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1
p. 71-74
L'AMOUR CAPTIF, A S. A. S MADAME LA PRINCESSE DE CONTY. PAR Mr LE GRAND.
Début :
L'Enfant aîlé, ce redoutable Sire, [...]
Mots clefs :
Empire, Princesse, Mémoire, Amour, Sceptre, Temple, Désirs, Plaisirs, Nymphe
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texteReconnaissance textuelle : L'AMOUR CAPTIF, A S. A. S MADAME LA PRINCESSE DE CONTY. PAR Mr LE GRAND.
L'AMOURCAPTIF,
AS.A.S MADAME
LAPRINCESSEDECONTY.
PAR Mr LE GRAND.
L Enfantail,ce redoutable Sire,
Comme sç ;vcz., , par son Arc
glorieux
Tant rge¡JOilieJrwu:', xqui,des bords Sti-
Lesombre Roisoûmit àson Empire:
Ce Dieu,PRINCESSE,Artisan
d:vis yeux, Bride pour vous, sans oser vous le
dire;
Dtrezj ,comment, les nouvelles des
Dieux
Je puis fçavoir> Sufît, en ces bas
liCHX
Jhweur Jait tout desfilles de Alftiiorre:
Etd\i-:trepart,point ne tiens mon
hilloi/e.
VAmourna^urres ensonchar
ez.,4r
Vint uy bas par l'ordre desa mere
VOHÙmtfçavolrsifan Sceptre doré.
Sur Terre encor trouvoit culte sincere:
Registreprit lefier Dieude Cythere.
Pour tenir compte, ayant bien denombré,
De chaquetemple à Venus confllcrl.
Puis,devoit mettre aujft sur le Libelle,
Combien decoeurs adoroient l'lm.
mortelle:
Ainsi s'enva deson carquois paré,
FairerevuëAmournouveauBaréme
Par maint Paiscouroit comme un
Bohéirs.
Il fut ïtirpr,;,Peie vous dirai combien
Pasn'ytrouvaTempleCytherien
Tous les Servans de sa beautésu
pr:r,jc,
Etoient,Princesse
, en vôtre doux
Ilci ;
Su. pris , que dis-je?Amours'e
dnutoit bien:
Japrcrcyoït,quand ilvous eût for
mée,
£ujhr.niTjouilr,éstia mereen [croît de
T'iUjCHÏ
Toujours l'Enfant lui fait tour de
matois;
Quefip r elleilût l'amealarmee,
Fut consoléd'aprendre vosExploits:
Tout lui contoit la Déesse aux cent
voix , Mais aux propos Amour qui ne
s'arrête
,
De vos beauxjeux couroitsefaire
fête :
Ce Dieu vous vit, Princesse, Vautre
jour,
Plus belle encor que Venus ensa
Cour
» llvoi:s armay cen'est cas qui m'étonne
, A tous lescoeursvotre beauté tordor:
ne ;
De ses beaux traits , lui qui fçût
vous armer,
Put-il tarder* s'en laissercharmer:
jUais a;tre point causeicy majiir-
Pï',re,
Vert;: cjn formeentoutvotre Devise
, Au moins devolt alarmerses désirs:
Amourn'aimasinon pour les plaisirs,
Voire à Psiché lorsqu'il rendit Il
armes
Lefin matois contoitsursesfaveursm
pour VMts ,
Princesse
, ayant d'au
tres ardeurs
,Sa belle Nymphe il immole à vo
charmes:
Plus glorieux d'adorervosrigueursM
AS.A.S MADAME
LAPRINCESSEDECONTY.
PAR Mr LE GRAND.
L Enfantail,ce redoutable Sire,
Comme sç ;vcz., , par son Arc
glorieux
Tant rge¡JOilieJrwu:', xqui,des bords Sti-
Lesombre Roisoûmit àson Empire:
Ce Dieu,PRINCESSE,Artisan
d:vis yeux, Bride pour vous, sans oser vous le
dire;
Dtrezj ,comment, les nouvelles des
Dieux
Je puis fçavoir> Sufît, en ces bas
liCHX
Jhweur Jait tout desfilles de Alftiiorre:
Etd\i-:trepart,point ne tiens mon
hilloi/e.
