Résultats : 7 texte(s)
Détail
Liste
1
p. 265-273
Plusieurs Abjurations, [titre d'après la table]
Début :
Il s'est fait une Abjuration fort remarquable par les circonstances [...]
Mots clefs :
Abjurations, Religion prétendue réformée, Familles, Hérésie, Lumières, Religieuses, Déclaration, Calvin, Gentilhomme, Controverse
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texteReconnaissance textuelle : Plusieurs Abjurations, [titre d'après la table]
Il s'eft fait une Abjuration
fort remarquable par
les circonftances dont elle
a efté accompagnée. Ce
que j'ay à vous en dire eft
arrivé à Orbec,Ville en Normandie,
où il y a
y a Bailliage.
Le Seigneur du lieu eft de
la Religion Prétenduë Reformée,
dont quantité d'Habitans
font profeffion. La
commodité d'un Prefche,
où l'exercice public s'en fait
Novembre 1681. Z
266 MERCVRE
dans ce mefme lieu , eft caufe
que beaucoup de Familles
anciennes reftent dans l'erreur.
Celle de M Defpars
Avocat d'Orbec eft de ce
nombre. Il a dix ou douze
Enfans qu'il a pris garnd
foin de bien inftruire dans
Heréfie qu'il profeffe. Ses
,
inftructions n'ont pourtant
point empefché que les lumieres
d'Enhaut n'ayent é
clairé l'une de fes Filles , qui
quoy qu'elle n'ait qu'onze
ans & demy , a l'eſprit tresmeûr
& fort avancé. Cette
jeune Fille tenant fa Reli
GALANT 267
1.
gion fufpecte , fe refolut de
quitter ſon Pere , pour ſe retirer
dans un Convent
de
Religieufes
qui font à Orbec.
Elle y alla le huitiéme
de Juillet , & n'y fut receuè
qu'après que Abbeffe du
Convent le vit appuyée de
l'autorité
de la Juftice
cut l'approbation
de fes Parens
Catholiques
. Mde
Touteville
, Juge en femai-
Gentilhomme
tres - zelé
ne ,
&
pour l'intereft de l'Eglife , luy
evint faire ouvrir les Portes,
en préfence de Meffieurs le
Burgois & de la Guerriere
Z ij
268 MERCVRE
Pere & Fils , Gentilshommes
de mérite : & proches
Parens de la Demoiselle.
Son Pere auffi furpris qu'affligé
de fi retraite , préfenta
Requelle aux Juges , dont
il poffedoit affez l'efprit, afin
que fa Fille luy fuſt rendue.
Il remontroit que fuivant la
Declaration de Sa Majefté
de 1669 11ile luy pouvoit
eftre permis de changer de
Religion , puis
usbuis qu'elle n'avot
point encor atteint
l'âge de douze ans. M' de
Touteville s'oppofa de tour
fon pouvoir à fa Requeſte
;
GALANT 269
mais quoy qu'il pût faire, il
euft efté difficile d'en empef
cher fort long- temps l'effet,
fi heureufement on n'euft
receu par la Pofte une nouvelle
Declaration du Roy,
verifiée le mefme jour 8 .
Juillet , qui permet à tous
Enfans au deffus de fept années,
de quitter Calvin pour
fe faire Catholiques. Ce fut
une grande joye pour cette
Fille , qui cut pleine liberté
de refter dans le Convent ,
& d'y recevoir les inftrutions
qui luy eftoient neceffaires.
Elle abjura il y a
Z iij
270 MEROVRE
un mois ou deux dans la
principale Eglife d'Orbec ,
entre les mains de Mle
Grand Vicaire de Lifieux .
Le Clergé avec tout le Corps
de la Juſtice , alla la prendre
au Convent des Religieufes
Madame de Touteville
eftoit avec elle , &
l'accompagna à l'Eglife, ainfque
plufieurs Demoifelles
qui portoient chacune
un Cierge blanc à la main .
Voyez , Madame , comme
le Roy fournit tous les jours
de nouveaux moyens pour
extirper l'Hérefie . En effet ,
GALANT: 271
2
il femble que Sa Declara
tion du 8. de Juillet ait efté
faite pour autoriſer la sconverfion
de cette jeune Perfonne.
On dit que M ' Def
pars ſon Pere commence à
ouvrir les yeux fur l'aveuglement
où il a toujours vêcu
. Ce feroit un grand bonheur
pour tous
ceux
de sfa
Famille
, & pour
beaucoup
d'autres
, à qui
fon
exemple
donneroit
fujet
d'examiner
plus
à fond
le funefte
engagement
ou
les
amis
leur
naiffancem
zussion
ab
JM
de Roffin
Gentilhom-
Z iiij
272 MERCVRE
me de Champagne, fort ef
timés de tous ceux qui le
connoiffent , pour les belles
lumieres de fon eſprit , a
fait auffi abjuration depuis
quelques jours entre les
mains du PereAlexis du Buc
Theatin , qui s'applique fans
relâche à la Converfion des
Herétiques , & qui le premier
Dimanche de ce mois ,
commença la Controverfe
par l'Eloge de fa Majefté.
Il dit , que cet invincible Mo
narque travailloit fans ceffe par.
la grandeur de fes Actions , &
par l'équité defes Arreſts , à reGALANT.
273
mettre dans l'Eglife ceux quir
s'en font feparez qu'il venoit
de rétablir le vray Culte dans
une Ville , d'où la tyrannie de
l'Hérefie l'avoit banny depuis
plus d'unfiecle : qu'il avoit pris
Soin de redreffer des Autels que
l'Impieté avoit abatus , qu'il
avoit fait entrer le veritable
Paſteur dans la Bergerie , dont
de faux Pafteurs s'effoient rendus
maiftres ; & que ces prodigesfaifoient
affez voir que rien
n'eftoit impoffible à un Prince
que le zele de la Maifondu Seigneur
devoroitzub
fort remarquable par
les circonftances dont elle
a efté accompagnée. Ce
que j'ay à vous en dire eft
arrivé à Orbec,Ville en Normandie,
où il y a
y a Bailliage.
Le Seigneur du lieu eft de
la Religion Prétenduë Reformée,
dont quantité d'Habitans
font profeffion. La
commodité d'un Prefche,
où l'exercice public s'en fait
Novembre 1681. Z
266 MERCVRE
dans ce mefme lieu , eft caufe
que beaucoup de Familles
anciennes reftent dans l'erreur.
Celle de M Defpars
Avocat d'Orbec eft de ce
nombre. Il a dix ou douze
Enfans qu'il a pris garnd
foin de bien inftruire dans
Heréfie qu'il profeffe. Ses
,
inftructions n'ont pourtant
point empefché que les lumieres
d'Enhaut n'ayent é
clairé l'une de fes Filles , qui
quoy qu'elle n'ait qu'onze
ans & demy , a l'eſprit tresmeûr
& fort avancé. Cette
jeune Fille tenant fa Reli
GALANT 267
1.
gion fufpecte , fe refolut de
quitter ſon Pere , pour ſe retirer
dans un Convent
de
Religieufes
qui font à Orbec.
Elle y alla le huitiéme
de Juillet , & n'y fut receuè
qu'après que Abbeffe du
Convent le vit appuyée de
l'autorité
de la Juftice
cut l'approbation
de fes Parens
Catholiques
. Mde
Touteville
, Juge en femai-
Gentilhomme
tres - zelé
ne ,
&
pour l'intereft de l'Eglife , luy
evint faire ouvrir les Portes,
en préfence de Meffieurs le
Burgois & de la Guerriere
Z ij
268 MERCVRE
Pere & Fils , Gentilshommes
de mérite : & proches
Parens de la Demoiselle.
Son Pere auffi furpris qu'affligé
de fi retraite , préfenta
Requelle aux Juges , dont
il poffedoit affez l'efprit, afin
que fa Fille luy fuſt rendue.
Il remontroit que fuivant la
Declaration de Sa Majefté
de 1669 11ile luy pouvoit
eftre permis de changer de
Religion , puis
usbuis qu'elle n'avot
point encor atteint
l'âge de douze ans. M' de
Touteville s'oppofa de tour
fon pouvoir à fa Requeſte
;
GALANT 269
mais quoy qu'il pût faire, il
euft efté difficile d'en empef
cher fort long- temps l'effet,
fi heureufement on n'euft
receu par la Pofte une nouvelle
Declaration du Roy,
verifiée le mefme jour 8 .
Juillet , qui permet à tous
Enfans au deffus de fept années,
de quitter Calvin pour
fe faire Catholiques. Ce fut
une grande joye pour cette
Fille , qui cut pleine liberté
de refter dans le Convent ,
& d'y recevoir les inftrutions
qui luy eftoient neceffaires.
Elle abjura il y a
Z iij
270 MEROVRE
un mois ou deux dans la
principale Eglife d'Orbec ,
entre les mains de Mle
Grand Vicaire de Lifieux .
Le Clergé avec tout le Corps
de la Juſtice , alla la prendre
au Convent des Religieufes
Madame de Touteville
eftoit avec elle , &
l'accompagna à l'Eglife, ainfque
plufieurs Demoifelles
qui portoient chacune
un Cierge blanc à la main .
Voyez , Madame , comme
le Roy fournit tous les jours
de nouveaux moyens pour
extirper l'Hérefie . En effet ,
GALANT: 271
2
il femble que Sa Declara
tion du 8. de Juillet ait efté
faite pour autoriſer la sconverfion
de cette jeune Perfonne.
On dit que M ' Def
pars ſon Pere commence à
ouvrir les yeux fur l'aveuglement
où il a toujours vêcu
. Ce feroit un grand bonheur
pour tous
ceux
de sfa
Famille
, & pour
beaucoup
d'autres
, à qui
fon
exemple
donneroit
fujet
d'examiner
plus
à fond
le funefte
engagement
ou
les
amis
leur
naiffancem
zussion
ab
JM
de Roffin
Gentilhom-
Z iiij
272 MERCVRE
me de Champagne, fort ef
timés de tous ceux qui le
connoiffent , pour les belles
lumieres de fon eſprit , a
fait auffi abjuration depuis
quelques jours entre les
mains du PereAlexis du Buc
Theatin , qui s'applique fans
relâche à la Converfion des
Herétiques , & qui le premier
Dimanche de ce mois ,
commença la Controverfe
par l'Eloge de fa Majefté.
Il dit , que cet invincible Mo
narque travailloit fans ceffe par.
la grandeur de fes Actions , &
par l'équité defes Arreſts , à reGALANT.
273
mettre dans l'Eglife ceux quir
s'en font feparez qu'il venoit
de rétablir le vray Culte dans
une Ville , d'où la tyrannie de
l'Hérefie l'avoit banny depuis
plus d'unfiecle : qu'il avoit pris
Soin de redreffer des Autels que
l'Impieté avoit abatus , qu'il
avoit fait entrer le veritable
Paſteur dans la Bergerie , dont
de faux Pafteurs s'effoient rendus
maiftres ; & que ces prodigesfaifoient
affez voir que rien
n'eftoit impoffible à un Prince
que le zele de la Maifondu Seigneur
devoroitzub
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Résumé : Plusieurs Abjurations, [titre d'après la table]
En novembre 1681, à Orbec, une ville normande avec un bailliage, une jeune fille de onze ans et demi, fille de l'avocat Defpars, quitta sa famille pour entrer dans un couvent de religieuses catholiques. Son père, protestant, tenta de la récupérer en se basant sur une déclaration royale de 1669 qui permettait aux enfants de moins de douze ans de changer de religion. Cependant, une nouvelle déclaration royale du 8 juillet 1681 autorisait les enfants de plus de sept ans à se convertir au catholicisme. La jeune fille abjura donc le protestantisme quelques semaines plus tard dans l'église principale d'Orbec, en présence du clergé et des autorités locales. Parallèlement, Monsieur de Roffin, un gentilhomme de Champagne, fit également abjuration grâce aux efforts du Père Alexis du Buc, un théatin reconnu pour ses conversions. Le Père Alexis exprima sa gratitude envers le roi pour ses initiatives visant à restaurer le culte catholique dans les régions protestantes.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 19-22
Autres Abjurations faites au Val-de-Grace, [titre d'après la table]
Début :
Le mesme jour 27 de Juin, deux Gentilhommes de l'Auxerrois, [...]
Mots clefs :
Gentilhommes, Famille, Religion prétendue réformée, Abjuration, Doutes, Vérités, Éclaircissements, Honneur, Cérémonie
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texteReconnaissance textuelle : Autres Abjurations faites au Val-de-Grace, [titre d'après la table]
Le mefme jour 27.de Juin ,
deux Gentilshommes de
l'Auxerrois , nommez M" du
Moter, dont la Famille avoit
toûjours efté tres - conſidérable
dans le Party de la Reli
gion Prétendue Reformée ,
en firent icy l'abjuration avec
Bij
20 MERCURE
Mademoiſelle du Motet leur
Soeur. Apres avoir fenty
longtemps plufieurs doutes,
fur lefquels ils effayoient de
s'éclaircir dans la Province ,
ils eftoient venus depuis
deux mois à Paris , où les
conférences preſque continuelles
qu'ils eurent avec
des Gens auffi fçavans que
pieux , leur avoient enfin
donné l'entier éclairciffe
ment des Veritez qu'ils cherchoient.
Madame la Maréchale
de la Mote , dont ils
ont l'honneur d'eftre connus
particulierement , les avoit
GALANT. 21
adreffez à M' l'Evefque de
Meaux, qui leur ayant trouvé
la difpofition de coeur,& d'ef
prit neceffaire pour une Action
de cette importance, en
fit la Cerémonie le jour que
je viens de vous marquer,
dans le Choeur de l'Eglife
Royale du Val- de - Grace , à
l'ouverture de la Grille . Ce
grand Prélat leur fit un Dif
cours digne de la force & de
la douceur de fon efprit , &
de toute la réputation qu'il
s'eft acquife. Tous ceux qui
l'entendirent en furent charmez.
