Résultats : 54 texte(s)
Accéder à la liste des mots clefs.
Détail
Liste
51
p. 203-213
A MONSIEUR L'ABBÉ DE SAZILLY.
Début :
Enfin le grand Article des Conversions, qui grossissoit tous les / Je sçay, Monsieur, le plaisir que vous avez d'apprendre [...]
Mots clefs :
Conversions, Véritable religion, Règne, Église, Sermons, Saint-Esprit, Abjuration, Confession, Miracles, Erreur, Prière
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : A MONSIEUR L'ABBÉ DE SAZILLY.
Enfin le grand Article des
Converfions , qui groffiffoir
tous les mois maLettre,commence
heureuſement à diminuer
, faute de matiere , & la
veritable Religion va regner
entierement chez des Peuples
, à qui il ne manquoit
que cette union pour joüir
avec une pleine joye de la
gloire & du repos que leur
procure le plus floriffant &
le plus beau Regne que l'on
vit jamais. Je ne vous parleray
plus de Converfions de
Villes entieres, mais de quelques
Particuliers feulement,
204 MERCURE
dont l'obftination a rendu la
défaite plus éclatante. Vous
en allez voir trois de cette
nature dans la Lettre que je
vous envoye. Elle eft curieufe
, & remplie en peu
de mots de chofes touchantes
.
A MONSIEVR
L'ABBE' DE SAZILLY.
E çay , Monfieur , le plaifir
que vous avez d'apprendre le
nombre de ceux qui rentrent dans
le fein de l'Eglife , non feulement
GALANT. 205
par l'intereft que vous prenez au
falut de leurs Ames , mais encore
parce que
a
les merveilles
que
Dien
fait paroiftre dans plufieurs de ces
Converfions , font autant d'Eloges
pour noftre Auguſte Monarque.
Voicy ce que j'ay veu dans
une Lettre écrite de Lodeve le 19.
Fanvier, par un Docteur de Sor
bonne à M. Berthe , Superieur de
Mes de la Congregation de la
Miffion à Saint Lazare , dont le
rare merite vous eft connu. Aprés
avoir parlé d'un grand nombre de
Converfions , & de l'affiduité de
plus de huit mille Perfonnes à entendre
fes Sermons tous les foirs ,
206 MERCURE
il dit qu'une Fille âgée de dix- huit
ans fe cacha affez long - temps
dans fon lit , feignant d'eſtre ma
Lade , pour n'eftre pas obligée d'aller
à l'Eglife ; mais dans la crainte
de s'y voir forcée , elle quitta le
lit, &fe retira dans une Caverne,
qui auroit paru affreuse à toute
autre. Elle y demeura prés de trois
mois , fans en fortir que
pour allerchercher des herbes de la
Campagne , afin de s'en nourrir.
Enfin preffée par des mouvemens
interieurs du S. Efprit , elle quitta
fa Solitude , & vint le jour meſme
qu'il écrivit cette Lettre , le
prier de recevoirfon abjuration ,
la nuit
GALANT. 207
qu'elle fit avec les fentimens les
plus religieux du monde , aprés un
entretien de cinq heures , où elle fit
connoiftre qu'elle eftoit extraordi-
@
nairementfçavante dansfa Religion,
fort attachée à fa croyan
ce. Elle fit enfuite fa Confeffion
generale, nonfans verfer beaucoup
de larmes , tant pour ses pechez,
que pour avoir trop tardé à fe fai.
re inftruire. Sa Mere & fon Frere
, qui estoient dans une obstination
inconcevable pour leur fauſſe
Religion , touchez d'un exemple
qu'ils n'auroient jamais attendu ,
fe convertirent auffi. Voila, Monfieur
, une Converfion qui fait
voir ,
208 MERCURE
Que Dieu répand fouvent fes plus
rares faveurs
Dans les plus jeunes Cours ;
Une autre va montrer avec quel
avantage
Il les répand auffi dans ceux d'un
plus grand âge.
Une Demoiselle de Qualité fit
connoiftre dans le mefme temps
qu'il ne faut qu'un moment à la
Grace pour brifer le coeur le plus
endurcy. Ellefe nomme la Baronne
de Faugere , âgée de quarante
ans. Son opiniaftreté eftoitfi grande,
qu'elle protestoit de fe laiffer
plutoft maffacrer, que d'aller ja
mais à confeffe. Elle vint auſſi ſe
jetter aux pieds du mefme DoGALANT.
209
cteur, &fes larmes couloient en
fi grande abondance du regret d'avoir
demeuré fi long- temps dans
l'Erreur, qu'il eut toutes lespeines
du monde à les arreſter , & fut
extremement touché de fa penitence.
Ce n'est pas feulement à
Lodeve que Dieu a operé de tels
Miracles , je croy mepouvoirfervir
de ce terme aprés S. Thomas.
