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3351
p. 106
REMARQUE.
Début :
Cette Abbaye est l'Ordre de S. Benoist. Aimon le [...]
Mots clefs :
Saintes
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texteReconnaissance textuelle : REMARQUE.
REMARQVE.
Cette Abbaye est de
l'Ordre de S. Benoist. Aimon
le Moine dit que la
Reine Brunehaud dont le
corps y repose
, en est la
Fondatrice. S. Mederic,
natifd'Autun, aestéAbbé
deSaint Martin avant que
d'allerresiderà Paris où il
est mort.
L'Abbaye
Cette Abbaye est de
l'Ordre de S. Benoist. Aimon
le Moine dit que la
Reine Brunehaud dont le
corps y repose
, en est la
Fondatrice. S. Mederic,
natifd'Autun, aestéAbbé
deSaint Martin avant que
d'allerresiderà Paris où il
est mort.
L'Abbaye
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3352
p. 106-107
« L'Abbaye de Savigny à Mr l'Abbé de Damas [...] »
Début :
L'Abbaye de Savigny à Mr l'Abbé de Damas [...]
Mots clefs :
Ordre de Saint Benoît, Abbaye
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « L'Abbaye de Savigny à Mr l'Abbé de Damas [...] »
L'Abbaye de Savigny, à
Mr l'Abbé de Damas; il
est frere de Mr de DaniasY
Maréchal deCamp ; qui
estdistinguéau siege de
Gironne.
Mr l'Abbé de Damas; il
est frere de Mr de DaniasY
Maréchal deCamp ; qui
estdistinguéau siege de
Gironne.
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3353
p. 107-108
REMARQUE.
Début :
Cette Abbaye, nommée en Latin Sabiniacum, est de l'Ordre [...]
Mots clefs :
Abbaye, Ordre de Saint Benoît
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : REMARQUE.
REMAR,QVE.
Cette Abbaye
, nommée
en
LatinSabiniacum,
est de l'Ordre desBenoist,
& situéeà quatre lieuës de
Lyon.
Il y a dans la BasseNormandie
une autreAbbaye
qui porte le nom deS,;,vigny.
Elle est dans le Diocesc
d'Avranches & Domfront,
environà une lieuë
de la rivière d'Aidée. Les
anciennes Chroniques de
cette Abbaye portent que
leSolitaire Virai quienfut
le premier Abbé acheva de
la bastir dans les bois de
Savigny, sousl'invocation
de la sainte Trinité
,
l'an
III2. par les hberalirefc de
Robert, Seigneur de Fougères,
& qu'il donnaaux
Religieux la Régie de Cisteauxdans
route sa pureté.
Il mourut le 7.JanvierIII9.
&. eut Gcofroy pour successeur.
Cette Abbaye
, nommée
en
LatinSabiniacum,
est de l'Ordre desBenoist,
& situéeà quatre lieuës de
Lyon.
Il y a dans la BasseNormandie
une autreAbbaye
qui porte le nom deS,;,vigny.
Elle est dans le Diocesc
d'Avranches & Domfront,
environà une lieuë
de la rivière d'Aidée. Les
anciennes Chroniques de
cette Abbaye portent que
leSolitaire Virai quienfut
le premier Abbé acheva de
la bastir dans les bois de
Savigny, sousl'invocation
de la sainte Trinité
,
l'an
III2. par les hberalirefc de
Robert, Seigneur de Fougères,
& qu'il donnaaux
Religieux la Régie de Cisteauxdans
route sa pureté.
Il mourut le 7.JanvierIII9.
&. eut Gcofroy pour successeur.
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Résumé : REMARQUE.
Le texte mentionne deux abbayes : Sabiniacum, bénédictine, près de Lyon, et Savigny, en Basse-Normandie, dans le diocèse d'Avranches et Domfront. Virial, premier abbé, construisit Savigny en 1112 avec l'aide de Robert de Fougères. Virial mourut en 1119 et Geoffroy lui succéda.
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3354
p. 109
« L'Abbaye de la Magdelaine de Chasteaudun à [...] »
Début :
L'Abbaye de la Magdelaine de Chasteaudun à [...]
Mots clefs :
Abbaye de la Madeleine, Châteaudun
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « L'Abbaye de la Magdelaine de Chasteaudun à [...] »
Magdelaine
de ChasteaudunàMr
l'Abbé de Saumery.
de ChasteaudunàMr
l'Abbé de Saumery.
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3355
p. 109
REMARQUE.
Début :
Cette Abbaye, qui sert aussi de Paroisse, a esté fondée [...]
Mots clefs :
Abbaye de la Madeleine, Châteaudun
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : REMARQUE.
REMJRQJVE.
Cette Abbaye, qui sert
aussi de Paroisse,aesté fondée
par Charlemagne.
L'Abbaye d'Entremont
Cette Abbaye, qui sert
aussi de Paroisse,aesté fondée
par Charlemagne.
L'Abbaye d'Entremont
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3356
p. 109-110
« L'Abbaye d'Entremont à Mr l'Abbé Viala, Grand-Vicaire [...] »
Début :
L'Abbaye d'Entremont à Mr l'Abbé Viala, Grand-Vicaire [...]
Mots clefs :
Abbaye d'Entremont
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « L'Abbaye d'Entremont à Mr l'Abbé Viala, Grand-Vicaire [...] »
L'Abbaye d'Entremont
àMr l'Abbé Viala, Grand-
Vicaire d'Ambrun.
L'Abbayede S. Pierre
de Rheims
,
à Madame de
Roye,dela Maison de la
Rochesoucault
,
& soeur de Mrs les Comtes de
[
Roye oc de Roucy ,&de
seuë Me de Pontchartrain.
àMr l'Abbé Viala, Grand-
Vicaire d'Ambrun.
L'Abbayede S. Pierre
de Rheims
,
à Madame de
Roye,dela Maison de la
Rochesoucault
,
& soeur de Mrs les Comtes de
[
Roye oc de Roucy ,&de
seuë Me de Pontchartrain.
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3357
p. 110-111
REMARQUE.
Début :
Cette Abbaye fut d'abord bastie dans le Faux-bourg [...]
Mots clefs :
Abbaye d'Entremont
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texteReconnaissance textuelle : REMARQUE.
REMARQUE
Cette Abbaye sur d'abord
bastie dans le Fauxbourg
par saint Baldric,
frere de sainte Dode, niece
de sainte Bcuve
, toutes
deux Abbesses de S. Pierre.
Sainte Beuve gouverna cette
Abbaye en 61.7. ôcmourut
en 673. Leurs trois
Corps furent transportez
dans la nouvelle Abbaye
de saint Pierre qui est dans
l'enceinte de la Ville de
Rheims prés les Cordeliers.
Cette Abbaye sur d'abord
bastie dans le Fauxbourg
par saint Baldric,
frere de sainte Dode, niece
de sainte Bcuve
, toutes
deux Abbesses de S. Pierre.
Sainte Beuve gouverna cette
Abbaye en 61.7. ôcmourut
en 673. Leurs trois
Corps furent transportez
dans la nouvelle Abbaye
de saint Pierre qui est dans
l'enceinte de la Ville de
Rheims prés les Cordeliers.
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3358
p. 111
« L'Abbaye de Juvigny, à Me de Vassinhac. [...] »
Début :
L'Abbaye de Juvigny, à Me de Vassinhac. [...]
Mots clefs :
Abbaye de Juvigny
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « L'Abbaye de Juvigny, à Me de Vassinhac. [...] »
L'Abbaye de Juvigny,
à Me deVassinhac.
à Me deVassinhac.
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3359
p. 111
REMARQUE.
Début :
Cette Abbaye, nommée en Latin Joviniacum, est du Diocese de [...]
Mots clefs :
Abbaye de Juvigny
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : REMARQUE.
REMJRQJVE.
Cette Abbave
, nommée
en Latin Joviniacum
, efl: du Diocese de Treves,
dans le Duché de Luxembourg
,à (ept ou huit lieuës
de Verdun. Elle fut sondée
dans le 9e siecle.
Cette Abbave
, nommée
en Latin Joviniacum
, efl: du Diocese de Treves,
dans le Duché de Luxembourg
,à (ept ou huit lieuës
de Verdun. Elle fut sondée
dans le 9e siecle.
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3360
p. 111-115
« L'Abbaye de la Barre, à Me du Bois. Au [...] »
Début :
L'Abbaye de la Barre, à Me du Bois. Au [...]
Mots clefs :
Abbaye Notre-Dame de La Barre
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « L'Abbaye de la Barre, à Me du Bois. Au [...] »
L'Abbaye de la Barre,
à Me du Bois.
Au mois de Mars Mre
Antoine SicauldAbbé de
Bonlieu
,
Grand Vicaire
de Lyon , Chanoine &
Chantre de SaineNizier,
futnomméEvesquesuffragant
deLyon.
L'Abbé de Dromesnil ,
Aumosnier du Roy
,
fut
sacréEvesque d'Autun,
Dimanche 22. Mars dants
l'Eglis de la MaisonProfessedes
Jesuites, par Mr
le Cardinal de Noailles,
assisté de l'EvesqueDucde
l-wn, & de l'Evesque de : Troye.L'Abbé deDromcfnil
mesnilest Docteur de Sorbonne
;il eut le premier
lieu de sa licenceen 1704,
l'année precedente il avoit,
remporté le prix d'Eloquence
del'Académie
Françoise,& dans la: mer..,
me année, il fut fait A umosnierdu
Roy. Cet AbbéestdelaMaisond'Hallencourt,
l'une des plusanciennes,&
des mieuxalliées
dé Picardie;cetAbbé elfe
frere d'EmmanuelJoseph
d'Hallencourt ,Marquis
de Dronicfnul- cy-devant
Capitaine Lieutenantdela
Compagnie des Chevaux
Legers de M. le Dauphin.
Il est fils ainsi que l'Evêque
d'Autun, de Loüis
François d'Hallencourt
Comte de Dromesnil ,
, &
de Françoise de Proisi;&
petit fils de Françoisede
Boufflers, soeur depere du
Mareschal
deBouffltrsr.
les
autres fillesquisont entrées
dans la Maison d'Hallencourt,
onttou rtaiflanceelleseftoienédes 4
Maisons de l'IsleMarivaut;
Estampes, Valençay,Humieres
,
Boulainvilliers, ;
& d'autres Maisons illustres.
Le 31. Mars Mrc Henry
Charles du Cambout
, Evesque de Mets,prit seance
au Parlement en qualitè
de Duc de Coislin
, Pair
de France.
En finissant
à Me du Bois.
Au mois de Mars Mre
Antoine SicauldAbbé de
Bonlieu
,
Grand Vicaire
de Lyon , Chanoine &
Chantre de SaineNizier,
futnomméEvesquesuffragant
deLyon.
L'Abbé de Dromesnil ,
Aumosnier du Roy
,
fut
sacréEvesque d'Autun,
Dimanche 22. Mars dants
l'Eglis de la MaisonProfessedes
Jesuites, par Mr
le Cardinal de Noailles,
assisté de l'EvesqueDucde
l-wn, & de l'Evesque de : Troye.L'Abbé deDromcfnil
mesnilest Docteur de Sorbonne
;il eut le premier
lieu de sa licenceen 1704,
l'année precedente il avoit,
remporté le prix d'Eloquence
del'Académie
Françoise,& dans la: mer..,
me année, il fut fait A umosnierdu
Roy. Cet AbbéestdelaMaisond'Hallencourt,
l'une des plusanciennes,&
des mieuxalliées
dé Picardie;cetAbbé elfe
frere d'EmmanuelJoseph
d'Hallencourt ,Marquis
de Dronicfnul- cy-devant
Capitaine Lieutenantdela
Compagnie des Chevaux
Legers de M. le Dauphin.
Il est fils ainsi que l'Evêque
d'Autun, de Loüis
François d'Hallencourt
Comte de Dromesnil ,
, &
de Françoise de Proisi;&
petit fils de Françoisede
Boufflers, soeur depere du
Mareschal
deBouffltrsr.
les
autres fillesquisont entrées
dans la Maison d'Hallencourt,
onttou rtaiflanceelleseftoienédes 4
Maisons de l'IsleMarivaut;
Estampes, Valençay,Humieres
,
Boulainvilliers, ;
& d'autres Maisons illustres.
Le 31. Mars Mrc Henry
Charles du Cambout
, Evesque de Mets,prit seance
au Parlement en qualitè
de Duc de Coislin
, Pair
de France.
En finissant
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Résumé : « L'Abbaye de la Barre, à Me du Bois. Au [...] »
En mars, Antoine Sicauld, Abbé de Bonlieu, fut nommé évêque suffragant de Lyon. Le même mois, l'Abbé de Dromesnil, aumônier du roi, fut sacré évêque d'Autun le 22 mars dans l'église de la Maison Professe des Jésuites par le Cardinal de Noailles, assisté des évêques de Luçon et de Troyes. L'Abbé de Dromesnil, docteur de Sorbonne, avait obtenu sa licence en 1704 et remporté le prix d'éloquence de l'Académie Française l'année précédente. Il appartenait à la Maison d'Hallencourt, une des plus anciennes et des mieux alliées de Picardie, et était frère d'Emmanuel Joseph d'Hallencourt, Marquis de Droncin. Il était également fils de Louis François d'Hallencourt, Comte de Dromesnil, et de Françoise de Proisi, et petit-fils de Françoise de Boufflers, sœur du père du Maréchal de Boufflers. Les autres filles de la Maison d'Hallencourt avaient épousé des membres des Maisons de l'Isle Marivaut, Estampes, Valençay, Humieres, Boulainvilliers, et d'autres Maisons illustres. Le 31 mars, Henry Charles du Cambout, évêque de Metz, prit séance au Parlement en qualité de Duc de Coislin, Pair de France.
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3361
p. 115-120
« En finissant la seconde Partie je viens de recevoir [...] »
Début :
En finissant la seconde Partie je viens de recevoir [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « En finissant la seconde Partie je viens de recevoir [...] »
En finissant la seconde
Partie je viens de recevoir
la nouvelle de ce
Mariage.
MonsïeurleComte de
Lassay ,ColanèJ.duRégiment
d'Enguien,vientd'époufer.
Mademoiselle de
Montataire, Il est fils d'Armand
de Madaillan de
Lesparre, Marquis de Lassay
, Lieutenant General
pour le Roy des Provinces
cJePrefle, Bugey,Valromay
& Gex.Mademoiselle
de Montataire est fille de
Loüis de Madail lan de
Lesparre, MarquisdeMontataire
5
& de Mariede
Rabutin, fille de feu Mon*
sieus le Comte de Bussi.
•, LaMaison deMadaillanest
originairedeGuyenne,
où elle a possedéde
grandes Terres. Les Seigneurs
de cette Maison
connus dans les anciennes
Histoires fous le nom des
Sires de esparre,ont esté
pendant longtemps Gouverneurs
de cette Province,
où ils ont pris des alliances
avec les plus grandes
Maisons de ce pays
Guillaume Amanieu de
Madaillan Sire de Lesparre,
épousa en I408.Jeanne,
fille aisnée du Comte d'Armagnac
,
dont la grande
mere estoit Princesse de la
Maison de France, & petite
fille deS.Loüis
Le filsaisné de ce Sire
de Lesparre né fous la domination
des Anglois,
soustint rrop opiniatrément
leurParry,aprés avoir
défendu Bourdeauxcontre
Charles septiéme
; ce qui
luy fist perdre la vie, & ses
biens furent confisquées.
La branche cadette de
cette Maison qui estoit dés
lors dans le service des Rois
de France, & connuë fous
le nom desCSe7igneurs de Montataire,a produit des
gens de mente , qui ont
tousjours servy nos Rois
avec beaucoup d'attachement&
dans desemplois
considérables ; & qui ont
continué de prendre des
alliances dans les meilleures
Maisons du Royaume.
C'estdccerte branche à
present la sule de cette
Maison ,qu'est sorty Mr le
Comte de Lassay dont je
vous apprens aujourd'huy
le mariage.
~1roiflart Monstrelet ,
l'Histoire de Foix, d'Avila,
d'Aubigné,Mezeray,
& la Genealogie de la Maison
de France par le Pere
Anselme, rapportent ce
qui est ditcy-dessus
, fit
beaucoup d'autres cliofcs
choses quigrofliroienc
trop ce Memoire.
Partie je viens de recevoir
la nouvelle de ce
Mariage.
MonsïeurleComte de
Lassay ,ColanèJ.duRégiment
d'Enguien,vientd'époufer.
Mademoiselle de
Montataire, Il est fils d'Armand
de Madaillan de
Lesparre, Marquis de Lassay
, Lieutenant General
pour le Roy des Provinces
cJePrefle, Bugey,Valromay
& Gex.Mademoiselle
de Montataire est fille de
Loüis de Madail lan de
Lesparre, MarquisdeMontataire
5
& de Mariede
Rabutin, fille de feu Mon*
sieus le Comte de Bussi.
•, LaMaison deMadaillanest
originairedeGuyenne,
où elle a possedéde
grandes Terres. Les Seigneurs
de cette Maison
connus dans les anciennes
Histoires fous le nom des
Sires de esparre,ont esté
pendant longtemps Gouverneurs
de cette Province,
où ils ont pris des alliances
avec les plus grandes
Maisons de ce pays
Guillaume Amanieu de
Madaillan Sire de Lesparre,
épousa en I408.Jeanne,
fille aisnée du Comte d'Armagnac
,
dont la grande
mere estoit Princesse de la
Maison de France, & petite
fille deS.Loüis
Le filsaisné de ce Sire
de Lesparre né fous la domination
des Anglois,
soustint rrop opiniatrément
leurParry,aprés avoir
défendu Bourdeauxcontre
Charles septiéme
; ce qui
luy fist perdre la vie, & ses
biens furent confisquées.
La branche cadette de
cette Maison qui estoit dés
lors dans le service des Rois
de France, & connuë fous
le nom desCSe7igneurs de Montataire,a produit des
gens de mente , qui ont
tousjours servy nos Rois
avec beaucoup d'attachement&
dans desemplois
considérables ; & qui ont
continué de prendre des
alliances dans les meilleures
Maisons du Royaume.
C'estdccerte branche à
present la sule de cette
Maison ,qu'est sorty Mr le
Comte de Lassay dont je
vous apprens aujourd'huy
le mariage.
~1roiflart Monstrelet ,
l'Histoire de Foix, d'Avila,
d'Aubigné,Mezeray,
& la Genealogie de la Maison
de France par le Pere
Anselme, rapportent ce
qui est ditcy-dessus
, fit
beaucoup d'autres cliofcs
choses quigrofliroienc
trop ce Memoire.
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Résumé : « En finissant la seconde Partie je viens de recevoir [...] »
Le texte annonce le mariage entre Monsieur le Comte de Lassay, Colonel du Régiment d'Enguien, et Mademoiselle de Montataire. Le Comte est le fils d'Armand de Madaillan de Lesparre, Marquis de Lassay, Lieutenant Général pour le Roi des Provinces de CjePrefle, Bugey, Valromay et Gex. Mademoiselle de Montataire est la fille de Louis de Madail lan de Lesparre, Marquis de Montataire, et de Marie de Rabutin, fille du défunt Comte de Bussi. La Maison de Madaillan, originaire de Guyenne, a possédé de grandes terres et ses seigneurs, connus sous le nom de Sires de Lesparre, ont été gouverneurs de cette province. Ils ont contracté des alliances avec les plus grandes maisons du pays. Guillaume Amanieu de Madaillan, Sire de Lesparre, épousa en 1408 Jeanne, fille aînée du Comte d'Armagnac, dont la grand-mère était Princesse de la Maison de France et petite-fille de Saint Louis. La branche cadette de cette maison, connue sous le nom de Seigneurs de Montataire, a toujours servi les Rois de France avec attachement et dans des emplois considérables. Plusieurs historiens, dont Monstrelet et le Père Anselme, rapportent ces informations.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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3362
s. p.
« Selon l'ordre que je me suis proposé pour la division [...] »
Début :
Selon l'ordre que je me suis proposé pour la division [...]
Mots clefs :
Ordre, Division
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Selon l'ordre que je me suis proposé pour la division [...] »
fuis proposé pour la divi.
siondu Mercure,cette3e
Partie devroitcontenir
toutes les especesd'amusements,
dont on paît
égayer un Mercure
mais je n'ymettraypour
ce mois-cy que des Pieces
serieuses.
siondu Mercure,cette3e
Partie devroitcontenir
toutes les especesd'amusements,
dont on paît
égayer un Mercure
mais je n'ymettraypour
ce mois-cy que des Pieces
serieuses.
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3363
p. 2-66
EXTRAIT DES FAITS LES PLUS IMPORTANS CONCERNANTS FEU Mr LE MARÉCHAL DE CHOISEUL.
Début :
La Maison de Choiseul est si connuë dans l'Europe [...]
Mots clefs :
Maréchal Choiseul, Troupes, Roi, Majesté, Prince, Ennemis, Guerre
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT DES FAITS LES PLUS IMPORTANS CONCERNANTS FEU Mr LE MARÉCHAL DE CHOISEUL.
EXTRAIT
DES FÀITS
V
LES PLUS IMPORTANS
CONCERNANTS
FEUM'LEMARE'CHAL
DE CHOISEUL. LA Maison de Choi-
,-
seul est si connue
dans l'Europe pour son ancienneté,
& la Noblesse de
son origine estsi amplement
rapportçc dans le Nobilier
de la Province de
Champagne, d'où elle la
tire, qu'il suffira pour établir
la haute naissance de
Monsieur le Maréchal de
Choiseul, de dire que dans
la preuve qu'ilfit de sa Noblesleen1688.
lors qu'il
fut faitChevalier de l'Ordre
par une genealogie qui remonte
jusqu'à
17 ayeuls &
ayeules; il justifiequeJean de
Choiseul quivivoit audouziémesiécle
son ;onziéfQc
ayeulfit l'hômage-lige avec
la Princesse Alix de Dreux
sa mère, dans untitre: de
l'Abbaye dela Chancedatté
de l'an 1239qu'ildevoit
à l'Evêque deLangres à cau
fc de son Château de Choiseul
,
qu'ils'obligeaàdeux
cent marcs d'argent pour
les conventions du Mariage
de Margueritte de Navarre
avec Ferry II.Duc de
Lorraine,&endonna Ces
Lettres l'an 1149, qu'il
confirma au moisd'Avril
de l'an 1252,,toutesles dotations
queReignier Seigneur
d'Aigremont perc
d'Alix d'Aigremontsafemme,
avoitfâitaux Religieux
del'Abbayede Moritnont
dontilsfont Fondateurst
&de-* celle de Molesme
,
& qu'au mois d'Aoust de
l'ànnée suivante, il promit
à Hugues Comte de Bourgogne
de faire la guerre
auCotme de Champagne,
& de l'aider de Ces Châteaux
de Choiseul& d'Aigremont
,
& qu'en l'an
126 5 ,
il termina un différent
qu'il avoit avec Thibault
Comte de Bar son
Coufin, au nom duquel il
avoit répondu de mil marcs
d'argent pour laseureté des
conventions du Mariage
de ses Enfans avec ceux du
Comte deBourgogne, son
pere qui écoit Regnard de
Choiseul 1
2e ayeul du
Nom. Sirede Choiseul
assigna l'an im, la moitié
de sonChâteau deChoiseul
pour le douaire de -la.
Princesse Alix de Dreux sa
femme )men: dudit Jean de
Choiseul
,
qui étoit veuve
de Gautier de Bourgogne
frere d'Estienne II. Comte
de Bourgogne ; Elle étoit
fille de Robert11. Comte
de Dreux 4e fils. du Roy
Loiâis VI dit le Gros &
d'Alix de Savoye
,
l'an
12 jj, il fut l'une des cautions
du Mariage de Blanche
fille de Thibault Comte
de Champagne, & Roy
de Navarre, avec Jean fils
de Pierre Duc deBretagne :
cette Maison a toujours été
reputée grande dans son
enginc , tous les Historiens
qui l'ont curieufcmçnt
recherchée la croyant sortie
des anciens Comtes de
Langres, &du Bassignyqui
étoient Souverains, dont
plusieurs Branches se font
conservées, JLïtejuàprêtent.
LesMarquis de Langres, Barons
dïAmbonnéville, & de
Beaupré; les Barons de Meuse
,
Marquis de Germay ; les
Comtes de Che'Vigny) les Bâtonsd'Aguelly
; lesSeigneurs
:
de Villars & de Bussieres ;
les Marquis de Praslain Comtes
du Plessis &Ducs de Choiseul
Pairs de France
,
d'où
sont issus les Maréchaux de
Praflain & du Plejfis ; les
ComtesdHostel> & les Seigneurs
de Voteau.
Mr leMaréchal de Choiseul
cft né le dernier Decembrc
1632.. & morele1j
Mars 1 7 11. âgé de 78 ans
deuxmois& 15 jours. Il
étoit fils de Loüis. de Choiseul
,
Seigneur Marquis de
Francieres, Lieutenant General
des Armées du Roy,
Grand Bailly & Gouverneur
de Langres. Il s'appelloit
Claudede Choiseul Marquis
deFrancieres, Premier
Maréchal de France
,
Chevalier
des Ordres du Roy,
Gouverneur des Ville &,
Citadelle de Valenciennes,
GrandBailly&Gouverneur
de laVillede Langres,
-
-
En l'année1649. dés Tige
de 16. ans il commença
à donner des preuves de son
courage,en servant de Vo
lontaire jusqu'au temps que
le Marquis de Franciere fart
pere,luy avant cédé la Compagnie
qu'il avoit dans le
Régiment du Grand Prince
de Condé,il se trouva en
cette qualité au combat de
Vurysur Seine, appelléle
combat S. Antoine, oùil
mérita
, par la valeur qu'il y
fit paroistre
,
le Regiment
de Cavalerie, dont Sa Majessé
lhonnora en 16 3.
temps oùil n' y en avoit que
huit au neufen France, ce
que leCardinal Mazarin luy
ditavant d'obtenir cc Régiment
,est digne de rermaque
; on l'appelloit alors le
Comte de Choiseul, nom
qu'il a toujours porté depuis,
jusquace qu'ilaitesté
fait Maréchal de France : il
avoir combattu en cetce fameusejournée
avec tant de
courage à la tête du Régiment
de Coridé, où la
plupart des Officiers furent
tués, & il s'estoit si fort ex- posé qu'il y futblessé ÔC
pris prisonnier,leCardinal
le voulutvoir,& luy parla
en cette forte: Monsieur
evousavezbienfaitniais voûï
ave% malfaitvous avek bien
fait en combattant en -tre^~
brave hommé, maisvousavez
malfaitdeservircontreleRoy
vôtre Maistre ; le Comte de
Choiseul luy répondir.-Â/arë.
siuerjesuisencore trop jeune
pourfaire des refléélions3jfajf
obéi aveuglémentàmon Pere;
le Cardinal luy répliqua:
Hé bien, fyîonficur
,
le Roy
seravostre premier Pere
y
alltz
Chf'{--WNS attendre fis ordres
Eneffet quelque tempsaprès
onluy envoya le Brevet de
Mettre de Camp de Cavalerie,
qu'ilreçût del'agrément
même de Monsieurle
Prince; il se signalaà la tête
de son RegimentauxSièges
deMouzon & de Sainte
Menehoult,en 1654. àceluy
d'Arras, où les Ennemis
qui attaquoient cette Place,
ayant esté forcez dans leurs
retranchemens,ildeffità
la tête de son Régiment cc:
luy d'Obock, dont ilgagna
les Timballes,SaMajesté eu
fut sicontente,qu'Elle IUY
accorda une pensionde mil
écus, qui estoit pour lors
sort considerable. En16
il se trouva aux Sieges de.
Landrecies, Condé & S.
Guillain, & àce dernier
ayant joint la capacitéauf
courage, il opposa si à propos
quelques Escadrons aux
Ennemis, qu'il facilitabeaucouplaréduction
decette
Place.
1 En1656.ausiege deValenciennes
,
les Ennemis
ayant attaqué le Maréchal
de la Ferté qui y comman-; doit,le Comtede Choiseul ;
par sa vigilance & par sa
valeur
,
donna moyen au
Marquis de Renelde retirer.
les Gardes Suisses restées
dansles Tranchées,où ellles.
auroient esté accablées par
le grand nombre des Ennemis.
En 1657.lorsque feu
Monsieur le Maréchal de
Turenne investitCambray
la fermeté que le Comte do)
Choiseul témoigna en attendant
avec 12. Escadrons
seulementles ennemis, qui
enavoient trente&quivenoient
pourtomber surles
bagagesdel'Armée,qu'ils
auroient pillez, cette fermeté
leséconria tellement,
qu'ils seretirèrentsans oser
rienentreprendre.En1658.
sonmenteaugmentant de
jour en jourluyacquit avec
raison la confiance des Ge"
neraux ,le Maréchal de la
Ferté luy donna le, Commandement
d'unCorps.de
deux mil hommes, pour
couvrir Landrecies, le
Quesnoy &les Places voisines,
pendant qu'il aflîegeoitSaineVenant&
Mardick,
&que le Maréchal de
Turenne&ttaquoit DpnKçtque.
En
En 1664. après la Paix
des Pyrenées, le Comte de
Choiseul n'ayant plus d'occasson
en France designaler
sa valeur, il demanda
d'aller à la tête d'un Regiment
en Hongrie avec
les Troupes que Sa Majesté
envoya au secours de l'Empereur
,
qui arresterent par
le gain du fameux Combat
de Saint Godard le cours
des prosperitez des Armées
Ottomanes. Ilse signala
fort en cette occasion.
En 1667 le Comte de
Choiseulfut faitBrigadier
des ArméesduRoy&dans
la guerre qui recommença
alors il donna de nouvelles
marquesde sa capacité& de
son zele, En 1668. aux sieges
de Tournay., Doüay
& Lisle, que Sa Majestésir
en personne, il fut détaché
pour chercher le Comtede
Martin
,
commandant les
Troupes Espagnolles yit
dessità latête du Regiment
d'Hostein ce célébré Général,
&,fit beaucoup d'Officiers
prisonniers, cette doffaite
fut encore remarquable
par laprise de Don*
Antoine de Cordouë
,
qui
commandoit la Cavalerie
Espagnolle.
En1669. leComte de
Choiseul fut fait Maréchal
de Camp, & envoyé en
Candie, où il demanda d'alleér
avec les Troupes que le
Roy y fit passer au secours
des Venitiens : Il répondit
tellement par ses actions à
la bonne opinion qu'on
avoit de sa capacité
, que
les Venitiens ,& le Sieur
Morosini, leur General, en
firent des Eloges, qui ont
cIe rendus publics partoute
l'Europe ; ils reconnurent
authentiquement combien
sa presence leur avoircfté
necessaire, lorsqu'estant
demeuré à ce Siège feulearjenc
avec six cens hommes
après rembarquement du
leste des Troupes
-
de Sa
Majesté il dit au General
Morosini : Les François n'aandonnent
point leurs amis
sans les mettre au moins en
seureté, quand il est impossible
de leur procurer la victoire.:
Ensuite il fit un tel effort
avec Ces six cens hommes,
(jtui epoussa les Turcs, &
lui donnal ieud'obtenirune
Capitulation honorable, dans le moment qu'il devoitpérir
avec toute &
Garnison.
La Republique de Venise
fut si touchée de cet important
service,qu'elle ordonna
à son Ambassadeur à Paris,
d'aller de sa part faire
des complimens &:des remercimens
au Comte de
Choiseul, dontils'acquitta.
En 1671. àla Guerre de
Hollande il se distingua
aux Sieges d'Arnheim, du
Fort de Schinck, de Nime:
gue, de Crevccoeur
, & de
Bomel.
;
En 1673. à la deffese
de Prague près de Wesel, qu'il ne gardoit qu'avec un
Bataillon & une Compagnie
de Cavallerie
,
il arrêrai
tout court le Prince d'o.
range,qui ne pût le forcer
avec toute son Armée.:
En 1674.il se distingue
au Combat de Seneff. '.;
En 1675.ilcommande
un Corps de Troupes pen..
dant l'EstésurlaMeuse,&
l'Hyver en Lorraine fous le
M^t&chal de Rochefort il
pritla Ville de Deuxponts,,
& plusieursChafteaux.
En 1476. le Comte de
Choiseul fut fait Lieutenant
General des Armées;
du Roy:Il deffit cette même
année une Efcortc tresconfiderable
de Fourageurs,
& lorsque le Maréchal Duc
de Luxembourg se retira
fous Saverne, le Comte de
Choiseul conduifir l'Arrieregarde
de l'Armée qu'il
commandoit, & la garantit
par sa bonne conduite du
rilque qu'elle couroit d'être
entamée par l'Aimée^ çanemie.
En 1677. il se trouva à
la Journée de Cochsberg,
où l'Armée des Ennnemis
fut défaire, il avoir déjà
disposé toute l'Armée,
quand le Maréchal de Crequy
arriva juste pour avoir
Thonneur de la victoire,
MonsieurdeChoiseul finie
cette campagne par le
siege de Fribourg.
En 1677. ilattaqua avec
le même succès un Corps
de Troupes des Ennemis,
fit plusieurs Prisonniers,apprit
beaucoup de bagages
cetteactionfut, suivie d'une
autre
autre prés Rhinfeld
,
où il
força & battit les Ennemis
retranchez, prit SeKingen.
aprés s'être rendu Maistre
d'un Poste qui en estoit
proche.
En 16-, p. il se trouva à
laprise des Forts de Stras
bourg,& battit l'arrieregarde
des Ennemis prés de
Minden.
Son merite & sa capacité
s'estant fait remarquer dans
tous les endroits où ila fer-
.J
vi; le feu Electeurde Cologne
le demanda au Roy
en 1684. pour commander
son Arméeenqualité de General
& FeldMaréchal, & il
est dit dans le monde à ce
sujet, qu'une personne puissante
qui ne lui estoit pas
favorable, dit au Roy que leComte de Choiseulestoit
un Officier tres-capable
,
mais qu'il avoitla veuë basse;
à quoi Sa Majesté répliqua
il en verra mes Ennemis de
plus prés.
Il réduisit la Ville de Liege
à l'obeissance de cet Electeur,
par une action qui eue
esté temeraire s'il y eut eu
unmeilleur party à prendre;
maisla témérité devient pruetice
en certaines extremitez
où l'audace est necessaire
pourintimider ceux qui vous
accableroient par le grand
nombre un petit parti qui
tenoit encore pour l'Electeur
dans la Ville contre
cinquantemille revohez
en armes, lui livrant une
des portes, par laquelle il
entra avec sa seule Compagnie
des Gardes, pendant
que toute son Armée étoit
derriere
, un des Mutins le
coucha en jouë avec un fusil
bandé pour le tuer;son Capitainc
desGardes se jetta dcf,
ÍUs, & l'alloit tuer d'uncoup
depistollet ; mais leComte
de Choiseull'empêcha en;
cliant; ah ne luifaitespointde
mal, ilestassezpuni,puisqu'ila
peur; en fuiteil sempara sans.
perdre temps de toutes les
places&des avenues par le
moyen du party
-
qu'il avoic
dans la Ville,destrouppes
qu'il y fit entrer sur le
champ;cette richeVillevoulut
luyfaire present d'une
somme tres-conisiderablea
qu'il refusa
, coûtent du
present de l'Electeru qui
lui donna uneépée garnie de
diamants, & quatre picces
de canons qui sont sur la
principale Tour du Chas.
tcaud'Irouer en Bourgogne,
parBrevet de Sa Majesté.
En 1689. il commanda
un Corps separé sur le haut
Rhin, pour s'opposer à fEJelèeûr:
de Bavierre qui le
trouva posté, de maniéré
qu'il n'osa rien entreprendre
avec toute son armée, quoy
que le Comte de Choiseul
n'rot que trente-deux Efèadrons
fous ses ordres, & un
RegimentdInfanterie. Il
prie à la fin de la Campagne
Bretten dans le Marquisat de
Baden, fit prifonnicrs 600
hommes quiétoient dedans,
& repoussa un Corps de
Troupes qui s'estoit approché
pour la secourir.
-
En 1690. il continua ses
services en Allemagne fous
le Maréchal de Lorges, en
1 6 9 1. il fut envoyé à
S.Omer, à desseind'yassemblerun
corps detroupes
; les Ennemis menaçany
d'attraquer nos Places Maritimes
,
& en 1692. il servit
en ladite qualité de Lieutenant
général
,
fousle Marechal
de Bellefond
,
le long
des Costes de Normandie.
Au mois de Mars 1693.
le Comte de Choiseul fuy
fait Maréchal de France,
lamêmeCampagne de1693.
il commanda en sécond l'Armée
d'Allemagne,que Mr
le Maréchal de Lor ge comme
son ancien commandoiy
en chef; Mr le Maréchal de
Choiseulla commanda fcul
pendant quelque temps ;
Mr le Maréchal de Lorge
estant allé au devant de
Monseigneur&de son Armée,
que conduisoit Monlïeur.
le Maréchal de Bouf
flers.
En 1694. Mr le MaréchaldeChoiseul
fut nommé
,
pour commander surles
Costes Maritimes du Ponent
une Armée pour s'apporer
aux enrreprifes des Ennemis;
il commandoit dans toute
l'etenduë des Provinces de
Normandie & Bretagne ,
comme General d'Armée,&
comme Gouverneur, de maniéré
que Sa Majesté en l'honorant
de cet Employ
,
lui
dit je vous donne le même
Commandement, avec la
même authorité qu'avoit
mon frere la campagne dernière;
en sorte que ses ordres
depuis le Conquest par delà.
Brest se portoient jusqu'au
Treporc au delà de Dieppe;
ce qui fait plus de cent quatrevingt
lieues.
En 1695. Mr le Maréchal
de Choiseul eut le même
Commandement sur les
Costes de Normandie & de
Bretagne, Dieppe;qui se trouvoie
éloigné de plus de 60
lieues de la Hogue, où il campoit
avec son Armée fut
bombardé par les Ennemis
& sort endommagé, le Maréchal
de Choiseul quelque
.diligence qu'il sit nayant pû
s'y rendre assez tost, il prévint
les Ennemis au Havre qu'ils
bombarderent ensuite avec
furie; mais par sa prévoyance&
par les bons ordres qu'il
donna dans la Ville; les Ennemis
après avoirresté devant
trois jours & trois nuits,
furent obligez de se retirer
après y avoir perdu leur plusgrande
Galiotre, qui fauta
d'une deno s bombes;on prit
tout ce qui estoit dessus ;ils
esperoient dans la terreur où
tout ce Pays se trouvoit;s'emparer
de cette Ville que le
Bourgeois avoit entièrement
abandonné en laissant lesportes
de la Ville ouvertes, &
même le Commandant , quoi- que jusqueslà connu
pour un brave homme, se
trouvoit saisi de la même
crainte,&s'étoit enfermé dans
une tour dont il n'osoit fortir
avant que le Maréchal de
Choiseul fut arrivé; lequel
par sa presence & par ses (agesprécautions
sauva l-el Ville
de l'incendie; il n'y eut seulement
que deux ou trois maifons
endommagées ou brulées.
En 1696 ,
Sa Majesté
nomma Mrle Maréchal de
Choiseul pour commander
en chef son Arméed'Allemagne,
avec laquelle il
passa d'abord le Rhin, &
-
subsista longtems dans le
Marquisat de Baden aux
dépens desEnnemis; cfrfuite
ayant repassé éèfleuvê
avec son Armée, il marcha
jusques auprès de Mayence
,jusqu'à ce que la
substance luy manquant,
il fut obligé de remonter
fut le ruisseau duSpirback,
qu'il occupa dans toute son
étenduë,depuis Neustat jusqu'à
Spire
,
qui font5grandeslieuesd'
Allemagne.Mr le
Prince de Baden ayant passé
le Rhin à Mayencc avec
toutes les forces de l'Empire
qui rendoient son Armée
plus nombreuse d'un
tiers que cclle de Sa Majesté,
quoy qu'elle eûtesté
jointe par un corps détaché
de celle de Flandres , commandé par Mr le Marquisd'Harcourt
Lieutenant
General, publioit aussi-bien
que tous les Alliezqu'il aL
loit faire le siege de philisbourg
ou celuy de Landau
,
& ravager l'Alsice.
Il avoit à sa suite toute
l'artillerie, &les munitions
de guerres necessaires
,
&
ses magasinsassurez ; fou
projet paroissoitbon, aucun
General jusques
-
là
n'avoit pensé de garder un
si grand espace de pays,
avec une Armée fort infe- ;
ricure à celle de son Ennemy
,
n'ayant pour se couvrir
qu'un simple Ruisseau
gayable, & presque deses- ¡,
chépar tout, sans aucuns
retranchemens. Mnsieur
le Maréchal de Choiseul
fit feulement à la haste relever
un peu de terre le long
dece ruisseau,& quelques
abatis d'arbres. Le Prince de
Baden marchoit à luy à
grandes journées, ille trouva
campé en cetétat,ayant
sa droite appuyée à Spire,
c'est à dire, au Rhin, sa
gauche à Neustat
petite
»
Ville au pied de la Montagne,
& son centre fortifié
de quelques redoutes,
&
d'arbres abatus, sa fituation
, & plus encore l'alfu.
rance de son Armée fous
un tel General, arresta tout
court le Prince de Baden ; il s'amusa à cannoner un
Château au-dessus de Neuflac
qu'il ne prit point,
non plus que cette Ville
qui n'auroit pas tenuë contre
un détachement de cent
Dragons, quoy qu'ellefût
de son côté au-delà dudit
ruisseau,& après avoir passé
trois semaines, les deux
Armées en presence à se
cannoner de part & d'autre,
Mrle Prince de Baden fc
retira ,
retira, & finit la campagne,
sonArmée en tres mauvais
état, ayant beaucoup souffert.,
sur tout sa Cavalerie,
celledu Roy ayant auparavant
consommé ce qu'il
y avoit de fourages,au lieu
quecelle deSa Majesté avoit
aborrdahcedetouteschoses;
sanstrop loüer Mr le Maréchalde
Choiseul, on peut
dire que ce parti hardi qu'il
prit de luy-même contré
l'avisde plusieurs Officiers
Généraux, est un trait de
grand Capitaine, & des
plusexpcîrimeiitez.1
En 1627.il continua le
même commandement CD
Allemagne, subsista longtems
avec son Armée aLi
prés de Mayence aux dépens
des Ennemis, pendant que
Mr le Prince de Baden avec
celle de l'Empire assembloit
de l'autre côté du Rhin
plusieurs ponts pour passer.
ce fleuve, & ravagerl'Alsace
; Mr le Marechal de
Choiseul pour l'empêchec
marchaàl'entréedela nuit,
avec tant dediligence qu'cD
moins de trois joursil avoit
passé le Rhinau FortLoüis
avec toute son Armee , armes
, canons & bagages,
& campa au milieu du Mat*
quisatde Baden,ayant fait
plusde trente lieuësd'Allemagne
; Mr le Prince de
l'autre, côté du Rhin, pour
lobserver ,croyant que
nôtre Illustre General, vouloit
feulement couvrir l'Alface
, comme il en faisoit
courir le bruit,fut dans un
étonnement incroyable d'aprendre
que l'Armée du
Roy innondoit son propre
Païs,tous sesprojetsenfurent
deconcertez;ilnepensa
plus qu'à couvrir l'Allemagne
où l'Armée du Roy
subsista la plus grandepartie
de la campagne au desfous
& au-dessus de Strasbourg,
où le Maréchalde
Choiseul auroit emporté de
grands avantages, sans les
pluies qui tomberent pendant
prés d'un mois sans
discontinuation,&qui rendirent
les chemins tellement
impraticables qu'il fut impossible
d'attaquer les Ennemis
dans leurs retranchemens
le long de la Montagne
; cet espece de deluge
embarassa même extrêmement
l'Amée du Roy dans
sa retraite, où les Ennemis
parurent inutilement
pour donner sur l'arrierc..
garde,ils ne purent l'enta.
mer par aucun endroit:
elle subsista le reste de la
campagne toujours aux dépens
des ennemis au Païsde
la Saarre
,
où les ordres
arriverent pour une cessation.
d'Actesd'Hostilitez
de part &d'autres en attendant
la fin du Traité de Paix
qui fut conclu à Rifwick ;
Mrle Mareschal ds Ghoiseul
à son retour à la Cour
aprèsavoir rendu compte
au Roy de sa Campagne, luy representat que sa santé
& sa vûe eftoienr si fort affoiblis
qu'il estoit obligé
de dire à Sa Majesté, avec
regret, qu'il ne se trouvoir.
plus en estat de pouvoir
aller à la guerre à l'avenir,
& qu'il estoit heureux d'en
sortir avec l'honneur de son
<eftimë ; le Roy luy repon?-
dit avec bonté qu'un Homme
commeluy luy seroit
toûjoursnecessaire.
Eusuite SaM. pour mac--
quer qu'Elle étoit contente
de ses services, de son propre
mouvement, ju geant
qu'il n'avoit pas assez de revenupour
subsister convenablement
selon son rang,
changea le Gouvernement
qu'il avoit de Saint Orner
,
qui ne valoir que 12 mil
livres à celuy de Vallenciennes.
quiest de 30 mil
Ivres.,
Au commencement de
Jannéç'1707érpnt.devenu'
leDoyen des. Maréchaux
de France, par la
mort de Mr le, Marefcb^l
d'Estrées, malgré la màtivaisesanté,
il fé donna
tout entier aux affaires de
la Mareschaussée jusqu'au
mois de Fevrier 1711,
que se sentant afforblir
beaucoup
,
il supplia- Sa
lMajcll:é de trouver bon
qu'ilquittât ce tra~ait~~u~c
sa santé neluypouvoit plus
foût-t-ilit-) le Roy k luy
permit avec Eloges,die
qu'ilapi^buvbittôûjours
que-lèsj Ht>mrnSs?dè diftitlaion
,commeluymissent
un intervale entrela vie
& morè ,SaMajestédit
qu'il
qu'il le prioit de conserver
la santéd'un Homme qu'il
avoit toûjours estimé.
A sa mort qui arriva
le quinze Mars, c'est-àdire
, fort peu de tem ps
après,SaMajesté dit publiquement
à son sujet, qu'-
Ellevenoitde perdre un
vertueux Gt--litilï.hon-Ime
:
grandElogo danslabouche
d'un Roy,qui parlant [don
r
son coeurcomprend f-ou'$lc'è-,-
mot devertueuxtout ce
; qui peut faire le Panegirique
d'un grand Homme.
LorsquesaFamilleallaannoncer
cettemort à Sa M;,,,
& témoigner sadouleur sur
cette perte, SaMajestérépondit
je perds aussi un Sujet
qui m'a rendu d'importants
fervices, &qui a sçûrendre
dignementla Justice ;
SaMajestéavoit un si grand,
fonds de confiance en sa
probité &sincerité
, qu'en
plusieurs rencontres Elle a
cité, pour faitsconstants,
cequ'Elle sçavoit par luy,
en disant, Cboifeulmcula
dit. ii On a fort admiré dans
le Monde la maniere
dont il remit la Connétablio
entre les mains du
Mareschal de Villeroy
soïs esprit fain & entier,
sa santé luy promettoit encore
plusieurs annéesde
vie; mais il vouluen'être
plus occupé que des foins
de son salut,& de l'arrangement,
de ses affaires ,-&
lors que quelque tems a près
il vit sa santé diminuer
il preparoit luy-même se,s
Amis à une separation qui
l'attendrissoit sans s*allarmer.
Enfin quand on luy
annnonça qu'il falloitfonger
à ses Sacrements
,
il
dit d'un air ferme & gracieux.
t^ous me faites plaifr
, car je me sens diminuer;
il eut l'aprésmidy
une conversation avec Mr
l'Abbé Fl.., homme
doüé d'un profond sçavoir
& d'une aussi grande pieté,
aveclequel il en avoir déja
eu plusieurs de cette manière
: Le foir il seconter
ôç le sit avec grande présence
d'esprit le lendemainqui
estoit le Vendredy
matin 13 Mars
,
il recût
le saint Viatique & l'Extrême-
Onction; repondant
à toutes les Prières,
avec une humilité, unepiété
& une édification admirable
;le reste dii jour ille
passa tranquillement, , parlantavec
une entiere connoissance
; même le soit
son Domestique luy parlant
d'une querellede deux
Medecins qui estoient prests
à se battre dans son antichambre
,
sur un remède
qu'onvouloitluy donner,
il répondit en riant
,
ilssi
battent pour peu de chose
le peu de , vie qui me reste
ne vaut pas la peine de disputer
; >ynais il faut pourtant
mourrir dans les formes ; la nuit sepassa encore assez
bien; mais sur lesquatre
heuresdumatin, ilfut
fort agité, il fallutle lever
dans son fauteüil
,
où il
resta, du temps ; mais ne
pouvant plus tenir, on le
remit au lit avant midy , auquel temps il ne parla
presqueplus, mais il entendoit
& serroit la main
à son Confesseur en embrassant
le Crucifix; le Samedy
jusqu'à minuit,il
fut à peu prés de Inefrne',
-
en empirant toûjours jut:
qu'au Dimanche à midy
1 5 Mars qu'il expira, sans
aucune violence
, comme
une lumière qui s'éteint
faute d'huile.
, Mr le Maréchal de
Choiseul à la mort de
son pere quil'avoittoûjours
flaté de luy laisser
trente mille livre de rente,
trouva plus de dettes
que debiens; on luy
proposa de prendre des
,
Lettres, d'Etat
3,
pour
.pouvoiravec* le/tenis,
s'aqufetêr petitàpetit
sans s'incommoder;non,
: dit-il ; il vaut mieux
-siftcômàderquedéfaire
attendre ceux a qui l'on
doit ; ensuiteilassembla
tous les Créanciers
de sa Maison, S( leur
distribuà les Terres dont
,
il auroit pû joüir long-
,
tems malgré eux, & seroit
restésans bien si le
Roy parses bien-faits ne
-
l'eût mis en étatdesub-
: sister.fplong -Ilfèroittroplongde
raporter toutes sesactions,
dejufticc,&C de
rgénerofité , ilprenoit
souvent sur fbii necef-
-- saire pour aider ses proches,
ses amis, & ceux
quis'atachoientàluy. Il
n'y a jamais eu un meilleur
parent,un meilleur
Ami, ni un meilleur Maître;
en un mot, le grand
nombre d'actionséclatantes
publiques & particulieres,
Tiinformioé
desoncaracterependant
une longue vie ; le jugement
des plus grands
Hommes du dernier Siecle,
qui l'ont loüéhautement
, prouvent bien
lemérite du coeur &
de l'esprit de ce grand Homme.
En effet, peut-on gagner
tant de suffrages,
réussir dans unsi grand
nombre d'entreprises ,
,
se conduire pendant
soixanteans, à la Cour,
à la Guerre,dans lavie
privée,& dans les conjonctures
les plus delicates,
avecune équité parfaite,
un honneur franc,
une exactebien-seance,
& une fermetéinébranlable
, sans avoir un
grand coeur, un bon
sens, un jugement seur,
& un grand fond de veritableesprit.
Mr le Maréchal de
: Choiseul ne1 se piquoit
<point de cette subtilité
,degenie y&C de cette
-politique rafinée, qui
fait le méritede la plus-
- part des Courtisants;
son grand coeur en ref,
fufoit l'étude, &en mé-
"prifoir l'usage:Iln'avoit
.pas besoin d'Art, lavivacitédu
sentiment luy
rfuffifoic faloit - il agir,
falait-ilparler dans une
occasion importante, il
agissoit, il parloit avec
une promptitude ,. ôc
,. une justesse dont les plus
deliez Courtisants ,au..,
roient fait un grand
honneur à leur esprit. i Ila eu le bonheur de
n'en sçavoir point trop,
&de se laisser conduire
par une nature excellen-
-,
te, quilatoûjoursporté
droit à ce qu'il y avoit
de plus raisonnable, &c
de plus vertueux; aurions-
nous en sa personne
le modelleparfait
d'un Gentil-homme ;1,
s'il eûttantsubtilisé surles
principes de la vertus
-& de l'honneur, & H.
lesentiment chez luy eût?*
été embarassé par les
raisonnements delaPhi-1-
lofofie &delaPolitique,
en plusieurs occasions,
dans des tems dificiles,
son honneur Se la reli—>
giondesonsermentsurent,
tentez par l'interest,
d'une grande fortune;
il né fut point assezrafiné
politiquepour se former
denouveaux devoirs par
des raisonnements fub-
19s
, en ces occasions
,
il répondoit gauloise—
ment; il nJcft pas en
moy de faire cela,j'aimerois
mieux mourIr.
Enfin l'ame du Maréchal
de Choiseul étoit
celled'un véritableChelier
Gaulois, verseuse
> confiance
,
intrepide
:1
comme celle des Guesclins,
& des Bayards
,
Pi pendant soixaute ans
comme le modele denô-î
tre.gncieiiiie ?.&£ verjta-i
hle iClicvaiçe : i:
Je parojtroisufurpec.
les droits de la Chaire,;
&entreprendre. l'Osai-;
son Funebredu Masê-î
chal de Choiseul ,ii je.)
voulois montrer,icy,dans
touc leurjour le$;gfàndsî
sentimens - quil'ani- ,,'
moient 8c qui fori
moient en luy ce çoncert
de vertus qui fait le
parfait honneste hotn.
me & le veritable Chrétien
, cette bonté
, cette
humanité
,
cettecharité1
extrême d
:l ce pardon
courageux des injures,
jointà cette suprême valeur;
cette libéralité exercée
de bonne foy ôtiecrettement
sur desennemis,
sur desingrats; ces
vertus sublimesdansun
homme simple font hon..
neur à l'homme & à la
Religion:oüy, l'on peut
dire que l'homme& la
Religion luy ont obligation
d'avoir fourni une
preuve vivante &inCOfl.
testable, que les conseils
de l'Evangile sont sondez
dans la bonne nature,
&que le véritable
heroïsine du monde ne
peut estre perfectionné
qtuiepaanr
DES FÀITS
V
LES PLUS IMPORTANS
CONCERNANTS
FEUM'LEMARE'CHAL
DE CHOISEUL. LA Maison de Choi-
,-
seul est si connue
dans l'Europe pour son ancienneté,
& la Noblesse de
son origine estsi amplement
rapportçc dans le Nobilier
de la Province de
Champagne, d'où elle la
tire, qu'il suffira pour établir
la haute naissance de
Monsieur le Maréchal de
Choiseul, de dire que dans
la preuve qu'ilfit de sa Noblesleen1688.
lors qu'il
fut faitChevalier de l'Ordre
par une genealogie qui remonte
jusqu'à
17 ayeuls &
ayeules; il justifiequeJean de
Choiseul quivivoit audouziémesiécle
son ;onziéfQc
ayeulfit l'hômage-lige avec
la Princesse Alix de Dreux
sa mère, dans untitre: de
l'Abbaye dela Chancedatté
de l'an 1239qu'ildevoit
à l'Evêque deLangres à cau
fc de son Château de Choiseul
,
qu'ils'obligeaàdeux
cent marcs d'argent pour
les conventions du Mariage
de Margueritte de Navarre
avec Ferry II.Duc de
Lorraine,&endonna Ces
Lettres l'an 1149, qu'il
confirma au moisd'Avril
de l'an 1252,,toutesles dotations
queReignier Seigneur
d'Aigremont perc
d'Alix d'Aigremontsafemme,
avoitfâitaux Religieux
del'Abbayede Moritnont
dontilsfont Fondateurst
&de-* celle de Molesme
,
& qu'au mois d'Aoust de
l'ànnée suivante, il promit
à Hugues Comte de Bourgogne
de faire la guerre
auCotme de Champagne,
& de l'aider de Ces Châteaux
de Choiseul& d'Aigremont
,
& qu'en l'an
126 5 ,
il termina un différent
qu'il avoit avec Thibault
Comte de Bar son
Coufin, au nom duquel il
avoit répondu de mil marcs
d'argent pour laseureté des
conventions du Mariage
de ses Enfans avec ceux du
Comte deBourgogne, son
pere qui écoit Regnard de
Choiseul 1
2e ayeul du
Nom. Sirede Choiseul
assigna l'an im, la moitié
de sonChâteau deChoiseul
pour le douaire de -la.
Princesse Alix de Dreux sa
femme )men: dudit Jean de
Choiseul
,
qui étoit veuve
de Gautier de Bourgogne
frere d'Estienne II. Comte
de Bourgogne ; Elle étoit
fille de Robert11. Comte
de Dreux 4e fils. du Roy
Loiâis VI dit le Gros &
d'Alix de Savoye
,
l'an
12 jj, il fut l'une des cautions
du Mariage de Blanche
fille de Thibault Comte
de Champagne, & Roy
de Navarre, avec Jean fils
de Pierre Duc deBretagne :
cette Maison a toujours été
reputée grande dans son
enginc , tous les Historiens
qui l'ont curieufcmçnt
recherchée la croyant sortie
des anciens Comtes de
Langres, &du Bassignyqui
étoient Souverains, dont
plusieurs Branches se font
conservées, JLïtejuàprêtent.
LesMarquis de Langres, Barons
dïAmbonnéville, & de
Beaupré; les Barons de Meuse
,
Marquis de Germay ; les
Comtes de Che'Vigny) les Bâtonsd'Aguelly
; lesSeigneurs
:
de Villars & de Bussieres ;
les Marquis de Praslain Comtes
du Plessis &Ducs de Choiseul
Pairs de France
,
d'où
sont issus les Maréchaux de
Praflain & du Plejfis ; les
ComtesdHostel> & les Seigneurs
de Voteau.
Mr leMaréchal de Choiseul
cft né le dernier Decembrc
1632.. & morele1j
Mars 1 7 11. âgé de 78 ans
deuxmois& 15 jours. Il
étoit fils de Loüis. de Choiseul
,
Seigneur Marquis de
Francieres, Lieutenant General
des Armées du Roy,
Grand Bailly & Gouverneur
de Langres. Il s'appelloit
Claudede Choiseul Marquis
deFrancieres, Premier
Maréchal de France
,
Chevalier
des Ordres du Roy,
Gouverneur des Ville &,
Citadelle de Valenciennes,
GrandBailly&Gouverneur
de laVillede Langres,
-
-
En l'année1649. dés Tige
de 16. ans il commença
à donner des preuves de son
courage,en servant de Vo
lontaire jusqu'au temps que
le Marquis de Franciere fart
pere,luy avant cédé la Compagnie
qu'il avoit dans le
Régiment du Grand Prince
de Condé,il se trouva en
cette qualité au combat de
Vurysur Seine, appelléle
combat S. Antoine, oùil
mérita
, par la valeur qu'il y
fit paroistre
,
le Regiment
de Cavalerie, dont Sa Majessé
lhonnora en 16 3.
temps oùil n' y en avoit que
huit au neufen France, ce
que leCardinal Mazarin luy
ditavant d'obtenir cc Régiment
,est digne de rermaque
; on l'appelloit alors le
Comte de Choiseul, nom
qu'il a toujours porté depuis,
jusquace qu'ilaitesté
fait Maréchal de France : il
avoir combattu en cetce fameusejournée
avec tant de
courage à la tête du Régiment
de Coridé, où la
plupart des Officiers furent
tués, & il s'estoit si fort ex- posé qu'il y futblessé ÔC
pris prisonnier,leCardinal
le voulutvoir,& luy parla
en cette forte: Monsieur
evousavezbienfaitniais voûï
ave% malfaitvous avek bien
fait en combattant en -tre^~
brave hommé, maisvousavez
malfaitdeservircontreleRoy
vôtre Maistre ; le Comte de
Choiseul luy répondir.-Â/arë.
siuerjesuisencore trop jeune
pourfaire des refléélions3jfajf
obéi aveuglémentàmon Pere;
le Cardinal luy répliqua:
Hé bien, fyîonficur
,
le Roy
seravostre premier Pere
y
alltz
Chf'{--WNS attendre fis ordres
Eneffet quelque tempsaprès
onluy envoya le Brevet de
Mettre de Camp de Cavalerie,
qu'ilreçût del'agrément
même de Monsieurle
Prince; il se signalaà la tête
de son RegimentauxSièges
deMouzon & de Sainte
Menehoult,en 1654. àceluy
d'Arras, où les Ennemis
qui attaquoient cette Place,
ayant esté forcez dans leurs
retranchemens,ildeffità
la tête de son Régiment cc:
luy d'Obock, dont ilgagna
les Timballes,SaMajesté eu
fut sicontente,qu'Elle IUY
accorda une pensionde mil
écus, qui estoit pour lors
sort considerable. En16
il se trouva aux Sieges de.
Landrecies, Condé & S.
Guillain, & àce dernier
ayant joint la capacitéauf
courage, il opposa si à propos
quelques Escadrons aux
Ennemis, qu'il facilitabeaucouplaréduction
decette
Place.
1 En1656.ausiege deValenciennes
,
les Ennemis
ayant attaqué le Maréchal
de la Ferté qui y comman-; doit,le Comtede Choiseul ;
par sa vigilance & par sa
valeur
,
donna moyen au
Marquis de Renelde retirer.
les Gardes Suisses restées
dansles Tranchées,où ellles.
auroient esté accablées par
le grand nombre des Ennemis.
En 1657.lorsque feu
Monsieur le Maréchal de
Turenne investitCambray
la fermeté que le Comte do)
Choiseul témoigna en attendant
avec 12. Escadrons
seulementles ennemis, qui
enavoient trente&quivenoient
pourtomber surles
bagagesdel'Armée,qu'ils
auroient pillez, cette fermeté
leséconria tellement,
qu'ils seretirèrentsans oser
rienentreprendre.En1658.
sonmenteaugmentant de
jour en jourluyacquit avec
raison la confiance des Ge"
neraux ,le Maréchal de la
Ferté luy donna le, Commandement
d'unCorps.de
deux mil hommes, pour
couvrir Landrecies, le
Quesnoy &les Places voisines,
pendant qu'il aflîegeoitSaineVenant&
Mardick,
&que le Maréchal de
Turenne&ttaquoit DpnKçtque.
En
En 1664. après la Paix
des Pyrenées, le Comte de
Choiseul n'ayant plus d'occasson
en France designaler
sa valeur, il demanda
d'aller à la tête d'un Regiment
en Hongrie avec
les Troupes que Sa Majesté
envoya au secours de l'Empereur
,
qui arresterent par
le gain du fameux Combat
de Saint Godard le cours
des prosperitez des Armées
Ottomanes. Ilse signala
fort en cette occasion.
En 1667 le Comte de
Choiseulfut faitBrigadier
des ArméesduRoy&dans
la guerre qui recommença
alors il donna de nouvelles
marquesde sa capacité& de
son zele, En 1668. aux sieges
de Tournay., Doüay
& Lisle, que Sa Majestésir
en personne, il fut détaché
pour chercher le Comtede
Martin
,
commandant les
Troupes Espagnolles yit
dessità latête du Regiment
d'Hostein ce célébré Général,
&,fit beaucoup d'Officiers
prisonniers, cette doffaite
fut encore remarquable
par laprise de Don*
Antoine de Cordouë
,
qui
commandoit la Cavalerie
Espagnolle.
En1669. leComte de
Choiseul fut fait Maréchal
de Camp, & envoyé en
Candie, où il demanda d'alleér
avec les Troupes que le
Roy y fit passer au secours
des Venitiens : Il répondit
tellement par ses actions à
la bonne opinion qu'on
avoit de sa capacité
, que
les Venitiens ,& le Sieur
Morosini, leur General, en
firent des Eloges, qui ont
cIe rendus publics partoute
l'Europe ; ils reconnurent
authentiquement combien
sa presence leur avoircfté
necessaire, lorsqu'estant
demeuré à ce Siège feulearjenc
avec six cens hommes
après rembarquement du
leste des Troupes
-
de Sa
Majesté il dit au General
Morosini : Les François n'aandonnent
point leurs amis
sans les mettre au moins en
seureté, quand il est impossible
de leur procurer la victoire.:
Ensuite il fit un tel effort
avec Ces six cens hommes,
(jtui epoussa les Turcs, &
lui donnal ieud'obtenirune
Capitulation honorable, dans le moment qu'il devoitpérir
avec toute &
Garnison.
La Republique de Venise
fut si touchée de cet important
service,qu'elle ordonna
à son Ambassadeur à Paris,
d'aller de sa part faire
des complimens &:des remercimens
au Comte de
Choiseul, dontils'acquitta.
En 1671. àla Guerre de
Hollande il se distingua
aux Sieges d'Arnheim, du
Fort de Schinck, de Nime:
gue, de Crevccoeur
, & de
Bomel.
;
En 1673. à la deffese
de Prague près de Wesel, qu'il ne gardoit qu'avec un
Bataillon & une Compagnie
de Cavallerie
,
il arrêrai
tout court le Prince d'o.
range,qui ne pût le forcer
avec toute son Armée.:
En 1674.il se distingue
au Combat de Seneff. '.;
En 1675.ilcommande
un Corps de Troupes pen..
dant l'EstésurlaMeuse,&
l'Hyver en Lorraine fous le
M^t&chal de Rochefort il
pritla Ville de Deuxponts,,
& plusieursChafteaux.
En 1476. le Comte de
Choiseul fut fait Lieutenant
General des Armées;
du Roy:Il deffit cette même
année une Efcortc tresconfiderable
de Fourageurs,
& lorsque le Maréchal Duc
de Luxembourg se retira
fous Saverne, le Comte de
Choiseul conduifir l'Arrieregarde
de l'Armée qu'il
commandoit, & la garantit
par sa bonne conduite du
rilque qu'elle couroit d'être
entamée par l'Aimée^ çanemie.
En 1677. il se trouva à
la Journée de Cochsberg,
où l'Armée des Ennnemis
fut défaire, il avoir déjà
disposé toute l'Armée,
quand le Maréchal de Crequy
arriva juste pour avoir
Thonneur de la victoire,
MonsieurdeChoiseul finie
cette campagne par le
siege de Fribourg.
En 1677. ilattaqua avec
le même succès un Corps
de Troupes des Ennemis,
fit plusieurs Prisonniers,apprit
beaucoup de bagages
cetteactionfut, suivie d'une
autre
autre prés Rhinfeld
,
où il
força & battit les Ennemis
retranchez, prit SeKingen.
aprés s'être rendu Maistre
d'un Poste qui en estoit
proche.
En 16-, p. il se trouva à
laprise des Forts de Stras
bourg,& battit l'arrieregarde
des Ennemis prés de
Minden.
Son merite & sa capacité
s'estant fait remarquer dans
tous les endroits où ila fer-
.J
vi; le feu Electeurde Cologne
le demanda au Roy
en 1684. pour commander
son Arméeenqualité de General
& FeldMaréchal, & il
est dit dans le monde à ce
sujet, qu'une personne puissante
qui ne lui estoit pas
favorable, dit au Roy que leComte de Choiseulestoit
un Officier tres-capable
,
mais qu'il avoitla veuë basse;
à quoi Sa Majesté répliqua
il en verra mes Ennemis de
plus prés.
Il réduisit la Ville de Liege
à l'obeissance de cet Electeur,
par une action qui eue
esté temeraire s'il y eut eu
unmeilleur party à prendre;
maisla témérité devient pruetice
en certaines extremitez
où l'audace est necessaire
pourintimider ceux qui vous
accableroient par le grand
nombre un petit parti qui
tenoit encore pour l'Electeur
dans la Ville contre
cinquantemille revohez
en armes, lui livrant une
des portes, par laquelle il
entra avec sa seule Compagnie
des Gardes, pendant
que toute son Armée étoit
derriere
, un des Mutins le
coucha en jouë avec un fusil
bandé pour le tuer;son Capitainc
desGardes se jetta dcf,
ÍUs, & l'alloit tuer d'uncoup
depistollet ; mais leComte
de Choiseull'empêcha en;
cliant; ah ne luifaitespointde
mal, ilestassezpuni,puisqu'ila
peur; en fuiteil sempara sans.
perdre temps de toutes les
places&des avenues par le
moyen du party
-
qu'il avoic
dans la Ville,destrouppes
qu'il y fit entrer sur le
champ;cette richeVillevoulut
luyfaire present d'une
somme tres-conisiderablea
qu'il refusa
, coûtent du
present de l'Electeru qui
lui donna uneépée garnie de
diamants, & quatre picces
de canons qui sont sur la
principale Tour du Chas.
tcaud'Irouer en Bourgogne,
parBrevet de Sa Majesté.
En 1689. il commanda
un Corps separé sur le haut
Rhin, pour s'opposer à fEJelèeûr:
de Bavierre qui le
trouva posté, de maniéré
qu'il n'osa rien entreprendre
avec toute son armée, quoy
que le Comte de Choiseul
n'rot que trente-deux Efèadrons
fous ses ordres, & un
RegimentdInfanterie. Il
prie à la fin de la Campagne
Bretten dans le Marquisat de
Baden, fit prifonnicrs 600
hommes quiétoient dedans,
& repoussa un Corps de
Troupes qui s'estoit approché
pour la secourir.
-
En 1690. il continua ses
services en Allemagne fous
le Maréchal de Lorges, en
1 6 9 1. il fut envoyé à
S.Omer, à desseind'yassemblerun
corps detroupes
; les Ennemis menaçany
d'attraquer nos Places Maritimes
,
& en 1692. il servit
en ladite qualité de Lieutenant
général
,
fousle Marechal
de Bellefond
,
le long
des Costes de Normandie.
Au mois de Mars 1693.
le Comte de Choiseul fuy
fait Maréchal de France,
lamêmeCampagne de1693.
il commanda en sécond l'Armée
d'Allemagne,que Mr
le Maréchal de Lor ge comme
son ancien commandoiy
en chef; Mr le Maréchal de
Choiseulla commanda fcul
pendant quelque temps ;
Mr le Maréchal de Lorge
estant allé au devant de
Monseigneur&de son Armée,
que conduisoit Monlïeur.
le Maréchal de Bouf
flers.
En 1694. Mr le MaréchaldeChoiseul
fut nommé
,
pour commander surles
Costes Maritimes du Ponent
une Armée pour s'apporer
aux enrreprifes des Ennemis;
il commandoit dans toute
l'etenduë des Provinces de
Normandie & Bretagne ,
comme General d'Armée,&
comme Gouverneur, de maniéré
que Sa Majesté en l'honorant
de cet Employ
,
lui
dit je vous donne le même
Commandement, avec la
même authorité qu'avoit
mon frere la campagne dernière;
en sorte que ses ordres
depuis le Conquest par delà.
Brest se portoient jusqu'au
Treporc au delà de Dieppe;
ce qui fait plus de cent quatrevingt
lieues.
En 1695. Mr le Maréchal
de Choiseul eut le même
Commandement sur les
Costes de Normandie & de
Bretagne, Dieppe;qui se trouvoie
éloigné de plus de 60
lieues de la Hogue, où il campoit
avec son Armée fut
bombardé par les Ennemis
& sort endommagé, le Maréchal
de Choiseul quelque
.diligence qu'il sit nayant pû
s'y rendre assez tost, il prévint
les Ennemis au Havre qu'ils
bombarderent ensuite avec
furie; mais par sa prévoyance&
par les bons ordres qu'il
donna dans la Ville; les Ennemis
après avoirresté devant
trois jours & trois nuits,
furent obligez de se retirer
après y avoir perdu leur plusgrande
Galiotre, qui fauta
d'une deno s bombes;on prit
tout ce qui estoit dessus ;ils
esperoient dans la terreur où
tout ce Pays se trouvoit;s'emparer
de cette Ville que le
Bourgeois avoit entièrement
abandonné en laissant lesportes
de la Ville ouvertes, &
même le Commandant , quoi- que jusqueslà connu
pour un brave homme, se
trouvoit saisi de la même
crainte,&s'étoit enfermé dans
une tour dont il n'osoit fortir
avant que le Maréchal de
Choiseul fut arrivé; lequel
par sa presence & par ses (agesprécautions
sauva l-el Ville
de l'incendie; il n'y eut seulement
que deux ou trois maifons
endommagées ou brulées.
En 1696 ,
Sa Majesté
nomma Mrle Maréchal de
Choiseul pour commander
en chef son Arméed'Allemagne,
avec laquelle il
passa d'abord le Rhin, &
-
subsista longtems dans le
Marquisat de Baden aux
dépens desEnnemis; cfrfuite
ayant repassé éèfleuvê
avec son Armée, il marcha
jusques auprès de Mayence
,jusqu'à ce que la
substance luy manquant,
il fut obligé de remonter
fut le ruisseau duSpirback,
qu'il occupa dans toute son
étenduë,depuis Neustat jusqu'à
Spire
,
qui font5grandeslieuesd'
Allemagne.Mr le
Prince de Baden ayant passé
le Rhin à Mayencc avec
toutes les forces de l'Empire
qui rendoient son Armée
plus nombreuse d'un
tiers que cclle de Sa Majesté,
quoy qu'elle eûtesté
jointe par un corps détaché
de celle de Flandres , commandé par Mr le Marquisd'Harcourt
Lieutenant
General, publioit aussi-bien
que tous les Alliezqu'il aL
loit faire le siege de philisbourg
ou celuy de Landau
,
& ravager l'Alsice.
Il avoit à sa suite toute
l'artillerie, &les munitions
de guerres necessaires
,
&
ses magasinsassurez ; fou
projet paroissoitbon, aucun
General jusques
-
là
n'avoit pensé de garder un
si grand espace de pays,
avec une Armée fort infe- ;
ricure à celle de son Ennemy
,
n'ayant pour se couvrir
qu'un simple Ruisseau
gayable, & presque deses- ¡,
chépar tout, sans aucuns
retranchemens. Mnsieur
le Maréchal de Choiseul
fit feulement à la haste relever
un peu de terre le long
dece ruisseau,& quelques
abatis d'arbres. Le Prince de
Baden marchoit à luy à
grandes journées, ille trouva
campé en cetétat,ayant
sa droite appuyée à Spire,
c'est à dire, au Rhin, sa
gauche à Neustat
petite
»
Ville au pied de la Montagne,
& son centre fortifié
de quelques redoutes,
&
d'arbres abatus, sa fituation
, & plus encore l'alfu.
rance de son Armée fous
un tel General, arresta tout
court le Prince de Baden ; il s'amusa à cannoner un
Château au-dessus de Neuflac
qu'il ne prit point,
non plus que cette Ville
qui n'auroit pas tenuë contre
un détachement de cent
Dragons, quoy qu'ellefût
de son côté au-delà dudit
ruisseau,& après avoir passé
trois semaines, les deux
Armées en presence à se
cannoner de part & d'autre,
Mrle Prince de Baden fc
retira ,
retira, & finit la campagne,
sonArmée en tres mauvais
état, ayant beaucoup souffert.,
sur tout sa Cavalerie,
celledu Roy ayant auparavant
consommé ce qu'il
y avoit de fourages,au lieu
quecelle deSa Majesté avoit
aborrdahcedetouteschoses;
sanstrop loüer Mr le Maréchalde
Choiseul, on peut
dire que ce parti hardi qu'il
prit de luy-même contré
l'avisde plusieurs Officiers
Généraux, est un trait de
grand Capitaine, & des
plusexpcîrimeiitez.1
En 1627.il continua le
même commandement CD
Allemagne, subsista longtems
avec son Armée aLi
prés de Mayence aux dépens
des Ennemis, pendant que
Mr le Prince de Baden avec
celle de l'Empire assembloit
de l'autre côté du Rhin
plusieurs ponts pour passer.
ce fleuve, & ravagerl'Alsace
; Mr le Marechal de
Choiseul pour l'empêchec
marchaàl'entréedela nuit,
avec tant dediligence qu'cD
moins de trois joursil avoit
passé le Rhinau FortLoüis
avec toute son Armee , armes
, canons & bagages,
& campa au milieu du Mat*
quisatde Baden,ayant fait
plusde trente lieuësd'Allemagne
; Mr le Prince de
l'autre, côté du Rhin, pour
lobserver ,croyant que
nôtre Illustre General, vouloit
feulement couvrir l'Alface
, comme il en faisoit
courir le bruit,fut dans un
étonnement incroyable d'aprendre
que l'Armée du
Roy innondoit son propre
Païs,tous sesprojetsenfurent
deconcertez;ilnepensa
plus qu'à couvrir l'Allemagne
où l'Armée du Roy
subsista la plus grandepartie
de la campagne au desfous
& au-dessus de Strasbourg,
où le Maréchalde
Choiseul auroit emporté de
grands avantages, sans les
pluies qui tomberent pendant
prés d'un mois sans
discontinuation,&qui rendirent
les chemins tellement
impraticables qu'il fut impossible
d'attaquer les Ennemis
dans leurs retranchemens
le long de la Montagne
; cet espece de deluge
embarassa même extrêmement
l'Amée du Roy dans
sa retraite, où les Ennemis
parurent inutilement
pour donner sur l'arrierc..
garde,ils ne purent l'enta.
mer par aucun endroit:
elle subsista le reste de la
campagne toujours aux dépens
des ennemis au Païsde
la Saarre
,
où les ordres
arriverent pour une cessation.
d'Actesd'Hostilitez
de part &d'autres en attendant
la fin du Traité de Paix
qui fut conclu à Rifwick ;
Mrle Mareschal ds Ghoiseul
à son retour à la Cour
aprèsavoir rendu compte
au Roy de sa Campagne, luy representat que sa santé
& sa vûe eftoienr si fort affoiblis
qu'il estoit obligé
de dire à Sa Majesté, avec
regret, qu'il ne se trouvoir.
plus en estat de pouvoir
aller à la guerre à l'avenir,
& qu'il estoit heureux d'en
sortir avec l'honneur de son
<eftimë ; le Roy luy repon?-
dit avec bonté qu'un Homme
commeluy luy seroit
toûjoursnecessaire.
Eusuite SaM. pour mac--
quer qu'Elle étoit contente
de ses services, de son propre
mouvement, ju geant
qu'il n'avoit pas assez de revenupour
subsister convenablement
selon son rang,
changea le Gouvernement
qu'il avoit de Saint Orner
,
qui ne valoir que 12 mil
livres à celuy de Vallenciennes.
quiest de 30 mil
Ivres.,
Au commencement de
Jannéç'1707érpnt.devenu'
leDoyen des. Maréchaux
de France, par la
mort de Mr le, Marefcb^l
d'Estrées, malgré la màtivaisesanté,
il fé donna
tout entier aux affaires de
la Mareschaussée jusqu'au
mois de Fevrier 1711,
que se sentant afforblir
beaucoup
,
il supplia- Sa
lMajcll:é de trouver bon
qu'ilquittât ce tra~ait~~u~c
sa santé neluypouvoit plus
foût-t-ilit-) le Roy k luy
permit avec Eloges,die
qu'ilapi^buvbittôûjours
que-lèsj Ht>mrnSs?dè diftitlaion
,commeluymissent
un intervale entrela vie
& morè ,SaMajestédit
qu'il
qu'il le prioit de conserver
la santéd'un Homme qu'il
avoit toûjours estimé.
A sa mort qui arriva
le quinze Mars, c'est-àdire
, fort peu de tem ps
après,SaMajesté dit publiquement
à son sujet, qu'-
Ellevenoitde perdre un
vertueux Gt--litilï.hon-Ime
:
grandElogo danslabouche
d'un Roy,qui parlant [don
r
son coeurcomprend f-ou'$lc'è-,-
mot devertueuxtout ce
; qui peut faire le Panegirique
d'un grand Homme.
LorsquesaFamilleallaannoncer
cettemort à Sa M;,,,
& témoigner sadouleur sur
cette perte, SaMajestérépondit
je perds aussi un Sujet
qui m'a rendu d'importants
fervices, &qui a sçûrendre
dignementla Justice ;
SaMajestéavoit un si grand,
fonds de confiance en sa
probité &sincerité
, qu'en
plusieurs rencontres Elle a
cité, pour faitsconstants,
cequ'Elle sçavoit par luy,
en disant, Cboifeulmcula
dit. ii On a fort admiré dans
le Monde la maniere
dont il remit la Connétablio
entre les mains du
Mareschal de Villeroy
soïs esprit fain & entier,
sa santé luy promettoit encore
plusieurs annéesde
vie; mais il vouluen'être
plus occupé que des foins
de son salut,& de l'arrangement,
de ses affaires ,-&
lors que quelque tems a près
il vit sa santé diminuer
il preparoit luy-même se,s
Amis à une separation qui
l'attendrissoit sans s*allarmer.
Enfin quand on luy
annnonça qu'il falloitfonger
à ses Sacrements
,
il
dit d'un air ferme & gracieux.
t^ous me faites plaifr
, car je me sens diminuer;
il eut l'aprésmidy
une conversation avec Mr
l'Abbé Fl.., homme
doüé d'un profond sçavoir
& d'une aussi grande pieté,
aveclequel il en avoir déja
eu plusieurs de cette manière
: Le foir il seconter
ôç le sit avec grande présence
d'esprit le lendemainqui
estoit le Vendredy
matin 13 Mars
,
il recût
le saint Viatique & l'Extrême-
Onction; repondant
à toutes les Prières,
avec une humilité, unepiété
& une édification admirable
;le reste dii jour ille
passa tranquillement, , parlantavec
une entiere connoissance
; même le soit
son Domestique luy parlant
d'une querellede deux
Medecins qui estoient prests
à se battre dans son antichambre
,
sur un remède
qu'onvouloitluy donner,
il répondit en riant
,
ilssi
battent pour peu de chose
le peu de , vie qui me reste
ne vaut pas la peine de disputer
; >ynais il faut pourtant
mourrir dans les formes ; la nuit sepassa encore assez
bien; mais sur lesquatre
heuresdumatin, ilfut
fort agité, il fallutle lever
dans son fauteüil
,
où il
resta, du temps ; mais ne
pouvant plus tenir, on le
remit au lit avant midy , auquel temps il ne parla
presqueplus, mais il entendoit
& serroit la main
à son Confesseur en embrassant
le Crucifix; le Samedy
jusqu'à minuit,il
fut à peu prés de Inefrne',
-
en empirant toûjours jut:
qu'au Dimanche à midy
1 5 Mars qu'il expira, sans
aucune violence
, comme
une lumière qui s'éteint
faute d'huile.
