madelaine Therese de Brichanteau, et celui de Mr de Senneterre avec Mademoiselle d'Ortans. Mre Pierre Delpech, Avocat Général de la Cour des Aides, a épousé Elisabeth le Févrede Caumartinde Saint-Port, Dame de Cailly.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
1750
p. 40-46
Siege de S. Venant. [titre d'après la table]
Début :
Saint Venant fut investi le 5. Septembre, & la tranchée [...]
Mots clefs :
Siège de Saint-Venant, Régiment de Bugey, Tranchée, Ennemis
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Siege de S. Venant. [titre d'après la table]
Saint Venant fut investi le
5.Septembre,& la tranchée
fut ouverte la nuit du 16.
au17. lesinnondations qui
en faisoient la plus grande
forceayant estésaignées, la
Garnisonfutobligée decapituler
le 29. au soir. Elle
sortit le 2. Octobre avec armes
&bagages, deux pieces
de canon, & toutes les autres
marques d'honneur, &
sur conduite à Arras. Cette
Garnison estoit au nombre
de deux mil hommes.
Les Ennemis ont eu à ce
Siege prés de mil hommes
tuez ou blessez.
Nous n'y avons, perdu aucun
Officier de consideration
que Mr le Comte de
Bcrenger du Gua, Colonel
du Regiment de Bugey, qui
fut tué le 24. Septembre. Il
avoit entrepris une sortie où
il ne fut suivi que d'une trentaine
de Grenadiers, la planche
sur laquelle tout son détachement
devoir passer s'étant
rompuë, ilne laissapas
de se jetter dans la tranchée
& de culbuter les Ennemis.
Il faisoitensuite sa retraite
avec toute la conduite & la
valeur possible ; lors qu'il
receu un coup dans la teste
dont il mourut.
Il servoit depuis sa plus
grande jeunesse,& il ne s'étoit
point pasle de Campagne
qu'il ne se fût distingué.
La derniere année il enleva
le poste considerable de la
Tuyle
,
dans la Val-d'Aost.
Il fit la même année cette
belle retraite à Constans,où
il arresta les Ennemis, &se
retiraavec les deux seulsBataillons
de son Regimenr.
Il estoit filsde Mr leComte
du Gua
,
Maréchal de
Camp, quia serviavecdistinction
depuis 1670 &pcn,
dant la derniere Guerre d'Italie
,
où il a esté estropié
d'un bras; & de Damoiselle
N de Symiane, soeur
de Mr le Marquis de Symiane,
Premier Gentilhomme
de la Chambre de S-- A. R.
Monsieur le Duc d'Orléans.
Tout le mondeconnoist
l'illustre Maison de Berenger
en Dauphiné, &la Genealogie
en a esté imprimée exactement
par feu Mr Chorier,
Historien decette Province.
Mr leComte duGuaavoit
trois fils, dont l'aîné est
enterré à Aire, le second à
S. Venant,&le Roy a donné
au troisieme le Regiment
de Bugey.
Mr le Marquis de Listenay,
Maréchal de Camp,
estant mort dans une sortie
faite à Aire le 24. Septembre,
le Roy a donné son Regiment
à son frere; sa Charge
dans la Gendarmerie à sa
fille pour la vendre, & sa
pension de sixmil livres à sa
Veuve.
Mr de Listenay estoitl'aïné
de l'illustre Maison de
Beauffremont
, au Comté
de Bourgogne.
Le Roy a donné à Mr de
Langez, Capitaine de Cavalerie,
un Guidon de Gendarmerie,
avec permission
de vendre sa Compagnie.
5.Septembre,& la tranchée
fut ouverte la nuit du 16.
au17. lesinnondations qui
en faisoient la plus grande
forceayant estésaignées, la
Garnisonfutobligée decapituler
le 29. au soir. Elle
sortit le 2. Octobre avec armes
&bagages, deux pieces
de canon, & toutes les autres
marques d'honneur, &
sur conduite à Arras. Cette
Garnison estoit au nombre
de deux mil hommes.