On feroit des Volumes entiers de
tous ceux qui font arrivez dans
chaque endroit du Royaume , mais
une Converfion qui s'eftfaite dans
une Paroiffe de Paris , eft fi particuliere
, qu'elle peut tenirfa pla
ce icy ; je m'affeure, Monfieur,
Mars 1686..
210 MERCURE
que vous direz avec tous ceux qui
en feront la lecture.
Quand ce n'eſt que la feule
bouche
Qui demande à Dieu du fecours
,
On ne voit pas qu'elle le tou
che ,
Mais lors que le Coeur parle , il
luy répond toujours.
C'est une Dame qui mene prefentement
une Vie fi cachée & fe
remplie de pieté , que je ne pourrois
la nommer fans luy faire de
la peine , a bleſſer få modestie.
que je puis dire , c'est qu'elle
eft Etrangere, & de grande Qua
Ce
GALANT. 211
lité; qu'elle eft tres- bienfaite ,
felon ce que l'on peut juger, d'environ
trente - deux ans ; qu'elle a
aimé le Monde , & a laiffé de
fort grands Biens en fon Pays. Elle
vint en France avecfon Mary,
qui eftoit de la Religion P. R.
comme elle , & qui eſt mort de_
puis quelques mois. Cette mort
luy a efté tres-fenfible , mais les
grandes chofes que le Roy a
tes pour le falut de fes Sujets qui
eftoient dans l'Erreur , luy ayans
fait naiftre des doutes defa croyance
, elle oublia toutes chofes pour
ne penfer qu'à celle - là . Elle ne s'er
ouvrit pourtant à perfonne . Elle
fai-
Sij
212 MERCURE
n'avoit de recours qu'à la Priere
à fes larmes, pour demander à
Dieu qu'il luy enfeignast le chemin
qu'elle devoitfurore. Unfoir
fort tard qu'elle le prioit avec une
ferveur extraordinaire , de luyfaire
cette grace , elle entendit une
Voix qui luy dit fort diftinctement
, Leve- toy , & fuy celuy
qui paffe. Elle court auffi- toft à
la feneftre , & voit paffer noftre
Seigneur que l'on portoit à quelques
malades. Elle prit foudain
fon Efcharpe, fe mit à le fuivre.
Eftant revenue chez elle, elle
paſſa une partie de la nuit à genoux,
pour remercierfon Divin
GALANT.
213
Av.
21
Maistre de la grace qu'il luy
voit faite. Le lendemain elle fit
fon abjuration & fa Confeffion
generale. On luy a voulu donner
une Penfion affez forte , mais elle
n'a accepté que ce qu'il luy faur
pour vivre tres-modiquement. Je
fuis , Monfieur , avec respect, vo-
Fire tres , &c. VIGNIER ,
A Paris ce 3. Mars 1686 .
Converfions , qui groffiffoir
tous les mois maLettre,commence
heureuſement à diminuer
, faute de matiere , & la
veritable Religion va regner
entierement chez des Peuples
, à qui il ne manquoit
que cette union pour joüir
avec une pleine joye de la
gloire & du repos que leur
procure le plus floriffant &
le plus beau Regne que l'on
vit jamais. Je ne vous parleray
plus de Converfions de
Villes entieres, mais de quelques
Particuliers feulement,
204 MERCURE
dont l'obftination a rendu la
défaite plus éclatante. Vous
en allez voir trois de cette
nature dans la Lettre que je
vous envoye. Elle eft curieufe
, & remplie en peu
de mots de chofes touchantes
.
A MONSIEVR
L'ABBE' DE SAZILLY.
E çay , Monfieur , le plaifir
que vous avez d'apprendre le
nombre de ceux qui rentrent dans
le fein de l'Eglife , non feulement
GALANT. 205
par l'intereft que vous prenez au
falut de leurs Ames , mais encore
parce que
a
les merveilles
que
Dien
fait paroiftre dans plufieurs de ces
Converfions , font autant d'Eloges
pour noftre Auguſte Monarque.
Voicy ce que j'ay veu dans
une Lettre écrite de Lodeve le 19.
Fanvier, par un Docteur de Sor
bonne à M. Berthe , Superieur de
Mes de la Congregation de la
Miffion à Saint Lazare , dont le
rare merite vous eft connu. Aprés
avoir parlé d'un grand nombre de
Converfions , & de l'affiduité de
plus de huit mille Perfonnes à entendre
fes Sermons tous les foirs ,
206 MERCURE
il dit qu'une Fille âgée de dix- huit
ans fe cacha affez long - temps
dans fon lit , feignant d'eſtre ma
Lade , pour n'eftre pas obligée d'aller
à l'Eglife ; mais dans la crainte
de s'y voir forcée , elle quitta le
lit, &fe retira dans une Caverne,
qui auroit paru affreuse à toute
autre. Elle y demeura prés de trois
mois , fans en fortir que
pour allerchercher des herbes de la
Campagne , afin de s'en nourrir.
Enfin preffée par des mouvemens
interieurs du S. Efprit , elle quitta
fa Solitude , & vint le jour meſme
qu'il écrivit cette Lettre , le
prier de recevoirfon abjuration ,
la nuit
GALANT. 207
qu'elle fit avec les fentimens les
plus religieux du monde , aprés un
entretien de cinq heures , où elle fit
connoiftre qu'elle eftoit extraordi-
@
nairementfçavante dansfa Religion,
fort attachée à fa croyan
ce. Elle fit enfuite fa Confeffion
generale, nonfans verfer beaucoup
de larmes , tant pour ses pechez,
que pour avoir trop tardé à fe fai.
re inftruire. Sa Mere & fon Frere
, qui estoient dans une obstination
inconcevable pour leur fauſſe
Religion , touchez d'un exemple
qu'ils n'auroient jamais attendu ,
fe convertirent auffi. Voila, Monfieur
, une Converfion qui fait
voir ,
208 MERCURE
Que Dieu répand fouvent fes plus
rares faveurs
Dans les plus jeunes Cours ;
Une autre va montrer avec quel
avantage
Il les répand auffi dans ceux d'un
plus grand âge.
Une Demoiselle de Qualité fit
connoiftre dans le mefme temps
qu'il ne faut qu'un moment à la
Grace pour brifer le coeur le plus
endurcy. Ellefe nomme la Baronne
de Faugere , âgée de quarante
ans. Son opiniaftreté eftoitfi grande,
qu'elle protestoit de fe laiffer
plutoft maffacrer, que d'aller ja
mais à confeffe. Elle vint auſſi ſe
jetter aux pieds du mefme DoGALANT.
209
cteur, &fes larmes couloient en
fi grande abondance du regret d'avoir
demeuré fi long- temps dans
l'Erreur, qu'il eut toutes lespeines
du monde à les arreſter , & fut
extremement touché de fa penitence.
Ce n'est pas feulement à
Lodeve que Dieu a operé de tels
Miracles , je croy mepouvoirfervir
de ce terme aprés S. Thomas.
On feroit des Volumes entiers de
tous ceux qui font arrivez dans
chaque endroit du Royaume , mais
une Converfion qui s'eftfaite dans
une Paroiffe de Paris , eft fi particuliere
, qu'elle peut tenirfa pla
ce icy ; je m'affeure, Monfieur,
Mars 1686..
210 MERCURE
que vous direz avec tous ceux qui
en feront la lecture.
Quand ce n'eſt que la feule
bouche
Qui demande à Dieu du fecours
,
On ne voit pas qu'elle le tou
che ,
Mais lors que le Coeur parle , il
luy répond toujours.
C'est une Dame qui mene prefentement
une Vie fi cachée & fe
remplie de pieté , que je ne pourrois
la nommer fans luy faire de
la peine , a bleſſer få modestie.
que je puis dire , c'est qu'elle
eft Etrangere, & de grande Qua
Ce
GALANT. 211
lité; qu'elle eft tres- bienfaite ,
felon ce que l'on peut juger, d'environ
trente - deux ans ; qu'elle a
aimé le Monde , & a laiffé de
fort grands Biens en fon Pays. Elle
vint en France avecfon Mary,
qui eftoit de la Religion P. R.
comme elle , & qui eſt mort de_
puis quelques mois. Cette mort
luy a efté tres-fenfible , mais les
grandes chofes que le Roy a
tes pour le falut de fes Sujets qui
eftoient dans l'Erreur , luy ayans
fait naiftre des doutes defa croyance
, elle oublia toutes chofes pour
ne penfer qu'à celle - là . Elle ne s'er
ouvrit pourtant à perfonne . Elle
fai-
Sij
212 MERCURE
n'avoit de recours qu'à la Priere
à fes larmes, pour demander à
Dieu qu'il luy enfeignast le chemin
qu'elle devoitfurore. Unfoir
fort tard qu'elle le prioit avec une
ferveur extraordinaire , de luyfaire
cette grace , elle entendit une
Voix qui luy dit fort diftinctement
, Leve- toy , & fuy celuy
qui paffe. Elle court auffi- toft à
la feneftre , & voit paffer noftre
Seigneur que l'on portoit à quelques
malades. Elle prit foudain
fon Efcharpe, fe mit à le fuivre.
Eftant revenue chez elle, elle
paſſa une partie de la nuit à genoux,
pour remercierfon Divin
GALANT.
213
Av.