VAmourna^urres ensonchar
ez.,4r
Vint uy bas par l'ordre desa mere
VOHÙmtfçavolrsifan Sceptre doré.
Sur Terre encor trouvoit culte sincere:
Registreprit lefier Dieude Cythere.
Pour tenir compte, ayant bien denombré,
De chaquetemple à Venus confllcrl.
Puis,devoit mettre aujft sur le Libelle,
Combien decoeurs adoroient l'lm.
mortelle:
Ainsi s'enva deson carquois paré,
FairerevuëAmournouveauBaréme
Par maint Paiscouroit comme un
Bohéirs.
Il fut ïtirpr,;,Peie vous dirai combien
Pasn'ytrouvaTempleCytherien
Tous les Servans de sa beautésu
pr:r,jc,
Etoient,Princesse
, en vôtre doux
Ilci ;
Su. pris , que dis-je?Amours'e
dnutoit bien:
Japrcrcyoït,quand ilvous eût for
mée,
£ujhr.niTjouilr,éstia mereen [croît de
T'iUjCHÏ
Toujours l'Enfant lui fait tour de
matois;
Quefip r elleilût l'amealarmee,
Fut consoléd'aprendre vosExploits:
Tout lui contoit la Déesse aux cent
voix , Mais aux propos Amour qui ne
s'arrête
,
De vos beauxjeux couroitsefaire
fête :
Ce Dieu vous vit, Princesse, Vautre
jour,
Plus belle encor que Venus ensa
Cour
» llvoi:s armay cen'est cas qui m'étonne
, A tous lescoeursvotre beauté tordor:
ne ;
De ses beaux traits , lui qui fçût
vous armer,
Put-il tarder* s'en laissercharmer:
jUais a;tre point causeicy majiir-
Pï',re,
Vert;: cjn formeentoutvotre Devise
, Au moins devolt alarmerses désirs:
Amourn'aimasinon pour les plaisirs,
Voire à Psiché lorsqu'il rendit Il
armes
Lefin matois contoitsursesfaveursm
pour VMts ,
Princesse
, ayant d'au
tres ardeurs
,Sa belle Nymphe il immole à vo
charmes:
Plus glorieux d'adorervosrigueursM
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2
p. 130-132
A. S A. S. MADAME LA PRINCESSE DE CONTI. Par M. Fuselier. BOUQUET.
Début :
Princesse, il faut de mon empressement, [...]
Mots clefs :
Princesse, Lauriers, Empire, Bouquet, Honneur, Charmes
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texteReconnaissance textuelle : A. S A. S. MADAME LA PRINCESSE DE CONTI. Par M. Fuselier. BOUQUET.
A. S A. S. MADAME
LA PRINCESSE DE CONTI
ParM. Fuſelier.
BOUQUET.
P
RINCESSE , il faut de mon émpref
fement ,
Dans ce bean jour, rendre un Compte fidéle:
J'ai viſité maint Empire charmant ,
Cherchant par tout un Bouquet que mon
zele
Pûr vous offrir : J'ai cherché vainement.
D'abord, desfleurs j'ai vû la Souveraine,
Etjen'ai rien trouvédans ſon Domaine
Digne de vous. Pour vous doit - on
cueillir
D'AOUST.
13
Roses qu'unJour voit briller & pálir ,
Beaux Lis, honneur des Rives de la
Seine,
Jolis Oeillets,en naiſſant mouchetés ?
Tendres Jasmins , Jachintes veloutés ,
Chersà Phabus , arroſez deſes larmes ,
Cent fleurs enfin , pour les autres Beaxtez
;
Sûrs ornemens, effacer par vos Charmes.
Adonc ,j'ai là quitté dans ce moment,
Lajeune Flore &son gent apanage ;
Puis,de Paphos abordant le rivage,
Sous Mirthes verds , furpris innocemment
:
Amour,qui ſeul réveur dans un Bocage,
Votre Portrait regardoit tendrement :
En me voyant , avec malir fourire
S'est écrié!Je sçaíce que défire
Ton zele ardent ; hélas , dans ce Boft
quet
Ne trouveras de quoi faire un Bouquet.