Les Ennemis ont eu à ce
Siege prés de mil hommes
tuez ou blessez.
Nous n'y avons, perdu aucun
Officier de consideration
que Mr le Comte de
Bcrenger du Gua, Colonel
du Regiment de Bugey, qui
fut tué le 24. Septembre. Il
avoit entrepris une sortie où
il ne fut suivi que d'une trentaine
de Grenadiers, la planche
sur laquelle tout son détachement
devoir passer s'étant
rompuë, ilne laissapas
de se jetter dans la tranchée
& de culbuter les Ennemis.
Il faisoitensuite sa retraite
avec toute la conduite & la
valeur possible ; lors qu'il
receu un coup dans la teste
dont il mourut.
Il servoit depuis sa plus
grande jeunesse,& il ne s'étoit
point pasle de Campagne
qu'il ne se fût distingué.
La derniere année il enleva
le poste considerable de la
Tuyle
,
dans la Val-d'Aost.
Il fit la même année cette
belle retraite à Constans,où
il arresta les Ennemis, &se
retiraavec les deux seulsBataillons
de son Regimenr.
Il estoit filsde Mr leComte
du Gua
,
Maréchal de
Camp, quia serviavecdistinction
depuis 1670 &pcn,
dant la derniere Guerre d'Italie
,
où il a esté estropié
d'un bras; & de Damoiselle
N de Symiane, soeur
de Mr le Marquis de Symiane,
Premier Gentilhomme
de la Chambre de S-- A. R.
Monsieur le Duc d'Orléans.
Tout le mondeconnoist
l'illustre Maison de Berenger
en Dauphiné, &la Genealogie
en a esté imprimée exactement
par feu Mr Chorier,
Historien decette Province.
Mr leComte duGuaavoit
trois fils, dont l'aîné est
enterré à Aire, le second à
S. Venant,&le Roy a donné
au troisieme le Regiment
de Bugey.
Mr le Marquis de Listenay,
Maréchal de Camp,
estant mort dans une sortie
faite à Aire le 24. Septembre,
le Roy a donné son Regiment
à son frere; sa Charge
dans la Gendarmerie à sa
fille pour la vendre, & sa
pension de sixmil livres à sa
Veuve.
Mr de Listenay estoitl'aïné
de l'illustre Maison de
Beauffremont
, au Comté
de Bourgogne.
Le Roy a donné à Mr de
Langez, Capitaine de Cavalerie,
un Guidon de Gendarmerie,
avec permission
de vendre sa Compagnie.
Fermer
Résumé : Siege de S. Venant. [titre d'après la table]
Le siège de Saint Venant débuta le 5 septembre 1793. La tranchée fut ouverte la nuit du 16 au 17 septembre. Malgré les inondations, la garnison dut capituler le 29 septembre. Elle sortit le 2 octobre avec armes et bagages, deux pièces de canon et toutes les marques d'honneur, et fut conduite à Arras. La garnison comptait deux mille hommes. Les ennemis subirent près de mille hommes tués ou blessés. Parmi les pertes notables, le Comte de Berenger du Gua, Colonel du Régiment de Bugey, fut tué le 24 septembre lors d'une sortie. Il avait entrepris cette sortie avec une trentaine de grenadiers et fut mortellement blessé en se retirant. Il servait depuis sa jeunesse et s'était distingué dans plusieurs campagnes. Le Marquis de Listenay, Maréchal de Camp, mourut également le 24 septembre lors d'une sortie à Aire. Le Roi attribua son régiment à son frère, sa charge dans la gendarmerie à sa fille pour la vendre, et sa pension de six mille livres à sa veuve. Le Roi accorda également un guidon de gendarmerie à Mr de Langez, Capitaine de Cavalerie, avec permission de vendre sa compagnie.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer