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1
p. 175-176
LETTRE A l'Auteur du Mercure, du 20 Décembre.
Début :
Plusieurs personnes m'ayant demandé, Monsieur, une description de ma [...]
Mots clefs :
Description, Pendule
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texteReconnaissance textuelle : LETTRE A l'Auteur du Mercure, du 20 Décembre.
LETTRE
A l'Auteur du Mercure, du 20 Décembre.
Plusieurs personnes m'ayant demandé,
Monsieur, une description de ma
nouvelle pendale à une rouë, que j'eus
l'honneur de présenter au Roi à Belle vue
le 20 d'Avril dernier; j'ai cru ne pouvoit
mieux les satisfaire, en attendant que le
traité que j'en ai fait, paroisse, * qu'en
vous priant d'insérer dans votre Journal;
*Dans ce traité j'expliquerai les avantages de
cette construction & les chongemens & additions
que j'ai cru y devoir faite pour la porter à la plus
grande perfection.
H iiij
276 MERCUREDEFRANCE.
la description de cet Ouvrage, telle que
je l'ai faite pour donner communication
au Sieur le Paute de ma découverte, &
telle qu'elle se trouve à la tête de l'acte
que je fis avec lui, & par lequel en conse-
quence de nos arrangemens, il se chargea
de les exécuter sous mes yeux. Le zéle
que vous témoignez, Monsieur, pour
tout ce qui peut intéresser les Arts, me
fait espérer que vous voudrez bien me ren-
dre ce service.
A l'Auteur du Mercure, du 20 Décembre.
Plusieurs personnes m'ayant demandé,
Monsieur, une description de ma
nouvelle pendale à une rouë, que j'eus
l'honneur de présenter au Roi à Belle vue
le 20 d'Avril dernier; j'ai cru ne pouvoit
mieux les satisfaire, en attendant que le
traité que j'en ai fait, paroisse, * qu'en
vous priant d'insérer dans votre Journal;
*Dans ce traité j'expliquerai les avantages de
cette construction & les chongemens & additions
que j'ai cru y devoir faite pour la porter à la plus
grande perfection.
H iiij
276 MERCUREDEFRANCE.
la description de cet Ouvrage, telle que
je l'ai faite pour donner communication
au Sieur le Paute de ma découverte, &
telle qu'elle se trouve à la tête de l'acte
que je fis avec lui, & par lequel en conse-
quence de nos arrangemens, il se chargea
de les exécuter sous mes yeux. Le zéle
que vous témoignez, Monsieur, pour
tout ce qui peut intéresser les Arts, me
fait espérer que vous voudrez bien me ren-
dre ce service.
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2
p. 176-177
DESCRIPTION D'une nouvelle pendule inventée par Monsieur le Roi, l'aîné des fils de Monsieur Julien le Roy, Horloger du Roi.
Début :
Le mouvement de cette pendule n'a point de pignons, la Cage y est supprimée, il est [...]
Mots clefs :
Pendule, Mouvement, Roue, Moyen, Rateau, Oscillation, Frottements
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texteReconnaissance textuelle : DESCRIPTION D'une nouvelle pendule inventée par Monsieur le Roi, l'aîné des fils de Monsieur Julien le Roy, Horloger du Roi.
DESCRIPTION
D'une nouvelle pendule inventée par Monsieur
le Roi, l'aîné des fils de Monsieur Julien
le Roy, Horloger du Roi.
Le mouvement de cette pendule n'a point de
pignons, la Cage y est supprimée, il est
composé,
1°. D'une seule rouë de trente dents posées de
champ.
2. D'un échappement au moyen duquel cette
rouë pousse alternativement de dioite à gauche &
de gauche à droite, un rateau de 16 dents, fixé
sur la tige qui porte l'aiguille des secondes.
3°. De quatre espéces d'échelons fixés sur l'es-
fieu du Perdule, parallelement à ce même essieu,
lesquels lorsque le Pendule est en vibration, se
mouvant autour de son centre de mouvement,
JANVIER. 1752.