La Cerémonie fut faite
22 MERCURE
en préſence de Mademoifelle
d'Orleans, de Mefdames
les Ducheffes d'Aumont, de
Roquelaure , & d'Epernon ,
de Madame l'Abbeffe du
Val-de - Grace, & de toute fa
Communauté
,& d'un grand
nombre d'Amis de ceux
pour qui elle fe faifoit. Ils
prononcerent l'Acte de leur
Abjuration avec un zele
plein de modeftie , dont il
n'y eut perfonne qui ne fuft
touché.
deux Gentilshommes de
l'Auxerrois , nommez M" du
Moter, dont la Famille avoit
toûjours efté tres - conſidérable
dans le Party de la Reli
gion Prétendue Reformée ,
en firent icy l'abjuration avec
Bij
20 MERCURE
Mademoiſelle du Motet leur
Soeur. Apres avoir fenty
longtemps plufieurs doutes,
fur lefquels ils effayoient de
s'éclaircir dans la Province ,
ils eftoient venus depuis
deux mois à Paris , où les
conférences preſque continuelles
qu'ils eurent avec
des Gens auffi fçavans que
pieux , leur avoient enfin
donné l'entier éclairciffe
ment des Veritez qu'ils cherchoient.
Madame la Maréchale
de la Mote , dont ils
ont l'honneur d'eftre connus
particulierement , les avoit
GALANT. 21
adreffez à M' l'Evefque de
Meaux, qui leur ayant trouvé
la difpofition de coeur,& d'ef
prit neceffaire pour une Action
de cette importance, en
fit la Cerémonie le jour que
je viens de vous marquer,
dans le Choeur de l'Eglife
Royale du Val- de - Grace , à
l'ouverture de la Grille . Ce
grand Prélat leur fit un Dif
cours digne de la force & de
la douceur de fon efprit , &
de toute la réputation qu'il
s'eft acquife. Tous ceux qui
l'entendirent en furent charmez.
La Cerémonie fut faite
22 MERCURE
en préſence de Mademoifelle
d'Orleans, de Mefdames
les Ducheffes d'Aumont, de
Roquelaure , & d'Epernon ,
de Madame l'Abbeffe du
Val-de - Grace, & de toute fa
Communauté
,& d'un grand
nombre d'Amis de ceux
pour qui elle fe faifoit. Ils
prononcerent l'Acte de leur
Abjuration avec un zele
plein de modeftie , dont il
n'y eut perfonne qui ne fuft
touché.
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Résumé : Autres Abjurations faites au Val-de-Grace, [titre d'après la table]
Le 27 juin, deux gentilshommes de l'Auxerrois, M. du Moter, et leur sœur, Mademoiselle du Motet, membres d'une famille influente du parti de la Religion Prétendue Réformée, ont abjuré leur foi. Ils étaient arrivés à Paris deux mois plus tôt pour participer à des conférences avec des personnes savantes et pieuses, ce qui leur avait permis de clarifier leurs doutes religieux. Madame la Maréchale de la Mote les avait dirigés vers l'Évêque de Meaux, qui avait jugé leur disposition favorable à cette conversion. La cérémonie a eu lieu dans le chœur de l'Église Royale du Val-de-Grâce, en présence de personnalités notables telles que Mademoiselle d'Orléans, les Duchesses d'Aumont, de Roquelaure et d'Épernon, ainsi que Madame l'Abbesse du Val-de-Grâce et de nombreux amis. L'évêque a prononcé un discours apprécié, et les abjurations ont été faites avec zèle et modestie, émouvant profondément les témoins.
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3
p. 246-248
Abjurations, [titre d'après la table]
Début :
Mr le Comte de Roucy, Fils aîné de Mr le Comte de Roye, [...]
Mots clefs :
Comte, Abjuration, Hérésie, Calvin, Marquis, Religion catholique
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Abjurations, [titre d'après la table]
M le Comte de Roucy,
Fils aîné de M' le Comte de
Roye , ayant eſté inftruit des
veritez de la Religion Ca
tholique par M l'Evefque dé
Meaux , fi fçavant dans ces
matieres , a fait depuis pou
abjuration de l'Héréfie de
Calvin , entre les mains de ce
grand Prélatongy sumha
La mefme abjuratión a eſté
faite par M le Marquis de
GALANT 247
Vaufheux , & Mademoiselle
de Vauffieux fa Soeur. L'exemple
de Madame la Marquifelde
Vauffieux leur Mere ,
qui fit profeffion de la Religion
Catholique il y a un an ,
ayant commencé à les ébran
ler , Sa Majesté ordonna par
Lettres de Cachet à M' de
Morangis, Intendant en Normandie
, de les faire venir
auprès de M' de Beringhen,
fon Premier Ecuyer , & leur
Grand-Oncle , pour les faire
inftruire pendant ſix mois,
& leur laiffer enfuite le choix
du party qu'ils voudroient
X iiij
248 MERCURE
prendre:Apres plufieurs conférences
qu'ils ont euës avec
Ml'Abbé du Pin ils fe
font trouvez perfuadez , &
ont abjuré entre les mains
de M' l'Archevefque de Paris
, en préſence de M le
Curé de S. Germain l'Auxerrois
, leur Paroiffe . M' le
Marquis de Vauffieux eft de
Normandie.
Fils aîné de M' le Comte de
Roye , ayant eſté inftruit des
veritez de la Religion Ca
tholique par M l'Evefque dé
Meaux , fi fçavant dans ces
matieres , a fait depuis pou
abjuration de l'Héréfie de
Calvin , entre les mains de ce
grand Prélatongy sumha
La mefme abjuratión a eſté
faite par M le Marquis de
GALANT 247
Vaufheux , & Mademoiselle
de Vauffieux fa Soeur. L'exemple
de Madame la Marquifelde
Vauffieux leur Mere ,
qui fit profeffion de la Religion
Catholique il y a un an ,
ayant commencé à les ébran
ler , Sa Majesté ordonna par
Lettres de Cachet à M' de
Morangis, Intendant en Normandie
, de les faire venir
auprès de M' de Beringhen,
fon Premier Ecuyer , & leur
Grand-Oncle , pour les faire
inftruire pendant ſix mois,
& leur laiffer enfuite le choix
du party qu'ils voudroient
X iiij
248 MERCURE
prendre:Apres plufieurs conférences
qu'ils ont euës avec
Ml'Abbé du Pin ils fe
font trouvez perfuadez , &
ont abjuré entre les mains
de M' l'Archevefque de Paris
, en préſence de M le
Curé de S. Germain l'Auxerrois
, leur Paroiffe . M' le
Marquis de Vauffieux eft de
Normandie.