21
Maistre de la grace qu'il luy
voit faite. Le lendemain elle fit
fon abjuration & fa Confeffion
generale. On luy a voulu donner
une Penfion affez forte , mais elle
n'a accepté que ce qu'il luy faur
pour vivre tres-modiquement. Je
fuis , Monfieur , avec respect, vo-
Fire tres , &c. VIGNIER ,
A Paris ce 3. Mars 1686 .
Fermer
Résumé : A MONSIEUR L'ABBÉ DE SAZILLY.
Le texte décrit la diminution des conversions religieuses massives dans certaines régions, permettant à la 'véritable Religion' de s'imposer davantage. Les conversions se font désormais au cas par cas, impliquant des individus déterminés. Trois exemples notables de conversions sont présentés. Premièrement, une jeune fille de dix-huit ans de Lodève, qui évitait d'aller à l'église, se convertit après trois mois de solitude et fit une abjuration sincère. Sa mère et son frère la suivirent dans cette décision. Deuxièmement, la Baronne de Faugere, une femme de quarante ans réputée pour son obstination, se convertit après avoir été touchée par la grâce divine et une profonde pénitence. Troisièmement, une dame étrangère de haute naissance, âgée d'environ trente-deux ans, se convertit après le décès de son mari. Elle fut guidée par une vision divine et fit son abjuration ainsi qu'une confession générale. Elle refusa une pension généreuse, préférant accepter seulement ce qui était nécessaire pour vivre modestement. Ces récits mettent en lumière la puissance de la grâce divine et l'influence des actions royales sur les conversions religieuses.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
52
p. 306-313
Conversions faites à Mets. [titre d'après la table]
Début :
Toutes les Conversions ont esté enfin achevées à Mets, [...]
Mots clefs :
Conversions, Instructions, Évêque, Procession, Parlement, Ursulines, Couvent, Protestants, Abjuration
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Conversions faites à Mets. [titre d'après la table]
Toutes les Conversxion
ont elle enfin achevées
Mets, & a pres de longue;
Instrudtions quiont elle données
dans la Cathedrale par
les soins de Mr l'Evefsue
qui a fait êclaircir pleine.
ment tous les points contra
verrez, la reunion s'est trouvée
entiere au commence.
mentdumoispassé.On en a
rendu graces à Dieu par ur
Te Deun au retour d'une Pro
cession generale. Mr. rEvêt:
que de Mets l'entonna, &i
fut chanté par la Musique
Le Parlement & les autre,
Corps y assisterent avec tout
l'EstaMajor.On a formé depuis
ce tempslà une efpecede
Mission. Elle fut ouverte par
ce Prelat, qui parla du Sacrisice
de la Messe avec autant
de nerreté & d'éloquence,
que d'érudition&d'énergie
en presence de toutcequ'il y
a de plus considerable dans
la Ville, d'un peuple infiny,
& d'un tres-crand nombre
de nouveaux Catholiques,
- qui continuent de venir
entendre la parole de Dieuà
l'Eglise tous les Lundis,Nler.
credis & Vendredis. LvS
femmes & les filles que l'on
avoitmises dans les maisons
Religieuses, y ont presques
toutes abjuré en fort peu dCj
tem ps, & il y ena plu sieurs
de si véritablement changées,
qu'elles marquent un
em pressementextraordinaire
re pour leCloistre. Les Da-:
mes Ursulines meritent sur
tout d'estredistinguées par:
le fruit qu'ellesont fait. On
leur a donné plusieurs sois
des femmes de la Religion
prerehdue reforméeàinsxtruire,&
en- plus grand nom- iC' bre qu'aux autres Gonvcnts^i
.1
& il n'en est sorty aucune dechezelles,
dont le changement
n'ait paru considerable.
Le plus remarquable à.
esté celu y de Madame de
Blair. Elleest femmede Mr
de Blair de Fayoles, President
au Mortier dans leParlement
de Mets, Homme
d'un profond sçavoir,d'une
intégrité. singuliere, d'une
application toute, extraordinaite,
d'une sublime vertu,&
d'unemodestie encore plus
grande. Il a esté. de laReligion
Protestante, & l'ayant
abandonnée,depuis quelques
années avec connoissance
decause,commeonle
peut voir par les motifs de sa
Conversion,qu'ila presentez
à Sa Majesté, & donnez au
public; il n'a épargné ny peines
ny foins pourconvertir
Madame sa Femme, sur tout
apres qu'elle fut entrée chez
les Dames Ursulines. Il la
voyoir à toute heure, & luy
écrivoit souventde la manie-
-, re la plus engageante & la
plus forte. Il l'avoit mesme
reduite à luy avouer que son
esprit estoit convaincu, mais
elleajoûtoitenmesme temps
que son coeur ne l'estoit pas,, cestàdirequececceurinclinoit
toujours pour le party
dans lequel elle estoit née.
Il falloit l'en détacher. Ce
coup importantn'apartenoit
qu'à Dieu seul, qui en est venu
à bout d'une maniere si
parfaite,que Mr. de Blair qui
vient de l'amener à Paris
pour quelque temps, apres
"luy avoir vu faire abjuration
entre les mains de M l'Eves-
- que de Mets, seloüe fort des
{oins qui ontsi bien fecondé
l'esfiens, & en marque saretonnoiflànce
à la Supérieure
decette maisondans laquelle
on peut direque les membres
sont dignes du chef,puisqu'-
on ytrouvedesDameségalement.
recommandables par
la grandeur de leur nalffance,,
par la forcede leur esprit,par
la solidité de leurs initru£h6.S'
& par la sainteté de leur vie.
Celle qui est presentement à
leur telle,possedeavec avantage
tantes ces bellesqualitez.
Elle est Niece de M le
Prince deFurstemberg Evesx
que de Strasbourg,& Cardial
de la derniere promotion.
Elle pense,parle,& écrit avec
beaucoupbeaucoup
de delicatesse, &
sa pieté surpasse encore tout
cela.
ont elle enfin achevées
Mets, & a pres de longue;
Instrudtions quiont elle données
dans la Cathedrale par
les soins de Mr l'Evefsue
qui a fait êclaircir pleine.
ment tous les points contra
verrez, la reunion s'est trouvée
entiere au commence.
mentdumoispassé.On en a
rendu graces à Dieu par ur
Te Deun au retour d'une Pro
cession generale. Mr. rEvêt:
que de Mets l'entonna, &i
fut chanté par la Musique
Le Parlement & les autre,
Corps y assisterent avec tout
l'EstaMajor.On a formé depuis
ce tempslà une efpecede
Mission. Elle fut ouverte par
ce Prelat, qui parla du Sacrisice
de la Messe avec autant
de nerreté & d'éloquence,
que d'érudition&d'énergie
en presence de toutcequ'il y
a de plus considerable dans
la Ville, d'un peuple infiny,
& d'un tres-crand nombre
de nouveaux Catholiques,
- qui continuent de venir
entendre la parole de Dieuà
l'Eglise tous les Lundis,Nler.
credis & Vendredis. LvS
femmes & les filles que l'on
avoitmises dans les maisons
Religieuses, y ont presques
toutes abjuré en fort peu dCj
tem ps, & il y ena plu sieurs
de si véritablement changées,
qu'elles marquent un
em pressementextraordinaire
re pour leCloistre. Les Da-:
mes Ursulines meritent sur
tout d'estredistinguées par:
le fruit qu'ellesont fait. On
leur a donné plusieurs sois
des femmes de la Religion
prerehdue reforméeàinsxtruire,&
en- plus grand nom- iC' bre qu'aux autres Gonvcnts^i
.1
& il n'en est sorty aucune dechezelles,
dont le changement
n'ait paru considerable.
Le plus remarquable à.
esté celu y de Madame de
Blair. Elleest femmede Mr
de Blair de Fayoles, President
au Mortier dans leParlement
de Mets, Homme
d'un profond sçavoir,d'une
intégrité. singuliere, d'une
application toute, extraordinaite,
d'une sublime vertu,&
d'unemodestie encore plus
grande. Il a esté. de laReligion
Protestante, & l'ayant
abandonnée,depuis quelques
années avec connoissance
decause,commeonle
peut voir par les motifs de sa
Conversion,qu'ila presentez
à Sa Majesté, & donnez au
public; il n'a épargné ny peines
ny foins pourconvertir
Madame sa Femme, sur tout
apres qu'elle fut entrée chez
les Dames Ursulines. Il la
voyoir à toute heure, & luy
écrivoit souventde la manie-
-, re la plus engageante & la
plus forte. Il l'avoit mesme
reduite à luy avouer que son
esprit estoit convaincu, mais
elleajoûtoitenmesme temps
que son coeur ne l'estoit pas,, cestàdirequececceurinclinoit
toujours pour le party
dans lequel elle estoit née.
Il falloit l'en détacher. Ce
coup importantn'apartenoit
qu'à Dieu seul, qui en est venu
à bout d'une maniere si
parfaite,que Mr. de Blair qui
vient de l'amener à Paris
pour quelque temps, apres
"luy avoir vu faire abjuration
entre les mains de M l'Eves-
- que de Mets, seloüe fort des
{oins qui ontsi bien fecondé
l'esfiens, & en marque saretonnoiflànce
à la Supérieure
decette maisondans laquelle
on peut direque les membres
sont dignes du chef,puisqu'-
on ytrouvedesDameségalement.
recommandables par
la grandeur de leur nalffance,,
par la forcede leur esprit,par
la solidité de leurs initru£h6.S'
& par la sainteté de leur vie.
Celle qui est presentement à
leur telle,possedeavec avantage
tantes ces bellesqualitez.