177
servent à susprendre le mouvement circulaire da
rateau, au moyen de quoi il ne s'en échappe qu'u-
te demi dent à la fois, c'est- à-dire, pour chaque
oscillation du Pendule.
Enfin de deux palettes attachées à ce Pendult,
par le moyen desquelles la roue restitue le mouve-
ment que le Pendule a pu perdre dans une minute,
effet qui s'opere lorsque la derniere dent du ra-
teau, parvenuë d'un côté, ou de l'autre au der-
nier échelon, échappée, & laisse par la la liberté
à la rouem de tourner en echappant de dessus les pa-
lettes de cet échapement. Il suit de là que le princi-
pal caractere de cette construction, est que la
roue ne restituë au Pendule, le mouvement qu'il
perd par les frottemens, & la résistapce de l'air
qu'après un, grand nombre de vibrations, au lien
que dans les constructions ordinaires, cette resti-
tution a licu à chaque vibration, d'où naît cet
avantage, qu'outre la grande liberté du régula-
teur par le peu d'action du rateau sur les échelona
on peut par cette construction diminuer considéra-
blement les êtres, les frottemens, & mille au-
tres inconvéniens qui en résultent, le moteur qui
dans les autres descend où se détend à chaque
oscillation, ne le faisant ici qu'après que le régu-
lateur en a fait un grand nombre.
D'une nouvelle pendule inventée par Monsieur
le Roi, l'aîné des fils de Monsieur Julien
le Roy, Horloger du Roi.
Le mouvement de cette pendule n'a point de
pignons, la Cage y est supprimée, il est
composé,
1°. D'une seule rouë de trente dents posées de
champ.
2. D'un échappement au moyen duquel cette
rouë pousse alternativement de dioite à gauche &
de gauche à droite, un rateau de 16 dents, fixé
sur la tige qui porte l'aiguille des secondes.
3°. De quatre espéces d'échelons fixés sur l'es-
fieu du Perdule, parallelement à ce même essieu,
lesquels lorsque le Pendule est en vibration, se
mouvant autour de son centre de mouvement,
JANVIER. 1752.
177
servent à susprendre le mouvement circulaire da
rateau, au moyen de quoi il ne s'en échappe qu'u-
te demi dent à la fois, c'est- à-dire, pour chaque
oscillation du Pendule.
Enfin de deux palettes attachées à ce Pendult,
par le moyen desquelles la roue restitue le mouve-
ment que le Pendule a pu perdre dans une minute,
effet qui s'opere lorsque la derniere dent du ra-
teau, parvenuë d'un côté, ou de l'autre au der-
nier échelon, échappée, & laisse par la la liberté
à la rouem de tourner en echappant de dessus les pa-
lettes de cet échapement. Il suit de là que le princi-
pal caractere de cette construction, est que la
roue ne restituë au Pendule, le mouvement qu'il
perd par les frottemens, & la résistapce de l'air
qu'après un, grand nombre de vibrations, au lien
que dans les constructions ordinaires, cette resti-
tution a licu à chaque vibration, d'où naît cet
avantage, qu'outre la grande liberté du régula-
teur par le peu d'action du rateau sur les échelona
on peut par cette construction diminuer considéra-
blement les êtres, les frottemens, & mille au-
tres inconvéniens qui en résultent, le moteur qui
dans les autres descend où se détend à chaque
oscillation, ne le faisant ici qu'après que le régu-
lateur en a fait un grand nombre.
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1
p. 164-167
RÉPONSE Du Sieur Lepaute, Horloger du Roi au Luxembourg, à une Lettre du Sieur le Roi, fils aîné, inserée dans le premier Mercure de Janvier. 1752.
Début :
Plus je réflechis, Monsieur, sur le motif qui a pu vous porter à faire inserer dans le premier [...]
Mots clefs :
Pendule, Lettre, Projet, Invention , Public
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texteReconnaissance textuelle : RÉPONSE Du Sieur Lepaute, Horloger du Roi au Luxembourg, à une Lettre du Sieur le Roi, fils aîné, inserée dans le premier Mercure de Janvier. 1752.
RÉPONSE
Du Sieur Lepaute, Horloger du Roi au
Luxembourg, à une Lettre du Sieur le Roi,
fils aînè, inserée dans le premier Mercure
de Janvier. 1752.
Plus je réflechis, Monsieur, sur le motif qui a
pu vous porter à faire inserer dans le premier
Mercure de Janvier, la Lettre que j'y ai lie au
sujet de notre Pendule, moins je découvre quel
est en cela votre intérêt.
Comme vous avez eu soin de la qualifier la
vôtre dans certe Lettre, vous ne de vez donc pas
trouver mauvais que je l'appelle la nôtre à l'ave-
nir, ainsi que j'ai crû avoir droit de le faire jus-
qu'ici.
Je connois à la vérité votre répugnance à ce
que le public sçache, comme vous, la part que
j'y ai; mais entre vous & moi seulement, Mon-
sieur, & sans que ce public, à qui vous paroissez,
ce me semble, résolu de déguiser le vrai, soit in-
formé de quelques aveus que je me propose de
tirer de vous; refuserez-vous de m'accorder que
vous m'ayez l'obligation de l'état actuel de cette
Pendule ? Avec une aussi bonne mémoire que
vous l'avez, vous n'aurez pû oublier, que lors-
que vous vintes m'en communiquer le projet, il
y a un an, ce ne fut point avec le secours d'au-
cune description, ni d'aucun dessein, & que ce
que vous avez fait mettre daus le Mercure, a été
copié, comme je l'ai dit ailleurs, d'après les chan-
gemens que j'avois faits, ayant passé deus
ed by
OC
MARS.
1752.
165
mois entiers à tirer vos idées du cahos, & à chan-
ger toute la disposition de votre projet, qui,
vous en conviendrez, étoit avant cela imprati-
quable.
Si vous vous en fussiez tenu à l'exposition de ce
projet originaire, vous vous seriez épargné le dé-
plaisir que, malgré moi, je vous renouvelle ici;
& certainement vous ne m'auriez point pour
rival: mais comme ce sont mes opérations, & le
fruit de mes veilles & de mes dépenses, que vous
vous appropriez avec si peu d'égards, permettez-
moi, Monsieur, de les réclamer; vous m'y for-
cez.
Je conviens, que quand j'eus poussé l'entre-
prise au point de voir, à peu près à quoi nous en
tenir, je voulus bien, par l'Acte que nous fimes,
consentir à vous laisser la gloire de l'invention.
Mais vous ne pouvez pas non plus me nier, que
la premiere ébauche qui parut nous flatter, &
qu'accompagné de vous, j'eus l'honneur de pré-
senter à Sa Majesté, à Bellevue, n'ayant pas
réussi, je fus obligé de faire, sans aucun secours
de votre part, de nouvelles épreuves qui me coû-
terent beaucoup de recherches & de frais, pour
amener les choses au point de perfection où elles
sont aujourd'hui. Ce fut alors que je commençai
à sentit quelque peine de vous abandonner toute
l'invention: car enfin, Monsieur, que restoit- il
de votre projet? très-pen de chose, vous ne l'i-
gnorez pas, l'idée générale seulement, & c'est
tout.
J'ai dit que je produisis la Pendule à Bellevde.
Qui pourra s'imaginer que ce fut moi qui pré-
sentai cette piéce à Sa Majesté, aptès ce qui se
trouve dans le Mercure, & peut-être ailleurs en-
core? Mais entre nous, Monsicur, oseriez-vous
AuaduO
166 MERCUREDEFRANCE.
soutenit ce que vous avancez en public à ce sujet
Je ne le pense pas.