Tous les matins , par ordre de ma mere ,
Graces & Jeux , attentifs à lui plaire ,
Pillent les Fleurs qui naiffent chaque
jour ;
Erc'est CONTY qui cauſe ce ravage :
Depuis que d'elle on parle en ceséjour ,
Je vois Vénusse parer d'avantage ;
Pour s'ajuffer, elle n'épargnerien ,
1
132 LE MERCURE
Asa Toillette il n'est d'autre entretien
Que de Rubans placés avec adreſſe ,
Si parhazard quelque Cytherien
Peu courtisan , vaciter la Princeſſe ,
Etfes Cheveux qu'avec grace elle treffe
Sansy penser ; Venus dansson maintien
Sedéconcerte , & nous redit fans ceſſe ,
QuEuphrosiné * ne la coeffe plus bien .
Ace Discoursde l'Enfant de Cithere,
Je ſuis forti des Jardins de fa Mere :
Delà volant au Séjour d'Apollon ,
L'ai rencontré dans le facré Valon :
Les Doîtes foeurs régentoit sous l'ombrage
;
Que cherche - tu ? Viens , parcours
l'Helicon ,
Maditle Dieu , vois l'immortel Bocage;
CONDE'S , CONTIS l'ébranchoient
tour-a-tour :
t
Veux-tu porter Lauriers dans cette
Cour?
Par trop commun y sembleroit l'hommage.
*L'une des trois Graces.
LA PRINCESSE DE CONTI
ParM. Fuſelier.
BOUQUET.
P
RINCESSE , il faut de mon émpref
fement ,
Dans ce bean jour, rendre un Compte fidéle:
J'ai viſité maint Empire charmant ,
Cherchant par tout un Bouquet que mon
zele
Pûr vous offrir : J'ai cherché vainement.
D'abord, desfleurs j'ai vû la Souveraine,
Etjen'ai rien trouvédans ſon Domaine
Digne de vous. Pour vous doit - on
cueillir
D'AOUST.
13
Roses qu'unJour voit briller & pálir ,
Beaux Lis, honneur des Rives de la
Seine,
Jolis Oeillets,en naiſſant mouchetés ?
Tendres Jasmins , Jachintes veloutés ,
Chersà Phabus , arroſez deſes larmes ,
Cent fleurs enfin , pour les autres Beaxtez
;
Sûrs ornemens, effacer par vos Charmes.
Adonc ,j'ai là quitté dans ce moment,
Lajeune Flore &son gent apanage ;
Puis,de Paphos abordant le rivage,
Sous Mirthes verds , furpris innocemment
:
Amour,qui ſeul réveur dans un Bocage,
Votre Portrait regardoit tendrement :
En me voyant , avec malir fourire
S'est écrié!Je sçaíce que défire
Ton zele ardent ; hélas , dans ce Boft
quet
Ne trouveras de quoi faire un Bouquet.
Tous les matins , par ordre de ma mere ,
Graces & Jeux , attentifs à lui plaire ,
Pillent les Fleurs qui naiffent chaque
jour ;
Erc'est CONTY qui cauſe ce ravage :
Depuis que d'elle on parle en ceséjour ,
Je vois Vénusse parer d'avantage ;
Pour s'ajuffer, elle n'épargnerien ,
1
132 LE MERCURE
Asa Toillette il n'est d'autre entretien
Que de Rubans placés avec adreſſe ,
Si parhazard quelque Cytherien
Peu courtisan , vaciter la Princeſſe ,
Etfes Cheveux qu'avec grace elle treffe
Sansy penser ; Venus dansson maintien
Sedéconcerte , & nous redit fans ceſſe ,
QuEuphrosiné * ne la coeffe plus bien .
Ace Discoursde l'Enfant de Cithere,
Je ſuis forti des Jardins de fa Mere :
Delà volant au Séjour d'Apollon ,
L'ai rencontré dans le facré Valon :
Les Doîtes foeurs régentoit sous l'ombrage
;
Que cherche - tu ? Viens , parcours
l'Helicon ,
Maditle Dieu , vois l'immortel Bocage;
CONDE'S , CONTIS l'ébranchoient
tour-a-tour :
t
Veux-tu porter Lauriers dans cette
Cour?
Par trop commun y sembleroit l'hommage.
*L'une des trois Graces.
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