, Mr le Maréchal de
Choiseul à la mort de
son pere quil'avoittoûjours
flaté de luy laisser
trente mille livre de rente,
trouva plus de dettes
que debiens; on luy
proposa de prendre des
,
Lettres, d'Etat
3,
pour
.pouvoiravec* le/tenis,
s'aqufetêr petitàpetit
sans s'incommoder;non,
: dit-il ; il vaut mieux
-siftcômàderquedéfaire
attendre ceux a qui l'on
doit ; ensuiteilassembla
tous les Créanciers
de sa Maison, S( leur
distribuà les Terres dont
,
il auroit pû joüir long-
,
tems malgré eux, & seroit
restésans bien si le
Roy parses bien-faits ne
-
l'eût mis en étatdesub-
: sister.fplong -Ilfèroittroplongde
raporter toutes sesactions,
dejufticc,&C de
rgénerofité , ilprenoit
souvent sur fbii necef-
-- saire pour aider ses proches,
ses amis, & ceux
quis'atachoientàluy. Il
n'y a jamais eu un meilleur
parent,un meilleur
Ami, ni un meilleur Maître;
en un mot, le grand
nombre d'actionséclatantes
publiques & particulieres,
Tiinformioé
desoncaracterependant
une longue vie ; le jugement
des plus grands
Hommes du dernier Siecle,
qui l'ont loüéhautement
, prouvent bien
lemérite du coeur &
de l'esprit de ce grand Homme.
En effet, peut-on gagner
tant de suffrages,
réussir dans unsi grand
nombre d'entreprises ,
,
se conduire pendant
soixanteans, à la Cour,
à la Guerre,dans lavie
privée,& dans les conjonctures
les plus delicates,
avecune équité parfaite,
un honneur franc,
une exactebien-seance,
& une fermetéinébranlable
, sans avoir un
grand coeur, un bon
sens, un jugement seur,
& un grand fond de veritableesprit.
Mr le Maréchal de
: Choiseul ne1 se piquoit
<point de cette subtilité
,degenie y&C de cette
-politique rafinée, qui
fait le méritede la plus-
- part des Courtisants;
son grand coeur en ref,
fufoit l'étude, &en mé-
"prifoir l'usage:Iln'avoit
.pas besoin d'Art, lavivacitédu
sentiment luy
rfuffifoic faloit - il agir,
falait-ilparler dans une
occasion importante, il
agissoit, il parloit avec
une promptitude ,. ôc
,. une justesse dont les plus
deliez Courtisants ,au..,
roient fait un grand
honneur à leur esprit. i Ila eu le bonheur de
n'en sçavoir point trop,
&de se laisser conduire
par une nature excellen-
-,
te, quilatoûjoursporté
droit à ce qu'il y avoit
de plus raisonnable, &c
de plus vertueux; aurions-
nous en sa personne
le modelleparfait
d'un Gentil-homme ;1,
s'il eûttantsubtilisé surles
principes de la vertus
-& de l'honneur, & H.
lesentiment chez luy eût?*
été embarassé par les
raisonnements delaPhi-1-
lofofie &delaPolitique,
en plusieurs occasions,
dans des tems dificiles,
son honneur Se la reli—>
giondesonsermentsurent,
tentez par l'interest,
d'une grande fortune;
il né fut point assezrafiné
politiquepour se former
denouveaux devoirs par
des raisonnements fub-
19s
, en ces occasions
,
il répondoit gauloise—
ment; il nJcft pas en
moy de faire cela,j'aimerois
mieux mourIr.
Enfin l'ame du Maréchal
de Choiseul étoit
celled'un véritableChelier
Gaulois, verseuse
> confiance
,
intrepide
:1
comme celle des Guesclins,
& des Bayards
,
Pi pendant soixaute ans
comme le modele denô-î
tre.gncieiiiie ?.&£ verjta-i
hle iClicvaiçe : i:
Je parojtroisufurpec.
les droits de la Chaire,;
&entreprendre. l'Osai-;
son Funebredu Masê-î
chal de Choiseul ,ii je.)
voulois montrer,icy,dans
touc leurjour le$;gfàndsî
sentimens - quil'ani- ,,'
moient 8c qui fori
moient en luy ce çoncert
de vertus qui fait le
parfait honneste hotn.
me & le veritable Chrétien
, cette bonté
, cette
humanité
,
cettecharité1
extrême d
:l ce pardon
courageux des injures,
jointà cette suprême valeur;
cette libéralité exercée
de bonne foy ôtiecrettement
sur desennemis,
sur desingrats; ces
vertus sublimesdansun
homme simple font hon..
neur à l'homme & à la
Religion:oüy, l'on peut
dire que l'homme& la
Religion luy ont obligation
d'avoir fourni une
preuve vivante &inCOfl.
testable, que les conseils
de l'Evangile sont sondez
dans la bonne nature,
&que le véritable
heroïsine du monde ne
peut estre perfectionné
qtuiepaanr
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Résumé : EXTRAIT DES FAITS LES PLUS IMPORTANS CONCERNANTS FEU Mr LE MARÉCHAL DE CHOISEUL.
Le texte présente les faits marquants concernant la vie et la carrière militaire du Maréchal de Choiseul. La maison de Choiseul, originaire de Champagne, est réputée pour son ancienneté et sa noblesse, confirmée par une généalogie remontant à 17 aïeuls et aïeules. Jean de Choiseul, ancêtre de Choiseul, fit hommage-lige à la princesse Alix de Dreux en 1239. La famille Choiseul est liée à plusieurs branches nobles, dont les marquis de Langres et les ducs de Choiseul. Claude de Choiseul, né le 16 décembre 1632 et mort le 13 mars 1711, commença sa carrière militaire à 16 ans en 1649. Il se distingua lors du combat de Vurysur Seine et reçut le régiment de cavalerie de Sa Majesté en 1653. Il participa à de nombreux sièges et batailles, notamment à Mouzon, Sainte-Menehoult, Arras, et Valenciennes. En 1664, il combattit en Hongrie au secours de l'Empereur. Promu brigadier en 1667, il se distingua lors des sièges de Tournay, Douay, et Lisle. En 1669, il fut nommé maréchal de camp et envoyé en Candie, où il négocia une capitulation honorable avec les Turcs. En 1671, il se distingua lors de la guerre de Hollande et fut promu lieutenant général en 1676. Il commanda diverses troupes en Lorraine et sur le Rhin, et fut nommé maréchal de France en 1693. Sa carrière militaire fut marquée par son courage, sa capacité stratégique, et son dévouement au service du roi. Entre 1694 et 1697, le Maréchal de Choiseul continua à jouer un rôle crucial sur le plan militaire. En 1694, il fut nommé pour commander les côtes maritimes du Ponant, couvrant la Normandie et la Bretagne, avec une autorité étendue de Brest à Dieppe. En 1695, il défendit Dieppe contre les bombardements ennemis et sauva Le Havre grâce à ses précautions. En 1696, il commanda l'armée en Allemagne, traversa le Rhin et occupa le Marquisat de Baden. Il repoussa les forces du Prince de Baden, malgré leur supériorité numérique, en fortifiant un ruisseau. En 1697, il continua de subsister aux dépens des ennemis près de Mayence et traversa le Rhin pour empêcher les projets de l'ennemi. Sa santé déclinante le força à se retirer en 1697. Le roi exprima publiquement son estime pour lui. Le Maréchal de Choiseul mourut le 15 mars, après avoir réglé ses dettes et aidé ses créanciers. Il fut loué pour son honneur, sa générosité et son courage, incarnant les vertus d'un véritable chevalier et chrétien.
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3364
p. 67-71
ENIGME par Mr de Longueüil, de l'Academie Royale d'Angers. SONNET.
Début :
Fille du Souverain, dont je porte l'image, [...]
Mots clefs :
Âme
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texteReconnaissance textuelle : ENIGME par Mr de Longueüil, de l'Academie Royale d'Angers. SONNET.
ENIGME
par Mr de Longueüil,
de l'Academie Royale
d'Angers.
SONNET.
'Fille duSouverain , dont
jeporte l'image De , mon indigneEpoux
je partagelesort;
etcft à moy de dompter
parun puissant effort
Ses rebelles Sujets
,
dont
l'audace m'outrage.
Dansuncachotfragile,
,
&battu de l'orage,
J'ay droitdecommander,
c'estmon uniquesort;
MllisJ'efuis accablée,&
reduite à la mort,
Si ma hautevertu ne
soûtient moncourage.
Parmytant d'ennemis,de
travaux, de dangers,
Je vole nuit&jouren des
lieuxétrangersy
Jeguideuncriminely dont
jedevienscomplice.
De mes aîles en vain le
vol est déployé, - Lorsquepourm'entraîner
aujvnd du précipice
Le poidsfataldu monde àmespieds estlié.
Le même Sonnet.
•'
• - en Italien.-
Filia d'alto j!\/l.onarca 4$
sposo indegno
Congiunta vivo àregnar
fecoekitay
JMa diribellisolcomposto
eil regno;
EignudaJOcCiOtArbi à
me s'aspetta.
Perreggia inriaprigion
racchiujaregno.
Cheà continuavertigine
ej E se non damni alfll
virtù sostegno, ji caduta mortale iofoH
costretta.
` Frà tenebre d'error, fra
,',
inciampi, espine
Ouidarm' è dato il mio
consorte immundo
VAnguftoprecipizjoal
tonfine.
Hol'ali, ever,pernor*
caderafondo;
MÀcheprofjepertrarmi
alle ruine
Con fatal nodo ai pie
legato ho'ilmondo.
par Mr de Longueüil,
de l'Academie Royale
d'Angers.
SONNET.
'Fille duSouverain , dont
jeporte l'image De , mon indigneEpoux
je partagelesort;
etcft à moy de dompter
parun puissant effort
Ses rebelles Sujets
,
dont
l'audace m'outrage.
Dansuncachotfragile,
,
&battu de l'orage,
J'ay droitdecommander,
c'estmon uniquesort;
MllisJ'efuis accablée,&
reduite à la mort,
Si ma hautevertu ne
soûtient moncourage.
Parmytant d'ennemis,de
travaux, de dangers,
Je vole nuit&jouren des
lieuxétrangersy
Jeguideuncriminely dont
jedevienscomplice.
De mes aîles en vain le
vol est déployé, - Lorsquepourm'entraîner
aujvnd du précipice
Le poidsfataldu monde àmespieds estlié.
Le même Sonnet.
•'
• - en Italien.-
Filia d'alto j!\/l.onarca 4$
sposo indegno
Congiunta vivo àregnar
fecoekitay
JMa diribellisolcomposto
eil regno;
EignudaJOcCiOtArbi à
me s'aspetta.
Perreggia inriaprigion
racchiujaregno.
Cheà continuavertigine
ej E se non damni alfll
virtù sostegno, ji caduta mortale iofoH
costretta.
` Frà tenebre d'error, fra
,',
inciampi, espine
Ouidarm' è dato il mio
consorte immundo
VAnguftoprecipizjoal
tonfine.
Hol'ali, ever,pernor*
caderafondo;
MÀcheprofjepertrarmi
alle ruine
Con fatal nodo ai pie
legato ho'ilmondo.
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3365
p. 72-78
AVIS DE PRISES.
Début :
Toulon 26 Mars 1711. Le sieur Laigle a pris sept [...]
Mots clefs :
Calais, Saint-Malo, Marseille, Morlaix, Dieppe, Le Havre, La Corogne, Toulon, Capitaine
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS DE PRISES.
AVIS DEPRISES.
Toulon 26 Mars 1711;
Le sieur Laigle a pris
sept vaisseaux , tant Anglais
, Hollandois, que Catalans
,
donc il en a mène
partieà Malte,& l'autre à
Toulon.
Deuxième Avril1711.
Messieurs les Chevaliers de
Beaudinard & Cassard, ont
pris un vaisseau nommé le
Prince
Prince de Frise, qu'ils ont
amené à Toulon.
La Corogne I Mars 1711.
Le Capitaine Grandjean
commandannt la Fregate
la Guiuguettc de S. Jean de
Luz, a pristrois Flutes qu'il
a conduit à Pontavedre
nommées la , Paix, vaisseau
Hollandais, la deuxieme la
Perle vaisseau Hambourgois,
& la troisiéme autre
Vaisseau Hollandois,chargé
de bled, dont l'Equipage
s'est sauvé à terre à la Coste
de Portugal.
Le Capitaine Nau commandantlaFregatela
Gaillarde
de Bayonne,aconduit
au même Port de Poirtavedre
un vaisseau Anglois
de trente tonneaux.
Le même y a encoreconduit
une prise faite en compagnie
dudit sieur Grandjean,
nommée lePot àfleurs.
Le Havre le 16 Mars 17 11
Le ifeur de Blangues
commandant la Fregate les
Zephirs de Dunkerque, a
conduit en ce Porc un vaisseau
Hambourgois nommé
le Roy David.
Le9 Avril 1711.
Le même a aussiamené
au même Port une prise
Angloifc nommée l'Empereur.
Dieppele 8Avril 1711
Le sieur Duquesnel commandant
la Fregate le Mercure
volant de Calais, a pris
un vaisseau Anglois nommé
la Providence.
Morlaix le 6 Avril 1711.
Le sieur Joachim Poitevin,
commandant laFregate
la Marguerite de S. Malo
, a amené en ce Port une
-
prise nommée la Galete de
Londres do cent tonneaux.
La Fregate nommée le
Marquis d'O de S. Malo
commandée , par le sieur Çadiou,
a aussi amené en ce
Pott une prisenommée le
Jean de Londres.
Marseille le 30 Mars 1711
Qu'il est arrivé en ce Port
un vaisseau chargé de bled
par le Capitaine Bremond.
Calais le31 Mars 1711.
Le Capitaine Duplessis
a pris un Smack
,
nommé
l'Esperance de Stade, qu'il
a amené à Calais.
Les Capitaines Potier &
Batez ont aussi amenez au
Porc de Calais deux prises",
l'une de trente & l'autre de
cent tonneaux.
S. Malo 10 Avril ijiï.
Le sieurHainscommamdant
le Vaisseau la Reine
des Anges,a pris un vaisseau
nommé le Darquin de
Corck) qu'il a amené à S.
Malo.
Calais du if Avril 1711.
Le Capitaine Pierre Live
a amené ence Port 6rançons
Anglais, montant ensemble
à 7005. liv. argent
de France.
Le Capitaine Potier y a
aussi amené un Vaisseau
Hollandois, nommé la
Foy de Rotterdam estimé
60000 livres.
Toulon 26 Mars 1711;
Le sieur Laigle a pris
sept vaisseaux , tant Anglais
, Hollandois, que Catalans
,
donc il en a mène
partieà Malte,& l'autre à
Toulon.
Deuxième Avril1711.
Messieurs les Chevaliers de
Beaudinard & Cassard, ont
pris un vaisseau nommé le
Prince
Prince de Frise, qu'ils ont
amené à Toulon.
La Corogne I Mars 1711.
Le Capitaine Grandjean
commandannt la Fregate
la Guiuguettc de S. Jean de
Luz, a pristrois Flutes qu'il
a conduit à Pontavedre
nommées la , Paix, vaisseau
Hollandais, la deuxieme la
Perle vaisseau Hambourgois,
& la troisiéme autre
Vaisseau Hollandois,chargé
de bled, dont l'Equipage
s'est sauvé à terre à la Coste
de Portugal.
Le Capitaine Nau commandantlaFregatela
Gaillarde
de Bayonne,aconduit
au même Port de Poirtavedre
un vaisseau Anglois
de trente tonneaux.
Le même y a encoreconduit
une prise faite en compagnie
dudit sieur Grandjean,
nommée lePot àfleurs.
Le Havre le 16 Mars 17 11
Le ifeur de Blangues
commandant la Fregate les
Zephirs de Dunkerque, a
conduit en ce Porc un vaisseau
Hambourgois nommé
le Roy David.
Le9 Avril 1711.
Le même a aussiamené
au même Port une prise
Angloifc nommée l'Empereur.
Dieppele 8Avril 1711
Le sieur Duquesnel commandant
la Fregate le Mercure
volant de Calais, a pris
un vaisseau Anglois nommé
la Providence.
Morlaix le 6 Avril 1711.
Le sieur Joachim Poitevin,
commandant laFregate
la Marguerite de S. Malo
, a amené en ce Port une
-
prise nommée la Galete de
Londres do cent tonneaux.
La Fregate nommée le
Marquis d'O de S. Malo
commandée , par le sieur Çadiou,
a aussi amené en ce
Pott une prisenommée le
Jean de Londres.
Marseille le 30 Mars 1711
Qu'il est arrivé en ce Port
un vaisseau chargé de bled
par le Capitaine Bremond.
Calais le31 Mars 1711.
Le Capitaine Duplessis
a pris un Smack
,
nommé
l'Esperance de Stade, qu'il
a amené à Calais.
Les Capitaines Potier &
Batez ont aussi amenez au
Porc de Calais deux prises",
l'une de trente & l'autre de
cent tonneaux.
S. Malo 10 Avril ijiï.
Le sieurHainscommamdant
le Vaisseau la Reine
des Anges,a pris un vaisseau
nommé le Darquin de
Corck) qu'il a amené à S.
Malo.
Calais du if Avril 1711.
Le Capitaine Pierre Live
a amené ence Port 6rançons
Anglais, montant ensemble
à 7005. liv. argent
de France.
Le Capitaine Potier y a
aussi amené un Vaisseau
Hollandois, nommé la
Foy de Rotterdam estimé
60000 livres.
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Résumé : AVIS DE PRISES.
Entre mars et avril 1711, plusieurs prises de vaisseaux ont été réalisées par des capitaines français dans divers ports. À Toulon, Laigle a capturé sept vaisseaux anglais, hollandais et catalans, dont certains ont été menés à Malte et d'autres à Toulon. Les chevaliers Beaudinard et Cassard ont également amené à Toulon le vaisseau 'Prince de Frise'. À La Corogne, Grandjean a pris trois flûtes hollandaises et les a conduites à Pontavedre, tandis que Nau a amené un vaisseau anglais et une prise nommée 'le Pot à fleurs' au même port. Au Havre, de Blangues a conduit un vaisseau hambourgeois nommé 'le Roy David' et une prise anglaise nommée 'l'Empereur'. À Dieppe, Duquesnel a capturé le vaisseau anglais 'la Providence'. À Morlaix, Poitevin et Çadiou ont amené respectivement les prises 'la Galete de Londres' et 'le Jean de Londres'. À Marseille, un vaisseau chargé de blé est arrivé. À Calais, Duplessis a pris un smack nommé 'l'Espérance de Stade', et Potier et Batez ont amené deux autres prises. À Saint-Malo, Hains a capturé le vaisseau 'le Darquin de Cork'. Live a amené six frégates anglaises à Calais, et Potier a amené un vaisseau hollandais nommé 'la Foy de Rotterdam'.
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3366
p. 78-82
LETTRE Ecrite de Sarragosse le 7 Avril.
Début :
Vous avez appris sans douste nostre resolution de faire le [...]
Mots clefs :
Troupes, Duc de Noailles, Catalogne
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LETTRE Ecrite de Sarragosse le 7 Avril.
LETTRE
Ecrite de Sarragosse le 7
Avril.
rousa'Vez apprissansdousienostreresolutiondefaire
le
Siege de Barcelone, combien on
travaille pour préparer toutes
les choses quiyfiN. necessaires.
L'Artilleriecomposée de cent
pieces de canon ,
dontsoixante
de vingt quatre font en mouvement
, pour se trouver du
-
quinze au vingt de ce mois à
Adequinença; les quarante autres
de Campagne
,
dont ily
en a dix huit de seize ,font
icy prestes à marcher au premierordre.
Nous avons déjàa
Mequinença quinze mille
bombes,quinze milleboulets
de tous calibres
,
huit mille
quintaux depoudre, cinquante
mille outils àremuer la terre
, avec cinq milleMulets
ou Mulespour le transport.
LesTroupes qui doivent
servir en Catalogne font ait
nombredesoixante-douze Bataillons
& de quatre-vingtcinq
Escadrons, dont dix-sept
Bataillons & quinzeEscadronssont
destinez pourgarder
les Places frontieres & pour
escorter les Convois.
Les recrues au nombre dedixsept
mille hommes pour tinfanterie
, & de deux mille
cinq cent pour la Cavalerie
font entierement achevées
y
habillées
&preslesàjoindre leurs
Corps qui feront complets le
vingt de ce mois ,
ainsi que h,
nmmte de la Çavderirquv
excede troismille cinq centchevaux.
Il arriva hier au soit un
Courier de Cadix, quiarapporte
que le Capitaine de Barlovento
envoyépar Monsieur
le Duc de Lignarez y estoit arrive
j&quelle avoit apporté
au Roy un million de piastres
& deux millions & demipour
des particuliers EsPar,nàls,dont
SaMajestétirerapour son In*
dult sept ou huit cent mille
ecus.
Nos Troupes de Catalogne
occupent toujours les quartiers
de Ceryer*, de Tarrega , de
Verdun
,
de Guizona, de Pons
& de Solfona ; mais tlles ont
abandonnéCalaf, parce qu'étant
trop avancé dans le Pays
on n'y trouvait pas dequoi subsister.
Monsieur le Ducde A/ouifies
est arrivéicy.
Ecrite de Sarragosse le 7
Avril.
rousa'Vez apprissansdousienostreresolutiondefaire
le
Siege de Barcelone, combien on
travaille pour préparer toutes
les choses quiyfiN. necessaires.
L'Artilleriecomposée de cent
pieces de canon ,
dontsoixante
de vingt quatre font en mouvement
, pour se trouver du
-
quinze au vingt de ce mois à
Adequinença; les quarante autres
de Campagne
,
dont ily
en a dix huit de seize ,font
icy prestes à marcher au premierordre.
Nous avons déjàa
Mequinença quinze mille
bombes,quinze milleboulets
de tous calibres
,
huit mille
quintaux depoudre, cinquante
mille outils àremuer la terre
, avec cinq milleMulets
ou Mulespour le transport.
LesTroupes qui doivent
servir en Catalogne font ait
nombredesoixante-douze Bataillons
& de quatre-vingtcinq
Escadrons, dont dix-sept
Bataillons & quinzeEscadronssont
destinez pourgarder
les Places frontieres & pour
escorter les Convois.
Les recrues au nombre dedixsept
mille hommes pour tinfanterie
, & de deux mille
cinq cent pour la Cavalerie
font entierement achevées
y
habillées
&preslesàjoindre leurs
Corps qui feront complets le
vingt de ce mois ,
ainsi que h,
nmmte de la Çavderirquv
excede troismille cinq centchevaux.
Il arriva hier au soit un
Courier de Cadix, quiarapporte
que le Capitaine de Barlovento
envoyépar Monsieur
le Duc de Lignarez y estoit arrive
j&quelle avoit apporté
au Roy un million de piastres
& deux millions & demipour
des particuliers EsPar,nàls,dont
SaMajestétirerapour son In*
dult sept ou huit cent mille
ecus.
Nos Troupes de Catalogne
occupent toujours les quartiers
de Ceryer*, de Tarrega , de
Verdun
,
de Guizona, de Pons
& de Solfona ; mais tlles ont
abandonnéCalaf, parce qu'étant
trop avancé dans le Pays
on n'y trouvait pas dequoi subsister.
Monsieur le Ducde A/ouifies
est arrivéicy.
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Résumé : LETTRE Ecrite de Sarragosse le 7 Avril.
Le 7 avril, une lettre de Sarragosse annonce la préparation du siège de Barcelone. L'artillerie, composée de cent pièces de canon, est en mouvement. Soixante pièces de vingt-quatre livres doivent arriver à Adequinença entre le 15 et le 20 avril, et quarante pièces de campagne sont prêtes à partir. Les provisions incluent quinze mille bombes, quinze mille boulets de divers calibres, huit mille quintaux de poudre, cinquante mille outils pour creuser, et cinq mille mulets ou mules pour le transport. Les troupes destinées à la Catalogne comptent soixante-douze bataillons et quatre-vingt-cinq escadrons, dont dix-sept bataillons et quinze escadrons pour garder les frontières et escorter les convois. Les recrues, au nombre de dix-sept mille hommes pour l'infanterie et deux mille cinq cents pour la cavalerie, doivent rejoindre leurs corps le 20 avril. Un courrier de Cadix rapporte l'arrivée du Capitaine de Barlovento avec un million de piastres pour le roi et deux millions et demi pour des particuliers espagnols. Les troupes en Catalogne occupent plusieurs quartiers, mais ont abandonné Calaf faute de ressources. Le Duc d'Albuquerque est également arrivé.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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3367
p. 82-85
A Amiens ce 18. Avril. 1711.
Début :
Il arrive incessamment cent vingt-six Escadrons sur la Somme [...]
Mots clefs :
Amiens, Régiment, Escadrons
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : A Amiens ce 18. Avril. 1711.
A Amiens cc 18.Avril.
1711.
Il arrive incessammentcent
vingt-six Escadrons sur la
Somme, quiyseront aux ordresdeMonsieurleMarquis
ifex M^icres, Gouverneur
&Amiens LieutenantGenera.
i; vingt-six Escadrons
Aix-sept Bataillons, quiétoient
dans les environs d'Ivres
,
font
-$nmarche pour venirse cantonnerfur
la Canche sous les
ordres de Monsieurde Morsarri.
Le Régiment de Picardie.
estparti ce matin d'icy
, £7* va
Je poster entre Bonchain rr Valenciennes
; celuy du Roy en
.part Mardy, £7* s'en vaà,
Miraumont
,
cjuiefl la gauche
du Camp de Crinchon;celuy
dd'eAClbheavmipllaeg,nçeyvpaaàrtBudce^muaoiyn,
qui riefl qua deux lieuës de
A4iraumont.
Quelque mal- intentionné a
jetté une Jurée dans un de nos
Magasins de paille à Dourlens,
heureusement l'objet
n'cfi pas considerable; mais
cela ne laisse pas de faire faifè
des reflexions.
JIJe forme, icy quatre Pe.-
gimens de Milice, ausquels on
donne le nom de Regimens de
Picardie; cesquatre Regimtm
sont destinez pour la garde de
la Somme.
Monsieur le Comte d'Ef
trade eJ1 nommépourcommanIlr
en Picardie; il efl bon
Lieutenant General
, (7 fort
aimé des Troupes.
-
LesRecruës arrivent à
force,l'Infanterie est plus
belle qu'ellen'ajamais esté.
1711.
Il arrive incessammentcent
vingt-six Escadrons sur la
Somme, quiyseront aux ordresdeMonsieurleMarquis
ifex M^icres, Gouverneur
&Amiens LieutenantGenera.
i; vingt-six Escadrons
Aix-sept Bataillons, quiétoient
dans les environs d'Ivres
,
font
-$nmarche pour venirse cantonnerfur
la Canche sous les
ordres de Monsieurde Morsarri.
Le Régiment de Picardie.
estparti ce matin d'icy
, £7* va
Je poster entre Bonchain rr Valenciennes
; celuy du Roy en
.part Mardy, £7* s'en vaà,
Miraumont
,
cjuiefl la gauche
du Camp de Crinchon;celuy
dd'eAClbheavmipllaeg,nçeyvpaaàrtBudce^muaoiyn,
qui riefl qua deux lieuës de
A4iraumont.
Quelque mal- intentionné a
jetté une Jurée dans un de nos
Magasins de paille à Dourlens,
heureusement l'objet
n'cfi pas considerable; mais
cela ne laisse pas de faire faifè
des reflexions.
JIJe forme, icy quatre Pe.-
gimens de Milice, ausquels on
donne le nom de Regimens de
Picardie; cesquatre Regimtm
sont destinez pour la garde de
la Somme.
Monsieur le Comte d'Ef
trade eJ1 nommépourcommanIlr
en Picardie; il efl bon
Lieutenant General
, (7 fort
aimé des Troupes.
-
LesRecruës arrivent à
force,l'Infanterie est plus
belle qu'ellen'ajamais esté.
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Résumé : A Amiens ce 18. Avril. 1711.
Le document du 18 avril 1711 à Amiens décrit plusieurs mouvements militaires. Vingt-six escadrons sont placés sous les ordres du Marquis de Mires, gouverneur d'Amiens. Vingt-sept bataillons, précédemment près d'Ivry, se dirigent vers la Canche sous les ordres de Monsieur de Morsarri. Le régiment de Picardie se poste entre Bonchain et Valenciennes, tandis que le régiment du Roi se rend à Miraumont. Le régiment d'Albemarle part pour Bucquoy. Un incendie a endommagé un magasin de paille à Dourlens, mais les dégâts sont limités. Quatre régiments de milice, nommés régiments de Picardie, sont formés pour la garde de la Somme. Le Comte d'Estrades est nommé commandant en Picardie, apprécié pour ses qualités de lieutenant général. Les recrues affluent et l'infanterie est en excellent état.
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3368
p. 85-87
« Le Duc de Medina-Celi estant mort sans enfans, le [...] »
Début :
Le Duc de Medina-Celi estant mort sans enfans, le [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Le Duc de Medina-Celi estant mort sans enfans, le [...] »
Le Duc de Medina-Celi
estant mort sans enfans, le
Marquis de Priego ,fils de
sa soeur aînée, succede aux
grandes Terres & Seigneuries
qu'il possedoit, qui,
suivant ce qui se pratique
dans les Maisons Nobles
en Espagne, sont en Mayo.
râZg,°> ou substituées &
inallienabies Comme les".
biens de cette nature ne sont
point susceptibles d'hypotcque
, ny d'aucun privilegc,
les creanciers du defsunt
n'avoient aucune action
contre celuy qui recüeille
la subftittuion Un
avantage si considerable
auroit pûflater tout autre
que MrdePriego, quibien;
loin de s'enprévaloir
,
s'eflr
fait remettre un état des;
dettes contractées par son
oncle, montant à plus de
douze cens millivres, qu'il
Vell volontairement chargé
d'acquitter,sans y estreporté
que par un pur motif de
Justice & on peut dire même
par une generosité, dont
il donne peut-être le premier
exemple.
Le Grand Visirest seulement
parti de Constantinofie:
le 19. Mars pour aller
a Andrinople, où il a sejourné
jusqu'ausixiéme
Avril, & en est party pour
faire prendre lesherbes à sa
Cavalerie & se mettre en.
état de commencer la campagne.
estant mort sans enfans, le
Marquis de Priego ,fils de
sa soeur aînée, succede aux
grandes Terres & Seigneuries
qu'il possedoit, qui,
suivant ce qui se pratique
dans les Maisons Nobles
en Espagne, sont en Mayo.
râZg,°> ou substituées &
inallienabies Comme les".
biens de cette nature ne sont
point susceptibles d'hypotcque
, ny d'aucun privilegc,
les creanciers du defsunt
n'avoient aucune action
contre celuy qui recüeille
la subftittuion Un
avantage si considerable
auroit pûflater tout autre
que MrdePriego, quibien;
loin de s'enprévaloir
,
s'eflr
fait remettre un état des;
dettes contractées par son
oncle, montant à plus de
douze cens millivres, qu'il
Vell volontairement chargé
d'acquitter,sans y estreporté
que par un pur motif de
Justice & on peut dire même
par une generosité, dont
il donne peut-être le premier
exemple.
Le Grand Visirest seulement
parti de Constantinofie:
le 19. Mars pour aller
a Andrinople, où il a sejourné
jusqu'ausixiéme
Avril, & en est party pour
faire prendre lesherbes à sa
Cavalerie & se mettre en.
état de commencer la campagne.
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Résumé : « Le Duc de Medina-Celi estant mort sans enfans, le [...] »
Le Duc de Medina-Celi est décédé sans héritiers directs, ce qui a conduit à la succession du Marquis de Priego, fils de la sœur aînée du Duc. Selon les pratiques des Maisons Nobles en Espagne, les grandes terres et seigneuries du Duc sont passées au Marquis et sont inaliénables. Ces biens ne peuvent être hypothéqués ni faire l'objet de privilèges, protégeant ainsi le successeur des actions des créanciers du défunt. Le Marquis de Priego a choisi de rembourser les dettes de son oncle, s'élevant à plus de douze cents livres, par un geste de justice et de générosité. Par ailleurs, le Grand Visir a quitté Constantinople le 19 mars pour se rendre à Andrinople, où il est resté jusqu'au 6 avril. Il a ensuite quitté Andrinople pour préparer sa cavalerie et débuter la campagne.
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3369
p. 88
MORTS.
Début :
Vincent le Mée, Fermier General, mourut le 23. Avril 1711. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MORTS.
MORTS.
Vincent le Mée, Fermier
General, mourut le2,3.
Avril 1711,
Marie de Fourcy
, veuve
de Balchazard Phelypeaux.
Marquis de Châteauneuf,
Secretaire d'E-.
tat, Commandeur & Secretaire
des Ordres du Roy,
mourut à Versailles le onze
Avril 1711.
On vient d'apprendre
que l'Empereur est mort
de la petite verole, on
n'en peut parler que le
mois prochain.
Vincent le Mée, Fermier
General, mourut le2,3.
Avril 1711,
Marie de Fourcy
, veuve
de Balchazard Phelypeaux.
Marquis de Châteauneuf,
Secretaire d'E-.
tat, Commandeur & Secretaire
des Ordres du Roy,
mourut à Versailles le onze
Avril 1711.
On vient d'apprendre
que l'Empereur est mort
de la petite verole, on
n'en peut parler que le
mois prochain.
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3370
p. 1
« Ce sera le titre ordinaire de la quatriéme Partie du [...] »
Début :
Ce sera le titre ordinaire de la quatriéme Partie du [...]
Mots clefs :
Pièces fugitives
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Ce sera le titre ordinaire de la quatriéme Partie du [...] »
PcIECES FUGITIVES. E sera le titre ordinaire
dela quatriéme
Partie du Mercure,
que je templiray
de Pieces fugitivesstant
en Vers qu'en Proie:
Je nyplaceray dans ce
mois-cy que des Poëfies
spirituelles.
dela quatriéme
Partie du Mercure,
que je templiray
de Pieces fugitivesstant
en Vers qu'en Proie:
Je nyplaceray dans ce
mois-cy que des Poëfies
spirituelles.
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3371
p. 2-11
ODE TIRÉE DU PSEAUME 143. Benedictus Dominus meus.
Début :
BENI soit le Dieu des Armées, [...]
Mots clefs :
Seigneur, Ennemis
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texteReconnaissance textuelle : ODE TIRÉE DU PSEAUME 143. Benedictus Dominus meus.
TIRE'E'DU PSEAUME If'.
Benedictus Dominas:meus. BENI soit le Dieudes
Armées, ;
Qui donne la force à mon
bras,
Et par qui mesmainsfont
formées
Dans Farcpenibib des
combats;
De sa clemence inépuifa-
: ble t.
Le secours prompt & fa*
vorable,
Afiai mes oppressions: : En luy j'ay trouvé mon
azile,
Et par luy d'un peuple indocile
J'ay dissipé lesfactions.
Qui suis-je vile creature,
Qui suis-je, Seigneur,&
pourquoy
Le Souverain de la nature
S'abbaiÍfe-t-il jusques à
moy ?
L'homme en sa coursepassagere
N'est rien qu'une vapeur
legere,
Que le Soleil fait dissiper,
Sa grandeur n'est qu'une
vaine ombre
Et sa clarté qu'une nuit
sombre,
Que l'oeil, fuit & voit
échapper.
s,
Maisquoy les périls qui
m'obsedent
Ne font point encore paf
sez?
De nouveaux ennemis
succedent
A mes ennemis terrassez?
Dieu terrible,ordonne aux : campagnes
D'engloutir les vastes
montagnes ,
Commande aux Cieux ck
s'abbaisser,
Fais de leurs voutes enflammées
Pleuvoir ces fleches allumées
Que tes fureurs-sçavent
lancer.
Objet de mes humbles
Cantiques,
Seigneur,je t'addresse ma
voix
Toy, do.3nt les promesses
antiques
Furent toûjours l'espoirdes
Roys,
Tojyde qui les secours
propices,
Atravers tant de precipices,
M'ont toujours garanti
d'effroy,
Conserve aujourd'hui ton
ouvrage,
Etdaigne détourner l'orage
Qui s'appreste à fondre
sur moy,
Arreste cet affreux déluge,
Doncles flots me vont submerger,
Sois mon vangeur, fois
mon refuge
Contre le fils de l'ecrangen
Vange-toy d'un peuple
-
infidele, 4
De qui la bouche crimi-
,
nelle
Ne souvre quilïrnpier^,
Et dont la main vouée au
crime
Ne connoist rien de legitimé
Que le meurtre & l'iniquité.
Ces hommes, qui nont
point encore
-EpIquvé la main du Seigneur
iSegflanttenot qrueeDieu le*
Et s'enyvrent de leur bon- heur;
Leur posterité florissante,
Ainsi qu'unetigenaissante
Croît & s'éleve fous leursyeux,
Leurs filles couronnent
leurs têtes
De tout ce qu'en nos jours
de fêtes
Nous portons de plusprecieux.
De leurs grains leurs
granges sont pleines,
Leurs celliers regorgent
- de fruits,
Leurs troupeaux touschargez
de laines
Sont incessamment reproduits,
Pour eux la fertile rosée
Tombant sur la terre embrasée,
Rafraîchit son seinalteré.
Et pour eux le flambeau
du monde
Nourrit d'une chaleur fécondé
Le germe en ses flancs
resserré.
Le calme regne dans
leurs Villes,
Nul bruit n'interrompt
leur sommeil,
On ne voit point leurs
toits fragiles
Ouverts aux rayons du
Soleil;
Cest ainsi qu'ils passent
:: leur fig€ :
Heureux) difcnt."ils) le rivage
.Où l'on jouit d'un tel bonheur.
Qu'ilsrestent dans leur
rêverie,
Heureuse la feule Patrie
Où l'onadore le Seigneur.
Benedictus Dominas:meus. BENI soit le Dieudes
Armées, ;
Qui donne la force à mon
bras,
Et par qui mesmainsfont
formées
Dans Farcpenibib des
combats;
De sa clemence inépuifa-
: ble t.
Le secours prompt & fa*
vorable,
Afiai mes oppressions: : En luy j'ay trouvé mon
azile,
Et par luy d'un peuple indocile
J'ay dissipé lesfactions.
Qui suis-je vile creature,
Qui suis-je, Seigneur,&
pourquoy
Le Souverain de la nature
S'abbaiÍfe-t-il jusques à
moy ?
L'homme en sa coursepassagere
N'est rien qu'une vapeur
legere,
Que le Soleil fait dissiper,
Sa grandeur n'est qu'une
vaine ombre
Et sa clarté qu'une nuit
sombre,
Que l'oeil, fuit & voit
échapper.
s,
Maisquoy les périls qui
m'obsedent
Ne font point encore paf
sez?
De nouveaux ennemis
succedent
A mes ennemis terrassez?
Dieu terrible,ordonne aux : campagnes
D'engloutir les vastes
montagnes ,
Commande aux Cieux ck
s'abbaisser,
Fais de leurs voutes enflammées
Pleuvoir ces fleches allumées
Que tes fureurs-sçavent
lancer.
Objet de mes humbles
Cantiques,
Seigneur,je t'addresse ma
voix
Toy, do.3nt les promesses
antiques
Furent toûjours l'espoirdes
Roys,
Tojyde qui les secours
propices,
Atravers tant de precipices,
M'ont toujours garanti
d'effroy,
Conserve aujourd'hui ton
ouvrage,
Etdaigne détourner l'orage
Qui s'appreste à fondre
sur moy,
Arreste cet affreux déluge,
Doncles flots me vont submerger,
Sois mon vangeur, fois
mon refuge
Contre le fils de l'ecrangen
Vange-toy d'un peuple
-
infidele, 4
De qui la bouche crimi-
,
nelle
Ne souvre quilïrnpier^,
Et dont la main vouée au
crime
Ne connoist rien de legitimé
Que le meurtre & l'iniquité.
Ces hommes, qui nont
point encore
-EpIquvé la main du Seigneur
iSegflanttenot qrueeDieu le*
Et s'enyvrent de leur bon- heur;
Leur posterité florissante,
Ainsi qu'unetigenaissante
Croît & s'éleve fous leursyeux,
Leurs filles couronnent
leurs têtes
De tout ce qu'en nos jours
de fêtes
Nous portons de plusprecieux.
De leurs grains leurs
granges sont pleines,
Leurs celliers regorgent
- de fruits,
Leurs troupeaux touschargez
de laines
Sont incessamment reproduits,
Pour eux la fertile rosée
Tombant sur la terre embrasée,
Rafraîchit son seinalteré.
Et pour eux le flambeau
du monde
Nourrit d'une chaleur fécondé
Le germe en ses flancs
resserré.
Le calme regne dans
leurs Villes,
Nul bruit n'interrompt
leur sommeil,
On ne voit point leurs
toits fragiles
Ouverts aux rayons du
Soleil;
Cest ainsi qu'ils passent
:: leur fig€ :
Heureux) difcnt."ils) le rivage
.Où l'on jouit d'un tel bonheur.
Qu'ilsrestent dans leur
rêverie,
Heureuse la feule Patrie
Où l'onadore le Seigneur.
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Résumé : ODE TIRÉE DU PSEAUME 143. Benedictus Dominus meus.