Pour ce qui regarde l'invention de la Pendule,
je vous ai déja fait observer qu'il fut un tems
où je souffrois avec répugnance de vous voir vous
décorer seul d'un honneur qui nous étoit tout au
moins commun. J'ajouterai ici, à votre louan-
ge, que vous vous en apperçûtes, & que vous
tûtes assez judieux pour m'accorder un nouvel ar-
rangement.
Suivant notre Acte, il vous étoit permis de
faire graver votre nom, avec le titre d'lnventeur
en tête de la Pendule: & moi, je pouvois simple-
ment m'annoncer l'Exécuteur de vos découvertes;
mais non pas sous vos yeux, comme vous affectez
de le publier, ainsi que je l'ai déja démontré évi-
demment dans la Lettre que j'ai fait imprimer le
17 de ce mois.
Si ce premier état étoit bien flatteur pour vous
il étoit par contre-coup bien humiliant pour moi;
aussi le théatre de votre gloire s'étant malheureu-
sement écroulé, je m'empressai d'autant plus
volontiers à chercher les moyens de le rétablir
que je compris que je pouvois par-là me réhabi-
liter dans mes droits. Le succès favorisa mes tra-
vaux. Alors nos avantages devinrent égaux, &
notre condition la même: vous souscrivites à la
loi qui me plaçoit à l'avenir sur une même ligne
avec vous, sans aucune attribution à l'un ni à
l'autre de l'invention. Telle est la Pendule que
nous avons livrée pour Constantinople.
Dans la suite vous trouvâtes plus convenable
de ne faire graver aucun nom d'une maniere ap-
parente, mais seulement en abregé sur la console
& toujours dans la même ligne; j'y consentis à
mon tout. Telles sont les Pendules du Roi, de
MARS. 1752.
167
Madame la Marquise de Pompadour, celle que
vous avez envoyée à Turin, & plusieurs autres.
Voilà où nous en étions, lorsque vous avez
jugé à propos de tenter de, me chagriner, & de
me ravit même un ouvrage qui m'a couté plus de
mille écus, pour lequel vous n'avez pas déboursé
un sol, & dont au contraire vous avez tiré quel-
que fruit. Je suis, &c.
Lepaute.
Paris, 19 Janvier 1752.
Du Sieur Lepaute, Horloger du Roi au
Luxembourg, à une Lettre du Sieur le Roi,
fils aînè, inserée dans le premier Mercure
de Janvier. 1752.
Plus je réflechis, Monsieur, sur le motif qui a
pu vous porter à faire inserer dans le premier
Mercure de Janvier, la Lettre que j'y ai lie au
sujet de notre Pendule, moins je découvre quel
est en cela votre intérêt.
Comme vous avez eu soin de la qualifier la
vôtre dans certe Lettre, vous ne de vez donc pas
trouver mauvais que je l'appelle la nôtre à l'ave-
nir, ainsi que j'ai crû avoir droit de le faire jus-
qu'ici.
Je connois à la vérité votre répugnance à ce
que le public sçache, comme vous, la part que
j'y ai; mais entre vous & moi seulement, Mon-
sieur, & sans que ce public, à qui vous paroissez,
ce me semble, résolu de déguiser le vrai, soit in-
formé de quelques aveus que je me propose de
tirer de vous; refuserez-vous de m'accorder que
vous m'ayez l'obligation de l'état actuel de cette
Pendule ? Avec une aussi bonne mémoire que
vous l'avez, vous n'aurez pû oublier, que lors-
que vous vintes m'en communiquer le projet, il
y a un an, ce ne fut point avec le secours d'au-
cune description, ni d'aucun dessein, & que ce
que vous avez fait mettre daus le Mercure, a été
copié, comme je l'ai dit ailleurs, d'après les chan-
gemens que j'avois faits, ayant passé deus
ed by
OC
MARS.
1752.
165
mois entiers à tirer vos idées du cahos, & à chan-
ger toute la disposition de votre projet, qui,
vous en conviendrez, étoit avant cela imprati-
quable.