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Résumé : Abjurations, [titre d'après la table]
Plusieurs membres de la famille de Vauffieux se sont convertis au catholicisme. Le Comte de Roucy, fils aîné du Comte de Roye, a été instruit par l'évêque de Meaux et a abjuré l'hérésie calviniste sous sa supervision. Le Marquis de Vauffieux et Mademoiselle de Vauffieux, sa sœur, ont également abjuré. Leur mère, Madame la Marquise de Vauffieux, avait déjà adopté la religion catholique un an plus tôt. À la demande du roi, M. de Morangis, Intendant en Normandie, a fait venir les deux jeunes gens auprès de M. de Beringhen, Premier Écuyer et leur grand-oncle, pour une instruction de six mois. Après plusieurs conférences avec l'abbé du Pin, ils ont été convaincus et ont abjuré entre les mains de l'archevêque de Paris, en présence du curé de Saint-Germain-l'Auxerrois, leur paroisse. Le Marquis de Vauffieux est originaire de Normandie.
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4
p. 143-146
Abjurations, [titre d'après la table]
Début :
Le Pere Aléxis du Buc Théatin, qui continuë à se donner tout [...]
Mots clefs :
Abjurations, Père Alexis, Controverses, Église anglaise, Mademoiselle , Erreurs, Vérités catholiques
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Abjurations, [titre d'après la table]
Le Pere Aléxis du Buo-
Théatin qui continuë à se
donner tout entier aux Controverses
, a vû ce mois-ci
son zele récompensé par trois
Abjurations remarquables,
qu'il a~reçuës. La premiere
aétédans l'Eglise des Religieuies
Angloises, Ruë de
Charenton,Faux-bourg Saint
Antoine, de Mademoiselle
Marie Forêt, âgée de cinquante
-cinq ans, Femme
de Mr Mucet, Bourgeois de
Paris. Elle a suivil'exemple
de Mr Forêtson Pere, qui
ne voulut pas mourir dans la
Religion, où il avait été
élevé.
La seconde
a été dans
l'Eglise des Filles de Sainte
Marie, Faux- bourg Saint
Germain
,
de Mademoiselle
Fenou, recommandable par
le#
les belles qualitez, & d'une
Famille fort attachée à sa
Religion. Elle n'en a pas
plutôt connu les erreurs,
qu'elle a quité genéreusement
la Maison de sa Mere
pour les abjurer. Sa Majesté
en ayant été informée, luy a
accordé sa protection.
La troisiéme de ces Abjurations
s'est faite dans l'Eglise
desThéatins, où Mr de
Salus, du Pais des Grisons,
Lieutenant des Gardes Suisses
du Roy, a fait profession
,
des Veritez Catholiques, en
presence de plusieurs Personnes
de qualité.
Théatin qui continuë à se
donner tout entier aux Controverses
, a vû ce mois-ci
son zele récompensé par trois
Abjurations remarquables,
qu'il a~reçuës. La premiere
aétédans l'Eglise des Religieuies
Angloises, Ruë de
Charenton,Faux-bourg Saint
Antoine, de Mademoiselle
Marie Forêt, âgée de cinquante
-cinq ans, Femme
de Mr Mucet, Bourgeois de
Paris. Elle a suivil'exemple
de Mr Forêtson Pere, qui
ne voulut pas mourir dans la
Religion, où il avait été
élevé.
La seconde
a été dans
l'Eglise des Filles de Sainte
Marie, Faux- bourg Saint
Germain
,
de Mademoiselle
Fenou, recommandable par
le#
les belles qualitez, & d'une
Famille fort attachée à sa
Religion. Elle n'en a pas
plutôt connu les erreurs,
qu'elle a quité genéreusement
la Maison de sa Mere
pour les abjurer. Sa Majesté
en ayant été informée, luy a
accordé sa protection.
La troisiéme de ces Abjurations
s'est faite dans l'Eglise
desThéatins, où Mr de
Salus, du Pais des Grisons,
Lieutenant des Gardes Suisses
du Roy, a fait profession
,
des Veritez Catholiques, en
presence de plusieurs Personnes
de qualité.
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Résumé : Abjurations, [titre d'après la table]
Le Père Aléxis, membre de l'ordre des Théatins, a enregistré trois abjurations au cours du mois. La première a eu lieu dans l'église des Religieuses Angloises, rue de Charenton, Faubourg Saint-Antoine, où Mademoiselle Marie Forêt, âgée de cinquante-cinq ans et épouse de Monsieur Mucet, bourgeois de Paris, a abjuré. Elle a suivi l'exemple de son père, Monsieur Forêt, qui avait refusé de mourir dans la religion où il avait été élevé. La deuxième abjuration s'est déroulée dans l'église des Filles de Sainte-Marie, Faubourg Saint-Germain, impliquant Mademoiselle Fenou, reconnue pour ses belles qualités et issue d'une famille très attachée à sa religion. Informée des erreurs de sa foi, elle a quitté la maison de sa mère pour abjurer, recevant la protection de Sa Majesté. La troisième abjuration a eu lieu dans l'église des Théatins, où Monsieur de Salus, originaire du Pays des Grisons et lieutenant des Gardes Suisses du Roi, a professé les vérités catholiques en présence de plusieurs personnes de qualité.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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5
p. 157-168
Abjurations, [titre d'après la table]
Début :
Si l'Abjuration de Monsieur Vignes, Ministre de Grenoble, a fait [...]
Mots clefs :
Abjuration, Monsieur Vignes, Seigneur, Noblesse, Dauphiné, Religion prétendue réformée, Roi de Navarre, Maison d'Arbaud, Charges, Église catholique, Archevêque, Duc de Noailles, Honnêteté, Conversation, Pasteur, Erreur, Compliments
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Abjurations, [titre d'après la table]
Si l'Abjuration de Monfieur
Vignes , Miniftre de Grenoble,
a fait grand bruit dans le Dauphiné
, celle de Monfieur d'Ar
baud , Seigneur de Blanfac, originaire
d'Arles , n'en a pas moins
fait dans le Languedoc . Ce Gentilhomme
, qui eft d'une fort ancienne
Nobleffe , demeuroit à
Nifmes , à caufe qui faifoit profeffion
de la Religion Pretenduë
Réformée. Ses Prédeceffeurs qui
faifoient la mefme Profeffion , s'y
êtoient êtablis depuis cent ans.
Son Ayeul , né Catholique, avoit
changé de Religion , par l'engagement
qu'il avoit pris dans le
party du Roy de Navarre, qui fut
depois Roy de France , fous le
nom de Henry IV. Il fut honoré
par ce Monarque , de belles
& importantes Commiffions
, &
le fuivit en plufieurs Exploits.
158
MERCURE
Comme cette Maifon , fort confiderée
dans Arles , auffi bien
qu'en Languedoc , avoit toûjours
eû un zele ardent pour tout ce
qui regardoit le culte de Dieu ,
elle avoit laiffé des marques de
fa pieté dans les Eglifes fur les
Autels . Ainfi fes Armes paroiffoient
encore en beaucoup d'endroits
, jufque fur des Croix de
Marbre expofées en public , &
par des fondations de Chapelles ,
conftrutions de Tombeaux de
Marbre , & autres fondations
dans l'Eglife Cathedrale , & chez
les Dominicains. Ces objets qui
frapérent ce Gentilhomme dans
fajeuneffe , furent en quelque
maniére effacez par le fois,
qu'apportérent fes Parens & les
Miniftres de Nifmes , à le fortifier
dans les erreurs de Calvin . Il
étoit alors feul de fa maiſon , ayam
1
GALANT.