Le poème 'Tiré du Psaume LXXXIX' est une louange à Dieu, le Seigneur des armées, qui accorde force et secours au poète pour vaincre ses ennemis et disperser les factions rebelles. Le poète s'émerveille de l'attention divine envers une 'vile créature' et souligne la fragilité de la grandeur humaine. Il exprime ses craintes face aux périls et aux nouveaux ennemis qui succèdent aux anciens. Il implore Dieu de manifester sa puissance en ordonnant aux campagnes d'engloutir les montagnes et aux cieux de lancer des flèches enflammées, afin de le protéger et de le venger des peuples infidèles qui ne reconnaissent pas la main du Seigneur. Le poème décrit ensuite la prospérité des ennemis, dont la postérité croît, les filles sont couronnées de biens précieux, les granges sont pleines de grains, les celliers regorgent de fruits, et les troupeaux sont chargés de laines. La rosée et le flambeau du monde nourrissent leurs terres, et le calme règne dans leurs villes. Le poète conclut en souhaitant que ces peuples restent dans leur rêverie et en bénissant la patrie où l'on adore le Seigneur.
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3372
p. 11-17
ODE TIRÉE DU PSEAUME 145. Lauda anima mea Dominu.
Début :
MON ame loüez le Seigneur, [...]
Mots clefs :
Seigneur, Dieu
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ODE TIRÉE DU PSEAUME 145. Lauda anima mea Dominu.
ODE;
TIRE'E DU PSEAUME 14J.
Lauda animamea Dominùo MON ame loüez le
Seigneur,
Rendez un éternel h- onneur
Au digne & seul objet de
vos justes loüanges;
Oui, mon Dieu, je veux
désormais
Partager la gloire des Aïtges,
Et couronner ma vie à
chanter vos bienfaits.
Renonçons au sterile ap-
Puy
Des Grands qu'on adore
aujourd'huy,
Ne fondons point sur eux
une esperance folle,
Leur pompe indigne de
nosvoeux
N'est qu'unsimulacre frivolle,
Et les solides biens ne dépendent
pas d'eux.
Comme nous esclaves
du [art)
Comme nous jouets de la
mort,
La terre engloutira leurs
Grandeurs insensées,
Et periront en même jour
Ces vastes &: hautes pensées
Qu'admirent aujourd'huy
ceux qui leur font la
Cour.
Dieu seul doit faire nôtre
espoir,
Dieu de qui l'immortel
pouvoir
Fit sortir du néantleCîel,
la terre & l'onde,
Et qui,tranquille au haut
des airs,
Anima d'une voix seconde
Tous les êtres semez dans
ce vaste Univers.
Heureux, qui, du Ci*el
occupe,
Et dp'un faeuxéc,lat détrom- Met de bonne heure en
luy toute Con esperance;
Il protege la verité,
Et sçaura, prendre la defsense
Du Juste que: l'impie aura
perfecuce.
C'est le Seigneur qui
nous nourrit, »
C'est le Seigneur qui nous
guérit,
Il prévient nos besoins, il
adoucit nos peines,
Il assûre nos pas craintifs,
Il délie & brile nos chaînes,
Et nos tyrans par luy deviennent
nos captifs.
Il offre au timide étranger
Un bras promptà le proteger,
; ;
Et l'orphelin en luy, retrouve
un sécond Pere,
De la veuve il devient l'époux:
Et par un châtiment severe
Il confond les pecheurs
animez contre nous.
Les jours des Roys font
dans sa main,
Leur Regneest un Regne
Incertain,
Dont
Dont tedoigc du Seigneur
a marque les limites:
Mais son Empire illimité
N'a point eu de bornes
prélcrites,
Et confondra le temps
avecl'éternité.
TIRE'E DU PSEAUME 14J.
Lauda animamea Dominùo MON ame loüez le
Seigneur,
Rendez un éternel h- onneur
Au digne & seul objet de
vos justes loüanges;
Oui, mon Dieu, je veux
désormais
Partager la gloire des Aïtges,
Et couronner ma vie à
chanter vos bienfaits.
Renonçons au sterile ap-
Puy
Des Grands qu'on adore
aujourd'huy,
Ne fondons point sur eux
une esperance folle,
Leur pompe indigne de
nosvoeux
N'est qu'unsimulacre frivolle,
Et les solides biens ne dépendent
pas d'eux.
Comme nous esclaves
du [art)
Comme nous jouets de la
mort,
La terre engloutira leurs
Grandeurs insensées,
Et periront en même jour
Ces vastes &: hautes pensées
Qu'admirent aujourd'huy
ceux qui leur font la
Cour.
Dieu seul doit faire nôtre
espoir,
Dieu de qui l'immortel
pouvoir
Fit sortir du néantleCîel,
la terre & l'onde,
Et qui,tranquille au haut
des airs,
Anima d'une voix seconde
Tous les êtres semez dans
ce vaste Univers.
Heureux, qui, du Ci*el
occupe,
Et dp'un faeuxéc,lat détrom- Met de bonne heure en
luy toute Con esperance;
Il protege la verité,
Et sçaura, prendre la defsense
Du Juste que: l'impie aura
perfecuce.
C'est le Seigneur qui
nous nourrit, »
C'est le Seigneur qui nous
guérit,
Il prévient nos besoins, il
adoucit nos peines,
Il assûre nos pas craintifs,
Il délie & brile nos chaînes,
Et nos tyrans par luy deviennent
nos captifs.
Il offre au timide étranger
Un bras promptà le proteger,
; ;
Et l'orphelin en luy, retrouve
un sécond Pere,
De la veuve il devient l'époux:
Et par un châtiment severe
Il confond les pecheurs
animez contre nous.
Les jours des Roys font
dans sa main,
Leur Regneest un Regne
Incertain,
Dont
Dont tedoigc du Seigneur
a marque les limites:
Mais son Empire illimité
N'a point eu de bornes
prélcrites,
Et confondra le temps
avecl'éternité.
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Résumé : ODE TIRÉE DU PSEAUME 145. Lauda anima mea Dominu.
L'ode du Psaume 14 invite à louer le Seigneur et à lui rendre un honneur éternel. L'auteur souhaite partager la gloire des anges et consacrer sa vie à chanter les bienfaits divins. Il met en garde contre l'adoration des grands de ce monde, dont la pompe est vaine et les biens éphémères. La terre engloutira leurs grandeurs et leurs pensées périront. L'auteur affirme que seul Dieu doit être l'objet de notre espoir. Il rappelle que Dieu a créé le ciel, la terre et l'onde, et anime tous les êtres de l'univers. Heureux est celui qui, dès son jeune âge, place son espoir en Dieu, protège la vérité et défend le juste. Le Seigneur nourrit, guérit, prévient les besoins et adoucit les peines. Il assure les pas craintifs, délie les chaînes et rend les tyrans captifs. Il protège l'étranger, devient un second père pour l'orphelin et un époux pour la veuve, tout en châtiant les pécheurs. Les jours des rois sont incertains et leurs règnes limités par la volonté du Seigneur. En revanche, l'Empire de Dieu est illimité et confondra le temps avec l'éternité.
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3373
p. 18-22
ODE TIRÉE DU PSEAUME 14.. Domine quis habitat, & c.
Début :
Seigneur, dans ton Temple adorable [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ODE TIRÉE DU PSEAUME 14.. Domine quis habitat, & c.
ODE
--
TIRE'E DU PSEAUME14..
Dominequis hAbilat,.&c. s Eigneur, dans ton
Temple adorable
Quel mortel est dignes
d'entrer?
Qui pourra ,
grandDieu
x
penetrer
Dans ce séjour impénétrable,
Où les Saints imelinezs
d'un air reipectueux,
Contemplent de ton front
1éclatmajeftueuxî
Ce sera celuy qui du vice
Evite lesentier impur,
Qui marche d'un pas serme
ôdùr
Dans le chemin de la Ju-
Itice,
Attentif & fidele' à connostre
la voix,
Intrepide & severe à pratiquer
ses loix.
-Ce fera celuy dont la bou- che
Des flateurs méprise le
fard, Bij
Dontlecoeurlincere. S
iansait
Rendjustice au vray qui lé touche,
Et qui par des discours
faux &: calomnieux ':
Jamais à la pudeur nafait
baisserJes yeux-J:
Celuy devant qui le superbe,
Enfté' d'une vaine splendeur,
sa Paroist plus bas dans sa
grandeur,
Que l'infeste caché fous
l'herbe;
Qui bravant du méchant
le faste couronné.
Honore la vertu du. juste
infortuné.
Celuy,dis-jedontles promesses
-
Socnteunrgtagae itonujou,rs
Celuy qui d'un infâme
gain
Ne icair point grossir Ces.
richessès:
Celuy qui sur les dons du
coupable puissant
N'a jamais decidé des
jours de l'innocent.
Qvui moarcyherea d,a:RS cette Comble d'unéternelbonheur,
Un jour des élûs du Sei-
- gneur
Partagera la fainte joye,
Et les fremissemens de
l'Enfer irrité >
Ne pourront faire obstacle
à sa félicité.
--
TIRE'E DU PSEAUME14..
Dominequis hAbilat,.&c. s Eigneur, dans ton
Temple adorable
Quel mortel est dignes
d'entrer?
Qui pourra ,
grandDieu
x
penetrer
Dans ce séjour impénétrable,
Où les Saints imelinezs
d'un air reipectueux,
Contemplent de ton front
1éclatmajeftueuxî
Ce sera celuy qui du vice
Evite lesentier impur,
Qui marche d'un pas serme
ôdùr
Dans le chemin de la Ju-
Itice,
Attentif & fidele' à connostre
la voix,
Intrepide & severe à pratiquer
ses loix.
-Ce fera celuy dont la bou- che
Des flateurs méprise le
fard, Bij
Dontlecoeurlincere. S
iansait
Rendjustice au vray qui lé touche,
Et qui par des discours
faux &: calomnieux ':
Jamais à la pudeur nafait
baisserJes yeux-J:
Celuy devant qui le superbe,
Enfté' d'une vaine splendeur,
sa Paroist plus bas dans sa
grandeur,
Que l'infeste caché fous
l'herbe;
Qui bravant du méchant
le faste couronné.
Honore la vertu du. juste
infortuné.
Celuy,dis-jedontles promesses
-
Socnteunrgtagae itonujou,rs
Celuy qui d'un infâme
gain
Ne icair point grossir Ces.
richessès:
Celuy qui sur les dons du
coupable puissant
N'a jamais decidé des
jours de l'innocent.
Qvui moarcyherea d,a:RS cette Comble d'unéternelbonheur,
Un jour des élûs du Sei-
- gneur
Partagera la fainte joye,
Et les fremissemens de
l'Enfer irrité >
Ne pourront faire obstacle
à sa félicité.
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Résumé : ODE TIRÉE DU PSEAUME 14.. Domine quis habitat, & c.
L''ODE' du Psaume 14 décrit les qualités requises pour accéder au temple de Dieu et contempler Sa majesté. L'individu vertueux évite le vice et marche dans la justice, tout en étant attentif à la voix divine. Il méprise les flatteries, rend justice avec sincérité et ne se laisse pas corrompre par des discours faux ou calomnieux. Respectueux de la pudeur, il humilie les superbes et honore la vertu des justes. Il ne fait pas de promesses trompeuses, ne s'enrichit pas par des gains infâmes et ne décide pas du sort des innocents en fonction des dons des puissants coupables. En récompense, cette personne partagera la sainte joie des élus du Seigneur et sa félicité ne sera pas entravée par les tourments de l'enfer.
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3374
p. 23-30
ODE TIRÉE DU PSEAUME 45. Deus noster refugium & virtus, &c.
Début :
Puisque nostre Dieu favorable [...]
Mots clefs :
Dieu, Seigneur, Peuple, Nations
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texteReconnaissance textuelle : ODE TIRÉE DU PSEAUME 45. Deus noster refugium & virtus, &c.
ODE
TIRE'E DU PSEAUME+f.
Deus noster refugium &
virtus, &c.
-. pPUisque nostre Dieu
Nous affure de son secours,
Il nest plus de revers capable
De troubler la paix de nos
jours,
Et si la nature fragile
Estoit à ses derniers mcu
mens,
Nous la verrions dun ceittranquile
S'écrouler dans ses fondemens.
Par les ravages du Tonnerre
Nousverrionsnoschamps
moissonnez,
Etdes entrailles de la terre
Les plus hauts monts deT
racinez,
Nos yeux verroient leur
masse aride
TraansiporrréesauTmioliemu de-s
Tomber d'une chute rapide
Dans levaste gouffre des
mers.
Les remparts de laCité
fainte
Nousfont un refuge assuré;
Dieuluy-même dans son
enceinte
A marqué son séjour facre.
Uneonde pure & délectable
Arrose avec legereté
Le tabernacle redoutable
Où repose sa Majesté. ,"
Les Nations à main armee
Couvroient nos fertiles
sillons;
On a vû les champs d'Idumée
Inondez de leurs Bataillons.
Le Seigneur parle, & l'infidelle
Tremble pour Ces propres
Etats,
Il flotte, il fc trouble, il
chancelle,
Et la terre fuit fous ses pas.
Venez Nations arrogantes?
Peuples vains.,.voisinsjaloux
,
Voir les merveilles éclatantes
Que. (a main opere pour
nous.
Que pourront vos ligues
formées
Contre le bonheur de nos
jours?
Quandle bras du Dieu des
armées
S'armera pour nostre. secours.
Par luy ses troupes infernales
A qui nos champs furent
ouverts,
Irotnat dleeleusrs flâmes fa-
Embrazer un autre Univers.
La foudre prompte à nous
deffendre
Des médians & de leurs
complots,
Mettra les Boucliers en
cendre,
Et brizera leurs Javelots.
Arreste, peuple impie,
arreite,
'- Je fuis ton Dieu, ton Souverain
,
Monbras est levé sur ta
teste,
Les feux vengeurs sont
dans ma main.
Voy le Ciel, voy la terre
& l'onde!
Remplis de mon immen^
site,
Et dans tous les climats
du monde,
Mon Nom des peuples
exalté.
Toy pour qui l'ardente
victoire
Marche d'unpas obéissant,
Seigneur! combats pour
nostregloire,
Psotege ton peuple innoitcent,
fais que nostre humble
patrie,
Joüissant d'un caloae promIS,
Confonde à jamais kfurie
De nos superbes ennemis.
TIRE'E DU PSEAUME+f.
Deus noster refugium &
virtus, &c.
-. pPUisque nostre Dieu
Nous affure de son secours,
Il nest plus de revers capable
De troubler la paix de nos
jours,
Et si la nature fragile
Estoit à ses derniers mcu
mens,
Nous la verrions dun ceittranquile
S'écrouler dans ses fondemens.
Par les ravages du Tonnerre
Nousverrionsnoschamps
moissonnez,
Etdes entrailles de la terre
Les plus hauts monts deT
racinez,
Nos yeux verroient leur
masse aride
TraansiporrréesauTmioliemu de-s
Tomber d'une chute rapide
Dans levaste gouffre des
mers.
Les remparts de laCité
fainte
Nousfont un refuge assuré;
Dieuluy-même dans son
enceinte
A marqué son séjour facre.
Uneonde pure & délectable
Arrose avec legereté
Le tabernacle redoutable
Où repose sa Majesté. ,"
Les Nations à main armee
Couvroient nos fertiles
sillons;
On a vû les champs d'Idumée
Inondez de leurs Bataillons.
Le Seigneur parle, & l'infidelle
Tremble pour Ces propres
Etats,
Il flotte, il fc trouble, il
chancelle,
Et la terre fuit fous ses pas.
Venez Nations arrogantes?
Peuples vains.,.voisinsjaloux
,
Voir les merveilles éclatantes
Que. (a main opere pour
nous.
Que pourront vos ligues
formées
Contre le bonheur de nos
jours?
Quandle bras du Dieu des
armées
S'armera pour nostre. secours.
Par luy ses troupes infernales
A qui nos champs furent
ouverts,
Irotnat dleeleusrs flâmes fa-
Embrazer un autre Univers.
La foudre prompte à nous
deffendre
Des médians & de leurs
complots,
Mettra les Boucliers en
cendre,
Et brizera leurs Javelots.
Arreste, peuple impie,
arreite,
'- Je fuis ton Dieu, ton Souverain
,
Monbras est levé sur ta
teste,
Les feux vengeurs sont
dans ma main.
Voy le Ciel, voy la terre
& l'onde!
Remplis de mon immen^
site,
Et dans tous les climats
du monde,
Mon Nom des peuples
exalté.
Toy pour qui l'ardente
victoire
Marche d'unpas obéissant,
Seigneur! combats pour
nostregloire,
Psotege ton peuple innoitcent,
fais que nostre humble
patrie,
Joüissant d'un caloae promIS,
Confonde à jamais kfurie
De nos superbes ennemis.
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Résumé : ODE TIRÉE DU PSEAUME 45. Deus noster refugium & virtus, &c.
Le poème 'ODE' du Psaume 46 célèbre la protection divine et la puissance de Dieu. Dieu est présenté comme un refuge et une force, garantissant la paix et la sécurité même face à des catastrophes naturelles. Les remparts de la cité sont décrits comme un refuge assuré, où Dieu réside. Une onde pure arrose le tabernacle où repose la majesté divine. Le poème évoque également des menaces extérieures, telles que des nations armées couvrant les champs fertiles. Cependant, Dieu intervient et les infidèles tremblent. Les nations arrogantes et jalouses sont invitées à voir les merveilles que Dieu opère pour son peuple. Les ligues formées contre le bonheur du peuple divin sont vaines face à l'intervention divine. Les troupes infernales seront détruites par la foudre divine, qui défend contre les méchants et leurs complots. Le poème se termine par un avertissement aux peuples impies, leur ordonnant de s'arrêter car Dieu lève son bras vengeur. Le Nom de Dieu est exalté dans tous les climats du monde. Le poème prie Dieu de combattre pour la gloire de son peuple, de protéger les innocents, et de permettre à la patrie de jouir d'une paix promise, confondant ainsi la furie des ennemis superbes.
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3375
p. 31-38
ODE TIRÉE DU PSEAUME 18. Coeli enarrant gloriam, Dei.
Début :
Les Cieux instruisent la terre [...]
Mots clefs :
Dieu
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texteReconnaissance textuelle : ODE TIRÉE DU PSEAUME 18. Coeli enarrant gloriam, Dei.
ODE
,.
TIRE'E DU PSEAUME 18.
Ccclt enarrant. gloriam Det. LEs Cieuxinfiruifent
la terre
A reverer son autheur ; Tout ce que leur globe
i&feçre
Célébré un Dieu Créateur.
Quel plus sublime cantique?
Que le concert magnifique
De tous les celestes corps ?
Quelle grandeur infinie!
Quelle divineharmonie
Resulte de leurs accords!
De sa puissànce immortelle
Tout parle, tout nous
instruit
; Le jour au jour lerevele,
La nuit l'annonce à la
nuit.
Ce grand & superbe ouvrage
N'est point pour l'homme
un langage
Obscur & mysterieux;
Son admirable firuéture
Est la voix de la. nature
Qui se fait entendre aux
yeux.
Dans une éclatante voûte
Il a placé de ses mains,
Le Soleil qui dans sa route
Eclaire tous les humains,
Environné de lumiere
Il entre dans sa carrière
Comme un époux glorieux
Qui dés, l'Aube matinale
De sa couche nuptiale
Sort brillant & radieux,
L'Univers à sa prelènce
Semblesortir du néant:
Il prend sa course
, ils'avance
Commeun superbe Géant:
Bidentostésa m'archie fécon- Embrassè le tour du monde
Dans le cercle qu'il décrit,
& par sa chaleur puissante
La Nature languissànte
Se ranime & se nourrit.
0 ! que tes oeuvres font
belles,
Grand Dieu! quels font
ces bienfaits,
Que ceux qui te sont fideles
Sous ton joug trouvent
d'attraits!
Ta crainte inspire la joye>
EMe assure nostre voye,
Elle nous rend trionv
phans,
Elle éclaire la jeunesse , Et fait brillerlasagesse
Dans les plus foibles ensans.
Soutiens ma foy chancelante,
Dieu puissant, infpiresmoy
Cette crainte vigilante,
Qui fait pratiquer ta loy :
Loy sainte, loy desirable
> Ta richesse est préferable
A la richesse de l'or,
Et ta douceur est pareille
Au miel dont la jeune
Abeille
Compose son cher trésor.
Mais sans tes clartez (àcrées
Qui peut connoistre,Seigneur,
Les foiblesses égarées
Dans les replis de son
coeur:
Prestes-moy tesfeux propices
Viens m'aider à fuïr les
vices
Qui s'attachent à mes pas;
Viens consumer par ta
flâme
Ceux que je vois dans
mon ame, Et ceux que je n'y vois
pas.
Si de leur cruel empire
Tu viens dégager mes.
sens,
Si tu daignes me sourire
Mes jours feront innocens;
—
J'iray puiser sur ta trace
Dans les sources de la
grâce,
Et de ses eaux abreuvé
Ma gloire fera connoistre
Que le Dieu qui m'a fait
naistre
Est le Dieu qui m'a fauve.
,.
TIRE'E DU PSEAUME 18.
Ccclt enarrant. gloriam Det. LEs Cieuxinfiruifent
la terre
A reverer son autheur ; Tout ce que leur globe
i&feçre
Célébré un Dieu Créateur.
Quel plus sublime cantique?
Que le concert magnifique
De tous les celestes corps ?
Quelle grandeur infinie!
Quelle divineharmonie
Resulte de leurs accords!
De sa puissànce immortelle
Tout parle, tout nous
instruit
; Le jour au jour lerevele,
La nuit l'annonce à la
nuit.
Ce grand & superbe ouvrage
N'est point pour l'homme
un langage
Obscur & mysterieux;
Son admirable firuéture
Est la voix de la. nature
Qui se fait entendre aux
yeux.
Dans une éclatante voûte
Il a placé de ses mains,
Le Soleil qui dans sa route
Eclaire tous les humains,
Environné de lumiere
Il entre dans sa carrière
Comme un époux glorieux
Qui dés, l'Aube matinale
De sa couche nuptiale
Sort brillant & radieux,
L'Univers à sa prelènce
Semblesortir du néant:
Il prend sa course
, ils'avance
Commeun superbe Géant:
Bidentostésa m'archie fécon- Embrassè le tour du monde
Dans le cercle qu'il décrit,
& par sa chaleur puissante
La Nature languissànte
Se ranime & se nourrit.
0 ! que tes oeuvres font
belles,
Grand Dieu! quels font
ces bienfaits,
Que ceux qui te sont fideles
Sous ton joug trouvent
d'attraits!
Ta crainte inspire la joye>
EMe assure nostre voye,
Elle nous rend trionv
phans,
Elle éclaire la jeunesse , Et fait brillerlasagesse
Dans les plus foibles ensans.
Soutiens ma foy chancelante,
Dieu puissant, infpiresmoy
Cette crainte vigilante,
Qui fait pratiquer ta loy :
Loy sainte, loy desirable
> Ta richesse est préferable
A la richesse de l'or,
Et ta douceur est pareille
Au miel dont la jeune
Abeille
Compose son cher trésor.
Mais sans tes clartez (àcrées
Qui peut connoistre,Seigneur,
Les foiblesses égarées
Dans les replis de son
coeur:
Prestes-moy tesfeux propices
Viens m'aider à fuïr les
vices
Qui s'attachent à mes pas;
Viens consumer par ta
flâme
Ceux que je vois dans
mon ame, Et ceux que je n'y vois
pas.
Si de leur cruel empire
Tu viens dégager mes.
sens,
Si tu daignes me sourire
Mes jours feront innocens;
—
J'iray puiser sur ta trace
Dans les sources de la
grâce,
Et de ses eaux abreuvé
Ma gloire fera connoistre
Que le Dieu qui m'a fait
naistre
Est le Dieu qui m'a fauve.
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Résumé : ODE TIRÉE DU PSEAUME 18. Coeli enarrant gloriam, Dei.
Le poème célèbre la gloire de Dieu à travers la contemplation de la nature et des cieux. Les cieux et la terre révèrent leur créateur, et les corps célestes forment un concert harmonieux révélant la grandeur divine. Chaque jour et chaque nuit manifestent la puissance immortelle de Dieu, qui parle clairement à travers la nature. Le Soleil, placé par Dieu, éclaire et ranime la nature par sa chaleur. Les œuvres de Dieu sont décrites comme belles et ses bienfaits comme attrayants. La crainte de Dieu inspire la joie, assure la voie, rend triomphant, éclaire la jeunesse et fait briller la sagesse. Le poète demande à Dieu de soutenir sa foi et d'inspirer en lui une crainte vigilante pour pratiquer la loi divine. Il préfère la richesse spirituelle à celle de l'or et reconnaît l'incapacité humaine à connaître ses propres faiblesses sans l'aide divine. Il demande à Dieu de l'aider à fuir les vices et à purifier son âme. Si Dieu le délivre des vices et lui sourit, ses jours seront innocents. Il aspire à puiser dans les sources de la grâce pour témoigner de la gloire de Dieu.
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3376
p. 39-46
ODE TIRÉE DU PSEAUME 47. Magnus Dominus & laudabilis nimis.
Début :
La gloire du Seigneur, sa grandeur immortelle, [...]
Mots clefs :
Seigneur, Dieu, Terre, Univers
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texteReconnaissance textuelle : ODE TIRÉE DU PSEAUME 47. Magnus Dominus & laudabilis nimis.
ODE
TIRE'E DU PSEAUME 47.
Magnrs Dominus & Uu~
dabilis nimis. LA gloire du Seigneur,
sa grandeur
immortelle,
De l'Univers entier doit
occuper le zele:
Mais sur tous les humains
consacrez à ses loix,
Le peuple de Sion doit signaler
sa voix.
Sion montagne auguste&
sainte,
Formidable aux audadeux,
) '~-* = .-Sionfe'jourdelicieux',~-~ 1
Cest toyc'est ton heureuse
enceinte
: Qui renferme le Dieu de
la terre & des Cieux.
O murs!OSéjour*pleinde Montsacrénostreunique espoir,
Où Dieu faitregner la victoire
Manifeste, son pouvoir.
Cent Rois liguez pour
nous livrer la guerre
Estoient venus sur nous
fonfondre
de toutes parts,
Ils ont vu nos sacrez remparts.
Leur aspect foudroyant,
telqu'unaffreuxtonnerre,
-
Les a precipitez au centre
de la terre;
Le Seigneur dans leur
camp a jetté la terreur,
Il parle& nous voyons
leurs travaux mis en pou- ,dre, Leurs chefs aveuglez par
- l'erreur,
Leurs soldats consternez
d'horreur,
Leurs vaisseaux iubmerdgçzyr)
ôcebr;ûierparlafou-3 Monumens éternels de sa
justefureur, :
Rien ne {çauroi^troubler
* les loixinviolables
Qui fondent le bonheur
de la sainte cité,
Seigneur toy-même en a& jeJtteétte
Les fondemens inébranl, ables
:
Aux pieds de tes Autels
humblement consternez
Nos voeuxparta clemetu
ce ont esté couronnez,,,,
Des lieux cheris où le
,
jour prend naissance,
Jusqu'aux climats oùfttút
sa splendeur,
Tout l'univers revere ta
puissance,
Tous les mortels adorent
ta grandeur.
Publions les bienfaits, célebrons
la justice.
DuSouverain del'univers.
Que le bruit de nos chants
vole au-delà des mers,
Qu'avec nous la terre s'unisse,
Que nos voix penetrent
lesairs;
Elevons jusqu'à luy nos
choeurs &nos concerts,
Vousfilles de Sion, florissante
jeunesse,
Joignez-vous ànoschants
sacrez;
Formez des pas & des fons
d'allegresse
Autour de ces murs reverezr
Venez offrir des voeux
pleins de tendresse
Au Seigneur que vous
adorez:
Peuples dequil'appuysur
sa bonté sefonde,
Allez dans tous les coins
du monde
Asonnom glorieux élever
desAutels.
Les siecles avenir béniront
vostre zele,
Et de ses bienfaits immortels
L'éternel comblera vostre
race fidelle..
Marquonsluy nostre amourpar
des voeux éclatans,
C'est nostre Dieu,c'est nostre
pere,
C'est le Roy que Sion revere;
De son regne éternel les
glorieux instans
Dureront au-delà des siecles
& des temps.
TIRE'E DU PSEAUME 47.
Magnrs Dominus & Uu~
dabilis nimis. LA gloire du Seigneur,
sa grandeur
immortelle,
De l'Univers entier doit
occuper le zele:
Mais sur tous les humains
consacrez à ses loix,
Le peuple de Sion doit signaler
sa voix.
Sion montagne auguste&
sainte,
Formidable aux audadeux,
) '~-* = .-Sionfe'jourdelicieux',~-~ 1
Cest toyc'est ton heureuse
enceinte
: Qui renferme le Dieu de
la terre & des Cieux.
O murs!OSéjour*pleinde Montsacrénostreunique espoir,
Où Dieu faitregner la victoire
Manifeste, son pouvoir.
Cent Rois liguez pour
nous livrer la guerre
Estoient venus sur nous
fonfondre
de toutes parts,
Ils ont vu nos sacrez remparts.
Leur aspect foudroyant,
telqu'unaffreuxtonnerre,
-
Les a precipitez au centre
de la terre;
Le Seigneur dans leur
camp a jetté la terreur,
Il parle& nous voyons
leurs travaux mis en pou- ,dre, Leurs chefs aveuglez par
- l'erreur,
Leurs soldats consternez
d'horreur,
Leurs vaisseaux iubmerdgçzyr)
ôcebr;ûierparlafou-3 Monumens éternels de sa
justefureur, :
Rien ne {çauroi^troubler
* les loixinviolables
Qui fondent le bonheur
de la sainte cité,
Seigneur toy-même en a& jeJtteétte
Les fondemens inébranl, ables
:
Aux pieds de tes Autels
humblement consternez
Nos voeuxparta clemetu
ce ont esté couronnez,,,,
Des lieux cheris où le
,
jour prend naissance,
Jusqu'aux climats oùfttút
sa splendeur,
Tout l'univers revere ta
puissance,
Tous les mortels adorent
ta grandeur.
Publions les bienfaits, célebrons
la justice.
DuSouverain del'univers.
Que le bruit de nos chants
vole au-delà des mers,
Qu'avec nous la terre s'unisse,
Que nos voix penetrent
lesairs;
Elevons jusqu'à luy nos
choeurs &nos concerts,
Vousfilles de Sion, florissante
jeunesse,
Joignez-vous ànoschants
sacrez;
Formez des pas & des fons
d'allegresse
Autour de ces murs reverezr
Venez offrir des voeux
pleins de tendresse
Au Seigneur que vous
adorez:
Peuples dequil'appuysur
sa bonté sefonde,
Allez dans tous les coins
du monde
Asonnom glorieux élever
desAutels.
Les siecles avenir béniront
vostre zele,
Et de ses bienfaits immortels
L'éternel comblera vostre
race fidelle..
Marquonsluy nostre amourpar
des voeux éclatans,
C'est nostre Dieu,c'est nostre
pere,
C'est le Roy que Sion revere;
De son regne éternel les
glorieux instans
Dureront au-delà des siecles
& des temps.
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Résumé : ODE TIRÉE DU PSEAUME 47. Magnus Dominus & laudabilis nimis.
Le poème 'ODE' du Psaume 47 célèbre la gloire et la grandeur immortelle du Seigneur, reconnue par l'Univers entier. Le peuple de Sion est loué pour son zèle et sa consécration aux lois divines. Sion, montagne sainte et auguste, est le refuge divin offrant protection et victoire. Lors d'une bataille, cent rois s'allient contre Sion mais sont vaincus par la terreur divine. Leurs efforts sont réduits à néant, et leurs chefs sont aveuglés par l'erreur. Les murs de Sion, inébranlables, symbolisent l'espoir et la protection divine. Le Seigneur est loué pour sa puissance et sa justice. Le poème appelle à célébrer et à publier les bienfaits divins, invitant tous les peuples à adorer et à révérer le Seigneur. Les filles de Sion et la jeunesse sont encouragées à joindre leurs voix aux chants sacrés, et les peuples sont invités à élever des autels au nom glorieux du Seigneur. Le poème se conclut par une expression d'amour et de dévotion envers Dieu, le Père et le Roi de Sion, dont le règne éternel durera au-delà des siècles. Les générations futures béniront le zèle des fidèles et seront comblées par les bienfaits immortels de l'Éternel.
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3377
p. 46-53
ODE TIRÉE DU PSEAUME 75. Notus in Judoea Deus, & c.
Début :
Le Seigneur est connu dans ces climats paisibles, [...]
Mots clefs :
Dieu
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texteReconnaissance textuelle : ODE TIRÉE DU PSEAUME 75. Notus in Judoea Deus, & c.
ODE
TIRE'E DU PSEAUME 75.
Notusin judoeaDeus, &c. LE Seigneur est connu
dans ces climats
paisibles,
Il habite avec nous,& ses
secoursvisibles
Ont de son peuple heuil
reux prévenu les souhaits;
Ce Dieu de ses faveurs
nous comblantàtoute
heure, ;,
A fait desa demeure
Leséjour de la paix.
Du haut de la montagne
où sa grandeurreside
Ila brisé la lance & l'épée
homicide
, Sur qui l'impieté fondoit
* son ferme appuy: -
Le fang des Etrangers a
fait fumer la terre,
Et le feu de la guerre
S'est éteint devant luy.
:
Une affreuse clarré dans
les airs répandue,
Frappe d'aveuglement
cette troupe éperduë;
Par un nouvel effroy je les
voisdissipez,
Et l'éclat Foudroyant de
ses rayons celestes
Aneantit leurs restes
Aux glaives échappez.
Ces insensezqu'endort
une vapeur legere,
- Prennent pour de vrais
biens une ombre mensongere,
Qui leur peint destresors
chimeriques &vains:
Mais
Mais bientôt le reveil dissipe
cette yvresse,
Et toute leur richesse
S'échappe de leurs mains. JL'ambition conduit leurs
escadrons rapides,
Ils dévorent déjàdans leurs
coursesavides
Toutes les Régions qu'éclaire
le Soleil:
Mais le Seigneur s'éleve,
& saseule menace
Convertit leur audace
Enun morne sommeil.
O Dieu, que ton pouvoir
est grand ôc redoutable!
Qui pourra le cacher au
trait inévitable
Dont tu poursuisl'impie
au jour de ta fureur?
A punir les méchans ta
colere fidelle
Fait marcher devant elle
La mort & la terreur.
Contre ces oppresseurs «tes
jugemens augustes
S'élevent pour sauver les
humbles & lesjustes
Dont le , coeur devant toy
s'abbaisse avec respect;
Ta justice paroist de feux
étincelante
,
Et la terre tremblante
S'arresteà ton aspect.
Ceux pour qui ta clemence
opere ces miracles
Ne cesserontjamais d'adorer
tes oracles,
De benir ton saint nom,
depratiquer ta loy;
Quel encens est plus pur
qu'un si saint exercice?
Quel autre sacrifice
Est plus digne de toy ?
Ce sont là les presens,
grand Dieu, que tu demandes
;
Peuples, ce ne sont point
vos pompeuses offrandes
Qui le peuventpayer de
ses dons immortels.
C'est par une humblefoy,
c'est par un amour tendre
Que l'homme peut pretendre
D'enrichir ses Autels,
Venez donc adorer le -
Dieu saint & terrible
Qui vous a delivrez par
4 sa force invincible
Du joug que vous avez redouté
tant de fois,
Qui d'un soufflereduit
l'orgüeilleuse licence,
Releve l'innocence,
Et terrasse les Rois.
ODE
TIRE'E DU PSEAUME 75.
Notusin judoeaDeus, &c. LE Seigneur est connu
dans ces climats
paisibles,
Il habite avec nous,& ses
secoursvisibles
Ont de son peuple heuil
reux prévenu les souhaits;
Ce Dieu de ses faveurs
nous comblantàtoute
heure, ;,
A fait desa demeure
Leséjour de la paix.
Du haut de la montagne
où sa grandeurreside
Ila brisé la lance & l'épée
homicide
, Sur qui l'impieté fondoit
* son ferme appuy: -
Le fang des Etrangers a
fait fumer la terre,
Et le feu de la guerre
S'est éteint devant luy.
:
Une affreuse clarré dans
les airs répandue,
Frappe d'aveuglement
cette troupe éperduë;
Par un nouvel effroy je les
voisdissipez,
Et l'éclat Foudroyant de
ses rayons celestes
Aneantit leurs restes
Aux glaives échappez.
Ces insensezqu'endort
une vapeur legere,
- Prennent pour de vrais
biens une ombre mensongere,
Qui leur peint destresors
chimeriques &vains:
Mais
Mais bientôt le reveil dissipe
cette yvresse,
Et toute leur richesse
S'échappe de leurs mains. JL'ambition conduit leurs
escadrons rapides,
Ils dévorent déjàdans leurs
coursesavides
Toutes les Régions qu'éclaire
le Soleil:
Mais le Seigneur s'éleve,
& saseule menace
Convertit leur audace
Enun morne sommeil.
O Dieu, que ton pouvoir
est grand ôc redoutable!
Qui pourra le cacher au
trait inévitable
Dont tu poursuisl'impie
au jour de ta fureur?
A punir les méchans ta
colere fidelle
Fait marcher devant elle
La mort & la terreur.
Contre ces oppresseurs «tes
jugemens augustes
S'élevent pour sauver les
humbles & lesjustes
Dont le , coeur devant toy
s'abbaisse avec respect;
Ta justice paroist de feux
étincelante
,
Et la terre tremblante
S'arresteà ton aspect.
Ceux pour qui ta clemence
opere ces miracles
Ne cesserontjamais d'adorer
tes oracles,
De benir ton saint nom,
depratiquer ta loy;
Quel encens est plus pur
qu'un si saint exercice?
Quel autre sacrifice
Est plus digne de toy ?
Ce sont là les presens,
grand Dieu, que tu demandes
;
Peuples, ce ne sont point
vos pompeuses offrandes
Qui le peuventpayer de
ses dons immortels.
C'est par une humblefoy,
c'est par un amour tendre
Que l'homme peut pretendre
D'enrichir ses Autels,
Venez donc adorer le -
Dieu saint & terrible
Qui vous a delivrez par
4 sa force invincible
Du joug que vous avez redouté
tant de fois,
Qui d'un soufflereduit
l'orgüeilleuse licence,
Releve l'innocence,
Et terrasse les Rois.
ODE
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Résumé : ODE TIRÉE DU PSEAUME 75. Notus in Judoea Deus, & c.
Le Psaume 75 est une ode célébrant la puissance et la protection divine. Dieu est présent et actif dans des climats paisibles, offrant son aide visible et comblant son peuple de faveurs. Il réside dans un lieu de paix et a brisé les armes de guerre, éteignant les conflits. Les ennemis, aveuglés et dispersés par la lumière divine, voient leurs richesses éphémères s'envoler. Leur ambition est vaincue par la menace divine, qui transforme leur audace en sommeil. La colère de Dieu punit les méchants, tandis que sa justice protège les humbles et les justes. Les bénéficiaires de sa clémence adorent ses oracles et pratiquent sa loi, offrant un encens pur et un sacrifice digne. Dieu demande une foi humble et un amour tendre plutôt que des offrandes pompeuses. L'ode invite à adorer Dieu, qui a délivré son peuple du joug redouté, réduit l'orgueil, relevé l'innocence et terrassé les rois.
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3378
p. 53-61
ODE TIRÉE DU PSEAUME 57. Si verè utique justitiam loquimini.
Début :
Si la Loy du Seigneur vous touche, [...]
Mots clefs :
Cieux, Dieu
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texteReconnaissance textuelle : ODE TIRÉE DU PSEAUME 57. Si verè utique justitiam loquimini.
ODE
TIRE'E DU PSEAUME 57.
Si iw utique justitiam laquimini.
sIlaLoy du Seigneur
vous touche,
Si le mensonge vous fait
peur,
Si la justice en vôtre coeur
Regne aussi bien qu'en
vostre bouche,
Parlez, fils des hommes,
pourquoy 1
Faut-il qu'une haine farouche
Presideauxjuçemen$
que vous lancez sur moyr
C'estvous de qui les mains
impures -- Trament le tissu dérefté
Qui fait trébucher l'équité
Dans le piege des impostures
Lâches >aux cabales vendus
,
Partisans de fourbes obC.
curs,
Habilesfeulement à
noircir les vertus.
L'hypocrite en fraudes
fercile,
Dés l'enfance est pêtryde
fard:
Il sçait colorer avec art
Lefiel que sa bouche distile,
Et la morsure du serpent
Est moins aiguë & moins
subtile
Que le venin caché que
sa langue répand.
En vain le sage les conseille,
E iiij
Ils sont inflexibles &,
sourds;
>!•>
Leur coeur s'assoupir aux
discours,
De la vertu qui lesréveille:
Plus insensibles & plus
froids
Quel'Aspic qui ferme loreille
Aux son,s melodieuxdune
touchante voix. :
Mais de leurslangues difsamantes,
Ton: ou tard Dieu me
vengera,
N'en doutons point, ce
Dieu sçaura
Foudroyer leurs testes fumantes
: Il vaincra ces Lyons ardens,
Et dans leur gueules écumantes
Il plongera sa main & brisera
leurs dents.
Ainsi que la vague rapide,
D'un torrent qui roule à
grand bruit,
Se dissipe & s'évanoüit,
Dans le sein de la terre
humide,
Ou comme l'airain enflâme
Pait fondre la cire liquide
Qui boüillonne à l'alpeér
d'un brazierallumé.
