ENIGM E.
E marche avec poids & mefure ,
Et tous mes pas font tirés au cordeau ;
Je ne crains ni chaud ni froidure ,
Mais fans feu je ne fers qu'a garder le manteau ,
Chés les gens comme il faut je fais quelque figure ;
On me voit peu chés l'Artiſan ,
Encor moins chés le Payſan.
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Il en est plus d'un , je m'affûre ,
Qui n'ont jamais vû ma tournure ;
Sans compagne pourtant je ne fuis bon à rien ,
Auffi ma trifte deſtinée
La tient toujours à mon col enchaînée ,
Et me fait travailler comme un Galérien .
Pendant de certains tems , il eft vrai , je m'arrête,
Et ces tems réunis, font un bon tiers de l'an ;
Dans un feftin , dans une fête ,
Mon travail eft plus abondant ,
Mais quand je laiffe entiers tous les mets qué j'aprête
, Tu
372 MERCURE DE FRANCE
Tu peux bien jurer fur ta tête,,
Que ce n'eft pas faute de dents .
Par M. D B. D. C. Capitaine General
d'Entrevaux.