Si vous vous en fussiez tenu à l'exposition de ce
projet originaire, vous vous seriez épargné le dé-
plaisir que, malgré moi, je vous renouvelle ici;
& certainement vous ne m'auriez point pour
rival: mais comme ce sont mes opérations, & le
fruit de mes veilles & de mes dépenses, que vous
vous appropriez avec si peu d'égards, permettez-
moi, Monsieur, de les réclamer; vous m'y for-
cez.
Je conviens, que quand j'eus poussé l'entre-
prise au point de voir, à peu près à quoi nous en
tenir, je voulus bien, par l'Acte que nous fimes,
consentir à vous laisser la gloire de l'invention.
Mais vous ne pouvez pas non plus me nier, que
la premiere ébauche qui parut nous flatter, &
qu'accompagné de vous, j'eus l'honneur de pré-
senter à Sa Majesté, à Bellevue, n'ayant pas
réussi, je fus obligé de faire, sans aucun secours
de votre part, de nouvelles épreuves qui me coû-
terent beaucoup de recherches & de frais, pour
amener les choses au point de perfection où elles
sont aujourd'hui. Ce fut alors que je commençai
à sentit quelque peine de vous abandonner toute
l'invention: car enfin, Monsieur, que restoit- il
de votre projet? très-pen de chose, vous ne l'i-
gnorez pas, l'idée générale seulement, & c'est
tout.
J'ai dit que je produisis la Pendule à Bellevde.
Qui pourra s'imaginer que ce fut moi qui pré-
sentai cette piéce à Sa Majesté, aptès ce qui se
trouve dans le Mercure, & peut-être ailleurs en-
core? Mais entre nous, Monsicur, oseriez-vous
AuaduO
166 MERCUREDEFRANCE.
soutenit ce que vous avancez en public à ce sujet
Je ne le pense pas.
Pour ce qui regarde l'invention de la Pendule,
je vous ai déja fait observer qu'il fut un tems
où je souffrois avec répugnance de vous voir vous
décorer seul d'un honneur qui nous étoit tout au
moins commun. J'ajouterai ici, à votre louan-
ge, que vous vous en apperçûtes, & que vous
tûtes assez judieux pour m'accorder un nouvel ar-
rangement.
Suivant notre Acte, il vous étoit permis de
faire graver votre nom, avec le titre d'lnventeur
en tête de la Pendule: & moi, je pouvois simple-
ment m'annoncer l'Exécuteur de vos découvertes;
mais non pas sous vos yeux, comme vous affectez
de le publier, ainsi que je l'ai déja démontré évi-
demment dans la Lettre que j'ai fait imprimer le
17 de ce mois.
Si ce premier état étoit bien flatteur pour vous
il étoit par contre-coup bien humiliant pour moi;
aussi le théatre de votre gloire s'étant malheureu-
sement écroulé, je m'empressai d'autant plus
volontiers à chercher les moyens de le rétablir
que je compris que je pouvois par-là me réhabi-
liter dans mes droits. Le succès favorisa mes tra-
vaux. Alors nos avantages devinrent égaux, &
notre condition la même: vous souscrivites à la
loi qui me plaçoit à l'avenir sur une même ligne
avec vous, sans aucune attribution à l'un ni à
l'autre de l'invention. Telle est la Pendule que
nous avons livrée pour Constantinople.
Dans la suite vous trouvâtes plus convenable
de ne faire graver aucun nom d'une maniere ap-
parente, mais seulement en abregé sur la console
& toujours dans la même ligne; j'y consentis à
mon tout. Telles sont les Pendules du Roi, de
MARS. 1752.
167
Madame la Marquise de Pompadour, celle que
vous avez envoyée à Turin, & plusieurs autres.
Voilà où nous en étions, lorsque vous avez
jugé à propos de tenter de, me chagriner, & de
me ravit même un ouvrage qui m'a couté plus de
mille écus, pour lequel vous n'avez pas déboursé
un sol, & dont au contraire vous avez tiré quel-
que fruit. Je suis, &c.
Lepaute.
Paris, 19 Janvier 1752.
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