Ainsi leurs grandeurs éclipfées
S'évanoüiront à nos yeux :
Ainsi la justice des Cieux
Confondra leurs lâches
penseés,
Leurs dards deviendront
impuissans,
Et de leurs pointes émousfées,
Ne penetreront plus le
sein des innocens.
Avant ., que leurs tiges celebres
Puissent pouffer des rejettons,
Eux-mêmes foibles avortons,
Seront cachez dans les
tenebres)
Et leur sort deviendra pareil
Au fort
«
de cesoyseaux funebres
Qui n'osent soûtenir les
regards du Soleil.
C'est alors que de leur
disgrace
Les Justes riront à leur
tour;
C'est alors que viendra le
jour
De punir leursuperbe audace,
Et que sans paroistre inhumains
Nous pourrons extirper
leur race,
Et laver dans leur fang
nos innocentes mains.
Ceux qui verront cette
vengeance !
Pourront dire avec verité
Que l'injustice & l'équité
Ont tour à tourleurrécompense,
Et qu'il cit un Dieu dans
les Cieux
Dont le bras soûtient l'innocence
, Et confond des méchans
l'orgüeil ambitieux.
TIRE'E DU PSEAUME 57.
Si iw utique justitiam laquimini.
sIlaLoy du Seigneur
vous touche,
Si le mensonge vous fait
peur,
Si la justice en vôtre coeur
Regne aussi bien qu'en
vostre bouche,
Parlez, fils des hommes,
pourquoy 1
Faut-il qu'une haine farouche
Presideauxjuçemen$
que vous lancez sur moyr
C'estvous de qui les mains
impures -- Trament le tissu dérefté
Qui fait trébucher l'équité
Dans le piege des impostures
Lâches >aux cabales vendus
,
Partisans de fourbes obC.
curs,
Habilesfeulement à
noircir les vertus.
L'hypocrite en fraudes
fercile,
Dés l'enfance est pêtryde
fard:
Il sçait colorer avec art
Lefiel que sa bouche distile,
Et la morsure du serpent
Est moins aiguë & moins
subtile
Que le venin caché que
sa langue répand.
En vain le sage les conseille,
E iiij
Ils sont inflexibles &,
sourds;
>!•>
Leur coeur s'assoupir aux
discours,
De la vertu qui lesréveille:
Plus insensibles & plus
froids
Quel'Aspic qui ferme loreille
Aux son,s melodieuxdune
touchante voix. :
Mais de leurslangues difsamantes,
Ton: ou tard Dieu me
vengera,
N'en doutons point, ce
Dieu sçaura
Foudroyer leurs testes fumantes
: Il vaincra ces Lyons ardens,
Et dans leur gueules écumantes
Il plongera sa main & brisera
leurs dents.
Ainsi que la vague rapide,
D'un torrent qui roule à
grand bruit,
Se dissipe & s'évanoüit,
Dans le sein de la terre
humide,
Ou comme l'airain enflâme
Pait fondre la cire liquide
Qui boüillonne à l'alpeér
d'un brazierallumé.
Ainsi leurs grandeurs éclipfées
S'évanoüiront à nos yeux :
Ainsi la justice des Cieux
Confondra leurs lâches
penseés,
Leurs dards deviendront
impuissans,
Et de leurs pointes émousfées,
Ne penetreront plus le
sein des innocens.
Avant ., que leurs tiges celebres
Puissent pouffer des rejettons,
Eux-mêmes foibles avortons,
Seront cachez dans les
tenebres)
Et leur sort deviendra pareil
Au fort
«
de cesoyseaux funebres
Qui n'osent soûtenir les
regards du Soleil.
C'est alors que de leur
disgrace
Les Justes riront à leur
tour;
C'est alors que viendra le
jour
De punir leursuperbe audace,
Et que sans paroistre inhumains
Nous pourrons extirper
leur race,
Et laver dans leur fang
nos innocentes mains.
Ceux qui verront cette
vengeance !
Pourront dire avec verité
Que l'injustice & l'équité
Ont tour à tourleurrécompense,
Et qu'il cit un Dieu dans
les Cieux
Dont le bras soûtient l'innocence
, Et confond des méchans
l'orgüeil ambitieux.
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Résumé : ODE TIRÉE DU PSEAUME 57. Si verè utique justitiam loquimini.
L'ode du Psaume 57 traite de la justice et de l'injustice. Elle commence par une invocation à la loi du Seigneur, soulignant la peur du mensonge et l'importance de la justice. Le texte dénonce ceux qui lancent des jugements haineux et trompeurs, accusant des mains impures de tramer des intrigues. Les hypocrites sont décrits comme des lâches et des partisans de fourberies, capables de colorer leurs mensonges avec art. Leur venin est comparé à celui d'un serpent. Le texte déplore l'inflexibilité et la surdité de ces individus face aux conseils du sage, les comparant à un aspic. Cependant, il affirme que Dieu vengera ceux qui sont calomniés, foudroyant les méchants et brisant leurs forces. La grandeur des méchants s'évanouira comme une vague rapide ou de la cire fondue, et la justice divine confondra leurs pensées lâches. Enfin, le texte prédit que les justes riront de la disgrâce des méchants, et que leur vengeance sera justifiée. Ceux qui verront cette vengeance témoigneront que l'injustice et l'équité ont reçu leur récompense, affirmant l'existence d'un Dieu qui soutient l'innocence et confond l'orgueil des méchants.
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3379
p. 61-72
ODE TIRÉE DU PSEAUME 71. Deus judicium tuum Regi da.
Début :
O Dieu qui par un choix propice [...]
Mots clefs :
Homme, Roi, Dieu
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texteReconnaissance textuelle : ODE TIRÉE DU PSEAUME 71. Deus judicium tuum Regi da.
ODE
TIRE'E DU PSEAUME71.
Deus lulicium tuum Regi da.
~O Dieu qui par un
choix propice
Daignâtes élire entre tous
Un homme qui fut parmi
nous
L'oracle de vostre Justice:
Inspirez à ce digne Roy,
Avec l'amour de vostre
loy,
Et l'horreur de la violence,
Cette clair-voyante éq-uité,
Qui de la fausse vrai-semblance
Sçait discerner la verité.
Que par des jugemens ièveres.
Sa voix rassurel'innocent,
Que de son peuple gemissant
Sa main soulage les mife*
res,
Que jamais le mensonge
obscur,
Des pas de l'homme libre
& pur,
N'ose à ses yeux foüiller
la trace,
Et que le vice fastueux
Ne soit point assis à la
place
Du merite humble & vertueux.
Ainsi du plus hautdes
montagnes -2.
La paix & tous les dons
des Cieux,
Comme un fleuve delicieux,
Viendront inonder les
campagnes: Son regne àses peuples touchez
Sera ce qu'aux épis sechez
Est l'eau que le Ciel leur
envoye,
Et tant que luira le Soleil,
L'homme plein d'une sainte
joye
Le bénira des son reveil.
son
Son Trône deviendra l'asyle
-
pe l'orphelin persecuté
,
Son équitable austerité
Soutiendra le soible pupile;
Le pauvre fous ce defsenseur
Ne craindra plus que l'oppresseur
Luy ravisse son herirage
5 Et le champ qu'il aura
femé
Ne deviendra plus le partage
De l'usurpateur affamé.
Ses dons versez avec justice,
Du passe calomniateur,
Ny du sterile adulateur
N'assouviront point l'avarice:
Pour eux son front fera
glacé.
Le zele desinteressé,
Seul digne de sa confidence,
Fera renaistre pour jamais
Les delices & l'abondance
Inseparable de la paix.
Alors sasuiterenommeé,
Répanduë au-delà des
mers,
Jusqu'aux deux bouts de
l'Univers,
Avec éclat sera femée:
Ses ennemishumiliez
Mettront leur orgüeil à
ses pieds,
Et des plus éloignez rivages,
Les Rois frappez de sa
grandeur,
Viendront par de riches
hommages
Briguer sa puissante faveur.
Ils diront voila le modele
Que doivent suivre tous
les Rois, Fij
C'est de la saintetédes loix
Le protecteur le plusside
le, L'ambitieux immoderé,
Et des eaux du siecle en-
, - yvre,
N'ose paroistre en sa presence
:
Mais l'humble ressent son
appuy,
Et les larmes de l'innocence
,.,,,
Sont precieuses devant
luy.
De fès triomphantes années
,
Le temps respectera le
cours,
Et d'un long ordre d'heureux
jours
Ses vertus feront couronnées.
Leps voaisuseasuxspearzles vents
Vogueront des climats
glacez
Aux bords de l'ardente
Lybie:
La mer enrichira ses ports,
Et pour lui l'heureuseArabie
Epuisera tous fcs tresors.
Tel qu'on voit la teste
chenuë
D'unchesne autrefois arbrisseau,
Egaller le plus haut rameau
Du Cedre caché dans la
nuë., Tel croissant toujours en
grandeur,
Il egalera la splendeur
Du potentat le plus superbe,
Et tes redoutables Sujets
Se multiplieront comme
l'herbe
Autour des humides marets.
Qu'ilvive;&que dansleur
memoire,
Les Rois lui dressènt dés
Autels
y
-
Queles coeursde tous les
mortels
Soient les monumens de
sa gloire:
Et vous, ô maistre des humains
Qui de , vos bienfaisantes
mains
,- Formez les Monarques
celebres
Convertirezl'hommeen--
durcy
,
xÀ
Et daignez chasser les ce- nebres
- Dont vostre nom est obfcurcy.
FIN.
TIRE'E DU PSEAUME71.
Deus lulicium tuum Regi da.
~O Dieu qui par un
choix propice
Daignâtes élire entre tous
Un homme qui fut parmi
nous
L'oracle de vostre Justice:
Inspirez à ce digne Roy,
Avec l'amour de vostre
loy,
Et l'horreur de la violence,
Cette clair-voyante éq-uité,
Qui de la fausse vrai-semblance
Sçait discerner la verité.
Que par des jugemens ièveres.
Sa voix rassurel'innocent,
Que de son peuple gemissant
Sa main soulage les mife*
res,
Que jamais le mensonge
obscur,
Des pas de l'homme libre
& pur,
N'ose à ses yeux foüiller
la trace,
Et que le vice fastueux
Ne soit point assis à la
place
Du merite humble & vertueux.
Ainsi du plus hautdes
montagnes -2.
La paix & tous les dons
des Cieux,
Comme un fleuve delicieux,
Viendront inonder les
campagnes: Son regne àses peuples touchez
Sera ce qu'aux épis sechez
Est l'eau que le Ciel leur
envoye,
Et tant que luira le Soleil,
L'homme plein d'une sainte
joye
Le bénira des son reveil.
son
Son Trône deviendra l'asyle
-
pe l'orphelin persecuté
,
Son équitable austerité
Soutiendra le soible pupile;
Le pauvre fous ce defsenseur
Ne craindra plus que l'oppresseur
Luy ravisse son herirage
5 Et le champ qu'il aura
femé
Ne deviendra plus le partage
De l'usurpateur affamé.
Ses dons versez avec justice,
Du passe calomniateur,
Ny du sterile adulateur
N'assouviront point l'avarice:
Pour eux son front fera
glacé.
Le zele desinteressé,
Seul digne de sa confidence,
Fera renaistre pour jamais
Les delices & l'abondance
Inseparable de la paix.
Alors sasuiterenommeé,
Répanduë au-delà des
mers,
Jusqu'aux deux bouts de
l'Univers,
Avec éclat sera femée:
Ses ennemishumiliez
Mettront leur orgüeil à
ses pieds,
Et des plus éloignez rivages,
Les Rois frappez de sa
grandeur,
Viendront par de riches
hommages
Briguer sa puissante faveur.
Ils diront voila le modele
Que doivent suivre tous
les Rois, Fij
C'est de la saintetédes loix
Le protecteur le plusside
le, L'ambitieux immoderé,
Et des eaux du siecle en-
, - yvre,
N'ose paroistre en sa presence
:
Mais l'humble ressent son
appuy,
Et les larmes de l'innocence
,.,,,
Sont precieuses devant
luy.
De fès triomphantes années
,
Le temps respectera le
cours,
Et d'un long ordre d'heureux
jours
Ses vertus feront couronnées.
Leps voaisuseasuxspearzles vents
Vogueront des climats
glacez
Aux bords de l'ardente
Lybie:
La mer enrichira ses ports,
Et pour lui l'heureuseArabie
Epuisera tous fcs tresors.
Tel qu'on voit la teste
chenuë
D'unchesne autrefois arbrisseau,
Egaller le plus haut rameau
Du Cedre caché dans la
nuë., Tel croissant toujours en
grandeur,
Il egalera la splendeur
Du potentat le plus superbe,
Et tes redoutables Sujets
Se multiplieront comme
l'herbe
Autour des humides marets.
Qu'ilvive;&que dansleur
memoire,
Les Rois lui dressènt dés
Autels
y
-
Queles coeursde tous les
mortels
Soient les monumens de
sa gloire:
Et vous, ô maistre des humains
Qui de , vos bienfaisantes
mains
,- Formez les Monarques
celebres
Convertirezl'hommeen--
durcy
,
xÀ
Et daignez chasser les ce- nebres
- Dont vostre nom est obfcurcy.
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Résumé : ODE TIRÉE DU PSEAUME 71. Deus judicium tuum Regi da.
Le texte est une ode inspirée du Psaume 71, adressée à un roi. Il prie Dieu d'accorder au roi la sagesse et la justice pour gouverner avec équité, protéger les innocents et soulager les misères de son peuple. Le roi doit discerner la vérité et rejeter la violence et le mensonge. En gouvernant ainsi, la paix et les bénédictions divines inonderont le royaume, et le roi sera béni par son peuple. Son trône deviendra un refuge pour les opprimés, et il soutiendra les faibles et les pauvres. Ses dons seront distribués avec justice, et il favorisera le zèle désintéressé. La renommée du roi s'étendra à travers le monde, et les rois étrangers viendront lui rendre hommage. Le roi sera un modèle de sainteté et de justice, et ses vertus seront couronnées par des années de triomphe. Son règne sera prospère, et son peuple se multipliera. Le texte se termine par une prière à Dieu pour qu'il forme les monarques célèbres et chasse les ténèbres.
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3380
p. 3-10
Litterature. [titre d'après la table]
Début :
Il paroist depuis peu une belle Traduction de l'Illiade [...]
Mots clefs :
Rabelais, Homère
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Litterature. [titre d'après la table]
LITTERATURE.
L paroist depuis peu
une belle Traduction
de l'Illiade d'Homere,
par Madame Dacier; on
ne peuttrop donner de
louanges à une Dame
qui fait tant d'honneur
à son sexe.
On a achevéd'imprimer
à Amsterdam le
nouveau Rabelais, avec
des Remarques historiques
& critiques.
Ces deux Livres dont
j'ay à parler en mesmestemps
, mefont naistre
l'idée den prometre pour
Je mois prochain mue
espece de paralelle ; je
dis, une espece: car sije
disois,un paralellevéritable
,&serieux, jem'attirerois
d'abord quelques
zélezSectateurs du divin
Homere, je serois, selon
eux., heretique en litrerature
, sij'osois penser
que Rabelais fust digne
d'entrer en paralelle avec
le Prince des Poëtes.
Commençons donc par
abjurer tous les Ridicules
qu'on pourroit me
donner là-dessus
, je declare
premierement que jeméprise une moitié du
livre de Rabelais, &
que je déteste mesme
dans l'autre le libertinage
&. les obscenitez
qui rendent cet Auteur
odieux ; je declare de
plus, que je respecte Homere,
& les vrais Sçavans
; mais ce respect
n'est point un respect de
culte & d'adoration: je
crois pouvoir sansprofanation
comparer le sublime
du Poëte Grec,
avec l'excellent Comique
de Maistre François;
plus ces deux genres so n
opposez,&plus ce paralelle
tiendra du badinage
: ce sera, si l'on
veut ,
l'Article Burlesque
de mon Mercure ,
les gens graves pourront
se dispenser de le lire, &
ceuxqui le plaignent
que depuis plusieurs
mois je deviens trop serieux
, y trouveront à
coup sur leur compte: carsije ne suis pas en
humeur d'écrire gayement
,
ils auront au
moins du Rabelais, qui
porte toûjours avec luy
un caractere de gayeté
inimitable.
J'adresse donc ici par
avance ce paralelle d'Homere
&: de Rabelais, à
ceux qui ne veulent que
du badinage, je tâcheray
de contenter pas
quelqu'autres Articles
ceux qui ne veulent que
du serieux ; mais à l'egard
de ceux qui ne fca.
vent ce qu'ils veulent
aussi ne sçay-je que leur
donner: on commence
pourtant à me fournir
d'assezbons Memoires ,
mon Mercure est une
espece d'ambigu
,
je tâche
d'y servir un peu
detout;mais rien n'attire,
rien ne rappelle ces
convives indolents , ils
sont, toûjours rassasiez
avant de se mettre à
table, les viandes solides
les dégoûtent, ils ne
touchent aux ragoûts,
que du bout du doigt,
& les repoussent aussitostavec
dédain
,
ils les
trouvent à coup sur, ou
insipides., ou trop salez,
en un mot,ils font naturellement
dégoûtez:
je souhaite pour leur (atisfaction
que le goût
leur vienne.
L paroist depuis peu
une belle Traduction
de l'Illiade d'Homere,
par Madame Dacier; on
ne peuttrop donner de
louanges à une Dame
qui fait tant d'honneur
à son sexe.
On a achevéd'imprimer
à Amsterdam le
nouveau Rabelais, avec
des Remarques historiques
& critiques.
Ces deux Livres dont
j'ay à parler en mesmestemps
, mefont naistre
l'idée den prometre pour
Je mois prochain mue
espece de paralelle ; je
dis, une espece: car sije
disois,un paralellevéritable
,&serieux, jem'attirerois
d'abord quelques
zélezSectateurs du divin
Homere, je serois, selon
eux., heretique en litrerature
, sij'osois penser
que Rabelais fust digne
d'entrer en paralelle avec
le Prince des Poëtes.
Commençons donc par
abjurer tous les Ridicules
qu'on pourroit me
donner là-dessus
, je declare
premierement que jeméprise une moitié du
livre de Rabelais, &
que je déteste mesme
dans l'autre le libertinage
&. les obscenitez
qui rendent cet Auteur
odieux ; je declare de
plus, que je respecte Homere,
& les vrais Sçavans
; mais ce respect
n'est point un respect de
culte & d'adoration: je
crois pouvoir sansprofanation
comparer le sublime
du Poëte Grec,
avec l'excellent Comique
de Maistre François;
plus ces deux genres so n
opposez,&plus ce paralelle
tiendra du badinage
: ce sera, si l'on
veut ,
l'Article Burlesque
de mon Mercure ,
les gens graves pourront
se dispenser de le lire, &
ceuxqui le plaignent
que depuis plusieurs
mois je deviens trop serieux
, y trouveront à
coup sur leur compte: carsije ne suis pas en
humeur d'écrire gayement
,
ils auront au
moins du Rabelais, qui
porte toûjours avec luy
un caractere de gayeté
inimitable.
J'adresse donc ici par
avance ce paralelle d'Homere
&: de Rabelais, à
ceux qui ne veulent que
du badinage, je tâcheray
de contenter pas
quelqu'autres Articles
ceux qui ne veulent que
du serieux ; mais à l'egard
de ceux qui ne fca.
vent ce qu'ils veulent
aussi ne sçay-je que leur
donner: on commence
pourtant à me fournir
d'assezbons Memoires ,
mon Mercure est une
espece d'ambigu
,
je tâche
d'y servir un peu
detout;mais rien n'attire,
rien ne rappelle ces
convives indolents , ils
sont, toûjours rassasiez
avant de se mettre à
table, les viandes solides
les dégoûtent, ils ne
touchent aux ragoûts,
que du bout du doigt,
& les repoussent aussitostavec
dédain
,
ils les
trouvent à coup sur, ou
insipides., ou trop salez,
en un mot,ils font naturellement
dégoûtez:
je souhaite pour leur (atisfaction
que le goût
leur vienne.
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Résumé : Litterature. [titre d'après la table]
Le texte évoque deux publications récentes : une traduction de l'Iliade d'Homère par Madame Dacier, saluée pour sa qualité, et une nouvelle édition des œuvres de Rabelais, imprimée à Amsterdam, accompagnée de remarques historiques et critiques. L'auteur prévoit de comparer ces deux œuvres dans un prochain numéro, en précisant qu'il s'agira d'un parallèle burlesque plutôt qu'une comparaison sérieuse. Il exprime son mépris pour certains passages de Rabelais et son respect pour Homère, tout en soulignant que la comparaison sera légère et amusante. L'auteur s'adresse à différents types de lecteurs : ceux qui recherchent le badinage trouveront leur compte dans le parallèle, tandis que ceux qui préfèrent le sérieux seront servis par d'autres articles. Il déplore l'indifférence de certains lecteurs, comparant son Mercure à un repas où les convives sont toujours rassasiés avant de se mettre à table et trouvent les plats soit insipides, soit trop salés. Il espère que ces lecteurs développeront un goût pour la littérature.
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3381
p. 11-19
« On va imprimer en Hollande un Recüeil de Traits historiques, [...] »
Début :
On va imprimer en Hollande un Recüeil de Traits historiques, [...]
Mots clefs :
Calife, Joyau
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texteReconnaissance textuelle : « On va imprimer en Hollande un Recüeil de Traits historiques, [...] »
On va imprimer en
Hollande un Recüeil de
Traits historiques, de
Maximes & de Contes
Arabes, tirez des pfUS
celebres Poëtes d'Orient,
comme JUir3 Koscou ,
Micaud,&c. Voicy un
de ces traits historiques
qu'on ma envoyé pour
en marquer le caractère*
C'estsur la liberalité.
MaanfilsdeZaldah, personnage
fort celebre parmi
les Arabes pour sa libéralité,
fut un des principaux Capitainesde
Mervan, dernier
Kalife de la race des Omnia*-
des: après que ce Kalifeeuc
esté deffait, les Abbafàdes
ses ennemis persecuterent
tous ceux qui avoient servi
les Omniades. Maan fc trouva
obligé, pour éviter la
colere d'Abou- Giafac Aimansot
de demeurer longr
temps caché dans Bagder.
Un jour s'ennuyant de demeurer
long
- temps enfermé
dans un même lieu, il
resolut de soi tir de laVille,
déguisé, & prit le chemin
du desert. Aprés avoirévité
les Gardes des Portes & des
chemins; je me croyais,
raconte-t-il lui-même dans
le recit qu'il fait de sesavantures
au Kihfe
,
hors du
danger d'estre reconnu,
lorsque tout d'un coup un
homme d'assez mauvaise
mine saisit la bride de mon
Chameau & m'arresta tout
court en me demandant si
jen'estoispas ccluy que le -
Kalife faisoit chercher avec
tant de diligence, promettant
une si grande somme
d'argent à celuy qui pourroit
le découvrir. Je luy répondis
que non. Quoy
vous n'êtes pas Maan? me
repliqua-t il.Moy bien surpris
, & craignantqu'il ne
m'arrivâtpis si jecontinuois
ànierqui j'estois,je pris un
joyau dallez grand prix que
j'avois sur moy,& leluy presentay,
en luy disant! Recevez
ce present demamain,
& gardez- vous bien de me
découvrir à qui quece soit.
Cet hommeconsiderant ce
joyau, me dit: voilà donc un
joyau qui m'appartient puisque
vous me l'avez donné;
mais je serois bien-aise de
sçavoir le prix de cc que je
possede:comb ien vaut iL?
Il vaut bien mille écus,répondit
Maan. Fore-bien,
ditle Soldat;mais j'ay une
autre demande à vousfaire,
dites-moy laverité:nevous
est-il jamais arrivé envostre
vie de donner en une feule
fois toutvostre bien,car je
sçay que vous passez pour
un homme extrêmement
liberal Je luy répondis que
non. Ilme demandaensuite;
n'en avez vous jamais donné
lamoitié? je luy répondis
h même chose ; & luy descendant
par degrez au tiers
& au quart,&jusqu'à la dixièmepartie
,la honte mefit
enfin luy dire qu'ilse pourvoit
bienfaire que j'en eusse
donné la dixiéme. Hé bien,
ajouta-t il
,
afin que vous
sçachiez qu'il y a des personnes
encore plus liberales
que vous: moy qui ne suis
qu'un simple Fantassin
,
&
qui netire que deux écus de
solde par mois, je vous
donne ce joyau dont le prix
passe plus de mille écus, &
je vous en fais un present,
En medisant cela il uiciettar
le joyau que je luy avois
donné & gagna pays.Jefus
extrêmement surpris de certa
avanture,& criay de toute
ma forcepour le faire
revenir sur ses pas. Je luy
disois que j'aurois mieux
aimé mille fois estredécouvert&
perdre ma teste que
derecevoir une telle confusion.
A ces paroles
, il revint
à moy.Jelepriay donc
de conserver ce joyau puifqu'il
en estoit plusdigne que
moy, Ôcdene me pas obliger
àlereprendre.Ulm'em
brassa plusieursfois, & me
dit: Vous voudriez donc me
faire passer pour un voleur
de grands chemins ; je ne
veux en aucune maniere recevoir
ce present de vous;
car je ne pourrois pas en
toute ma vie estre en estat
de vous rendre la pareille;
aprés cela nous nous séparâmes.
Maan quelque temps aprés
eut occasion de rendre
service à Almansot dans le
temps d'une sédition qui arriva
à Bagdet, où le Kalise
auroic couru grand risque
de sa personne sans son secours.
Ce service le fit renrrer
dans tes bonnes graces
d'AbouGiafar, & alors se
ressouvenant de l'action ge.. -
nereufe de ce Soldat, il le
fit chercher par tout pour
l'avancer, mais il ne sur pas
poffiblc de le trouver.
Hollande un Recüeil de
Traits historiques, de
Maximes & de Contes
Arabes, tirez des pfUS
celebres Poëtes d'Orient,
comme JUir3 Koscou ,
Micaud,&c. Voicy un
de ces traits historiques
qu'on ma envoyé pour
en marquer le caractère*
C'estsur la liberalité.
MaanfilsdeZaldah, personnage
fort celebre parmi
les Arabes pour sa libéralité,
fut un des principaux Capitainesde
Mervan, dernier
Kalife de la race des Omnia*-
des: après que ce Kalifeeuc
esté deffait, les Abbafàdes
ses ennemis persecuterent
tous ceux qui avoient servi
les Omniades. Maan fc trouva
obligé, pour éviter la
colere d'Abou- Giafac Aimansot
de demeurer longr
temps caché dans Bagder.
Un jour s'ennuyant de demeurer
long
- temps enfermé
dans un même lieu, il
resolut de soi tir de laVille,
déguisé, & prit le chemin
du desert. Aprés avoirévité
les Gardes des Portes & des
chemins; je me croyais,
raconte-t-il lui-même dans
le recit qu'il fait de sesavantures
au Kihfe
,
hors du
danger d'estre reconnu,
lorsque tout d'un coup un
homme d'assez mauvaise
mine saisit la bride de mon
Chameau & m'arresta tout
court en me demandant si
jen'estoispas ccluy que le -
Kalife faisoit chercher avec
tant de diligence, promettant
une si grande somme
d'argent à celuy qui pourroit
le découvrir. Je luy répondis
que non. Quoy
vous n'êtes pas Maan? me
repliqua-t il.Moy bien surpris
, & craignantqu'il ne
m'arrivâtpis si jecontinuois
ànierqui j'estois,je pris un
joyau dallez grand prix que
j'avois sur moy,& leluy presentay,
en luy disant! Recevez
ce present demamain,
& gardez- vous bien de me
découvrir à qui quece soit.
Cet hommeconsiderant ce
joyau, me dit: voilà donc un
joyau qui m'appartient puisque
vous me l'avez donné;
mais je serois bien-aise de
sçavoir le prix de cc que je
possede:comb ien vaut iL?
Il vaut bien mille écus,répondit
Maan. Fore-bien,
ditle Soldat;mais j'ay une
autre demande à vousfaire,
dites-moy laverité:nevous
est-il jamais arrivé envostre
vie de donner en une feule
fois toutvostre bien,car je
sçay que vous passez pour
un homme extrêmement
liberal Je luy répondis que
non. Ilme demandaensuite;
n'en avez vous jamais donné
lamoitié? je luy répondis
h même chose ; & luy descendant
par degrez au tiers
& au quart,&jusqu'à la dixièmepartie
,la honte mefit
enfin luy dire qu'ilse pourvoit
bienfaire que j'en eusse
donné la dixiéme. Hé bien,
ajouta-t il
,
afin que vous
sçachiez qu'il y a des personnes
encore plus liberales
que vous: moy qui ne suis
qu'un simple Fantassin
,
&
qui netire que deux écus de
solde par mois, je vous
donne ce joyau dont le prix
passe plus de mille écus, &
je vous en fais un present,
En medisant cela il uiciettar
le joyau que je luy avois
donné & gagna pays.Jefus
extrêmement surpris de certa
avanture,& criay de toute
ma forcepour le faire
revenir sur ses pas. Je luy
disois que j'aurois mieux
aimé mille fois estredécouvert&
perdre ma teste que
derecevoir une telle confusion.
A ces paroles
, il revint
à moy.Jelepriay donc
de conserver ce joyau puifqu'il
en estoit plusdigne que
moy, Ôcdene me pas obliger
àlereprendre.Ulm'em
brassa plusieursfois, & me
dit: Vous voudriez donc me
faire passer pour un voleur
de grands chemins ; je ne
veux en aucune maniere recevoir
ce present de vous;
car je ne pourrois pas en
toute ma vie estre en estat
de vous rendre la pareille;
aprés cela nous nous séparâmes.
Maan quelque temps aprés
eut occasion de rendre
service à Almansot dans le
temps d'une sédition qui arriva
à Bagdet, où le Kalise
auroic couru grand risque
de sa personne sans son secours.
Ce service le fit renrrer
dans tes bonnes graces
d'AbouGiafar, & alors se
ressouvenant de l'action ge.. -
nereufe de ce Soldat, il le
fit chercher par tout pour
l'avancer, mais il ne sur pas
poffiblc de le trouver.
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Résumé : « On va imprimer en Hollande un Recüeil de Traits historiques, [...] »
Un recueil de traits historiques, de maximes et de contes arabes, extraits des œuvres de poètes orientaux tels que Jussuf Koscou et Micaud, est annoncé pour impression en Hollande. Un exemple narré met en scène Maan fils de Zaldah, un capitaine célèbre pour sa générosité, au service de Mervan, dernier kalife des Omeyyades. Après la défaite de Mervan, Maan se réfugia à Bagdad pour échapper aux Abbassides. Déguisé, il tenta de quitter la ville mais fut arrêté par un soldat qui le reconnut. Pour éviter la découverte, Maan offrit un joyau au soldat, qui lui demanda s'il avait déjà distribué ses biens. Le soldat, se révélant plus généreux, rendit le joyau à Maan et lui fit un présent. Plus tard, Maan eut l'occasion d'aider Almansor, le kalife, et chercha à retrouver le soldat pour le récompenser, sans succès.
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3382
p. 19-23
LIVRES NOUVEAUX.
Début :
Il paroist depuis peu un second Tome d'un Livre [...]
Mots clefs :
Aventures
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texteReconnaissance textuelle : LIVRES NOUVEAUX.
LIVRES NOUVEAUX.
Il paroistdepuis peu
un second Tome d'un
Livre nouveau,qui a
pourtitre, Gongam, ou
l'hommeprodigieux transporte
dans l'air,sur la
terre, &sous les eaux.
Livreveritablement non*
veau. Ti te tu tes nosi.
ce mot n'est ny Hébreu,
ny Arabe,il est compo- sémysterieusement pour
ren fermer la clefdes avantures
duLivre,mais
sans avoir cette clef, on
voit que l'Auteur a pour
but de réjouir,&d'instruire
:ceux qui travaillent
dans cette vûë
, &:
qui reüssissent
,
mcrirent
l'approbationdu
Public.
Ce Livre contient une suite
d'avantures mêlées de critique.
Il donne par exemple à
Gongam une Bibliotheque
composée de
L'Agenda de ceux quin'ont
rien àfaire; Rêver le matin
à ce qu'on doit faire le soir,
& rêver le soir à ce qu'on
auroit pû faire lematinée;
Manégedes Promenades.
On entre dans son Carrosse
par une portiere; on
en fort par l'autre, pour
aller monter dans un Fiacre
sans être vû de sesgens,&c.
Grandes Femmes,fîeres
d'estre avec des petites, &
les petites fâchées d'estre
avec les grandes, &c.
Les Tragicomedies duJeu-
Familles ruinées, Domesstiques
sans gages; Creanciers
sans hypoteque
,
ôc
cuisinesansfeu,&c.
Les petitessesdesgrands barn..
mes.
Les Mommeries du Cerémonial.
Agitation des esclaves Volontaires.
L'A-rt deparlersans riendire,
Les Femmes humaines.
Lesbien-aparentez.
Les vendes bagatelles.
Lesquatresaisons de Paris ,
&c.
Ce Livre se vend chez
Guillaume Saugrain
,
sur le
Quay de Gesvres, à TEnseigne
du Paradis.
Il paroistdepuis peu
un second Tome d'un
Livre nouveau,qui a
pourtitre, Gongam, ou
l'hommeprodigieux transporte
dans l'air,sur la
terre, &sous les eaux.
Livreveritablement non*
veau. Ti te tu tes nosi.
ce mot n'est ny Hébreu,
ny Arabe,il est compo- sémysterieusement pour
ren fermer la clefdes avantures
duLivre,mais
sans avoir cette clef, on
voit que l'Auteur a pour
but de réjouir,&d'instruire
:ceux qui travaillent
dans cette vûë
, &:
qui reüssissent
,
mcrirent
l'approbationdu
Public.
Ce Livre contient une suite
d'avantures mêlées de critique.
Il donne par exemple à
Gongam une Bibliotheque
composée de
L'Agenda de ceux quin'ont
rien àfaire; Rêver le matin
à ce qu'on doit faire le soir,
& rêver le soir à ce qu'on
auroit pû faire lematinée;
Manégedes Promenades.
On entre dans son Carrosse
par une portiere; on
en fort par l'autre, pour
aller monter dans un Fiacre
sans être vû de sesgens,&c.
Grandes Femmes,fîeres
d'estre avec des petites, &
les petites fâchées d'estre
avec les grandes, &c.
Les Tragicomedies duJeu-
Familles ruinées, Domesstiques
sans gages; Creanciers
sans hypoteque
,
ôc
cuisinesansfeu,&c.
Les petitessesdesgrands barn..
mes.
Les Mommeries du Cerémonial.
Agitation des esclaves Volontaires.
L'A-rt deparlersans riendire,
Les Femmes humaines.
Lesbien-aparentez.
Les vendes bagatelles.
Lesquatresaisons de Paris ,
&c.
Ce Livre se vend chez
Guillaume Saugrain
,
sur le
Quay de Gesvres, à TEnseigne
du Paradis.
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Résumé : LIVRES NOUVEAUX.
Le texte annonce la publication du second tome d'un livre intitulé 'Gongam, ou l'homme prodigieux transporté dans l'air, sur la terre, & sous les eaux'. Ce livre, malgré son titre énigmatique, a pour but de divertir et d'instruire ses lecteurs. Il présente une série d'aventures accompagnées de critiques, illustrées par divers exemples. Parmi ceux-ci, on trouve des descriptions de comportements humains tels que la gestion du temps, les manières de se promener, les interactions entre personnes de tailles différentes, les tragédies familiales, les domestiques sans salaire, les créanciers sans garantie, les cuisines sans feu, les petites vanités des grands barons, les absurdités du cérémonial, l'art de parler sans dire grand-chose, les apparences trompeuses, les ventes de bricoles, et les quatre saisons à Paris. Le livre est disponible chez Guillaume Saugrain, sur le Quai de Gesvres, à l'enseigne du Paradis.
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3383
p. 23-39
ACADEMIE ROYALE des Médailles & Inscriptions.
Début :
Le Mardy 14e Avril Messieurs de l'Academie Royale des [...]
Mots clefs :
Défunt, Morts, Funérailles, Tombeaux, Épithalame, Académie royale des médailles et inscriptions
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ACADEMIE ROYALE des Médailles & Inscriptions.
ACADEMIEROYALE
des Médailles &Inscriptions.
Le Mardy 14e Avril
Messieurs de l'Academie
Royale des Medailles &,
Inscriptions , firent iouverture
de leurs Aflcmblées.
Mr de Boze,Secretaire
perpetuel decetreAcademie
lût unEloge de feu Mr Defpreaux;
MrBaudelot lûtune
Dissertarton sur l'Antiquité
trouvée depuis peu dansffrglisedeNôtre-
Dame;&
Mr l'Abbé Anselme en lût
une sur les funerailles des
Anciens, dont voicy l'Extrait.
Je donneray dans la4
fuite les Extraits des deux
autres Discours de cette
Àflimblée.
Mr
Mr l'Abbé Anselme y
prononça une éloquente
& sçavante Dissertation
sur les Funerailles: ce
zéleardent,sincere,&
éclairé, qui fut toûjours
l'ame de ses prédications,
ne se dément pas même
icy dans un discours profane
,
son dessein est de
faire voir dans tous les
temps & dans toutes les
nations ce desir naturel
d'immorratiré
,
qui porte
les hommes à vouloir
simmortaliser les uns les
autres par des funerailles,
&c par des lTIOnumens
durables;c'est
ce sentimentd'immortalité
, dit-il, qui leur a
fait établir une esPece
de commerce & desocieté
avec les ames des
mortspar les devoirsfa*
nebres
,
dont ils esperoient
qu'elles auroient
quelque reconnoissance,
comme ils craignoient
qu'elles n'eussent duressentiment
contre ceux
qui manquoient à leur
rendre ces devoirs.
Mr L. A. établit les
devoirs des funerailles
par les idées qu'en ont
tous les hommes en general
; en fuite par les
coûtumes des Egyptiens,
parcelles des Grecs, par
celles des Romains; &
il promet enfin d'achever
son Ouvrage, en
continuant ainsi jusqu'aux
Chrétiens.
Je voudrois quela
mémoire me pût fournir
des morceaux suivis de
ce discours; mais je n'en
ay pu retenir que des
traits d'érudition, qui
seront icy dénuez des
graces, que Mr L. A.
leur a donnez en les
metant si bien en oeuvre.
Les Payens admettoient
trois Diviniccz aux funerailles
,
Pluton, Mercure,
& Venus Libitime ; cette
Venus, Dcesse des ombres,
marque l'idée qu'ilsavoient
de lareproduction dans la
mort ,
c'est-à-dire, de la
resurrection.
Il y avoit parmy eux des
fcpulchres vuides, qu'on
nommoit Cenotaphes ; ils
croyoient que les corps de
ceux Qui estoient morts
loin delà, venoient d'euxmêmes
s'y renfermer.
On enterroit les Morts
sur les chemins, d'où vient
l'inscription,Siste
,
Victor.
Pour marquer le respect
qu'on doit aux tombeaux,
on y representoit des grisons
,
des chiens, & des
lions, comme pour les garder
d'irreverence.
On conjuroit par les cendres
des Morts, Horace dit
à Barine, que n'ayant
jamais esté punie de ses
faux sermens
,
puisqu'elle
en devenoit plus belle, il
luy seroit avantageux de
jurer même par les cendres
de sa mere.
Les Egyptiens, aprés avoir
embaûmé les corps ,
les envelopoient dans des
bandelettes detoilles gom- -
mées, & les enchassoient
dans des boëtes de bois
odoriferant
,
c'estoient-là
leurs Momies, qu'ils conservoient,
les uns dans leurs
maisons, les autres dans des
cavernes voûtées, dont ils
bouchoient l'entrée avec
une colonne,&ilsembrassoient
cette colonne pour
dire le dernier adieu au
deffunt.
Ils appelloient Montagnes
de Pharaon, ces Pyramides
super bes qu'ils élevoient
sur les tombeaux.
Un Roy d'Egyprefitbâtir
un Palais magnifique
pour servir de tombeau à
sa fille, au milieu de ce Palais
estoit un grand salon
rempli de figures, ornées
de pierres precieuses, & le
corps de la deffunte estoit
enfermé dans une vache de
bois odoriferant, couverte
de lames d'or, cette vache
agenouillée portoit entre
ses cornes ungrand So
leil d'or.
On mertoiten la main du
deffunt une lettre cachetée,
pour apprendre à ceux de
l'autre monde qu'on avoit
rendu en celuy-cy tous les
devoirs au deffunt.
Les Grecs tournoient le
visage du mort vers l'orient
, pressentimens fecrct
que ces corps devoient un
jour revoir la lumiere.
A Megare on enterroit
le mort le visage en bas.
Diogene voulut estre ainsi
enterré, disant que toutes
choses se devant un jour
renverser
,
il regarderoit
éternellement le Ciel; idée
confuse de la rcCurreébon.
Les Phtéens celebroient
les funeraiiles par des réjoüissances
; les Atheniens,
par des lamentations,
Il cft plus loüa ble en
ces occasions,de se réjoüir
de la gloire du deffunt,
que de pleurer la perte
qu'on en a fait.
LesRomains ont imité la
magnificence des Grecs en
tombeaux, épitaphes, statuës
,
bas-reliefs. Et si tous
ces monumens,dit L. Ans.
estoient l'effet d'une'Vanité¡tif
tueuse
,
du moinsestoient-ils
utiles
, en ce que les morts
enseignoient l'histoire du monde
aux vivans.
Les Romains apprirent
des Grecs l'usage des bnchers
: Ils faisoientpartir un
Aigledusommetdubucherde
- leurs Empereurs, dit L. A.
£r illeurplaisoit de croire que
cet aigle emportoit l'ame pour
l'aller placer au rang des
Dieux ; cet aiglemarquoit
au moins
,
sans qu'ils y penfejfent,
que l'homme doit un
jour renaiflre de ses cendres.
Le Dictateur Silla commença
l'usage des bûchers,
ils finirent avec Caracalla,
& Geta les rétablit, il vouloit
éviter la Loy du Talion:
il ordonnna qu'on brûlast
son corps, de peur qu'on
ne le déterrast, comme il
avoit fait celuy de Marius.
Mr. L. Anselmefinit en
parlant des Epitaphes en
vers; il dit qu'ensuite les
Romains trouverent plus
commode de lesfaire en
prose; il ajoûte que le style
lapidaire n'cft pas moins
énergique en pro sequ'en
vers, on peut le prouver
par luy-même ; voicy un
Epitaphe qu'il fit pour le
feu Roy d'Angleterre.
$
EPITAPHIUM
REGIREGUM,
Felicique memorioe
AC 0 BIll. Majoris BritanU
Régis,
J$jiifinx hîcviscera condivoluit,
"ondi/IM ipse in 'ViJèrrjbtl:.
CsiRISTl.
Fortitudine bellicâ nullifecun*
dus.
Fide christianâ tIti non Par?
Per alteram quid non ausus ?
Illâplusquam Heros,
Ijlâ propeMartyr.
Fide fortis
,
Jccen/nsperic/tlts , erettusad< verfis.
Nemo Rex magis
, clii Regna,
quatuor Anglti , t Scotia, HibemU. Vbi
quartum ?
lpfeJihi.
Tria eripipotuere,
Quartum intactummansit.
Priorum defensio exercitus, qui
defecerunt.
postremi tutela Virtutes , nunquam
transfugoe.
Jj)uin nec tîla erepta omnino.
InstarRegnorum eflLZJDOFICZJS
Hones.
Sarcit amicitia talistantoesacrilegia
perfidie.
Imperat adkuc quiJi.exu/ûto
Moriturutvixit,Fideplenus,
Eòoqueadvolat, tjlÙJ Fides durit
"Ubi nulla perfidia potest.
Nonfletibushîc, Cmticislocus
tft:
Au*fîjlendunt,flenda, Anglia%
des Médailles &Inscriptions.
Le Mardy 14e Avril
Messieurs de l'Academie
Royale des Medailles &,
Inscriptions , firent iouverture
de leurs Aflcmblées.
Mr de Boze,Secretaire
perpetuel decetreAcademie
lût unEloge de feu Mr Defpreaux;
MrBaudelot lûtune
Dissertarton sur l'Antiquité
trouvée depuis peu dansffrglisedeNôtre-
Dame;&
Mr l'Abbé Anselme en lût
une sur les funerailles des
Anciens, dont voicy l'Extrait.
Je donneray dans la4
fuite les Extraits des deux
autres Discours de cette
Àflimblée.
Mr
Mr l'Abbé Anselme y
prononça une éloquente
& sçavante Dissertation
sur les Funerailles: ce
zéleardent,sincere,&
éclairé, qui fut toûjours
l'ame de ses prédications,
ne se dément pas même
icy dans un discours profane
,
son dessein est de
faire voir dans tous les
temps & dans toutes les
nations ce desir naturel
d'immorratiré
,
qui porte
les hommes à vouloir
simmortaliser les uns les
autres par des funerailles,
&c par des lTIOnumens
durables;c'est
ce sentimentd'immortalité
, dit-il, qui leur a
fait établir une esPece
de commerce & desocieté
avec les ames des
mortspar les devoirsfa*
nebres
,
dont ils esperoient
qu'elles auroient
quelque reconnoissance,
comme ils craignoient
qu'elles n'eussent duressentiment
contre ceux
qui manquoient à leur
rendre ces devoirs.
Mr L. A. établit les
devoirs des funerailles
par les idées qu'en ont
tous les hommes en general
; en fuite par les
coûtumes des Egyptiens,
parcelles des Grecs, par
celles des Romains; &
il promet enfin d'achever
son Ouvrage, en
continuant ainsi jusqu'aux
Chrétiens.
Je voudrois quela
mémoire me pût fournir
des morceaux suivis de
ce discours; mais je n'en
ay pu retenir que des
traits d'érudition, qui
seront icy dénuez des
graces, que Mr L. A.
leur a donnez en les
metant si bien en oeuvre.
Les Payens admettoient
trois Diviniccz aux funerailles
,
Pluton, Mercure,
& Venus Libitime ; cette
Venus, Dcesse des ombres,
marque l'idée qu'ilsavoient
de lareproduction dans la
mort ,
c'est-à-dire, de la
resurrection.
Il y avoit parmy eux des
fcpulchres vuides, qu'on
nommoit Cenotaphes ; ils
croyoient que les corps de
ceux Qui estoient morts
loin delà, venoient d'euxmêmes
s'y renfermer.
On enterroit les Morts
sur les chemins, d'où vient
l'inscription,Siste
,
Victor.
Pour marquer le respect
qu'on doit aux tombeaux,
on y representoit des grisons
,
des chiens, & des
lions, comme pour les garder
d'irreverence.
On conjuroit par les cendres
des Morts, Horace dit
à Barine, que n'ayant
jamais esté punie de ses
faux sermens
,
puisqu'elle
en devenoit plus belle, il
luy seroit avantageux de
jurer même par les cendres
de sa mere.
Les Egyptiens, aprés avoir
embaûmé les corps ,
les envelopoient dans des
bandelettes detoilles gom- -
mées, & les enchassoient
dans des boëtes de bois
odoriferant
,
c'estoient-là
leurs Momies, qu'ils conservoient,
les uns dans leurs
maisons, les autres dans des
cavernes voûtées, dont ils
bouchoient l'entrée avec
une colonne,&ilsembrassoient
cette colonne pour
dire le dernier adieu au
deffunt.
Ils appelloient Montagnes
de Pharaon, ces Pyramides
super bes qu'ils élevoient
sur les tombeaux.
Un Roy d'Egyprefitbâtir
un Palais magnifique
pour servir de tombeau à
sa fille, au milieu de ce Palais
estoit un grand salon
rempli de figures, ornées
de pierres precieuses, & le
corps de la deffunte estoit
enfermé dans une vache de
bois odoriferant, couverte
de lames d'or, cette vache
agenouillée portoit entre
ses cornes ungrand So
leil d'or.
On mertoiten la main du
deffunt une lettre cachetée,
pour apprendre à ceux de
l'autre monde qu'on avoit
rendu en celuy-cy tous les
devoirs au deffunt.
Les Grecs tournoient le
visage du mort vers l'orient
, pressentimens fecrct
que ces corps devoient un
jour revoir la lumiere.
A Megare on enterroit
le mort le visage en bas.
Diogene voulut estre ainsi
enterré, disant que toutes
choses se devant un jour
renverser
,
il regarderoit
éternellement le Ciel; idée
confuse de la rcCurreébon.
Les Phtéens celebroient
les funeraiiles par des réjoüissances
; les Atheniens,
par des lamentations,
Il cft plus loüa ble en
ces occasions,de se réjoüir
de la gloire du deffunt,
que de pleurer la perte
qu'on en a fait.
LesRomains ont imité la
magnificence des Grecs en
tombeaux, épitaphes, statuës
,
bas-reliefs. Et si tous
ces monumens,dit L. Ans.
estoient l'effet d'une'Vanité¡tif
tueuse
,
du moinsestoient-ils
utiles
, en ce que les morts
enseignoient l'histoire du monde
aux vivans.
Les Romains apprirent
des Grecs l'usage des bnchers
: Ils faisoientpartir un
Aigledusommetdubucherde
- leurs Empereurs, dit L. A.
£r illeurplaisoit de croire que
cet aigle emportoit l'ame pour
l'aller placer au rang des
Dieux ; cet aiglemarquoit
au moins
,
sans qu'ils y penfejfent,
que l'homme doit un
jour renaiflre de ses cendres.
Le Dictateur Silla commença
l'usage des bûchers,
ils finirent avec Caracalla,
& Geta les rétablit, il vouloit
éviter la Loy du Talion:
il ordonnna qu'on brûlast
son corps, de peur qu'on
ne le déterrast, comme il
avoit fait celuy de Marius.
Mr. L. Anselmefinit en
parlant des Epitaphes en
vers; il dit qu'ensuite les
Romains trouverent plus
commode de lesfaire en
prose; il ajoûte que le style
lapidaire n'cft pas moins
énergique en pro sequ'en
vers, on peut le prouver
par luy-même ; voicy un
Epitaphe qu'il fit pour le
feu Roy d'Angleterre.
$
EPITAPHIUM
REGIREGUM,
Felicique memorioe
AC 0 BIll. Majoris BritanU
Régis,
J$jiifinx hîcviscera condivoluit,
"ondi/IM ipse in 'ViJèrrjbtl:.
CsiRISTl.
Fortitudine bellicâ nullifecun*
dus.
Fide christianâ tIti non Par?
Per alteram quid non ausus ?
Illâplusquam Heros,
Ijlâ propeMartyr.
Fide fortis
,
Jccen/nsperic/tlts , erettusad< verfis.
Nemo Rex magis
, clii Regna,
quatuor Anglti , t Scotia, HibemU. Vbi
quartum ?
lpfeJihi.
Tria eripipotuere,
Quartum intactummansit.
Priorum defensio exercitus, qui
defecerunt.
postremi tutela Virtutes , nunquam
transfugoe.
Jj)uin nec tîla erepta omnino.
InstarRegnorum eflLZJDOFICZJS
Hones.
Sarcit amicitia talistantoesacrilegia
perfidie.
Imperat adkuc quiJi.exu/ûto
Moriturutvixit,Fideplenus,
Eòoqueadvolat, tjlÙJ Fides durit
"Ubi nulla perfidia potest.
Nonfletibushîc, Cmticislocus
tft:
Au*fîjlendunt,flenda, Anglia%
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Résumé : ACADEMIE ROYALE des Médailles & Inscriptions.
Le 14 avril, l'Académie Royale des Médailles et Inscriptions organisa une assemblée. Mr de Boze, secrétaire perpétuel, lut un éloge de feu Mr Defpreaux. Mr Baudelot présenta une dissertation sur une antiquité récemment découverte dans l'église de Notre-Dame. L'Abbé Anselme lut une dissertation sur les funérailles des Anciens, dont un extrait fut fourni. L'Abbé Anselme développa une dissertation savante sur les funérailles, mettant en lumière le désir naturel d'immortalité qui pousse les hommes à immortaliser les défunts par des rites funéraires et des monuments durables. Il explora ce sentiment à travers les époques et les nations, en commençant par les idées générales des hommes, puis en détaillant les coutumes des Égyptiens, des Grecs et des Romains. Il mentionna les devoirs funéraires et les croyances associées, comme l'idée de la reproduction et de la résurrection chez les Païens. Les Égyptiens pratiquaient l'embaumement des corps, les enveloppaient dans des bandelettes et les conservaient sous forme de momies. Ils érigeaient des pyramides et des monuments funéraires ornés de pierres précieuses. Les Grecs et les Romains avaient des pratiques variées, comme tourner le visage du mort vers l'orient ou l'enterrer le visage en bas. Les Romains imitaient la magnificence grecque dans les tombeaux et les épitaphes, croyant que ces monuments enseignaient l'histoire aux vivants. L'Abbé Anselme conclut en parlant des épitaphes en vers et en prose, illustrant son propos par une épitaphe qu'il avait composée pour le roi d'Angleterre.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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3384
p. 39-52
« L'Assemblée publique de l'Academie Royale des Sciences qui [...] »
Début :
L'Assemblée publique de l'Academie Royale des Sciences qui [...]
Mots clefs :
Huile, Sang, Liqueurs, Vaisseaux, Sécrétion, Corps, Médecine, Animaux, Académie royale des sciences
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « L'Assemblée publique de l'Academie Royale des Sciences qui [...] »
L'Assemblée publique de
l'Academie Royale des
Sciencesqui se devoit tenir
le Mercredy i;c Avril, ne
se tint point & fut remise au
Mercredy 22e. Elle sur ouverte
par l'Eloge que Mr de
Fontenellefit deMr Guilelmini
Associé étranger de
cette Academie, & mort
depuis peu.
MrMarchand lut ensuite
quelques observations qu'il
avoit faites sur la nature des
Plantes & sur quelques unes
de leurs parties cachées.
Mr de Reaumur traita
ensuite des différentes manieres
dont plusieurs animaux
de mer s'attachent
au sable, aux pierres, ou les
uns aux autres.
Enfin Mr Vinflon Medecin
de la Faculté de Paris
,
reçu depuis peu à l'Academieen
qualitéd'Anatomiste
, satisfità l'obligation où
sont les nouveaux Academiciens
de payer leur bienvenuë
dans une Assemblée
publique, par un Discours
qu'illut touchant la maniere
dont se fait la secretion
dans les glandes des animaux.
Il ex posad'abord ce qu'il
entendoit par fecrction
,
il dit, que le corps humain
estoit arrosé par un grand
nombrede différentes liqueurs
outre le fang, que
la pluspart de ces liqueurs
prenoient leur origine du
sang, quelle s'en separoient
dans des organes particuliers
qu'on nommoit Glandes;
& que cette separation ou
cribration des liqueurs d'avec
le fang se nommoic
Secretion.
Il exposa les differents
sentiments des Philosophes
touchant la maniere donc
se faisoit cette secretion ;
& aprés avoir rejetté les
Facul rez des Anciens les,
ferments,& la configuration
des pores des modernes
,
il dit, que ceux ,
qui
avoient le mieux raisonné
sur cela, estoient quelques
uns des modernes, qui
avoient comparé les secretions
dans les glandes, aux
philtrations des Chymistes,
il rapporta sur cela deux
experiences des Chymistes,
La premiere qu'ayant une
fois imbibé un papier broüillard
d'eau ou d'huile, si
l'on ver se sur ce papier un
mélange d'huile & d'eau
,
il ne pane au travers du papier
que celle des deux liqueurs
dont il a estéimbibé,
l'autre demeurant dessus.
La seconde que si on met
dans un vase de l'huile & de
l'eau meslées ensemble
,
si
l'on trempe des méches de
cotton, ou des languetres
de drap les unes dans l'huile
& les autres dans l'eau
que l'on place ces méches
ou languettes sur le bord'
du vaisseau en maniere de
siphon
,
ensorte qu'un de
leurs bouts trempe dans la
liqueur & l'autre pende
dehors, celles qui seront
imbibées d'huile distilleront
de l'hüile,& celles qui seront
imbibées d'eau ne disstilleront
que de l'eau.
Fondésur ces ex periences
il établit avec les nouveaux
Philosophes uneimbibition
pour catife de la secretion.
Ce sentiment n'avoit esté
jusquesicy qu'une fuppofirion
donc on s'estoit conten.
té faute de mieux; mais
comme un Philosophe &
surtout un Philosophe Medecin
ne doit pas se contenter
de simples con jectures
dans une affaire aussi importante
que celles des [cerc.
tions pour toute l'oeconomie
animale &pour les
consequences que l'on en
peut tirer dans la pratique
de la Medecine, Mr
Vinslon a cherché dans la
nature même la verité, il
a parcouru toutes les glandes
du corps humain, &
celles du corps de differents
animaux, & enfin après une
longue recherche il a reconnu
que les glandes estoient
des pelotons de vaisseaux,
qu'il nomme Secretoires
,
à
cause de leur usage
, que
ces vaisseaux sont remplis
d'une espece de velouté
ou duvet,- capable defaire
le même effet que le
tissu filamenteux du drap,
du cotton, ou du papier,
&ila promis dele faire voir
dans toutes les glandes du
corps de l'homme ou des
animaux.
Il dit que le sang est porté
par les arteres dans les glandes
, que l'artere se divise
en une infinité de petits
rameaux d'une extrême si..
nesse qui se recourbent en.
fuite & se reünissent pour
sortir des glandes fous le
nom de veines, que c'est
dans cescourbures que s'abouchent
ces vaisseaux fccretoires,
qui le reünissent
aussi en un seul canal qu'il
nomme Excretoire
, parce
qu'il porte hors de la glande
le suc qui s'y est philtré. Ces
glandes ou vaisseaux secretoiresont,
dit-il,esté imbibez
dés la premicre conformation
du foetus, des liqueursqu'elles
devoientphiltrer,
en sorte que le fang qui
arrive par l'artere se divifc
infiniment dans tous ces
petits rameaux;de maniere
que ses molecules font obligées
en quel ques maniere
de défiler une à une dans
leur
leurscourbures
,
où les
molecules qui sont de la
nature de celles des canaux
secretoires sont imbibez,
entrent dans ces canaux.
pendant que les autres pasfant
par dessus sans sy mesler,
roulent jufqucs dans les
veines.
Mr Vinslon dit qu'illaissoitaux
Physiciens à rendre
raison de ce fait,aussibien
que de la philtration des
Chymistes,& qu'il secontentoit
d'avoir reconnu la
verité sans en chercher la
raison.
Le temps ne luy permit
pas d'expliquerbeaucoup de
choses par rapport aux secretions,
par exemple, quel
est l'usage des nerfs&des
vaisseauxlymphatiques des
glandes, qu'elle doit estre
la disposition du sangpour
les differentes secretions , &c. ce qu'il doit donner
dans des Mémoires particu-,
liers.
Mr Vinslonest originairement
Danois. & parent- dvi;
fameux Mr Renon
,
il,
avoit esté élevé dansla Religion
de son Pays. Le Roy
de Dannemarck l'avoit envoyé
en France pour s'y
induire dans toutes les
parties de la Medecine; Il
luy payoit icy ses pensions,
1" & luy avoit promis de luy
donner ensuite une Chaire
de Professeur à Copenhague
Le hazardl'ayant fait connoisstre
de feu Mr l'Evêque
[de Meaux qui reconnut dans ce jeune homme un grand
» fonds de bonnes moeurs &
de Religion,cePrelatentreprit
de le convertir ; ce
jeune homme aprésavoit
long. temps combattu (e
rendit enfin aux solides raisons
du Prélat & sitoiti.
qu'il fut convaincu, il oubIia,
pour se convertir lax*
fortune qui l'attendoit enri
Dannemarck
,
& les biens
que sa famille & luy y pof-.-
sedoient atruellement ; enn
effet le Roy de Dannemarck
supprima aussi-tost ses pen--J
sions, l'interdit de tous ses
biens & le proserivit de sonn
pays; tout cela n'a fait que
l'affermir davantagedans
la veritableReligion, dans
laquelle on peut le regardera
comme un modele de pieté
l'Academie Royale des
Sciencesqui se devoit tenir
le Mercredy i;c Avril, ne
se tint point & fut remise au
Mercredy 22e. Elle sur ouverte
par l'Eloge que Mr de
Fontenellefit deMr Guilelmini
Associé étranger de
cette Academie, & mort
depuis peu.
MrMarchand lut ensuite
quelques observations qu'il
avoit faites sur la nature des
Plantes & sur quelques unes
de leurs parties cachées.
Mr de Reaumur traita
ensuite des différentes manieres
dont plusieurs animaux
de mer s'attachent
au sable, aux pierres, ou les
uns aux autres.
Enfin Mr Vinflon Medecin
de la Faculté de Paris
,
reçu depuis peu à l'Academieen
qualitéd'Anatomiste
, satisfità l'obligation où
sont les nouveaux Academiciens
de payer leur bienvenuë
dans une Assemblée
publique, par un Discours
qu'illut touchant la maniere
dont se fait la secretion
dans les glandes des animaux.
Il ex posad'abord ce qu'il
entendoit par fecrction
,
il dit, que le corps humain
estoit arrosé par un grand
nombrede différentes liqueurs
outre le fang, que
la pluspart de ces liqueurs
prenoient leur origine du
sang, quelle s'en separoient
dans des organes particuliers
qu'on nommoit Glandes;
& que cette separation ou
cribration des liqueurs d'avec
le fang se nommoic
Secretion.
Il exposa les differents
sentiments des Philosophes
touchant la maniere donc
se faisoit cette secretion ;
& aprés avoir rejetté les
Facul rez des Anciens les,
ferments,& la configuration
des pores des modernes
,
il dit, que ceux ,
qui
avoient le mieux raisonné
sur cela, estoient quelques
uns des modernes, qui
avoient comparé les secretions
dans les glandes, aux
philtrations des Chymistes,
il rapporta sur cela deux
experiences des Chymistes,
La premiere qu'ayant une
fois imbibé un papier broüillard
d'eau ou d'huile, si
l'on ver se sur ce papier un
mélange d'huile & d'eau
,
il ne pane au travers du papier
que celle des deux liqueurs
dont il a estéimbibé,
l'autre demeurant dessus.
La seconde que si on met
dans un vase de l'huile & de
l'eau meslées ensemble
,
si
l'on trempe des méches de
cotton, ou des languetres
de drap les unes dans l'huile
& les autres dans l'eau
que l'on place ces méches
ou languettes sur le bord'
du vaisseau en maniere de
siphon
,
ensorte qu'un de
leurs bouts trempe dans la
liqueur & l'autre pende
dehors, celles qui seront
imbibées d'huile distilleront
de l'hüile,& celles qui seront
imbibées d'eau ne disstilleront
que de l'eau.
Fondésur ces ex periences
il établit avec les nouveaux
Philosophes uneimbibition
pour catife de la secretion.
Ce sentiment n'avoit esté
jusquesicy qu'une fuppofirion
donc on s'estoit conten.
té faute de mieux; mais
comme un Philosophe &
surtout un Philosophe Medecin
ne doit pas se contenter
de simples con jectures
dans une affaire aussi importante
que celles des [cerc.
tions pour toute l'oeconomie
animale &pour les
consequences que l'on en
peut tirer dans la pratique
de la Medecine, Mr
Vinslon a cherché dans la
nature même la verité, il
a parcouru toutes les glandes
du corps humain, &
celles du corps de differents
animaux, & enfin après une
longue recherche il a reconnu
que les glandes estoient
des pelotons de vaisseaux,
qu'il nomme Secretoires
,
à
cause de leur usage
, que
ces vaisseaux sont remplis
d'une espece de velouté
ou duvet,- capable defaire
le même effet que le
tissu filamenteux du drap,
du cotton, ou du papier,
&ila promis dele faire voir
dans toutes les glandes du
corps de l'homme ou des
animaux.
Il dit que le sang est porté
par les arteres dans les glandes
, que l'artere se divise
en une infinité de petits
rameaux d'une extrême si..
nesse qui se recourbent en.
fuite & se reünissent pour
sortir des glandes fous le
nom de veines, que c'est
dans cescourbures que s'abouchent
ces vaisseaux fccretoires,
qui le reünissent
aussi en un seul canal qu'il
nomme Excretoire
, parce
qu'il porte hors de la glande
le suc qui s'y est philtré. Ces
glandes ou vaisseaux secretoiresont,
dit-il,esté imbibez
dés la premicre conformation
du foetus, des liqueursqu'elles
devoientphiltrer,
en sorte que le fang qui
arrive par l'artere se divifc
infiniment dans tous ces
petits rameaux;de maniere
que ses molecules font obligées
en quel ques maniere
de défiler une à une dans
leur
leurscourbures
,
où les
molecules qui sont de la
nature de celles des canaux
secretoires sont imbibez,
entrent dans ces canaux.
pendant que les autres pasfant
par dessus sans sy mesler,
roulent jufqucs dans les
veines.
Mr Vinslon dit qu'illaissoitaux
Physiciens à rendre
raison de ce fait,aussibien
que de la philtration des
Chymistes,& qu'il secontentoit
d'avoir reconnu la
verité sans en chercher la
raison.
Le temps ne luy permit
pas d'expliquerbeaucoup de
choses par rapport aux secretions,
par exemple, quel
est l'usage des nerfs&des
vaisseauxlymphatiques des
glandes, qu'elle doit estre
la disposition du sangpour
les differentes secretions , &c. ce qu'il doit donner
dans des Mémoires particu-,
liers.
Mr Vinslonest originairement
Danois. & parent- dvi;
fameux Mr Renon
,
il,
avoit esté élevé dansla Religion
de son Pays. Le Roy
de Dannemarck l'avoit envoyé
en France pour s'y
induire dans toutes les
parties de la Medecine; Il
luy payoit icy ses pensions,
1" & luy avoit promis de luy
donner ensuite une Chaire
de Professeur à Copenhague
Le hazardl'ayant fait connoisstre
de feu Mr l'Evêque
[de Meaux qui reconnut dans ce jeune homme un grand
» fonds de bonnes moeurs &
de Religion,cePrelatentreprit
de le convertir ; ce
jeune homme aprésavoit
long. temps combattu (e
rendit enfin aux solides raisons
du Prélat & sitoiti.
qu'il fut convaincu, il oubIia,
pour se convertir lax*
fortune qui l'attendoit enri
Dannemarck
,
& les biens
que sa famille & luy y pof-.-
sedoient atruellement ; enn
effet le Roy de Dannemarck
supprima aussi-tost ses pen--J
sions, l'interdit de tous ses
biens & le proserivit de sonn
pays; tout cela n'a fait que
l'affermir davantagedans
la veritableReligion, dans
laquelle on peut le regardera
comme un modele de pieté
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Résumé : « L'Assemblée publique de l'Academie Royale des Sciences qui [...] »
L'Assemblée publique de l'Académie Royale des Sciences, initialement prévue le 11 avril, a été reportée au 22 avril. La séance a commencé par l'éloge de Monsieur Guillelmini, un associé étranger récemment décédé, prononcé par Monsieur de Fontenelle. Monsieur Marchand a ensuite présenté des observations sur la nature des plantes et certaines de leurs parties cachées. Monsieur de Reaumur a traité des différentes manières dont certains animaux marins s'attachent au sable, aux pierres ou les uns aux autres. Monsieur Vinflon, médecin de la Faculté de Paris et nouvellement reçu à l'Académie en qualité d'anatomiste, a prononcé un discours sur la sécrétion dans les glandes des animaux. Il a défini la sécrétion comme la séparation des liquides du sang dans des organes particuliers appelés glandes. Après avoir rejeté les explications des Anciens et des modernes, il a comparé les sécrétions glandulaires aux filtrations des chimistes, illustrant cela par deux expériences. Fondé sur ces expériences, il a proposé l'imbibition comme mécanisme de la sécrétion, une hypothèse jusqu'alors non vérifiée. Monsieur Vinflon a exploré les glandes du corps humain et de différents animaux, découvrant que les glandes sont des pelotons de vaisseaux sécrétoires remplis d'une substance similaire au duvet. Le sang, apporté par les artères, se divise en petits rameaux qui se recourbent et se réunissent pour sortir des glandes sous forme de veines. Les molécules du sang, en passant par ces courbures, sont imbibées par les vaisseaux sécrétoires, tandis que les autres molécules continuent leur chemin vers les veines. Originaire du Danemark et parent de Monsieur Renon, Monsieur Vinflon avait été envoyé en France par le roi de Danemark pour étudier la médecine. Converti au christianisme grâce à l'évêque de Meaux, il a renoncé à sa fortune et aux biens qu'il possédait dans son pays natal. Le roi de Danemark a supprimé ses pensions et l'a proscrit, mais cela n'a fait que renforcer sa foi.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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3385
p. 53
DECOUVERTE à Montpellier.
Début :
Mrs Sablé, & de la Mesangere, ayant pensé que si [...]
Mots clefs :
Araignées, Chenilles, Soie
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : DECOUVERTE à Montpellier.
DECOVVERTE
àMontpellier.
Mrs Sablé, & de la Mesangere
,ayant pensé que
si les arraignées pouvoient
fournir de la soye
,
les chenilles
en pouroient donner
aussi, ont suivi cette idée
& l'experience en a fait voir
la justesse , ilsinstruiront
bien tostlepublicdu succés
de leur découverte, & des
circonstances qui pouroient
.-
la rendre utile.
àMontpellier.
Mrs Sablé, & de la Mesangere
,ayant pensé que
si les arraignées pouvoient
fournir de la soye
,
les chenilles
en pouroient donner
aussi, ont suivi cette idée
& l'experience en a fait voir
la justesse , ilsinstruiront
bien tostlepublicdu succés
de leur découverte, & des
circonstances qui pouroient
.-
la rendre utile.
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3386
p. 54-56
Livre nouveau. [titre d'après la table]
Début :
Le plus grand dessein qu'on puisse avoir en Medecine, [...]
Mots clefs :
Médecine, Médecin
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Livre nouveau. [titre d'après la table]
Le plus grand dessein
qu'on puisse avoir en
Medecine;c'est d'accorderensemble
leraisonnement
& l'experience. Il
est rare de trouver éminemment
ces deux parties
dans un Medecin;
assez souvent ceux qui
raisonnent beaucoup,
guerissent peu:tout bien
consideré, je choisirois
pourtant ceux qui parlentmieuxpuisqu'ils
fça-
4 vent au moins guerir l'i- ::
magination du malade;
c'estl'effet le plus sur
d'une science si incertaine.
Le sieur Chambon 3
cy-devant premier Medecin
de Jean Sobieski,
cy-devant Roy de Pologne
, a donnédepuis
peu au Public un Livre
intitulé, Principes de
Physique rapportez à la
Medecine; dés que ce
Livre a paru, il s'est
attiré autant de reputa.
tion
, que l'Auteur s'en
est acquis dés les premieres
années qu'il a
exercé fbn Arc dans
Paris.
Ce Livre se vend chez la
Veuve Jombert
,
sur le Cc.
cond Perron de la Sainte
Chapelle, au Palais.
qu'on puisse avoir en
Medecine;c'est d'accorderensemble
leraisonnement
& l'experience. Il
est rare de trouver éminemment
ces deux parties
dans un Medecin;
assez souvent ceux qui
raisonnent beaucoup,
guerissent peu:tout bien
consideré, je choisirois
pourtant ceux qui parlentmieuxpuisqu'ils
fça-
4 vent au moins guerir l'i- ::
magination du malade;
c'estl'effet le plus sur
d'une science si incertaine.
Le sieur Chambon 3
cy-devant premier Medecin
de Jean Sobieski,
cy-devant Roy de Pologne
, a donnédepuis
peu au Public un Livre
intitulé, Principes de
Physique rapportez à la
Medecine; dés que ce
Livre a paru, il s'est
attiré autant de reputa.
tion
, que l'Auteur s'en
est acquis dés les premieres
années qu'il a
exercé fbn Arc dans
Paris.
Ce Livre se vend chez la
Veuve Jombert
,
sur le Cc.
cond Perron de la Sainte
Chapelle, au Palais.
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Résumé : Livre nouveau. [titre d'après la table]
Le texte évoque l'idéal médical de combiner raisonnement et expérience, soulignant la rareté des médecins excellant dans ces deux domaines. Les médecins raisonneurs guérissent moins mais apaisent l'imagination des malades. Il mentionne le livre 'Principes de Physique rapportez à la Médecine' de Chambon, ancien médecin de Jean Sobieski, rapidement célèbre à Paris. Le livre est disponible chez la Veuve Jombert, au Palais.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
3387
p. 56-60
ANTIQUITEZ.
Début :
On a découvert au mois de Mars dernier des monumens [...]
Mots clefs :
Académie royale des inscriptions et médailles, Pierre, Église de Notre-Dame de Paris, Antiquité
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ANTIQUITEZ.
ANTIQVÎTEZ.
Ona découvert au mois
de Mars dernier des monumens
d'Antiquité dansl'Eglisede
Notre-Dame dcP-aris
: la nouvelledécoration
duChoeur,oùl'ont ravaille,
a donné occasion de construireune
Cave pour lasépulture
des Archevêques:
aprés avoir creusé la terre
jusqu'à quinze pieds de profondeur,
on trouva dans les
fondemens d'un vieux mur,
plusieurs grandes pierres
quarrées ornées de bas-reliefs,
avec une Inscription,
qui marque que fous le Regne
de Tibere la Communauté
des Batteliers Parisiens
aconstruil un Autel à
Jupiter.
TIB.CÆSAREAUG.
JOVIOPTUMO MAXSUMO
NAUTÆ PARISIACI
PUBLICE POSIERUNT.
Sur les autres faces de cette
pierre, sont desfigures d'hommes
armez de lances & de boucliers
, entre plusieurs caracteres
,
qui sont gravez sur les
rebords de la pierre, & qui
laplupart sont effacez; on lit
d'un côté, F-uitisEsd'un
autre, SENANI.
Sur les deux faces d'une att.
tre pierre on voit en bas-relief,
la figure d'un Vulcain,
& d'un Jupiter avec ces mocs:
VOLCANUSJOVIS. Sur une autre
face estcelle d'unhomme,
qui frappe un arbre avec une
coignée:au-dessus on lit, Esus;
&sur la quatriéme face, sont
trois oiseaux posez sur le corps
d'un Taureau ; on lit au-dessus,
TARVOS TRIGARANUS.
Sur les quatre faces d'une
troisiéme pierre, on voit les
figures de Castor, de Pollux,
d'un homme qui combat contre
un Serpent, & d'un Vieillard
ayant deux grosses cornes
à la telle, au-deuus duquel
on lit, CERNUNNOS.
| Il y a de quoy exercer la
curiosité des Antiquaires:
Monsieur Baudelot, & Monsieur
Moreau de Mautour,
de l'Acacemie Royalle des
Inscriptions, ont travaillé sur
ces monumens ; quand je
sçauray ce qu'ils ont pensé &
écrit là-dessus,j'en feray part
auPublic.
Ona découvert au mois
de Mars dernier des monumens
d'Antiquité dansl'Eglisede
Notre-Dame dcP-aris
: la nouvelledécoration
duChoeur,oùl'ont ravaille,
a donné occasion de construireune
Cave pour lasépulture
des Archevêques:
aprés avoir creusé la terre
jusqu'à quinze pieds de profondeur,
on trouva dans les
fondemens d'un vieux mur,
plusieurs grandes pierres
quarrées ornées de bas-reliefs,
avec une Inscription,
qui marque que fous le Regne
de Tibere la Communauté
des Batteliers Parisiens
aconstruil un Autel à
Jupiter.
TIB.CÆSAREAUG.
JOVIOPTUMO MAXSUMO
NAUTÆ PARISIACI
PUBLICE POSIERUNT.
Sur les autres faces de cette
pierre, sont desfigures d'hommes
armez de lances & de boucliers
, entre plusieurs caracteres
,
qui sont gravez sur les
rebords de la pierre, & qui
laplupart sont effacez; on lit
d'un côté, F-uitisEsd'un
autre, SENANI.
Sur les deux faces d'une att.
tre pierre on voit en bas-relief,
la figure d'un Vulcain,
& d'un Jupiter avec ces mocs:
VOLCANUSJOVIS. Sur une autre
face estcelle d'unhomme,
qui frappe un arbre avec une
coignée:au-dessus on lit, Esus;
&sur la quatriéme face, sont
trois oiseaux posez sur le corps
d'un Taureau ; on lit au-dessus,
TARVOS TRIGARANUS.
Sur les quatre faces d'une
troisiéme pierre, on voit les
figures de Castor, de Pollux,
d'un homme qui combat contre
un Serpent, & d'un Vieillard
ayant deux grosses cornes
à la telle, au-deuus duquel
on lit, CERNUNNOS.
| Il y a de quoy exercer la
curiosité des Antiquaires:
Monsieur Baudelot, & Monsieur
Moreau de Mautour,
de l'Acacemie Royalle des
Inscriptions, ont travaillé sur
ces monumens ; quand je
sçauray ce qu'ils ont pensé &
écrit là-dessus,j'en feray part
auPublic.
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Résumé : ANTIQUITEZ.
En mars dernier, des monuments antiques ont été découverts dans l'église Notre-Dame de Paris lors de la rénovation du chœur. La construction d'une cave pour les sépultures des archevêques a révélé des pierres ornées de bas-reliefs et d'inscriptions. Une inscription indique que sous le règne de Tibère, la communauté des bateliers parisiens a érigé un autel à Jupiter. Les pierres portent des représentations de Vulcain, Jupiter, Esus, Tarvos Trigaranus, Castor, Pollux, un homme combattant un serpent, et Cernunnos. Des caractères partiellement effacés, tels que 'F-uitis' et 'SENANI', sont également présents. Les antiquaires Monsieur Baudelot et Monsieur Moreau de Mautour de l'Académie Royale des Inscriptions ont étudié ces monuments. Les résultats de leurs recherches seront partagés ultérieurement.
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3388
p. 1-17
Mort de L'EMPEREUR.
Début :
Joseph-Jacob-Jean-Ignance Eustache, Empereur d'Occident, mourut à [...]
Mots clefs :
Empereur, Empire, Électeurs, Roi, Couronne
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texteReconnaissance textuelle : Mort de L'EMPEREUR.
Mort de L'EMPEREUR.
Joseph
- Jacob-Jean-
1,
Ignace Eustache
,
Empereur
d'Occident, mourut
à Vienne en Autriche de
la petite verole, le 17.
Avril
dernier, dans sa 33e.
année.
Il estoit fils aisné de
l'Empereur Leopold L ôç : d'Eleonore - Magdelaine:
Theresede Newbourg. -
Il fut declaré Roy
d'Hongrie le 17,Novem--
bre1687.
Il futeslu Roy des Ro- -
mainsle24. Janvier r6<>o,
Il prit le titre d'Empereules.
May 1705.
Il avoir épousé îc ij^j
Janvier 16go. Villein.ine--j
Amelie de BrunswikHa- -
novre ,
dont il a eu un fils
morten bas âge; &dux
filles qui sont les ArthiuUchesses
Marie Joseph ,-&
Marie-Amélie.
Les frere lX. soeurs de
l'Empereur Joseph
3
sont
l'Archiduc Charles
,
les
Archiduchesses Marie-
Elisabeth
,
Marie-Anne,
& MarieMagdelaine,
La Maison d'Autriche
futélevée pour la premiere
fois à la dignité Imperial
e en la personne deRodolphe
d'Hapfbourg à
Francfort le dernier jour
de Septembre l'an 1273. Il"
tua Ottocare second Roy
de Boheme dans une bataille
prés de Vienne. Cet
Ottocare prétendoitque
toute l'Autriche luy appartenoit;
mais Rodolphe
qui prétendoit que cetEtat
estoit dévoluà l'Empire
faute de posterité masculine,
s'en appliqua la proprieté
persornelle qu'ilfit
confirmer dansuneDiette
par lesElecteurs & lesPrinces
de l'Empire
,
& par uneBulle duPapeMartin ,
II. Aprés ces formalitez il
en donna l'investiture à
son fils Albert.Ce futalors
que les Princes de cette
Maison quitterentle titre
de Comtes d'Hapsbourg
¡ pour prendre ccluy de
Ducs d'Autriche; ensuiteils
ont pris celuy d'Archiducs.
Voicy les alliances qui
ont le plus contribué à l'agrandissement
delaMaison
d'Autriche.
L'Em pereur Maximilienépousal'an1477.
Marie
de Bourgogne, fille de
Charles le Hardy,laplus
riche heritiere de l'Europe.
Philippe II. Archiduc
d'Autriche épousa en 149^
Jeanne dAragon, heritiere
de Ferdinand V. dit le
Catholique - ,Roy d'Aragon
& d'Isabelle Reyne de Castille.
Ainsi Jeanne apporta
à son mary la Couronne
d'Aragon avec ks Etats
d'Italie lesquels y estoient
annexés qu'elleheritoit
du chef de son pere, &la-
Couronne de Castille avec
la Grenade & les Etats annexés
a cette Couronne
qu'elle heritoit duchefde
samere.
L'Empereur Charles-
Quint ayantcedé l'Empire
à son frereFerdinand,
aprés l'avoir saic élireRoy
des Romains, ces deux
freres diviserentlaMasion
d'Autriche en deux branches,
L'Aisnée a donné
cinq Rois à l'Espagne, &
la Cadette quatorze Empereurs.
Prérogatives desEmpereurs.
Ils ont la pluspart des
titres des anciens Empereurs
d'Occident.Ils prennent
ceux de tousjours
Auguste,deCesar, & de
sacréeMajesté. LeurCouronne
qui est fermée ôc
surmontée d'un Globe,est
le symbole de la Monarchie
universelle. Ils ont
seuls le pouvoir de convoquer
& de congedier Les
Diettes generales; d'en
amodier les resolutions,
& de les faire executer. Ils
peuvent non feulement
ériger les Terres en Baronies,
en Comtez , & en
Duchez; maisaussiils prétendentde
pouvoir ériger
lesPrincipautez enRoyaumes
, ( ce que prétendit
faire en 1700. l'Empereur
Leopold
, en donnant à
l'Electeur deBrandebourg
le titre de Roy de Prusse
,
par Diplome de rcconnoissance.)
Ils donnent
l'investiture des grands
fiefs de l'Empire, & ils
disposoient mesme avant
Charles-Quint
,
des Etats
& Provinces qui y estoient
dévolus. Ils instituent &
confirment les Universitez
& les Académies &
tous ces Droits de Souverains
sont si attachez à la
Couronne Impériale ,
qu'en l'absence de l'jErrêpereur
, le Roy des Romains
en joüit, & au défaut
de l'un& de l'autre,
ces Droits appartiennent
aux deux Vicaires de l'Empire
qui sont les Electeurs
de Baviere & de Saxe.L'Electeur
de Baviere e-si Vicaire
dans les pays de droit
de Franconie,&celuy de
Saxe dans les pays de droic
Saxon.Laqualité de Vicaire
est disputée à l'Electeur
de Baviere par l'Electeur
Palatin.
Vous verrez cy-aprés plus CM
longdans laBulle d'Orles
Obligations desEmpereurs.
Ils doivent prendre l'avis
des Electeurs lorsqu'il
s'agit d'engager ou d'aliener
les biens de l'Empire,
d'accorder le Privilege de
battre Monnoye *-'
,
& d'y
donner le prix. Ils ont bcfoin
d'un consentement
general des Electeurs
,. Princes, & autres m'embres
de l'Empire., pour
mettre quelqu'un au Ban
de l'Empire,commeaussi
Lorsqu'il s'agit de faire
quelqueReglement concernant
la Religion, déclarer
la Guerre,faire la
Paix, lever des subsides,
&c.
Lorsqu'un Empe- reur cft
esluils'oblige àces restrictions
de ion pouvoir par
une Capitulation qu'il fait
avec les Electeurs & Princes
de l'Empire. Selon les
occasions on peut ajouster
d'autres Articles à la Capitulation,
dont 1 Empereur
est obligé de jurer l'observation
dans le temps de
sonElection, &de la réiterer
avant &aprés son
Couronnement
, ce qui
s'observa lors de FEtechon
de l'Empereur Leopold.
Les Electeurs luy firent
promettre fous serment
de n'envoyer , aucunes
Troupes sans le consentement
de l'Empire enFlandre
ni en Italie contre les
François,suivant ce qui
estoitstipulé dans lesTraitez
de Westphalie
,
dont
l'observation luy est enjointe
par plusieurs articlesde
cette Capitulation.
Le Roy des Romains
citenu par les Electeurs,
& à la mort de l'Empereur
il succede de droit à
l'Empire, sans qu'il soit
necessaire de faire une
nouvelle Election. Ils cf.î
toient autrefois obligez
d'aller recevoir laCouronne
Imperiale à Rome des
mains duPape;ils estoient
accompagnez de vingt
mille hommes de pied & 1
de quatre mille Cavaliers
entretenus pendant le 1
voyage aux dépens de
l'Empire. Ilsestoientcouronnez
Rois de Lombardie
à Monza dans le Milanez.
LaCouronne qu'ils
recevoient estoit d'or,
sans pointes , enrichie de
Diamants, avec une petite
bande de fer au dedans,
ce qui l'a fitappeller
la Couronne de Fer.
Aprés avoir reçu la Couronne
Romaine en Allemagne
,
& la Couronne
de Ferà Monza, ils serendoient
à Rome pour y
dire couronnez Empereurs
par le Pape;mais les
Etats de l'Empire assemblez
à Francfort en 1338.
& à Colognel'année tUlvante,
considerant la dépense
que ce voyage d'Italie
causoit à l'Empire ,
conclurent que la
-
feule
élection conseroit auPrince
la pleine puissance Imperiale
,
& déclarerent
inutiles les ceremonies des
Couronnements deRome -
&de Milan; cependant
les Papes ont refuséde reconnoistre
les Empereurs,
s'ils n'obtenoient du Saint
Siége un Brefqui les dif.
pensast d'aller à Rome,&
qui confirmast leur Election.
tion. Charles-Quinta eilé
le dernier Empereur couronné
de la main du Pape;
ceux qui n'y ont pas esté
couronnez,ne sont nommez
dans lesBulles &Brefs
queImperatorElectus.
REMARQUES
Joseph
- Jacob-Jean-
1,
Ignace Eustache
,
Empereur
d'Occident, mourut
à Vienne en Autriche de
la petite verole, le 17.
Avril
dernier, dans sa 33e.
année.
Il estoit fils aisné de
l'Empereur Leopold L ôç : d'Eleonore - Magdelaine:
Theresede Newbourg. -
Il fut declaré Roy
d'Hongrie le 17,Novem--
bre1687.
Il futeslu Roy des Ro- -
mainsle24. Janvier r6<>o,
Il prit le titre d'Empereules.
May 1705.
Il avoir épousé îc ij^j
Janvier 16go. Villein.ine--j
Amelie de BrunswikHa- -
novre ,
dont il a eu un fils
morten bas âge; &dux
filles qui sont les ArthiuUchesses
Marie Joseph ,-&
Marie-Amélie.
Les frere lX. soeurs de
l'Empereur Joseph
3
sont
l'Archiduc Charles
,
les
Archiduchesses Marie-
Elisabeth
,
Marie-Anne,
& MarieMagdelaine,
La Maison d'Autriche
futélevée pour la premiere
fois à la dignité Imperial
e en la personne deRodolphe
d'Hapfbourg à
Francfort le dernier jour
de Septembre l'an 1273. Il"
tua Ottocare second Roy
de Boheme dans une bataille
prés de Vienne. Cet
Ottocare prétendoitque
toute l'Autriche luy appartenoit;
mais Rodolphe
qui prétendoit que cetEtat
estoit dévoluà l'Empire
faute de posterité masculine,
s'en appliqua la proprieté
persornelle qu'ilfit
confirmer dansuneDiette
par lesElecteurs & lesPrinces
de l'Empire
,
& par uneBulle duPapeMartin ,
II. Aprés ces formalitez il
en donna l'investiture à
son fils Albert.Ce futalors
que les Princes de cette
Maison quitterentle titre
de Comtes d'Hapsbourg
¡ pour prendre ccluy de
Ducs d'Autriche; ensuiteils
ont pris celuy d'Archiducs.
Voicy les alliances qui
ont le plus contribué à l'agrandissement
delaMaison
d'Autriche.
L'Em pereur Maximilienépousal'an1477.
Marie
de Bourgogne, fille de
Charles le Hardy,laplus
riche heritiere de l'Europe.
Philippe II. Archiduc
d'Autriche épousa en 149^
Jeanne dAragon, heritiere
de Ferdinand V. dit le
Catholique - ,Roy d'Aragon
& d'Isabelle Reyne de Castille.
Ainsi Jeanne apporta
à son mary la Couronne
d'Aragon avec ks Etats
d'Italie lesquels y estoient
annexés qu'elleheritoit
du chef de son pere, &la-
Couronne de Castille avec
la Grenade & les Etats annexés
a cette Couronne
qu'elle heritoit duchefde
samere.
L'Empereur Charles-
Quint ayantcedé l'Empire
à son frereFerdinand,
aprés l'avoir saic élireRoy
des Romains, ces deux
freres diviserentlaMasion
d'Autriche en deux branches,
L'Aisnée a donné
cinq Rois à l'Espagne, &
la Cadette quatorze Empereurs.
Prérogatives desEmpereurs.
Ils ont la pluspart des
titres des anciens Empereurs
d'Occident.Ils prennent
ceux de tousjours
Auguste,deCesar, & de
sacréeMajesté. LeurCouronne
qui est fermée ôc
surmontée d'un Globe,est
le symbole de la Monarchie
universelle. Ils ont
seuls le pouvoir de convoquer
& de congedier Les
Diettes generales; d'en
amodier les resolutions,
& de les faire executer. Ils
peuvent non feulement
ériger les Terres en Baronies,
en Comtez , & en
Duchez; maisaussiils prétendentde
pouvoir ériger
lesPrincipautez enRoyaumes
, ( ce que prétendit
faire en 1700. l'Empereur
Leopold
, en donnant à
l'Electeur deBrandebourg
le titre de Roy de Prusse
,
par Diplome de rcconnoissance.)
Ils donnent
l'investiture des grands
fiefs de l'Empire, & ils
disposoient mesme avant
Charles-Quint
,
des Etats
& Provinces qui y estoient
dévolus. Ils instituent &
confirment les Universitez
& les Académies &
tous ces Droits de Souverains
sont si attachez à la
Couronne Impériale ,
qu'en l'absence de l'jErrêpereur
, le Roy des Romains
en joüit, & au défaut
de l'un& de l'autre,
ces Droits appartiennent
aux deux Vicaires de l'Empire
qui sont les Electeurs
de Baviere & de Saxe.L'Electeur
de Baviere e-si Vicaire
dans les pays de droit
de Franconie,&celuy de
Saxe dans les pays de droic
Saxon.Laqualité de Vicaire
est disputée à l'Electeur
de Baviere par l'Electeur
Palatin.
Vous verrez cy-aprés plus CM
longdans laBulle d'Orles
Obligations desEmpereurs.
Ils doivent prendre l'avis
des Electeurs lorsqu'il
s'agit d'engager ou d'aliener
les biens de l'Empire,
d'accorder le Privilege de
battre Monnoye *-'
,
& d'y
donner le prix. Ils ont bcfoin
d'un consentement
general des Electeurs
,. Princes, & autres m'embres
de l'Empire., pour
mettre quelqu'un au Ban
de l'Empire,commeaussi
Lorsqu'il s'agit de faire
quelqueReglement concernant
la Religion, déclarer
la Guerre,faire la
Paix, lever des subsides,
&c.
Lorsqu'un Empe- reur cft
esluils'oblige àces restrictions
de ion pouvoir par
une Capitulation qu'il fait
avec les Electeurs & Princes
de l'Empire. Selon les
occasions on peut ajouster
d'autres Articles à la Capitulation,
dont 1 Empereur
est obligé de jurer l'observation
dans le temps de
sonElection, &de la réiterer
avant &aprés son
Couronnement
, ce qui
s'observa lors de FEtechon
de l'Empereur Leopold.
Les Electeurs luy firent
promettre fous serment
de n'envoyer , aucunes
Troupes sans le consentement
de l'Empire enFlandre
ni en Italie contre les
François,suivant ce qui
estoitstipulé dans lesTraitez
de Westphalie
,
dont
l'observation luy est enjointe
par plusieurs articlesde
cette Capitulation.
Le Roy des Romains
citenu par les Electeurs,
& à la mort de l'Empereur
il succede de droit à
l'Empire, sans qu'il soit
necessaire de faire une
nouvelle Election. Ils cf.î
toient autrefois obligez
d'aller recevoir laCouronne
Imperiale à Rome des
mains duPape;ils estoient
accompagnez de vingt
mille hommes de pied & 1
de quatre mille Cavaliers
entretenus pendant le 1
voyage aux dépens de
l'Empire. Ilsestoientcouronnez
Rois de Lombardie
à Monza dans le Milanez.
LaCouronne qu'ils
recevoient estoit d'or,
sans pointes , enrichie de
Diamants, avec une petite
bande de fer au dedans,
ce qui l'a fitappeller
la Couronne de Fer.
Aprés avoir reçu la Couronne
Romaine en Allemagne
,
& la Couronne
de Ferà Monza, ils serendoient
à Rome pour y
dire couronnez Empereurs
par le Pape;mais les
Etats de l'Empire assemblez
à Francfort en 1338.
& à Colognel'année tUlvante,
considerant la dépense
que ce voyage d'Italie
causoit à l'Empire ,
conclurent que la
-
feule
élection conseroit auPrince
la pleine puissance Imperiale
,
& déclarerent
inutiles les ceremonies des
Couronnements deRome -
&de Milan; cependant
les Papes ont refuséde reconnoistre
les Empereurs,
s'ils n'obtenoient du Saint
Siége un Brefqui les dif.
pensast d'aller à Rome,&
qui confirmast leur Election.
tion. Charles-Quinta eilé
le dernier Empereur couronné
de la main du Pape;
ceux qui n'y ont pas esté
couronnez,ne sont nommez
dans lesBulles &Brefs
queImperatorElectus.
REMARQUES
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Résumé : Mort de L'EMPEREUR.
Joseph Ier, fils aîné de Léopold Ier et d'Éléonore-Madeleine de Neubourg, est décédé à Vienne le 17 avril à l'âge de 33 ans. Il a été couronné roi de Hongrie en 1687, roi des Romains en 1690, et a pris le titre d'Empereur en 1705. Il a épousé Wilhelmine-Amélie de Brunswick-Lunebourg en 1699, avec qui il a eu un fils mort en bas âge et deux filles, les archiduchesses Marie-Josèphe et Marie-Amélie. Ses frères et sœurs incluent l'archiduc Charles et les archiduchesses Marie-Élisabeth, Marie-Anne et Marie-Madeleine. La Maison d'Autriche a été élevée à la dignité impériale en 1273 avec Rodolphe de Habsbourg, qui a vaincu Ottocar II de Bohême. Rodolphe a revendiqué l'Autriche et a fait confirmer sa propriété par les électeurs et les princes de l'Empire, ainsi que par le pape Martin IV. Il a ensuite donné l'investiture à son fils Albert, marquant le début de l'utilisation du titre d'archiduc. Les alliances matrimoniales ont joué un rôle crucial dans l'agrandissement de la Maison d'Autriche, notamment le mariage de Maximilien avec Marie de Bourgogne et celui de Philippe II avec Jeanne d'Aragon. Charles Quint a divisé la Maison d'Autriche en deux branches, l'aînée donnant des rois à l'Espagne et la cadette des empereurs au Saint-Empire. Les empereurs possèdent divers titres et prérogatives, tels que ceux d'Auguste, de César et de sacrée Majesté. Ils ont le pouvoir de convoquer et de congédier les diètes générales, d'ériger des terres en baronies, comtés, duchés et royaumes, et de donner l'investiture des grands fiefs de l'Empire. En l'absence de l'empereur, ces droits sont exercés par le roi des Romains ou les vicaires de l'Empire, les électeurs de Bavière et de Saxe. Les obligations des empereurs incluent la nécessité de consulter les électeurs pour engager ou aliéner les biens de l'Empire, accorder des privilèges de battre monnaie, déclarer la guerre, faire la paix, lever des subsides, et régler des questions religieuses. Lors de son élection, l'empereur doit jurer l'observation de ces restrictions dans une capitulation avec les électeurs et princes de l'Empire.
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3389
p. 17-20
REMARQUES. Ceremonies d'Allemagne.
Début :
Charles IV. aprés avoir fait publier la Bulle d'Or à [...]
Mots clefs :
Électeurs, Empereur, Bulle d'Or
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : REMARQUES. Ceremonies d'Allemagne.
REMARQUES.
Ceremonies d'Allemagne.
Charles IV. après avoir
faitpublierla Bulle d'Or à
Mets, voulut commencer
à la faire executer en ce
qui concernoit le service
que les Princes Electeurs
devoient luy rendre lorsquil
mangeoir en public
L'on avoiteslevé une Estrade
au milieu du marchépublic
,
sur laquelle eftoïoi
la table du festin) où l'Empereur
& l'lm peratrice [Ql
placèrentd'abordjensuite
les trois Electeurs Ecclefîaftiquesvinrent
àChevacomme
Archichancelier
de l'En) pire,chacun ayant
un Sceau penduaucol, ~M
une Lettre àla main droite.
Ensuite marchoient les
quatre Electeurs ~Seculien:
aussi à Cheval ;le Ducdob
Saxe ayant un picotin ~d'ami
gent pleind'avoine ensa
main droite ,comme Archi-
Maréchal de l'Empire,&
mit pied à terre le
premier,parce que sa fonction
estaussi de placerles
Princes chacun à son rang.
Le Marquis de Brandebourg
donna à laver à
l'Empereur & à l'impératrice
avec une Eguiere &
un Bassin d'or. Le Comte
Palatin du Rhin servit les
plats surla table. Le Roy
de Bohesme ou celuy qui
le representoit,mit sur le
coin de la table un flacon
d'or plein de vin, & en
presenta à l'Empereur
dans un gobelet d'or. Aprés
les Electeurs marchoient
les deux grands
Veneurs sonnant du Cor,
& suivis de leurs Chasseurs
& de leurs Chiens;ils tuerent
devant l'Empereur
un grand Cerf& un gros
Sanglier; ensuite aprés le
repas l'Empereur les congedia
tous avec des presents
magnifiques.
Ceremonies d'Allemagne.
Charles IV. après avoir
faitpublierla Bulle d'Or à
Mets, voulut commencer
à la faire executer en ce
qui concernoit le service
que les Princes Electeurs
devoient luy rendre lorsquil
mangeoir en public
L'on avoiteslevé une Estrade
au milieu du marchépublic
,
sur laquelle eftoïoi
la table du festin) où l'Empereur
& l'lm peratrice [Ql
placèrentd'abordjensuite
les trois Electeurs Ecclefîaftiquesvinrent
àChevacomme
Archichancelier
de l'En) pire,chacun ayant
un Sceau penduaucol, ~M
une Lettre àla main droite.
Ensuite marchoient les
quatre Electeurs ~Seculien:
aussi à Cheval ;le Ducdob
Saxe ayant un picotin ~d'ami
gent pleind'avoine ensa
main droite ,comme Archi-
Maréchal de l'Empire,&
mit pied à terre le
premier,parce que sa fonction
estaussi de placerles
Princes chacun à son rang.
Le Marquis de Brandebourg
donna à laver à
l'Empereur & à l'impératrice
avec une Eguiere &
un Bassin d'or. Le Comte
Palatin du Rhin servit les
plats surla table. Le Roy
de Bohesme ou celuy qui
le representoit,mit sur le
coin de la table un flacon
d'or plein de vin, & en
presenta à l'Empereur
dans un gobelet d'or. Aprés
les Electeurs marchoient
les deux grands
Veneurs sonnant du Cor,
& suivis de leurs Chasseurs
& de leurs Chiens;ils tuerent
devant l'Empereur
un grand Cerf& un gros
Sanglier; ensuite aprés le
repas l'Empereur les congedia
tous avec des presents
magnifiques.
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Résumé : REMARQUES. Ceremonies d'Allemagne.
Après la publication de la Bulle d'Or à Metz, Charles IV organisa des cérémonies impliquant les Princes Électeurs lors de ses repas publics. Une estrade fut dressée au marché public pour accueillir la table du festin, où l'Empereur et l'Impératrice prirent place en premier. Les trois Électeurs ecclésiastiques arrivèrent à cheval, portant chacun un sceau et une lettre. Ils furent suivis par les quatre Électeurs séculiers. Le Duc de Saxe, en tant qu'Archi-Maréchal, dirigea les Princes à leurs rangs respectifs. Le Marquis de Brandebourg offrit de l'eau à l'Empereur et à l'Impératrice avec des objets en or. Le Comte Palatin du Rhin servit les plats, tandis que le Roi de Bohême plaça un flacon de vin sur la table et en offrit à l'Empereur. Après les Électeurs, les grands Veneurs présentèrent un cerf et un sanglier tués devant l'Empereur. À la fin du repas, l'Empereur congédia les participants en leur offrant des présents.
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3390
p. 21-25
CEREMONIE pratiquée lorsque les Archiducs reçoivent l'hommage & le serment de fidelité de la Province de Carinthie.
Début :
Le jour marqué pour cette Cérémonie, les Peuples s'assemblent [...]
Mots clefs :
Province de Carinthie, Archiduc, Cérémonie, Prince, Paysans, Peuple
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : CEREMONIE pratiquée lorsque les Archiducs reçoivent l'hommage & le serment de fidelité de la Province de Carinthie.
CEREMONIE
pratiquée 10r(rte les Archiducsreçoivent
l'hommac
hiducs re ul
ge & le ferment defidelité
de la Province de Carinthie.
Le jour marqué pour
cette Cérémonie)les Peuples
s'assemblent dans une
,
Vallée proche de laVille
de saint Veit
,
qui en efi:
la Capitale; Un Païsan
monte sur une grande
pierre de marbrequ'il y a
dans une Prairie , ayant
à sa main droite une vache
noire, & une mechante
cavale à sa gauche: l'Archiduc
vertu en Paysan
,"t
une houlette de Berger lèi
la main, precédé de quantiré
de Gentilshommesri- - chement vestus
,
de ses2
Officiers & de ses Gardes
tous à pied, s'avance vers
cette pierre;Alors le Pay--
san demande ,Qjûeft celuy.'{
qui marcheiffièrement ? Et les
Peuple répondant quecVy?ï\
leur nouveau Prince; illeur
demande s'il est justeJuge,
s'il cherche le bien du Pays x..
s'ilestNoble, méritant, Chrétien,~&
Protecteurde la Fois?
Et sur ce qu'on luy répond
qu'ill'est & le lera, il dit
aux Officiers du Prince "z
Qui pourra me chasserde cette
place? Sur-quoy le Maistre
d'Hostel lui promet soixante
deniers, les deux
bestes qui sontàses cassez,
les habits que porte le
Duc
,
& qu'il fera franc de
toute forte d'Im positions.
Sur cette promesse le Payfan
descend
,
touche doucement
avec la main la
joüe du Prince, à qui il recommande
la Juflice.Cela
fait, le Prince monte sur
la pierre,ayant changé
sa houlette en une épée
nuë;& ayant promis bonne
Justice au Peuple,il va àl'Eglise Nostre-Dame,
qui n'en est pasesloignée;
où s'estant revestu de ses
plus riches habits, retourne
dans le mesme endroit,
& y reçoit l'Hommage &
leSerment defidélité. On
dit que la raison pour laquelle
les Pay sans ont ce
droit au dessus de la Noblesse
,
c'est parce qu'ils
ont
ont esté les premiers à etïu
braderle Christianisme,
pendant que lesGentilshommes
crou pirent dans
le Paganisme juiqu'au regné
de Charlemagne.
CER EMONIE
pratiquée 10r(rte les Archiducsreçoivent
l'hommac
hiducs re ul
ge & le ferment defidelité
de la Province de Carinthie.
Le jour marqué pour
cette Cérémonie)les Peuples
s'assemblent dans une
,
Vallée proche de laVille
de saint Veit
,
qui en efi:
la Capitale; Un Païsan
monte sur une grande
pierre de marbrequ'il y a
dans une Prairie , ayant
à sa main droite une vache
noire, & une mechante
cavale à sa gauche: l'Archiduc
vertu en Paysan
,"t
une houlette de Berger lèi
la main, precédé de quantiré
de Gentilshommesri- - chement vestus
,
de ses2
Officiers & de ses Gardes
tous à pied, s'avance vers
cette pierre;Alors le Pay--
san demande ,Qjûeft celuy.'{
qui marcheiffièrement ? Et les
Peuple répondant quecVy?ï\
leur nouveau Prince; illeur
demande s'il est justeJuge,
s'il cherche le bien du Pays x..
s'ilestNoble, méritant, Chrétien,~&
Protecteurde la Fois?
Et sur ce qu'on luy répond
qu'ill'est & le lera, il dit
aux Officiers du Prince "z
Qui pourra me chasserde cette
place? Sur-quoy le Maistre
d'Hostel lui promet soixante
deniers, les deux
bestes qui sontàses cassez,
les habits que porte le
Duc
,
& qu'il fera franc de
toute forte d'Im positions.
Sur cette promesse le Payfan
descend
,
touche doucement
avec la main la
joüe du Prince, à qui il recommande
la Juflice.Cela
fait, le Prince monte sur
la pierre,ayant changé
sa houlette en une épée
nuë;& ayant promis bonne
Justice au Peuple,il va àl'Eglise Nostre-Dame,
qui n'en est pasesloignée;
où s'estant revestu de ses
plus riches habits, retourne
dans le mesme endroit,
& y reçoit l'Hommage &
leSerment defidélité. On
dit que la raison pour laquelle
les Pay sans ont ce
droit au dessus de la Noblesse
,
c'est parce qu'ils
ont
ont esté les premiers à etïu
braderle Christianisme,
pendant que lesGentilshommes
crou pirent dans
le Paganisme juiqu'au regné
de Charlemagne.
CER EMONIE
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Résumé : CEREMONIE pratiquée lorsque les Archiducs reçoivent l'hommage & le serment de fidelité de la Province de Carinthie.
En Carinthie, les Archiducs reçoivent l'hommage et le serment de fidélité de la province lors d'une cérémonie se déroulant dans une vallée près de Saint Veit. Un paysan, accompagné d'une vache noire et d'un cheval, monte sur une pierre de marbre. L'Archiduc, déguisé en paysan, s'avance vers la pierre, escorté de gentilshommes, d'officiers et de gardes. Le paysan interroge l'Archiduc sur sa justice, son désir de bien pour le pays, sa noblesse, son mérite, sa foi chrétienne et sa protection de la foi. Après des réponses affirmatives, le paysan demande qui pourrait chasser l'Archiduc de cette place. Le maître d'hôtel promet soixante deniers, les deux bêtes et les habits du duc, ainsi que la franchise de toute forte d'impositions. Le paysan touche doucement la joue de l'Archiduc en lui recommandant la justice. L'Archiduc monte sur la pierre, change sa houlette en une épée nue et promet bonne justice au peuple. Il se rend ensuite à l'église Notre-Dame, se revêt de ses plus riches habits et retourne pour recevoir l'hommage et le serment de fidélité. Les paysans possèdent ce droit au-dessus de la noblesse car ils ont été les premiers à embrasser le christianisme, tandis que les gentilshommes restaient païens jusqu'au règne de Charlemagne.
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3391
p. 25-28
CEREMONIE de la Diete.
Début :
Le jour marqué pour faire l'ouverture des Etats, l'Empereur [...]
Mots clefs :
Cérémonie, Empereur
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : CEREMONIE de la Diete.
CER EMONIE
de la Diete.
Le jour marqué pour
faire l'ouverture desEtats,
l'Empereur s'y rend en
Personneou par Députez,
lorsque l'Empereurestassissurson
Trofne, les Electeurs
se placent à sa droite
&à sa gauche,suivant
leur rang, sur des bans tapissez
d'écarlate & élevez
de deux marches: ceux
des autres Princes ne sont
ellevez que d'une, & tapissez
de drap vert. Lorsquechacun
est placé selon
son rang, Sa Majestéfait
faire par un Prince,les
proportions qu'il souhaite
à l'Assemblée; l'Electeur
de Tréves au nom detous
les Etatsremercie SaMajestédes
soins qu'Elle se
donne, en l'assurant qu'ils
travailleront incessammentàluy
donneruneentieresatisfactionsur
ses
demandes. On donnepar
écrità chaque Collége
les propositions de l'Em-,
sereur,qui les examinent
a part;& ayantensuite pris
leur resolution
,
ils conviennent
du jour qu'ils
doivent se joindre tous les
troIS, pour s'entrecommuniquer
leurs Centi-
: ments: &s'ils demeurent
d'accord du Resultat
,
ils
l'envoyent à l'Empereur,
qui l'ay antapprouvé
,
est
misaunombredesConstitutions
Impérial es : Mais
s'il yaquelqu'undes Collèges
dont les avis ne
soient pas conformes aux
autres & aux sentiments
du Commissaire de l'Empereur
,
la Constitution
Impériale n'a point force
de Loi, & est entierement
nulle.
de la Diete.
Le jour marqué pour
faire l'ouverture desEtats,
l'Empereur s'y rend en
Personneou par Députez,
lorsque l'Empereurestassissurson
Trofne, les Electeurs
se placent à sa droite
&à sa gauche,suivant
leur rang, sur des bans tapissez
d'écarlate & élevez
de deux marches: ceux
des autres Princes ne sont
ellevez que d'une, & tapissez
de drap vert. Lorsquechacun
est placé selon
son rang, Sa Majestéfait
faire par un Prince,les
proportions qu'il souhaite
à l'Assemblée; l'Electeur
de Tréves au nom detous
les Etatsremercie SaMajestédes
soins qu'Elle se
donne, en l'assurant qu'ils
travailleront incessammentàluy
donneruneentieresatisfactionsur
ses
demandes. On donnepar
écrità chaque Collége
les propositions de l'Em-,
sereur,qui les examinent
a part;& ayantensuite pris
leur resolution
,
ils conviennent
du jour qu'ils
doivent se joindre tous les
troIS, pour s'entrecommuniquer
leurs Centi-
: ments: &s'ils demeurent
d'accord du Resultat
,
ils
l'envoyent à l'Empereur,
qui l'ay antapprouvé
,
est
misaunombredesConstitutions
Impérial es : Mais
s'il yaquelqu'undes Collèges
dont les avis ne
soient pas conformes aux
autres & aux sentiments
du Commissaire de l'Empereur
,
la Constitution
Impériale n'a point force
de Loi, & est entierement
nulle.
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Résumé : CEREMONIE de la Diete.
Le texte décrit la cérémonie d'ouverture de la Diète, une assemblée politique du Saint-Empire romain germanique. L'Empereur ouvre la session en personne ou par députés et prend place sur son trône. Les Électeurs s'assoient à sa droite et à sa gauche selon leur rang, sur des sièges tapissés d'écarlate et surélevés de deux marches. Les autres princes sont assis sur des sièges tapissés de drap vert et surélevés d'une seule marche. L'Empereur présente ses propositions par l'intermédiaire d'un prince. L'Électeur de Trèves remercie l'Empereur au nom de tous les États et assure qu'ils travailleront à satisfaire ses demandes. Les propositions sont ensuite examinées par chaque collège séparément. Les collèges se réunissent tous les trois jours pour discuter de leurs avis. Si un accord est atteint, le résultat est envoyé à l'Empereur, qui l'approuve et le transforme en constitutions impériales. Cependant, si un collège ne partage pas les avis des autres ou ceux du commissaire de l'Empereur, la constitution impériale n'a pas force de loi et est nulle.
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3392
p. 28-31
Empereurs de la Maison d'Autriche.
Début :
Rodolphe regna 19 ans. Albert I. fils de Rodolphe, fut [...]
Mots clefs :
Empereur d'Autriche
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Empereurs de la Maison d'Autriche.
Empereurs dela Aîaifon
d'Autriche.
t Rodolphe régna19. ans.
Albert1.fils de Rodolphe,
fut eslu l'an1298.&.
regna 10. ans a près Adolphe
de Nassau.
FrédéricIII. succeda à
Henry VII. l'an1313.& régna
io.ans*
Albert II.succeda à Sigismondl'an
1438. & régna
2.ans.
Fre dericIV.luy succe d a
en 1440. il régna (cul 48.
ans, & 7. avec ion filsMaximilien.
Maximilien futeflu Roy
des Romains l'an 1486.
Aprés avoir regné 7. ans
avec son pere, il régna enfuite
seul26. ans.
Charles-Quint fils de
Philippe Roy d'Espagne,
succeda à Maximilien l'an
1519. ®na 36. ans.
Ferdinand fut esluRoy
des Romains l'an1531. il
gouverna l'Empire avec
son frere l'espace de 16*.
ans,
MaximilienII. succeda
a Ferdinand l'an 1562.Il
regna 10.ans.
Rodolphe succeda à
Maximilienl'an 157Z.Ôc
regna 40.ans.
Mathias succeda à Rod7olphe.
enaIn6ià.s& .réIgna
Ferdinand II. succeda
à Mathiasen1519;.&régna
18.ans.
Ferdinand III. luy fuccedaen
1657.&régna21.
an.
Leopold luy succeda
en 1658.&aregné47.ans.
Josephson fils quivient
de mourir lllv succeda en
4 1705.
d'Autriche.
t Rodolphe régna19. ans.
Albert1.fils de Rodolphe,
fut eslu l'an1298.&.
regna 10. ans a près Adolphe
de Nassau.
FrédéricIII. succeda à
Henry VII. l'an1313.& régna
io.ans*
Albert II.succeda à Sigismondl'an
1438. & régna
2.ans.
Fre dericIV.luy succe d a
en 1440. il régna (cul 48.
ans, & 7. avec ion filsMaximilien.
Maximilien futeflu Roy
des Romains l'an 1486.
Aprés avoir regné 7. ans
avec son pere, il régna enfuite
seul26. ans.
Charles-Quint fils de
Philippe Roy d'Espagne,
succeda à Maximilien l'an
1519. ®na 36. ans.
Ferdinand fut esluRoy
des Romains l'an1531. il
gouverna l'Empire avec
son frere l'espace de 16*.
ans,
MaximilienII. succeda
a Ferdinand l'an 1562.Il
regna 10.ans.
Rodolphe succeda à
Maximilienl'an 157Z.Ôc
regna 40.ans.
Mathias succeda à Rod7olphe.
enaIn6ià.s& .réIgna
Ferdinand II. succeda
à Mathiasen1519;.&régna
18.ans.
Ferdinand III. luy fuccedaen
1657.&régna21.
an.
Leopold luy succeda
en 1658.&aregné47.ans.
Josephson fils quivient
de mourir lllv succeda en
4 1705.
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Résumé : Empereurs de la Maison d'Autriche.
Le texte énumère les empereurs de la maison d'Autriche et leurs périodes de règne. Rodolphe régna 19 ans. Albert, fils de Rodolphe, fut élu en 1298 et régna 10 ans après Adolphe de Nassau. Frédéric III succéda à Henry VII en 1313 et régna 10 ans. Albert II succéda à Sigismond en 1438 et régna 2 ans. Frédéric IV lui succéda en 1440 et régna 48 ans, dont 7 avec son fils Maximilien. Maximilien fut élu roi des Romains en 1486, régna 7 ans avec son père, puis 26 ans seul. Charles-Quint, fils de Philippe roi d'Espagne, succéda à Maximilien en 1519 et régna 36 ans. Ferdinand fut élu roi des Romains en 1531 et gouverna l'Empire avec son frère pendant 16 ans. Maximilien II succéda à Ferdinand en 1562 et régna 10 ans. Rodolphe succéda à Maximilien en 1572 et régna 40 ans. Mathias succéda à Rodolphe en 1612. Ferdinand II succéda à Mathias en 1619 et régna 18 ans. Ferdinand III lui succéda en 1657 et régna 21 ans. Léopold lui succéda en 1658 et régna 47 ans. Joseph, fils du précédent, lui succéda en 1705.
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3393
p. 32-39
Erudition. [titre d'après la table]
Début :
J'avois dessein de marquer par quelques traits historiques les [...]
Mots clefs :
Maison d'Autriche, Empereur
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Erudition. [titre d'après la table]
J' a^oois dessein de marquerparquelquestraits
historiques les caractel'es
de chaque Empe..
reur de la Maiftn
d'Autriche,mais cela,
maurait ment trop
loin: voieyseulement
quelques traits de Rodolphe
qui est le<chef
de cette haute
jlre Adaifôn ,
Rodolphe ayant
contraint a force d'armes
Ottocare à luy rendtorcearrheonrnlagc
lige, Ot- nelevoulutpromettre
,
qu'a condition
que ce seroit en particulier,
dans sa tente ,
sans
quepersonne en - témoin.
Le jour fut pris ;
Ottocare y vint avec un
habit superbe & tout
brillantdepierreries.Rodolphe
affecta den'avoir
qu'un habit simple SC
vil comme seroit ceruy
d'un Païsan, & dans lç
moment quOttocare
ainsi paré estoit à ge—:
noux devant luy les
mainsjointes, des machines
qu'il avoit fait
préparer, enleverent la&
tente, &c donnerent ce
spectacle à toute l'Armée
;cela rompit lapaix,
&. cefut dans cette seconde
guerre qu'Ottocares
fut tué par Rodolphe.
Rodolphe esant à
Cheval par un temps des
pluye,rencontraunCIUH
ré à pied portant le Viatique
à un malade ; il
delcendit de Cheval,fit
monter le Curé dessus
, & conduisït à pied dans
les boues jusqu'à la Maison
du malade
,
le Saint
Sacremenc, qu'il reconduisitde
mesme jusqu'à
l'Eglise
,
où le Curé luy
donnantla bénédiction,
luy prédit que luy & Tes:
descendans seroientEmpereurs.
En effet, 4. ans
après l'Archevêque de
Mayence luy menageat
les Electeurs,dontquelques-
uns neconsentirera
que dans la vue d'époufer
quelques-unes de les?
filles: il en avoit pour
lors six -, toutes également
belles. ,J
Rodolphe dans sa ceremonie
de son Election
, voyant que les Electeurs
failoient difficulté
deluy rendre la soy
Se hommage
, parce
qu'onavoit oubliéd'apporter
le Sceptre
,
prit
sur l'Autel le Crucifix,
&;dit:-v-oillcy le Sceptre
des Cérejïiens. Surcette
parole on rendit l'hommage
en vertu du Crucifix.
1 Rodolphevoulant ramener
à son devoirun
Comte-de Hongrie.qui
pilloit bc massacroit publiquement
--'
le fit venir
parl'entremise de ses
amis, l'ayant fait mettre
à table avec luy Se
boire dans le mesmeverre
où il avoitbû;leComte
dit:je ne doute point
apresent que je nefois en
seureté,puisquej'ay bû
avecleplus honneste homme
du monde.
Rodolphe à l'âge de
73. ansse mitenchemin
pour aller à Spire,dilànt
qu'il alloit rendre visiteauxEmpereurs
defunts.
En effet, estant
tombé malade quelques
jours après, il mourut.,
& sust enterré avec les
autres Empereurs,
historiques les caractel'es
de chaque Empe..
reur de la Maiftn
d'Autriche,mais cela,
maurait ment trop
loin: voieyseulement
quelques traits de Rodolphe
qui est le<chef
de cette haute
jlre Adaifôn ,
Rodolphe ayant
contraint a force d'armes
Ottocare à luy rendtorcearrheonrnlagc
lige, Ot- nelevoulutpromettre
,
qu'a condition
que ce seroit en particulier,
dans sa tente ,
sans
quepersonne en - témoin.
Le jour fut pris ;
Ottocare y vint avec un
habit superbe & tout
brillantdepierreries.Rodolphe
affecta den'avoir
qu'un habit simple SC
vil comme seroit ceruy
d'un Païsan, & dans lç
moment quOttocare
ainsi paré estoit à ge—:
noux devant luy les
mainsjointes, des machines
qu'il avoit fait
préparer, enleverent la&
tente, &c donnerent ce
spectacle à toute l'Armée
;cela rompit lapaix,
&. cefut dans cette seconde
guerre qu'Ottocares
fut tué par Rodolphe.
Rodolphe esant à
Cheval par un temps des
pluye,rencontraunCIUH
ré à pied portant le Viatique
à un malade ; il
delcendit de Cheval,fit
monter le Curé dessus
, & conduisït à pied dans
les boues jusqu'à la Maison
du malade
,
le Saint
Sacremenc, qu'il reconduisitde
mesme jusqu'à
l'Eglise
,
où le Curé luy
donnantla bénédiction,
luy prédit que luy & Tes:
descendans seroientEmpereurs.
En effet, 4. ans
après l'Archevêque de
Mayence luy menageat
les Electeurs,dontquelques-
uns neconsentirera
que dans la vue d'époufer
quelques-unes de les?
filles: il en avoit pour
lors six -, toutes également
belles. ,J
Rodolphe dans sa ceremonie
de son Election
, voyant que les Electeurs
failoient difficulté
deluy rendre la soy
Se hommage
, parce
qu'onavoit oubliéd'apporter
le Sceptre
,
prit
sur l'Autel le Crucifix,
&;dit:-v-oillcy le Sceptre
des Cérejïiens. Surcette
parole on rendit l'hommage
en vertu du Crucifix.
1 Rodolphevoulant ramener
à son devoirun
Comte-de Hongrie.qui
pilloit bc massacroit publiquement
--'
le fit venir
parl'entremise de ses
amis, l'ayant fait mettre
à table avec luy Se
boire dans le mesmeverre
où il avoitbû;leComte
dit:je ne doute point
apresent que je nefois en
seureté,puisquej'ay bû
avecleplus honneste homme
du monde.
Rodolphe à l'âge de
73. ansse mitenchemin
pour aller à Spire,dilànt
qu'il alloit rendre visiteauxEmpereurs
defunts.
En effet, estant
tombé malade quelques
jours après, il mourut.,
& sust enterré avec les
autres Empereurs,
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Résumé : Erudition. [titre d'après la table]
Le texte relate des événements clés de la vie de Rodolphe, empereur de la Maison d'Autriche. Rodolphe contraignit Ottocare à lui rendre hommage par la force après une rencontre privée où il humilia Ottocare en exposant sa tenue somptueuse à l'armée, déclenchant une guerre au cours de laquelle Ottocare fut tué. Rodolphe fit preuve de piété en aidant un curé à porter le Viatique, geste pour lequel il reçut une prophétie sur son avenir. Quatre ans plus tard, avec l'aide de l'Archevêque de Mayence et des électeurs, il devint empereur et utilisa un crucifix comme sceptre lors de sa cérémonie d'élection. Rodolphe tenta également de rassurer un comte hongrois en partageant un repas avec lui. Il mourut à l'âge de 73 ans en se rendant à Spire et fut enterré parmi les empereurs défunts.
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3394
p. 39-46
Nouvelles d'Allemagne.
Début :
Le Prince Eugene estant party pour les Pays-Bas le 6. [...]
Mots clefs :
Prince, Empereur
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles d'Allemagne.
Nouvelles d'Allemagne..
t Le Prince Eugene esstanspartypour
les Pays-
Bas le 6.Avril dans le tems
qu'on croyoit l'Empereur
hors de danger, reçut en
deçà de Nuremberg un
Courrier que le Comte
d'Herberstein Vice-Président
du Conseil deGuerre
luy dépeschoit, pour luy
donner avis dela mort de
l'Empereur; l'invitant en
mesme temps de retourneràVienneoù
sapresenceestoie
fortnecessaire,
Ce Prince prit dans le moment
le party de renvoyer
le Courrier,& écrivir à la
Cour qu'il avoit jugé plus
à propos pour l' interest
de la Famille Imperiale,
& pour rassurer lesMembres
de l'Empirevoisins
du pays Ennemy., de continuer
sa route vers le +
haut Rhin & non pas en
Hollande. Il s'est abouché -
avec. les Electeurs de
MayencePa,ldaeTrteviesn6cPalatin,
ausquels il avoit
depcfché des Courriers
pour se rendre incessamment
àMayence.Ce qu'on
a pu apprendre du resultat
de leur conférence se reduit
à trois points, I. D'envoyer
un Courrier à Barcelone
pour inviter l'Archiduc
de revenir incef-
(àmmeneen Allemagne.
2. De depescher des Courriers
à Berlin & à Dresde,
pour communiquer aux
Eleveurs de Saxe & de
Brandebourg les sentiments
des trois autres El<:.-.
steurs,sçavoir de differer
FeiecHon jusques après la
paix ou dumoins jusqu'à la
la fin dela campagne pour
éviter les inconvénients
qui pourroient naistre
dans une conjoncture:
aussi fâcheuse que celle où
l'on setrouvoit. 3. Que le : Prince Eugene seroic au.
torisé de disposerde l'Ar-
- méedel'Empire pour af- -
furcr la tranquillité de
l'Allemagne,&empêcher
que les Armées de France
ne profitent de cette occasson.
En exccution. de
cette resolution
,
le Prince
Eugene s'est renduàRastad
pour passeren revuë
les Troupes qui sont aux
environs., donner les ordres
qu'il jugera necessaires
pour la garde des Lignes
d'Eslingen, & faire
marcher le reste de. l'Armée
dans les endroits convenables.
Cette Armée
doitestre renforcée par les
deuxRegimens Impériaux
& par les huit Bataillons
Palatins qui avoient marché
vers l'Oder&quiestoient
destinez pour l'Ar--
înee de Neutralité. Le'
Prince Eugene après avoir
donne ses ordres sur le
Rhinestallé en Hollande
où lesEtats Généraux ont
pris la resolution de mettre
tout en usage pour
procurer laCouronne Impériale
à l'Archiduc;ayant
envuë leur propre interest.
plustost que celuy de la
Maison d'Autriche ni de
l'Empire.
L'Imperatrice Merc
qui a la Regence des Pays
hereditaires, a ordonné
quetous les hautsOfficiers -..!.
resteraient dans leurs
Charges, en attendant les,
ordres de l'Archiduc.
Le Roy Auguste ayant
appris la mort de l'Empereur,
tint Conseil dans le
moment, où il fut résolu
d'ajouster à sa qualitéd'Electeur
,
celle de Vicaire
de l'Empire,& qu'il resteroit
en Allemagne jusques
aprésl'Election d'un nouvel
Empereur. Le Chancelier
de Pologne protesta
contre cerre résolution.
L'Electeur de Brandebourg
devoit partir le 26.
May pour serendre à Cle~:
ves..
t Le Prince Eugene esstanspartypour
les Pays-
Bas le 6.Avril dans le tems
qu'on croyoit l'Empereur
hors de danger, reçut en
deçà de Nuremberg un
Courrier que le Comte
d'Herberstein Vice-Président
du Conseil deGuerre
luy dépeschoit, pour luy
donner avis dela mort de
l'Empereur; l'invitant en
mesme temps de retourneràVienneoù
sapresenceestoie
fortnecessaire,
Ce Prince prit dans le moment
le party de renvoyer
le Courrier,& écrivir à la
Cour qu'il avoit jugé plus
à propos pour l' interest
de la Famille Imperiale,
& pour rassurer lesMembres
de l'Empirevoisins
du pays Ennemy., de continuer
sa route vers le +
haut Rhin & non pas en
Hollande. Il s'est abouché -
avec. les Electeurs de
MayencePa,ldaeTrteviesn6cPalatin,
ausquels il avoit
depcfché des Courriers
pour se rendre incessamment
àMayence.Ce qu'on
a pu apprendre du resultat
de leur conférence se reduit
à trois points, I. D'envoyer
un Courrier à Barcelone
pour inviter l'Archiduc
de revenir incef-
(àmmeneen Allemagne.
2. De depescher des Courriers
à Berlin & à Dresde,
pour communiquer aux
Eleveurs de Saxe & de
Brandebourg les sentiments
des trois autres El<:.-.
steurs,sçavoir de differer
FeiecHon jusques après la
paix ou dumoins jusqu'à la
la fin dela campagne pour
éviter les inconvénients
qui pourroient naistre
dans une conjoncture:
aussi fâcheuse que celle où
l'on setrouvoit. 3. Que le : Prince Eugene seroic au.
torisé de disposerde l'Ar-
- méedel'Empire pour af- -
furcr la tranquillité de
l'Allemagne,&empêcher
que les Armées de France
ne profitent de cette occasson.
En exccution. de
cette resolution
,
le Prince
Eugene s'est renduàRastad
pour passeren revuë
les Troupes qui sont aux
environs., donner les ordres
qu'il jugera necessaires
pour la garde des Lignes
d'Eslingen, & faire
marcher le reste de. l'Armée
dans les endroits convenables.
Cette Armée
doitestre renforcée par les
deuxRegimens Impériaux
& par les huit Bataillons
Palatins qui avoient marché
vers l'Oder&quiestoient
destinez pour l'Ar--
înee de Neutralité. Le'
Prince Eugene après avoir
donne ses ordres sur le
Rhinestallé en Hollande
où lesEtats Généraux ont
pris la resolution de mettre
tout en usage pour
procurer laCouronne Impériale
à l'Archiduc;ayant
envuë leur propre interest.
plustost que celuy de la
Maison d'Autriche ni de
l'Empire.
L'Imperatrice Merc
qui a la Regence des Pays
hereditaires, a ordonné
quetous les hautsOfficiers -..!.
resteraient dans leurs
Charges, en attendant les,
ordres de l'Archiduc.
Le Roy Auguste ayant
appris la mort de l'Empereur,
tint Conseil dans le
moment, où il fut résolu
d'ajouster à sa qualitéd'Electeur
,
celle de Vicaire
de l'Empire,& qu'il resteroit
en Allemagne jusques
aprésl'Election d'un nouvel
Empereur. Le Chancelier
de Pologne protesta
contre cerre résolution.
L'Electeur de Brandebourg
devoit partir le 26.
May pour serendre à Cle~:
ves..
Fermer
Résumé : Nouvelles d'Allemagne.
Le Prince Eugène, en route pour les Pays-Bas, apprit la mort de l'Empereur près de Nuremberg. Il choisit de se diriger vers le Haut Rhin pour rassurer les voisins de l'Empire et protéger les intérêts de la famille impériale. À Mayence, il se réunit avec les Électeurs de Mayence, de Trèves et du Palatinat pour discuter de trois points : inviter l'Archiduc Charles à revenir en Allemagne, différer l'élection impériale jusqu'après la paix ou la fin de la campagne, et autoriser le Prince Eugène à utiliser l'armée impériale pour maintenir la tranquillité en Allemagne. Le Prince Eugène se rendit ensuite à Rastatt pour passer en revue les troupes et donner des ordres stratégiques. L'armée fut renforcée par des régiments impériaux et des bataillons palatins. Il se rendit ensuite en Hollande, où les États Généraux soutinrent la candidature de l'Archiduc à la couronne impériale. L'Impératrice Élisabeth ordonna que les hauts officiers restent en fonction en attendant les ordres de l'Archiduc. Le roi Auguste de Pologne décida de rester en Allemagne jusqu'à l'élection d'un nouvel Empereur, une décision contestée par le Chancelier de Pologne. L'Électeur de Brandebourg devait partir pour Clèves le 26 mai.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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3395
p. 46-47
Nouvelles du Nord.
Début :
Les Lettres de Moscou du 11. Mars portent que le [...]
Mots clefs :
Moscou
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texteReconnaissance textuelle : Nouvelles du Nord.
NouvellesduNord.
Les Lettres de Moscouu
du II. Mars portent que IesJ
8. le Czar assista à lapublication
de la Declaration
de la Guerre contre les
Turcs. Cette publications
sefit dans l'Eglise Metro-c
policaine
,
où le Czar se
rendit avec ses Ministres
& ceuxdes Princes étrangers.
Aprés qu'un Secretaire
d'Estat en eust fait la
lécture
,
le Patriarche fit
un Sermon sur ce sujet , ensuite dequoy leCzarsit
sa priere.
Les Lettres de Moscouu
du II. Mars portent que IesJ
8. le Czar assista à lapublication
de la Declaration
de la Guerre contre les
Turcs. Cette publications
sefit dans l'Eglise Metro-c
policaine
,
où le Czar se
rendit avec ses Ministres
& ceuxdes Princes étrangers.
Aprés qu'un Secretaire
d'Estat en eust fait la
lécture
,
le Patriarche fit
un Sermon sur ce sujet , ensuite dequoy leCzarsit
sa priere.
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3396
p. 47-49
Lettre écrite de l'Isle de Metelin dans l'Anatolie, le 18 Février.
Début :
Dans toutes les Isles de l'Archipel d'où je viens, on [...]
Mots clefs :
Anatolie
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texteReconnaissance textuelle : Lettre écrite de l'Isle de Metelin dans l'Anatolie, le 18 Février.
Lettre écrite de l'lae de
Metelin dans l'Anatolie
,
le 18. Février.
Dans toutes les Isles de
l'Archipel d'où je viens
, on
travaille avec beaucoup de diligence
a conflruire des Galliotes
en maniere de grands
Batteaux plats, dont lamoindre
portera deux cens hommes
avec leurs armes. Ces Bnjlimens,
ainsique tous lesautres
dontl'Armée navale du Grand
Seigneur sera composée, dataient
estre aJTemblez.. a Con.
stantinople dans le mois de
Adars. Cette Flotte qui doit;
entrer dans la Àler Noire,
fera composée de cinq cens voiles.
Lenombre desGalleresferaaudessus
de cent, trente;
celuy des Galliotes, d'environ
deux cens ; &le restestra-des
Sultanes, desSaïques
, &
iautresBaflimens.
On m'aaussi faitvoir ài
Smirne l estat des Troupes que
le Grand-Seigneur doit avoir
en
(ln Campagne. Jamais l'Empire
Ottoman n'a Ivvé une. se
-puij]unte Armée.
Metelin dans l'Anatolie
,
le 18. Février.
Dans toutes les Isles de
l'Archipel d'où je viens
, on
travaille avec beaucoup de diligence
a conflruire des Galliotes
en maniere de grands
Batteaux plats, dont lamoindre
portera deux cens hommes
avec leurs armes. Ces Bnjlimens,
ainsique tous lesautres
dontl'Armée navale du Grand
Seigneur sera composée, dataient
estre aJTemblez.. a Con.
stantinople dans le mois de
Adars. Cette Flotte qui doit;
entrer dans la Àler Noire,
fera composée de cinq cens voiles.
Lenombre desGalleresferaaudessus
de cent, trente;
celuy des Galliotes, d'environ
deux cens ; &le restestra-des
Sultanes, desSaïques
, &
iautresBaflimens.
On m'aaussi faitvoir ài
Smirne l estat des Troupes que
le Grand-Seigneur doit avoir
en
(ln Campagne. Jamais l'Empire
Ottoman n'a Ivvé une. se
-puij]unte Armée.
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Résumé : Lettre écrite de l'Isle de Metelin dans l'Anatolie, le 18 Février.
Le 18 février, une lettre de Metelin en Anatolie décrit les préparatifs militaires dans l'Archipel. Les habitants y construisent des galliotes, capables de transporter deux cents hommes armés. Ces bateaux, ainsi que d'autres, doivent être rassemblés à Constantinople en Adars pour former une flotte de cinq cents voiles, incluant plus de cent trente galères et deux cents galliotes. À Smyrne, l'auteur observe une mobilisation sans précédent des troupes ottomanes.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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3397
p. 49-53
« Les Lettres de Constantinople du 17. Mars portent que le [...] »
Début :
Les Lettres de Constantinople du 17. Mars portent que le [...]
Mots clefs :
Tartares
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texteReconnaissance textuelle : « Les Lettres de Constantinople du 17. Mars portent que le [...] »
Les Lettres deGonffcan»'
tinople du17. Mars portentque
leGrandViziren
estoit sorti le jourprécedent
avec tous les Offi*
ciers., pour aller camper
aauuxx ; environs avecles .,- Troupes qui s'y afifeiiibloietit;
qu'il donneraAufiance
fous ses Te-rsccr-s airtc
tUMiniftres Etrangers qui Iirlonec luyfouhairer un UreLlx qvj iIne
partiraquele15, ou le .j.:&.
d'avril,& quefoiïArtillerie
ferade trente cinq,
pieces de Canon. tnH
Le Roy Auguste a fait,
publierune Ordonnance
dans laSaxe, pourleverle:
sixiémehomme.Par,ce:
moyen il formera Cuni
Corps d'environ quatorze: millehommespour b garde
desfrontières. %jsè
Ilya desLettres deCa—
minietz du iç. Mars,quii
allurent que le Kandesa
Tartares qu 'on avoit dkN
avoir estédéfait.par lest
Cosaques., continuoit
-
fairedegrands ravages le
long de la rivière d('O., cca
,'en Moscovie
, -& le long
duBoristhene, oùl'cm ne
voyoicde temps en temps
quequelques Partis Moscovites.
D'autresLettres portent
que de cette Armée
de Tartares, qui estde
deux cens mille homtne-s.,
ily en avoir une partie qui
fnarchoitvers Moscou ez
que leKan qui marchoic
avec l'autre partie dans
l'UKraine, avoitreçu des
Deputez desCosaquesqui
estoient venus Iuycicmander
saprotection
,
& offrir
de se joindre à luv\i;
qu'unaurre.Co(pde Tas ïtares
commandé par un
defils duKan^&quiavoit
joint le Palatin de Kiowie,
avoir marché versla baffe
Podolieau nombredeplus
de soixante mille hommes
;que les Mofcovirès
qui gardoient cette fro~rr~
tiere s'elloientretirez par- ,
tie versKaminietz, & partie
vers Kiowie sur le Boristhene
,& quele Grand
Visir aprésavoir demeure
vingt jours sous ses Tendtes,
iroic avec la grande
Arrr>ce joindre le Roy dit
Suedeà-Bendcr
tinople du17. Mars portentque
leGrandViziren
estoit sorti le jourprécedent
avec tous les Offi*
ciers., pour aller camper
aauuxx ; environs avecles .,- Troupes qui s'y afifeiiibloietit;
qu'il donneraAufiance
fous ses Te-rsccr-s airtc
tUMiniftres Etrangers qui Iirlonec luyfouhairer un UreLlx qvj iIne
partiraquele15, ou le .j.:&.
d'avril,& quefoiïArtillerie
ferade trente cinq,
pieces de Canon. tnH
Le Roy Auguste a fait,
publierune Ordonnance
dans laSaxe, pourleverle:
sixiémehomme.Par,ce:
moyen il formera Cuni
Corps d'environ quatorze: millehommespour b garde
desfrontières. %jsè
Ilya desLettres deCa—
minietz du iç. Mars,quii
allurent que le Kandesa
Tartares qu 'on avoit dkN
avoir estédéfait.par lest
Cosaques., continuoit
-
fairedegrands ravages le
long de la rivière d('O., cca
,'en Moscovie
, -& le long
duBoristhene, oùl'cm ne
voyoicde temps en temps
quequelques Partis Moscovites.
D'autresLettres portent
que de cette Armée
de Tartares, qui estde
deux cens mille homtne-s.,
ily en avoir une partie qui
fnarchoitvers Moscou ez
que leKan qui marchoic
avec l'autre partie dans
l'UKraine, avoitreçu des
Deputez desCosaquesqui
estoient venus Iuycicmander
saprotection
,
& offrir
de se joindre à luv\i;
qu'unaurre.Co(pde Tas ïtares
commandé par un
defils duKan^&quiavoit
joint le Palatin de Kiowie,
avoir marché versla baffe
Podolieau nombredeplus
de soixante mille hommes
;que les Mofcovirès
qui gardoient cette fro~rr~
tiere s'elloientretirez par- ,
tie versKaminietz, & partie
vers Kiowie sur le Boristhene
,& quele Grand
Visir aprésavoir demeure
vingt jours sous ses Tendtes,
iroic avec la grande
Arrr>ce joindre le Roy dit
Suedeà-Bendcr
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Résumé : « Les Lettres de Constantinople du 17. Mars portent que le [...] »
Au début du XVIIIe siècle, des événements militaires et politiques marquent l'Europe de l'Est. Le Grand Vizir ottoman installe son camp avec ses troupes et promet une audience aux ministres étrangers entre le 15 et le 16 avril, disposant de trente-cinq pièces de canon. En Saxe, le roi Auguste publie une ordonnance pour lever un corps de quatorze mille hommes afin de protéger les frontières. En Moscovie et en Ukraine, les Tartares, malgré une défaite présumée par les Cosaques, continuent de ravager les régions. Une armée tartare de deux cents mille hommes se dirige vers Moscou, tandis qu'une autre, dirigée par un fils du Khan, marche vers la Podolie avec plus de soixante mille hommes. Les Moscovites se retirent vers Kaminietz et Kiev. Après vingt jours sous ses tentes, le Grand Vizir rejoint le roi de Suède à Bendcr.
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3398
p. 53-55
Lettre d'Antigue.
Début :
Le General Park estant rappellé depuis plus de six mois, [...]
Mots clefs :
Antigua
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texteReconnaissance textuelle : Lettre d'Antigue.
Lettre d'Antigue.
Le Général Parestant
rutilé depuis plus de six
mois,&ayanteu ordre de It
Reine de laisser le commandement
des Ijles Angloises à Mr
Lamilton,e qu'il n'apas voit-
Ut executer; la Chambre des
Communes de l'¡fie d'Antigus
s'estant tumultueusement assemblée,
sepresenterent che%
luypourluydemandersaCommission.
Ledit General prévc*
Mfcdelacboje} avoitfait mettre
quatre pièces de Canondirm-
ant sa maison, & assemblé
une Compagnie de Grenadiers
qui tirèrent une des piéces de
damnsur les habitants
,
lesquels
forcèrent au nombre de
trois centssur la maison :>.C?tJfllffoncerent
les portes & lesfer
nestres
, entrèrent dedans;) &
trouvèrent le General Part
une Carabine à la mainqu'il
tirasurun Capitaine de Milice
qui estoita la tesse de ces
gens attroupe, & le tua.
Lequel Generalreceuten mejl
me temps un coup de pistoletà
la cuijjc dont iltomba, &
l'assommerent ensuite.ilya
eu - quatre hovîmes de tufZ du
tDjlé des habitants ,sça voir le
Capitaine ,
deux Gen,1ilshommes
, & un Particulier,
&pde.l1a partduGénéral, lluy, quatre Grenadiers avec
plhfieurs djj b!.jfje;•£
Le Général Parestant
rutilé depuis plus de six
mois,&ayanteu ordre de It
Reine de laisser le commandement
des Ijles Angloises à Mr
Lamilton,e qu'il n'apas voit-
Ut executer; la Chambre des
Communes de l'¡fie d'Antigus
s'estant tumultueusement assemblée,
sepresenterent che%
luypourluydemandersaCommission.
Ledit General prévc*
Mfcdelacboje} avoitfait mettre
quatre pièces de Canondirm-
ant sa maison, & assemblé
une Compagnie de Grenadiers
qui tirèrent une des piéces de
damnsur les habitants
,
lesquels
forcèrent au nombre de
trois centssur la maison :>.C?tJfllffoncerent
les portes & lesfer
nestres
, entrèrent dedans;) &
trouvèrent le General Part
une Carabine à la mainqu'il
tirasurun Capitaine de Milice
qui estoita la tesse de ces
gens attroupe, & le tua.
Lequel Generalreceuten mejl
me temps un coup de pistoletà
la cuijjc dont iltomba, &
l'assommerent ensuite.ilya
eu - quatre hovîmes de tufZ du
tDjlé des habitants ,sça voir le
Capitaine ,
deux Gen,1ilshommes
, & un Particulier,
&pde.l1a partduGénéral, lluy, quatre Grenadiers avec
plhfieurs djj b!.jfje;•£
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Résumé : Lettre d'Antigue.
La lettre d'Antigue décrit les événements suivant l'ordre donné au général Parestant de céder le commandement des îles Angloises à M. Lamilton. La Chambre des Communes de l'île d'Antigue s'est réunie pour demander la destitution du général. Prévenu de l'arrivée d'une foule, Parestant avait préparé quatre pièces de canon et une compagnie de grenadiers devant sa maison. Lors de l'affrontement, trois cents habitants ont forcé l'entrée, trouvé le général armé d'une carabine et tué un capitaine de milice. Parestant a été blessé par un coup de pistolet puis achevé. Les pertes humaines incluent quatre habitants tués, parmi lesquels un capitaine, deux gentilshommes et un particulier, ainsi que quatre grenadiers et plusieurs blessés du côté du général.
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3399
p. 55-61
Nouvelles d'Espagne.
Début :
De Sarragosse le 21. Avril. Le Roy a fait publier un [...]
Mots clefs :
Saragosse, Madrid, Cervera
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles d'Espagne.
Nouvelles ci'E[pgne.
DeSarra£oflc ! e21 Avril.
Le î{oja faitpublier un
Décret en forme de Règlement
pour le Gouvernement dù-
Royaume d'Aragon. Ce De
cret portequejusqua ce que la
Paix donne lien de formerune,
Ordonnance perpetuelle
Sa Majestéaresolu dedonne,r
au Prince de Tserclas de Tilyl
le Commandement général ,
tant civil que Militaire, de
Police&deFinance squily.
aura une Audiance composée.
dedeux Salles
,
l'unepour le
Civil, dans laquelle ilyaura
quatre Auditeurs quijugeront
Ion les anciennes Loix d'A.
ragon; l'autre pour le Criminel
,
otl. ily en aura cinq qui
jugerontJeIon lesLoix de Cà4
stille ; qu'outre ces Oiffcient
cette Atidiantr aura un President&
un Procureur General
; que le Conseil des Finances,
otttre le Presidentqui
serale CommandantGeneral,
seracomposéde huit personnes,
dent deux feront Ecclesiastiques
,deuxdeprincipaleNoblrffi
deux Gentilshommes,
& deux des plus confiderablct
Bourgeois de Sarragosse ou de
-
quelque autre Ville duRoyau*
me avècunSecretaire.
Les préparatifs pour.['ou..î
verture. de la CampagneJfont:
prejqueennerement acbevevç
Toutes les Recrues ont desja
paffél'Ebre ainsiqu'unegran*
de partie des Chevaux de re.
monte. Ily a ordrede faire
prendre Le vert aureste,pen
dantqu'on lefera prendreàla
Cavalerie qui estenCataloyo-
ne.La grosseArtillerie de- Vdliner,
dans laquelle il yaJox~
Zé gros Mortiers,doitarriver
dans trois jours & elle
partyraaujfttofl pour Lertda
avec unautre train qui esticy.
Les Lettresde Madrid
portent qu'on avoit esté
dansde grandes inquiétudesà
eaule du mauvais
etat de la santéde laRepne
;in-aisque la nouvelle
qu'ony avoit reçu qu'elle
estoit entièrement delivrée
de lafiévre double
tierce qui l'avoit reprise,
avoirbeaucoup re;cny<
Cc11es deCervera one:
appris qu'un Regiment
Ennemi compose,d'italiens
&, d'Espagnols,estoit
venu se rendre à M.r le
Marquis de Valdecanas
avec le Colonel.&tousles
autresOfficiers.CeGene*
ral avoit reçu un grand
Convoy de- coures iortes
de provision avec neuf
piècesdeCanon,& ilCe
pre'paroit àattaquer IgualadaoùJ
les Ennemis
avoienc fait rentrer une
Garnison de mille hom,
mes*
Don FelipeRamirezde
Arellano, Lieutenant Generat
,a défait prés d'Almeida.
un Party decent
cinquantePortugais qui
avoitenlevéun Troupeau
de bétail. Le Party Portugaisestoit
compp-se'decent
Cavaliers;&de cinquanteGrenadier&
Don
garnirez n'avoit quesoixante
Cavalierssans lnfanterieJla
ramènele,butin
'<]ue les Ennemie
avoient pris sans avoir
perdu.un.seul homme; il ya eu que luy quia reçu
une legere blessure;à la
jambe.
DeSarra£oflc ! e21 Avril.
Le î{oja faitpublier un
Décret en forme de Règlement
pour le Gouvernement dù-
Royaume d'Aragon. Ce De
cret portequejusqua ce que la
Paix donne lien de formerune,
Ordonnance perpetuelle
Sa Majestéaresolu dedonne,r
au Prince de Tserclas de Tilyl
le Commandement général ,
tant civil que Militaire, de
Police&deFinance squily.
aura une Audiance composée.
dedeux Salles
,
l'unepour le
Civil, dans laquelle ilyaura
quatre Auditeurs quijugeront
Ion les anciennes Loix d'A.
ragon; l'autre pour le Criminel
,
otl. ily en aura cinq qui
jugerontJeIon lesLoix de Cà4
stille ; qu'outre ces Oiffcient
cette Atidiantr aura un President&
un Procureur General
; que le Conseil des Finances,
otttre le Presidentqui
serale CommandantGeneral,
seracomposéde huit personnes,
dent deux feront Ecclesiastiques
,deuxdeprincipaleNoblrffi
deux Gentilshommes,
& deux des plus confiderablct
Bourgeois de Sarragosse ou de
-
quelque autre Ville duRoyau*
me avècunSecretaire.
Les préparatifs pour.['ou..î
verture. de la CampagneJfont:
prejqueennerement acbevevç
Toutes les Recrues ont desja
paffél'Ebre ainsiqu'unegran*
de partie des Chevaux de re.
monte. Ily a ordrede faire
prendre Le vert aureste,pen
dantqu'on lefera prendreàla
Cavalerie qui estenCataloyo-
ne.La grosseArtillerie de- Vdliner,
dans laquelle il yaJox~
Zé gros Mortiers,doitarriver
dans trois jours & elle
partyraaujfttofl pour Lertda
avec unautre train qui esticy.
Les Lettresde Madrid
portent qu'on avoit esté
dansde grandes inquiétudesà
eaule du mauvais
etat de la santéde laRepne
;in-aisque la nouvelle
qu'ony avoit reçu qu'elle
estoit entièrement delivrée
de lafiévre double
tierce qui l'avoit reprise,
avoirbeaucoup re;cny<
Cc11es deCervera one:
appris qu'un Regiment
Ennemi compose,d'italiens
&, d'Espagnols,estoit
venu se rendre à M.r le
Marquis de Valdecanas
avec le Colonel.&tousles
autresOfficiers.CeGene*
ral avoit reçu un grand
Convoy de- coures iortes
de provision avec neuf
piècesdeCanon,& ilCe
pre'paroit àattaquer IgualadaoùJ
les Ennemis
avoienc fait rentrer une
Garnison de mille hom,
mes*
Don FelipeRamirezde
Arellano, Lieutenant Generat
,a défait prés d'Almeida.
un Party decent
cinquantePortugais qui
avoitenlevéun Troupeau
de bétail. Le Party Portugaisestoit
compp-se'decent
Cavaliers;&de cinquanteGrenadier&
Don
garnirez n'avoit quesoixante
Cavalierssans lnfanterieJla
ramènele,butin
'<]ue les Ennemie
avoient pris sans avoir
perdu.un.seul homme; il ya eu que luy quia reçu
une legere blessure;à la
jambe.
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Résumé : Nouvelles d'Espagne.
Le 21 avril, le roi d'Espagne a publié un décret établissant un règlement pour le gouvernement du Royaume d'Aragon, en vigueur jusqu'à la conclusion de la paix. Ce décret nomme le Prince de Tserclas de Tilly au commandement général civil et militaire, ainsi que de la police et des finances. Une audience composée de deux salles sera créée : une pour les affaires civiles, avec quatre auditeurs jugant selon les anciennes lois d'Aragon, et une autre pour les affaires criminelles, avec cinq auditeurs jugant selon les lois castillanes. Cette audience inclura également un président et un procureur général. Le Conseil des Finances, dirigé par le commandant général, sera composé de huit personnes, incluant deux ecclésiastiques, deux nobles, deux gentilshommes, et deux bourgeois influents de Sarragosse ou d'une autre ville du royaume, ainsi qu'un secrétaire. Les préparatifs pour l'ouverture de la campagne sont presque achevés. Les recrues et une grande partie des chevaux de remonte ont déjà passé l'Èbre. Les troupes doivent prendre le vert, ainsi que la cavalerie en Catalogne. La grosse artillerie de Valence, incluant seize gros mortiers, doit arriver dans trois jours pour partir ensuite vers Lérida. Les lettres de Madrid indiquent que la reine s'est rétablie après des inquiétudes sur sa santé. Les troupes ennemies, composées d'Italiens et d'Espagnols, se sont rendues au Marquis de Valdecanas, qui se prépare à attaquer Igualada. Don Felipe Ramirez de Arellano a défait un groupe de cinquante Portugais près d'Almeida, récupérant un butin sans perte humaine, bien qu'il ait été légèrement blessé.
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3400
p. 61-71
Nouvelles de Flandre.
Début :
Le 30. Avril Mylord Marlborough arriva incognito à Tournay. Il n'y [...]
Mots clefs :
Roi, Camp, Ennemis
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles de Flandre.
Nouvelles<de Flandre.
Le 30. AvrilMylord.
,'hlLlrlborougharriva incognitoà
Tournay.Iln'y
retta qu'un moment^&il
aila couchera Fline. (tJt,J
,r La nuit du30. au^-iv
Mayle GénéraTopequi
avoit son quartier au Chasteaud'Air
, nemarcher
dix pieces de cartondé
ceux quiestoientsur FEf-"
planadede Tournay, avec
40. Chariots d'artillerie
chargez de poudre& de
balles,& il alla joindre
sept mille hommes qui
estoient campezau Mont
de laTrinitéain si que les
Trou pes qui estoientà
SainteMaure& aux autres
Villagescircon-vioifinsô&:
toutescesTrou pes marchèrentensuite
àla sourdineversOrchies.
Ily eust
en mesme tempsunmouvement
vers le Pont à
1\1arque,.& soixante Batteaux
qui estoient sur la
Lys, ôcqui avoientordre
de remonter sur l'Efcaut*
remonterent de nouveau
versLille.
Le1.May au soir 50.
Batteaux quiéroient à Oudenarde
chargez de munitions
de bouche, arriverent
à Tournay.Leseaux
de la Scarpe estoient 'fl
.basTes que lesEnnemis fiu
j'enc obligez d'alleger
leurs'Batteaux de 7.àS;
:•JpeaSulmenelbsa.Crream£faoinrq,bueeaudc'oeuapu
parcequelesVoitures de
terre ne pouvoient passer
du costé du Village de
Coulicheoùlaterreest si
mouvante, que l'on n'y
peur faire de chetiii.
Le2..les Boulangers de
.l'arméeennemie entretentà
Tournay .;-cependant
le gros de cetteAr-
:l11ée passalaScarpe entre
«poiiay
Doüay& Pecquencourc,
,& cam pa depuis Sommais
jusqu'au Village d)Ab[.
con. -1'
Le mesme jour leCamp
de Mylordd'Albermarle
quiestoit à Mande &à
Mortagrne
,
fut renforce,
&il dévoie arriver des
Troupes au peritCamp de
Calogne ôc de Vaux commandé
parMrdeS.Clair
Gouverneur d-Audenarcte.•<
- Le 3.le Campde Mer*,
tagne marchoit pour joindre
Lt. grande Armée, à
l'exception de deux'Real.',
ments de laGarnison du
Chasteau
,
&ilestoit arrivé
au camp de Calogne
trois Regiments d'Infanterie
,
qui avec la Garnison
deS. Amand devoient
servir à escorterles Batteaux,
dontil en estoitencore
arrivé la veille à
Tournay 33. chargez de farinevenantd'Oudenarde.
Le soir du mesme jour
3. les Ennemis firentsortir
de Tournay 55. à 60.'0
pièces de gros canon& :
1 500. charettes d)Arrillè.
rie;qui prirent la route de
Lille-jpour;serendrepà
Doüay rJ & unCorps de
Troupes qui estoit campé
à Ninove arriva àBlaton.
,r Le 4"cesi11eflnesTrau..
pes se mirent en marche
pour aller joindre la grande
Armée qui avoit passé
le Scarpe.
L'Armée du Rov estoit
campée la droite au delà
deBouchain,la gauche à
Monchi Preux-, & lecentre
àOisi; ensorte que les
deux Armées n'estoient
separées que par laSensée
& par des Marais qui sont
uneespece de barriere depuis
la Scarpe jusqu'à sErs
caur. NostreCavaleries'estendoit
sur les derriercs
du calté de la Somme
pour subsister plus conu
modement. Mr leMareschal
deVillarsaprés avoir
visité le terrain-entre la
Scarpel'escaut,&l'Haisne,
faisoit travailleràdeji.
Redoutes & desRetranchements
dans lesendroits
où les Ennemis
pourroient penetrer, &il
raifoic retenir les eauxde
laScarpe, de laSensée,
à& de l'Escaut à Bouchain , Valenciennes; &àCondé..,
ce quiembarrassois
beaucouples Ennemis qui
ne pouvoient faire rémora
ter leurs Batteaux parces
rivieres que très-difficile
lenlcilr.
LeColonel Savary s'ees
tantavancé dans l'Artois
avec 45 hommes, futenveloppé,&
on le conduite
àHcidin avec tout foin
Party.
Le7.les Ennemisayant
attaqué le Poste d'Arleux
,
situésur laSensée de leur
costé;ilsseretirerent a près
avoir eu plus de trois cens
hommes tuezou blessez.
Le 9 le Major General
Chambrier qui escortoit
unConvoy de quarante
cinq Belandres qui remontoient
la Scarpeavec
deux Bataillons, l'un des
Gardes bteues,<3e l'autre
Suisse
,
faisant neuf cens
hommes
,
fut attaqué par
Mr de Permangle Commandant
de Condé à la
place de Mrde Puissegur,
entreSaintAmand & Mortagne.
Le combat fut ro-rc
opiniarre•mais quoique
Mrde Permangle n'eust
que huit cens hommes,
les Ennemis furent entierementdéfaits;
leur Commandant
fut pris, & on
brusla quarante Batteaux
de soin, d'avoine & de fa^
rines.
Le 30. AvrilMylord.
,'hlLlrlborougharriva incognitoà
Tournay.Iln'y
retta qu'un moment^&il
aila couchera Fline. (tJt,J
,r La nuit du30. au^-iv
Mayle GénéraTopequi
avoit son quartier au Chasteaud'Air
, nemarcher
dix pieces de cartondé
ceux quiestoientsur FEf-"
planadede Tournay, avec
40. Chariots d'artillerie
chargez de poudre& de
balles,& il alla joindre
sept mille hommes qui
estoient campezau Mont
de laTrinitéain si que les
Trou pes qui estoientà
SainteMaure& aux autres
Villagescircon-vioifinsô&:
toutescesTrou pes marchèrentensuite
àla sourdineversOrchies.
Ily eust
en mesme tempsunmouvement
vers le Pont à
1\1arque,.& soixante Batteaux
qui estoient sur la
Lys, ôcqui avoientordre
de remonter sur l'Efcaut*
remonterent de nouveau
versLille.
Le1.May au soir 50.
Batteaux quiéroient à Oudenarde
chargez de munitions
de bouche, arriverent
à Tournay.Leseaux
de la Scarpe estoient 'fl
.basTes que lesEnnemis fiu
j'enc obligez d'alleger
leurs'Batteaux de 7.àS;
:•JpeaSulmenelbsa.Crream£faoinrq,bueeaudc'oeuapu
parcequelesVoitures de
terre ne pouvoient passer
du costé du Village de
Coulicheoùlaterreest si
mouvante, que l'on n'y
peur faire de chetiii.
Le2..les Boulangers de
.l'arméeennemie entretentà
Tournay .;-cependant
le gros de cetteAr-
:l11ée passalaScarpe entre
«poiiay
Doüay& Pecquencourc,
,& cam pa depuis Sommais
jusqu'au Village d)Ab[.
con. -1'
Le mesme jour leCamp
de Mylordd'Albermarle
quiestoit à Mande &à
Mortagrne
,
fut renforce,
&il dévoie arriver des
Troupes au peritCamp de
Calogne ôc de Vaux commandé
parMrdeS.Clair
Gouverneur d-Audenarcte.•<
- Le 3.le Campde Mer*,
tagne marchoit pour joindre
Lt. grande Armée, à
l'exception de deux'Real.',
ments de laGarnison du
Chasteau
,
&ilestoit arrivé
au camp de Calogne
trois Regiments d'Infanterie
,
qui avec la Garnison
deS. Amand devoient
servir à escorterles Batteaux,
dontil en estoitencore
arrivé la veille à
Tournay 33. chargez de farinevenantd'Oudenarde.
Le soir du mesme jour
3. les Ennemis firentsortir
de Tournay 55. à 60.'0
pièces de gros canon& :
1 500. charettes d)Arrillè.
rie;qui prirent la route de
Lille-jpour;serendrepà
Doüay rJ & unCorps de
Troupes qui estoit campé
à Ninove arriva àBlaton.
,r Le 4"cesi11eflnesTrau..
pes se mirent en marche
pour aller joindre la grande
Armée qui avoit passé
le Scarpe.
L'Armée du Rov estoit
campée la droite au delà
deBouchain,la gauche à
Monchi Preux-, & lecentre
àOisi; ensorte que les
deux Armées n'estoient
separées que par laSensée
& par des Marais qui sont
uneespece de barriere depuis
la Scarpe jusqu'à sErs
caur. NostreCavaleries'estendoit
sur les derriercs
du calté de la Somme
pour subsister plus conu
modement. Mr leMareschal
deVillarsaprés avoir
visité le terrain-entre la
Scarpel'escaut,&l'Haisne,
faisoit travailleràdeji.
Redoutes & desRetranchements
dans lesendroits
où les Ennemis
pourroient penetrer, &il
raifoic retenir les eauxde
laScarpe, de laSensée,
à& de l'Escaut à Bouchain , Valenciennes; &àCondé..,
ce quiembarrassois
beaucouples Ennemis qui
ne pouvoient faire rémora
ter leurs Batteaux parces
rivieres que très-difficile
lenlcilr.
LeColonel Savary s'ees
tantavancé dans l'Artois
avec 45 hommes, futenveloppé,&
on le conduite
àHcidin avec tout foin
Party.
Le7.les Ennemisayant
attaqué le Poste d'Arleux
,
situésur laSensée de leur
costé;ilsseretirerent a près
avoir eu plus de trois cens
hommes tuezou blessez.
Le 9 le Major General
Chambrier qui escortoit
unConvoy de quarante
cinq Belandres qui remontoient
la Scarpeavec
deux Bataillons, l'un des
Gardes bteues,<3e l'autre
Suisse
,
faisant neuf cens
hommes
,
fut attaqué par
Mr de Permangle Commandant
de Condé à la
place de Mrde Puissegur,
entreSaintAmand & Mortagne.
Le combat fut ro-rc
opiniarre•mais quoique
Mrde Permangle n'eust
que huit cens hommes,
les Ennemis furent entierementdéfaits;
leur Commandant
fut pris, & on
brusla quarante Batteaux
de soin, d'avoine & de fa^
rines.
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Résumé : Nouvelles de Flandre.
À la fin avril et début mai, des événements militaires significatifs se déroulent en Flandre. Le 30 avril, le lord Larlborough arrive incognito à Tournay et repart rapidement. La nuit suivante, le général d'Orque mobilise des troupes et de l'artillerie, rejoignant des forces près de Tournay. Ces troupes marchent vers Orchies, tandis que des bateaux sur la Lys et la Scarpe se déplacent vers Lille et Tournay. Le 1er mai, des bateaux chargés de munitions arrivent à Tournay. Les ennemis allègent leurs bateaux en raison de la faible profondeur de la Scarpe. Le 2 mai, les boulangers de l'armée ennemie sont à Tournay, et le gros de l'armée ennemie traverse la Scarpe. Le camp de Mylord d'Albermarle est renforcé par des troupes venues de Calogne et de Vaux. Le 3 mai, le camp de Mergnagne rejoint la grande armée, et des régiments d'infanterie escortent des bateaux de farine à Tournay. Le soir, les ennemis sortent de Tournay avec des canons et des chariots d'artillerie, se dirigeant vers Lille et Douai. Le 4 mai, ces troupes rejoignent la grande armée au-delà de la Scarpe. L'armée du Roi est positionnée entre Bouchain et Oisi, séparée de l'armée ennemie par la Sensée et des marais. La cavalerie française est déployée près de la Somme. Le maréchal de Villars supervise la construction de redoutes et de retranchements pour empêcher les ennemis de progresser. Le colonel Savary est capturé en Artois. Le 7 mai, les ennemis attaquent Arleux, subissant de lourdes pertes. Le 9 mai, le major général Chambrier, escortant un convoi, est attaqué près de Saint-Amand. Les ennemis sont défaits, leur commandant est capturé, et quarante bateaux sont brûlés.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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