159
perdu un Frere aîné , mort au Service
du Roy en Italie , Capitaine
dans le Regiment de montpefat.
Il aimoit les belles Lettres , &
avoit acquis la plupart des Connoiffances
qui font recherchées
par les Perfonnes d'efprit . Cela
fut caufe que Meffieurs de l'Académie
Royale d'Arles , jetterent
les yeux fur luy , pour l'affocier
dans leur Compagnie . Cet engagement
ne fut pas un petit
motif, pour luy faire reprendre
les premiéres impreffions , qui
Juy avoient donné qulque penchant
pour l'Eglife Catholique ,
qui étoit la Religion de fes anceftres
& celle de quantité de
Parens qu'il avoit , & qu'il a encore
, parmy lefquels il y a des
Commandeurs de Malte , comme
il y a eû parmy fes Prédeceffeurs
plufieurs Evefques, & autres
160 MERCURE
que
Perſonnes reveftuës de Charges
confidérables dans Arles , telle
celle de Premiers Conful.
On compre dans cette Maiſon
jufqu'à quatre Confulats . On
peut joindre à tout cela le commerce
de devoir & d'honnefteté
qu'il avoit avec Monfieur
l'Archevefque d'Arles . Ce fçavant
Prélat , qui a toûjours efté
fi fidelle à fon Prince , & à la Religion
Catholique , ne perdoit
pas les occafions de l'exhorter à
ouvrir les yeux à la verité , & il
le faifoit d'une manière fi Apoftolique,&
fi remplie de douceur,
que Monfieur d'Arbaud a depuis
avoüé que fes follicitations , accompagnées
de fa pieté & de fon
exemple , avoient fort contribué
à le retirer de fes erreurs. Il eftoit
dans ces favorables difpofitions ,
lors qu'il alla à Montpellier auffiGALANT.
161
bien
que les autres Gentilshommes
du Languedoc , rendre fes
devoirs à Monfieur le Duc de
Noailles qui avoit eſté nommé
par le Roy pour commander en
Chef dans cette Province . Ce
Duc à qui l'on apprit la Religion
dont il eftoit , luy fit beaucoup
de careffes , & le pria de penfer
ferieufement au peril où l'avoit
mis le malheur de fa naiffance .
Cette entrevue fe paffa en complimens
; & lors que Monfieur
d'Arbaud prenoit congé de Mr
le Duc de Noailles , Monfieur
l'Evefque de Mirepoix qui eftoit
dans la Chambre avec plufieurs
autres Prélats , trouva moyen
d'engager avec luy une converfation
qui dura trois heures. Monfieur
le Comte du Roure , Monfieur
le Vicomte de Polignac ,
Monfieur le Comte de Luffan , &c
160
MERCURE
autres Perſonnes de qualité , y
affiftérent avec Meffieurs les Evêques.
On n'y agita que des matieres
de Controverfes , mais avec
beaucoup d'honnefteré & de
douceur. Cette converfation fut
fuivie de trois ou quatre autres ,
dans la Maiſon de Monfieur l'Evefque
de Mirepoix . Les raifons
que luy apporta ce Prélat furent
fi fortes, qu'ayant commencé dés
ce temps - là à eftre cenvaincu de
la verité, il le fut entierement par
les Lettres que Monfieur l'Evef
que de Mirepoix luy écrivit enfuite
fur fes doutes , & aufquelles
Monfieur d'Arbaud répondoit ,
foutenant toûjours fa Religion ,
fans pourtant fe déclarer Catholique
, quoy qu'il le fuft en effet ,
n'y ayant plus que le feul refpect
humain qui le retinſt . Il laiſſa páffer
encore deux ans ; & enfin ne
GALANT. 1161
pouvant plus résister à la Grace ,
il fit fçavoir à Monfieur de Mirepoix
, qui s'étoit rendu aux derniers
Etats de Languedoc
, qu'étant
incommodé
, il luy étoit impoffible
d'aller fi tofgle trouver à
Montpellier
; mais qu'avant la fin
des Etats , il auroit l'honneur de
le voir , pour recevoir fa Benediction
, en luy declarant qu'il vouloit
vivre & mourir Catholique.
Il fit part de cette nouvelle à
Monfieur le Cardinal de Bonfy &
à Monfieur l'Intendant
, & dés
qu'il eut un peu de ſanté , il alla
à Arles communiquer
ſon deſſein
à Monfieur l'Archevefque
, & à
Monfieur le Coadjuteur
. De là il
fe rendit à Montpellier
, où il
efperoit trouver Monfieur l'Evef
que de Nifmes , & Monfieur l'Evefque
d'Ufés , qui font fes Pafteurs
, auffi bien Monfieur
que
164
MERCURE
l'Archevefque d'Arles , puis qu'il
eft domicilié à Nifmes , & qu'il a
du Bien dans le Diocefe d'Ufés ;
mais Monfieur de Nifmes ne s'y
étant point rencontré , il n'y eut
que Monfieur d'Ufés qui reçeut
fon abjuration comme fon Pafteur
, en prefence de Monfieur
l'Evefque de Mirepoix , & de
Monfieur de Plantade Confeiller
à la Cour des Aydes , Oncle de
Madame d'Arbaud fa Femme. Le
lendemain de cette action qui fe
fit dans la Chapelle des Penitens
blancs , ce fut une réjouiffance
publique dans Montpellier du côté
des Catholiques , & une mortification
inexprimable pour tous
les Prétendus Réformez. La perte
qu'ils font enluy eft d'autant plus
grande , que connoiffant parfaitement
leur Religion , il connoiſt
préfentement toutes les erreurs
GALANT. 165
qui les devroient obliger à la
quitter. Il avoit paffé par toutes
les Claffes de ceux de fon party,
comme font Confiftoire , Deputations,
Synodes , & autres Affemblées
generales , particulieres &
fecretes qu'ils ont accoûtumé de
faire , quand le Roy le leur permet
, pour l'obfervation de leur
Difcipline . Il a paru dans toutes
avec beaucoup d'efprit & de fçavoir
, & fes grandes qualitez appuyées
du bien & de la naiffance ,
Je faifoient confiderer parmi eux
comme un Chefde leur Religion ,
dans les Villes de Nifmes d'Ufés,
& de Montpellier . Ce qui les afflige
davantage , c'est qu'outre la
crainte qu'ils ont de voir fuivre
fon exemple, il a dix Enfans qu'il
efpere ramener à l'Eglife , y en
ayant déja trois ou quatre , qui par
leur âge font devenus Catholi164
MERCURE
ques , fuivant la Declaration du
Roy. D'ailleurs l'exercice public
de la Religion Pretenduë Refor
mée , eft étably dans fa Terre de
Blanfae , où il fait fon plus ordinaire
fejour ; & comme il y a un
grand nombre de Vaffaux de
cette Religion, il pretend qu'avec
le fecours de Monfieur l'Evêque
d'Ulés,dans le Dioceſe duquel eft
cette Terre , fon exemple ne fera
pas fans fruit pour ces Devoyez .