Elle est Niece de M le
Prince deFurstemberg Evesx
que de Strasbourg,& Cardial
de la derniere promotion.
Elle pense,parle,& écrit avec
beaucoupbeaucoup
de delicatesse, &
sa pieté surpasse encore tout
cela.
Fermer
Résumé : Conversions faites à Mets. [titre d'après la table]
À Metz, les conversions religieuses ont été conclues sous la supervision de l'évêque local. Une procession et un Te Deum ont célébré cet événement, en présence du Parlement et d'autres autorités. Une mission a été lancée, inaugurée par le prélat qui a discuté avec éloquence du sacrifice de la messe. Des réunions de sermons ont lieu les lundis, mercredis et vendredis, attirant de nombreux nouveaux catholiques. Plusieurs femmes et jeunes filles, autrefois dans des maisons religieuses, ont renié leur foi protestante et exprimé le souhait de rejoindre un cloître. Les Dames Ursulines se sont particulièrement distinguées dans ce processus de conversion. Madame de Blair, épouse du Président du Parlement de Metz, Monsieur de Blair de Fayoles, a également abjuré après une longue persuasion de son mari et une intervention divine. Elle a ensuite été conduite à Paris. La supérieure des Ursulines, nièce du Prince de Furstemberg et du Cardinal de Strasbourg, a été félicitée pour ses qualités spirituelles et intellectuelles.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
53
p. 219-223
Abjurations suivies de circonstances tres-remarquables. [titre d'après la table]
Début :
Le mesme Pere Alexis du Buc, travaillant toûjours à la [...]
Mots clefs :
Conversions, Prétendus réformés, Abjuration, Baron, Cérémonie, Erreurs, Hérésie, Calvin, Religion, Doutes, Raison, Dieu
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Abjurations suivies de circonstances tres-remarquables. [titre d'après la table]
Buc
,
travaillant toujours à la
conversion desPretendus Reformez,
reeeut presque en
mesme temps l'abjuration de
Mademoiselle de Vadré,âgée
de vingt-sept ans. Elle est
Fille de Mrle Baron de Vadré,
& native de Blegne proche
Maftrik. La Cérémonie se fit
dans l'Eglise desTheatins ,en
presence de plusieurs Personnés
de qualité,
Il y a quelque chose defort
remarquable dans ce que je
vais vous dire de deux autres
Abjurations qui ont esté faitesà
Argentan. Mademoiselle
Gabrielle Auvray ,
tres-obstinée
dans ses sentimens, &
ne voulant point ouvrir les
yeux sur les erreurs où elle
estoitnée, fut mise entre les
mains du Pere Michel Anue.,
Gardien des Capucins de la
Ville, qui apporta desraisons
si fortes & si convainquantes
pour la retirer de l'Heresie
de Calvin, qu'enfin elle l'abjura
publiquement. Presque
mû sortirde cette action,elle
demanda à Dieu qu'il luy
iplutt de faire en sorte qu'elle
mourust dans la Religion quelle
venoit d'embrasser, si elle
estoit la meilleure, comme
~elle en estoit persuadées &
aussi-tost elle fut prise d'une
maladie,quineluy laissa que
~le temps de se confesser
,
de
communier, &: de recevoir
il'Extr'ème-On(,Ilioni, ce qu'-
elle fit avec une ferveur dont
Jtoùs les Assistans furent touchez.
M deBoisgelin,quideimeuroit
aussi obstiné malgré
l'éclaircissement que le Perc
Goupil, Jacobine Docteur
de Sorbonne, luy donnoit sur
tous ses doutes, n'eut pas plûtost
sceu la circonstance de
cette mort, qu'il demanda à
Dieu la mesme oracr, & dit
qu'il voudroit mourir après
son abjuration? si elle le mettoit
dans la bonne voye;sur
quoy le Pere Goupil l'ayant
pressé de nouveau par de
puissantes rairons, il recommanda
lachose à Dieu,abjura
,
tombamalade, & mourut
le lendemain 7. de ce Inois,c
Ainsi l'on peut dire que ces
deux personnes n'ont point
eu de meilleur jour que celuy
de leur mort
,
travaillant toujours à la
conversion desPretendus Reformez,
reeeut presque en
mesme temps l'abjuration de
Mademoiselle de Vadré,âgée
de vingt-sept ans. Elle est
Fille de Mrle Baron de Vadré,
& native de Blegne proche
Maftrik. La Cérémonie se fit
dans l'Eglise desTheatins ,en
presence de plusieurs Personnés
de qualité,
Il y a quelque chose defort
remarquable dans ce que je
vais vous dire de deux autres
Abjurations qui ont esté faitesà
Argentan. Mademoiselle
Gabrielle Auvray ,
tres-obstinée
dans ses sentimens, &
ne voulant point ouvrir les
yeux sur les erreurs où elle
estoitnée, fut mise entre les
mains du Pere Michel Anue.,
Gardien des Capucins de la
Ville, qui apporta desraisons
si fortes & si convainquantes
pour la retirer de l'Heresie
de Calvin, qu'enfin elle l'abjura
publiquement. Presque
mû sortirde cette action,elle
demanda à Dieu qu'il luy
iplutt de faire en sorte qu'elle
mourust dans la Religion quelle
venoit d'embrasser, si elle
estoit la meilleure, comme
~elle en estoit persuadées &
aussi-tost elle fut prise d'une
maladie,quineluy laissa que
~le temps de se confesser
,
de
communier, &: de recevoir
il'Extr'ème-On(,Ilioni, ce qu'-
elle fit avec une ferveur dont
Jtoùs les Assistans furent touchez.
M deBoisgelin,quideimeuroit
aussi obstiné malgré
l'éclaircissement que le Perc
Goupil, Jacobine Docteur
de Sorbonne, luy donnoit sur
tous ses doutes, n'eut pas plûtost
sceu la circonstance de
cette mort, qu'il demanda à
Dieu la mesme oracr, & dit
qu'il voudroit mourir après
son abjuration? si elle le mettoit
dans la bonne voye;sur
quoy le Pere Goupil l'ayant
pressé de nouveau par de
puissantes rairons, il recommanda
lachose à Dieu,abjura
,
tombamalade, & mourut
le lendemain 7. de ce Inois,c
Ainsi l'on peut dire que ces
deux personnes n'ont point
eu de meilleur jour que celuy
de leur mort
Fermer
Résumé : Abjurations suivies de circonstances tres-remarquables. [titre d'après la table]
Le texte décrit trois conversions au catholicisme. Buc convertit Mademoiselle de Vadré, âgée de vingt-sept ans et fille du baron de Vadré, lors d'une cérémonie à l'église des Théatins. À Argentan, Mademoiselle Gabrielle Auvray, initialement protestante, abjura grâce à l'intervention du Père Michel Anue. Après sa conversion, elle tomba malade et reçut les derniers sacrements avant de décéder. De même, M. de Boisgelin, convaincu par le Père Goupil, abjura après avoir appris la mort de Mademoiselle Auvray. Il tomba malade et mourut le lendemain. Les deux derniers convertis demandèrent à Dieu de les laisser mourir s'ils étaient sur la bonne voie, confirmant ainsi leur conversion par leur décès rapide.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
54
p. 272-277
Zele des nouveaux Convertis de Niort, pour tout ce qui regarde la Religion Catholique. [titre d'après la table]
Début :
Il me seroit difficile de vous exprimer combien les nouveaux Convertis [...]
Mots clefs :
Nouveaux convertis, Croyance, Vérité, Placet, Écriture, Sens, Cérémonie, Niort, Conversions, Couvent
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Zele des nouveaux Convertis de Niort, pour tout ce qui regarde la Religion Catholique. [titre d'après la table]
Ilme feroitdifficile de
vous_ exprimer combien les
nouveaux Convertis se fortiricnc
tous les jours dans la
nouvelle croyance qu'ils ont
embrassée. On dévoie estre
perluade que cela arrivèrent
à ceux qui voudroient écouter,
puis qu'il n'y a que l'obstination
à fermer l'oreille,
8c les yeux à la vérité
,
qui
empesche de la découvrir.
Les nouveaux Réunis de la
Ville de Niort en Poitou »
ont écouté,&ils ont crut
& cela fait voir qu'onne peut
entendre parler la véritésans
la reconnoistre. Ils estoient
au nombre de quatre mille,
qui doivent au Roy: & au
»Pere le Blanc, Cordelier de
la Provincede Touraine, les
lumières qu'ils ont receucs.
-
Ils ont fait cannoistre par un
Placer à Mr l'Archevesque
deParis, qu'ils avoient este
édifiez delàconduite de ce
Pere; & instruits par ses Sermons
pendant l'Avent & le
Caresme dernier; ce qui les
engageoit à le supplier d'obtenirduRoyqu'ilretournast
auprèsd'eux,afin que dansles
principales Festesde l'année
, il achevast de leur découvrir
le veritable sens de
l'Ecriture-Sainte,& des Misteres
sacrez, & qu'en leur et
lp'Eligqluiasen,t les ceremonies de
& de l'Office divin
ii
t
ilpuft les porter à la pénitence
& a la sanctification des
iroeurs,&donner à leurs consciences
le reposqu'ilscherchent.
M Augier de la Teraudiere
leur a dressécePlacet,
& a elle député icy pour
en solliciter la réponse. C'est
un homme d'un mérité distingué
,
dontje vous ay parlé
dans plusieurs de mesLettres)
& qui a déjà esté quatre fois
Maire de la Ville de Niort.