L'accablement des vifites luy
ayant fait quitter Montpellier , il
alla à Nifmes rendre les refpects à
Monfieur l'Evêque. J'aurois peine
à exprimer les honneurs qu'il y
reçut. Meffieurs du Chapitre auffi
bien que Meffieurs du Prefidial ,
vinrent le complimenter
, ce que
firent auffi Meffieurs les Confuls
en Chaperon , avec le Corps de
Ville. On le reçut de la meſme
GALANT. 165
forte à Arles . Toute la Nobleffe,
Tous les Convens , tous les Religieux,
tous les Ordres, & prefque
tout le Peuple , allerent le vifiter.
Le Chapitre luy fit compliment
en Deputation , pour fe réjouir
avec luy de fon retour à l'Eglife ;
& Meffieurs de l'Academie Roya
le,aprés l'avoir vû chacun en particulier
, allerent en Corps luy
marquer leur joye de l'acquifition
que faifoit leur Compagnie,
d'un Confrere nouvellement converty.
Meffieurs les Confuls luy
firent le mefme honneur, en Chaperon
, & avec le Corps de Ville,
compofé d'une Nobleffe illuftre,
& l'affurérent de la fatisfaction
que le Public recevoit , de le voir
revenir enfin au fein de fa mere,
& reparer le fcandale que fes
Predeceffeurs avoient caufé à la
Ville d'Arles, & à l'Eglife Catho168
MERCURE
lique . La joye que tout le monde
a reçûë de cette Converfion , a
obligé Monfieur Sabatier,Gentilhomme
d'un merite fingulier , &
qui n'eft pas un des moindres ornemens
de l'Academie Royale
d'Arles , de faire éclater la fienne
par cette Epître .
Vignes , Miniftre de Grenoble,
a fait grand bruit dans le Dauphiné
, celle de Monfieur d'Ar
baud , Seigneur de Blanfac, originaire
d'Arles , n'en a pas moins
fait dans le Languedoc . Ce Gentilhomme
, qui eft d'une fort ancienne
Nobleffe , demeuroit à
Nifmes , à caufe qui faifoit profeffion
de la Religion Pretenduë
Réformée. Ses Prédeceffeurs qui
faifoient la mefme Profeffion , s'y
êtoient êtablis depuis cent ans.
Son Ayeul , né Catholique, avoit
changé de Religion , par l'engagement
qu'il avoit pris dans le
party du Roy de Navarre, qui fut
depois Roy de France , fous le
nom de Henry IV. Il fut honoré
par ce Monarque , de belles
& importantes Commiffions
, &
le fuivit en plufieurs Exploits.
158
MERCURE
Comme cette Maifon , fort confiderée
dans Arles , auffi bien
qu'en Languedoc , avoit toûjours
eû un zele ardent pour tout ce
qui regardoit le culte de Dieu ,
elle avoit laiffé des marques de
fa pieté dans les Eglifes fur les
Autels . Ainfi fes Armes paroiffoient
encore en beaucoup d'endroits
, jufque fur des Croix de
Marbre expofées en public , &
par des fondations de Chapelles ,
conftrutions de Tombeaux de
Marbre , & autres fondations
dans l'Eglife Cathedrale , & chez
les Dominicains. Ces objets qui
frapérent ce Gentilhomme dans
fajeuneffe , furent en quelque
maniére effacez par le fois,
qu'apportérent fes Parens & les
Miniftres de Nifmes , à le fortifier
dans les erreurs de Calvin . Il
étoit alors feul de fa maiſon , ayam
1
GALANT.
159
perdu un Frere aîné , mort au Service
du Roy en Italie , Capitaine
dans le Regiment de montpefat.
Il aimoit les belles Lettres , &
avoit acquis la plupart des Connoiffances
qui font recherchées
par les Perfonnes d'efprit . Cela
fut caufe que Meffieurs de l'Académie
Royale d'Arles , jetterent
les yeux fur luy , pour l'affocier
dans leur Compagnie . Cet engagement
ne fut pas un petit
motif, pour luy faire reprendre
les premiéres impreffions , qui
Juy avoient donné qulque penchant
pour l'Eglife Catholique ,
qui étoit la Religion de fes anceftres
& celle de quantité de
Parens qu'il avoit , & qu'il a encore
, parmy lefquels il y a des
Commandeurs de Malte , comme
il y a eû parmy fes Prédeceffeurs
plufieurs Evefques, & autres
160 MERCURE
que
Perſonnes reveftuës de Charges
confidérables dans Arles , telle
celle de Premiers Conful.
On compre dans cette Maiſon
jufqu'à quatre Confulats . On
peut joindre à tout cela le commerce
de devoir & d'honnefteté
qu'il avoit avec Monfieur
l'Archevefque d'Arles . Ce fçavant
Prélat , qui a toûjours efté
fi fidelle à fon Prince , & à la Religion
Catholique , ne perdoit
pas les occafions de l'exhorter à
ouvrir les yeux à la verité , & il
le faifoit d'une manière fi Apoftolique,&
fi remplie de douceur,
que Monfieur d'Arbaud a depuis
avoüé que fes follicitations , accompagnées
de fa pieté & de fon
exemple , avoient fort contribué
à le retirer de fes erreurs. Il eftoit
dans ces favorables difpofitions ,
lors qu'il alla à Montpellier auffiGALANT.
161
bien
que les autres Gentilshommes
du Languedoc , rendre fes
devoirs à Monfieur le Duc de
Noailles qui avoit eſté nommé
par le Roy pour commander en
Chef dans cette Province . Ce
Duc à qui l'on apprit la Religion
dont il eftoit , luy fit beaucoup
de careffes , & le pria de penfer
ferieufement au peril où l'avoit
mis le malheur de fa naiffance .
Cette entrevue fe paffa en complimens
; & lors que Monfieur
d'Arbaud prenoit congé de Mr
le Duc de Noailles , Monfieur
l'Evefque de Mirepoix qui eftoit
dans la Chambre avec plufieurs
autres Prélats , trouva moyen
d'engager avec luy une converfation
qui dura trois heures. Monfieur
le Comte du Roure , Monfieur
le Vicomte de Polignac ,
Monfieur le Comte de Luffan , &c
160
MERCURE
autres Perſonnes de qualité , y
affiftérent avec Meffieurs les Evêques.
On n'y agita que des matieres
de Controverfes , mais avec
beaucoup d'honnefteré & de
douceur. Cette converfation fut
fuivie de trois ou quatre autres ,
dans la Maiſon de Monfieur l'Evefque
de Mirepoix . Les raifons
que luy apporta ce Prélat furent
fi fortes, qu'ayant commencé dés
ce temps - là à eftre cenvaincu de
la verité, il le fut entierement par
les Lettres que Monfieur l'Evef
que de Mirepoix luy écrivit enfuite
fur fes doutes , & aufquelles
Monfieur d'Arbaud répondoit ,
foutenant toûjours fa Religion ,
fans pourtant fe déclarer Catholique
, quoy qu'il le fuft en effet ,
n'y ayant plus que le feul refpect
humain qui le retinſt . Il laiſſa páffer
encore deux ans ; & enfin ne
GALANT. 1161
pouvant plus résister à la Grace ,
il fit fçavoir à Monfieur de Mirepoix
, qui s'étoit rendu aux derniers
Etats de Languedoc
, qu'étant
incommodé
, il luy étoit impoffible
d'aller fi tofgle trouver à
Montpellier
; mais qu'avant la fin
des Etats , il auroit l'honneur de
le voir , pour recevoir fa Benediction
, en luy declarant qu'il vouloit
vivre & mourir Catholique.
Il fit part de cette nouvelle à
Monfieur le Cardinal de Bonfy &
à Monfieur l'Intendant
, & dés
qu'il eut un peu de ſanté , il alla
à Arles communiquer
ſon deſſein
à Monfieur l'Archevefque
, & à
Monfieur le Coadjuteur
. De là il
fe rendit à Montpellier
, où il
efperoit trouver Monfieur l'Evef
que de Nifmes , & Monfieur l'Evefque
d'Ufés , qui font fes Pafteurs
, auffi bien Monfieur
que
164
MERCURE
l'Archevefque d'Arles , puis qu'il
eft domicilié à Nifmes , & qu'il a
du Bien dans le Diocefe d'Ufés ;
mais Monfieur de Nifmes ne s'y
étant point rencontré , il n'y eut
que Monfieur d'Ufés qui reçeut
fon abjuration comme fon Pafteur
, en prefence de Monfieur
l'Evefque de Mirepoix , & de
Monfieur de Plantade Confeiller
à la Cour des Aydes , Oncle de
Madame d'Arbaud fa Femme. Le
lendemain de cette action qui fe
fit dans la Chapelle des Penitens
blancs , ce fut une réjouiffance
publique dans Montpellier du côté
des Catholiques , & une mortification
inexprimable pour tous
les Prétendus Réformez. La perte
qu'ils font enluy eft d'autant plus
grande , que connoiffant parfaitement
leur Religion , il connoiſt
préfentement toutes les erreurs
GALANT. 165
qui les devroient obliger à la
quitter. Il avoit paffé par toutes
les Claffes de ceux de fon party,
comme font Confiftoire , Deputations,
Synodes , & autres Affemblées
generales , particulieres &
fecretes qu'ils ont accoûtumé de
faire , quand le Roy le leur permet
, pour l'obfervation de leur
Difcipline . Il a paru dans toutes
avec beaucoup d'efprit & de fçavoir
, & fes grandes qualitez appuyées
du bien & de la naiffance ,
Je faifoient confiderer parmi eux
comme un Chefde leur Religion ,
dans les Villes de Nifmes d'Ufés,
& de Montpellier . Ce qui les afflige
davantage , c'est qu'outre la
crainte qu'ils ont de voir fuivre
fon exemple, il a dix Enfans qu'il
efpere ramener à l'Eglife , y en
ayant déja trois ou quatre , qui par
leur âge font devenus Catholi164
MERCURE
ques , fuivant la Declaration du
Roy. D'ailleurs l'exercice public
de la Religion Pretenduë Refor
mée , eft étably dans fa Terre de
Blanfae , où il fait fon plus ordinaire
fejour ; & comme il y a un
grand nombre de Vaffaux de
cette Religion, il pretend qu'avec
le fecours de Monfieur l'Evêque
d'Ulés,dans le Dioceſe duquel eft
cette Terre , fon exemple ne fera
pas fans fruit pour ces Devoyez .
L'accablement des vifites luy
ayant fait quitter Montpellier , il
alla à Nifmes rendre les refpects à
Monfieur l'Evêque. J'aurois peine
à exprimer les honneurs qu'il y
reçut. Meffieurs du Chapitre auffi
bien que Meffieurs du Prefidial ,
vinrent le complimenter
, ce que
firent auffi Meffieurs les Confuls
en Chaperon , avec le Corps de
Ville. On le reçut de la meſme
GALANT. 165
forte à Arles . Toute la Nobleffe,
Tous les Convens , tous les Religieux,
tous les Ordres, & prefque
tout le Peuple , allerent le vifiter.
Le Chapitre luy fit compliment
en Deputation , pour fe réjouir
avec luy de fon retour à l'Eglife ;
& Meffieurs de l'Academie Roya
le,aprés l'avoir vû chacun en particulier
, allerent en Corps luy
marquer leur joye de l'acquifition
que faifoit leur Compagnie,
d'un Confrere nouvellement converty.
Meffieurs les Confuls luy
firent le mefme honneur, en Chaperon
, & avec le Corps de Ville,
compofé d'une Nobleffe illuftre,
& l'affurérent de la fatisfaction
que le Public recevoit , de le voir
revenir enfin au fein de fa mere,
& reparer le fcandale que fes
Predeceffeurs avoient caufé à la
Ville d'Arles, & à l'Eglife Catho168
MERCURE
lique . La joye que tout le monde
a reçûë de cette Converfion , a
obligé Monfieur Sabatier,Gentilhomme
d'un merite fingulier , &
qui n'eft pas un des moindres ornemens
de l'Academie Royale
d'Arles , de faire éclater la fienne
par cette Epître .
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Résumé : Abjurations, [titre d'après la table]
Le texte relate l'abjuration de Monsieur d'Arbaud, Seigneur de Blanfac, originaire d'Arles, qui a marqué le Languedoc. Ce gentilhomme, issu d'une ancienne famille noble, résidait à Nîmes et pratiquait la Religion Prétendue Réformée, comme ses prédécesseurs établis dans la région depuis un siècle. Son aïeul, initialement catholique, avait changé de religion en rejoignant le parti du roi de Navarre, devenu Henri IV. La famille d'Arbaud, respectée à Arles et en Languedoc, avait laissé des marques de sa piété dans les églises locales. Monsieur d'Arbaud, unique survivant de sa maison après la mort de son frère aîné au service du roi, était épris de belles-lettres et avait acquis des connaissances appréciées par les membres de l'Académie Royale d'Arles, qui souhaitaient l'y associer. Cette perspective, ainsi que les encouragements de l'archevêque d'Arles et de l'évêque de Mirepoix, l'incitèrent à reconsidérer sa foi. Lors d'une visite à Montpellier pour rencontrer le duc de Noailles, il eut plusieurs conversations avec des prélats qui le convainquirent progressivement de la vérité de la foi catholique. Après deux années de réflexion, il annonça son intention d'abjurer sa foi réformée et de se convertir au catholicisme. Il informa l'évêque de Mirepoix, le cardinal de Bonzy et l'intendant de sa décision. Il se rendit ensuite à Arles pour en parler avec l'archevêque et le coadjuteur, avant de se rendre à Montpellier où il abjura publiquement en présence de l'évêque d'Uzès et de l'évêque de Mirepoix. Cette conversion fut accueillie avec joie par les catholiques et avec consternation par les réformés, qui voyaient en lui un leader respecté. Monsieur d'Arbaud espérait également convertir ses dix enfants, plusieurs d'entre eux étant déjà catholiques. Il reçut des honneurs à Nîmes et à Arles, où toute la noblesse et le peuple vinrent le féliciter pour son retour à l'Église catholique. L'Académie Royale d'Arles exprima également sa joie d'accueillir un nouveau converti parmi ses membres.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6
p. 161
Abjurations receües par le Pere Alexis du Buc, [titre d'après la table]
Début :
Le P. Alexis du Buc, Théatin, a reçû depuis le commencement [...]
Mots clefs :
Abjurations
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Abjurations receües par le Pere Alexis du Buc, [titre d'après la table]
Le P. Alexis du Buc , Théa
tin, a reçû depuis le commencement
de cette année 28 Ab.-
jurations ; entr'autres celle de :
Meflire Daniel de Cajalou ,,
Fils de feuM ' de Cajalou , Avocat
General du Parlement de :
Pau, & celle de Meffire Char--
les Buek , des plus Illuftress
Familles d'Angleterre.
tin, a reçû depuis le commencement
de cette année 28 Ab.-
jurations ; entr'autres celle de :
Meflire Daniel de Cajalou ,,
Fils de feuM ' de Cajalou , Avocat
General du Parlement de :
Pau, & celle de Meffire Char--
les Buek , des plus Illuftress
Familles d'Angleterre.
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7
p. 219-223
Abjurations suivies de circonstances tres-remarquables. [titre d'après la table]
Début :
Le mesme Pere Alexis du Buc, travaillant toûjours à la [...]
Mots clefs :
Conversions, Prétendus réformés, Abjuration, Baron, Cérémonie, Erreurs, Hérésie, Calvin, Religion, Doutes, Raison, Dieu
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Abjurations suivies de circonstances tres-remarquables. [titre d'après la table]
Buc
,
travaillant toujours à la
conversion desPretendus Reformez,
reeeut presque en
mesme temps l'abjuration de
Mademoiselle de Vadré,âgée
de vingt-sept ans. Elle est
Fille de Mrle Baron de Vadré,
& native de Blegne proche
Maftrik. La Cérémonie se fit
dans l'Eglise desTheatins ,en
presence de plusieurs Personnés
de qualité,
Il y a quelque chose defort
remarquable dans ce que je
vais vous dire de deux autres
Abjurations qui ont esté faitesà
Argentan. Mademoiselle
Gabrielle Auvray ,
tres-obstinée
dans ses sentimens, &
ne voulant point ouvrir les
yeux sur les erreurs où elle
estoitnée, fut mise entre les
mains du Pere Michel Anue.,
Gardien des Capucins de la
Ville, qui apporta desraisons
si fortes & si convainquantes
pour la retirer de l'Heresie
de Calvin, qu'enfin elle l'abjura
publiquement. Presque
mû sortirde cette action,elle
demanda à Dieu qu'il luy
iplutt de faire en sorte qu'elle
mourust dans la Religion quelle
venoit d'embrasser, si elle
estoit la meilleure, comme
~elle en estoit persuadées &
aussi-tost elle fut prise d'une
maladie,quineluy laissa que
~le temps de se confesser
,
de
communier, &: de recevoir
il'Extr'ème-On(,Ilioni, ce qu'-
elle fit avec une ferveur dont
Jtoùs les Assistans furent touchez.
M deBoisgelin,quideimeuroit
aussi obstiné malgré
l'éclaircissement que le Perc
Goupil, Jacobine Docteur
de Sorbonne, luy donnoit sur
tous ses doutes, n'eut pas plûtost
sceu la circonstance de
cette mort, qu'il demanda à
Dieu la mesme oracr, & dit
qu'il voudroit mourir après
son abjuration? si elle le mettoit
dans la bonne voye;sur
quoy le Pere Goupil l'ayant
pressé de nouveau par de
puissantes rairons, il recommanda
lachose à Dieu,abjura
,
tombamalade, & mourut
le lendemain 7. de ce Inois,c
Ainsi l'on peut dire que ces
deux personnes n'ont point
eu de meilleur jour que celuy
de leur mort
,
travaillant toujours à la
conversion desPretendus Reformez,
reeeut presque en
mesme temps l'abjuration de
Mademoiselle de Vadré,âgée
de vingt-sept ans. Elle est
Fille de Mrle Baron de Vadré,
& native de Blegne proche
Maftrik. La Cérémonie se fit
dans l'Eglise desTheatins ,en
presence de plusieurs Personnés
de qualité,
Il y a quelque chose defort
remarquable dans ce que je
vais vous dire de deux autres
Abjurations qui ont esté faitesà
Argentan. Mademoiselle
Gabrielle Auvray ,
tres-obstinée
dans ses sentimens, &
ne voulant point ouvrir les
yeux sur les erreurs où elle
estoitnée, fut mise entre les
mains du Pere Michel Anue.,
Gardien des Capucins de la
Ville, qui apporta desraisons
si fortes & si convainquantes
pour la retirer de l'Heresie
de Calvin, qu'enfin elle l'abjura
publiquement. Presque
mû sortirde cette action,elle
demanda à Dieu qu'il luy
iplutt de faire en sorte qu'elle
mourust dans la Religion quelle
venoit d'embrasser, si elle
estoit la meilleure, comme
~elle en estoit persuadées &
aussi-tost elle fut prise d'une
maladie,quineluy laissa que
~le temps de se confesser
,
de
communier, &: de recevoir
il'Extr'ème-On(,Ilioni, ce qu'-
elle fit avec une ferveur dont
Jtoùs les Assistans furent touchez.
M deBoisgelin,quideimeuroit
aussi obstiné malgré
l'éclaircissement que le Perc
Goupil, Jacobine Docteur
de Sorbonne, luy donnoit sur
tous ses doutes, n'eut pas plûtost
sceu la circonstance de
cette mort, qu'il demanda à
Dieu la mesme oracr, & dit
qu'il voudroit mourir après
son abjuration? si elle le mettoit
dans la bonne voye;sur
quoy le Pere Goupil l'ayant
pressé de nouveau par de
puissantes rairons, il recommanda
lachose à Dieu,abjura
,
tombamalade, & mourut
le lendemain 7. de ce Inois,c
Ainsi l'on peut dire que ces
deux personnes n'ont point
eu de meilleur jour que celuy
de leur mort
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Résumé : Abjurations suivies de circonstances tres-remarquables. [titre d'après la table]
Le texte décrit trois conversions au catholicisme. Buc convertit Mademoiselle de Vadré, âgée de vingt-sept ans et fille du baron de Vadré, lors d'une cérémonie à l'église des Théatins. À Argentan, Mademoiselle Gabrielle Auvray, initialement protestante, abjura grâce à l'intervention du Père Michel Anue. Après sa conversion, elle tomba malade et reçut les derniers sacrements avant de décéder. De même, M. de Boisgelin, convaincu par le Père Goupil, abjura après avoir appris la mort de Mademoiselle Auvray. Il tomba malade et mourut le lendemain. Les deux derniers convertis demandèrent à Dieu de les laisser mourir s'ils étaient sur la bonne voie, confirmant ainsi leur conversion par leur décès rapide.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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