Sa pieté est sincere, & son
zele desinteressé, ce qu'il a
fait connoistre dans le temps
des Convergions, ayant travaille
à celles de près de vingt
mille personnes. Comme le
Roy ne cherche que le salut
desamesde sesSujets,&qu'il
ne luy importe par qui ils
recoivent les lumieres dont
iillssoonnttbbeessooiinn,, ce Monarque, C~ Monar~ue, aaccordéàces heureux Réunis
, le Pere qu'ils luyont fait
demander, & parce qu'estant
Vicaire de son Ordre au
grand Convent de Paris, cet
Employ sembloit l'y devoir J arrester 1 , Sa Majesté a ordonnéqu'on
luy en conservast lec
droits & les privilèges, pendant
qu'un autre en feroit les
rfonctions,
n'estant pas juste
que dans letemps qu'il ferviroit
le public, il fust destitué
ï d'unhonneur qu'il s'estateir
ré par son merite
vous_ exprimer combien les
nouveaux Convertis se fortiricnc
tous les jours dans la
nouvelle croyance qu'ils ont
embrassée. On dévoie estre
perluade que cela arrivèrent
à ceux qui voudroient écouter,
puis qu'il n'y a que l'obstination
à fermer l'oreille,
8c les yeux à la vérité
,
qui
empesche de la découvrir.
Les nouveaux Réunis de la
Ville de Niort en Poitou »
ont écouté,&ils ont crut
& cela fait voir qu'onne peut
entendre parler la véritésans
la reconnoistre. Ils estoient
au nombre de quatre mille,
qui doivent au Roy: & au
»Pere le Blanc, Cordelier de
la Provincede Touraine, les
lumières qu'ils ont receucs.
-
Ils ont fait cannoistre par un
Placer à Mr l'Archevesque
deParis, qu'ils avoient este
édifiez delàconduite de ce
Pere; & instruits par ses Sermons
pendant l'Avent & le
Caresme dernier; ce qui les
engageoit à le supplier d'obtenirduRoyqu'ilretournast
auprèsd'eux,afin que dansles
principales Festesde l'année
, il achevast de leur découvrir
le veritable sens de
l'Ecriture-Sainte,& des Misteres
sacrez, & qu'en leur et
lp'Eligqluiasen,t les ceremonies de
& de l'Office divin
ii
t
ilpuft les porter à la pénitence
& a la sanctification des
iroeurs,&donner à leurs consciences
le reposqu'ilscherchent.
M Augier de la Teraudiere
leur a dressécePlacet,
& a elle député icy pour
en solliciter la réponse. C'est
un homme d'un mérité distingué
,
dontje vous ay parlé
dans plusieurs de mesLettres)
& qui a déjà esté quatre fois
Maire de la Ville de Niort.
Sa pieté est sincere, & son
zele desinteressé, ce qu'il a
fait connoistre dans le temps
des Convergions, ayant travaille
à celles de près de vingt
mille personnes. Comme le
Roy ne cherche que le salut
desamesde sesSujets,&qu'il
ne luy importe par qui ils
recoivent les lumieres dont
iillssoonnttbbeessooiinn,, ce Monarque, C~ Monar~ue, aaccordéàces heureux Réunis
, le Pere qu'ils luyont fait
demander, & parce qu'estant
Vicaire de son Ordre au
grand Convent de Paris, cet
Employ sembloit l'y devoir J arrester 1 , Sa Majesté a ordonnéqu'on
luy en conservast lec
droits & les privilèges, pendant
qu'un autre en feroit les
rfonctions,
n'estant pas juste
que dans letemps qu'il ferviroit
le public, il fust destitué
ï d'unhonneur qu'il s'estateir
ré par son merite
Fermer
Résumé : Zele des nouveaux Convertis de Niort, pour tout ce qui regarde la Religion Catholique. [titre d'après la table]
Le texte relate l'enthousiasme des nouveaux convertis à une nouvelle foi, attribué à leur ouverture d'esprit et à l'écoute de la vérité. À Niort, en Poitou, environ quatre mille personnes, reconnaissantes envers le roi et le Père le Blanc, un cordelier de Touraine, ont été inspirées par ses sermons durant l'Avent et le Carême précédents. Elles désirent son retour pour poursuivre ses enseignements sur l'Écriture Sainte et les mystères sacrés afin de se repentir et de sanctifier leurs vies. Ces convertis ont sollicité l'archevêque de Paris via un placet rédigé par M. Augier de la Teraudiere, connu pour avoir contribué à la conversion de près de vingt mille personnes. Le roi, préoccupé par le salut de ses sujets, a approuvé leur demande, permettant au Père le Blanc de conserver ses droits et privilèges au grand couvent de Paris tout en continuant à servir à Niort.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer